Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment trouver plus de clients et faire décoller mon business, comment vendre mes services sans me sentir trop Ausha, comment être plus visible sur les réseaux sociaux, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Copage et Business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves, un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le botage de fesses dont vous avez besoin. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Si en ce moment, vous vous sentez perdu dans votre business, si vous ne savez plus trop où vous allez, si votre entourage, vos proches, voire même peut-être votre équipe vous demande c'est quoi la suite, c'est quoi la direction, c'est quoi les futurs objectifs et que vous n'avez pas de réponse claire à leur donner, j'ai un message pour vous aujourd'hui. Tant mieux ! Parce que je trouve qu'il y a une croyance qui circule dans le monde de l'entrepreneuriat et qui fait beaucoup, beaucoup de dégâts, de ravages. C'est la croyance de « un bon entrepreneur, c'est toujours où il va » . Et du coup, son corollaire toxique de « si tu te sens perdu, c'est que tu n'es pas à la hauteur, c'est que tu fais mal les choses, c'est que tu n'as pas ta place en tant qu'entrepreneur » . Et aujourd'hui, j'aimerais que dans cet épisode « Bottage de fesses » , on démonte cette croyance. Je vais vous montrer pourquoi c'est faux, mais aussi pourquoi c'est dangereux de penser ça dans votre business. Et si jamais vous êtes dans une période de plein doute, Vous allez voir, je pense qu'avec mon expérience et ce que je peux vous dire aujourd'hui, ça va énormément vous aider pour la suite. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que je viens de traverser exactement cette phase un petit peu de flou où on a la vision à très long terme, on sait pourquoi on fait ce qu'on fait, on est toujours passionné par notre métier, etc. Mais sur le moyen terme, tout est un peu flou. 2025 a été une année de transition pour moi, à titre personnel, et pour The Beboost. Concrètement, ça veut dire que j'ai passé une grande partie de l'année 2025, peut-être 6 à 8 mois. à ne pas savoir exactement où j'allais. Mon business tournait, je faisais le travail, je savais que j'aimais faire mon travail, je savais ce que j'aimais, ce que je n'aimais pas faire, les choses roulaient, on a continué à délivrer nos accompagnements, on a organisé notre séminaire The B-Show à l'automne 2025, bref, tout allait bien. Mais quand l'équipe me demandait, Aline, c'est quoi la vision ? C'est quoi le plan à trois ans ? C'est quoi la suite ? Qu'est-ce qu'on fait en 2026 ? Qu'est-ce qui va se passer ? En fait, je ne savais pas quoi répondre. Et cette espèce de flou, de je ne sais pas, ça a duré des mois, pas des semaines. des mois. Des mois pendant lesquels j'ai observé, je me suis introspectée, je me suis faite coacher, j'ai suivi un coaching de 4-5 mois en leadership et surtout, j'ai patienté. Et puis, entre l'automne 2025 et janvier 2026, il y a un petit peu tout qui a commencé à s'emboîter. Et on va dire que la lumière est arrivée au bout du tunnel. Et la transition 2025-2026, c'est-à-dire 31 décembre 2025, 1er janvier 2026... Ça a été un véritable shift pour moi, puisqu'il y a tout qui a basculé, il y a tout qui s'est emboîté, le puzzle s'est complété. Et finalement, je suis repartie, comme en l'an 40, et j'ai pu prendre en l'espace de deux à trois semaines toutes les décisions que je repoussais depuis des mois. Création de nouvelles offres, arrêt d'anciennes offres, changement de business model, nouveau branding, d'ailleurs qui arrive très vite sur les réseaux sociaux, sur le site. J'ai tellement, tellement hâte, je me sens super alignée avec ce nouveau branding et surtout une direction hyper claire. pour les prochains mois, les prochaines années, etc. Et en fait, je me sens repartie comme Jaja. J'ai même l'impression d'avoir retrouvé un petit peu le mojo, le feu que j'avais quand j'ai commencé The Beboost, où souvent on se dit qu'on a la passion des 1, 2, 3 premières années, puis après, ça se transforme en quelque chose d'un peu plus fluide, stable, quotidien, habituel. Eh bien non, là, on a retrouvé le feu sacré. Mais voilà ce qui s'est passé entre-temps, pendant cette fameuse période de transition, pendant cette période de flou où j'ai patienté, je me suis introspectée, j'ai observé les choses. En fait, ça a eu des répercussions dans le business. J'ai observé des fluctuations dans mon audience, des gens qui se désabonnaient, qui se reconnaissaient peut-être un peu moins dans le contenu. Il y a des personnes qui ont quitté mon écosystème. J'ai eu moins de traction sur les réseaux sociaux. Et surtout, quand j'ai commencé ces derniers temps à annoncer tous mes changements, en fait, j'ai reçu énormément de messages d'amour, mais aussi quelques messages, et suffisamment pour que je vous en parle aujourd'hui, qui me disaient « Ah bah oui, on te sent complètement perdu » . Ou encore « Franchement, ça te fait perdre en crédibilité de changer tout ça, moi je me désabonne » . Et oui, oui, j'ai reçu des messages comme ça. Et en fait, ces messages, c'était un peu ma pire crainte. Et en même temps, je peux comprendre. Parce que la petite Aline, qui démarrait l'entrepreneuriat il y a dix ans, elle aussi avait l'impression qu'un leader ou qu'un entrepreneur qu'elle admirait, qui changeait d'avis, c'était un synonyme d'incertitude, d'instabilité. Et du coup, j'avais tendance à beaucoup juger. Évidemment qu'entre temps, j'ai grandi, j'ai mûri. Mon expérience de vie a fait que je comprends que ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe, que les changements sont même plutôt... bons signes, c'est signe de personnes qui se remettent en question, qui veulent grandir, qui veulent voir plus grand. Mais je peux comprendre que, quand on débute dans l'entrepreneuriat, on peut percevoir le changement d'un mauvais oeil. Je ne juge pas. Bref, et si je vous partage cette expérience personnelle, c'est parce que de là, en sont sorties trois grosses prises de conscience que j'ai envie de vous partager aujourd'hui. La première de ces prises de conscience, c'est que les phases de doute ne sont pas un problème. Ça fait partie du processus, littéralement. Tout entrepreneur qui fait évoluer son business traverse des cycles. Début, c'est croissance. Après, il y a une phase de plateau, une phase de remise en question, un pivot, un changement, puis une nouvelle phase de croissance. Et dans cette phase de croissance, il y a ce qu'on appelle « the dip » , qui est un concept anglo-saxon très connu qui veut dire que dès qu'on change d'avis, dès qu'on pivote pour aller vers quelque chose de plus grand, il y a forcément une période de creux où on a l'impression de débuter, d'être eux. mauvais, de tester, de s'accorder une marge de progression, mais du coup ça fait peur puisque ça demande de remettre en question notre identité, ça nous demande de remettre en question tout ce qui marchait jusqu'ici, de se dire ce n'est pas ce qui va m'aider à aller à l'étape supérieure, et puis surtout ça nous demande la vulnérabilité de dire ok, je vais peut-être me tromper, je vais peut-être échouer, je vais peut-être être incertain pendant une certaine période. Et en fait, c'est mécanique, c'est normal, c'est sain d'avoir ces cycles qui se renouvellent et ces périodes de changement, et je vais même aller encore plus loin. Si aujourd'hui Merci. vous n'avez jamais traversé de phase de doute un de ces cycles business qui vous demandent d'hésiter, de vous remettre en question, peut-être de vous vautrer, et ensuite de pouvoir évoluer vers quelque chose de plus grand, soit vous débutez encore, et auquel cas c'est normal, vous n'avez pas encore suffisamment de bouteilles pour avoir vécu ces cycles-là, soit c'est que vous stagnez depuis des années sans vous en rendre compte. Deuxième prise de conscience que ça génère en moi, c'est que ces périodes de flou, d'incertitude, c'est le prix à payer pour évoluer. On ne peut pas évoluer sans passer par là. On ne peut pas passer d'une version actuelle de notre business à la version suivante sans traverser cette zone de remise en question, de doute, etc. C'est comme un serpent qui mue. L'ancienne peau doit partir avant que la nouvelle apparaisse, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Et pendant cette mue, on est vulnérable, on se sent bizarre, on ne sait pas trop à quoi on va ressembler, on va changer plusieurs fois d'avis, on va douter. C'est inconfortable, c'est obligatoire, mais c'est temporaire. Et troisième prise de conscience, ceux qui refusent d'affronter ces périodes. de naviguer dans ces périodes d'incertitude vont rester coincés au même palier toute leur vie. Les entrepreneurs qui veulent toujours tout contrôler, toujours avoir une réponse, toujours savoir où il va, toujours paraître sur deux, refuser cette vulnérabilité, refuser d'avoir l'impression de redevenir des débutants dans certains domaines, de devoir apprendre de nouvelles compétences, c'est des entrepreneurs qui finissent par s'accrocher à une version périmée d'eux-mêmes, périmée de leur business, parce que c'est plus ce qu'ils veulent faire et le marché change et nous demandent de nous réinventer constamment. Et ce sont des entrepreneurs qui ne pivotent pas. donc qui n'évolue pas et donc qui s'éteigne à petit feu. Alors, si tout ce que je viens de vous dire vous parle, si vous êtes en plein dans une de ces périodes de transition, de remise en question, voire même peut-être que vous vous auto-flagelez, que vous culpabilisez parce que vous vous dites « punaise, mais ça fait des semaines, des mois que ça dure, que je ne sais pas trop où je vais, que je sens que je dois changer, que je dois pivoter, qu'il y a un truc qui doit changer dans mon business parce que ça ne me convient plus, mais que vous ne voyez pas encore la lumière au bout du tunnel » , voilà les trois actions que vous pouvez faire dès aujourd'hui qui m'ont... énormément aidés personnellement. La première action, c'est d'arrêter d'essayer de forcer les réponses. Arrêtez d'essayer de forcer. On ne tire pas sur une plante pour qu'elle pousse plus vite. C'est la même chose pour vous. Continuez à faire tourner votre business. Faites bien votre travail au quotidien. Continuez à faire ce qui fonctionne. Mais lâchez la pression de devoir trouver tout de suite votre nouvelle direction, votre nouvelle vision, etc. Parce que plus vous allez forcer et vous mettre la pression, moins ça va venir. Les réponses vont venir dans le mouvement, mais pas dans l'acharnement mental. qu'on peut parfois avoir avec soi-même. Deuxième chose que vous allez faire, c'est de documenter. Documenter tout ce qui se passe chaque jour. Vous pouvez commencer cette semaine, noter ce que vous avez aimé faire, ce que vous n'avez plus envie de faire, qu'est-ce qui s'est passé dans votre tête, etc. Pourquoi ? Parce que ça va aider votre cerveau tout doucement à trouver ses propres réponses. Et en plus de ça, le fait de documenter ces phases de transition, c'est parfait après pour créer du contenu. pour se dire, ah oui, voilà par quoi je suis passée. Voilà les leçons que j'en ai retirées, voilà ce que je peux transmettre, voilà comment je peux améliorer mes produits, mes offres, mes accompagnements, la manière dont je travaille avec mes clients par la suite, pour justement devenir un meilleur entrepreneur. Et ce qui est très, très dur dans cette période-là, c'est de rester objectif. On n'est pas là pour interpréter, on n'est pas là pour juger, on est là pour documenter. Et quand j'ai commencé à le faire, ça m'a énormément, énormément aidée. Je sais que de mon côté, depuis le début de l'année 2025, J'ai pour habitude, tous les dimanches, de faire une espèce de rétrospective de ma semaine, j'appelle ça une weekly review, dans laquelle je note combien d'heures j'ai travaillé cette semaine, de quoi est-ce que j'ai été la plus fière, qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné, qu'est-ce que j'ai envie d'optimiser, qu'est-ce qui me rapproche de mes objectifs, qu'est-ce qui m'en éloigne, comment je me suis sentie. Bref, aussi bien d'un point de vue pro que perso, que d'un point de vue très tangible, logistique, concret, que d'un point de vue beaucoup plus mindset, développement personnel, j'ai énormément documenté tout ce qui se passait, ça m'a aidé à repérer. les patterns, les schémas récurrents, les choses que je faisais encore et encore alors que je ne voulais plus les faire, mais malgré moi ça se répétait quand même, et à prendre des décisions en fonction. Troisième action que vous pouvez faire, c'est de vous entourer de personnes qui comprennent. C'est une phase qui peut être difficile à vivre seule, parce qu'on a tendance à beaucoup d'auto-jugements, d'auto-culpabilisation aussi, d'auto-flagellation même peut-être, et surtout quand on reste dans notre tête, on y marine beaucoup. Et si vous trouvez des entrepreneurs, ou même des personnes qui ne sont pas entrepreneurs, mais qui sont également passées par là, qui ne vont pas vous juger, qui vont vous rappeler que c'est normal et surtout que c'est temporaire, et bien ça rend cette période de transition et parfois de doute beaucoup plus facile. Et éloignez-vous. temporairement des personnes qui vous mettent la pression ou qui vous font douter de votre légitimité ou qui vous font ressentir que c'est pas ok de se sentir comme ça et que vous devriez savoir. Ce que je veux que vous reteniez de cet épisode, c'est que se sentir perdu, c'est pas du tout un signe d'échec dans notre business. C'est plutôt un signe qu'il y a une transformation qui est en cours. C'est une bonne chose. Et les meilleurs pivots de votre carrière, de votre business vont naître de ces phases de transition, de flou, de remise en question. Il y a même certains entrepreneurs qui parlent d'un pivot nécessaires et énormes à faire à peu près tous les 7 à 10 ans. Alors évidemment, c'est un petit peu comme quand on dit la mourdure de 3 ans. Est-ce qu'un business dans une version existe pendant 7 à 10 ans ? Peut-être, j'en sais rien. Mais par contre, moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'en 2026, ça fait 6 ans et demi, bientôt 7 ans que The Big Boost existe et que j'en vis à temps plein. Donc peut-être que cette règle, au fond, est vraie. Donc, si vous êtes dans cette période, bienvenue. Vous êtes exactement là où vous devez être. Accordez-vous de la bienveillance. Faites preuve de grâce envers vous-même, accordez-vous du temps, faites confiance au processus, même si je sais que cette phrase est extrêmement difficile et agaçante à entendre. Et si cet épisode vous a parlé, envoyez-le à un entrepreneur ou une entrepreneur qui en a besoin en ce moment et venez me dire sur Instagram ce que vous traversez, j'ai hâte d'échanger avec vous. Je vous souhaite à tous une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !