- Audrey
Bonjour, moi c'est Audrey.
- Laure
Bonjour, moi c'est Laure.
- Audrey
Combien de fois avez-vous pensé « J'en ai marre de mon job » ?
- Laure
Combien de fois l'avez-vous dit ?
- Audrey
Nous, on l'a entendu plein de fois.
- Laure
Ce qu'on vous propose, c'est d'écouter ces personnes qui ont franchi le cap, celles et ceux qui ont entamé une reconversion professionnelle.
- Audrey
Pourquoi ? Comment ? Combien ? C'est ce qu'on a voulu savoir.
- Laure
Ici, vous entendrez des histoires de reconversion.
- Audrey
Bonne écoute !
- Lou-Marine
Bonjour, je m'appelle Lou-Marine. A 29 ans, j'en ai eu marre et j'ai décidé de changer d'orientation professionnelle. Avant j'étais chargée de communication et aujourd'hui je suis architecte d'intérieur décoratrice.
- Laure
Bonjour Lou-Marine.
- Lou-Marine
Bonjour Laure. Bonjour Audrey.
- Laure
On est très content de te recevoir aujourd'hui dans notre podcast "J'en ai marre ! Histoires de reconversion". Donc toi Lou-Marine, aujourd'hui tu es architecte d'intérieur décoratrice, c'est bien ça ?
- Lou-Marine
Oui, c'est ça.
- Laure
Est-ce que c'était quelque chose que tu envisageais de faire déjà quand tu étais petite ?
- Lou-Marine
Alors, je ne le formulais pas, mais ce qui est drôle, c'est que mon premier stage, donc en troisième, c'était dans un cabinet d'architecte. En revanche, quand j'étais petite, moi je rêvais plutôt d'être journaliste, voyager autour du monde, mais je m'amusais aussi dans ma chambre à faire des aménagements de placards. J'ai retrouvé des mood boards avec du découpage collage dans ma chambre d'enfant récemment. Donc ça a quand même toujours été quelque chose de présent chez moi. Et mon intérêt pour les arts aussi. Le dessin, la littérature, tout ça.
- Laure
Et ça, c'était quelque chose qui te venait, je ne sais pas, d'un de tes parents, de ton entourage ou vraiment de toi ?
- Lou-Marine
Non, je n'ai personne de très proche qui soit architecte ou dans le métier des arts. Donc ça vient de quelque part chez moi.
- Laure
C'est vraiment toi, ta propre personnalité, ta personnalité profonde.
- Lou-Marine
Oui, peut-être.
- Laure
Oui, qui sait ?
- Audrey
Du coup, au lycée, comment tu as choisi ton orientation ?
- Lou-Marine
Alors l'orientation, pour moi c'était une question qui est toujours venue trop tôt. Je ne savais jamais comment y répondre. Et bon, c'est là que mes parents étaient vraiment de bons conseils. Ils m'ont dit, "Fais ce que tu aimes et tu seras au bon endroit". Donc j'ai suivi ce conseil. J'étais très littéraire et malgré tout j'ai fait un choix raisonné, j'ai fait un bac ES. Pour avoir ensuite plus de choix en études supérieures. Donc voilà, je me suis quand même épanouie. J'étais bonne élève. Pas de difficultés à l'école, donc ça roulait. Et après mon bac, j'ai décidé d'aller en psycho, doublé avec une préparation concours d'orthophonie, puisque je voulais être orthophoniste, mais il ne fallait surtout pas perdre de temps. Si jamais je ratais le concours, j'avais quand même une L1 en psycho.
- Audrey
À ce moment-là, tu avais complètement perdu de vue l'idée de l'architecture ?
- Lou-Marine
En fait, je ne l'ai jamais eue, moi, durant mon adolescence. J'avais fait un stage en cabinet d'architecte parce que c'était le papa d'une très bonne amie à moi qui était architecte. Et bon, ne sachant déjà pas trop où faire mon stage, je me suis dit, ça peut être sympa. Et c'était sympa, mais je ne me suis pas orientée là-dedans.
- Audrey
C'était complètement par hasard.
- Lou-Marine
Donc voilà, mon année ortho plus psycho. Je n'ai pas eu le concours d'orthophoniste. En revanche, j'ai eu mon année de psycho. Mais je me suis réorientée. Donc ça, c'était à Lyon. Et en fait, je suis retournée chez mes parents dans le Var et j'ai fait une fac de lettres. Donc retour aux premières amours. Je me suis laissée guider par mes goûts. J'ai beaucoup aimé mes études, mais je n'aimais pas le cadre de l'université. Ce n'était pas quelque chose qui me correspondait. Les grandes classes, les grandes assemblées, peu de contact, avec finalement peu de proximité avec les profs ou même les élèves. Donc pas trop d'amis, pas trop d'accroches. Donc j'ai décidé pour ma troisième année de licence de partir à l'étranger et j'ai atterri aux Etats-Unis, au fin fond de l'Ohio. Et c'était la meilleure année de ma vie. Et après, sur les bons conseils de ma maman, qui m'a dit "Ce serait bien que ton master soit d'une meilleure école", je suis allée à la Sorbonne, à Paris.
- Audrey
Toujours en lettres ?
- Lou-Marine
Toujours en lettres, en littérature comparée, pour mon master. Et dès le début de l'année de mon M1, je sens bien que c'est toujours pareil. Même si c'est la Sorbonne, le cadre ne me convient pas. Donc, je prépare ma deuxième année de master pour Buenos Aires.
- Audrey
Le cadre français ne te plaît pas, mais à l'étranger...
- Laure
Non, je n'accrochais pas. Je me sentais vraiment seule dans cette grande ville et cette grande université. Je ne retrouvais aucun de mes camarades. À chaque cours, la classe changeait. Donc, très difficile pour moi de tisser des liens. Et je n'étais pas très heureuse. J'étais bien plus heureuse à Buenos Aires l'année suivante. Et j'ai terminé mon master là-bas.
- Audrey
Et du coup, à ce moment-là, tu pars faire des études de lettres, mais tu n'as pas spécialement d'idée de ce que tu en feras derrière ?
- Lou-Marine
Non, pas tellement.
- Laure
Ok, donc tu finis tes études.
- Lou-Marine
Voilà. Je reviens passer mon Master 2 à Paris. Je l'obtiens. Et à ce moment-là, j'ai déjà rencontré mon chéri, donc on est ensemble. Et lui, étant originaire du Sud-Ouest, on décide d'aller dans sa région d'origine, en Dordogne. Pour moi, c'est un petit peu le désert au niveau des offres d'emploi. Je suis allée chez France Travail. Au bout de six mois de chômage, on a décidé de déménager à Biarritz. Et là, j'ai eu mon premier petit emploi dans une mini maison d'édition. J'étais couteau suisse là-bas, mais c'était hyper formateur. Je pouvais faire autant de la rédaction d'articles que de la traduction, que de la préparation d'interviews, du montage vidéo.
- Laure
C'était hyper diversifié.
- Lou-Marine
Hyper diversifié. En revanche, toute petite boîte tenue par un auto-entrepreneur et qui n'avait pas les moyens de se payer quelqu'un sur le long terme. Donc ça s'est terminé. Et on a décidé de déménager à Paris pour tous les deux évoluer professionnellement.
- Laure
Mais toi, tu avais une idée de job en tête ?
- Lou-Marine
Oui, après mes études, je me suis tournée vers les maisons d'édition. J'ai vraiment cherché là-dedans.
- Audrey
Oui, ça t'avait plu cette première expérience ?
- Lou-Marine
Oui, ça me plaisait bien.
- Laure
Donc vous arrivez à Paris.
- Lou-Marine
On arrive à Paris, lui décroche son job avant moi. Et moi, au bout de deux, trois mois, je décroche mon premier vrai emploi, on va dire, en tant que chargée de communication dans un grand groupe bancaire.
- Audrey
On n'est pas tout à fait dans la maison d'édition.
- Lou-Marine
On n'est pas dans la maison d'édition. Mais le poste était super intéressant.
- Laure
Qu'est-ce que tu faisais là-bas ?
- Lou-Marine
Alors moi j'étais dans l'équipe communication interne et externe, plus communication du dirigeant, ce qui me plaisait. Et à la fois la gestion de projet, parce que je suis quelqu'un quand même d'assez organisée. Pour moi gérer un projet de A à Z ce n'était pas un problème, je le fais naturellement. Et communication interne et externe, on était amené à rédiger aussi quelque part, je m'y retrouvais là-dedans, soigner les messages, C'était aussi un environnement bilingue, donc je pouvais mettre à profit mes compétences en anglais.
- Laure
D'accord Tes études t'ont servi, là, pour le coup.
- Lou-Marine
Mes études m'ont servi, même si je n'étais pas étudiante en com.
- Laure
Oui, tu as quand même la partie rédactionnelle qui était quand même... J'imagine que tu as pas mal rédigé quand tu as fait tes études donc c'est quelque chose tu as retrouvé... Et tu avais quel âge quand tu as eu ce premier vrai job ?
- Lou-Marine
C'était 2018.
- Laure
OK, c'était il y a 7 ans.
- Lou-Marine
1992.
- Laure
Je crois que tu avais 26 ans.
- Lou-Marine
Voilà, j'avais 26 ans.
- Laure
Peu ou prou. Ok, d'accord. Et pourquoi tu dis que c'est un premier vrai job ?
- Lou-Marine
On va dire que c'était le premier qui était bien payé et qui a finalement débouché sur un CDI. C'était un CDD au départ, mais il s'est transformé. Voilà. Un emploi stable qui me permettait de vivre correctement.
- Laure
Donc ça, ça te plaisait ?
- Lou-Marine
Oui.
- Laure
Tu vois, je veux en venir, Loum-Marine ? Ca te plaisait. Mais alors, qu'est-ce qui s'est passé ?
- Audrey
Déjà, tu y restes combien de temps ? Tu évolues au sein de la structure ?
- Lou-Marine
Alors, moi, je n'évolue pas, mais la structure évolue beaucoup. Donc, en trois ans, j'ai fait trois équipes.
- Laure
Ah, quand même oui.
- Lou-Marine
Les missions, après, je m'y retrouvais assez. À chaque fois, je pouvais convertir. Ce qui ne m'a pas plu, et ça, je le savais en fait presque dès le départ, c'était la grande entreprise, le grand groupe. Je ne m'y retrouvais pas. C'est un univers que je ne connaissais pas. Après j'ai beaucoup appris et aujourd'hui ça peut encore m'être utile. Mais j'ai eu du mal avec ce fait de toujours devoir faire valider ses idées par une, deux, trois, quatre personnes, des niveaux comme ça. Le côté pyramide en fait. Hiérarchie. Je trouvais que ça tuait une idée dans l'œuf quasiment et j'avais du mal à force de voir ça se répéter.
- Laure
C'est ce que tu n'aimais pas déjà dans tes études, l'espèce de grande masse quand même finalement.
- Lou-Marine
Il fallait quelque chose de plus à taille humaine. Même si, voilà, depuis enfant, je ne savais pas vraiment vers quoi j'allais, je savais depuis toute petite que je voudrais être mon propre patron. Ça, c'était mon truc.
- Laure
Ok, donc tu avais quand même cette...
- Lou-Marine
Le cadre, je l'avais très clair en moi. Oui, mais je ne savais pas dans quoi.
- Laure
Donc c'est l'environnement qui te plaisait pas.
- Lou-Marine
Oui, qui m'a plutôt poussée à changer.
- Laure
Jusqu'à quel point ? Au point où tu en as...
- Lou-Marine
Non, je n'ai pas souffert au travail, pas du tout. En revanche, je suis tombée enceinte trois ans après. Et pendant mon congé maternité, j'ai eu vent qu'un plan social se préparait.
- Laure
D'accord.
- Lou-Marine
Et ça avait déjà fait un petit peu son chemin dans ma tête. Et j'ai dit, c'est quand même une bonne occasion.
- Laure
Donc, tu l'as vu comme une opportunité plutôt qu'une menace ?
- Lou-Marine
Oui. En fait, mon poste n'était pas concerné aussi. Mais je savais qu'on pouvait avoir moyen d'y avoir accès si on trouvait quelqu'un directement concerné qui se portait sur notre poste. Donc, c'est ce que j'ai essayé de faire.
- Audrey
Et à ce moment-là, tu avais une idée de si tu prenais le plan, qu'est-ce que tu allais faire derrière ou c'était encore très flou.
- Lou-Marine
Non. Je savais juste que je pouvais partir avec des avantages financiers non négligeables et j'ai pris l'opportunité. Donc j'entends parler de ce plan en octobre 2021. Et un mois plus tard, après discussion quand même avec mon conjoint, je me lance. Donc je formule ma demande de départ volontaire en externe et un mois plus tard encore, ce qui nous amène au 23 décembre, je reçois un mail de ma RH qui me dit « J'ai bon espoir qu'on puisse trouver quelqu'un sur ton poste aujourd'hui. Tiens-toi prête. »
- Laure
Donc c'était la condition sine qua non pour que tu puisses trouver quelqu'un sur ton poste. Donc c'était un petit peu cadeau de Noël.
- Lou-Marine
Cadeau de Noël, mais en même temps, tiens-toi prête, je lui dis, qu'est-ce que je dois préparer ?
- Laure
C'est bizarre, "Tiens-toi prête".
- Lou-Marine
"Je ne sais pas, le cabinet de mobilité va te contacter et te demander ce qu'il faut". Et en fait, ils m'écrivent le 29 décembre en me disant que c'est validé, que la personne a accepté le poste. Et par contre, il faut que j'envoie mon projet avant le 30, donc le lendemain.
- Laure
Ok, donc le cabinet de mobilité, c'est les RH, les ressources humaines, c'est ça ?
- Lou-Marine
Oui, c'est un cabinet extérieur à l'entreprise. C'est eux qui m'ont accompagnée ensuite.
- Audrey
Mais du coup, écrire ton projet, la veille pour le lendemain...
- Laure
C'est quoi le projet oui ?
- Audrey
C'est ça, sans savoir
- Lou-Marine
Alors, mon projet, là, quand même, je le savais depuis. Oui, ça y est, je m'étais dit, il faut que j'aille là-dedans. C'est ce que j'adore faire, en fait, comme hobby. J'avais déjà fait, par exemple, de la rénovation d'appartement pour un ami qui louait en Airbnb. Je donnais souvent des conseils. Et puis, c'est quelque chose qui me plaisait à moi, personnellement. Donc, je dis, bah pourquoi pas ?
- Laure
Donc, en gros, tu décides... Tu as eu vent de ce plan. Tu décides de te positionner pour partir. Tu n'as pas de projet, mais très rapidement, t'arrives à te...
- Lou-Marine
Ca mûrit. En fait, je me suis dit, il faut que je me lance... Dans quelque chose...
- Laure
Dans quelque chose ? Mais ce quelque chose, c'était pas encore l'architecture...
- Lou-Marine
Pas encore au départ, quand j'ai dit je vais me lancer, mais c'est venu assez rapidement.
- Laure
C'est fou ! Et comment t'as... C'était quoi le process ? T'as discuté ? T'as cherché toute seule dans ton coin ? Comment tu t'y es prise ?
- Lou-Marine
J'ai écouté. Je me suis écoutée, ouais. Mais toute seule. Non. Je suis pas allée chercher à l'extérieur.
- Laure
Tu t'es interrogée en disant qu'est-ce que j'aime faire ?
- Lou-Marine
Oui, qu'est-ce que j'aime faire et qu'est-ce que j'ai jamais osé faire, parce qu'il y a aussi ça de confiance en soi.
- Laure
Oui.
- Lou-Marine
C'est vraiment ça, quand on est auto-entrepreneur, après, il faut se faire confiance.
- Laure
Donc tu rédiges ton projet.
- Lou-Marine
Donc je rédige mon projet et je l'envoie le soir même. On était en vacances, je me souviens avec mon chéri et mon bébé de 6 mois et je lui dis "Ecoute, là j'ai besoin de 2 heures. Vous sortez, mais il me faut 2 heures de concentration." Et voilà, je rédige et j'envoie. Et le lendemain... Je reçois un mail du cabinet en disant que c'est accepté et que ça y est, je signe mon protocole de départ le 30 décembre.
- Audrey
Là, ce n'est pas un peu vertigineux quand même parce que par rapport à d'autres histoires qu'on a entendues, c'est assez rapide.
- Lou-Marine
C'est très rapide, mais pas du tout vertigineux pour moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu'il y a une part d'inconscience.
- Laure
Ou alors finalement de grande confiance en te disant que c'est ça.
- Lou-Marine
Ou de très grande confiance.
- Laure
Non, mais oui mais... C'est vrai qu'il y a des process de réflexion qui sont plus ou moins longs. Il y a des gens qui mettent du temps, des mois, des années parfois. On a discuté avec certains, on en a entendu.
- Lou-Marine
En fait, quand je le fais, je n'ai pas conscience de tout ce qui m'attend quand même.
- Laure
Mais tu as l'envie de...
- Lou-Marine
Mais j'ai l'envie de le faire et je sais que c'est plus fort que moi. Moi, je fais le lien beaucoup plus tard avec ma maternité. Mais en fait, au moment où j'ai mon fils, je ne peux plus ne pas être 100 % alignée avec qui je suis. Et je crois fort en l'éducation par l'exemple et donc je commence à ma propre échelle et je veux montrer l'exemple. Faut faire ce qu'on aime.
- Audrey
Donc toi finalement ton déclic, c'est la maternité.
- Lou-Marine
Oui, alors je le réalise que 3-4 ans plus tard, mais oui.
- Laure
C'est souvent le cas pour beaucoup de femmes, la maternité. Tu dis qu'est-ce que j'ai envie de transmettre, qu'est-ce que j'ai envie de montrer, et comme tu dis, l'éducation par l'exemple. Et on commence par soi. Elles sont fortes ces femmes.
- Audrey
Alors derrière, ça implique quoi ? Parce que j'imagine qu'il faut quand même un petit peu se former.
- Lou-Marine
Oui. Alors en fait, je reviens quand même en entreprise à la fin de mon congé mater le 18 février 2022. Et le 28 février... Je quitte l'entreprise, c'est mon dernier jour de...
- Laure
Bonjour, je viens vous dire au revoir.
- Lou-Marine
Et voilà, oui, j'ai dit au revoir à mes collègues adorés. J'ai rendu mon matériel.
- Laure
Ca t'as fait quoi à ce moment-là ?
- Lou-Marine
J'étais vraiment heureuse. En plus, je l'ai vécu avec une autre collègue en même temps et c'était très chouette de voir ça.
- Laure
D'accord. Donc là, tu tournais une page de combien d'années ?
- Lou-Marine
Quatre ans.
- Laure
Quatre ans. Ok. Donc tu quittes l'entreprise.
- Lou-Marine
Je quitte l'entreprise, et début mars commence mon accompagnement avec le cabinet de mobilité. Ca enchaîne.
- Audrey
D'accord, parce que dans le package, tu as aussi un accompagnement ?
- Lou-Marine
Oui. Donc aide à structurer juridiquement son entreprise, rédiger son business plan, rédiger son offre, aller réseauter, développer son réseau. Des formations sur l'administratif, la compta.
- Laure
Et c'était... Il se structurait comment l'accompagnement ? C'était des réunions ?
- Lou-Marine
Des réunions en visio, des points programmés régulièrement.
- Laure
Hebdo ? Comment c'était ?
- Lou-Marine
Je crois que c'était mensuel.
- Laure
Mensuel, ok.
- Lou-Marine
Si je me souviens bien mensuel et à chaque fois, quelque chose à faire pour la prochaine fois. Ça m'aide à cadrer le projet encore plus solidement, on va dire. Et en mai, donc deux mois plus tard, j'ai trouvé ma formation et je débute. C'est une formation 100 % en ligne, donc je la fais à mon rythme. Et moi, il me faudra neuf mois pour la faire.
- Laure
Un bébé. Le temps d'un bébé. Ton deuxième bébé.
- Lou-Marine
Mon deuxième neuf mois. Voilà. Et je crée mon entreprise parce que j'ai une première demande de client. Donc premier projet en février 2023.
- Laure
Je trouve que c'est toujours difficile de trouver des formations, parce qu'il y a quand même une offre qui est assez incroyable. Comment tu t'y es prise, toi ? Tu t'es fait accompagner là-dessus par ce même cabinet ou tu as cherché toi-même ?
- Lou-Marine
Alors, j'ai eu les deux, oui. J'ai eu des propositions par le cabinet, mais qui ne me correspondaient pas. Et celles que j'ai faite, je l'ai trouvée moi-même sur Internet, tout simplement.
- Laure
Oui, tout simplement.
- Audrey
Donc, c'était une formation assez courte. Tu disais neuf mois ?
- Lou-Marine
Alors, moi, je l'ai faite sur neuf mois. Certains mettent trois ans.
- Laure
Court, c'est long quand même. C'est long, c'est court, ça dépend.
- Lou-Marine
Ça dépend le temps qu'on a à y allouer. Et puis surtout ça inclut un vrai projet, donc moi j'avais une maison entièrement à refaire, suivi par l'école, mais voilà c'est un cas d'école et hyper intéressant, mais c'est un peu long quoi.
- Audrey
Et donc derrière, tu démarres tout de suite puisque tu disais que tu avais un premier projet.
- Laure
Donc tu crées ta structure parce que tu as déjà le...
- Lou-Marine
Oui et je me lance directement donc c'est très bien parce que mes connaissances sont tout de suite mises à l'épreuve. En condition, on va dire. Et les projets, la première année en 2023, s'enchaînent pas mal. C'est toujours un à la fois, mais ça suit son cours. Et puis j'ai le complément de salaire par France Travail. Parce que bien souvent quand même, ça ne fait pas un salaire complet. Mais voilà comment se déroule ma première année. La deuxième année, je dois arrêter mon activité pour des raisons personnelles. Et je reprends en février 2025. Je relance. Et ça repart, en fait. Je me suis dit, bon, il va falloir que je reparte de zéro. Mais en réactivant mes anciens contacts, en recommençant à publier sur les différents réseaux sociaux, j'ai des demandes de devis qui arrivent.
- Laure
Et justement, là-dessus, quand on a un projet comme ça... Tu quittes une grosse structure où il y a quand même une forme de stabilité à un âge où, généralement, on se lance dans la vie, preuve en est, c'est le moment où tu as eu ton bébé, etc. Donc c'est quand même... Avec mes yeux à moi, je vois ça comme une prise de risque et je trouve ça super. Il en dit quoi ton conjoint, à ce moment-là ? Est-ce que ça a été quelque chose qui était difficile ? Est-ce que c'est... Comment ça se passe ?
- Lou-Marine
Alors, pour lui, pas du tout. Il est indépendant aussi. Et en fait, ça faisait trois ans qu'il avait son activité et on avait toujours dit qu'un jour, ce serait mon tour. Donc voilà, quand j'ai entendu parler de ça, je lui ai dit, écoute, là, je crois que c'est mon tour. Et il n'y a pas eu d'hésitation. Pas de grande discussion.
- Audrey
C'était quand même très ancré ce côté un jour je serai mon propre patron.
- Lou-Marine
Depuis toujours. Depuis toujours.
- Laure
Et ça s'est réalisé. Comme quoi, il faut croire aux choses qu'on dit quand on est enfant.
- Lou-Marine
Oui.
- Audrey
Et du coup, ta formation, j'imagine qu'elle avait un coût qui là n'a pas été financé par l'entreprise que tu quittais ?
- Lou-Marine
Si. Elle avait un coût mais assez raisonnable et c'était dans les conditions du plan. J'ai pu me faire financer une partie de la formation. Et bénéficier aussi de 80 % de mon salaire pendant 9 mois.
- Laure
Donc ta formation, c'était financé par... Enfin, c'était dans les conditions du package de départ ?
- Lou-Marine
Voilà, l'entreprise finançait une partie de ma formation. C'était à hauteur de 2000 euros et moi elle coûtait 2000 euros, donc c'était parfait. Ah oui, donc c'était impeccable. Voilà.
- Laure
Ok, donc ça collait bien.
- Lou-Marine
Oui.
- Audrey
Est-ce que tu as rencontré des difficultés pendant ta formation ? Je ne sais pas, si tu gardais ton bébé en même temps, ce n'était peut-être pas évident de gérer ton temps ?
- Lou-Marine
Non, il est entré en crèche aussi à ce moment-là. On ne peut pas tout faire à un moment. Il est entré en crèche et j'ai fait ma formation à la maison. La difficulté, je dirais, c'est peut-être le fait d'être seule et de ne pas avoir de présentiel. Ça, c'était la plus grande difficulté.
- Laure
Ouais, en fait, t'as fait des trucs extrêmes, toi. La fac avec 800 personnes, j'exagère, dans un amphi, et puis là, tu te retrouves re en formation, toute seule, chez toi.
- Audrey
Après derrière, pour se lancer, ça paraît moins facile, parce que du coup tu bénéficies pas du réseau... Est-ce qu'il y avait quand même un réseau de l'école que tu pouvais...
- Lou-Marine
Ouais, il y a un énorme réseau dans cette école, et ils le mettent à profit gratuitement, et voilà. Donc, dès lors qu'on est étudiant dans cette école, on a accès déjà à un groupe Facebook où il y a beaucoup d'échanges, de conseils, de cas d'école, etc. C'est très formateur aussi, on peut toujours continuer à se former. Et il y a également un groupe WhatsApp par région, où à chaque fois qu'on a une question, on pose une question, il y a une dizaine de personnes qui nous répondent, bienveillantes. Il n'y a pas de concurrents entre nous, c'est que des collaborateurs.
- Laure
Et c'était quoi le profil des gens qui se formaient ? C'était des jeunes post-bac ou c'était... ?
- Lou-Marine
Non, beaucoup de reconversions. Et un peu plus âgé que moi, je dirais.
- Laure
Oui, d'accord. Oui, parce que finalement, tu as entamé une reconversion pas si tard dans ton parcours professionnel. Tu t'es écoutée rapidement, contrairement à d'autres. Je ne me sens pas visée. Non, du tout. Est-ce qu'il y a des liens que tu peux faire entre ton ancien job de chargée de com et aujourd'hui ce que tu fais ? Des compétences que tu as pu acquérir ou en tout cas mettre à profit dans ton ancien job et qu'aujourd'hui tu utilises ?
- Lou-Marine
Oui, je pense que déjà en entreprise individuelle, toutes les compétences qu'on a acquises jusqu'au jour où on se lance, elles peuvent être mises à profit. C'est des compétences juste de savoir-être, relationnelles, tout ça bien sûr qu'on l'utilise tous les jours. Après en compétences plus techniques, la communication. Mais je mets un petit bémol parce que c'est beaucoup plus difficile de faire sa communication pour soi que de la faire pour quelqu'un d'autre. Et je ne suis pas un bon exemple en communication aujourd'hui.
- Audrey
Pourquoi ? Parce que du coup, tu n'y passes pas autant de temps ?
- Lou-Marine
Parce qu'en fait, ce n'est pas le cœur de mon métier. Et quand je suis concentrée sur un projet, je n'ai pas du tout envie de faire la com du projet. Pas du tout. Avant, je rabâchais les oreilles de mes amis. Je disais, mais tu devrais faire ci, ça, ça. Oui, mais en fait, c'est...
- Laure
Il faudrait que tu aies un chargé de com' pour qu'il fasse sa propre com'.
- Audrey
Et toi qui aime bien écrire, du coup, ça ne te manque pas dans ton job ?
- Lou-Marine
Non, j'écris toujours pour mon plaisir, mais non, ça ne me manque pas. Et puis j'ai le dessin. En fait, moi, j'aime beaucoup la main, le stylo, le crayon. Donc j'ai le dessin. Aujourd'hui, je fais mes plans à la main. Je ne les fais pas à l'ordinateur.
- Laure
Ah, ok. D'accord.
- Lou-Marine
Et c'était aussi un parti pris de la formation que j'ai faite.
- Laure
De pouvoir dessiner ?
- Lou-Marine
Ils prônent le dessin à la main, oui. Ils disent qu'on va bien plus vite qu'à l'ordinateur et que c'est hyper aidant, en fait, quand on est en rendez-vous client, de pouvoir tout de suite dessiner un croquis, délivrer une image, alors que, voilà.
- Laure
Mais oui, je n'avais pas pensé à ça, mais oui, effectivement.
- Audrey
Qu'est-ce que tu as appris sur toi pendant cette reconversion ?
- Lou-Marine
Alors, vaste question. Oui. Je crois que j'ai tout réappris, parce qu'en fait, ma reconversion étant très liée à ma propre vie, à ma vie presque intime, à ma maternité et à la, on peut dire, crise identitaire que j'ai vécue. J'ai tout réappris et j'ai surtout appris à ne plus me définir en des termes qui m'avaient toujours collé à la peau. Alors arrêter de se définir et de se mettre dans des cases et continuer d'évoluer.
- Laure
C'est quoi ces termes dans lesquels tu te définissais ?
- Lou-Marine
Moi j'étais toujours la bonne élève, studieuse, sérieuse, organisée, qui réussit, calme, voilà.
- Laure
Mais c'est toujours le cas non ?
- Lou-Marine
C'est toujours le cas mais je ne suis pas que ça.
- Laure
Tu n'es pas que ça.
- Lou-Marine
Non. Et je suis aussi un peu girl boss. J'ai la niaque. Et j'ai envie d'écouter ça aujourd'hui parce que... J'ai envie d'y arriver, j'ai envie de croire en moi, j'ai envie de, ça y est, enfin être confiante. Et voilà, comme l'ont toujours été mes proches, en fait, mais eux, ils ont une confiance en moi que je n'ai jamais eue et j'ai envie de l'avoir pour moi.
- Laure
Oui, et tu te nourris de ça, j'espère quand même. Parce que moi, j'ai vu ce que tu faisais et c'est quand même très beau. Je recommande
- Audrey
Oui, parce que ça veut dire que du coup, cette petite case où tu étais, ça aurait voulu dire continuer à suivre une vie tracée en entreprise et pas avoir l'audace de sauter le pas et d'aller faire autre chose ?
- Lou-Marine
Oui, il y a de ça parce qu'on peut quand même se dire que je quitte une stabilité, même un poste où j'aurais pu faire carrière, alors qu'aujourd'hui c'est quand même assez rare de faire carrière toute ta vie au même endroit. Là, c'était peut-être le cas. J'aurais pu, je pense. Mais non, pour autant, mes proches n'étaient pas du tout inquiets. Même mes grands-parents m'ont dit, "C'est bien ma fille, vas-y". Oui, oui, oui.
- Audrey
Oui, tu as vraiment eu le soutien familial.
- Lou-Marine
Aucune inquiétude de leur part et ça m'a confortée.
- Laure
Est-ce que pour toi, tu le définirais comme un processus douloureux ? C'est la question qu'on pose à chaque fois parce que pour certains, c'est compliqué.
- Lou-Marine
Alors douloureux, non. Après, on est souvent dans l'inconfort parce que forcément, c'est très challengeant. Il arrive toujours des trucs qu'on n'avait pas prévus. Mais non, pas douloureux.
- Laure
Parce que financièrement, une reconversion aussi, ça peut être aussi douloureux à ce niveau-là.
- Lou-Marine
Oui, ça amène du stress. Je ne peux pas le nier. Il y a du stress par rapport à l'insécurité financière, en tout cas pour ma part. Après, on est deux, on partage nos ressources. Ça, c'était un peu mon backup. Mais à côté de ça, c'est vrai qu'on n'a plus rien. En entreprise individuelle aujourd'hui, on ne cotise pas au chômage.
- Laure
Absolument.
- Lou-Marine
Et si on arrête de travailler, il n'y a plus rien qui rentre.
- Laure
Il n'y a plus rien qui se passe non plus. C'est une vraie prise de risque. Mais à côté de ça, tu as quand même gagné en épanouissement. J'imagine que ça compense. Est-ce que tu peux dire que ça compense ou que ça fait l'équilibre ?
- Lou-Marine
Oui, ça compense. En fait, il ne faudra pas que ça compense sur des années, évidemment. Mais au départ, bien sûr que c'est ce qui compense.
- Audrey
Alors justement qu'est ce que tu as gagné ? Est-ce que c'est l'équilibre vie pro/vie perso ? C'est être plus alignée avec tes valeurs ? Un peu tout ?
- Lou-Marine
Un peu tout oui. Et puis moi je... En fait, je n'aime pas ce côté-là où on a une vie professionnelle et une vie personnelle. J'ai UNE vie. Et aujourd'hui, c'est ça. Et mon équilibre, c'est moi qui le donne. Et parfois, je peux travailler un projet à 22 heures et ça ne me dérange pas du tout parce que je suis heureuse de le faire.
- Laure
Et puis peut-être parce que tu as dégagé du temps aussi pour faire autre chose.
- Lou-Marine
Exactement. Moi, j'ai le bonheur d'aller chercher mon fils à l'école tous les jours. Donc, je m'arrête à 17 heures et c'est OK. Et si j'ai envie de reprendre une fois qu'il est couché, c'est OK aussi. Et voilà. C'est ça mon équilibre et tant que ça me va, c'est tout bon.
- Laure
C'est bien d'entendre ça. Et aujourd'hui, est-ce qu'il y a des choses que tu aimerais développer ? Est-ce que tu te vois exercer ce métier toute ta vie ou en une grande partie ? Ou tu te dis, tu te réserves encore le droit de changer d'idée, de faire d'autres choses ?
- Audrey
Tu es encore toute jeune toi.
- Lou-Marine
Oui, clairement, je me réserve le droit et je sens bien que je n'ai pas tout exploré. Il y a d'autres choses qui arrivent et que j'ai envie d'aller voir aussi. Voilà. Et on n'est pas obligé d'être dans un seul job à la fois non plus. Et je suis en train de maturer.
- Audrey
Pour peut-être diversifier tes activités ?
- Lou-Marine
Non, même pas diversifier mon activité, mais simplement... Répondre à une autre envie que j'ai et qui est très personnelle. Voilà, pour l'instant, je n'en parle pas.
- Laure
C'est bien. Encore des projets. Et si c'était à refaire, est-ce que tu referais ?
- Lou-Marine
Oui. Sans hésiter.
- Audrey
Ça a l'air hyper fluide, je trouve. On a l'impression qu'il n'y a pas eu tant d'appréhension que ça au moment de te lancer, que ça a été finalement assez évident et que ça t'est venu assez vite.
- Lou-Marine
En fait, il y a eu de l'appréhension, il y a eu du stress, il y a eu des... Plein de remises en question. Est-ce que j'ai fait le bon choix ? Il y a eu constamment et il y a encore.
- Audrey
Mais du coup, plutôt a posteriori une fois que tu t'étais lancée ?
- Lou-Marine
Non, toujours depuis le départ. Mais c'est juste que la voix de ce que je dois faire, elle est plus forte aujourd'hui. Donc je suis cette voix-là.
- Audrey
Donc tu écoutes ta petite voix ?
- Lou-Marine
Oui, je l'écoute.
- Laure
C'est vachement fort parce que tu dis que tu hésites. Comment tu as dit ? Tu te remets en question, tu as encore des appréhensions, etc. Mais cette voix est encore plus forte. Moi, je trouve ça, c'est... Je trouve que c'est hyper courageux de s'écouter à ce point.
- Lou-Marine
C'est juste qu'en fait, je n'ai plus le choix aujourd'hui dans ma vie. Je vois que je n'ai plus le choix. Je dois écouter.
- Laure
Tu t'es retrouvée à des moments, justement, dans ton ancienne vie, quand tu travaillais dans ce groupe, où tu t'arrêtais et tu disais, mais ce n'est vraiment pas moi. Je suis mal de ça.
- Lou-Marine
Alors, je n'étais pas mal, parce que ça a toujours été quand même un travail intéressant. En revanche, je ne voyais pas toujours le sens. Voilà. Et c'est ça qui amène à autre chose.
- Laure
Alors que là, aujourd'hui, tu es vraiment dans le faire, tu réalises, et puis en plus tu es dans le beau, tu fais des belles choses.
- Lou-Marine
Oui, et c'est surtout la manière aussi de le faire. Moi, aujourd'hui, c'est drôle, par exemple, mais jusqu'à présent, j'ai toujours eu des clients qui auraient pu être des amis, tellement les relations sont fluides.
- Audrey
Oui, j'allais te dire, est-ce que tu choisis tes projets ?
- Lou-Marine
Et je ne les choisis même pas tellement, parce que je n'ai pas encore ce luxe, mais non, c'est incroyable. Je n'ai eu que des clients qui, oui, vraiment, auraient pu être des amis.
- Laure
Il y a beaucoup d'indépendants qui disent ça, qui disent que souvent, on attire les personnes qui nous ressemblent.
- Lou-Marine
Ah bah oui, oui. Enfin, qui nous ressemblent. Mes clients ne sont pas des copies conformes, mais en tout cas, on s'entend et c'est fluide.
- Laure
Non mais au niveau des valeurs...
- Lou-Marine
Et c'est toujours hyper respectueux, bienveillant, ça avance. Enfin, voilà, je ne peux pas rêver mieux au niveau des clients.
- Audrey
Et du coup, si tu avais un conseil ou une ressource à partager pour finir ?
- Lou-Marine
Alors, un conseil, oui, peut-être, je dirais, c'est écouter. Et en fait, je trouve qu'on n'a pas un processus à suivre. Il n'y a pas d'étape à forcément cocher. Chaque parcours est différent. Et par exemple, ce que j'ai travaillé avec le cabinet de mobilité ne m'a pas du tout servi par la suite. Je n'ai jamais rouvert le classeur. Mais ce n'est pas grave, ça m'a aidée à avancer. Et voilà, il n'y a pas de... Non, pas de structure figée. Quand on veut se lancer, c'est vraiment s'écouter. S'écouter quand on est tout seul et qu'il n'y a même plus le bruit de ses propres pensées.
- Laure
S'écouter.
- Audrey
C'est un beau conseil.
- Laure
Un grand merci, Lou Marine d'avoir partagé cette expérience.. Partagez cette expérience. Et j'ai beaucoup aimé la sérénité avec laquelle tu partages ça, même si on voit qu'il y a eu des doutes et des appréhensions. C'était comme une évidence et ça donne envie.
- Lou-Marine
Merci à vous deux.
- Audrey
Merci beaucoup.
- Laure
Merci à toi. Nous espérons que vous avez apprécié ce moment autant que nous.
- Audrey
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- Laure
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- Audrey
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- Laure
écrivez-nous.
- Audrey
Merci pour votre écoute.
- Laure
A très bientôt pour un nouvel épisode.