- Speaker #0
C'est comme avoir une coche business dans votre poche, prête à vous donner le petit coup de pouce ou le moutage de fesse dont vous avez besoin. Alors installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Et si le problème n'était pas votre mindset, votre discipline ou votre to-do list, mais tout simplement le fait que vous appliquez des conseils qui n'ont jamais été bons ou alors adaptés à votre corps. On le sait, aujourd'hui, les astuces de productivité, celles qu'on voit partout sur les réseaux sociaux, généralement, elles ne fonctionnent pas pour tout le monde. Et du coup, j'ai décidé de faire un épisode tout spécialement pour vous. Aujourd'hui, j'accueille avec moi le docteur Denis Koster, médecin anesthésiste et père du biohacking en France, tel qu'on me l'a déjà présenté dans ce podcast. Marceline, si tu nous écoutes, je te fais une petite dédicace et on va parler de tout ce qui a trait au biohacking, à la longévité et surtout à la productivité quand on est entrepreneur. Denis, bienvenue sur le podcast.
- Speaker #1
Hello Aline, enchanté et ravi d'être là.
- Speaker #0
Et bien moi aussi, j'ai préparé tellement de questions pour toi. J'espère que tu es prêt. J'ai envie d'être confronté, de challenger, de découvrir de nouvelles choses. Donc, Denis, tu es médecin anesthésique. Tu as l'ordre des médecins aussi au-dessus de ta tête, ce qui n'est pas le cas des coachs naturopathes, etc. Et pourtant, tu parles de biohacking depuis plusieurs années. C'est quoi ton parcours pour en arriver là ?
- Speaker #1
Alors, c'est très bien que tu n'hésites pas à me raccourcir parce que quand on appuie sur le bouton on, comme j'ai toujours... Ce n'est pas forcément ça de trouver le bouton off.
- Speaker #0
Peut-on convenir d'un petit geste en mode Thomas ?
- Speaker #1
Non, mais donc voilà, moi je suis médecin anesthésiste réanimateur, ça c'est vraiment mon métier de base. J'exerce depuis une vingtaine d'années en tant que médecin anesthésiste réanimateur. Je travaille dans une clinique parisienne. Et c'est vrai que je me suis toujours beaucoup intéressé à ce qu'on appelle la santé corps-esprit. Beaucoup influencé par ma femme Valérie, qui est médecin généraliste, très formé à la naturopathie, diplômé en neurosciences, diplômé en psychiatrie, prof de yoga. également avec une vision très holistique. Et donc, je me suis intéressé à cette ouverture qui m'a permis de me former à l'hypnose jusqu'à devenir instructeur à l'Institut Alguelaf Hypnotist, au coaching. Et tout ça, ça m'a donné une vision assez globale de la santé dans sa globalité. Après, je me suis dit, mais surtout à l'approche de la quarantaine, est-ce qu'on ne pourrait pas aller peut-être un petit peu plus loin ? Et j'ai découvert qu'il existait une formation de ce qu'on appelait à l'époque de la médecine anti-âge. Anti-aging. Anti-aging. Donc, j'ai passé un premier diplôme universitaire de médecine dite anti-âge il y a une dizaine d'années. Et ce diplôme, qui était sur deux ans, c'était assez lourd, était surtout axé sur la médecine esthétique, qui n'était pas la partie qui m'intéressait le plus. Mais la partie, par contre, anti-aging était vraiment intéressante. Puis comme je venais d'avoir 40 ans, j'ai dit, franchement, ça a l'air chouette. Il faudrait que j'applique des choses sur moi-même. Et puis, chemin faisant, j'ai appris quelques années après qu'il y avait un nouveau diplôme qui ouvrait en médecine dite anti-âge. Donc j'ai passé ce nouveau diplôme de médecine dite anti-âge. Et puis après, j'ai découvert qu'il y avait encore un diplôme à Lille de médecine et biologie de la longévité que j'ai passé l'année dernière. Donc je pense avoir trusté globalement à peu près toutes les formations universitaires sur le sujet et ça me donne comme ça une vision assez globale. Où finalement, j'ai mis un petit peu toute la culture médicale classique que j'avais, la culture coaching aussi, cette santé corps-esprit, plus ce côté prévention et longévité, en mettant tout ça dans un shaker. Je me suis dit, mais est-ce qu'on ne pourrait pas aller vers une optimisation du corps humain ? Et en discutant avec un ami entrepreneur, lui, il m'a dit, ta vision aux Etats-Unis s'appelle le biohacking, vas-y ! Ça, c'était il y a 5-6 ans. Et donc, j'ai commencé à me lancer dans cette discipline ou philosophie. C'est ce qui m'a permis d'écrire le premier livre en français sur le sujet. Et puis après, de continuer à communiquer dessus avec beaucoup, beaucoup de plaisir.
- Speaker #0
Avec beaucoup de plaisir et beaucoup de passion. J'ai une première question pour toi, parce qu'aujourd'hui, quand on parle de biohacking, on voit ce terme un petit peu partout. Beaucoup pensent, et j'en fais un peu partie, même si j'imagine que c'est un peu plus large que ça, que c'est se lever tôt, boire de l'eau citronnée et faire attention à son sommeil. J'imagine que ça va bien plus loin que ça. Quelle est la vraie définition du biohacking en tant que médecin qui a suivi des formations universitaires ? Et c'est quoi la différence avec la naturopathie ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est vraiment une question intéressante. C'est-à-dire que quand on dit « il faut bien manger, bien dormir, bien manger, bien manger, pas trop stressé, faire du sport. OK. Ça s'appelle l'hygiène de vie de base. Et en soi, c'est ce que tout le monde devrait faire. Qu'on considère que c'est la base du biohacking, et oui, c'est la base du biohacking, bien sûr. Mais si on revient à la définition, biohacking, bio, la vie, hacking, la prise de contrôle. L'idée, c'est de prendre le contrôle de notre vie à travers la prise de contrôle de notre biologie. Qui dit prise de contrôle de notre biologie, montre bien qu'il faut la connaître, notre biologie. C'est-à-dire que ce n'est pas juste des recettes qu'on peut appliquer. Qui dit prendre soin et prendre le contrôle de notre biologie ? Ça implique également éventuellement de faire des tests, de chercher à comprendre, que ce soit à travers des blood tests, des bilans sanguins ou à travers des métrics. L'idée, c'est d'avoir au maximum une personnalisation parce que tout ne fonctionne pas chez tout le monde. En fait, quand on parle biohacking, globalement, il y a trois étapes. Première étape, c'est qu'on va déterminer les déséquilibres. Donc ça va être finalement, en tant que médecin, ça va être des questionnaires médicaux, ça va être ce qu'on appelle une anamnèse, ça va être éventuellement... des bilans sanguins, ça va être éventuellement des bilans un peu plus profonds au niveau physiologique, ce qu'on appelle du XSK, un VO2max ou autre. Donc ça va être déterminer les déséquilibres. Une fois qu'on a déterminé ces déséquilibres, on va aller corriger ces déséquilibres. Et ça, finalement, ça va se faire à travers des routines personnalisées, ça va se faire éventuellement à travers des compléments alimentaires personnalisés. Et une fois qu'on a équilibré, alors on peut aller chercher le next step qui va être l'optimisation. Mais ça ne sert à rien de chercher à... optimisé tant qu'on n'a pas équilibré. Tu me demandais par rapport à la naturopathie. Je dirais que la différence avec la naturopathie, elle est presque plus philosophique. C'est-à-dire que la naturopathie, c'est quelque part un soin. C'est-à-dire que ça s'adresse à des personnes qui cherchent une alternative à tort ou à raison avec la médecine. Je n'en ai absolument pas en cause la naturopathie, mais en tout cas l'idée de la naturopathie, ça va être effectivement d'équilibrer, de chercher à corriger ou... Je vais oser le terme de soigner, même si ce n'est pas tout à fait approprié. Mais disons que la naturopathie, quelque part dans son fondement, elle s'arrête là. Le biohacking, dans son fondement, il cherche à aller plus loin. Et puis le biohacking, on va chercher cette optimisation, cette optimisation qui va nous pousser à aller améliorer tant nos compétences physiques que mentales. Et améliorer nos compétences physiques et mentales, ça peut être dans une visée de longévité, mais ça peut être dans une visée totalement haute de performance à l'instant T. Je prends souvent l'exemple des bodybuilders. Pour moi, les bodybuilders sont des biohackers. Incroyable ! Ils utilisent plein de choses pour hacker leur biologie. Alors effectivement, ils font ça, je dirais... À l'extrême. À l'extrême. Et puis finalement, parfois au sacrifice de leur santé à long terme. Mais c'est OK. Parce que le plus important, c'est le fameux start with why. Quel est ton pourquoi ? Si ton pourquoi, c'est je veux être performant à l'instant T, OK, utilise le biohacking pour être performant à l'instant T. Si mon pourquoi, c'est je veux vivre longtemps, alors... Le biohacking, c'est pas juste du copier-coller, parce que tout le monde dit, pour bien dormir, pour prendre de la lumière, regarder la lumière du jour le matin, pas de café après 14h, le soir, éviter la lumière bleue. Alors oui, effectivement, je dis tout ça, parce que c'est la base de la base, bien sûr, mais si on limite le biohacking à juste de la santé basique, si on limite le biohacking à juste du copier-coller, de faire n'importe quel influenceur parce qu'il a 20 000 abonnés. Ce n'est pas ma vision. Mais maintenant, ce qui est très important, quand on dit que ce n'est pas à la personne de s'adapter au biohacking, c'est-à-dire qu'il ne faut pas rentrer dans un moule, c'est au biohacking de s'adapter à la personne. Comme je dis, le biohacking, c'est quelque chose qui est censé être personnalisé et personnalisable.
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment ce que j'en retire et je pense que vous avez peut-être moins la nuance. Sur ce podcast, on est très pro-naturopathie, que ce soit le métier des personnes qui nous écoutent, les gens qui, comme moi, ont pu se faire accompagner. C'est vrai qu'on a un peu cette dimension test sanguin, bilan sanguin, mais je vois à quel point le biohacking va plus loin. J'ai une petite question avant d'enchaîner sur le corps de cet épisode, à titre purement personnel et curieux. C'est très rare d'avoir un médecin qui parle un vrai langage commun, donc merci pour ça. Est-ce que pour toi, c'est compliqué d'exercer le biohacking, sachant que tu as l'ordre des médecins au-dessus de ta tête, qui doit un peu surveiller avec qui tu associes ton image, parce qu'on sait qu'aujourd'hui, entre la médecine traditionnelle et les médecines dites alternatives, souvent il y a une petite guéguerre. beaucoup de médecins n'approuvent pas les naturopathes, mais tu as cité l'exemple de ta femme qui est médecin et naturopathe. Comment tu te situes par rapport à tout ça ? Est-ce que tu as des contraintes par rapport à ta prise de parole, ton métier ?
- Speaker #1
Ma femme n'est pas médecin et naturopathe. Elle est médecin et effectivement, elle a fait beaucoup de naturopathie, mais elle n'est pas en soins naturopathes. Par contre, elle enseigne notamment les huiles essentielles. Elle est très calée là-dedans. Donc effectivement, j'ai aussi cette vision. En fait, c'est très simple. Ma communication, à partir du moment où je parle, d'enseignement ou à partir du moment où je parle de conseils de santé, je peux dire tout ce que je veux, au contraire. Et je pense que... Les médecins ont aussi leur place. Effectivement, la santé n'appartient pas qu'aux médecins, ça c'est une certitude, mais la santé appartient aussi aux médecins. En fait, on a trop souvent l'idée de se dire que la médecine, elle ne connaît pas la prévention. Mais ça, c'est les gens qui ne connaissent pas la médecine. La médecine de prévention, elle fait partie de la médecine. En fait, quand on soigne une personne, on a toujours différents steps par rapport au soin de la personne. Tout d'abord, il y a ce qu'on appelle le traitement symptomatique. Après, il y a ce qu'on appelle le traitement éthiologique. et après il y a le traitement préventif. Je vais te donner un exemple très simple. Imagine quelqu'un qui se prend les pieds dans son tapis et qui se casse une jambe. Quelle est sa première peine ? Sa première peine, c'est la douleur. Donc on va traiter un symptôme. Après, on va faire un traitement éthiologique. Il a mal parce qu'il s'est cassé la jambe. On va l'opérer, on va mettre un clou dans le tibia par exemple. Donc on va faire un traitement éthiologique. Et après, effectivement, in fine, il y a un traitement préventif. On va éventuellement mettre un ergothérapeute pour l'aider à être mieux chez lui. On va éventuellement lui conseiller de conseiller à un tapissier de clouer le tapis pour pas que ça recommence. Donc, il y a quand même tout le côté préventif. Le côté préventif existe en médecine. Donc, effectivement, à partir du moment où je parle de prévention, j'ai aucun souci par rapport à l'ordre des médecins. D'ailleurs, c'est vrai que même si le terme biohacking est assez nouveau, eh bien, comme je te disais en off, depuis un an, j'ai parlé du biohacking à trois congrès internationaux médicaux. Et donc, maintenant, le biohacking... on en parle aussi dans les congrès médicaux. Donc c'est quelque chose qui rentre dans les mœurs. Alors les concepts, ils sont connus de la médecine. La finalité n'était pas forcément connue de la médecine parce que la médecine n'avait pas forcément ce côté optimisation-performance. Il y a le côté médecine du sport qui va vers la performance, mais sinon, ce n'était pas vraiment dans le concept.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. J'aime que tu dises que la médecine, aujourd'hui traditionnelle, embarque aussi ce côté prévention. J'étais élevée dans un foyer où ma mère est très portée sur les médecines alternatives, elle est assez spirituelle, elle aime beaucoup la naturopathie. Et elle me l'avait toujours vendue en me disant, oui, mais la médecine traditionnelle, elle est purement curative et elle n'est pas du tout préventive. Et de voir ces deux mondes se réconcilier et de voir que la vérité n'est pas aussi scranchée, c'est très chouette pour moi.
- Speaker #1
En fait, comme je te disais, un traitement, il est symptomatique, éthiologique et préventif. Alors, on ne met pas forcément en avant la prévention dans le monde médical actuel, pour des questions très simples. On ne va pas rentrer non plus dans des considérations économiques compliquées, mais c'est vrai que le soin est pris en charge par la sécurité sociale, la prévention est moins prise en charge par la sécurité sociale. Cela dit, la sécurité sociale envoie régulièrement des courriers aux personnes. Par exemple, vous atteignez un certain âge, il serait peut-être temps de faire un bilan à la recherche d'un cancer du côlon. Ce d'autant plus si vous avez des antécédents. Vous atteignez un certain âge en tant que femme, faites des frottis. vous avez un certain âge en tant que femme, allez faire une mammo. Donc finalement, la prévention, ça existe. C'est peut-être pas assez mis en avant. Et donc, ça a peut-être laissé la porte ouverte à tout un tas de personnes qui ont voulu être un peu grossiers, mais faire un peu du bise là-dessus. Ce que je trouve dommage. Et finalement, ça a créé des dissensions qui font qu'il y a des gens qui n'arrivent pas vraiment à se comprendre. Et c'est très dommage.
- Speaker #0
Denis, j'ai prévu un petit jeu.
- Speaker #1
Ah, oula !
- Speaker #0
L'idée, c'est que j'ai six affirmations. Et j'aimerais que tu répondes vrai ou faux en fonction de ton expertise. Je peux dire peut-être bing oui,
- Speaker #1
peut-être bing non ?
- Speaker #0
Tu peux dire peut-être, mais s'il te plaît, usons avec parcimonie. Ah,
- Speaker #1
parfait.
- Speaker #0
Il n'y a pas de piège. L'idée, c'est peut-être un petit peu d'y bunquer certaines croyances qu'on peut avoir. Alors, première affirmation. Se lever à 5h du matin, c'est le secret des entrepreneurs qui réussissent.
- Speaker #1
Vrai et faux, c'est-à-dire ça dépend...
- Speaker #0
Ça y est, peut-être.
- Speaker #1
Non, mais en fait, ça dépend de ton chronotype. Là encore, on dit toujours qu'il faut adapter à la personne. Il y a un bouquin qui est sorti il y a quelques années, c'était le Miracle Morning. Il y avait des gens qui disaient, c'est extraordinaire, ça a changé ma vie. Puis je disais, mais c'est bullshit. Ben oui, on est tous différents les uns les autres. Moi, je suis un couche-tôt-lève-tôt. Moi, tu peux faire Miracle Morning, je suis tranquille. Un peu moins maintenant, mais c'est vrai qu'avant, je me levais entre 5 et 6, pump it up, et puis je commençais à bosser. Maintenant, je me lève à plus tard, plutôt vers 6h30. Mais j'ai toujours été couche-tôt-lève-tôt. Moi, le soir, à 22h, 22h30, il ne faut plus compter sur moi. Ma femme, c'est la verre, c'est une cruchetaire leftar.
- Speaker #0
C'est le chronotype lion, ça, n'est-ce pas ?
- Speaker #1
Voilà, le chronotype lion. En fait, c'est vraiment adapté aux personnes. Donc, c'est important. Si c'est OK pour toi, oui, c'est bien, se lever tôt. Mais si ce n'est pas OK pour toi, ce n'est pas OK pour toi.
- Speaker #0
Mais un entrepreneur qui a un chronotype plutôt loup, d'ailleurs, pour toutes les personnes qui ne savent pas de quoi on parle, j'ai un épisode de podcast complet, je vous le mettrai en description. Pour les entrepreneurs qui sont des cruchetards leftards, ce n'est pas une obligation de se lever à 5h du mat, et ce n'est pas parce qu'on est plus productif la nuit ou le soir. Et qu'on n'a pas de miracle morning ? Bien sûr.
- Speaker #1
Pour quelques mots par rapport à Lyon, par rapport au chronotype Lyon, loup, ours ou dauphin, ça vient de travaux d'un spécialiste américain qui s'appelle Michael Breus, qui a créé, même si c'est un petit peu simpliste, ces chronotypes à partir d'animaux. Et en fait, plus on est proche... de tel ou tel chronotype, plus on a des tendances, des tendances, couche tard, couche tôt, lève tôt, lève tard, à partir de tel moment de la journée je suis plus productif ou autre. Mais là encore, il faut vraiment le personnaliser, c'est-à-dire que si on cherche à rentrer dans des cas, ça ne marche pas. Par contre, si on prend le temps de personnaliser, c'est-à-dire tu prends une semaine type, et tu fais en sorte pendant une semaine de noter les moments où tu es plutôt up, les moments où tu es plutôt down, Les moments où tu es... plutôt apte à faire du sport, des moments où tu es plutôt avec une envie de te reposer, à ce moment-là, ça va te permettre de savoir exactement quel est ton chronotype. On appelle parfois ça les pics biologiques de performance. Et ça, c'est très utile. Alors, petit bémol, ça marche très bien chez les hommes, parce que nous, on a un cycle qui est relativement simple, puisqu'on a vraiment un cycle de 24 heures, donc c'est relativement facile. Chez les femmes qui ont un cycle de 28 jours, c'est un petit peu plus complexe.
- Speaker #0
Ouh, que j'aime avoir un médecin qui... prend en considération cette différence. Mais merci.
- Speaker #1
Mais c'est fondamental parce que, alors j'insiste, je suis un homme qui parle des femmes aux femmes. On en avait parlé en offre. Mais je ne veux pas faire mansplaining parce que, parce que voilà, à la maison, j'ai une femme. Enfin, j'ai quatre enfants, dont deux filles, deux filles, deux garçons et donc une femme. Donc forcément, je suis très sensibilisé à la chose. Et oui, effectivement, le problème, c'est quand on dit telle ou telle routine de biohiking. Mais tout ça, c'est à partir d'études qui ont été faites chez les hommes. pas chez les femmes. En fait, je vais mettre beaucoup de guillemets, mais quand on fait une étude, une femme, c'est chiant parce que c'est trop variable, en fait. Un homme, c'est facile. Donc, on fait plutôt les études chez les hommes que chez les femmes. On pourra y revenir, mais en tout cas, voilà, tu vois, c'était une longue réponse à ta courte question pour se lever à 5h du mat.
- Speaker #0
Mais très intéressant. Je reviendrai sur ce côté de différence de cycle. Bien sûr. Et je te rassure, sur le côté mansplaining, comme je t'ai dit, ce qui m'intéresse, c'est ton avis de médecin. et pas le fait que tu sois un homme ou pas.
- Speaker #1
Non, mais en fait, c'est vrai que souvent, il y a des personnes qui se disent, mais finalement, quel est le lien entre l'anesthésie et la longévité ? Alors, en soi, il n'y a pas de lien, puisque si je dirais que le lien, c'est l'appétence à sauver des vies, en tant qu'anesthésiste réanimateur, on sauve des vies d'une manière très directe, avec la longévité, on la prolonge, donc c'est relativement lié. Mais en tout cas, ce qui est intéressant, c'est quand on est anesthésiste, je dirais, on est Plutôt balèze en physiologie, parce que forcément, on doit suppléer la physiologie d'une personne qui est dans un espèce de coma artificiel. Donc, on n'est plutôt pas mauvais en physio. Donc, c'est vrai que c'est ce qui m'a beaucoup intéressé.
- Speaker #0
Deuxième affirmation. Pour être en forme, il faut absolument faire du sport tous les jours.
- Speaker #1
Vrai ou faux ? Là encore, ça dépend quel sport. Ce qui est important, c'est de bien comprendre qu'il y a trois types de sport. Dans un monde idéal, il faut arriver à faire les trois. La musculation, c'est-à-dire faire du muscle, de l'entraînement résistance, du cardio, d'accord ? Ce n'est pas un gros mot de parler de cardio, ça fait suer tout le monde le cardio, mais ce n'est pas un gros mot.
- Speaker #0
Dans les sens du terme, littéralement.
- Speaker #1
Ça fait suer tout le monde. Et ce qu'on appelle la mobilité. Alors dans la mobilité, je vais mettre le yoga, les étirements, le pilates. Encore que le pilates, c'est un peu mixte entre tout ça. Mais donc, quoi qu'il en soit, faire du sport tous les jours, pourquoi pas ? Mais pas forcément, mettons, faire deux jours de cardio de suite. ou deux jours de muscu de suite. Après, ça peut être aussi bien de tous les jours faire du sport, pourquoi pas, mais un jour cardio, un jour muscu, un jour plutôt mobilité, flexibilité. Et là encore, pour les femmes, ça va être encore relativement différent parce qu'on va certainement redétailler ça et puis je ne voudrais pas être trop technique, mais dans la première phase du cycle, c'est pas mal de faire du HIIT, de la musculation dans la deuxième phase, c'est un peu moins adapté. On pourra détailler ça. Mais en tout cas, pourquoi pas faire du sport tous les jours, Peut-être pas le même sport. Quand on fait de la musculation, c'est pas là qu'on fait du muscle. C'est sur le temps de récupération. D'ailleurs, c'est pour ça que quand, par exemple, on fait de la musculation, le fameux push-pull leg, je ne sais pas si tu connais, parfois on pousse, parfois on tire, parfois on fait les legs, les jambes. Et en fait, on ne fait pas forcément deux jours avec le même type d'exercice. On fait un muscle et après, un jour suivant, on peut faire l'antagoniste. Oui,
- Speaker #0
c'est pour les différents groupes musculaires. Donc l'idée,
- Speaker #1
c'est tout simplement de jongler avec tout ça.
- Speaker #0
C'est intéressant. Donc moi qui ne fais que du pilates, même si j'enchaîne différentes pratiques, peut-être que ce n'est pas assez et que je devrais ajouter un peu plus de musculation et plus de cardio surtout. Oui,
- Speaker #1
en fait, tout est important. Alors souvent, le cardio a mauvaise presse parce que globalement, en fait, pourquoi le cardio a mauvaise presse ? Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de personnes qui se positionnent comme coach en minceur. C'est le truc. Et le grand leitmotiv de tous ces coachs en minceur, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire du cardio avec ma méthode. Oui,
- Speaker #0
parce que c'est l'héritage. Il y a beaucoup de gens qui ont une résistance avec ça. Voilà,
- Speaker #1
mais en fait, on s'en fiche. Le cardio, ce n'est pas fait pour migrer. Le cardio, c'est fait pour faire du cardio et entraîner son cœur. Et quand on entraîne son cœur, on vit plus longtemps. Donc oui, le cardio, c'est essentiel pour la longévité. Qu'on arrête de dire que ça ne sert à rien. C'est encore du marketing à deux balles.
- Speaker #0
On va dire les termes. Quatrième affirmation. Si on se sent fatigué, ça veut dire forcément qu'on ne dort pas assez.
- Speaker #1
Oui et non. Là, tu me vois, j'ai l'air absolument en pleine forme, mais je sors d'une garde en maternité, donc j'ai très peu dormi la nuit dernière. Oui, mais je suis biohacké, donc je triche. Et puis le fond de teint fait des merveilles. Non, blague dans le coin, effectivement, je sors de garde et j'ai très peu dormi. Donc oui, quand on est fatigué, ça peut être un manque de sommeil. Bien sûr, Mia ! plein d'autres raisons d'être fatiguée. Je reprends une femme dans sa deuxième période de cycle, voir quand elle a ses règles, elle est plus fatiguée que dans d'autres moments. On peut aussi être fatigué parce qu'on a eu trop de stress le matin, on a un pic de cortisol, après on a un down, on peut être fatigué parce qu'on a une glycémie qui n'est pas adaptée, qui n'est pas régulière. Mettons, on a pris un gros petit déjeuner avec du croissant, des pains au chocolat ou de la chocolatine, ça dépend de quel team on est.
- Speaker #0
Ça dépend d'où est-ce qu'on écoute ce podcast.
- Speaker #1
Ça dépend d'où on écoute ce podcast, mais donc ça peut être parce qu'on a une espèce d'hypoglycémie réactionnelle. Ça peut être aussi parce que finalement, on a les prémices d'une maladie. La fatigue en soi, c'est un des premiers symptômes qui appellent à une consultation. Mais la fatigue, ça peut être un truc tout bête comme étant, j'ai pas bien dormi cette nuit. Tout comme pour une fatigue chronique, ça peut être le signe de maladies vraiment graves. Des maladies hormonales, des maladies métaboliques, des cancers. Donc je veux dire... La fatigue, ça veut tout et rien dire, mais ce n'est pas quelque chose qui est anodin.
- Speaker #0
Je suis contente que tu le soulignes parce que j'ai l'impression que dire je suis fatiguée, c'est sport national à partir de 30 ans. Mais pour toi, c'est le premier symptôme de peut-être qu'il y a un truc qui allait creuser, on devrait peut-être réparer.
- Speaker #1
Mais bien sûr.
- Speaker #0
Ce n'est pas anodin.
- Speaker #1
Non, il n'y a rien d'anodin. C'est amusant parce que quand j'étais tout jeune étudiant, je me souviens que j'avais discuté avec un psychiatre. Je lui avais dit, j'étais en première ou deuxième année de médecine, et je lui ai dit mais en fait on devrait... tous aller voir un psy parce qu'on a tous des trucs. Et il m'a répondu cette phrase que je n'ai jamais oubliée. La différence entre le normal et le pathologique, c'est la souffrance. Être fatigué en soi, ok, tu as été à une soirée, tu n'as pas bien dormi, tu as fait la fête. Est-ce que tu as une souffrance ? Non. Par contre, au bout d'un certain temps, tu es fatigué, ça te gêne dans ton travail, ça te gêne dans ta concentration, dans ton mindset, dans ta gestion du quotidien. Alors oui, il y a une souffrance, donc ça peut amener à consulter ou du moins s'interroger. Après, la fatigue, pardon, s'adresse Merci. aussi une communauté d'entrepreneurs, attention, ça peut être les vagues peut-être prémices d'un burn-out. Donc voilà, il faut faire attention en sachant que, petite parenthèse par rapport au burn-out, il n'y a pas vraiment de test sanguin ou autre qui peut le déterminer. On a eu l'idée à un moment qu'on pouvait expliquer ça par une chute du cortisol. A priori, ce n'est pas vrai. Mais en tout cas, il n'y a pas de signe très patent biologique qui peut prédire le burn-out.
- Speaker #0
Qui peut prédire un burn-out en construction ou un burn-out déjà installé.
- Speaker #1
Les deux, en général. Le plus important, c'est de le prédire. Il faut faire attention parce que, là encore, il y a des personnes qui sont coachs en burn-out. Je suis un peu gêné parce que le burn-out, c'est une vraie pathologie qui est prise en charge, multidisciplinaire, centrée avec un médecin psychiatre et une équipe de psychologues. Ce n'est pas juste, j'ai lu un que sais-je et j'ai regardé tous les YouTube shorts sur le burn-out. Le burn-out, c'est autant on peut agir en pré-burn-out, on peut faire plein de choses en pré-burn-out. On peut en détecter des signaux faibles, bien sûr, mais une fois qu'il est là, attention, c'est une vraie maladie qui est relativement proche de la dépression, qui est aussi avec un épuisement physique, mental, métabolique, hormonal, qui doit vraiment être pris en charge. Et attention, ce n'est pas un gros mot de parler de fatigue, de burn-out ou de surmenage chez les entrepreneurs. Au contraire, c'est important de prendre ça en considération. On a trop l'idée de se dire qu'un bon entrepreneur, c'est la personne qui est nickel, chrome, toujours à 200%. Ben non, c'est des êtres humains comme les autres.
- Speaker #0
Et je ne connais, j'en parle assez régulièrement dans ce podcast, je ne connais pas un seul entrepreneur qui a eu une grosse croissance ces 4-5 dernières années, c'est le nombre d'années depuis lesquelles je suis présente sur ce podcast, qui a atteint un certain niveau de succès, généralement que je cape aux alentours du million et qui n'a pas fait le burn-out. Ou d'épuisement en tout cas, ça n'a pas été diagnostiqué.
- Speaker #1
Et ben c'est triste en fait, parce que ce n'est pas le passage obligé, et j'aurais tendance à dire, ben s'ils ont mis 5 ans pour faire le million, Avec un burn-out, il aurait peut-être fallu mieux mettre six ans pour l'avoir et éviter le burn-out, parce que ça crée des dégâts, il ne faut pas croire. Quand on a un stress intense, ça joue aussi sur la longévité. On parle certainement de longévité, mais le stress, ça joue sur la longévité. Donc, attention.
- Speaker #0
Oui, et je pense qu'il y a de plus en plus de personnes qui prennent la parole là-dessus et qui disent qu'une fois qu'elles ont fait un burn-out, en fait, il n'y a pas de retour à l'état d'avant en termes de fatigue, etc. Alors, tu vas peut-être back-upper ça ou pas. Mais toutes les personnes qui ont connu un Burnout, ou j'ai entendu leur témoignage soit en one-to-one, soit sur les réseaux, disent « En fait, je m'épuise beaucoup plus vite qu'avant. Je n'ai plus du tout la même productivité qu'avant. Et en fait, ça ne reviendra jamais. »
- Speaker #1
Ils gardent une fragilité. Mais alors, est-ce que c'est une fragilité qui est une vraie fragilité ? Ou bien, je dirais, une espèce d'auto-compensation pour se dire, attention, je sais que je suis sensible, donc il faut que je fasse attention. Ça, c'est difficile à dire, mais en tout cas, de toute façon, même s'il ne faut pas clasher les personnes, on a coutume de dire, même si, attention, j'insiste bien, il faut être très prudent avec ça, on dit assez souvent qu'il y a eu une dépression, il faut en refaire une. C'est vrai pour la dépression, c'est vrai pour le burn-out, donc voilà, il faut faire attention. Et tant mieux s'il décide de ralentir et de lever le pied.
- Speaker #0
On est bien d'accord. Dernière affirmation pour toi. Les compléments alimentaires, c'est 100% du marketing.
- Speaker #1
Vrai et faux. Vrai et faux. Alors, c'est intéressant parce que ce matin, justement, je suis allé dans un laboratoire de compléments alimentaires, en l'occurrence, parce qu'on voulait discuter justement de réfléchir à une gamme un peu orientée à la longévité. Et en fait, il y a un complément alimentaire qui soigne vraiment une maladie. Je crois que globalement, il n'y en a qu'un seul. c'est la vitamine C. Parce que la vitamine C, son vrai nom, c'est la vitamine ascorbique. Et donc, elle est là pour prévenir une maladie qu'on voit heureusement plus trop sous nos contrées, qui s'appelle le scorbut, qui est une maladie des personnes qui sont en carence de vitamine C. Donc, effectivement, la vitamine C, elle soigne une maladie qui est le scorbut, même si normalement, on ne peut pas le dire parce que les compléments alimentaires ne peuvent pas avoir des allégations de médicaments. Mais voilà, on est quand même à peu près d'accord pour dire que la vitamine C, ça soigne. Alors, les compléments alimentaires, est-ce que c'est du marketing ? Oui, parce que... Tout le monde dit tout et n'importe quoi, c'est moi le meilleur, c'est le mien qui est le meilleur, moi non, c'est le mien qui est le meilleur, etc. Donc ça, c'est assez bullshit. Maintenant, ce qui est certain, c'est que si les compléments alimentaires sont utilisés d'une manière personnalisée, c'est-à-dire pas je vais prendre comme tout le monde parce que tout le monde prend tel ou tel complément alimentaire, alors oui, c'est utile. Comme je disais, le biohacking, on détermine les déséquilibres, on les corrige, on optimise. Si on se rend compte qu'une personne est carencée, on va compenser. Je vais te raconter une anecdote. Moi, quand j'ai commencé à m'intéresser au biohacking, j'étais un peu foufou. Comme tous les gens qui découvrent le biohacking, j'ai regardé ce que prenaient les biohackings de référence à l'époque, il y a 5-6 ans. Je regardais tous les compléments alimentaires qu'ils prenaient. Je les ai commandés aux States et j'ai dit, tiens, je vais tout prendre. Je vais faire tout pareil. Donc, j'ai fait un peu le foufou. Je n'ai pas été très malin. J'ai fait un peu dans tous les sens. Et après, je me suis rendu compte qu'il y avait des compléments alimentaires qui avaient des vitamines en commun. Et un jour, je me suis dit, tiens, je vais faire un test. Et alors, je ne sais plus si c'est pour la vitamine B1 ou B6. Je n'ai plus laquelle en tête. Mais quand j'avais fait la prise de sang, j'avais cinq fois la dose normale dans le sang. Cinq fois la dose normale. Il faut quand même savoir que quand on n'a pas assez de vitamine B1 ou B6, ça peut faire des neuropathies. Mais quand on a trop de vitamine B1 et B6, ça peut faire des neuropathies.
- Speaker #0
Oui, la surconsommation de compléments. C'est toujours la même chose. Ça peut créer des problèmes.
- Speaker #1
C'est la dose qui fait le poison. Et ça, c'est vraiment important. Ce n'est pas de moi, c'est de Paracels, un médecin des temps anciens. C'est la dose qui fait le poison. Tu vois, par exemple, un des pires poisons qui existe, c'est le cyanure. Tu prends une dose infinitésimale de cyanure, il ne va rien t'arriver. Une des choses qui paraît la plus anodine, c'est par exemple l'eau. Mais si tu bois 10 litres d'eau, tu peux mourir d'une pathologie qui a un nom extrêmement poétique. C'est une myélinolise centropontine.
- Speaker #0
Je ne le retiendrai absolument pas ce nom.
- Speaker #1
Ça fait très chifle dans un débat. Mais donc, en vrai, quand on boit plus de 10 litres d'eau, on peut avoir un oedème cérébral, on peut en mourir. Donc finalement, c'est toujours la même chose, c'est la dose qui fait le poison. Donc les compléments alimentaires, oui, bien sûr. Quand on me demande, effectivement, je suis un Landman Gard, qu'est-ce que j'ai fait ? Oui, Landman Gard, je sais que je vais prendre tel et tel complément alimentaire. Par exemple, parmi les compléments alimentaires, pour moi les bestes, il y a la créatine. Je prends tous les jours de la créatine. Les Landman Gard, je prends une dose deux fois plus importante parce qu'il y a des études qui montrent que ça pourrait, semble-t-il, aider à récupérer. Bon, voilà, c'est ce que je fais. je n'ai pas la prétention de dire... C'est ce qu'il faut faire. C'est ce que je fais. C'est ce qui me convient. Donc, les compléments alimentaires, à partir du moment où c'est personnalisé, où c'est dans une structure réfléchie, c'est vraiment important. Beaucoup de personnes concernent un peu le biohacking comme juste du copier-coller. Non. Moi, quand je parle biohacking, dans ma tête, j'ai une stratégie, en fait. Je me dis, voilà, qu'est-ce qu'il faut ? Quel est le pourquoi ? Qui est la personne ? Quels sont ses problèmes ? Quels sont éventuellement ses blottes-tests ? Qu'est-ce qu'elle veut ? Et lui dire, ben voilà. Peut-être que tu devrais faire comme ci, comme ça. Alors là encore, je ne fais pas des conseils très stricts. Ce n'est pas de la consultation médicale, c'est du conseil. J'explique. Moi, j'aime beaucoup ce rôle de pédagogue, d'enseignement. J'aime bien expliquer aux personnes pour qu'après, elles trouvent leur propre voie.
- Speaker #0
J'adore. Merci d'avoir répondu à toutes ces affirmations, parce que j'ai l'impression qu'on a commencé à bien balayer un peu tous les sujets sur lesquels on pourrait aller creuser.
- Speaker #1
On peut faire un podcast par sujet, si tu veux. Moi, je n'ai pas de problème, je suis bavard.
- Speaker #0
On va pouvoir faire un podcast par sujet. Je propose qu'on commence par le commencement.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Quand on définissait le biohacking, on disait que c'était le fait d'hacker sa biologie, qui n'était pas du tout la biologie du copain ou de la copine. Tout à fait. Et tu as parlé de tests sanguins qui sont un petit peu l'état des lieux global. quels seraient les tests que... tout entrepreneur qui nous écouterait aujourd'hui devrait aller faire ? Et si tu peux nous conseiller des tests qu'on peut même aller demander à un labo qui t'a payé sans avoir forcément d'ordonnance. En gros, c'est quoi les trucs à connaître avant de s'en aller dans cette aventure ?
- Speaker #1
Alors, la question est touchy. Je préfère suggérer de toujours faire appel à son médecin traitant qui reste la référence en matière de santé. Et je ne peux pas conseiller aux personnes de faire des bilans sans ordonnance.
- Speaker #0
Très bien. Ça,
- Speaker #1
c'est un premier point. Ensuite, parmi les bilans qui paraissent Merci. nécessaires à faire, ce qu'on appelle une numération formule sanguine. Ça permet de connaître son niveau de globules rouges, son hémoglobine, etc. Ça, c'est vraiment la base de la base. On peut également faire un ionogramme. Ça permet d'avoir la plupart des ions, sodium, potassium, etc. La glycémie et plus particulièrement l'hémoglobine glycée qui est le reflet de la glycémie de plusieurs semaines auparavant. Ça permet d'avoir des tendances puisque la glycémie varie énormément. Après, il y a des choses un petit peu plus complexes au niveau du bilan glycémique, comme par exemple le HOMA, qui est un test un peu particulier qui permet de détecter un pré-diabète. Après, on va dans des analyses un peu plus poussées, comme par exemple des analyses hormonales, notamment la thyroïde, qui est un grand facteur métabolique. Les hormones sexuelles, ça peut être aussi intéressant, notamment chez les femmes au-delà de 40 ans, avec la ménopause qui commence à arriver. Donc voilà, c'est vraiment les grandes lignes. mais d'une manière générale. Toujours sans référer à son médecin traitant. Mais c'est important de prendre en considération que bien souvent, il y a des personnes qui peuvent vouloir aller voir un coach ou s'interroger sur une problématique entrepreneuriale qui cache une réalité biologique. Il y a un exemple que j'aime beaucoup donner parce que ça m'avait marqué. À une époque, j'aimais bien, je faisais des entretiens de coaching et un jour, j'ai vu un entrepreneur, la cinquantaine, qui vient me voir en disant, voilà, j'aurais besoin de coaching parce que depuis quelque temps, j'ai moins de rentrain, je me sens moins motivé, je n'ai plus trop de libido, etc. Donc je voudrais du coaching. Et dans ma tête, je me suis dit, mais attends, toi, mon coco, je ne serais que de connaître ton taux de testostérone. Ma testostérone était basse. Bon, je lui ai suggéré d'aller voir un neurologue, etc. Correction du taux de testostérone, ça a réglé le problème. C'est-à-dire qu'il venait pour une problématique qui semblait être purement mentale et en fait, qui cachait une réalité biologique. Quand tout à l'heure, on parlait de la fatigue, ça peut être une hypothyroïdie, ça peut être un diabète, ça peut être une Primez nos pauses ! Donc finalement, bien souvent, un problème, une problématique mentale peut cacher une problématique physique et physiologique. Donc c'est pour ça que c'est difficile pour moi de dire aller faire tel et tel test. Là encore, c'est de la personnalisation. Moi, je donne un peu les grandes lignes, mais en tout cas, l'idée, c'est vraiment d'aller dans la personnalisation. Et puis ça ne sert à rien d'aller faire tout un tas de tests. Ça peut être utile sur le plan intellectuel, mais est-ce que vraiment, quand on a un homme de 20-25 ans, qui a une bonne hygiène de vie, qui fait de la musculation, etc. On a vraiment besoin de connaître son taux de testostérone. Ça peut être intellectuellement intéressant pour avoir une base. Et à la rigueur, c'est respectable d'avoir une base. Mais est-ce que c'est vraiment game changer ? Je ne suis pas tout à fait sûr. Donc, il faut toujours avoir, comme on dit, avoir raison gardée.
- Speaker #0
Mais merci pour tous ces conseils. L'idée, c'est effectivement d'avoir une base et puis peut-être de détecter là où on est en dessous des normes ou alors potentiellement en dessous des normes et puis de voir ce qu'on peut calculer.
- Speaker #1
En dessous des normes, c'est ce que je disais, c'est la correction des déséquilibres. Et puis après, il y a ce qu'on va appeler les normes idéales. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Et là, on n'est plus dans un concept d'optimisation de longévité, puisqu'en fait, la norme du laboratoire, c'est tu es normal ou tu n'es pas normal. Si on prend par exemple la glycémie, les normes laboratoires de vous n'avez pas de diabète, c'est OK, mais elles sont plus élevées que la dose idéale.
- Speaker #0
Alors ça, c'est une question que j'ai toujours eue. Quand on reçoit notre bilan sanguin, on a toujours cette espèce d'échelle de rang où on se dit, dans les clous, ça passe. Et puis, si je n'y suis pas, c'est qu'il y a un problème ou peut-être qu'il faut que j'aille consulter. Est-ce que vraiment ce fameux rang, ça veut dire que je suis en bonne santé ou est-ce que ça veut dire que c'est acceptable ? Mais si on devait parler à quelqu'un qui connaissait la bonne santé, qui nous dirait, oui, l'attaque glycémie est dans le rang, mais en vrai, ce serait beaucoup mieux si elle était un tout petit peu plus haute place.
- Speaker #1
Il y a plusieurs choses. Déjà, il faut savoir que les ranges... c'est ce qu'on appelle une répartition, c'est une gaussienne, c'est une répartition de gausses. Une courbe de gausses, ça veut dire que le range correspond à 80% de la population.
- Speaker #0
Ah, mais donc c'est 80% de la population et 80% d'efficience ?
- Speaker #1
Non, c'est pas ça. C'est-à-dire qu'en fait, si tu veux, ça veut dire qu'il y a 10% de la population qui a plus et qui va bien, 10% de la population qui a moins et qui va bien. Donc, c'est juste une norme statistique. Maintenant, quand on va chercher vers l'optimisation, effectivement, il y a des normes un peu plus idéales. Je prenais la glycémie parce que c'est vraiment le seuil le plus simple. Effectivement, la norme laboratoire par rapport à une norme idéale longévité est un petit peu haute.
- Speaker #0
Ok, c'est hyper intéressant à savoir. En tout cas, c'est, on va dire, un bon point de départ. Mais ça ne veut pas dire qu'après, on ne peut pas aller encore chercher un petit peu plus loin.
- Speaker #1
Ah oui, on peut toujours chercher plus loin après. Comme je dis toujours, l'idée, c'est de ne pas non plus tomber dans l'obsession, parce que l'obsession, finalement, c'est néfaste. Comme je dis toujours, l'orthorexie, la bigorexie, c'est des maladies mentales. Orthorexie, c'est que je suis très strict avec ce que je mange. Bigorexie, c'est que je suis un accro au sport. Tout ça, c'est des maladies mentales. Donc attention, ce n'est pas à peine d'aller trop loin dans le délire.
- Speaker #0
Merci pour la prévention. Tout à l'heure, on parlait de la différence de fonctionnement entre les hommes et les femmes, que les femmes étaient beaucoup plus pénibles en études parce qu'on était trop... Insupportables. On était trop insupportables. C'est hyper intéressant d'entendre ça parce que ça explique aussi beaucoup, et j'imagine, les dérives que ça doit créer. Parce que si la majorité des études scientifiques aujourd'hui sont basées sur des sujets masculins, au final, elles ne sont peut-être pas toutes adaptées aux femmes.
- Speaker #1
Avec plus de 50% de la population mondiale.
- Speaker #0
Voilà, ce qui est juste un petit peu dommage, on en conviendra.
- Speaker #1
Mais ce ne sont que des femmes. Peut-être un côté un peu macho, patriarcal, old school. Merci. On ne rentre pas là-dedans. Mais effectivement, non, c'est important. Mais c'est OK parce que les femmes, elles commencent à se connaître aussi. Je veux dire, là encore, je ne suis pas en train de dire que c'est bien, pas bien. Mais par exemple, il y a des personnes qui prennent leur température comme contraception. Donc, je veux dire, cette idée de surveiller son cycle, c'est quelque chose qui est assez OK avec les femmes. Il y a des applications qui aident les femmes à connaître leur cycle. Moi, en consultation, je demande à une patiente. Quand était votre dernière règle ? Elle sort son appli et puis elle me le dit. Donc, les femmes sont OK avec ça. Elles font déjà un peu de hacking, de biohacking. Quand on dit biohacking, moi, je trouve qu'on devrait plutôt dire du biotracking. Puisqu'il y a les métrics, qu'elles soient des métrics de tech, à travers les bagues Oura, les bracelets Whoop, je ne suis pas venu avec. Mais en tout cas, il y a des métrics. Après, il y a effectivement les tests sanguins. Mais en tout cas, l'idée du biohacking, c'est aussi de se traquer. Pour une femme, c'est important de se traquer parce qu'en fonction de son cycle, il y a des choses qui vont être plus ou moins adaptées. Dire à une femme qu'il faut faire du HIIT trois fois par semaine, c'est vrai en phase folliculaire, c'est faux en phase luthéale. Donc voilà, il faut aussi savoir s'orienter. Il y a une analogie que je trouve très jolie par rapport au cycle hormonal de la femme avec les saisons. D'abord, on commence par les règles. Les règles, c'est l'hiver, c'est le moment où on veut plutôt être cou. coucouner, où on est un peu sensible, on n'a pas trop envie qu'on vienne nous chercher des poux. Après, il y a la phase folliculaire. Là, c'est le printemps, c'est waouh, j'ai de l'énergie qui monte en flèche, je peux faire du heat, de la muscu, je peux manger des glucides un peu rapides pour avoir de l'énergie. Je peux, même en tant qu'entrepreneur, c'est le moment où je peux être créatif, etc. finalement, on arrive à l'ovulation. C'est le top. C'est le moment où il faut que tu fasses tes events. C'est le summum. L'ovulation, c'est le moment où tu es au summum. C'est l'été. Et là, c'est la joie de vivre, etc. Bon, puis après, il y a la phase dite luthéale avec la progestérone. Je ne vais pas trop insister au niveau des hormones. La première phase, c'est l'oestrogène. La deuxième, c'est le progestérone, pour être simpliste. Et donc, cette phase luthéale, c'est justement un peu plus l'automne. c'est-à-dire qu'on va recommencer à... à se remettre un peu dans son intériorité. Ce n'est vraiment pas le moment où il faut faire du HIIT ou des choses comme ça. C'est le moment où la température augmente un petit peu. C'est le moment où on a une augmentation du métabolisme, où on dort un petit peu moins bien. Et c'est auquel moins bien dormir dans cette phase. C'est hormonal. Donc, quand on dit biohacking pour la femme, c'est comprendre et respecter ce cycle hormonal et ne pas chercher à dire, il faut que tu fasses comme ci, il faut que tu fasses du jeûne. C'est autre chose. Tu vois, c'est ce qu'on disait en off. Pour moi, je suis super content que beaucoup de personnes parlent du biohacking et de la longévité, parce que finalement, ça crée une dynamique qui fait qu'il y a un cercle vertueux. Beaucoup de personnes s'y intéressent. Maintenant, l'aspect négatif, c'est que finalement, après, tout le monde répète un peu tout et n'importe quoi, en oubliant que finalement, tout ça, c'est à s'adapter à la personne. Ce n'est pas à la personne de s'adapter au biohacking, c'est au biohacking de s'adapter à la personne.
- Speaker #0
C'est quoi les grandes différences, du coup, si on devait les résumer, entre les hommes et les femmes en termes de biohacking, et à quoi est-ce qu'on doit... prêter attention quand on est une femme et qu'on commence à s'intéresser à ces sujets ?
- Speaker #1
C'est exactement la même chose. La seule chose, c'est de comprendre que l'homme est calé sur 24 heures, la femme sur 28 jours. C'est juste ça. À partir du moment où on a compris ça, c'est-à-dire que toutes les routines qu'on propose chez l'homme, elles peuvent être faites chez la femme, mais pas forcément au même moment. Le hit, c'est très bien dans la première phase du cycle. Le I dans la deuxième phase du cycle, c'est moins bien, par exemple.
- Speaker #0
Donc, comprendre que le cycle n'est pas du tout sur les mêmes temporalités. Tout à fait. Et du coup, ça me questionne sur des pratiques comme le jeûne intermittent qui sont survendues, mais qui, du coup, sont adaptées à un cycle de 24 heures. Bien sûr. Est-ce que c'est recommandé chez les femmes aussi ? Est-ce que ça l'est sur toutes les phases du cycle ? Ou est-ce qu'à contrario, ce n'est pas forcément ?
- Speaker #1
Pas trop sur la deuxième phase du cycle.
- Speaker #0
Pour quelle raison ?
- Speaker #1
Parce qu'il y a plus de besoins métaboliques.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
À cause de la progestérone. Donc, ça paraît moins logique. mais c'est toujours la même chose c'est à dire que quelle est son pourquoi ? Ok, on va parler du jeûne intermittent, mais pourquoi on fait du jeûne intermittent en fait ? Qu'est-ce qu'on recherche ? Est-ce qu'on cherche un mincir ? Est-ce qu'on cherche un modèle de longévité à travers l'autophagie ? Qu'est-ce qu'on cherche ? Parce qu'il faut quand même voir que le jeûne intermittent n'a de réelle utilité que parce qu'il fait une restriction calorique. Donc finalement, si l'utilité, c'est la restriction calorique, pourquoi on va s'enquiquiner à faire un jeûne intermittent ?
- Speaker #0
Il n'y a pas un délire de... Alors, je connais très peu le jeûne intermittent, je n'ai jamais vraiment pratiqué un délire de permettre à son corps de se reposer tout simplement. tout particulièrement sur l'appareil digestif, et donc de mieux se régénérer sans lui apporter d'aliments pendant une fenêtre de 12 heures, 16 heures ou autre ?
- Speaker #1
Oui, c'est OK. Mais je veux dire, en termes de longévité, je parle de longévité, la restriction calorique, c'est game changer. Ce n'est pas nécessairement le jeûne qui est game changer. Alors, là encore, il y a plein d'études. Et puis là encore, tu vois, comme je te dis, moi, j'aime bien tout ce qui est scientifique. Et j'aime bien souvent dire que je peux te dire ça maintenant, mais ça se trouve, dans quelques semaines, je te dirai le contraire parce que j'aurais lu des nouvelles études et j'aurais trouvé... Bon, c'est pour ça qu'il faut être un peu... Il faut se laisser un peu au fil de l'eau. Mais en tout cas, le jeûne intermittent, c'est une bonne chose si on le supporte bien et si on a l'impression que ça nous fait du bien. C'est toujours la même chose, c'est qu'est-ce qu'on en ressent ? Moi, il y a un moment où j'étais très, très jeune en tant que jeûne intermittent, je suis même allé très loin faire du Ausha, un One Meal a Day, donc un seul repas par jour, pour tester. Est-ce que j'ai envie de faire ça tout le temps ? Pas forcément. Là, en ce moment, j'ai un peu arrêté de jeûner le matin. Le tout, c'est aussi de sentir comment on se sent. Si on se sent bien quand on jeûne, c'est très bien. Si on ne se sent pas bien et qu'on vit ça comme une contrainte, non. Le meilleur jeûne, c'est celui qu'on arrive à adapter à notre quotidien.
- Speaker #0
J'adore d'aller creuser dans tous ces points spécifiques et d'avoir ton retour et ton feedback dessus. Maintenant, j'aimerais qu'on passe sur la partie un peu plus... conseils, recommandations, évidemment avec toute la partie prévention on ne peut pas donner un conseil qui fonctionnera pour tout le monde. Imagine je décris un personna complètement au hasard, une femme entrepreneur de bientôt 34 ans qui veut continuer à être performante et exercer le plus longtemps possible et vieillir sans maladie, etc. Quelles seraient les trois choses que tu lui conseillerais de faire en priorité en termes de pratiques, nouvelles habitudes, etc. J'écarte le bilan sanguin.
- Speaker #1
J'allais commencer par ça.
- Speaker #0
Pour moi, c'est acté qu'on commence par un bilan sanguin pour connaître sa biologie. Mais après ça, qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Pour une femme, j'aurais peut-être du se dire commencer à voir un peu ses histoires de cycle et de repérer des espèces de patterns. Par exemple, tu te dis, dans telle phase de cycle, je me rends compte que je suis plus productif entre 10h et 12h.
- Speaker #0
Dans telle phase de cycle, j'ai envie de décapiter mon conjoint. Par exemple.
- Speaker #1
Par exemple. Donc ça, je pense que ça peut être intéressant. Après, je crois beaucoup au test and learn, c'est-à-dire qu'on est intéressé par une routine, on la teste et après on voit si ça fonctionne ou si ça ne fonctionne pas et faire des ajustements. Le biohacking, la démarche doit être scientifique, c'est-à-dire que dans le biohacking, on est à la fois l'expérimentateur et le sujet de notre propre expérience. C'est test and learn, on teste, on voit si ça fonctionne, ça fonctionne, j'implémente, ça ne fonctionne pas, je change. Donc là, je t'en ai donné deux, il faut que je t'en trouve une troisième.
- Speaker #0
C'est quoi une bonne durée de test ? sur son corps. Donc, j'imagine à minima un cycle quand on est une femme. Exemple très précis. Moi, je suis hyper accro. J'en parle assez souvent sur Instagram. Et je précise que ce n'est pas collaboration rémunérée. C'est vraiment un produit que j'achète, que mon conjoint achète. Une espèce de super aliment, super poudre qu'on boit tous les matins, etc. Le concurrent d'Américain, ça s'appelle AG1. Ah oui ? Et moi, celle que je prends, c'est un concurrent anglo-saxon qui s'appelle Yule.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et j'adore. Et en fait, ça fait un an que je le prends. et pour moi ça a quasiment remplacé le café en dehors des petites tasses plaisir. Et je trouve que ça lisse mes niveaux d'énergie sur la journée. Je n'ai plus de pics, je n'ai plus de crash, etc. Quand on veut tester une nouvelle chose comme ça, c'est quoi la durée idéale pour se dire que ça fonctionne, ça ne fonctionne pas ?
- Speaker #1
Très difficile à dire, mais je dirais à la louche comme ça une semaine.
- Speaker #0
Au moins une semaine.
- Speaker #1
Ouais, sinon c'est un petit peu compliqué de savoir. Après, il y a des choses qui marchent très vite un peu chez tout le monde, comme la caféine. La caféine, globalement, marche un peu plus bien. Tout dépend du polymorphisme génétique du gène CYP1A1. D'accord,
- Speaker #0
on a des questions à ce sujet-là.
- Speaker #1
Non, parce que la caféine, on ne l'élimine pas tous de la même manière. Tout dépend de notre polymorphisme génétique. Mais bon, ça, on rentre dans des considérations un peu plus complexes. Et je dirais, pour autant, ajouter un troisième, parce que tu viens de demander trois réponses. Je te dirais arrêter le sucre, parce qu'il faut bien que j'enfonce les portes ouvertes. Alors, pourquoi je dis ça d'abord ? Parce que je pense que c'est très important. parce que le diabète est de plus en plus développé dans nos contrées. Parce que mon premier bouquin s'appelait « Zéro sucre grâce à l'auto-hypnose » . Donc, c'est un sujet qui m'a beaucoup intéressé. Et également parce que le sucre, il y en a partout. Donc, on vient très facilement dessus. Et on sait à quel point c'est addictif, même s'il y a des gens qui disent que l'addiction au sucre, elle n'existe pas. Je pense qu'on peut quand même dire qu'elle existe. Mais en tout cas, c'est vraiment quelque chose auquel il faut prendre garde. Maintenant, je vais être très clair. J'ai beau dire que le sucre, il faut faire attention, etc. Parmi mes routines de lendemain de garde où je suis vraiment très fatigué, d'une manière très claire, un des trucs qui est le plus efficace un lendemain de garde, et d'ailleurs, c'est ce que j'ai fait juste avant de venir, c'est une canette d'une boisson qui contient beaucoup de sucre et beaucoup de taurine. J'en bois aussi.
- Speaker #0
C'est un peu mon joker, mais je suis aussi...
- Speaker #1
C'est OK. Mais j'en prends quoi ? Que je passe vraiment une nuit de garde difficile, ça va peut-être m'arriver une à deux fois par mois, donc je prends une à deux canettes par mois. C'est OK. Et c'est vrai que ça me met en énergie. Je sais que c'est une énergie qui est instable. Je sais que ce n'est pas la meilleure énergie. Je sais que, comme j'en ai pris il y a à peu près deux heures, j'aurais très certainement un petit down en début d'après-midi. Je le sais, mais à partir du moment où je me connais et que je suis OK avec ça, je n'ai pas de problème là-dessus, en fait. Tout est une question, encore en médecine, on a une règle essentielle, qui est peut-être une des règles... plus importantes. Ce qu'on appelle la balance bénéfice-risque. Quel est le bénéfice à prendre ? Quel est le risque ? Honnêtement, mon bénéfice, ça m'a pris cette canette. Je le sens. Est-ce que j'ai un risque ? Je vais avoir un petit moment, un petit down en début d'après-midi et c'est ok, j'assume.
- Speaker #0
J'adore. Mais j'aime que tu nous montres qu'on peut être médecin et boire du Red Bull parce que ça décomplie. Je n'ai pas donné de marque. Non, mais moi je la donne parce que c'est la mienne.
- Speaker #1
Moi je prends l'autre,
- Speaker #0
je prends le concurrent. Comme ça, on représente les deux côtés. Et de dire, en fait, ne diabolisons pas les choses qui sont prises en conscience et à toute petite dose.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Évidemment, dans la mesure des substances légales, je précise.
- Speaker #1
Bien évidemment.
- Speaker #0
Mais du coup, c'est bien de se dire, on fait zéro sucre.
- Speaker #1
Ça me barbe, là encore. Je vais faire un peu peut-être le gars qui veut clasher. Mais quand je vois des coachs de 25 ans, sportifs, célibataires, sans enfants. qui n'ont rien d'autre à faire que de s'occuper de leur physique, de leur nourriture, et qui vont expliquer à des darons de 40-50 ans, avocats, cadres subs, stressés, un divorce, deux gosses, comment il faut faire dans son quotidien. Mais ils sont déconnectés de la réalité. Je veux dire, il faut arrêter d'écouter les influenceurs qui disent qu'il faut faire comme ci, comme ça, et qui ne savent pas ce que c'est que la vraie vie. Je ne sais pas, moi je suis un mec, les gens comme moi, Il y en a plein, les gens qui sont entrepreneurs, parce que je suis entrepreneur, qui ont la 51-45, 50-55 ans, qui ont une femme, qui ont des enfants, famille nombreuse, un boulot stressant. Le sommeil, ce n'est pas forcément top. Moi, je dis le sommeil, c'est hyper important. Mais moi, je veux dire, quand je suis de garde et que je travaille la nuit et que le lendemain, il faut que j'assure, mon sommeil, il est ravagé. Je le sais. Je n'ai pas besoin qu'on me dise, il faut que tu arrêtes de regarder les lumières bleues le soir. Il faut arrêter. Non, ça ne sert à rien de donner des conseils, d'enfoncer des portes ouvertes, si on ne commence pas à s'intéresser vraiment à la vie de la personne, de savoir ce qui est possible. Ça ne sert à rien de copier-coller les dernières tendances. Il faut savoir comment adapter ces tendances à la personne qui est en face de nous.
- Speaker #0
C'est très juste. Et du coup, pour toutes les personnes qui nous écoutent, de ne pas rentrer dans un processus de culpabilisation ou d'autofragilation, parce qu'il y a beaucoup de mamans qui écoutent ce podcast et de ne pas pouvoir se vivre comme quelqu'un, comme tu disais très bien, qui n'a pas d'enfant, qui n'a que ça à faire. On ne peut pas faire la même chose, en fait.
- Speaker #1
Mais non, mais c'est important. Moi, il y a quelque chose que je dis souvent, c'est finalement, qu'est-ce qui est le plus délétère ? Que je me prenne une tartine avec cette pâte à tartiner chocolatée qui me fait tant plaisir, ou est-ce qu'il faut que j'accepte la frustration de ne pas la prendre alors que vraiment, ça m'aurait fait plaisir ? C'est OK de prendre une tartine avec cette pâte à tartiner, mais à ce moment-là, si on la prend, ce n'est pas juste que je la prends comme un goinfre en regardant une série Netflix, en prenant ça d'une manière automatique, en l'engurgitant. Non ! Si c'est mon petit moment, je prends le temps, je fais ça tranquillement, en conscience. Je prends le temps de la déguster, je me fais vraiment plaisir. Mes enfants se moquent de moi parce qu'ils me disent « t'arrêtes pas de dire zéro sucre, mais toi t'adores le chocolat » . Oui, j'adore le chocolat, mais je n'en prends pas une tablette comme ça. Quand je prends un bon chocolat, j'en prends un petit peu, c'est mon petit moment de plaisir. Et c'est ok. Tu vois, par exemple, tout à l'heure, quand on parlait du sommeil, quand on dit qu'il ne faut pas prendre des anxiolytiques. somnifères. C'est vrai, mais finalement pour quelqu'un qui est vraiment épuisé, qui n'arrive pas à dormir parce qu'il est dans une phase vraiment compliquée, qu'est-ce qui est le plus délétère ? D'accumuler des nuits sans sommeil ou exceptionnellement pour une petite période de prendre un petit somnifère légèrement dosé pendant quelques jours pour récupérer. Il faut être dans la vraie vie des personnes. Mais bien sûr, c'est là où, là encore j'insiste, la santé ça n'appartient pas qu'aux médecins mais c'est vrai que... Nous, on est confrontés à ce que c'est que la vraie vie. J'ai 53 ans. Mon premier métier, c'était aide-soignant en soins palliatifs. J'ai commencé, comme je dis souvent, par la faim. J'avais 19 ans. Mon job, c'était de nourrir et de laver le derrière des mourants et nettoyer les cadavres. Tu sais, quand tu commences comme ça, ça te donne un a priori quand même qui est intéressant sur la souffrance humaine. Moi, ça fait quand même 34 ans que je côtoie la maladie, la mort, la souffrance humaine. Donc, voilà. Je n'ai pas la prétention de dire que les médecins, on est plus que les autres, mais on a en tout cas cette habitude d'être en face de personnes qui se confient à nous parce que les gens, ils ne se confient plus à leurs prêtres, maintenant, ils se confient à leurs docteurs.
- Speaker #0
Tout à l'heure, tu parlais, c'était un de tes premiers conseils, de bien se connaître et ce qui passe aussi par le tracking des sensations du cycle, etc. Qu'est-ce que tu penses de ces petits outils Ouraring ici ? Il y en a plein d'autres. C'est quoi ton avis dessus ? Les montres, les bacs connectés, etc. ? Alors déjà, première chose,
- Speaker #1
se connaître, oui. Good notice, c'est automne. Connaître toi-même, c'était sur le fronton du temple de Delphes. Donc évidemment, c'est le premier secret. Alors oui, c'est très bien, mais il ne faut pas en être esclave. Si on est esclave de ça, non, ce n'est pas bien. Si, quand on se réveille le matin, on se dit, je suis en super forme, on regarde la horarine qui dit qu'on est une nuit de merde, et là, ça nous plombe, c'est complètement contre-productif.
- Speaker #0
J'ai totalement été dans ce calme. Je pense l'avoir bien dormi. Maura me disait que non, et après, je me sens fatiguée. Ben voilà.
- Speaker #1
Mais ça, si tu veux, c'est... C'est vraiment un problème. C'est-à-dire que c'est juste un matrix. Un matrix, c'est juste un matrix. C'est-à-dire que ça va prendre dans un contexte global. Moi, je n'ai pas besoin du Noorah Ring pour savoir le matin que j'ai bien dormi ou pas. Là, je n'ai pas besoin du Noorah Ring pour savoir que j'ai une nuit de daube. Donc, je n'ai pas besoin du Noorah Ring pour ça. Maintenant, ce qui est important aussi, c'est de comprendre que toutes ces choses connectées, elles sont basées sur des algorithmes, là encore statistiques, sur des données, etc. Le chiffre absolu, il n'est jamais vrai. Ce qui est intéressant, à la rigueur, c'est les tendances. C'est-à-dire que si tu as une tendance qui te dit, sur la semaine, tu as une amélioration de ton sommeil, alors on peut supposer que c'est vrai. Les tendances sont relativement vraies. C'est comme si on parle plus tard de longévité, quand on va parler de l'âge biologique. Un âge biologique, en soi, ça ne veut rien dire. Ce qui est important, c'est la tendance. C'est-à-dire que, ok, d'après tel et tel examen, j'ai 5 ans de moins, je fais des super routines, tiens, je me rends compte que j'ai 7 ans de moins, ok c'est great, ça veut dire qu'il s'est passé quelque chose Mais c'est la tendance qui est importante. Donc, il ne faut pas en être esclave. C'est un outil comme un autre, juste un outil.
- Speaker #0
J'ai bien compris maintenant qu'on ne peut pas donner une solution pour tout le monde. Quels seraient les trois conseils que tu pourrais donner à des entrepreneurs qui nous écoutent, qui veulent optimiser leur performance au quotidien ? Trois conseils ou si tu les voyais appliqués chez tout le monde, tu dis le monde s'en porterait mieux.
- Speaker #1
Ne pas se juger, ne pas copier et ne pas se juger.
- Speaker #0
C'est très biohacking ça comme conseil.
- Speaker #1
Ne pas se juger parce que, comme j'ai dit... Le mythe de l'entrepreneur super-héros, il faut arrêter. On est des êtres humains avec nos forces et nos faiblesses. Et parfois, les forces peuvent devenir les faiblesses et vice-versa. Ne pas copier, c'est-à-dire, ce n'est pas parce que tel truc fonctionne chez quelqu'un que ça va fonctionner pour toi. C'est vrai dans le business. Je pense que toi, quand tu fais coach business, tu t'adaptes à la personne. Tu ne te contentes pas d'utiliser le dernier truc parce que c'est Ormanzi qui a dit qu'on va copier-coller ce que fait Ormanzi. On est d'accord qu'il faut adapter à la personne. J'ai resté sur le pas jugé parce que, effectivement, l'idée, ce n'est pas d'aller vers l'autoflagellation. C'est important d'être bienveillant envers soi-même. Parfois, on est plus bienveillant envers les autres qu'envers soi-même et c'est très dommage.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai. Souvent, on se traite comme on traiterait notre pire ennemi et on traite les autres comme si c'était nos meilleurs amis.
- Speaker #1
En fait, il ne faut jamais oublier qu'on est la personne la plus importante soi-même. Je rentre un peu dans les considérations philosophiques.
- Speaker #0
Mais c'est beau de faire le pont entre... la biologie, la médecine, la spiritualité, etc.
- Speaker #1
Comme je te disais, moi, je suis aussi instructeur en hypnose. Je suis coach certifié, donc j'ai fait pas mal de...
- Speaker #0
Il y a une approche vraiment multicasquette.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais. Encore, on ne développe pas le parti spiritualité, mais en fait, non.
- Speaker #0
C'est marrant parce que tout à l'heure, on parlait en off, je vous le confie, là, sur le podcast. Mais Denis se disait, je suis quelqu'un de spirituel, etc. J'ai fait mes spirituels en mode oracle, pendule, numérologie et tout. Et tu me disais, non, on ne peut même pas faire de spiritualité.
- Speaker #1
La spiritualité, oui, c'est important.
- Speaker #0
Je vais quand même pousser un petit peu plus loin. Ce serait quoi ? Un conseil biohacking que tout le monde pourrait implémenter. et qui bénéficierait à tout le monde. Ça peut être un tout petit truc. Non,
- Speaker #1
le truc le plus simple, je vais renfoncer cette porte ouverte avec les précautions dont j'ai parlé tout à l'heure et aussi cette bienveillance envers soi-même. Mais c'est au maximum faire en sorte de diminuer, de supprimer les sucres ajoutés. Pourquoi ? Parce que le sucre, il y en a partout. Globalement, je dirais que physiologiquement et psychologiquement, on est tous addicts au sucre. Les gens disent que l'addiction au sucre, ça n'existe pas. Mais ce n'est pas parce que ce n'est pas classé dans le DSM, la classification. des maladies mentales, mais en tout cas, l'addiction au sucre, elle existe, elle est mixte parce qu'on a une appétence au sucre physiologique, parce que notre cerveau, il aime le sucre. On a aussi une appétence au sucre psychologique, parce que quelle que soit notre culture, on va prendre les religions du livre, pour être simple, qu'on soit chrétien, musulman ou juif, dans toutes les fêtes, il y a du sucre. Noël, l'Aïd el-Kébir, la barre de mitzvah, tout ça, il y a toujours des pâtisseries, etc. Donc, de tout temps, On a associé le sucre au plaisir, à la fête, etc. Donc, on est un peu programmé pour ça. Puis même quand on est petit, on nous apprend à gérer nos émotions avec le sucre. Tiens, t'es triste ? Tiens, voilà un bonbon. Tiens, t'as bien travaillé, voilà un bonbon. Donc, finalement, on a cette habitude de gérer notre émotion par le sucre. Ce, d'autant plus que notre physiologie nous aide à ça. Qu'on soit une bouche sucrée ou salée, notre cerveau, il aime le sucre. En fait, il y a cinq goûts dans la nature. Sucré, salé, acide, amer et neutre. Tu prends un bébé, tu lui donnes de l'eau, du neutre, il s'en fiche. Tu lui donnes du salé, de l'amère ou de l'acide, il grimace, tu lui donnes du sucre, il sourit. D'ailleurs, quand on fait des actes un peu douloureux chez un enfant, comme par exemple une prise de son chez un bébé, on lui donne du sucre, ça le détend. Donc, on est tous quelque part un peu addict au sucre. Donc, c'est pour ça que si je devais donner un conseil, ce serait de faire en sorte d'arrêter le sucre, en sachant très bien, comme je disais tout à l'heure, que parfois, pour des raisons X, Y, Z, on a envie d'en prendre un pour un petit plaisir et c'est ok de se faire plaisir plaisir.
- Speaker #0
C'est le cas de réduire le plus possible dans sa consommation quotidienne. Oui. C'est exceptionnel.
- Speaker #1
Oui, pourquoi ? Parce qu'en fait il y a, alors on va un peu glisser dans un côté plus médical mais il y a un Français sur deux depuis 55 ans qui a une maladie chronique ou du moins les prémices d'une maladie chronique et parmi ces maladies qui augmentent le plus dans nos contrées, il y a ce qu'on appelle la résistance à l'insuline qui est la porte ouverte au sang métabolique et au diabète qui est due justement à un excès de sucre. on sait très bien que c'est un grand pourvoyeur de maladies chroniques réelles, mais également à plus courte échette à ce qu'on peut appeler la neuroinflammation, c'est-à-dire qu'on sait très bien que trop de sucre, ce n'est pas génial pour le focus, etc. Donc voilà, s'il y avait un seul hack à retenir, ça serait l'arrêt du sucre, ou du moins la limitation du sucre.
- Speaker #0
Très intéressant, et surtout intéressant que tu choisis celui-ci. Pour Claude, tu as eu cet épisode de podcast pour les personnes... Tu as dit à la fin ? Bien sûr, on a hâte de se rapprocher. Je crois que c'était le début. dangereusement de notre deadline. Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Tu es l'auteur de plusieurs livres. Je veux bien que tu nous les rappelles, slash présente, et où est-ce qu'on peut te contacter ?
- Speaker #1
Alors, mon premier livre, ce que je disais, c'était « Zéro sucre grâce à l'auto-hypnose » . Donc ça, c'était sorti chez Larousse. Alors, c'était assez amusant parce qu'en fait, j'avais donné un webinaire sur l'addiction au sucre en Suisse qui a cartonné plusieurs milliers de personnes qu'il avait vues, dont la directrice de Larousse qui m'a contacté pour que j'écrive un bouquin. C'est assez marrant. Donc, c'est comme ça que j'ai écrit mon premier livre. Ensuite, pendant le Covid... Avec ma femme, on s'est dit, en fait, est-ce qu'on ne pourrait pas conseiller à des personnes des moyens naturels pour optimiser l'immunité ? Et donc, on a contacté mon éditrice qui était partie chez Albin Michel et on lui a dit, est-ce que ça vous intéresserait qu'on écrive un livre sur les moyens naturels d'avoir une meilleure immunité ? Parce que bon, maintenant, tout le monde le dit, il faut prendre de la vitamine D, des oméga 3. Maintenant, tout le monde le dit, du zinc. Mais en fait, quand on a sorti le bouquin, il n'y avait personne qui disait ça. Donc, on a sorti le bouquin.
- Speaker #0
Ce n'était pas le discours commun.
- Speaker #1
C'était pas le discours à l'époque. Et donc pendant le Covid, on a sorti Les secrets d'une bonne immunité, donc chez Albin Michel.
- Speaker #0
Ensuite, je me suis intéressé au biohacking et j'ai écrit le premier livre en français qui s'appelait Le manuel de démarrage du biohacker, qui est un petit livre, évidemment qui est très bien, je ne peux pas dire le contraire, mais qui est un petit livre, il fait 70 pages. C'est très, très basique. Ensuite, j'ai co-écrit un livre sur l'hypnose dans les situations d'urgence. J'ai co-écrit un livre sur des protocoles d'hypnose et j'ai deux livres qui sortent là au printemps. Un livre chez Rol, Biohacking pour les entrepreneurs, vraiment axé. entrepreneurs avec tout un tas de conseils pratiques pour les entrepreneurs. Je crois que ce sera peut-être le premier livre qui va sortir sur le sujet. Et un livre qui va sortir chez Larousse. Donc j'ai réussi à écrire deux livres en même temps avec deux éditeurs différents. C'était assez marrant. Donc ça va être un gros livre sur la longévité. Il va faire plus de 300 pages. Ça va être un bouquin.
- Speaker #1
Une bible sur la longévité.
- Speaker #0
Ouais, j'espère. Une bible. Non, en fait, c'est vraiment un livre que j'ai voulu comme quelque chose qui soit un peu un compagnon pour les personnes pour leur apprendre à à découvrir un tas de choses. Je parle de blood test, je parle de compléments alimentaires, je parle de tests physiologiques, de VO2max, de Dexascan, etc. Et j'ai fait en sorte aussi que le livre soit suffisamment fouillé, je dirais, pour que même des personnes comme des médecins généralistes puissent y trouver quelques éléments pour s'intéresser à la question de la longévité. Donc j'ai vraiment fait en sorte d'écrire un bouquin qui puisse intéresser tout le monde. Voilà pour mes livres. J'ai encore un autre projet, mais pour l'instant, je n'en parle pas. Comme je te disais, c'est en off, mais j'ai déjà une idée de prochain livre. Et sinon, je suis très actif sur LinkedIn. J'ai découvert, je ne savais même pas que ça existait, que j'étais favicon numéro un sur ma thématique. Donc sur LinkedIn, je suis un peu actif sur Insta. Je vais faire en sorte certainement de l'être plus. J'ai posté quelques vidéos sur TikTok. dont une vidéo sur la péridurale qui a fait plus de 700 000 vues. Ça m'a fait rigoler. Juste comme ça, je fais ça entre deux patientes. Donc voilà, mais c'est surtout sur LinkedIn. Après, j'ai mon site internet, mais je ne sais pas qu'on mettra en commentaire. Je n'ai pas dit.
- Speaker #1
Que ce soit les livres, tes réseaux sociaux, le site vous sera dans la description.
- Speaker #0
Donc voilà, en fait, pour ceux qui sont intéressés sur mon site internet, je propose juste un espèce de petit défi 7 jours pour... Avec quelques routines pour les personnes qui ont envie de découvrir quelques petites routines, soit biohacking, longévité, pour pouvoir un peu tester. Là encore, test and learn, voir si ça fonctionne. Et puis, il y aura certainement encore d'autres choses de plus en plus, parce que j'y prends goût.
- Speaker #1
Je vais rester très attentive au fameux livre Biohacking pour les entrepreneurs, à titre personnel déjà. Et puis, dès qu'il sera sorti, je remettrai à jour la description de la vidéo de l'épisode pour l'intégrer dedans.
- Speaker #0
Je te le dédicacerai.
- Speaker #1
Incroyable ! Merci beaucoup, Denise, pour ta venue. Et puis, merci à tous d'avoir écouté. Merci à vous.