- Speaker #0
Hello, je suis Aline, coach business chez The B-Boost. Après des années de freelance en tant que retoucheuse photo, je suis devenue coach business et j'aide désormais les entrepreneurs à booster leur entreprise. Si vous êtes à la recherche de stratégie, d'astuces, de retour d'expérience, de partage d'une bonne dose de bonne humeur, vous êtes au bon endroit. Dans ce podcast, seul ou avec mes invités, je vous partage tout pour vous inspirer au quotidien, vous aider à atteindre tous vos objectifs. et faire en sorte que vous puissiez développer le business de vos rêves. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello à tous et bienvenue dans l'épisode 237 du podcast Fais pas de J'ai Business. Comme toujours, heureuse de vous retrouver, surtout pour cet épisode que j'avais vraiment, vraiment hâte d'enregistrer. Je vous l'ai déjà dit, mais accueillir des entrepreneurs hyper inspirants sur le podcast, j'adore. Mais quand il s'agit en plus de personnes avec qui j'ai pu nouer des liens d'amitié, partager des soirées, des moments, etc. encore mieux parce que ça crée une sacrée vibe et je trouve que ça donne encore plus de qualité à l'épisode et c'est le cas d'aujourd'hui puisque je vais échanger avec Nina Ramen, que vous connaissez peut-être déjà parce qu'on la croise beaucoup sur LinkedIn, c'est une LinkedIn girl. Elle est d'ailleurs dans le top 10 des influenceurs LinkedIn France, bravo à elle. Et j'étais absolument honorée et ravie quand elle a accepté d'enregistrer cet épisode de podcast avec moi. Et comme j'enregistre cette intro après notre échange, je peux vous garantir qu'il va y avoir une valeur ajoutée de dingue dans cet épisode, donc accrochez vos ceintures, c'est parti ! Et juste avant qu'on commence, je continue à rétablir une ancienne tradition de ce podcast qui est de faire une petite dédicace à une personne, l'un d'entre vous ou l'une d'entre vous qui a pris le temps et la peine de laisser un avis, un commentaire sur le podcast. C'est une manière pour moi de vous faire un petit shout-out et aussi de vous remercier parce qu'on a dépassé officiellement les 1100 notes et avis sur Apple Podcast. C'est absolument incroyable ! Et aujourd'hui, j'ai envie de faire une petite dédicace à MDG18. qui a laissé un commentaire en mi-juillet 2023 en disant « Je suis fan de ce podcast. À chaque écoute, je peux acquérir des informations utiles et pertinentes pour progresser en tant qu'entrepreneur. » Merci à toi parce que si c'est cet effet-là que le podcast vous fait, alors ma mission sur cette terre est accomplie. Voilà. Et puis si vous voulez, vous aussi, que je fasse votre petit shout-out pour une prochaine fois, n'hésitez pas à laisser votre note et votre commentaire sur la plateforme d'écoute de votre choix si elle le permet, Apple Podcasts, Spotify tout particulièrement. Un grand merci à tous ceux qui prennent quotidiennement le temps et la peine de le faire. Et à tous, je vous souhaite une bonne écoute. Hello Lina, j'espère que tu vas bien. Je suis trop contente de t'accueillir sur le podcast. Comment est-ce que tu te sens aujourd'hui ?
- Speaker #1
Hello Aline, un énorme merci de me recevoir. Je suis hyper contente, je suis surexcitée, très heureuse d'être là. Merci.
- Speaker #0
Écoute, franchement, on est deux surexcitées ensemble. On sautille sur notre chaise depuis tout à l'heure. Heureusement que les auditeurs n'ont pas la vidéo. Il ne vaut mieux pas d'ailleurs. Mais on va essayer de rester calme et de rester pédagogues parce que là, je crois qu'on a qu'une idée, c'est de faire comme ça dans les micros toutes les deux.
- Speaker #1
C'est tout à fait ça. C'est exactement ça. Elle va rester pédagogue.
- Speaker #0
Mais c'est bien, elle a pris sa voix de podcasteuse, donc tout va bien.
- Speaker #1
Tu as vu, il paraît que j'ai un changement de voix entre ma voix normale et ma voix de micro.
- Speaker #0
Je te le garantis. Je viens de le voir de mes propres yeux, mais c'est pour le mieux. C'est très bien. Les gens vont se dire « Ah, elle a une voix apaisante, calme, pédagogue. » Il y a deux secondes, elle est en train de crier dessus.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok, Lina, parlons peu, parlons bien. Je suis vraiment honorée. D'ailleurs, merci d'avoir accepté mon invitation parce qu'on va parler de sujets qui sont hyper importants, déjà pour toi, parce que comme je te dis, j'ai pris ta mission de vie, je te dis tiens on en fait un épisode de podcast, mais aussi pour moi et pour l'audience et j'ai trop de questions, trop de choses à aborder, j'ai hâte qu'on commence, mais avant ça, petit rituel de ce podcast, j'ai pris pour habitude de faire moi-même la présentation de mes invités, j'ai préparé la tiède, est-ce que tu es prête à te faire passer la pommade ?
- Speaker #1
Écoute, je suis toute oui, j'adore, merci.
- Speaker #0
Alors c'est parti, puis à la fin tu me donneras une note sur 10 et tu me diras si je me suis trompée ou pas, non je rigole c'est une blague, tu me mets 10 ou rien. Elle est morte de rire, vous ne voyez pas mais elle est morte de rire. Ok, Nina, connue aussi sous le nom de Nina Ramen. Moi je ne suis pas trop sur LinkedIn à titre perso, donc tu es littéralement la femme dont j'ai hyper longuement entendu parler avant d'avoir eu la chance de te rencontrer en vrai à une soirée entrepreneur. Et je dois le dire, ça c'est le petit aparté perso, ça a été un vrai petit coup de cœur pour moi parce qu'on avait parlé d'ailleurs dating, relations sentimentales et vie de couple pendant toute la soirée, donc pas du tout du tout business. Tu es copywriter, formatrice et surtout ma top voice personnelle sur LinkedIn, le pire. peu que j'y passe de temps en tout cas. Tu as commencé comme salarié dans les laboratoires cosmétiques de grandes marques dont on taira le nom. D'ailleurs, j'invite n'importe qui à aller lire la partie expérience sur ton profil d'indemn parce que je trouve que c'est du génie à l'état pur. Puis s'en est suivi un passage dans les RH comme chasseuse de tête, puis chasseuse de lead dans un grand nom du recrutement où tu as également approfondi ton amour de l'écriture, du marketing et de l'automatisation. Et un autre passage au sein de Germinal qu'on ne présente plus comme formatrice en copywriting. Aujourd'hui, tu es... Formatrice en copywriting avec la formation La Manufacture du Copywriting, créatrice du bootcamp Ramène ta Fraise qui aide les femmes entrepreneurs à travailler leur marque personnelle, prendre la parole et générer du business. Ça, ça va nous intéresser aujourd'hui. Et du bootcamp LinkedIn pour aider les gens à passer de 0 à 300 000 vues en 30 jours. Ta mission dans la vie, aider un million de femmes à générer plus de chiffres d'affaires. Et tu es aussi récemment autrice de ton premier livre. Ça fait beaucoup de choses. Et au-delà de te demander comment tu fais pour faire tout ça, ma première question, c'est quand tu dis aider un million de femmes à générer plus de chiffres d'affaires, pourquoi cette mission et surtout pourquoi ce chiffre un million ?
- Speaker #1
Pourquoi cette mission ? Merci. Si je devais vraiment te donner la vraie raison, il faudrait que je rentre dans le féminisme et de pourquoi j'en suis là aujourd'hui. Mais en réalité, pourquoi un million de femmes ? Parce qu'aujourd'hui, il y a encore 26% d'écart salarial entre les femmes et les hommes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si tu es salarié, tu as quand même de grandes chances d'être moins payé que ton homologue masculin. Et une des manières de se sortir de ça, c'est de le faire par l'entrepreneuriat et de se dire, bon, ok, moi, j'aurais pu faire de la politique et dire, bon, qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour réduire ce gap de salaire ? Il se trouve que je ne pense pas que ce soit ma zone de génie, la politique. Par contre, l'entrepreneuriat, ça l'est davantage. Et donc, l'idée, c'est quoi ? C'est de dire que si les femmes, elles savent prendre la parole, s'exprimer, elles sont plus visibles. En étant plus visibles, elles ont plus d'opportunités. Et si elles ont plus d'opportunités, elles ont plus d'argent. Parce que c'est facile de dire qu'il faut que les femmes s'émancipent, qu'elles prennent leur liberté, etc. Quand en fait, le premier frein à la liberté, c'est l'argent. C'est beaucoup plus facile de quitter ton mec quand elle est une pour aller te prendre un autre appart et te prendre tes gamins et y aller. suivant. Donc l'idée, c'est de se dire que si les femmes ont suffisamment d'argent, elles auront suffisamment de liberté et suffisamment de pouvoir. Et dernière chose, aujourd'hui, on vit dans un monde où dès qu'on monte dans l'entrepreneuriat, mais même dans les sphères de pouvoir, c'est majoritairement des hommes. Et l'idée, c'est d'arriver à 50-50.
- Speaker #0
C'est incroyable. Et on va parler aussi un petit peu de féminisme pendant cet épisode parce que tu es également l'auteur de la newsletter Culotté. Donc moi, ce que j'appelle une newsletter pas piquée des hannetons. qui est dédiée au féminisme. Et ça fait tellement partie de toi, de ta personnalité et de ta force aussi qu'évidemment qu'on va en parler. Donc ne te retiens pas si à un moment ça fait sens par rapport à tout ce qu'on dit.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et pourquoi un million de femmes ? Parce qu'il fallait mettre un chiffre et que je trouvais qu'un million, c'était bien. Pour le coup, je me suis dit que c'était suffisamment ambitieux. Voilà, je me suis dit que c'était suffisamment ambitieux. Mais disons qu'il y a une manière de le faire qui est, globalement, même quand tu n'es pas entrepreneur, tu peux aussi créer ce truc-là de dire, je vais prendre la parole. je vais prendre la place et je vais prendre l'espace. On a toujours ce syndrome de l'imposteur. Les femmes se font couper la parole deux fois plus souvent que les hommes en entreprise. Les femmes postulent au poste qu'elles pensent pouvoir avoir et pas au poste qu'elles veulent. Donc ça te montre qu'en fait, dans la manière dont on est éduquée, on est éduquée à prendre moins de place, même dans la cour de récré. Les garçons, ils occupent toute la place avec leur terrain de foot et t'as les filles qui sont sur le côté avec leur corde à sauter. Donc tu vois, ça c'est des choses avec lesquelles on a grandi, qui nous ont conditionnés aussi dans notre éducation et dans le monde dans lequel on est, qui nous poussent à ne pas prendre trop de place. Et donc moi, j'ai fait l'inverse. J'ai fait « Ok les meufs, on va prendre de la place. » On va prendre de l'espace et on va le faire par la prise de parole et par l'entrepreneuriat général. Et en milieu, on trouve que c'est un bon chiffre.
- Speaker #0
Comme je dis, c'est un bon début. C'est un bon premier goal. Dans un BMW, peut-être que le W sera 30 millions, mais commençons par un.
- Speaker #1
C'est ça, exactement.
- Speaker #0
Et du coup, franchement, c'est la transition parfaite parce qu'aujourd'hui, on va parler de créer du contenu qui se démarque et de prendre sa place. Donc, je vais annoncer haut et fort la couleur et mes objectifs cachés avec ce podcast pour vous, chers auditeurs et tout spécifiquement, chères auditrices. c'est non seulement de vous donner des clés business avec Nina pour avoir des contenus qui se démarquent, des contenus qui ont de la visibilité, qui vous permettent de faire passer votre message, mais aussi d'oser prendre cette place sur les réseaux sociaux et de ne pas être sans cesse driveée, parce que je l'entends tout le temps, par « j'ai peur d'être jugée par mes homologues, j'ai peur d'être jugée par mes clients, j'ai peur que d'être jugée par mes proches, j'ai peur de ne pas être intéressante » . Des choses comme ça, j'entends ça revenir tout le temps. J'imagine que toi aussi, Nina.
- Speaker #1
En fait, la peur de publier du contenu, c'est la même que celle de prendre la parole en public. Il faut savoir que la peur de prendre la parole en public, elle vient devant la peur de la mort. C'est-à-dire qu'un enterrement, tu préfères être dans le cercueil que la personne qui est en train d'officier, tellement ça fait peur en fait dans ton esprit. Ouais, c'est un délire ça ! Ouais, ouais, carrément, c'est un délire ! La peur de la prise de parole, c'est hyper flippant. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, ce qui se cache derrière la peur de la prise de parole, c'est la peur du rejet social. Quand on était des femmes et des hommes préhistoriques, en réalité, on ne pouvait pas vivre seules. On était obligés de vivre en groupe pour survivre. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? La peur de prendre la parole, c'est ton cerveau qui te dit « Ok, en fait, tais-toi, parce que si tu dis une bêtise, tu vas te faire rejeter par le groupe, et le rejet social dans ton cerveau, c'est égal à la mort. » Cette peur, en fait, elle est faite pour te protéger à la base, pour te protéger du rejet social, pour ne pas que tu sois exclu du groupe. Et donc, aujourd'hui, on vit dans un monde où même si on est exclu du groupe, on peut toujours aller chasser à manger chez Franprix, tu vois. donc non mais tu vois il n'y a plus il ne bouge plus beaucoup d'ailleurs voilà c'est ça le poulet il ne bouge plus trop donc tu vois on n'a plus besoin de vivre en groupe et donc il n'y a plus trop de risques aujourd'hui à prendre la parole en public au pire on en reparlera après mais je relis ça à la prise de parole en public mais c'est la création de contenu de manière générale en fait il n'y a plus vraiment de risque à ça mais qu'est-ce qu'on ressent on se dit qu'on est nul on se dit qu'on est une impostrice on se dit qu'on va faire des fautes d'orthographe on a le coeur qui s'accélère on a les mains moites et on n'a qu'une seule envie c'est Merci. de fuir. Et cette peur, elle est normale pour celles et ceux qui nous écoutent. Si vous ressentez ça, c'est normal, c'est votre cerveau qui vous protège. Donc première chose, comprenez que ce que vous êtes en train de vivre, si vous flippez de créer du contenu, déjà, vous êtes comme tout le monde.
- Speaker #0
C'est le truc le plus normal. Et c'est vrai que j'ai rigolé tout à l'heure en disant « Ah oui, est-ce que c'est vrai qu'il y a des gens qui préfèrent être dans le cercueil que sur scène ? » C'est vrai que la métaphore est quand même parlante et un peu extrême. Et en même temps, je me souviens de ma toute première prise de parole en public, même si j'en rêvais et que j'étais animée dans mes tripes par rapport à ça. Je crois que les six heures qui ont précédé, je n'ai jamais été aussi stressée de ma vie, mais à en vomir alors que ça ne m'arrive jamais. Je crois que même le jour de mon bac ou de mon permis de conduire, qui étaient les jours de plus grand stress de toute mon existence, ce n'était pas autant que ça. Et pourtant, j'en avais envie. Donc, je vois très, très bien le quoi je parle. Ça, ça arrange avec le temps, promis.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. L'avantage, c'est qu'après, plus on le fait, plus on insensibilise son cerveau à le faire. C'est comme... quand vous faites quelque chose pour la première fois, vous avez peur. Comme vous allez faire, ça peut être un parc d'attractions. Quand on est petit, on a peur. On se dit, ah ouais, ça me fait peur. Et puis en fait, quand vous avez fait le loupinu de fois, deux fois, trois fois, à la fin, votre cerveau, il a compris qu'il n'allait pas mourir. Que dans la chute, là, vous avez l'impression que vous allez vous écraser au sol, qu'en fait, finalement, vous êtes attaché, que tout va bien. Et votre cerveau, il s'insensibilise à cette peur au fur et à mesure que vous prenez la parole et ou que vous écrivez, que vous publiez. Donc l'avantage, c'est que oui, ça fait peur, que quelque part, c'est quelque chose qui se travaille et cette peur, elle va diminuer. Et j'imagine que c'est ce qu'on va voir un peu comment le faire.
- Speaker #0
Oui, complètement. Du coup, je suis en train d'hésiter à modifier l'ordre de mes questions pour faire des transitions logiques. Je pense que je vais partir là-dessus. J'aimerais qu'on parle ensemble de l'importance aujourd'hui d'avoir une voix, entre guillemets, en ligne quand on est entrepreneur, aussi quand on est une femme, bien sûr. Et pourquoi est-ce que c'est important de créer du contenu, de prendre part aux discussions, de donner son opinion, de s'exprimer ?
- Speaker #1
Oui. Alors, la première chose, c'est que ton enjeu, toi, en tant qu'entrepreneuse, ça va être de faire en sorte de devenir mémorable, c'est-à-dire de faire en sorte que les personnes se souviennent de toi et aient envie d'acheter ton produit. Des personnes qui font de la formation en écriture, il y en a plein, mais des personnes qui font de la formation en écriture, qui ont été dyslexiques quand elles étaient petites, qui sont féministes et publient notamment sur LinkedIn, il n'y en a qu'une et c'est Lina Ramen. J'exagère, mais ce que je veux te dire, c'est que l'idée de se démarquer... de créer du contenu, c'est aussi de se démarquer et de se rendre unique auprès de son audience. Et pour ça, je vais juste emmener un concept qui s'appelle le monopole personnel. C'est un principe qui dit qu'en gros, il y a 7 milliards de monopoles personnels. Il y a autant de monopoles personnels qu'il y a de personnes sur Terre. Pourquoi ? Parce que le monopole personnel, en fait, c'est l'intersection entre votre personnalité qui vous êtes, vos compétences et votre curiosité. Exemple, Aline, sa personnalité, tu es plutôt quelqu'un de jovial. Ta compétence, c'est hyper experte. Ta curiosité, ça va être le dating, pour ne pas citer et tisder quoi que ce soit.
- Speaker #0
Un autre podcast. Voilà, un autre podcast. Normalement, c'est déjà en ligne, au moment où ça peut sortir.
- Speaker #1
C'est déjà en ligne, mais du coup, je n'ai pas spoilé, ça va. Mais ta curiosité, ça peut être, par exemple, faire des super soirées, organiser des événements que tu adores, dans des contextes qui te font kiffer. Voilà, ça peut être aller dans des beaux endroits. Voilà. Et cette intersection, en fait, il n'y en a qu'une. C'est ça qui te rend unique. C'est ça qui fait que les gens... qui t'écoutent aujourd'hui dans le podcast ou qui nous écoutent, t'écoutes toi et pas une autre. Donc en fait, il y a cette idée de comment on se démarque, comment on crée du contenu qui nous ressemble et qui fait qu'au final, on plante un drapeau en disant voilà qui je suis et voilà qui doit me rejoindre. C'est une bannière. Et pour faire un bon marketing, et je terminerai par ça, un bon marketing répulsif, c'est-à-dire un bon marketing de contenu, il faut accepter de plaire autant que de déplaire. Je répète, pour avoir un bon contenu et donc un bon marketing, il faut accepter... de plaire et donc de déplaire. Je m'explique. Si je dis la guerre, c'est mal, tout le monde est d'accord avec moi. Par contre, si je dis je suis pour le revenu universel, là, je vais tracer une ligne claire entre les personnes qui sont d'accord avec moi et les gens qui ne sont pas d'accord avec moi. Ceux qui ne sont pas d'accord, ils vont se dire ça m'énerve, je n'aime pas ça, franchement, le revenu universel, c'est encourager des personnes qui ne travaillent pas à continuer à être oisifs, etc. Et à l'inverse, les personnes qui vont être d'accord, elles vont me dire... « Ah bah oui, c'est vrai, ça permet de faire en sorte que personne ne soit sous le seuil de propreté, ça permet de permettre aux gens de faire autre chose que de travailler, etc. » Donc en fait, il y a des arguments dans les deux camps, mais en disant cette phrase, je trace une ligne claire, et ceux qui m'aiment, ils m'aimeront énormément. Et donc, il faut accepter de ne pas être aimé par certaines personnes pour être beaucoup aimé d'autres personnes. Et un exemple très bon de marketing là-dedans, qui n'est pas un marketing personnel, c'est Apple. Apple, c'est une marque qui est adorée par certaines personnes. Il y a des gens qui vont faire la queue devant chez Apple pour avoir le dernier iPhone. alors qu'il y a des personnes qui vont dire, mais moi, Apple, jamais je rentre là-dedans parce qu'ils utilisent du lithium, c'est un circuit fermé, ce n'est pas du tout la vision du monde que je porte, etc. Et donc, tu vois qu'ils ont bien réussi à leur marketing parce que c'est des gens qui les adorent et des gens qui les détestent. C'est un peu pareil pour le contenu final.
- Speaker #0
Nina, je sens que cet épisode, non seulement va être incroyable pour les auditeurs, mais va être ma thérapie personnelle parce que c'est aussi un vrai enjeu chez moi. Je le sais, mais depuis des années, de plus Communauté The Beboos grossit, plus je remarque que j'ai tendance à faire du politiquement correct parce que j'ai envie de continuer à faire croître la communauté sans oser trop cliver les personnes. comme je pouvais le faire avant, en étant plus assertif sur mes idéologies, mes idées, mes croyances, etc. Donc, je vais boire tes paroles. Du coup ! J'imagine que là, ça va être un des premiers aimants de réponse. C'est quoi aujourd'hui, selon toi, un contenu qui se démarque ? Genre, ça ressemble à quoi ? Autre que un contenu qui clive quelque part, qui trace une ligne.
- Speaker #1
Oui, la première chose que je dirais, c'est que les likes ne sont pas des euros. Les likes ne sont pas des euros, donc tu peux avoir des gros posts qui vont faire des grosses portées et qui ne vont pas te rapporter beaucoup de clients. Et à l'inverse, tu peux faire des petits posts qui vont te rapporter beaucoup de clients. Donc, premièrement, si vous créez du contenu, n'évaluez pas la qualité de votre contenu au nombre de likes. Parce qu'en fait, il y a de grandes chances, si vous nous écoutez, que vous soyez des entrepreneurs. Et donc, votre business model, vous, c'est de vendre un produit à des clients. Vous n'avez pas un business model d'influenceurs. Les influenceurs, ils ont pour objectif d'avoir la plus grosse communauté possible parce qu'ils vendent de la publicité à des marques. Donc, plus ils ont de grosses audiences, plus en fait, vous avez payé beaucoup. Vous, vous avez intérêt plutôt à avoir une audience qui est alignée avec ce que vous vendez. Donc ça, c'est la première chose, c'est avoir en tête que les règles ne sont pas des euros, que vous vaut mieux une petite communauté de personnes qui sont parfaitement dans votre cible. exemple, je suis développeur de site WordPress et j'enseigne à d'autres développeurs de site WordPress à créer leur propre site ou à devenir freelance en développeur web, j'ai plutôt intérêt à avoir une petite communauté de développeurs de WordPress ou de personnes qui ont envie de se lancer en freelance là-dedans, même si c'est 1 000 personnes, que d'avoir 1 000 personnes qui vont être spécialistes de l'automobile. Tu vois, on s'en fiche complètement. Donc, il y a cette idée d'alignement aussi entre le produit que tu vends et ta cible. Donc, c'est avoir un contenu qui est aligné. qui parle à ta cible et qui te ressemble. Donc là, on a parlé tout à l'heure un peu d'être clivant, mais d'avoir un contenu qui te ressemble, avec lequel tu es aligné. Et dernière chose, il y a de grandes chances pour que les clients que tu as en face de toi, ils arrivent par ton contenu. Et donc, si tu arrives, et c'est l'avantage d'avoir un contenu qui est un peu répulsif, c'est que tu sais que les filtres que les personnes font passer, on passe énormément de filtres avant d'arriver et à tes clients. Je m'explique. Moi, je suis très féministe, je suis très engagée. Bon, c'est vrai que l'intersection entre les antiféministes et moi, Elle est très faible. Et donc, je n'arrive jamais à avoir des clientes qui ne sont pas forcément féminines. Je vais avoir plutôt des femmes qui sont engagées, qui sont socialement engagées, qui vont être écolo, qui vont être dans toute une vibe un peu sociale et qui me correspondent, qui me conviennent. Donc, un bon contenu pour moi, c'est un contenu qui parle de ta cible, un contenu qui te ressemble et un contenu qui va te générer du business.
- Speaker #0
J'adore. Et donc, on oublie, on laisse de côté le « j'ai fait X millions de vues » ou « j'ai fait X nombre de likes » de sauvegarde, des choses comme ça qui sont… Au final, ce qu'on appelle des vanity metrics, c'est juste des choses qui viennent flatter l'égo.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Encore une fois, tu vois, si tu as un business model, tu vends de la pub pour L'Oréal. L'Oréal, ils vont te demander, ils vont te dire, tu as eu combien de personnes qui ont regardé ? Combien tu as eu de likes ? Combien tu as eu de commentaires ? Quelle est ta communauté ? Comme ça, en fonction de ta communauté, je te rémunère plus ou moins. Toi, ce n'est pas ton problème, ça, en fait. Toi, ton problème, c'est juste de vendre suffisamment de produits à ton audience pour faire tourner ton business.
- Speaker #0
Et c'est pour ça qu'on dit souvent, et je trouve que c'est vrai, il y a énormément d'exemples qui illustrent ça. Ce n'est pas les entrepreneurs qui ont la plus grosse communauté qui font le plus gros chiffre d'affaires. J'en connais qui ne sont même pas sur les réseaux sociaux, qui génèrent plusieurs millions par an, et d'autres qui ont des communautés pharamineuses et qui, je ne dis pas qu'ils s'en sortent à peine, parce qu'ils s'en sortent bien, mais ce n'est pas non plus extraordinaire en termes de revenus. Donc, il faut se méfier un petit peu de tous ces chiffres qui, au final, ne veulent pas dire grand-chose.
- Speaker #1
C'est ça. Et on se décomplexe aussi. Parce qu'il faut bien, de toute façon, si vous êtes là, c'est qu'il y a de grandes chances pour que vous n'allez pas poster et avoir un énorme... gros like, buzz, post qui va buzzer tout de suite. Et ce n'est pas grave parce qu'en fait, votre but, c'est de constituer une communauté, une audience qui va un jour pouvoir acheter vos produits.
- Speaker #0
Et de vendre. Ça a résonné très fort, moi, quand tu as dit chaque post que vous faites n'est pas un oral à passer parce que vous n'avez pas conscience. Mais vu que ça a résonné, moi, je pense que j'avais encore un tout petit peu ce syndrome de la bonne élève de me dire ah oui, mais c'est vrai que j'ai l'impression qu'à chaque post que je mets, effectivement, c'est une nouvelle façon d'être jugée par les gens en face. Alors que pas du tout.
- Speaker #1
Oui, en fait, on y met son égo, on y met son estime de soi, on relie son amour de soi. au nombre de likes donc au même titre que les likes ne sont pas des euros les likes ne sont pas de l'amour de toi pour toi et pour moi aussi je me le dis tous les matins en me réveillant parce qu'on a très vite cette tendance surtout quand on fait de la marque personnelle relier en fait son image de soi et l'image de soi qu'on
- Speaker #0
met sur les réseaux justement c'était la question que je voulais te poser toi c'est quoi ton histoire par rapport à ça est-ce que t'as toujours réussi à avoir ce recul et à t'en détacher ou est-ce que j'ai envie de dire quelque part un petit peu comme tout le monde et nous autres comme un des mortels au début t'étais aussi un peu attachée là la viralité d'un post, le nombre de likes, de commentaires, d'engagement, etc. Et comment tu t'en es détachée, si oui ?
- Speaker #1
Très bonne question. Effectivement, en fait, au début, quand tu démarres, tu dis « mon post, c'est un post qui buzz » . Moi, c'est vrai que j'étais attachée à ça. En fait, au début, je n'étais pas du tout attachée. Parce qu'au début, je me suis dit « de toute façon, je ne suis personne » . Donc, je vais poster, je vais publier, je vais faire des choses qui m'amusent. Et d'ailleurs, pour ceux qui nous écoutent, je vous encourage à faire ça. Dites-vous que personne ne vous regarde, en fait. Vous avez l'impression que tout le monde vous regarde. En fait, personne ne vous regarde. Celui ou celle qui a Instagram ou LinkedIn, il ne va pas aller sur votre profil tous les jours. Donc vraiment, si vous faites un truc nul, personne ne le verra. Et moi, c'est vraiment ce que je me suis appliqué à moi-même. Je me suis dit, bon, on va tester, on va faire des choses qui m'amusent. Et en faisant quelque chose qui m'a amusée, ça m'a permis de faire quelque chose que je pouvais faire tous les jours. Donc le but, c'était d'optimiser le kiff, parce que c'est ce qui m'a permis de continuer à faire ça. Moi, je kiffais écrire. Si j'avais kiffé faire des vidéos, probablement que j'aurais eu un Instagram, une chaîne YouTube, peu importe. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose qui s'est passée, c'était une deuxième phase. C'était le moment où ça a commencé à marcher. Et là, en fait, t'as un peu peur de perdre le statut que t'avais. Au début, tu n'as rien à perdre, mais après, tu acquiers un certain statut de personne qui a de l'autorité, soit sur sa plateforme, soit sur son expertise. Et tu te dis, OK, comment est-ce que je maintiens ce niveau-là ? Donc ça, c'était une étape qui était assez angoissante pour moi. Il y a même eu un moment où j'ai arrêté de poster, où je n'arrivais plus à me connecter sur LinkedIn. Je n'arrivais plus à appuyer sur le bouton publier parce que j'avais trop de pression. Et donc, j'écrivais et je payais quelqu'un juste pour appuyer sur le bouton publier à ma place.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Oui, j'avais peur d'appuyer sur publier parce que j'avais peur de programmer et de décevoir. Donc ça, ça a été une deuxième étape. Et comment je me suis sortie de là ? J'ai beaucoup conscientisé que ce livrage que je renvoie sur les réseaux sociaux, ce n'est pas moi, c'est une partie de moi. Et donc, j'ai beaucoup détaché et travaillé sur mon image. Alors, je me suis fait coacher sans surprise, mais j'ai conscientisé qu'en réalité, la Nina que les gens percevaient, développait avec moi quelque chose que je ne maîtrise pas, qui sont des relations parasociales. C'est ce qui se passe quand tu as des expositions. Les gens développent avec toi des relations que toi, tu ne développes pas avec eux. Et donc, tu ne peux pas maîtriser une grosse partie de ce qu'eux vont penser. Donc ça, c'était un premier travail à faire. Le deuxième travail, ça a été de me dire, OK, c'est quoi l'objectif de mes posts ? Est-ce que je poste pour les likes ? Est-ce que je poste pour le business ? Donc, bien définir mon objectif. Et donc là, j'ai compris qu'en fait, moi, je postais pour faire tourner ma boîte. Et par militantisme un petit peu. Mais qu'en fait, au final, c'était quand même beaucoup pour faire porter mon message, faire tourner ma boîte et pour porter les messages que je porte. Et au final, j'ai regardé la corrélation entre mon nombre de likes et mon chiffre d'affaires. Et il s'est passé qu'en fait, il n'y avait pas de corrélation entre mon nombre de likes et mon chiffre d'affaires. Pas de corrélation directe. Parce que parfois, notamment, tu vois, sur LinkedIn, tu peux écrire un post et mettre un lien, par exemple, pour un lit de Magnet, pour un produit gratuit. Et donc, les gens, ils vont cliquer sur ce lien et ils ne vont pas liker ta publication. Du coup, ils vont juste cliquer sur le lien. et le lien, après, à un moment ou un autre, tu vas leur vendre quelque chose. Donc, ils vont rentrer dans ta base email. Et ça, ça a beaucoup plus de valeur plutôt que juste un like sur la plateforme parce que la personne, elle va rester sur la plateforme. Tu ne vas pas pouvoir la recontacter, tu ne vas pas pouvoir la relancer, tu ne vas pas pouvoir lui vendre un produit. Et donc, avoir par exemple un email dans ta base email, pour moi, ça a beaucoup plus de valeur business que juste avoir un like sur la plateforme, quelle qu'elle soit. Et donc, j'ai décorrélé ces deux choses. Et donc, aujourd'hui, j'ai des posts qui sont éclatés parfois et ça me va très bien. Je me dis, bon, en fait, pourquoi je l'ai écrit ? Est-ce que je suis OK avec ça ? Et franchement, j'ai beaucoup moins ce truc-là de corrélation de moi, mon estime, mon image et ce que je mets sur Internet. Je ne sais pas si ça répond à la question.
- Speaker #0
Ça répond complètement. C'est hyper édifiant. Je pense que ça me déculpabilise aussi parce que j'ai connu les mêmes phases que toi. La première phase de au début, on s'en fout parce que personne ne nous regarde. Du coup, on fait ce qui nous plaît vraiment. Et c'est pour ça que ça marche. Et ensuite, quand tu as acquis un certain statut, d'avoir peur de perdre ça et donc du coup, là, de commencer à trop réfléchir, faire du politiquement correct. Et du coup, tu te... fous un bâton dans les roues, clairement, tu t'auto-sabote au passage, et surtout que moi, à ce stade-là, j'avais cette espèce de pression que je me mettais à moi-même, qu'il fallait sans cesse que mon poste du jour soit mieux ou égal au poste de la veille. Sauf qu'au bout d'un moment, il y a quand même un plafond en termes de qualité de poste vs le temps que tu y passes, où ok, il y a de l'amélioration continue, mais la marge de progression est quand même très très faible, et en fait, tu deviens en colère vis-à-vis de toi-même parce que tu dis, je dois faire mieux que tout ce que j'ai fait précédemment, juste avec ce nouveau poste. T'imagines la pression que tu te fous en faisant ça, quoi.
- Speaker #1
Ouais, non, c'est pas possible. Ok. Ouais, ouais, c'est exactement ça. Au bout d'un moment, tu lâches. Moi, j'ai lâché. En fait, j'ai lâché. Là, j'ai lâché l'affaire. Et j'adore toujours autant, mais je me dis, bon, c'est pas très grave si ça marche pas. Et les gens ne t'oublient pas. C'est ça aussi qui est intéressant. C'est que ta communauté, c'est un capital et c'est pas un flux. Et c'est-à-dire que quand tu évalues les postes un par un et tu te dis, je vais être meilleure que la veille, tu pars du principe que le jour même, tu repars de zéro. Alors qu'en réalité, tu pars pas de zéro. Merci. accumule l'effet composé de tous les jours où tu as posté et où c'était excellent. Donc, le but, ce n'est pas de faire mieux que la veille. Le but, c'est juste de faire pour continuer à capitaliser. C'est un peu ce que disent les gens quand ils te disent d'investir. Il vaut mieux investir 10 euros tous les jours régulièrement. Et en fait, c'est ça que tu nourris. Et ce n'est pas le « Ok, là, je veux faire 500 alors qu'hier, j'ai fait 400 » . Et donc, même si tu ne fais pas beaucoup de likes et d'intéressants, moi, ce que je me disais, je me disais « En fait, je continue à capitaliser sur la communauté » .
- Speaker #0
J'adore ta communauté, c'est un capital. et non pas un flux, je l'ai noté. Et ça explique aussi pourquoi, là c'est plus pour aider à remettre en perspective pour les auditeurs, on me dit souvent pourquoi cette personne-là, elle a mille fois plus de vues que moi, son contenu est moins bien, etc. Il y a cette espèce de sentiment d'injustice de dire moi je fais la meilleure qualité que x ou y personne qui a plus de visibilité que moi. Bah oui, mais cette personne, elle poste tous les jours depuis trois ans. Donc effectivement, elle investit, elle fait cet effet de levier sur sa communauté et ce qui fait que même quand ses contenus sont un peu moins bien de manière ponctuelle ou même sur l'espace de quelques semaines parce qu'elle est un peu moins dans son flot, la communauté continue de grandir parce qu'elle capitalise sur tout ce qu'elle a construit depuis le début.
- Speaker #1
Tout à fait d'accord avec toi, 100% à nier.
- Speaker #0
Ok, et du coup, c'est une transition parfaite pour ma prochaine question. C'est qu'un des principales freins, une des principales objections que j'entends tout le temps, c'est qu'il y a trop de contenu de qualité aujourd'hui en ligne. Est-ce qu'il est toujours possible de faire sa place ? Est-ce qu'il faut forcément faire mieux que tout ce qui a été fait pour avoir le droit de prendre sa place et de briller, particulièrement sur LinkedIn, mais aussi sur Instagram ? C'est quoi ton avis là-dessus ?
- Speaker #1
Tu es la personne la plus douée à être toi. Donc, il ne faut pas se dire que tu vas faire mieux ou comme le voisin. Il faut juste que tu te dises, je vais faire ce qui me ressemble. C'est ton monopole personnel. Mes piliers de contenu, c'est le féminisme, c'est le copywriting, c'est l'entrepreneuriat, c'est la pédagogie. Et c'est l'intersection de tout ça qui fait Nina. En réalité, il y a plein de gens qui parlent de tes sujets, copywriting, entrepreneuriat, pédagogie, de manière séparée. Mais par contre... Il n'y a qu'une seule manière d'assembler tous ces ingrédients, c'est ce qu'il fait Nina. Donc, c'est quand tu penses tes contenus, dans cette idée de faire sa place, il n'y a vraiment, de toute façon, qu'il n'y a qu'une seule personne qui est toi. Donc, la meilleure chose que tu as à faire, oui, il y a plein de contenus de qualité, mais il n'y a qu'une seule manière que toi, tu as de les raconter. Et donc, si toi, tu ne le fais pas, personne ne le fera pour toi. Et le contenu, de toute façon, il va continuer à s'écrire sans toi. Donc, soit tu donnes ta vision du monde, soit tu laisses les autres le faire. mais de toute façon, tous les jours, on voit des gens arriver. Moi, quand j'accompagne sur le bootcamp les 6, en fait, tu vois, là, il va y avoir la 150e qui va être formée. En fait, elles prennent leur place au fur et à mesure. Elles le font, elles le font, elles le font et elles s'entraident, elles sont complémentaires. Parfois, il y en a même qui font les mêmes sujets. Mais en fait, ce n'est pas du tout de la même manière. Exemple, il y a deux coachs, coachs d'elfe perso. Il y en a une, tu vois, qui doit avoir 45 ans, qui parle beaucoup de la carrière, du leadership, mais aussi de l'agisme. Tout ce qui est âgiste, c'est-à-dire le fait de recruter des personnes plus jeunes que des personnes qui sont âgées. Cette discrimination à l'embauche à cause de l'âge, elle va avoir ce prisme. Alors que l'autre, c'est être totalement différent. Ça va être sur le fait d'être une femme, par exemple. Ou ça va être totalement autre chose, un angle sur les personnes qui ont vécu des burn-out. Et donc, ça te montre que ces deux personnes-là, elles font toutes les deux du coaching, mais elles n'ont pas du tout les mêmes audiences, pour le coup.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Ça m'inspire vraiment ces mots qu'on a dit en début d'épisode qui est de, au bout d'un moment, on choisit de prendre notre place ou pas. Il y a une discussion qui se fait, il y a des contenus qui se publient, ça va être le cas quoi qu'il arrive. Qu'on soit d'accord, pas d'accord, qu'on juge, qu'on ne juge pas, que ça nous fasse peur, que ça ne nous fasse pas peur, ça arrive. La question c'est, est-ce que je veux prendre part à cette discussion ? Est-ce que je veux prendre une place de la taille que je souhaite dans cette discussion-là ou non ? Mais ça va se passer quoi qu'il arrive.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est exactement ça. Il y a cette idée de se dire, au même titre que tu ne vas pas te dire « Ok, quelle qualité se démarque en tant qu'humain ? » Par exemple, la générosité, il y a plein de gens qui sont généreux. Ok, mais ce n'est pas pour ça que tu vas être amie avec quelqu'un. Tu vas être amie avec la personne parce que tu connais sa personnalité, tu connais son histoire, tu connais ses irrégularités. Tu vois, les gens qui me suivent, ils savent que quand j'étais petite, je le disais tout à l'heure, mais j'étais dyslexique, que après, le jour où j'ai monté ma boîte, j'ai appris que j'étais enceinte. Du coup, j'ai eu un enfant. Ils ont suivi toute l'histoire. Enfin, tu vois, il y a aussi cette histoire du héros, de la quête qu'il poursuit et que tu vas poursuivre avec lui, tu vois. Et il y a des choses qui vont résonner dans ton audience. Moi, je parle beaucoup de ma maternité parce que c'est un truc qui est quand même hyper présent dans ma vie d'entrepreneuse. Bon, en fait, c'est un truc qui résonne avec les personnes qui me lisent et que d'autres personnes n'ont pas. Et donc, l'idée, ce n'est pas de se dire quel est le meilleur contenu que je vais produire. L'idée, c'est de se dire quel est le contenu qui me ressemble et qui résonne avec mon audience.
- Speaker #0
J'adore. Franchement, j'adore.
- Speaker #1
Parce que de toute façon, il n'y a pas de meilleur contenu. Voilà, c'est ça le spoiler.
- Speaker #0
Il n'y a pas de meilleur contenu. Et surtout, comme tu l'as très bien dit, on a tellement une façon... J'adore ce concept de monopole personnel. On a tellement une façon particulière de voir les choses et de les expliquer que si on ne le fait pas nous... il ne sera jamais fait de la manière dont nous on l'aurait fait. Peut-être que le copain d'à côté ou le collègue de l'autre côté vont le faire, mais ce ne sera jamais avec nos mots. Et peut-être qu'il y a des personnes qui avaient besoin qu'on le dise de notre manière, avec nos mots, pour pouvoir comprendre. Un exemple que je donne très souvent, je pense qu'on l'a tous connu, c'était les cours de maths au lycée. Le prof, des fois, il racontait dix fois le truc. Moi, je comprenais R, mais rien du tout. Et quand ma pote à côté de moi me réexpliquait le même concept, mais avec ses mots L, les neurones s'alignaient. J'étais en mode, mais pourquoi il ne l'a pas expliqué de cette manière ? Je pense que c'est pareil pour les contenus en ligne.
- Speaker #1
Exactement. Tout à fait. Je suis totalement alignée. Et ce qui est intéressant dans l'exemple que tu viens de donner, c'est qu'on n'a pas besoin d'être un expert pour prendre la parole. Il suffit d'être la personne qui ait une marche au-dessus. Et tu es la personne la mieux placée pour raconter ton chemin, ton histoire. Et parfois, on apprend mieux de quelqu'un qui a vécu les problèmes il y a quelques mois que des personnes qui les ont vécues il y a dix ans. Et ça, c'est quelque chose que je constate beaucoup dans la communauté. Je vois les filles qui s'entraident et parfois, elles ont les meilleurs mots, comme tu disais, que des experts. Et une astuce de création de contenu que je donne, c'est... Écris pour la personne que tu étais il y a deux ans. Moi, je me dis souvent, écris pour la Nina d'il y a deux ans. Qu'est-ce qu'elle aurait aimé savoir ? J'imagine que la Aline, il y a deux ans, elle avait tellement de trucs que tu aurais pu lui dire et qui lui auraient servi. Écrivez pour la personne que vous étiez il y a deux ans et ça va vous enlever un peu ce syndrome de l'imposteur, de je ne suis pas légitime et ça a déjà été dit. Et finalement, est-ce que ça vaut la peine ? Écris à la personne que tu étais il y a deux ans.
- Speaker #0
J'adore. Et du coup, de nouveau, transition parfaite pour ma prochaine question. C'est que, OK. mettons que là, tu as remonté tout le monde. Tout le monde est trop motivé, tout le monde veut se mettre à publier. Moi-même, je suis motivée, je suis en train de me dire, ouais, c'est bon, LinkedIn, vas-y, j'arrive, je débarque et tout. Je ne sais pas ce que je ne pensais plus redire un jour. Là arrive la peur. La peur de se faire juger, la peur de se faire critiquer, la peur de ne pas être assez intéressant, même si on a commencé à donner des éléments par rapport à ça. La peur de se faire évaluer, la peur qu'il y ait des clients. J'ai encore eu un message ce matin sur Instagram de quelqu'un qui disait, je viens de retirer le commentaire que j'ai mis sous ton Reels. parce qu'on m'a dit que si un client lisait ça et tout, ça ne faisait pas pro et la nana, elle s'en voulait. Comment est-ce qu'on fait, Nina, pour dépasser toutes ces peurs ?
- Speaker #1
En gros, il y a cette peur-là. Déjà, on a dit qu'elle était normale. Je vais donner trois clés, si ça te va. La première clé, c'est accepter que ça foire. Accepter que ça foire, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, tu ne peux pas attendre de faire un truc qui va exploser tout de suite. La première fois que Michel-Ange... Et à dessiner un truc, c'était un bonhomme en bâton. Ce n'était pas la chapelle Sixtine. Il faut accepter de dessiner des bonhommes en bâton pour un jour faire la chapelle Sixtine. Il faut accepter de faire des trucs nuls pour un jour faire des choses bien. Donc, accepter que ça foire, c'est aussi cette idée de se dire, même si je fais quelque chose de nul, je compte sur le fait que je vais faire 1% mieux chaque jour et qu'à un moment, je ferai des trucs vraiment cool. Donc, la première chose, c'est vraiment accepter que ça foire et un peu mettre son égo de côté là-dessus. Le syndrome de la bonne élève qu'on a. se dire ok je fais un truc éclaté ça m'arrive souvent quand je me mets sur des nouvelles plateformes bon bah mon premier post Instagram n'était pas ouf mon premier récit était éclaté mais c'est pas grave t'acceptes de faire des trucs nuls pour un jour faire des trucs un peu meilleurs c'est vraiment la première chose que je dirais et ce que je vous invite à faire ça c'est la partie un peu plus émotionnelle aller sur la plage de votre créateur ou votre créatrice préférée je vais pas dire Aline parce que je vais pas la balancer si elle est sur ma chaîne YouTube parce que je sais ce qu'elle va dire et ça va très vite illustrer ou sur le podcast ça marche aussi Voilà. Remontez les épisodes à fond, à fond, à fond, à fond. Vraiment le maximum de ce que vous pouvez faire et observez la différence entre ce que vous voyez de cette personne maintenant et de ce qu'elle était au début du chemin. Donc, après cet épisode, écoutez cet épisode jusqu'au bout, mais scrollez dans les épisodes d'Aline et allez écouter ce que c'était et dites-nous la différence entre les deux, que vous en avez pensé vraiment. Aline, désolée, ça c'était cadeau, ça n'est pas ma invité.
- Speaker #0
C'est pas grave, je leur dis des fois de faire ça aussi.
- Speaker #1
Et la dernière chose, c'est plutôt vous dire que vous serez 1% meilleur chaque jour. Donc là, le remède en termes d'action, c'est vraiment de ne pas vous comparer à vous, aux personnes que vous voyez, parce que vous comparez votre intérieur avec l'extérieur de ces personnes. Vous comparez la ligne qui est à la fin du chemin à vous, qui êtes au début du chemin. Donc ne faites pas cette comparaison. Mais comparez-vous plutôt à la personne que vous étiez hier et à la personne que vous étiez il y a deux ans. Aujourd'hui, je fais des meilleurs contenus qu'il y a deux ans et pas aux meilleurs. Donc ça, c'est la première clé, c'est accepter de foirer. La deuxième, c'est ce qui est nul meurt. Ce qui est nul meurt, je répète, ce qui est nul meurt, c'est que les algorithmes sont suffisamment bien faits sur les plateformes pour ne pas pousser des contenus qui ont peu d'interactions. Exemple, moi je vais donner le mécanisme sur LinkedIn, mais c'est la même chose sur les autres plateformes. En fait, tu vas poster, ça va être montré à une centaine de personnes, ou des milliers, on s'en fiche pas, on va dire 100 personnes, et sur ces 100 personnes, l'algorithme va observer si ça a été liké, commenté par 10%, 20%, 80% des gens. Si ça a été liké par 80% des gens qui ont eu un fond d'interaction, en fait, il va agrandir cette boucle. Et il va refaire ce système de mesure. Puis, il va agrandir la boucle. Puis, il va agrandir la boucle. Donc, ça, c'est cool parce que ça t'explique ce que c'est que le principe de boucle d'engagement. Plus tu as quelque chose qui crée l'interaction, plus tu vas avoir de la portée. Mais à l'inverse, l'avantage de ce système, c'est que si tu fais un truc éclaté, en fait, personne ne va le voir. Parce que l'algorithme, il va très vite mesurer les likes, les commentaires, que ça ne marche pas très bien, que ça ne prend pas. Et en fait, personne ne va le voir. C'est un peu comme quand tu marches dans la rue. Tu te rébuches, toi t'as l'impression que tout le monde t'a vu, et tu regardes autour de toi en fait les gens. mais t'as pas vu, ils sont sur leur portable, ils sont en train de faire leur life personne te voit, personne te regarde donc ça c'est vraiment une clé pour comprendre c'est ce qui est nul meurt et toi arrête de penser que le monde tourne autour de toi en fait les gens ils sont dans leur vie et il y a 99% de chances pour que personne se rende compte que t'as fait quelque chose de nul.
- Speaker #0
Et même les 1% qui se rendent compte que t'as trébuché et j'adore cette métaphore, ok ils vont le regarder et je te garantis que dans 10 minutes ils auront oublié parce qu'ils se seront reconcentrés sur leur petite vie donc il y a zéro risque Ouais c'est ça
- Speaker #1
C'est clair, il y a zéro risque. Et l'autre chose par rapport à ça, c'est essayer de décorréler l'écriture de la publication. Moi, parfois, ce que je fais, c'est que j'écris ou je crée mon contenu en me disant que je ne vais jamais le publier. C'est mon hack de moi à moi-même. Je me dis, je ne vais pas le publier parce que sinon, je n'écrirai pas. Il y a des choses que j'écris qui me font peur de publier, même encore aujourd'hui. Et en fait, j'écris toujours en me disant que je ne vais pas publier. Et ça rassure mon cerveau qui se dit qu'en fait, il est concentré sur l'écriture et la création. C'est la publication. Et en général, moi, je me suis demandé à une copine ou un copain de le faire s'il avait trop peur d'appuyer sur le bouton publier. Donc vraiment décorréler ces deux choses. Et la dernière clé, ce serait plutôt de vous dire que la peur, en fait, elle ne part jamais. Que la peur, elle ne part jamais. Elle reste tout le temps. Même Beyoncé, quand elle arrive au Stade de France, elle a peur. C'est sûr. Je ne l'ai pas demandé, mais c'est évident. C'est un peu le trac des acteurs. C'est sûr, ils ont peur. Et ils en parlent souvent. Vraiment, il y a cette idée que la peur ne part jamais. Par contre, toi, ce que tu peux faire, c'est... par essayer de faire en sorte de la dompter. Et donc, ce que je vous invite à faire là, pour ceux qui nous écoutent, c'est plutôt... Moi, j'aime bien faire un tableau. Et je mets ce que je voudrais, donc sur la colonne de gauche, première colonne de gauche, ce que je voudrais, par exemple, publier un contenu sur Instagram ou sur LinkedIn. Les risques, c'est quoi le risque ? Le risque, c'est que mon ancien boss le voit, par exemple. Il m'envoie un message. Le risque, c'est que mon collègue m'appelle. Le risque, c'est qu'une cliente le voit. Donc, vraiment évaluer les risques. La troisième colonne, essayez de mettre un peu les actions que vous pourriez faire, soit si ça arrivait, soit pour prévenir. Exemple, j'ai envie de publier un poste, mais j'ai peur que mon boss le voit. Donc, je peux soit appeler mon boss en avance en disant, voilà ce que je vais publier comme poste, je vais dire, et désamorcer le truc ou en discuter hyper librement, ou se dire, s'il le voit et qu'il m'appelle, voilà ce que je peux lui dire comme argument. Si ça lui pose problème, c'est bon, j'en supplie que non. Pareil, la cliente, etc. Donc, qu'est-ce qu'on peut développer comme stratégie pour contourner un peu ses peurs ? Parce qu'elles existent, elles continuent d'exister et que de toute façon, il faut juste faire comprendre à votre cerveau que même s'il se passe quelque chose, il y a des solutions pour sortir de ce problème. Et dernière chose, vous pouvez toujours supprimer un poste. Moi, c'est un truc que je me dis tout le temps, c'est que je me dis, je prends des risques parfois parce que je me dis, au pire, tu supprimes.
- Speaker #0
Aussi simple que ça.
- Speaker #1
Voilà. C'était un peu mes trois clés anti-peur. J'ai un petit livre, un petit workbook. Je passerai à Dine, si tu veux, on pourra le mettre. Avec les trois clés. Bon, alors là, j'ai fait un résumé rapide, mais il y a plein de petites astuces comme ça sur comment faire enlever ces peurs à son cerveau qui sont des choses qui sont hyper actionnables et qui permettent de dédramatiser aussi la création de contenu.
- Speaker #0
J'adore. Effectivement, tu as créé ce petit workbook qui, on le précise, est un workbook en clair. Il n'y a pas d'adresse mail, de capture, de quoi que ce soit. On mettra le lien dans la description de cet épisode de podcast. Donc, n'hésitez pas à aller checker si vous voulez retrouver les trois clés et toutes les astuces. qui vont avec. Merci d'ailleurs Nina pour ta générosité par rapport à ça. Trop mignonne. Ok, moi tu m'as retourné le cerveau. J'ai une dernière question pour toi. J'ai l'impression qu'on a creusé deep et tout en temps de conversation donc on va remonter un petit peu à la surface et après ensuite clôturer l'épisode à quelque chose d'un peu plus léger, concret, actionnable. Quels sont les 5 meilleurs, je veux que le meilleur Nina, astuces et conseils pour créer des contenus qui se démarquent ? Après quand je dis contenu, c'est dans le sens large du terme. Toi tu connais plutôt LinkedIn mais j'imagine qu'il y a quand même des clés qui marchent pour quel que soit le format.
- Speaker #1
Tout à fait. OK, astuce simple, facile, efficace. Premièrement, tout le monde s'en fiche de ce que tu as à dire. Ça, c'est la mauvaise nouvelle. C'est que, globalement, tout le monde s'en fout de ta vie. Mais, du coup, à chaque fois que tu crées un contenu, il faut que tu aies un de ses objectifs, un ou plusieurs de ses objectifs. Enseigner, divertir, questionner ou connecter. Enseigner, tu peux faire un tuto. Exemple, les trois astuces pour créer son podcast, la checklist pour créer son podcast. Par exemple, divertir, ça pourrait être comment je te raconte ma vie, comment j'ai créé mon podcast, etc. Donc, les petits trucs un peu fun qui t'es arrivé, genre les items un peu drôles. Questionner, remettre en question. Est-ce que tu penses que le podcast est mort ? Est-ce que le podcast est la pire création de contenu, le plus petit ROI ? Le podcast n'est pas le plus petit ROI, au contraire. C'est le meilleur outil de création de contenu, par exemple. Donc, tu vois, tu vas questionner ton audience pour la faire remettre en question. Et la dernière chose, c'est créer de l'empathie. Donc quand tu vas raconter ta vie, ton histoire, moi par exemple, je parle souvent de ma vie de mère, que je galère en gros. C'est très simple, c'est la galère quand t'es une mère.
- Speaker #0
La hess.
- Speaker #1
Ouais, voilà, c'est vraiment la hess. Et là, ça va créer de la connexion. Ok, elle est comme moi, ça me crée de l'empathie. Même quand vous parlez de vous, en fait, vous parlez des autres. L'autre est un autre jeu, c'est-à-dire que même quand vous racontez vos propres histoires, vous créez de l'empathie, donc vous écrivez pour les autres, ou vous créez du contenu. Premièrement... Tout le monde s'en fout de ta vie. Par contre, les gens s'intéressent à eux. Donc parle d'eux avant de parler de toi. Même quand tu parles de toi, tu dois parler d'eux. Deuxième astuce, 80-20. 80% d'amour, 20% de vente. La plupart des gens qui créent du contenu vont vouloir vendre leurs produits. Alors qu'en réalité, ce qui compte, c'est d'abord de créer une collection. Tu ne demandes pas en barrage au premier rendez-vous. Dire à quelqu'un, tu veux mon produit alors que tu ne le connais pas.
- Speaker #0
Sauf quand tu t'appelles Aline. Mais bon, je rigole, c'était pour la petite vanne.
- Speaker #1
Voilà, sauf quand tu t'appelles Aline.
- Speaker #0
Je parle de demande en mariage, pas de la vente.
- Speaker #1
Mais en gros, l'idée, c'est de dire « Vends pas ta soupe avant d'avoir créé une connexion avec la personne, ça ne sert à rien, c'est hyper désagréable. » C'est comme un vendeur à la sauvette qui vient te dire « Ah ouais, tu veux mon produit ? » Tu as envie de lui dire « Non, pas du tout, je ne te connais pas. Je ne sais même pas qui tu es. » Donc, apporte de la valeur. J'ai dit 80% d'amour, 20% de vente. Dans les 80% d'amour, c'est « Réponds à des questions que tes clients se posent. » Et là, pour ça, quelque chose de super actionnable, tu appelles 5 clients ou 5 prospects, donc 5 clients ou 5 prospects des personnes que tu aimerais qu'ils t'achètent, et tu leur demandes leurs 5 plus gros problèmes du moment. Exemple, j'appelle Aline, c'est quoi tes problèmes du moment ? Imaginons que je veux que Aline soit ma cliente. Salut Aline, c'est quoi tes problèmes du moment ? Elle va me dire, bon elle n'a jamais de problème, mais elle va quand même peut-être me dire, ok, en ce moment, je dois recruter tel profil. En ce moment, je dois organiser The Bichot, qui est bientôt... Donc voilà en ce moment ce qu'on va trouver. Elle va me faire la liste de ses problèmes. Et donc moi, je peux créer du contenu en lien avec ses problèmes. Exemple, voilà la checklist si tu veux recruter un bon copywriter. Voilà les qualités d'un bon copywriter. Voilà un guide d'entretien si tu veux recruter un copywriter. Voilà un endroit où tu pourras trouver des bons copywriters. Et donc même si moi, mon métier, ce n'est pas exactement ça, le fait de lui trouver des solutions à son problème, ça va faire qu'elle va créer une connexion avec moi. Donc vraiment, quand vous créez du contenu, allez parler à vos clients et demandez-leur. leurs problèmes du moment et essayer de les résoudre tout simplement. Troisième conseil, l'accroche. Ton accroche, c'est vraiment, il faut te dire que la personne, il faut vous dire que la personne qui écoute ou qui lit votre contenu, elle a 3000 autres sollicitations. Quand la personne est en train de scroller sur LinkedIn, vous êtes en compétition avec 10 000 autres posts LinkedIn. Donc, il faut que dès le début, je sache ce que je vais en tirer. Exemple, on devrait mettre en place un universel. Exemple, pourquoi il ne faut pas utiliser du gras sur LinkedIn ? Je dis n'importe quoi. quelque chose qui accroche l'intérêt du lecteur. C'est vraiment quelque chose qui va vous permettre de capter son attention dès le début. Et astuce un peu, là c'est vraiment mon côté écriture parce que je suis un peu une personne de l'écrit, mais utiliser un dictaphone. Souvent, les personnes que j'accompagne me disent, moi quand j'arrive à l'écriture, j'ai un blocage parce que il n'y a plus aucune idée qui me vient. Ce que tu fais, c'est que tu mets un dictaphone ou sinon tu mets les notes vocales, tu envoies les notes vocales à qui tu veux, à ton mec, ta meuf, ta meilleure pote. tu fais une note vocale et tu essaies de lui expliquer ce que tu aimerais dire dans ton contenu. Exemple, ah bah ouais, là, tu vois, j'aimerais écrire un contenu pour expliquer aux gens qu'il faut créer un podcast. Et pour moi, les trois grandes raisons d'un créer un podcast, ça pourrait être que ça crée une plus grande proximité, que c'est un canal où les gens, en fait, continuent à consommer de manière régulière, qu'il n'y a pas de contenu qui est créé sur telle et telle thématique. Tu vraiment t'enregistres comme si tu devais convaincre ta pote ou ton pote. Et dernière chose, la boîte à idées. un peu sur le même principe. Moi, j'ai un endroit dans mon téléphone où je note toutes mes idées, même qu'elles soient bonnes, qu'elles ne soient pas bonnes. Je note toutes les idées. Et ce qui se passe, c'est que quand je dois écrire un contenu, je repars toujours de ma boîte à idées. Je repars jamais de zéro. Je ne me dis jamais « Hey Nina, salut, aujourd'hui tu vas écrire un poste. » Non. Ce que je fais, c'est que je remplis ma boîte à idées au quotidien, quand je lis des livres, quand j'écoute des podcasts. Et en fait, quand je vais écrire, je n'ai plus qu'à ouvrir cette boîte à idées et choisir l'idée. Et dans cette boîte à idées, je ne sais pas, j'ai 200 idées. Enfin vraiment, il y en a un nombre illimité. Voilà, c'était 5 astuces. Première, tout le monde s'en fout de toi. Les gens s'intéressent à eux, donc crée du contenu qui les intéresse. Deuxième, c'est 80-20. 80% d'amour, 20% de vente. Troisième, c'est l'accroche est important. Capte d'abord l'attention de ton lecteur et ensuite tu le racontes. Le dictaphone, l'astuce pour se mettre à écrire ou pour donner son idée. Et boîte à idées, hyper important la boîte à idées pour mettre un endroit à ton idée et plus jamais avoir un peu le syndrome de la page blanche. Et la dernière chose, ce serait... un peu le bonus, c'est l'action est supérieure à tout. L'action est supérieure à tout. Faire les choses, c'est plus important que d'avoir un plan.
- Speaker #0
Ah, j'adore la punchline ! J'adore aussi l'astuce sur le dictaphone. Je sais que je l'utilise très rarement, parce que pareil, généralement, j'ai plutôt tendance à marquer dans ma boîte à idées et autres. Mais tu vois, petite anecdote, juste avant qu'on se retrouve pour enregistrer ce podcast, on avait rendez-vous à 15h pile, et en fait, à 14h56... Je suis allée faire mon dernier pipi avant d'enregistrer le podcast, tu vois. Et j'ai eu une idée et je dis, je n'ai pas le temps de noter mon idée parce qu'il faut que je me connecte, il y a Nina qui m'attend et tout. Et du coup, j'ai sorti mon dictaphone et je sais que j'ai parlé dans mon dictaphone en me disant, ça fera un prochain post plus tard, etc. Je ne l'utilise pas assez. Je pense que je vais m'y mettre un petit peu plus parce que c'est vrai que ça va beaucoup plus vite et puis ça dédramatise un petit peu le fait d'être devant une note vide ou devant un carnet vide et de devoir aligner des mots qui font sens sur le moment. Parce qu'en fait, quand tu parles, tu t'en fiches si c'est grammaticalement et orthographiquement correct du premier coup.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Donc, trop bien. Merci. Ça fait trop plaisir. Je vais m'arrêter là avec mes questions même si je pourrais continuer encore des milliers et des milliers d'heures à papoter avec toi. Mais pour le bien-être des oreilles de nos auditeurs et parce que... On est déjà sur un bon échange. On va s'arrêter là. Merci. Qu'est-ce que tu retiens de cet épisode, toi ? Que c'était fatigant, apparemment.
- Speaker #1
Non, c'était trop bien. Ce que je retiens, c'est... En fait, c'est le moment où tu m'as dit, moi aussi, j'ai vécu ces différentes étapes. Le fait qu'au début, on publie du contenu qui nous fait plaisir. Le contenu qui nous fait plaisir. Et le message que j'ai envie de faire passer par rapport à ça, c'est profiter de ce moment-là, si vous êtes au début. Parce que c'est le moment où vous allez... pouvoir le plus vous faire kiffer. Et qu'après, ça sera toujours du kiff, mais il va y avoir un petit peu plus de pression et d'attente de vous-même, de votre audience et tout. Mais le début, c'est vraiment le moment où tu peux tester. Donc, j'ai eu un petit moment de nostalgie de la Nina d'avant qui créait du contenu en se disant « Oh, vas-y ! » Sur quoi on pourrait rigoler aujourd'hui ?
- Speaker #0
J'ai une autre question. Peut-être que la réponse est la même. Si tu as une seule chose que tu aimerais que les auditeurs retiennent de cet épisode, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Eh bien, je vais changer. Du coup, je vais donner autre chose. Fais les choses, c'est plus important que les faire parfaitement. Je pense qu'Aline l'a déjà dit un milliard de fois, mais je vais juste redire le message d'Aline autrement. Preuve en est, on peut dire la même chose et le dire différemment. Tu auras toujours des raisons de ne pas passer à l'action. La peur, elle part jamais. De toute façon, tu auras toujours peur. Même moi, parfois, j'ai encore peur d'écrire des posts alors que je fais un million de vues sur LinkedIn. Aline, c'est probablement que c'est pareil quand tu publies des épisodes. Donc la peur part jamais. Par contre, l'action, c'est ce qui va te permettre de faire quelque chose de meilleur tous les jours, de devenir, de créer un capital. et donc fais des choses et tu ne les feras pas parfaitement mais ce n'est pas grave. Sois sympa avec toi-même.
- Speaker #0
J'adore. Merci Nina. C'était trop cool.
- Speaker #1
Merci à toi et encore merci d'avoir reçu.
- Speaker #0
Avec grand plaisir et merci à tout le monde d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout. Et voilà les amis, j'espère que l'épisode vous a plu et que vous en avez tiré autant de valeur que moi. On a fait une très belle conclusion avec Nina sur qu'est-ce qu'on retenait de cet épisode, etc. Simplement, si je devais peut-être remettre une couche sur quelque chose, c'est de vous dire que la création de contenu, tout le monde est pareil quel que soit le niveau business qu'on a. À la limite, les gens qui créent énormément de contenus sont peut-être un petit peu plus rapides, ont de meilleurs process, mais en termes de mindset, on est tous dans le même bateau. Il y a des jours où on n'a pas envie, il y a des jours où on se sent nul, il y a des jours où on n'ose pas publier, il y a des jours où on remet en question tout ce qu'on a fait pendant les derniers jours, les derniers mois, les dernières années, et que juste ce qui est important, c'est de faire, tout simplement de faire, de publier, et que ce n'est pas un contenu qui détermine toute la qualité de notre business, mais plutôt l'accumulation de contenus, la consistance, la qualité. sans devenir perfectionniste et surtout la cohérence comme Nina l'a si bien dit. J'espère que cet épisode de podcast vous a plu. Un grand merci de l'avoir écouté jusqu'au bout et à vous tous. Je vous souhaite une merveilleuse journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !