Speaker #0Si vous vous posez des questions comme « comment trouver plus de clients et faire décoller mon business ? » « Comment vendre mes services sans me sentir trop pushy ? » « Comment être plus visible sur les réseaux sociaux ? » Alors, vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans le podcast Topage & Business. Je m'appelle Aline, je suis coach business diplômée depuis 2019 et ce podcast a été créé pour vous, pour vous aider à développer le business de vos rêves un épisode à la fois. C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le bottage de fesses dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour ! Hello à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode « Bottage de fesses » , les épisodes de podcast où, comme son nom l'indique, on part en mode 100% mindset et je vous botte les fesses sur une idée reçue ou une croyance limitante que vous pouvez avoir. Et aujourd'hui, on va parler de la peur de réussir. C'est quelque chose que j'ai traité plusieurs fois sur ce podcast. Vous avez l'épisode 2. 224 sur la peur de la réussite. Vous avez l'épisode du 22 août 2025. Bref, à écouter si vous voulez creuser le sujet. Mais j'ai beaucoup, beaucoup pensé récemment et j'avais envie de vous refaire un petit point là-dessus et plus particulièrement sur des choses que à l'époque, je l'avoue, je n'avais pas osé dire dans le podcast parce que j'avais peur qu'elles soient perçues comme trop clivantes ou trop bousculantes. Mais là, j'ai envie d'y aller. Donc, c'est parti. Si vous êtes un peu une âme sensible, si vous n'avez pas envie de vous faire sérieusement botter les fesses, ce n'est pas l'épisode à écouter aujourd'hui. Mettez-vous le de côté pour plus tard, mais si vous continuez à écouter, on passe un pas que vous et moi, vous m'autorisez à y aller et à dire les vraies vérités. Donc, vous le savez, on parle beaucoup de la peur de l'échec en entrepreneuriat, mais on ne parle presque jamais de la peur de réussir alors que ça peut être un énorme blocage qui vous sabote, qui sabote votre business sans que vous vous en rendiez compte. Pourquoi est-ce que c'est sournois ? Parce que sur le papier, ça semble complètement débile. Qui a peur de réussir ? On se lance dans l'entrepreneuriat pour réussir. Donc pourquoi est-ce qu'on aurait peur de réussir ? Ça semble presque risible, en fait, aux yeux de la société. Autant aujourd'hui dire « j'ai peur d'échouer » , bon, parfois on a un peu honte de le dire, mais ça se dit, ça s'entend, ça se comprend. Autant dire « j'ai peur de réussir » , les gens vous regardent avec des yeux comme deux rondes flancs en mode « bah comment ça ? » . Donc l'idée c'est qu'on va démystifier tout ça. Qu'est-ce que c'est vraiment la peur de réussir ? En fait, ce n'est pas avoir peur du succès en soi, mais c'est la peur de ce que le succès signifie. va changer dans notre vie. Donc, la peur de réussir, ce n'est pas avoir peur du succès, c'est avoir peur de ce que le succès va changer dans notre vie. C'est d'avoir peur des conséquences de notre réussite, peur de changer nous-mêmes, peur de renier une partie de notre identité, peur de perdre nos valeurs, peur de perdre quelque chose, que ce soit notre tranquillité, notre liberté, notre temps, peur de la pression que ça pourrait créer sur nous, les attentes des autres, de nos clients, le volume de business que ça pourrait représenter, etc. Donc la différence avec la peur de l'échec, c'est que la peur de l'échec on se dit « et si ça marche pas ? » alors que la peur de réussir on se dit « et si ça marche ? » et que je ne suis pas prête pour ce qui vient après, pour ce qui va arriver. Concrètement ça ressemble à quoi la peur de réussir ? Ça ressemble à vous qui sabotez vos lancements au dernier moment, ça ressemble à vous qui trouvez toujours une raison de reporter un projet, un passage à l'action alors que tous les feux sont au vert, vous savez que vous avez tout ce qu'il faut pour réussir sauf qu'il y a toujours une bonne raison pour ne pas le faire. Ça ressemble à vous qui vous mettez des bâtons dans les roues juste avant une grosse opportunité. Ou ça ressemble à vous qui faites du sur place alors que finalement vous dites je ne comprends pas parce que ça stagne alors que je fais tout ce qu'il faut. Donc on l'a bien compris, la peur de réussir c'est l'autoroute directe vers l'auto-sabotage conscient ou inconscient. Et derrière ça il y a des vraies peurs qui sont cachées. Quelles sont ces peurs ? J'en ai identifié cinq principales. La première peur qu'on a quand on a peur de réussir, qu'on le sache ou qu'on ne le sache pas, Si je réussis, je vais perdre ma liberté. On est devenus tous là entrepreneurs pour notre liberté. Et justement, on se dit si mon business explose, si je réussis, en fait, je vais être esclave de mon succès. Si j'ai plus de clients, j'aurai plus de responsabilités, donc plus de pression, je vais avoir moins de temps avec ma famille, mes enfants, moins de temps pour moi. Je vais avoir plus de pression de l'extérieur. Est-ce que je vais pouvoir gérer ça ? Est-ce que je vais avoir envie de gérer ça ? Et donc, en fait, quand on réfléchit comme ça, quand on a ces peurs de ce que ça pourrait créer, engendrer... Chez nous, en termes de perte de liberté, de pression, etc., on va se retrouver à s'auto-saboter. Cet auto-sabotage peut ressembler par exemple à « inconsciemment je limite ma responsabilité parce que je ne voudrais pas avoir trop de clients » . Tu comprends ? Ça pourrait quand même être beaucoup. On sabote nos lancements parce qu'on se dit « j'irai 50 nouveaux clients » , on ne peut pas. On garde des prix bas pour contrôler le volume. Bref, on met plein d'actions pour être visible et vendre, mais pas trop quand même, parce qu'il ne faudrait pas que ça fonctionne trop bien, vous comprenez ? Deuxième peur cachée dans la peur de la réussite, c'est le « si je réussis, on va m'en vouloir » . Les gens vont mal me regarder et les gens ne vont plus m'aimer. C'est la peur du jugement multiplié par 10 000. Mes amis vont penser que je me la pète, ma famille va dire que j'ai changé, les gens vont être jaloux. Et en fait ce qui se passe vraiment c'est qu'on se fait toute petite pour ne déranger personne, on minimise nos succès quand on en parle, on évite de parler de ses résultats sur les réseaux et on sabote notre croissance parce qu'on a envie de rester, ouvrez les guillemets, accessibles, normales. Alors qu'au final si on réfléchit comme des personnes matures et conscientes, on pourrait se dire que si notre succès dérange quelqu'un, C'est le problème du quelqu'un, ce n'est pas notre problème à nous. On ne peut pas éteindre notre lumière pour accommoder, rendre service à ceux qui ont peur du noir. Pas du tout. Et j'irais même jusqu'à vous dire, je l'ai vécu, mais les gens qui vous en voudront de réussir, de changer, d'avoir du succès, en fait, ce n'est pas vos gens, ce n'est pas votre tribu, ce n'est pas les gens que vous avez envie d'avoir autour de vous. Troisième peur cachée, derrière la peur de la réussite. Si je réussis, je vais devoir maintenir ce niveau. Oh mon Dieu ! Et je me crée la pression. C'est comme si on avait peur de la responsabilité qui arrivait avec le succès. Si j'atteins 10 000 euros de chiffre d'affaires ce mois-ci, je vais ensuite devoir faire 10 000 euros tous les mois. Si mon lancement cartonne, tous les suivants devront cartonner aussi. Si je commence à dire que je fais tant de clients par mois, je vais devoir faire la même chose tous les mois suivants. Et en fait, cette pression de la constance nous paralyse. On se dit « Oh là là ! Je ne sais même pas si je pourrais le maintenir, donc autant ne même pas commencer à le faire » . Donc en fait, ce qui se passe, c'est qu'on préfère rester à un niveau correct. où il n'y a pas d'attente, ou alors il y a des attentes mais qu'on sait qu'on va pouvoir maintenir, plutôt que de performer et de potentiellement créer des attentes que vous aurez potentiellement peur de ne pas tenir. Ça fait beaucoup de potentiellement. Résultat, vous vous auto-sabotez pour ne pas avoir à gérer cette pression. Sauf que, et ça j'adore le répéter souvent, on voit bien que là on est en train de se créer des problèmes qui n'existent pas. Et pire que ça, on est en train de prendre des décisions aujourd'hui en fonction de problèmes qui n'existent pas encore à l'avenir. Et je vais même vous dire, et vous le savez, le succès n'est pas linéaire. Personne ne cartonne 12 mois sur 12 ? chaque année de sa vie d'entrepreneur. Et donc, d'arriver dans un système où vous mettez une pression de devoir maintenir des résultats que vous n'avez pas encore atteints, on est d'accord pour dire que c'est quand même se créer un problème qui n'existe pas du tout et qui n'existera certainement jamais. Quatrième peur cachée à la porte de réussite, c'est « Si je réussis, je vais sortir de mon groupe d'appartenance » . L'être humain a besoin d'appartenir à un groupe, quel qu'il soit. Et en fait, on se dit souvent que réussir, c'est comme changer de catégorie sociale. Par exemple, si vous venez d'un milieu où on ne gagne pas trop d'argent, voire même c'est être mal perçu de gagner beaucoup d'argent. Si vous avez un cercle d'amis qui galère, tout le monde galère financièrement. Si votre famille a toujours eu une relation compliquée à l'argent. Si dans vos collègues, vos amis, vos proches réussir trop ce n'est pas quelque chose de bien vu parce que vous entendez toujours vos parents, vos amis, vos frères et sœurs, vos proches qui critiquent les gens qui réussissent beaucoup. Si ce n'est pas bien vu, ça ne vous donne pas du tout envie de devenir ce genre de personne. Et donc, vous préférez rester dans la galère avec votre tribu plutôt que de réussir de votre côté parce que la solitude vous fait encore plus peur que la réussite. Et enfin, cinquième peur cachée derrière la peur de réussir, c'est si je réussis, je vais me perdre moi-même. On a souvent peur de devenir quelqu'un qu'on ne reconnaît pas. On a peur de devoir trahir ses valeurs. Je suis quelqu'un de généreux, humain et altruiste. Si je réussis, peut-être que je vais devoir devenir froid, distant, calculateur parce qu'il faudra que je maintienne mon niveau de réussite, parce qu'il y aura tellement de gens qui me mettront la pression pour me demander des choses qu'il va falloir que je les évite ou alors que je les ignore, etc. Je vais perdre ma simplicité, mon authenticité, je ne serai plus la même personne. Mais qui a envie de devenir cette personne-là ? Personne ! Et souvent, il y a une vraie croyance que succès égale corruption de nos valeurs, que argent égale perte d'humanité ou que visibilité égale perte d'intimité, perte de tranquillité. Et là, je peux vous faire un vrai retour d'expérience là-dessus. C'est que le succès révèle toujours qui vous êtes vraiment. Il ne vous change pas. Que ce soit mon cas personnel ou alors tous les cas des personnes que j'ai vues autour de moi partir de zéro et réussir à atteindre 7 chiffres, 8 chiffres dans leur business. En fait, si vous êtes bienveillant aujourd'hui, vous le resterez avec 100 000 euros sur votre compte, avec 1 million d'euros sur votre compte. Si vous êtes authentique aujourd'hui, vous le resterez avec 10 000 abonnés, avec 100 000 abonnés. Le succès, l'argent ne vous change pas. Il révèle juste la personne qu'on est de base, au fond de nous. Et tous les gens qu'on voit complètement vriller avec l'argent, etc., je ne suis pas en train de dire que c'est des mauvaises personnes, mais je suis en train de dire que le terrain était là dès le début. Ce n'est pas l'argent qui a créé le problème, il l'a révélé. Ce n'est pas le succès qui crée le problème, il le révèle. Donc, n'ayez pas peur de ça. Si vraiment vous êtes une personne bien dans votre basket, vous êtes authentique, vous avez des belles valeurs, le succès et l'argent ne feront que renforcer ça. Vous pouvez me faire confiance là-dessus. Donc, si je devais résumer tout ça en mode vrai bottage de fesses, ce que j'avais... pas vraiment osé vous dire dans les épisodes précédents, mais selon moi, ce que vous avez peut-être besoin d'entendre si vous vous reconnaissez dans cette peur de réussir. La première chose, c'est que votre peur de réussir, elle ne vous protège pas. Elle protège aujourd'hui votre médiocrité. et votre zone de confort. Parce que tant que vous avez peur de réussir, vous avez une excuse de ne pas être à la hauteur. C'est très confortable pour vous de vous dire « Oh, si je le voulais vraiment, je pourrais y aller à fond, il me suffirait d'y aller à fond. » Alors que c'est absolument terrifiant de se dire « Et si j'essayais vraiment ? » et que ça ne suffisait pas. Donc en fait, notre peur de réussir, ce n'est pas quelque chose de noble, c'est juste de la peur déguisée en fausse modestie. Quand on se dit qu'on a peur de perdre qui on est avec le succès, en fait non, vous avez compris, vous ne vous perdrez pas En réalité, vous avez juste peur de devenir celle ou celui que vous pourriez être parce que cette version de vous, vous ne la connaissez pas encore. Mais ce n'est pas une version dont les valeurs seront à l'opposé des vôtres. Ça n'existe pas. Deuxième chose, pendant que vous avez peur d'aller à fond, il y en a d'autres qui vont et qui réussissent. Pendant que vous sabotez votre lancement, il y en a d'autres qui lancent le leurre. Pendant que vous vous faites toute petite ou tout petit, quelqu'un prend la place. Pendant que vous protégez votre liberté imaginaire, il y a quelqu'un qui construit sa liberté imaginaire géographiques, financières, etc. Et en fait, généralement ce qui se passe c'est que deux ans après on se retourne et on se dit, pourquoi eux ils ont réussi et pas moi ? La réponse c'est parce que vous aviez plus peur de réussir que ces personnes-là. En fait votre peur de réussir elle ne vous protège de rien. Troisième chose que j'avais envie de vous dire c'est que vos peurs elles ne disparaîtront jamais. On doit juste apprendre à réussir avec elles. Ce n'est pas possible de se dire j'attends de ne plus avoir peur, j'attends que ce soit ok j'attends le bon moment, si je voulais vraiment j'y arriverais. Non ! Vous aurez toujours peur et il y aura toujours des obstacles et ce sera jamais vraiment le bon moment. La peur, elle ne part jamais. A chaque nouveau niveau de business, à chaque nouveau palier, il y a une nouvelle peur, croyez-moi. Enfin même, elles sont de plus en plus mastocs. Et les entrepreneurs qui réussissent, ce ne sont pas ceux qui n'ont pas peur ou moins peur que vous, c'est ceux qui savent agir malgré la peur. Et je sais que c'est horrible de dire ça et que ça fait peur de se dire on va y aller mais pareil, plus vous allez vous entraîner à passer à l'action malgré les peurs et à composer avec et à dire ok ma peur ! Tu es là, je te connais, je te vois, je te ressens, etc. Mais ce n'est pas grave, on y va quand même. En fait, plus ça va devenir naturel pour vous de fonctionner comme ça. Et enfin, dernière chose que j'avais envie de vous dire, c'est que vous avez le droit de changer. Vous avez le droit de grandir et vous avez le droit d'évoluer. Vous n'avez pas besoin de la permission de votre entourage ou de votre coach ou d'une podcasteuse, n'est-ce pas ? Pour réussir, vous n'avez pas à vous excuser de vouloir plus, de vouloir différent. Vous n'avez pas besoin de rester petite ou petit pour que les autres se sentent. grande, il y a de la place pour tout le monde, vraiment, littéralement. Votre succès n'enlève rien à personne. Il va juste inspirer ceux qui sont prêts, il va juste inspirer vos clients et surtout, il va vous permettre d'avoir l'impact que vous avez envie de créer. Et il faut bien comprendre que votre peur de réussir, elle ne vous affecte pas seulement vous, elle affecte toutes les personnes que vous auriez pu servir, toutes les personnes que vous pourriez aider. Donc maintenant, la question n'est plus « Est-ce que j'ai peur ? » Bien sûr que vous avez peur. Bien sûr que tout le monde a peur. On a tous peur de faire plein de choses au quotidien, que ce soit côté pro ou perso. Mais la question c'est, est-ce que je vais laisser cette peur décider à ma place ? Parce que dans tous les cas, vous allez avoir peur. Que vous décidiez de réussir et d'y aller à fond, vous allez avoir peur. Ou alors que vous décidiez de faire du surplace, vous allez aussi vivre dans la peur. Donc quitte à avoir peur, autant que ce soit en réussissant et en essayant. En tout cas, c'est mon avis. Voilà, j'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire en commentaire ou à le partager à quelqu'un qui bataille un petit peu, qui se débat avec cette peur de réussir. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Et à vous tous et vous toutes, je vous souhaite une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez. Et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !