Speaker #0Hello, je suis Aline, coach business chez The B-Boost. Après des années de freelance en tant que retoucheuse photo, je suis devenue coach business et j'aide désormais les entrepreneurs à booster leur entreprise. Si vous êtes à la recherche de stratégie, d'astuces, de retour d'expérience... de partage et d'une bonne dose de bonne humeur, vous êtes au bon endroit. Dans ce podcast, seul ou avec mes invités, je vous partage tout pour vous inspirer au quotidien, vous aider à atteindre tous vos objectifs et faire en sorte que vous puissiez développer le business de vos rêves. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour ! Hello à tous, j'espère que vous allez bien et bienvenue dans l'épisode 224 du podcast Je peux pas j'ai business. Sujet du jour, sujet ô combien brûlant, on va parler de la peur de la réussite. Alors je sais que c'est un sujet que j'ai déjà traité à quelques reprises sur ce podcast, mais comme récemment j'ai eu plusieurs discussions, que ce soit avec des élèves de la BSB 2023 ou bien même sur Instagram, sur ce sujet-là où soit la personne venait me demander des conseils par rapport à ça, soit même on se rendait compte au cours des discussions qu'il y avait une vraie peur de la réussite qui était cachée sous une peur x ou y. Je me suis dit « ça vaudrait le coup de faire un petit rafraîchissement du sujet sur le podcast » et donc me voilà aujourd'hui dans vos oreilles pour parler de tout ça. Installez-vous confortablement et c'est parti ! Et avant de commencer, je voulais faire ma petite dédicace de nouveau, tradition que j'ai remise au goût du jour assez récemment dans le podcast, où je fais une dédicace à l'un ou l'une d'entre vous qui laisse son avis sur sa plateforme d'écoute favorite. Et aujourd'hui, je voudrais dire un grand merci, alors encore une fois, ce sont vos pseudos sur Apple Podcasts et autres plateformes, donc voilà, mais à Waka64 qui nous parle de l'épisode sur le plan média. Donc ça, c'est l'épisode 219 et qui nous dit « Merci pour ce partage. Je suis une adepte de ton podcast. Cet épisode m'a motivée de fou. Je vais y réfléchir très sérieusement. » Donc, de rien. Et je vous conseille surtout d'écouter cet épisode de podcast. Bref, je referme la parenthèse et c'est parti du coup pour la peur de la réussite. Donc là, je change totalement de sujet. D'ailleurs, j'ai créé une petite ressource supplémentaire pour vous. Si jamais au cours de l'épisode de ce podcast, vous vous sentez particulièrement visé par la peur de la réussite. Si plus j'en parle, plus vous dites « Non mais c'est moi. Je me reconnais là-dedans ? Comment est-ce que je peux faire ? » etc. J'ai créé une toute petite ressource de coaching, en fait c'est un mini e-book PDF avec 10 questions puissantes pour vous aider justement à identifier, à challenger et à travailler votre peur de la réussite. Donc c'est un petit exercice on va dire de journaling, de brainstorming où il y a 10 questions que vous pouvez ensuite marquer sur un journal ou sur une feuille de papier libre, sur un logiciel de prise de notes, vous faites comme vous voulez et vous allez pouvoir ensuite brainstormer et vous poser les bonnes questions et faire les bonnes prises de conscience. envie de travailler sur cette peur de la réussite, vous pouvez télécharger ce petit bonus. Pour y accéder, c'est très simple, vous tapez thebeboost.fr slash 224, le numéro de cet épisode, ou alors tout simplement, dans la description de cet épisode de podcast, vous allez trouver le lien de téléchargement direct. Voilà, thebeboost.fr slash 224. Donc, la peur de la réussite. Au programme de cet épisode, on va parler de déjà qu'est-ce que c'est la peur de la réussite et quels sont les symptômes. Comme ça, on va s'auto-diagnostiquer nous-mêmes et vous allez pouvoir vous dire oui, ça me parle ou alors non, ce n'est pas vraiment ça. Ensuite, on va parler de quelles sont les conséquences de la peur de la réussite sur la vie d'un entrepreneur et sur son business et évidemment de comment la surmonter. Je vais vous donner à la fin quatre manières de travailler sur sa peur de la réussite. Alors évidemment, ça ne sera pas un coup de baguette magique parce qu'on est sur des questions mindset qui sont parfois profondément ancrées en nous mais en tout cas pour entamer ce travail. Et donc commençons par le commencement. Qu'est-ce que la peur de la réussite ? Et surtout, quels sont les symptômes ? La peur de la réussite, c'est d'avoir... ultra, ultra, ultra, ultra envie de réussir en business tout en ayant une peur bleue, la frousse que ça nous arrive. Et ça, ça va créer un énorme conflit en nous. On veut à tout prix quelque chose et en même temps on le redoute. C'est comme ces gens qui veulent à tout prix être en couple et en même temps qui redoutent d'être en couple. Et donc qu'est-ce qui se passe ? Je vous donne dans le mille, autosabotage. La peur de la réussite, c'est un conflit intérieur entre les aspirations qu'on a et les appréhensions qu'on a de cette même chose. C'est le fait de vouloir quelque chose à tout prix, la réussite donc, et en ayant extrêmement peur que ça arrive. Et là on peut se dire « Ok mais attends Aline, comment ça se fait qu'on peut avoir peur de réussir ? » Enfin la réussite est ce qu'on veut tous avec notre business, c'est l'objectif de tout entrepreneur qui crée son activité, qui se lance. Pourquoi est-ce qu'on aurait peur de réussir ? Très bonne question Sherlock ! Parce qu'en fait la peur de réussir n'est que l'emballage, le cadeau, la partie émergée de l'iceberg, de toute une flopée d'autres peurs dont on aura l'occasion de parler plus tard. Mais du coup, Quels sont les symptômes de la peur de la réussite ? Comment savoir si on est dans un scénario de peur de la réussite qui mène du coup à de l'osso-sabotage ? C'est 1. De la procrastination, plus, sur les tâches où on sait que ça va vraiment faire avancer notre business. C'est le fait de sans cesse, sans cesse revenir, donc ça c'est plutôt aussi la procrastination active, sur des choses qu'on a déjà travaillées. Par exemple, je crois que le symptôme le plus récurrent que je vois, c'est quelqu'un qui va sans cesse vouloir retravailler son positionnement, sans cesse vouloir changer de niche, sans cesse vouloir pivoter tout simplement parce qu'elle a peur de passer aux étapes supérieures. Imagine ça fonctionne, imagine ça marche. Ah non, ça me fait trop peur. Je préfère revoir ce que j'ai travaillé déjà mille fois, à savoir mon client idéal et mon positionnement. Parce que je suis pas sûre que c'est assez bien, parce que je pense que ça peut être encore mieux. Puis parce que je connais, c'est confortable. Donc pourquoi aller faire autre chose que ce que je connais, que ce qui est confortable ? Mais comme je m'occupe en faisant quand même quelque chose qui est important, à savoir mon positionnement, mon client idéal, ma vision, mes valeurs, mes objectifs, etc., j'ai quand même la sensation, je me donne... donne la sensation d'être occupée, d'être efficace, d'être productive parce que je travaille sur des trucs importants, tu comprends. Mais qui m'évite quand même de faire ce qui est vraiment encore plus important et ce qui va vraiment potentiellement déclencher ma réussite. La peur de réussite, c'est la peur de l'échec un petit peu déguisé. Parce que si je commence à réussir, potentiellement je peux échouer. Et plus je vais réussir, plus je vais tomber de haut si un jour j'échoue. La peur de la réussite, c'est aussi la peur de ne pas être à la hauteur de cette réussite. C'est la peur de ne pas savoir assumer Et qu'est-ce que je fais si demain ça fonctionne et qu'en fait j'ai pas les épaules et je n'arrive pas à assumer et j'ai pas la bande passante et j'arrive pas à accueillir autant de clients et tel client il me dit oui pour mon devis et là je flippe parce que je suis pas sûre d'être à la hauteur. La peur de la réussite c'est aussi la peur de changer et de perdre son identité et si je devenais un sale capitaliste complètement obnubilé par l'argent parce que je commençais à gagner trop et si je devenais quelqu'un de tellement busy de tellement occupé que je n'arriverais plus à avoir du temps pour ma famille et mes enfants ? Donc peur de changer d'identité. La peur de la réussite, c'est aussi la peur du regard des autres. Et si je réussis ? Et si je suis le clou qui dépasse sur la planche ? Est-ce que c'est sur moi qu'on va taper ? Est-ce que je vais me faire critiquer ? Est-ce que je vais attirer la haine ? Est-ce que je vais attirer la jalousie ? Est-ce que mes amis vont continuer à m'aimer ? Est-ce que les autres vont me juger ? Donc la peur de la réussite, c'est aussi la peur du jugement. La peur de la réussite, c'est la peur d'être moins aimée aussi. De dire est-ce que les gens vont toujours m'aimer si je réussis ? Si je gagne plus d'argent qu'eux ? Si mon business fonctionne mieux, est-ce qu'il n'y a pas des gens qui vont être jaloux ? Comment est-ce que telle ou telle personne de mon entourage va se comporter ? Alors qu'elle m'a peut-être déjà montré dans le passé qu'elle m'encouragait, mais que dans son regard je voyais qu'il y avait une espèce de jalousie, que c'était un petit peu teinté. La peur de la réussite, c'est aussi la peur du rejet, parce qu'on adore détester les gens qui réussissent. Encore plus en France, on adore détester les gens qui réussissent, qui sont célèbres, pour qui tout ça fonctionne, etc. On adore les critiquer. Et donc si je deviens une de ces personnes-là... Est-ce que ça veut dire que moi aussi je vais être critiquée ? La peur de la réussite, c'est aussi la peur du changement. Changement de mon rythme de vie. Et qu'est-ce que je fais si demain je réussis ? Est-ce que ça veut dire que j'aurai plus le temps de faire rien d'autre que mon business ? Est-ce que ça veut dire que mes priorités vont changer ? Est-ce que ça veut dire que la vie que j'aime et le rythme de vie et l'équilibre pro-perso que j'ai en ce moment va être challengé et que je ne pourrai plus avoir du temps pour moi-même ? Et la peur de réussite, c'est aussi la peur de réussir et de tout perdre ensuite. De monter très haut très vite et ensuite d'avoir une chute tout aussi douloureuse. Donc la peur de réussir, ce n'est pas que la peur de réussir. la peur de réussir en soi, c'est la peur de l'échec, de ne pas être à la hauteur, de changer, de perdre son identité, du regard des autres, d'être jugée, d'être moins aimée, du rejet, du changement, de tout perdre. Donc évidemment qu'on a peur de la réussite une fois qu'on a formulé tout ça. Je ne sais pas si ça vous parle, je ne sais pas s'il y a une des choses que j'ai soulignées qui vous parle, mais la peur de la réussite, ce n'est pas que la peur de la réussite. On n'a pas peur de réussir, on a peur de tout ce que ça implique derrière. Et donc encore une fois, c'est quelque chose qui crée un énorme conflit en nous, un conflit entre aspiration et réussite. appréhension, un conflit où on va à la fois appuyer sur l'accélérateur et sur le frein en même temps. Et donc là, on aborde toute la partie c'est quoi les conséquences de la peur de la réussite sur la vie d'un entrepreneur ? On appuie à la fin sur le frein à l'accélérateur, donc déjà on fatigue la machine, la machine étant nous, notre mindset et notre corps, nos physiques, notre productivité, notre capacité de travail, mais surtout le symptôme numéro 1, la conséquence numéro 1, c'est l'auto-sabotage. On s'auto-sabote parce qu'on a envie de réussir et en même temps on le redoute tellement qu'on va s'auto-saboter de manière consciente ou inconsciente. On va procrastiner, que ce soit la procrastination passive, c'est-à-dire que juste on va être incapable de passer à l'action puis on va s'occuper de plein de choses sauf de ce qu'on doit faire, ou même de la procrastination, et ça c'est la plus dangereuse active, qui est de, on va passer énormément de temps sur quelque chose pour se donner l'illusion et l'impression d'être occupé alors qu'en fait c'est pas du tout. Et encore une fois je reviens à l'exemple que je donnais tout à l'heure, Un entrepreneur qui va passer des lustres et des lustres à travailler son positionnement et qui va revenir dix fois et qui va changer de la vie dix fois, C'est parce que c'est de l'autosabotage et de la procrastination active, parce qu'il se donne l'illusion d'être très occupé sur son positionnement, qui est quelque chose, je le sais et je suis d'accord, de très important en business. Mais au bout d'un moment, il faut essayer de passer à l'étape d'après. Donc quand on a un décalage tel entre ce qu'on veut dans notre tête, la réussite et les actions qu'on met en place, procrastination. Quand on a un tel décalage entre les aspirations qu'on a et les actions, autosabotage. soit on fait du sur place, mais surtout on fait du sur place en développant de la frustration, pourquoi ça n'avance pas, en développant de l'autoflagellation, je ne suis pas assez bien, je n'avance pas assez vite, en développant le pire scénario possible, parce que quelque part, on est déjà dans une situation d'échec qu'on cherche à éviter à tout prix parce qu'on a peur de réussir, mais on est déjà dans la situation qu'on redoute le plus, qui est cette peur de l'échec. Le plus dur dans la peur de réussir, je crois, c'est de l'identifier. Parce que ce n'est pas une peur dont on parle, c'est une peur qui est taboue. Encore plus dans une société où... la réussite est glorifiée ou l'action, le résultat rapide, le résultat impressionnant, le résultat en dehors de toute attente, la performance est autant glorifiée. Et du coup dire qu'on a peur de ça, dire qu'on a peur de réussir, c'est déjà la plupart des gens vont vous regarder avec des yeux comme deux soucoupes volantes là, mais en plus du coup c'est un sujet ultra tabou. Mais une fois qu'on a identifié cette peur de la réussite, c'est plus facile de travailler dessus et on va voir juste après les pistes pour le faire. Mais là du coup ça me fait la transition parfaite vers cette réussite La pression sociale de la réussite, et je pense que c'est important qu'on en parle quand même. J'en ai déjà parlé sur un épisode de podcast, c'est l'épisode 176. Je vous mettrai le lien dans la description de cet épisode de podcast. Mais on a un énorme tabou de la société aujourd'hui sur la réussite. C'est quelque chose qu'on adore détester et en même temps qu'on glorifie, qu'on encourage. à la pop culture, en passant par la politique, l'économie, etc., que c'est ce qu'il faut viser et à des niveaux de performance assez hauts. Il y a des messages contradictoires sur cette réussite de partout dans nos vies, quelles que soient nos origines, quelle que soit notre culture, quelle que soit notre religion. Et du coup, d'être encore une fois bercée par cette espèce de conflit entre il faut et il ne faut pas, je veux et je ne veux pas, c'est bien, ce n'est pas bien, ça ne vient pas du tout arranger la situation si déjà nous on a peur de la réussite de base. Du coup, qu'est-ce que je vous invite à faire par rapport à tout ça ? c'est déjà de redéfinir ce que c'est la réussite pour vous. C'est quoi la réussite pour vous ? Pas la réussite de la société, pas la réussite de votre famille, de vos proches, de vos parents, de votre mari, de vos enfants, de vos amis, des autres entrepreneurs que vous admirez. Mais pour vous, c'est quoi la définition de la réussite ? C'est large, réussite. C'est quoi réussite pour vous ? Est-ce que c'est performance ? Est-ce que c'est bonheur ? Est-ce que c'est équilibre ? Est-ce estime de vous-même, à quoi est-ce que vous reliez le sentiment de réussite, l'émotion de la réussite, la sensation de la réussite ? Et ça peut être quelque chose de palpable, ça peut être quelque chose de pas palpable. Camoulox, je ne sais pas comment on pourrait dire, bref. Qu'est-ce que c'est la réussite pour vous ? Et ensuite vous dire ok, qu'est-ce que ça veut dire pour moi réussir ? Et ensuite au travers de cette définition qui vous est propre, chacun va avoir cette définition de la réussite, chacun va avoir Ces marqueurs de réussite, ces capillaires pour la réussite, ces facteurs et ces données qui vont dire oui j'ai réussi ou non j'ai pas réussi. Et ensuite savoir aussi discerner la peur de la réussite et de la simple absence d'envie d'y aller. Parce que peut-être qu'en réfléchissant à ce que c'est vraiment pour vous la réussite, vous allez vous dire mais en fait ce dont j'ai peur depuis le début où je me dis oh j'ai peur de réussir, j'ai peur de réussir, non en fait c'est juste que j'ai pas envie d'y aller parce que c'est pas ma définition de la réussite. Parce que c'est la définition que tout le monde véhicule et que tout le monde nous dit « oui, c'est ça qu'il faut faire, c'est ça qu'il faut faire, c'est ça qu'il faut faire » . Et en fait, moi je me rends juste que j'ai pas envie d'y aller. Donc au final, j'ai pas peur de la réussite. Je suis pas en situation d'auto-sabotage de la réussite, c'est juste que je n'ai pas envie d'y aller parce que ce n'est pas ma définition de la réussite. Bon ça c'est encore, on ajoute encore une nouvelle manière de regarder les choses, c'est qu'on peut aimer la réussite et y aller. On peut vouloir la réussite et avoir peur d'y aller. Donc là c'est le sujet de notre épisode de podcast, mais il y a aussi une troisième voie de que peut-être ce que vous... estimez être la réussite pour vous, parce que vous n'avez pas suffisamment réfléchi à la question, et bien c'est juste pas de la réussite et donc du coup vous n'avez pas envie d'y aller. Donc là ce n'est ni de la peur, c'est juste que vous avez suffisamment de discernement pour vous dire non en fait je ne veux pas ça dans ma vie, ça ne m'intéresse pas. Et auquel cas, ben c'est pas grave. Auquel cas vous dites ok, je réajuste mon compas, c'est quoi la réussite pour moi et comment je vais dans cette direction-là et pas dans l'autre direction qui finalement n'est pas la bonne pour moi. J'ai l'impression de partir dans des trous de lapin. avec cet épisode de podcast, mais j'espère en tout cas que de l'autre côté, de votre côté, dans vos oreilles, ça fait sens. Donc encore une fois, tout ce petit débat sur la peur de la réussite, il y a un épisode de podcast qui a été créé juste sur ce sujet-là, où pareil, je baragouine pendant 15-20 minutes sur le sujet. C'est l'épisode 176, je vous mets le lien en description. Du coup, maintenant que j'ai fait un petit tour sur la peur de la réussite, qu'on a vu, quelles autres peurs se cachaient derrière, qu'on a vu un petit peu les symptômes, les conséquences, comment ça se traduit dans nos business, et je pourrais citer encore des milliers de situations du quotidien dans lesquelles la peur de la réussite se manifeste. Exemple tout bête. Je reçois un devis, c'est un exemple que j'ai vécu moi-même quand j'étais retoucheuse photo à l'époque, quand j'étais freelance. Je recevais une demande de devis d'un client, d'un gros client avec un devis très cher et je mettais une semaine à lui répondre. Non pas parce que je n'avais pas le temps de faire le devis, non pas parce que je n'étais pas excitée mais parce que j'avais tellement peur. Qu'est-ce que je fais si le client me dit oui ? Là, je suis en train de faire un devis à 8000 euros, mais qu'est-ce que je fais si le client le signe ? Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être assez bien derrière, peur d'échouer dans ma mission. Si le client signe ce devis et qu'après je me rends compte que j'arrive pas à être à la hauteur. Et du coup procrastination là-dessus. Procrastination non pas parce que j'ai peur de faire un devis, ça je sais faire. Procrastination parce que j'ai peur que ça fonctionne. J'ai peur que le client dise oui. J'ai peur des implications que ça a derrière. Peur de la réussite. Bon, comment est-ce qu'on fait ? Quand on s'est identifié une peur de la réussite, quand on a écouté le début de cet épisode et qu'on se dit « Ah ouais, ça me parle un petit peu » ou alors « Ça me parle carrément Aline » . Qu'est-ce que je fais maintenant avec ça ? Donc, vous vous en doutez, il n'y a pas de coup de baguette magique. possible parce qu'on est vraiment sur du mindset. Et donc, on va travailler sur notre peur de la réussite de la même manière qu'on travaille n'importe quel challenge mindset qu'on rencontre dans sa vie. Et pour la petite histoire et la petite aparté, en ce moment, moi, dans ma vie personnelle, moi, Aline, je suis en train de travailler des gros points très importants pour moi que j'avais refusés de travailler ces dernières années, etc. Et là, je me suis enfin attaquée. Et du coup, c'était très rigolo de voir qu'est-ce qui fonctionnait pour moi pour transformer un mindset, transformer une croyance, transformer une peur profonde, ancrée, qui est là depuis plusieurs... années, parce que mes expériences, parce que mon vécu, parce que mon expertise, parce que mes observations et tout qui ancrent des choses en nous, des schémas répétitifs. Et du coup, comment est-ce qu'on fait pour repérer ça, pour casser la boucle et pour changer notre fonctionnement, changer nos schémas, etc. Eh bien, tout ça, je suis en train de le faire sur d'autres aspects de ma vie qui ne sont pas du tout des aspects business, qui sont des aspects perso. Et du coup, je m'oblige et je me force à regarder avec une position méta qu'est-ce qui fonctionne sur moi ? Qu'est-ce qui accélère le processus et qu'est-ce qui fait que ces changements s'opèrent de manière rapide ? Et après, je me dis comment est-ce que je peux en faire une méthode pour l'appliquer à d'autres domaines dans ma vie. Donc là, c'est un petit peu cette méthode que je vais vous partager qui fonctionne très bien pour moi. Alors peut-être que ça ne fonctionnera pas pour tout le monde, mais je me dis comme c'est efficace, je vais en parler et on va appliquer ça à la peur de la réussite. Première étape qu'on fait pour surmonter la peur de la réussite, pour surmonter n'importe quel challenge mindset, mais là, on va l'appliquer à la peur de la réussite. On va challenger son paradigme et son cadre de référence. Vous avez peur de la réussite parce que vous la regardez à travers l'écosystème. des lunettes, et ces lunettes, on le filtre expérience, on le filtre éducation, on le filtre observation du monde extérieur, on le filtre expertise, on le filtre société. Bref, vous êtes en train de regarder le monde et la peur de réussite à travers une position, à travers l'endroit où vous vous situez, et à travers un certain nombre de filtres qu'on vient de citer. L'idée, c'est que 1, on va enlever les lunettes, et que 2, on va changer d'endroit. Quand je dis changer d'endroit, c'est que prenez l'image d'un menhir, donc une énorme pierre posée dans une prairie. Et là, je vous dis... « Ok, ce menhir a une ombre. » Et cette ombre est étendue sur le sol. Et là vous regardez le menhir et vous dites « Non, il n'y a pas d'ombre. » Aline, il n'y a pas d'ombre, je ne la vois pas. Et là je vous fais tourner de 90 degrés autour du menhir et je vous dis « Si, le menhir a une ombre. » Et là vous voyez l'ombre qui était cachée derrière le menhir. L'ombre est là, l'ombre existe. Mais il a fallu que vous vous déplaciez, que vous changiez d'angle, de paradigme pour pouvoir voir l'ombre. Et bien du coup, une croyance imitante, en l'occurrence la peur de la réussite, ça fonctionne exactement de la même manière. On va déjà changer... d'angle de vie, de paradigme. On va changer de perspective pour pouvoir voir l'ombre, pour pouvoir voir les choses différemment, pour pouvoir se challenger là-dessus. Et en plus de ça, on va enlever tous les filtres qu'on a sur nos lunettes qui font qu'on va voir les choses que d'une certaine manière, qui n'est pas la vérité mais qui est notre vérité. Donc première chose, challenger son paradigme et son cadre de référence. Étape numéro 1, travailler sa notion de peur et comprendre que votre peur n'est pas l'ennemi. Il y a une citation de André Gide que j'aime beaucoup qui dit « La peur n'est pas l'ennemi. Attendre de ne plus avoir peur, peur l'est. Je répète, la peur n'est pas l'ennemi. Attendre de ne plus avoir peur l'est. La peur c'est un signal chimique que vous envoie votre cerveau. La peur c'est un signal neutre par définition. Mais c'est à vous de décider comment vous souhaitez l'utiliser. Qu'est-ce qu'on souhaite en faire ? Mon cerveau a peur de réussir. Ok, c'est une information qui me donne. Mais plutôt que d'être en réaction de mes émotions et de cette peur, je décide d'être en action. Qu'est-ce que je veux en faire ? Marie Forleo dans son livre que j'adore qui est « Tout est possible » Elle dit « La peur, c'est une boussole qui nous indique dans quelle direction on doit aller. » Parce que ce qui nous fait peur, c'est ce qui nous challenge, c'est ce qui nous fait sortir de notre zone de confort, c'est ce qui nous donne envie aussi. Donc première chose, revoir sa notion de peur. Votre peur n'est pas l'ennemi, votre peur est un indicateur. C'est vous qui décidez de lui donner une place d'ennemi ou une place de « oh ça veut dire j'ai peur et ça veut dire qu'il ne faut pas que j'y aille » ou alors « oh ça veut dire que j'ai peur, ça veut dire que c'est la bonne direction pour moi » . Votre peur est un indicateur neutre. Deuxième chose qu'on fait pour changer son paradigme, son cadre de référence et voir l'ombre du menhir. Remettre en question ses croyances et son environnement. Se challenger, se confronter à des personnes qui défient nos croyances limitantes. Parlez-en ! parlez-en à des personnes qui vont être capables de vous faire changer d'angle de vue, qui vont être capables de vous faire tourner autour du ménire pour voir l'ombre que vous ne voyez pas. Donc ça peut être un coach, ça peut être un ami qui connaît le coaching, ça peut être des personnes qui ont suffisamment de développement personnel pour savoir vous poser les bonnes questions, vous aider à voir les choses de manière différente, ou intéressez-vous même, c'est quelque chose que j'adore faire moi, c'est de trouver des exemples. A chaque fois je me dis : "J'ai peur de réussir parce que si je réussis il va m'arriver x ou y quelque chose" ou "J'ai peur de faire telle action parce que si je le fais il va m'arriver x ou y quelque chose". Premier réflexe que j'ai, c'est que je vais chercher des contre-exemples. Qui autour de moi ? Quelles sont les personnalités sur Instagram ? Quelles sont les personnalités sur YouTube, sur les podcasts, dans les contenus, les auteurs, etc. Les célébrités qui me montrent que ce dont j'ai peur, c'est non seulement possible, mais c'est réalisable dans les meilleures conditions. Sans que le scénario catastrophe que je suis en train de m'imaginer dans ma tête se produise. Donc, je récapitule. Comment est-ce qu'on surmonte une peur, une croyance, mindset ? Première chose, on challenge son paradigme, on change de cadre de référence, on tourne autour du menhir. Pour en voir l'ombre, et ça comment on le fait ? On travaille sa notion de peur et on se fait challenger par quelqu'un d'extérieur. On va trouver des exemples qui nous prouvent que c'est possible ou qui nous prouvent que c'est réalisable. On a quelqu'un dans notre entourage, que ce soit un coach, un ami, un proche, quelqu'un d'extérieur. Ça peut être une formation, ça peut être plein de choses qui vont venir justement nous aider à nous challenger et on travaille là-dessus. Deuxième chose qu'on fait pour surmonter la peur de réussir et surmonter encore une fois n'importe quel challenge mindset, c'est on travaille sur soi. Et là, le travail sur soi, il y a... un temps incompressible pour le faire. Ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour au demain, c'est quelque chose qui va travailler à la fois de manière consciente et inconsciente. Et là, du coup, il va falloir laisser le temps au temps. Comment est-ce qu'on travaille sur soi ? Moi, j'aime beaucoup, beaucoup juste consommer du contenu. Lecture, podcast, contenu YouTube, moment de réflexion, de brainstorming, etc. Quand je décide de travailler quelque chose sur mon mindset où je sais que j'ai un angle mort, je sais que je ne vois pas encore l'ombre de jumeir, je sais que j'ai besoin... de changer le paradigme de quête de référence, de perdre des prises de conscience, de m'élever par rapport à ça. Je vais consommer énormément de contenu. Je vais lire au moins cinq bouquins, je vais découvrir dix nouveaux podcasts, je vais consommer plein de contenus sur la question sur TikTok, etc. pour m'abreuver de ça jusqu'à ce que je sente mon mindset shifter par rapport à ça et que j'arrive au résultat que je souhaitais. Et donc ça, ça va être une question de qualité de contenu, de quantité de contenu. et de durée d'exposition au contenu. Donc c'est pour ça que je vous dis, ce n'est pas quelque chose qui se fait du jour en demain et c'est des transformations qui, si elles sont très profondes en vous à effectuer, peuvent prendre jusqu'à plusieurs mois, plusieurs années ou ça peut aller très vite. Ça, ça va vraiment dépendre de vous. Et ensuite, dernière chose plus spécifique à la peur de la réussite, mais comment est-ce qu'on va faire pour dès aujourd'hui commencer à se challenger, à y aller, à observer des résultats ? C'est qu'on va se dire, on ne va pas se soucier d'un problème tant qu'il n'existe pas encore. On ne se soucie pas d'un problème de « qu'est-ce qui va se passer si je réussis ? » alors qu'en fait, vous n'êtes pas en train de réussir. Voire même, vous êtes déjà dans le pire scénario possible. Vous avez peur de réussir parce qu'après, vous avez peur de réchouer, de tout perdre. Ben oui, mais vous n'avez déjà rien. Donc en fait, vous êtes déjà dans la pire situation. Vous êtes déjà dans une situation où potentiellement, vous n'avez pas le client, vous n'avez pas ci, vous n'avez pas ça. Donc, vous êtes déjà en train d'expérimenter le pire scénario possible. Donc prise de conscience numéro 1, ce n'est pas si pire que ça. Vous n'êtes pas en train de mourir. Et prise de conscience numéro 2, ça ne peut que s'améliorer. Et c'est pour ça que j'adore poser à chaque fois à mes coachés la question de « et au pire quoi ? » « Et au pire quoi ? » Faites la liste de tous les scénarios possibles et imaginables où vous vous dites « si je réussis, il va se passer ci, si je réussis, il va se passer ça » et trouvez-y un plan B. Moi, j'adore faire ça à titre personnel dès que j'ai une peur, qu'elle soit fondée ou infondée. Je fais tous les scénarios possibles, enfin tous les scénarios négatifs, possibles, et pour chacun d'entre eux, je trouve un plan B. S'il se passe ça, je vais faire ça. S'il se passe ça, je vais faire ça. S'il se passe ça, j'ai telle ressource et je pourrais faire ça. Donc en fait, on se rend très vite compte que toutes les peurs qui adorent prendre tellement de place dans notre inconscient, dans notre cerveau, etc., au final sont complètement gérables et on diminue leur importance. Dernière étape, quand on travaille sur un challenge mindset comme celui de la peur de réussir, si malgré tout ça, ça ne fonctionne pas, donc malgré le challenge sur la notion de peur, du paradigme et du cadre de référence, malgré tout le travail sur soi qu'on fait avec le contenu à notre disposition ? malgré le fait qu'on y va quand même, qu'on agit comme si on n'avait pas peur de réussir. Ah oui, ça je ne l'ai pas dit, c'est hyper important. Un des moyens les plus rapides qui ont fonctionné pour moi pour me débarrasser d'une... croyance, d'une peur ou d'un challenge mindset que j'avais, c'était d'agir comme si je n'avais pas ce problème. Alors ça peut paraître très très bête, mais d'agir pendant une durée limitée, vous vous dites 15 jours, un mois, deux mois, je vais agir comme si j'avais pas peur de réussir. Et vous vous forcez à incarner un personnage jusqu'à ce que ce personnage devienne une nouvelle partie de vous. Et ça, ça fonctionne pour plein de choses. Je l'ai fait pour énormément de choses, je l'ai fait pour l'exposition sur les réseaux sociaux. Je me suis dit, et ben Aline, force-toi ! à agir comme si tu n'avais pas peur de te montrer sur les réseaux sociaux. C'est dur, mais je l'ai fait jusqu'à ce que ça devienne naturel. Aline, force-toi à agir comme si tu n'avais pas d'anxiété sur X ou Y sujet. C'est dur, mais je l'ai fait. Aline, force-toi à agir comme si tu n'avais pas peur de la réussite et donc prends toutes tes décisions aujourd'hui et pour la semaine à venir comme si tu étais quelqu'un qui était sûr qu'elle allait réussir. Ok, j'y vais. C'est un petit peu le principe, je pense que la plupart d'entre vous ont vu ce film, de Yes Man. Oui. Celui qui disait « touche dans oui » là. C'est un petit peu cette idée-là. Donc, qu'est-ce qu'on fait si ça ne marche toujours pas ? J'ai challengé mon paradigme. J'ai changé mon cadre de référence. Je me suis faite bousculer. J'arrive à voir l'ombre du menhir. J'ai travaillé sur moi. Lecture, podcast, contenu, brainstorming, réflexion, journaling. Je suis allée en mode yes man. Je me suis forcée à agir comme si le problème n'existait pas, etc. J'ai fait ce travail sur moi-même. J'y arrive toujours pas. J'ai un blocage. Ça ne fonctionne pas. J'arrive pas à m'en dépêtrer tout seul. Et bien là, la dernière étape, c'est se faire accompagner. Se faire accompagner, c'est coaching, mentorat, thérapie, truc un peu plus holistique, spirituel. Ce que vous voulez, ce qui marche pour vous, ce qui vous correspond. Mais il y a des moments aussi où on ne peut pas exploser tout seul le bouton qu'on a au milieu du dos. On a beau savoir qu'il y a un bouton, il a beau nous faire mal, on a beau théoriquement être en mesure d'exploser le bouton parce qu'on a deux doigts et qu'on sait le faire quand il est sur un bras ou sur le visage, s'il est au milieu du dos, on ne peut pas l'atteindre. Désolée pour la métaphore dermatologique, mais au bout d'un moment, des fois, on a besoin de quelqu'un d'extérieur qui nous aident à faire ça. Et donc, dans ce cas-là, mon conseil serait de vous faire accompagner parce que, ok, ça prend un peu d'argent de se faire accompagner par un professionnel, encore une fois, quel que soit le professionnel en question, mais ça nous fait économiser tellement de temps, puis accéder à un tel niveau de bonheur aussi, de soulagement, de sérénité, que ça vaut toujours toujours le coup. Les amis, j'arrive tout doucement vers la fin de cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. J'espère que mon petit monologue et les petits chemins de traverse si les trous de lapin que j'ai pris vous ont plu. Merci de l'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Et encore une fois, si... Ce que je vous ai dit a résonné. Si vous avez trouvé du sens, ou alors si vous vous dites j'ai une peur de la réussite, je me suis reconnue dans le contenu de cet épisode de podcast, j'ai envie de travailler là-dessus, n'oubliez pas de télécharger le petit guide avec les 10 questions de coaching puissantes pour vous aider à brainstormer et réfléchir sur votre peur de la réussite. Ça peut faire partie de ces contenus qui peuvent vous aider à faire les prises de conscience nécessaires et à commencer ce chemin. Pour le télécharger, c'est complètement gratuit, thebeboost.fr 224 ou alors le lien qui est en description de cet épisode de podcast. Un grand merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout et à vous tous, je vous souhaite une excellente journée, soirée, après-midi, nuit, où que vous soyez et je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Bye tout le monde !