- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Tant qu'il y aura du Wi-Fi disponible sur toutes les plateformes de podcast. Et aujourd'hui, je reçois un invité. Je suis très heureux de le recevoir parce que c'est un ex-collègue, c'est un ami et c'est une légende d'Internet. Yo-Yo, mon Yo-Yo, comment ça va mon Yo-Yo ?
- Speaker #1
Écoute, ça va bien mon Ju. Je suis trop content. Alors on sent déjà que tu connais le métier parce que le mec s'exprime bien, il a créé son podcast. C'est déjà un succès, j'ai regardé le premier épisode.
- Speaker #0
Merci, merci.
- Speaker #1
Le nom est bien trouvé.
- Speaker #0
Oui, je me suis dit que ça pourrait être sympa.
- Speaker #1
Tu m'as flatté, donc tout est parfait.
- Speaker #0
Non, on peut commencer. Je rappelle à tous ceux qui ont connu Game One il y a quelques années que tu es un animateur emblématique de la chaîne. On a commencé ensemble en 2002 et tu as présenté Level One et plein d'autres émissions, mais celle qu'on connaît, où tu es célèbre, où tu es une légende, c'est Level One que tu as repris, que tu as complètement façonné, que tu as changé. Et tu as travaillé sur Game One jusqu'à combien ? C'était 2007, non ?
- Speaker #1
Tu sais quoi ? Regarde, ça m'a permis de me replonger un peu dans le passé, de me dire, de reconnecter un peu les bouts parce que tu oublies, on est des vieux mérous. Et ça remonte à 20 ans. Donc en fait, 2002-2007, level one, sous différentes formes, différentes personnes. 2007, je m'en vais, hautes émissions, je me balade à droite, à gauche.
- Speaker #0
Tu n'avais pas fait Gameology ?
- Speaker #1
Gameology ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Super avec GG. Pour le coup, là, regardez, vu que vous êtes sur YouTube, tapez Gameology. Vous retrouvez G-A-M-E-O-N-O-G-Y.
- Speaker #0
On tombe sur les émissions.
- Speaker #1
Au top, sur Gong. Très drôle. Petit concept sympa, genre laboratoire de savants fous, jeux vidéo. Et puis...
- Speaker #0
Et puis après, tu vas en Ligue 1. C'est-à-dire, moi, je dis que Game One, c'est la Ligue 2, voire même la nationale. Et après, toi, tu fais partie, parce que pour moi, je te le dis, et je te l'ai déjà dit, Pour moi, tu es l'un des animateurs ou l'animateur le plus talentueux que Game One ait connu.
- Speaker #1
Merci de saluer mon génie C'est vrai,
- Speaker #0
il y a du génie Il y a quelque chose en toi qui fait que C'est incroyable, et justement tu vends au Ligue 1 Après
- Speaker #1
Gameology sur Gong Après Gameology, un ancien de Game1 Qui bosse A la direction des programmes Nous appelle, Guillaume Lassalle Il me dit putain j'ai bien aimé ce que vous faites Gameology Il y a une matinale qui se lance On l'a lancé en septembre Et on voudrait changer parce que ça colle pas bien On a besoin de deux mecs J'en ai dit oui Une finale sur une TNT, pendant trois ans on a fait ça. C'était l'occasion de, comme tu dis, de tester la D2. La D1 c'est...
- Speaker #0
Non, la Ligue Nationale. Non pas la Ligue 1, la Ligue 1. La Ligue
- Speaker #1
1. J'ai eu de la chance en fait dans mon parcours de toujours tomber sur des chaînes et des personnes sympas qui nous donnaient de la liberté, qui nous laissaient être qui on était. Tu vois, d'avoir une liberté de parole, une liberté de... de ton, j'ai apprécié ça.
- Speaker #0
On rappelle quand même Guillaume Lassalle, pour ceux qui ne connaissent pas ou ceux qui connaissent Game One à ses débuts, c'était un animateur de Game One qui s'appelait Didou et qui présentait l'émission d'Awa. Et aujourd'hui, c'est un grand chef. Alors à l'époque, c'était D17, c'est ça ?
- Speaker #1
Maintenant, c'est Stéstar. Stéstar, D17, ça a changé. C'est la 17, ils font du clip, des émissions de télé-réalité. Ça fait quelques temps que je ne regarde plus.
- Speaker #0
Mais c'est une chaîne qui a changé de nom plusieurs fois. Toi, tu faisais quoi avant 2002 avant d'arriver sur Game One. C'était quoi ton métier ?
- Speaker #1
Ça me fait plaisir qu'il me pose la question parce que je voulais revenir là, tu sais. Je vais vous parler un petit peu de moi parce que quand tu regardes un podcast, moi j'aime bien le format. J'aime bien écouter, et toi aussi, je suis sur vous aussi, le vécu des gens. Mais oui, c'est ce qu'il y a de plus marrant.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a créé la bascule pour changer de vie à un moment donné ? C'est ça que je l'essaye de savoir.
- Speaker #1
Je vous raconte les moments marrants. Déjà, moi j'ai compris que la vie était une aventure. Et que la vie c'est vraiment l'occasion. de se marrer. Un game. Game one. On est tombé sur game one. Et je te donne un exemple. Petit boulot. Je vous raconte des trucs marrants dans ma vie. J'ai un petit boulot. Je vis près de Disney. Et premier petit boulot, je suis embauché au room service de l'hôtel Disneyland. C'est un peu le palace de Disney.
- Speaker #0
Génial.
- Speaker #1
Donc, je me fais un été au palace et je vous raconte des anecdotes rigolotes. Je me retrouve à apporter les petits-déj ou les burgers le soir. Tu as le nom des clients sur le ticket. Tu as le nom du ticket qui arrive, tu as la nationalité et le nom du mec. Et là, j'ai un ticket qui arrive, il y a marqué Jimmy Cliff Jamaïque. Et le mec, il commande deux potages à la tomate. Je me dis, putain, c'est drôle. Et il y a un mec qui me dit, Jimmy Cliff est là, il a besoin de potages à la tomate. On a désactivé les détecteurs de fumée dans sa chambre. Ça donne l'ambiance. Star du reggae, si vous ne connaissez pas Jimmy Cliff. Et là, je monte les deux potages à la tomate. Il y a un mec qui m'ouvre la porte avec des yeux mais rouges comme un potage à la tomate. Une fumée mon pote ! C'est incroyable dans l'hôtel Disney. Il planait comme Peter Pan. C'était une bonne anecdote. Quand j'étais petit, je voulais de l'aventure et la vie m'en a apporté.
- Speaker #0
Alors tu faisais quoi ? Tu faisais des petits boulots comme ça, droite à gauche, pour t'amuser ?
- Speaker #1
Des petits boulots, droite à gauche. J'ai fait une petite fag... J'ai fait un bac S, j'ai fait une première année de droit, planté, nul. Et puis je me relance sur une... sciences de la matière nulle pourri je me dis allez je pars aux états unis j'ai fait sciences de la matière à la fac ouais les mecs en fille en fille de maths le mec il arrive le prof d'université dit bon vous venez du lycée faut savoir qu'ici tous
- Speaker #0
les maths que vous avez appris ça vous servira à rien en fait on fait vraiment autre chose c'était relou la thermodynamique et tout ça je m'en souviens la cinétique des fluides sciences de la matière c'était horrible et Et du coup,
- Speaker #1
tu pars aux Etats-Unis ?
- Speaker #0
Mais faire quoi ?
- Speaker #1
À l'époque, tu pouvais en tant qu'étudiant avoir, et c'est toujours le cas, je vous encourage à le faire pour faire votre petite expérience, un PVT, un visa de travail temporaire, tu pouvais l'avoir aux États-Unis. Et moi, j'avais un pote, mon pote Josh, il vivait aux États-Unis, il était franco-américain et il était serveur à New York. Et il faut savoir qu'on est en 2000, juste avant 2000, on doit être en 80, j'avais 19 ans, donc non, on est un peu avant 2000. Et en fait, il gagnait 200 à 300 dollars. par service dans un resto parce que les serveurs là-bas c'est un business.
- Speaker #0
À l'époque.
- Speaker #1
Donc il me dit, yo yo, tu me rejoins là-bas, tu prends ton PVT, tu vas vivre l'aventure. Je prends un billet d'avion, je vais là-bas et je me fais embaucher dans un café, je suis barista. Un peu comme dans Friends, tu sais le mec qui fait les cafés, t'as pas le droit de toucher l'alcool en dessous de 21 ans aux Etats-Unis. Donc moi à 19 ans, toc, je fais les cafés. Alors tu sais, ils avaient une science du café qu'on n'avait pas déjà avant ici, tu vois, clé d'avoine, machin, tu sais. Donc je fais ça, je gagne bien ma vie, je m'éclate. Je reste à New York et puis je reviens et je fais une école d'ingé son. Ok,
- Speaker #0
donc ça reste quand même dans le métier audiovisuel.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Et je participe en même temps que cette première, je crois que je cherche à faire un stage et je ne trouve pas, première année. Et je participe, il y a une pub, je tombe sur une pub sur la chaîne qui s'appelait TF6. Tu te souviens de TF6 ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'était le mélange de TF1 et M6. TF6, c'est vrai que les noms sont plus profites. Le nom est pourri. Il y a une pub qui dit voilà on organise le premier jeu de télé-réalité en France, déposez vos candidatures. Moi je dis c'est marrant, il y avait un peu d'argent à gagner. Je dis moi qui aime bien l'aventure, c'est un truc rigolo, ça me plairait. Et ils me prennent. C'était quoi le concept ? Le concept c'était qu'ils enfermaient trois équipes de trois joueurs dans trois appartements, dans un endroit à Paris, ok, où c'est les débuts d'internet. C'est les débuts d'internet qui te permet par exemple de commander de la boue. à emporter depuis Internet. C'est-à-dire qu'avant, tu appelais au téléphone pour avoir de la pizza. Et là, c'est le début où tu tapes sur Internet. Les premiers sites Internet, tu pouvais commander chez McDo, etc. Le but du jeu, c'est d'arriver à trois dans un appartement. Il n'y avait rien. On te donnait un budget, je crois, de 2000, 3000 francs. Et tu devais tout acheter et rester trois semaines dans l'appartement en achetant tout ce qu'il te fallait pour survivre trois semaines.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est avant Love Story ?
- Speaker #1
Juste avant Love Story. Tu regarderas, le lancement de Love Story a eu lieu, je crois... pendant qu'on était en train de tourner.
- Speaker #0
Parce qu'on va être francs,
- Speaker #1
il n'y a personne qui n'a entendu parler de cette émission. C'est pas ça. Pour te dire que je suis un pute. Ah oui, je ne peux pas. Il avait fait l'émission. Mais en tant que participant dans l'espèce de simulation, si tu veux, de vie sous caméra, j'ai vécu ça. On est resté trois semaines. C'est-à-dire que le premier soir, tu arrives dans un appartement, moquette. Moquette. Et puis à côté, toilette, salle de bain. Rien. Et tu n'as plus personne.
- Speaker #0
Tu l'as bien vécu cette émission ou pas ?
- Speaker #1
Tu sens qu'au bout de trois semaines, tu es un peu zinzin. Mais c'était drôle parce que c'était créatif, c'était sympa, il y avait des défis. Mais première nuit, je te rappelle, on commande chez un fast-food. On a gardé les emballages pour se faire un oreiller. J'ai mis les pieds dans le sac parce qu'il faisait froid. Là, on n'était pas dans le délire feutré et cossu de la Starac ou du machin.
- Speaker #0
Ah d'accord, en fait, c'est une sorte de Koh Lanta, mais dans un appartement.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et avec Internet.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est marrant. Le concept est génial. Ça, c'est ta première expérience télé, du coup ?
- Speaker #1
T'as compris, c'est pour ça que ça m'a donné envie. Le plaisir de se regarder et de faire le con devant la caméra, j'ai trouvé ça plutôt cool.
- Speaker #0
D'accord. Donc là, tu te dis, bon, voilà, moi, j'ai décidé de me marrer dans ma vie. Oui. Et là, tu te dis, il y a peut-être un truc à faire.
- Speaker #1
Il y a peut-être un truc. Et je tombe sur cette annonce de casting, tout comme toi, pour Game One. Et là, je me dis, il y a un truc à faire. J'y vais. J'arrive chez Game One et en fait je crois que je me plante, je ne sais plus si je l'ai fait volontairement ou pas, mais j'arrive un jour avant le casting.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Si. Et là, je tombe sur Éric Brouillat. qui est le directeur de la chaîne, notre directeur.
- Speaker #0
On l'embrasse parce qu'on a des bons souvenirs d'Eric.
- Speaker #1
Bon personnage, rigolo. Et en fait, je me mets à rigoler avec lui, je ne savais pas qui il était. Et je sors de Trois-Vannes, on discute, et je pense qu'il me trouve sympathique, et j'apprends plus tard qu'en fait, c'est le directeur. Donc après, on a fait un casting, tous les deux, et ils t'ont pris, ils m'ont pris. Il faut savoir qu'il y a quand même pas mal de monde qui participait à ce truc-là.
- Speaker #0
Ah ouais, il y avait du monde. Il y avait des gens connus.
- Speaker #1
Il y avait des gens connus.
- Speaker #0
On peut citer. Il y avait Gustave Parking.
- Speaker #1
Ouais, ça m'a plu, ouais, bon humoriste de l'époque.
- Speaker #0
Il y avait des gens de Love Story qui étaient là. Et normalement, on devait être trois à faire Level 1. Il y avait toi, moi et Christophe de Love Story qui avaient gagné Love Story.
- Speaker #1
Tu te rappelles ? Je me souviens de Love Story. Christophe, peut-être un peu moins, qui m'excuse. Mais si,
- Speaker #0
quand on est arrivé, ils nous ont dit vous êtes trois. Mais au final, le troisième, il viendra pas, il part sur RFM TV.
- Speaker #1
Une nouvelle. C'est vrai.
- Speaker #0
On s'est retrouvés à deux.
- Speaker #1
Il nous prévient pas de ça. Si, je me souviens, je me souviens, pour dire, du mauvais accueil qu'on a eu au départ. On a quoi ? On a 25 ans, 24, 25 ans, on arrive dans un endroit. Il faut savoir que quand tu fais un casting, c'est toi qui est le reste du monde. Tu vois ce que je veux dire ? Tout à fait. Alors, nous, je pense que t'étais comme moi, t'avais la fibre, t'étais animé par un truc sympa, ça te plaisait. Donc, tu mets un peu ton côté, il y a un côté ridicule, tu vois, dans le casting. Tu vas être ridicule, tu vas pas, tu vois, à part si t'es Leonardo DiCaprio et que tu crèves. pas l'écran dès le premier casting, t'es un peu ridicule.
- Speaker #0
T'es vulnérable, on va dire. T'es vulnérable.
- Speaker #1
Et on n'a pas été bien accueilli. Je me rappelle, les trois premiers mois où on était là, on a été accueilli par une équipe en transition, tu vois, je sais plus quoi. En regardant le podcast avec Marcus, vous avez évoqué la transition entre un rachat de chaîne, etc. Nous, ça ne nous concernait pas, mais on se retrouve bien accueilli. Et tu te rappelles, j'ai un exemple, on est dans une pièce en train de... Parce qu'on était intermittent du spectacle.
- Speaker #0
Tout à fait. On venait... Pourquoi ? Une journée par... Deux jours par semaine.
- Speaker #1
Deux jours par semaine pour tester jeux vidéo. Putain, on avait gagné quand même le cocotier.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'on allait être payé pour jouer aux jeux vidéo. Alors, pas des milliers d'essor, mais putain, quel plaisir. On avait gagné.
- Speaker #0
On était content.
- Speaker #1
Et en même temps,
- Speaker #0
c'était dur quand même.
- Speaker #1
Et je me rappelle, on était mal accueillis. Par exemple, on était tous les deux en train de réviser dans une petite salle. Ils nous avaient mis dans une petite salle un peu froide avec deux télés. On était l'un à côté de l'autre. Et puis il y a un mec qui arrive et qui dit Ouais, c'est la dernière fois Vous n'avez pas rangé les bannettes au bon endroit, ni les consoles, les machins. Vous êtes des cons. Putain, l'ambiance.
- Speaker #0
Ouais, Jean Michemuche.
- Speaker #1
Ah ouais, tu te rappelles, il s'appelait Jean Michel, le gars.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
il était pas sympa. Même Pierre Boulet n'était pas sympa au début. Personne n'était vraiment sympa. Moi, j'avais mon pote Alex Nassar qui était sympa, donc j'étais un peu en sécurité. Toi, tu le connaissais d'avant ? Parce que je le connaissais d'avant. On s'était rencontrés par une amie interposée, mais par hasard. Mais tu te souviens de cette époque ? Oui,
- Speaker #0
je me souviens, il a fallu faire notre place. Ce n'était pas facile. Et c'est vrai qu'on était tous le deux dans une salle toute blanche. Nous deux, on ne se connaissait pas, donc on apprenait à se connaître finalement. On testait chacun notre jeu. Et après, le lendemain, on était en tournage et il fallait qu'on fasse nos preuves. Et ce n'était pas facile.
- Speaker #1
Ce n'était pas facile parce qu'aujourd'hui, on regarde tous du let's play, des animateurs qui font ça chez eux. Ce n'est pas la même chose, si tu veux. Quand tu es tout seul dans ta chambre à faire ta vidéo, bon, tu te mets dans une espèce de dinguerie, une espèce de folie tout seul face à ta caméra. Tu te crées ton personnage. La Couture T'es employé, t'as un mec du son, t'as une caméra, t'as un patron, tout le monde te regarde, tu viens de nulle part. Allez, sois drôle et pas tenu. Putain, on a été costauds.
- Speaker #0
Mais comment tu l'as vécu les premières émissions justement ? Parce que là, tu parles de l'ambiance dans les locaux, mais les premières émissions, comment tu les as vécues ? Moi, j'ai l'impression que tu le vivais mieux que moi. Moi, j'avais du mal avec les premières émissions. Et toi, quand je te regardais, je trouvais que t'étais bien.
- Speaker #1
Bah, tu sais, j'ai confiance en moi, donc d'une certaine manière. Ça l'est, mais c'est très difficile. J'ai peut-être vécu mieux que toi parce que j'avais Alex Nassar, un pote. J'avais un pote là-bas, donc c'était plutôt cool. Mais l'exercice est très difficile. Essayez chez vous de jouer aux jeux vidéo et de parler, de garder un peu de conscience sur le temps qui passe.
- Speaker #0
Un fil conducteur sur ce qu'on doit dire aussi.
- Speaker #1
C'est comme si tu jouais de la batterie en chantant. Il y a peu d'artistes. qui sont capables de chanter en jouant de la batterie. Tu as Anderson Pax, lui, il joue de la batterie. Tu ne connais pas les gens ? Tu sais, je te montrerai, je ne te souviens pas. Et Phil Collins, tu vois, le batteur, le mec, et il chante en même temps. C'est pareil, hyper dur à réaliser. Donc, on s'est lancé là-dedans. On était tous les deux au départ. Et après, ils ont vu qu'on était trop différents, peut-être.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on était différents.
- Speaker #1
Il fallait quelqu'un et tu avais plus. Il nous disait souvent, Eric, il nous disait, ouais, Julien, il a plus profil énergie. Toi, tu as plus profil de la Radio Nova. Et Juju, ils t'ont mis, toi, sur le magazine.
- Speaker #0
Alors avant ça, il y a eu un déclic. Le déclic, c'est quand on s'est retrouvé à faire des Level 1 à 2.
- Speaker #1
C'était là où toi,
- Speaker #0
tu t'es révélé. Parce que du coup, moi, j'étais le mec gentil et toi, tu étais le mec un peu taquin.
- Speaker #1
Ah, je suis un peu taquin.
- Speaker #0
Des fois, moi, maintenant, je me suis beaucoup inspiré de toi pour mon personnage à l'antenne après derrière. Parce que genre, quand on souhaitait bonne chance, moi, je mettais la main et toi, tu l'enlevais.
- Speaker #1
Ah, c'est bon, c'est petit con. Mon petit neveu, Théo, il fait 7 ans. Ah ouais ? Il l'a fait comme ça, naturellement.
- Speaker #0
Pour moi, c'est là, quand il y a eu les level 1 à 2, il y a un truc qui s'est passé. Et c'est un truc que Marcus ne faisait pas forcément. Il ne le faisait qu'avec des invités ou des potes de temps en temps. Et là, on a commencé à faire beaucoup de level 1 à 2. Et c'est là où il y a eu un changement. Et là où tu t'es révélé. Et là où, à un moment donné, Eric Brouillat, le directeur, il a dit il faut construire une équipe autour de Yo-Yo pour qu'ils s'amusent.
- Speaker #1
C'est juste ce que tu dis. Et ce qui est juste, c'est que tu vois le let's play tout seul à la Marcus. Très bien, c'est un style. OK, mais. Le let's play tout seul, je l'ai expérimenté. Moi, ça m'a toujours fait chier.
- Speaker #0
Ouais, t'aimais pas ça.
- Speaker #1
La douce folie de je suis tout seul à regarder un monde virtuel. Moi, il me faut un pote. Moi, il me faut un mec à vanner, un mec qui va me vanner aussi. Il me faut un peu d'échanges. Oui,
- Speaker #0
mais quand il y a eu le level 1 à 2, c'est là où il y a eu le changement. Alors déjà, moi, je suis parti sur la Game Zone à l'époque. C'était le magazine quotidien de la chaîne. Mais quand il y a eu le level 1 à 2, pour moi, c'est un moment charnière. parce que Level One, ce n'était plus de la découverte d'un jeu avec un mec sympa. C'est devenu Johan qu'on suit avec sa cour. Et c'est les gens qui sont autour de lui. Et là, on interagissait avec eux et le jeu vidéo n'était plus important.
- Speaker #1
C'était un prétexte. C'était un prétexte. Ça devenait un prétexte de fond pour faire quelque chose de drôle. Et j'écoutais Marcus qui, lui, a un côté plus, tu sais, journalistique. Le jeu vidéo, c'est un peu sérieux, etc. Et il avait une phrase, je ne sais plus dans lequel, on sentait que ça avait un peu heurté de voir que nous, On faisait évoluer le concept différemment en fonction de notre personnalité. Tu vois, par exemple, je te regarde le... Rappelez-vous du générique de Level One, pour tous ceux qui nous connaissaient, c'était un truc hyper austère, hyper glauque, des superpositions d'écran avec la petite musique, elle était glauque. Ça ne te mettait pas dans l'ambiance. Juste après le générique, ça commençait, tu étais déjà plombé. Moi, ça me plombait.
- Speaker #0
Oui, oui, mais tu avais une autre vision des choses.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'est là où je dis que c'est du génie, quelque part.
- Speaker #1
Parce que ce n'est pas facile de changer une émission emblématique. et d'en faire un truc totalement différent. On a fait Level One Zoo Vidéo avec des animaux, Nabil, Gérard et moi. C'était cool. Avant ça,
- Speaker #0
il y a eu Yannick quand même.
- Speaker #1
Voilà, l'ami Yaya, évidemment.
- Speaker #0
On vient sur l'épisode Yaya. Il y a eu Yannick quand même qui est arrivé parce qu'à un moment donné, moi je partais, Yannick est arrivé et vous avez formé un duo exceptionnel.
- Speaker #1
Bien sûr, en fait, toi tu t'en vas et Eric, le directeur du programme, il vient un jour me dire écoute, il y a Yannick qui va venir faire un essai. Avec toi.
- Speaker #0
Tu le connaissais d'avant Yannick ou pas ?
- Speaker #1
Oui, je le connaissais.
- Speaker #0
Tu le connaissais ?
- Speaker #1
C'est complètement fou là. Je vais vous raconter, c'est la première fois que je le raconte. C'est-à-dire que Yannick, il habite juste à côté de chez moi en banlieue, on a des potes en commun, on se retrouve dans des soirées, on rigole bien, il monte ses fesses, je rigole, je lui monte ses fesses, il rigole. Et quand il me dit « il y a Yannick qui vient » , je ne pense pas à Yannick, je pense à l'époque, une vedette de la chanson qui s'appelle Yannick. Mais oui, cette soirée-là ! ces soirées-là.
- Speaker #0
Mais non.
- Speaker #1
Et je me dis, mais qu'est-ce qu'une jeune a perdu le jeu vidéo avec moi ? Je comprends pas. Il me dit, ouais, tu sais, machin. Il dit, ton pote Yannick, machin, mais je comprends pas. Et j'ai un message un jour de Yannick, et je comprends. Je me dis, putain, génial. Et tu vois, ça a donné le duo que vous avez connu. Incroyable.
- Speaker #0
Et là, vous êtes éclatés. Tu sais que moi, je l'ai mal vécu à l'époque. Parce que je vous voyais vraiment, vous aviez une interaction tous les deux que moi, j'avais pas. et moi je me disais, moi je ne suis pas aussi drôle qu'eux.
- Speaker #1
Non, je comprends que tu l'aies pu vivre comme ça, mais je pense qu'il y a des... Tu sais, on est sur des longueurs d'ondes plus ou moins différentes, ni plus ni moins, mais on avait des personnalités différentes.
- Speaker #0
Vous aviez une folie commune et vous faisiez rire l'un l'autre, vous éclatez. Moi, j'étais là lors des tournages, donc je le voyais. Vous aviez un truc incroyable tous les deux et vous amusiez comme ça. Et moi, je me disais, putain, mais pourquoi je ne suis pas fou comme eux ? J'aimerais en fait... Je me disais, j'ai envie de manger la même chose que le matin.
- Speaker #1
Non, mais d'être avec toi, tu as ta singularité. Oui, je pense que pour faire le grain de folie, comme tu disais, il faut une sorte d'alchimie. Ça ne marche pas avec tout le monde. Nous, tu vois, on s'adore, on rigole, on communique. Mais je pense que si on faisait une émission de jeux vidéo ensemble, ça aurait peut-être changé. Ça changerait peut-être avec l'expérience, on va dire. Avec l'expérience,
- Speaker #0
il y aurait peut-être un truc à faire. Il y a peut-être un concept.
- Speaker #1
Et toi, on a tout de suite capté que tu avais... Moi, je t'ai plus senti à ta place sur une émission d'accueil. en maître de cérémonie, à encadrer les gens par ta gentillesse, ton intelligence. Parce qu'on a rencontré pas mal de mecs dans notre vie à la télé. On ne va pas tirer sur les ambulances ou sortir les dossiers, mais il y en a un des dossiers. Moi, j'ai des dossiers à mon pote. On ne me dit pas des dossiers. Il y a des mecs, je peux les faire pleurer.
- Speaker #0
Non, non, non.
- Speaker #1
Des voilés. Mais les bonnes personnes comme Juju, je te fais tout un tas de compliments. Tu es sincère, joyeux, rigolo et tu fais bien le métier.
- Speaker #0
C'est gentil, mon yo-yo. C'est gentil.
- Speaker #1
Tu vois, tu sais mettre ton égo de côté.
- Speaker #0
C'est gentil. C'est gentil. Et toi, tu es vrai. Ça, c'est un truc qui est une qualité rare chez les gens. C'est-à-dire, bon, t'es vrai, avec ces... défauts et ses qualités. C'est-à-dire, si tu n'aimes pas quelqu'un, tu lui dis et c'est déjà arrivé plus d'une fois. J'étais là quand tu l'as fait. On ne va pas citer de nom. On ne va pas citer de nom. Mais sur la période Level 1, il y a eu Yannick et après, tu crées le Level 1 Zo' vidéo. Je veux qu'on en parle parce que moi, j'ai respecté toutes les périodes de Level 1 et après, j'ai travaillé avec Marcus. Mais pour certains téléspectateurs, Level 1, c'est que toi. Et pour d'autres, c'est que Marcus. Mais pour beaucoup, générationnellement, c'est que toi. Pourquoi ? Parce qu'à cette époque-là, il y avait plus de monde abonné à TPS, CanalSat et tout ça. On a souvent dit, ouais, Game One, une fois que les anciens sont partis, les premiers, ça n'a plus marché. C'est faux. On faisait une audience incroyable. Il y avait plus de téléspectateurs que sur les quatre premières années de la chaîne. Et là, quand tu crées avec Nabil et Gégé, c'est incroyable.
- Speaker #1
La rigolade. Alors, pour le coup, on nous donne carte blanche. C'est-à-dire qu'on fait le générique. Vous avez vu, rappelez-vous, les génériques du Level One, c'est des petits... C'est des petits personnages, on écrit le titre de l'émission sur du papier canson, on filme. Et l'anecdote que j'ai déjà racontée mais que je répète ici, c'est que pour la musique, on est allé voir notre pote Ludo qui avait un studio, qui était musicien, qui faisait de l'habillage radio pour tout un tas de médias. Et Ludo c'était un génie de la musique. « Mec, je veux de l'accordéon, du piano. » Et on lui dit « Tiens Ludo, on a une émission qui arrive à la rentrée, fais-nous une petite musique. » Deux jours plus tard, il nous appelle, il nous dit écoutez ça. Elle était géniale la musique. Écoutez, au top, il faut savoir que Ludo, il a reçu un Oscar parce qu'il a fait la musique de The Artist. Il a travaillé avec Serge Azanavicius sur tout un tas de films, dont les OSS. Le mec, il dirige maintenant des orchestres à droite à gauche. Et donc, le générique de Level One, la musique a été, on va dire, créée par un oscarisé.
- Speaker #0
Énorme. C'est incroyable.
- Speaker #1
Donc, tu vois, c'est des petites anecdotes comme ça qui sont sympas. Puis après, on fait un petit décor, on met un gros caca dans le fond. Tu vois, Gégé, il a un bon talent. Il dessine bien, Gégé. Donc, il nous fait un graphe avec un gros caca dans le fond. Je me rappelle, Jean-Marc, le directeur des programmes, il arrive. Ah, il voit le truc, il fait... Ça l'emmerde un peu. Tu sais, il ne dit pas les choses, Jean-Marc. Tu vois, il subit un peu le truc, mais gentil comme tout. Il l'a laissé, c'était très coloré. Voilà, quitte à ce que ce soit un prétexte, le jeu vidéo était encadré par un petit sketch avant, un petit sketch après.
- Speaker #0
Mais c'était génial. En fait, les gens, ils venaient voir que le sketch. Après, non, quand vous jouez, des fois, c'était des jeux de merde et on se marrait beaucoup.
- Speaker #1
On se marrait aussi.
- Speaker #0
C'était juste un prétexte, mais là, t'as changé le concept de Level 1. T'en as fait autre chose. Ouais. T'aurais pu même changer de nom. Ouais. D'ailleurs, je me souviens, il y avait même des t-shirts avec le générique de l'émission. et derrière elle avait marqué « C'est des cons, ils savent pas jouer » .
- Speaker #1
C'est des cons, ils savent pas jouer. Bon, on a joué à fond, mais on était des cons. C'est génial. Quelle époque.
- Speaker #0
C'était incroyable.
- Speaker #1
Vous avez clashé Booba quand même. Ah putain, alors dans les invités, on recevait des invités. Pour l'anecdote, je me retrouve un jour, alors ils nous disent, mais c'était assez logique, et c'est ce qu'aujourd'hui les gens font sur YouTube, tu agrèges ton contenu avec des gens qui font dans ta génération des choses. Donc tu invites des gens de ta génération qui font de la musique. Ils sont tous un peu fans de jeux vidéo. C'est un joyeux monde qui se rencontre. Et on a invité tout un tas de mecs. Toi aussi, tu as fait un peu de Level 1 invité à l'époque. Oui,
- Speaker #0
on a rencontré des gens. Après, j'ai eu des expériences plus ou moins heureuses. Je ne sais pas si tu te souviens du Level 1 Pete Bacardi.
- Speaker #1
Oh putain, je m'en souviens.
- Speaker #0
Il était dur celui-là, il n'a jamais été diffusé.
- Speaker #1
Il était un rappeur un peu, il n'était pas sympa. Oui,
- Speaker #0
j'ai voulu faire de l'humour à l'époque, mais il était à deux doigts de me taper.
- Speaker #1
C'est pas ton sort de l'U.N. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Du coup, j'ai fait deux, trois vannes en début d'émission pour le présenter. Il n'a pas apprécié. Certes, j'ai dit que c'était le sixième, c'était le remplaçant des poétiques lovers à l'époque.
- Speaker #1
C'est pas drôle. Ah, mais tu tombes avec des lèvres. Voilà. Tu me souviens, je suis sorti de l'U.N. Antoine,
- Speaker #0
tu ne m'as pas parlé, tu m'as regardé, tu m'as fait... C'est lourd !
- Speaker #1
J'ai fait comme toi, j'ai les blagues qui tombent à plat, les trucs. On a franchi la barrière du ridicule depuis longtemps. On a été mauvais mille fois.
- Speaker #0
Le truc qui était génial, c'est que quand tu recevais des invités, tu les recevais dans ton univers. C'est-à-dire dans cette folie qui était level one. Et je me souviens, Booba, vous l'avez clashé.
- Speaker #1
Alors je te donnerais Booba, très drôle. GG, il avait fait un petit rap, on avait répété un petit peu, on avait fait un truc cool. Et l'histoire de Booba, c'est que Nabil, il a une connaissance commune, à savoir une fille. entre Bouba et lui. Et il se dit, tiens, on va essayer de tenter de l'inviter. Et il réussit à inviter Bouba, qui arrive avec deux de ses potes. Et le souvenir que j'en ai de Bouba, c'est que tu as vu le mec, égo, charisme, carrière, talent au top. Mais le type, tu vois, contrairement à d'autres rappeurs, il est venu dans un décor avec un gros caca derrière, trois abrutis comme nous. Donc, tu vois, il n'y avait pas d'égo, le mec. Il s'est déconflé, il s'est mis dans le système, il a apprécié l'émission, je pense, et on s'est marré. Donc j'apprécie le mec parce que, contrairement à d'autres qui n'ont pas apprécié ton humour pour une petite vanne, lui, il a joué le jeu. Grand pro, top. Il y a plein de mecs dont je me souviens qui étaient cools.
- Speaker #0
Et surtout, vous avez créé des trucs. Moi, je me souviens du Black Sado Mario en rap. Je me souviens du Paris-Marseille en rap. Ça m'arrive, tu sais que ça m'arrive de temps en temps, à Game One. On a des stagiaires, ils sont jeunes et tout, ils connaissent pas. Je dis attends, tu connais pas ça ? Et je leur remontre ce que tu faisais en level 1. Ah,
- Speaker #1
il y a eu 2-3 fulgurances, 2-3 vannes, 2 trucs bien écrits. Alors, tu vois, on n'avait pas le temps d'écrire. En fait, il faut savoir qu'une journée de tournage, ça commençait à 9h du matin, ça finissait à 20h. Non-stop, tout le temps, parler, habiller, sketch. On n'avait pas le temps de tout écrire. Donc c'était... En fait, on prenait une journée avec Nabil et... Même pas une demi-journée avec Nabil et Gérard, une journée pour remplir les cases. Tiens, un trou de... de tel jeu, on fait ci, on fait ça. Tiens, va chercher la nuisette de ta mère, on va mettre Nabil dedans. Pareil, Nabil, génial.
- Speaker #0
Comment tu l'as connu, Nabil ? Nabil et Gégé, comment tu les as connus ?
- Speaker #1
Quand il a fallu remplacer justement l'ami Yaya qui est parti sur Canal+, faire une émission qui s'appelait La Case.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Il présentait des mangas, il faisait des petits sketchs. Il bossait avec l'auteur de Omar et Fred. Donc il est tombé dans un truc un peu plus scripté, structuré, où il écrivait. Super, vraiment, il a fait une super expérience. Et nous, on est resté dans cet amateurisme, si tu veux, créatif. Et Nabil, je l'ai rencontré. Alors j'ai organisé un petit casting, tu vois. Je me suis dit, bon, là, je suis tout seul. On ne fait pas l'émission tout seul. L'idée, c'est d'avoir une équipe qui je prends. Et autour de moi, je me dis, tiens, lui, il est marrant. GG, il a fait une émission avec moi, avec son groupe Zwinkels. C'est un mec rigolo qui aime le jeu vidéo. Et puis un soir, je rencontre Nabil dans une soirée et... Mort de rire.
- Speaker #0
Juste une soirée comme ça ?
- Speaker #1
Mais mort de rire.
- Speaker #0
En discutant avec lui ?
- Speaker #1
Ouais, on a un pote commun. Et je lui ai dit, viens faire le casting. Et il est resté. Alors Nabil, c'est un être à part, tu vois, il est très segmentant. Je me rappelle, quand vous nous avez invité chez Game One sur le revival 20 ans après, il y en a qui ne comprennent pas le personnage Nabil.
- Speaker #0
Il a un personnage. Il a une folie à lui.
- Speaker #1
Il a une douce folie.
- Speaker #0
Et vous l'avez utilisé d'une certaine manière. en lui donnant un certain rôle. Et ce qui est fou aujourd'hui, c'est que c'est une référence absolue du football. C'est-à-dire Nabil, on le voit sur l'équipe TV, on le voit sur les émissions, sur radio et tout ça. Les gens boivent ses paroles.
- Speaker #1
J'ai vu. Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, vous avez capté. Je ne suis pas là. J'ai quitté. Je n'ai jamais fait la transition jeu vidéo. Nabil. Oui, justement, je vais te poser la question après. Nabil, 600 000 mecs sur X.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
C'est un média foot à lui tout seul. mais ça ne m'étonne pas parce qu'il a ce génie, il est passionné. Et il a ce génie, il me rappelle, il connaissait tous les noms des stades, des grands stades africains. Du Mali, en passant par l'Algérie, son pays, mais tous les pays du Maghreb, il connaît toutes les personnes, toutes les équipes nationales. C'est un expert, ce n'est pas un escroc. Et tu vois, il avait ce talent et cette expertise, mais il venait à Level One pour parler un peu sport. Alors on le casait dans les... parce qu'il connaisse tout sur tous les sports. Il est très très bon. Et sa place, c'était le sportif, consultant sportif et... Le personnage qu'il était, il était drôle. Il n'avait pas d'ego, il savait se mettre en slibard, tu vois ce que je veux dire.
- Speaker #0
Et c'est ça qui est fort. Et pour moi, c'est un signe d'intelligence de Nabil. Nabil est d'une intelligence incroyable. Il est capable d'être un spécialiste sport sur un plateau. Et derrière, il était capable de faire level 1 et d'accepter aussi qu'on le vanne et qu'on le transforme dans un certain personnage de temps en temps. C'est ça. Et pour moi, c'est un signe d'intelligence.
- Speaker #1
Oui, tu as raison. Une anecdote qui va vous faire marrer. Nabil il a fait participer au... On a reçu Clara Morgan.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Clara Morgan, c'est, on va dire, une fille qui faisait du cinéma. Un peu particulier.
- Speaker #0
Moi, tout le monde sait. Tout le monde sait. On a fait plein d'émissions avec Clara Morgan. J'avais fait une émission aussi qui s'appelait Clara sur le grand jeu. T'étais pas dedans, toi, aussi ? Non. Non, j'avais fait ça.
- Speaker #1
Et du coup, on fait un petit sketch pour accueillir Clara Morgan et Nabil se met en nuisette. J'avais emprunté à ma maman une nuisette panthère et il se met dedans et on rigole. Et Nabil nous raconte que sa maman raconte autour de lui, à ses potes du bled, à ses copines du bled, que leur fils, il est acteur.
- Speaker #0
En France, de la comédie. Et quand est sorti sa photo avec le truc, tu te rappelles qu'au sein de sa famille,
- Speaker #1
ils étaient tous à se dire « Mais qu'est-ce que c'est que ça ? »
- Speaker #0
« Pourquoi il s'habille comme ça ? » Il était mort de rire, ça l'avait amusé. Et aujourd'hui, cette photo, on lui ressort de temps en temps pour le faire chier, mais il l'assume totalement. Il est toujours pareil,
- Speaker #1
Nabil. C'est ça qui est extraordinaire. Malgré les 600 000 abonnés sur X Twitter, il est toujours resté le même et ça, je trouve ça génial.
- Speaker #0
Oh top !
- Speaker #1
Toutes ces années sur Game One, tu le vis comment ? Tu kiffes ?
- Speaker #0
Elle m'a parti gaie moelle là, 2002-2007. Super, on était bénis.
- Speaker #1
Tu kiffes ?
- Speaker #0
Bien sûr. La célébrité,
- Speaker #1
comment tu le vis au quotidien ?
- Speaker #0
Alors je ne suis pas comme vous. C'est drôle parce que tu me dis... Je suis à l'aise avec mon image, j'ai aucun problème, une caméra, un machin, un truc. Je ne suis pas à l'aise avec les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Mais ça n'existait pas sur tous les réseaux sociaux avant 2007.
- Speaker #0
C'était le début. Tu as fait ton compte, tes machins, tes trucs. et moi quand j'ai créé mes débuts de compte, mes machins, qu'on a fait l'expérience de tout ce qui est réseaux sociaux, nombre de followers, tu cliques, tu t'abonnes. Je me suis senti mal à l'aise par rapport à ce truc là, je ne suis pas du genre à...
- Speaker #1
Non mais 2007 il n'y avait pas les réseaux sociaux YoYo !
- Speaker #0
Ça commençait un peu plus tard ?
- Speaker #1
En fait Facebook arrive en 2007.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc avant il devait y avoir MySpace, Alex Nassar était à fond sur MySpace si tu te souviens bien dans les locaux, mais l'explosion c'est Facebook et le fait d'avoir des personnalités que tu suis, bah c'est les plus... pages Facebook ont créé ça et après, il y a tous les autres qui sont arrivés. Donc toi, tu n'as pas connu en fait cette période-là ?
- Speaker #0
Non, c'était la fin. Après, j'ai continué la télé, même quand j'étais sur des 17. Je n'ai jamais eu de compte perso et tu ne pourras pas en trouver aujourd'hui. Tu ne t'es jamais intéressé à ça ? Non, parce que ce n'est pas mon truc, tout simplement.
- Speaker #1
Et sur la célébrité en général, au quotidien, moi je me souviens, j'étais au Festival de Cannes avec toi.
- Speaker #0
Tu te rappelles ?
- Speaker #1
On arrive à la plage du Martinez et d'un coup, il y a Akhenaton qui nous dit « Ça va les gamers ? » Tu t'en souviens de ça ?
- Speaker #0
Bon mec Akhenaton, super mec, gentil.
- Speaker #1
La première fois qu'on a été au... C'était un salon qui s'appelait le PlayStation Experience à la Défense. Tu t'en souviens de ça ou pas ?
- Speaker #0
On avait animé des émissions sur scène.
- Speaker #1
Et d'un coup il y avait plein de gens qui étaient autour de toi en train de te demander des autographes.
- Speaker #0
C'est le petit moment de gloire. Tu sais beaucoup court après aujourd'hui notamment avec les réseaux sociaux tu peux avoir ton petit moment de gloire et puis sur tous les thèmes possibles sport, tout ce que tu veux, tu peux avoir. Nous on l'a vécu à un moment où c'était un peu plus rare.
- Speaker #1
Plus rare parce qu'il n'y avait pas internet ? Il n'y avait pas Youtube ?
- Speaker #0
On était les seuls jeunes un peu connus en France. C'est-à-dire qu'en moins de 30 ans, il n'y avait que nous sur les chaînes du câble. Il n'y avait pas d'autres animateurs que nous à qui les jeunes pouvaient s'identifier donc on a vécu ça. C'était un peu plus précieux qu'aujourd'hui.
- Speaker #1
Et t'aimais ça ?
- Speaker #0
Ah c'est sympa ! C'est sympa parce que je pense qu'on avait une bonne image et que le public nous le rendait bien parce qu'on était à naturel et gentil. On avait déjà compris que les mecs, on avait conscience des gens qui nous regardaient. On savait qu'il y avait des petits qui nous regardaient, des plus grands. On connaissait notre public et on était heureux de les accueillir. Moi, j'ai toujours été dans la gratitude envers les personnes qui faisaient qu'on était ce qu'on était.
- Speaker #1
Et ton meilleur souvenir à Game One ? Tout confondu, c'est quoi ? Tu peux te dire le mien en attendant ?
- Speaker #0
Vas-y, dis-moi le tien. Moi je me souviens,
- Speaker #1
mon meilleur souvenir avec toi, on avait fait une émission qui s'appelait Game One Arena. Game One Arena Xbox Live, on était chacun dans des villes et on avait chacun un candidat qu'on essayait de coacher. Et je me souviens qu'on avait fait une partie où on était à deux contre deux et on est rentrés un dimanche à Game One, on a été dans la cafette et toi t'as pris la bouteille de champagne que le candidat t'avait donnée et tu l'as explosé. Explosé ? Il y avait du champagne partout. On a dit merde, il faut nettoyer. On avait fêté ça, c'était une super mission. Oui, on a fêté ça, on l'a filmé. À l'époque, on l'avait filmé. On ne l'a pas mis au montage.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
je suis allé au boulot le lendemain et tout le monde me disait mais ça pue le champagne. C'est pas normal,
- Speaker #0
c'est plus de champagne. Je ne sais pas qui a fait ça.
- Speaker #1
Moi, je me souviens de ça.
- Speaker #0
Game One Arena, tu vois, on revient un peu sur Game One. Alors moi, je n'ai pas de bons souvenirs en particulier. Des bons invités, je me souviens. des bons invités, des bonnes relations avec mes collègues, et de la créativité qu'on pouvait avoir. Game One Arena je me rappelle, c'était moi qui étais à l'initiative du truc parce que j'étais allé voir Eric, je lui ai dit : "Écoute, moi j'ai une petite idée, et si on allait jouer chez les téléspectateurs
- Speaker #1
Ça faisait longtemps que tu voulais faire ça ?
- Speaker #0
- Donc on avait fait un petit concept avec Yaya, ça s'appelait Final Round, on l'avait tourné à Pilote, je me rappelle dans l'appartement de ma cousine, et on avait fait genre... C'est comme si on allait chez toi, et que tu nous accueillais pour faire à la fois la fête et jouer aux jeux vidéo.
- Speaker #1
Mais il fallait le faire, ça. Et on peut level one chez les gens.
- Speaker #0
Level one chez les gens. En fait, ils ne l'ont pas fait au début. Mais ils sont venus après avec ce concept de Game One Arena en nous disant : "Eh, l'idée elle est bonne." Pourquoi ? Parce qu'en plus, ils développent le Xbox Live. Et que le Xbox Live ça nous permet de le faire en plus en petit championnat à domicile. Juju allait supporter à Dax une équipe, Gégé allait à un endroit, moi j'allais à un autre et on faisait le petit tournoi. Ça c'était les intervilles du jeu vidéo.
- Speaker #1
Et c'était super sympa parce que nous il y avait une ambiance entre animateurs. On essayait de se pourrir et de s'appeler à 4h du matin pour rêver. On se sabotait ! Pour essayer de gagner. En rentaine,
- Speaker #0
on se sabotait. J'adorais ça. On se mettait la pression, il y avait une bonne camaraderie. Moi ce que je me souviens, c'est qu'à Guéboine, il y avait une bonne camaraderie entre certains. Après, il y avait aussi des tensions entre d'autres, clairement parce qu'on était... Il y avait des clans ? Il y avait des clans. Et ça s'expliquait tout simplement parce que t'avais... Un peu les gens sérieux du jeu vidéo qui considéraient que c'était un nouvel art, avec des petites lunettes comme dans les galeries où les mecs ont des petites lunettes jaunes, regardent un tableau en disant « Très beau, j'ai tout compris » . Et puis en fait moi je regardais le tableau et je disais « J'ai rien compris » . Non,
- Speaker #1
nous on était les mecs qui venaient du divertissement.
- Speaker #0
Divertissement, donc c'est comme dans toute entreprise, tu vois ce que je veux dire ? On avait la liberté de parole, la liberté de ton. Tu disais, contrairement à Marcus, que nous on n'avait jamais reçu de chèque pour faire la promo d'un jeu, dommage d'ailleurs !
- Speaker #1
Oui, dommage.
- Speaker #0
On aurait bien voulu dire que Tintin finalement est un jeu pas si mal avec une petite enveloppe. Moi je t'en dis pas, tu te rends compte, c'est pas si mal.
- Speaker #1
Il faut préciser que ceux qui étaient là avant qu'on arrive, c'était des journalistes. Donc ils étaient à un travail de journalistique et nous quand on est arrivé, on était des animateurs, on était là pour faire du divertissement. Et d'ailleurs les audiences ont augmenté parce qu'on faisait du divertissement. Il faut le préciser quand même. On a fait des belles audiences, on était la première chaîne. de 18h à 19h sur les 15-25 ans. C'était révolutionnaire à l'époque.
- Speaker #0
Il n'y avait que nous sur les 15-25 ans, plus les chaînes de clips.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu te souviens, il y avait les réunions d'audience en open space. À l'époque, on s'était fait racheter par MTV. Et il y avait la meuf des audiences, elle s'appelait Muriel. Elle mettait sur un tableau et disait, voilà, Game One numéro 1, temps d'écoute moyen 45 minutes, MTV 12. Et je voyais tous les gens d'MTV qui disaient, maintenant, on va faire de la merde.
- Speaker #0
T'arrêtes-nous ? Parce qu'il y avait un traitement qui était différent, on va dire que les budgets des chaînes n'étaient pas les mêmes. Il y avait un gros budget sur MTV, moins sur Game One. Et même, tu te rappelles, il y avait Mouloud et Ausha qui étaient des animateurs de la chaîne d'MTV, et nous. Donc eux, c'était un peu coiffeurs, maquilleurs, grands événements, starisés, starification. Et puis nous, avec Nabil et Gérard, on allait chez Guérisolde, qui est un vendeur de flippes d'occasion, pour, avec nos 100 balles qu'on nous filait... par mois en matériel pour acheter des déguisements pourris. Et d'ailleurs, il y a des déguisements qui étaient tellement pourris qu'au fond, il y avait des traces pas possibles.
- Speaker #1
Figure-toi que les déguisements sont toujours à Game One. Non, mais oui. Et souvent, il y en a qui disent « ne touche pas ça, j'ai mis ton fesse dedans » .
- Speaker #0
On pourrait peut-être organiser une petite vente aux enchères.
- Speaker #1
Pourquoi pas ? Ça pourrait être sympa. Alors 2007, du coup, c'est la fin. Comment tu apprends la nouvelle ?
- Speaker #0
En fait, je me faisais chier parce qu'en fait, ce qui s'est passé, c'est que ils m'ont remis tout seul. C'est ridicule, c'est ridicule. C'est-à-dire qu'aux grandes fautes professionnelles des mecs qui étaient à Game One, une émission qui cartonne, qui marche bien, qu'on est à sa deuxième année, tu la laisses continuer et c'est parti. Non, Gérard Nabil, non, on n'a plus le budget. Alors qu'il coûtait 3 francs 6 sous, tu vois ce que je veux dire ? Mauvais prétexte. Johan, tu fais le Level 1 tout seul. Oh putain, après autant de rigolades et de nombreuses années, je me retrouve tout seul. Poisson dans l'aquarium.
- Speaker #1
Ça t'a déprimé ?
- Speaker #0
Oh putain, tout seul, je me faisais chier. Je me suis dit, allez, je lance des projets et j'en avais lancé un qui était l'idée, il y avait des mornings à l'époque sur M6 et j'avais rencontré mon pote Bruno, Bruno Henriquez, tu te souviens ?
- Speaker #1
Bruno Henriquez, je me souviens très bien.
- Speaker #0
Gentil mec, créatif, top, il bossait chez M6. On avait fait un pilote et je me rappelle, je vous avais tous mis dans la sauce.
- Speaker #1
Tout à fait, on a tous fait le pilote et on a travaillé dessus pour faire le morning live.
- Speaker #0
Avec Yaya, avec toi, il y avait... Je ne sais plus s'il y avait Gégé.
- Speaker #1
Il y avait Gégé, je crois.
- Speaker #0
Il y avait Gégé et on avait fait un super pilote. Et en fait, à la fin de ça, il ne m'avait retenu que moi pour faire chroniqueur dans l'émission. Et en fait, ça s'est très mal passé. Je n'ai même pas commencé parce que je suis arrivé d'un espèce de panier de crabe dans lequel on me voyait. Tu n'avais pas fait.
- Speaker #1
Je crois que tu avais fait, non ?
- Speaker #0
En fait, dès la rentrée, il y a l'animateur de cette émission qui avait fait un petit caca boudin parce qu'il ne me voulait pas. Il ne voulait pas que je sois là. Il a fait un caca boudin. Et je me suis dit, vas-y, laisse tomber. De toute façon, ça ne sent pas bon. Ça ne me correspondait pas. Tu vois, au final, c'est bien que j'y suis pas allé parce que je n'avais pas le profil.
- Speaker #1
Mais si tu avais fait Morning Live à la présentation avec ton équipe, Avec moi à tes côtés, tout le monde. Je pense que ça aurait été un changement important dans ta carrière ou pas ?
- Speaker #0
Oui, je pense qu'on a... Ah oui, ensemble, tu vois, en sécurité avec des mecs fiables, talentueux, rigolos, tu fais quelque chose de bien. Tu vois, la plupart des gens ne comprennent pas qu'un bon produit audiovisuel n'est que le produit de l'amour qui rayonne entre les gens qui sont filmés. Donc, on aurait fait un truc génial. C'était sincère avec notre ambiance, avec Nabil, Gérard, toi, Yannick. Il y a quelque chose de sympathique qui se dégageait. Les émissions artificielles qui regroupent des chroniqueurs dans des duels d'égo, des machins qui font des émissions, les mêmes sur les plateaux de télé, ça ne marche pas. Pour moi, ça ne marche pas. Aujourd'hui, les gens qui font aussi des émissions sur YouTube, tu vois ce qui marche, ce qui ne marche pas. Je peux te dire ce qui marche parce que ma fille Lisa regarde un petit peu. Donc je regarde à travers ce qu'elle regarde. Tu vois, un mec comme Joyka.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je sais pas si tu connais. Il a un pote, tu vois, son pote Mathieu et son pote Ibu. Et moi je regarde ça et je vois une amitié sincère entre eux. Je trouve ça cool. Il y en a d'autres, tu sens ? Ils sont dans un business de représentation avec du sponsoring, tu vois, le gosse VPN, machin, truc bidule. Et ils vont se dire ah tiens, je vais me faire une émission avec machin, avec bidule. Et tu sens que ça marche pas parce qu'il n'y a pas d'alchimie.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Donc toi, je sais pas, mais... Tu vois, par exemple, tu es un bon agrégateur alchimique autour de toi. Tu sais t'adapter et créer une bonne ambiance.
- Speaker #1
On essaye, mais après, il faut le faire avec des gens que tu aimes et que tu apprécies. Parce qu'il ne peut pas le faire avec des gens que tu n'apprécies pas.
- Speaker #0
Un bon produit audiovisuel, c'est ça.
- Speaker #1
Je me souviens d'ailleurs, moi j'étais là quand tu les as eus au téléphone, le Bruno. Et tu lui as dit exactement ce que tu viens de dire là. Tu lui as dit « Moi, je n'irai pas faire le con à côté de machin » . Je veux que tu prennes tous mes potes, c'est tout le monde ou rien ? Ouais,
- Speaker #0
ouais, Bruno, grand mec. Maintenant, je crois qu'il est une référence dans le milieu de la création audiovisuelle.
- Speaker #1
Je crois qu'il est chez Fremantle ou un truc comme ça. Ouais,
- Speaker #0
c'est un mec qui était sympathique, gentil. On a rencontré plein de gens gentils à la télévision, ce qui est hyper rare. Non mais tu sais, parce qu'il y a la gentille télé et il y a la télé des papillons de nuit qui viennent se brûler sur les projecteurs, uniquement attirés par le pouvoir... l'ego et le pognon.
- Speaker #1
Il faut être franc quand même, la télé c'est un milieu qui est plutôt people, il faut aller dans les soirées, faire semblant d'être copain avec tout le monde et tout ça.
- Speaker #0
Toi,
- Speaker #1
tout comme moi d'ailleurs, on n'a jamais fait ça ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu regrettes ?
- Speaker #0
Pas du tout parce que je ne me suis pas brûlé les ailes. Je suis resté intègre. Quand on était dans des bons coups sains, on a fait une télécène, tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Et tu as réussi à être sur des 17 et tout ça, Sans faire, voilà, en étant vrai quoi.
- Speaker #0
Sans faire le tralala du je suis copain avec machin, habitué des machins. Et pour ça que les réseaux sociaux moi, c'est pas mon truc. C'est que j'ai du mal si tu veux à faire la promotion de ma personne. Le culte de la personnalité je l'ai pas. Ce que j'aime, c'est être devant une caméra proposer un truc qui me plaît à moi déjà. Avec des personnes que j'apprécie. Avec un mélange de divertissement et aussi quelque chose, une petite touche de folie.
- Speaker #1
Mais... Si tu avais fait le côté un peu people, aller dans les soirées, du réseautage et tout ça, tu penses que là aujourd'hui tu aurais une émission de télé où c'était un truc qu'à un moment donné tu ne pouvais plus faire ?
- Speaker #0
Tu as raison, je pense qu'il n'y a pas de secret. Pour durer à la télévision, tu es obligé de te montrer présent, de papoter avec des célébrités, de te montrer avec des célébrités, de faire semblant. Évidemment ! Tu ne peux pas être...
- Speaker #1
Mais ça t'aurait plu de... Alors, pas de faire ça, oui. mais de continuer à avoir une émission de télé ?
- Speaker #0
Non, parce que pour tout te dire, je l'aurais fait. Je l'aurais fait. 2013, ça s'arrête juillet. 2013, ça arrête notre émission avec GG le matin. J'ai dit à GG, on monte une petite chaîne YouTube, on fait un truc, on va jouer.
- Speaker #1
Moi, je vous ai saoulé pour ça.
- Speaker #0
En un des mois,
- Speaker #1
je vous ai saoulé. Rappelez-vous les déj qu'on faisait. Je t'ai dit, allez, on y va et tout.
- Speaker #0
Et on ne l'a pas fait. Moi, je suis parti dans autre chose. Je voulais travailler de mes mains.
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que tu as fait ?
- Speaker #0
J'ai fait une première borne d'arcade Parce que j'avais le temps. Une pour mon frangin, une pour un pote qui avait une boutique à Paris. Je la mets dedans, quelqu'un passe devant la vitrine, il dit « elle est belle la bande d'arcade, j'en veux une » . Toc, je t'en fais une. Et j'ai lancé ma petite boîte de bandes d'arcade, une petite société individuelle, cool, dans laquelle aujourd'hui j'en vis bien, cool. J'ai l'expérience si tu veux d'avoir monté ma petite entreprise en dehors du système audiovisuel.
- Speaker #1
Mais en restant dans le jeu vidéo ?
- Speaker #0
En restant un peu dans le jeu vidéo parce que je suis un malin. Non, parce que j'adore ça aussi, c'est mon truc.
- Speaker #1
Non, non, ce n'est pas une question de malin puisqu'au final... tu n'utilises pas ta notoriété pour tes bornes d'arcade. En fait, c'est juste parce que t'avais envie de faire un truc de tes mains et que derrière, t'as quand même une affinité avec le jeu vidéo. T'aimes ça quand même ?
- Speaker #0
Ouais, j'aime ça. Et donc, j'ai fabriqué mon petit produit qui est super. Vous pouvez retrouver la marque. Elle est vraiment sympa.
- Speaker #1
C'est sur quoi qu'on la trouve ?
- Speaker #0
C'est labornarcade.com. Voilà, tu regardes. Meilleur nom de domaine ! Et du coup, j'ai appris à la menuiserie, à créer un produit fini. Le site, le machin, le truc, la logique un peu entrepreneuriale, pas facile en France. Donc, j'ai lancé mon petit produit et ce qui est drôle, c'est que déjà aucun mec de Game One n'en a acheté. C'est vrai ? Ça, moi, j'ai trouvé ça fou.
- Speaker #1
Ça, c'est fou. Pourquoi Game One, ils n'ont pas acheté des bandes d'arcade ? En plus, on en a eu dans les bureaux et tout ça, à un moment donné.
- Speaker #0
Ils n'ont pas pensé à moi. Ils sont bêtes. La grande famille. Ah ouais, voilà. Ils font le coup de la grande famille. Non, non, ils ne m'ont pas acheté. Par contre, quelques anecdotes. Donc j'ai pas mal de vedettes qui ont acheté mes bornes. Qui ? Alors, je mettrais, tu sais quoi ? Ciprien.
- Speaker #1
Ciprien, le YouTuber.
- Speaker #0
Bravo au mec parce que j'ai beaucoup de demandes de temps en temps de YouTubers ou de journalistes ou d'influenceurs qui me disent « Ouais, un petit partenariat, ça te dirait ? » Genre « Tu m'envoies une borne, machin, je la mets dans mon décor. » Ils ne veulent pas raquer.
- Speaker #1
Souvent les fébrités, les youtubeurs ils veulent pas rater.
- Speaker #0
Ils grattent. Moi j'aime pas les gratteurs. Parce que fabriquer une borne c'est du temps, c'est de l'argent, c'est compliqué. Un mec comme Cyprien il m'appelle, il envoie un mail : "Salut je voudrais une petite borne, un truc un peu spécifique, super joli". Je lui fais sur mesure, génial. Et je voulais saluer ça parce que beaucoup font... La majorité font pas comme ça.
- Speaker #1
Alors en vrai c'est logique de payer ?
- Speaker #0
Logique de payer ! Et le mec, il m'a accueilli. Tu vois, il a pris une petite photo devant la borne. Super sympa. S'en demander quoi que ce soit gentiment. Et puis c'est un mec que j'ai trouvé intelligent. Tu vois son contenu. Moi, j'aime beaucoup. Il a fait un bouquin sur le Japon que je trouve cool. Donc tu vois, ça, c'est un de mes clients. Super sympa. Il y en a d'autres. J'ai rencontré plein de gens.
- Speaker #1
Alors qui est en célébrité ? Il y a une borne d'arcade ?
- Speaker #0
Estelle Denis, son mari c'est l'entraîneur de foot aussi. Raymond Domenech. Raymond Domenech, on a pris une borne parce qu'elle aime le jeu vidéo. Omar Sy qui en a une.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Il y en a, je ne peux pas tous les citer, il y en a plein mais je rencontre... Et au final, tu sais quoi ce qui est chouette ? C'est que je rencontre tout un tas de gens. En faisant mes bornes, je rencontre tout un tas de gens hyper gentils. Et quelqu'un qui achète une borne d'arcade, c'est quelqu'un de gentil. Tu vois, qui est bercé par la nostalgie du truc. Je rencontre tout un tas de clients super sympas et je kiffe bien.
- Speaker #1
T'offres du bonheur en fait aux gens.
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
tu leur apportes du bonheur, de la nostalgie, du bonheur. Et toi, t'aimes l'humain. Depuis toujours, t'aimes rencontrer des gens, t'aimes discuter avec eux. C'est vrai ?
- Speaker #0
Mais t'as raison. J'aime bien parler, j'aime bien écouter les gens, j'aime bien parler. Attention, je prends de la place. Un peu moins maintenant. Si, si,
- Speaker #1
tu prends toujours de la place. Je prends toujours... Tu es carismatique. C'est-à-dire que quand tu es dans quelque part, les gens vont naturellement t'écouter.
- Speaker #0
C'est gentil. Il y a un truc qu'on partage, merci de se lever mon génie, c'est la droiture.
- Speaker #1
T'as compris ?
- Speaker #0
La droiture, dans ce métier, ce n'est pas quelque chose qui va te faire réussir.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
C'est bancal, un mec droit. Pourquoi ? Tu ne peux pas vraiment le corrompre. Tu ne peux pas réellement lui faire à l'envers. Tu ne peux pas lui voler sa liberté. Donc, on a évolué intelligemment, toujours dans des domaines assez sains, super bien entourés. C'est ça, je pense, notre qualité et la tienne aussi, c'est d'avoir su naviguer dans un milieu qui peut parfois être un peu crado, dégueu et malsain, mais toujours en gardant le cap, bien entouré. Mais c'est difficile.
- Speaker #1
Ça, c'était hyper difficile. Je reviens sur une question, c'est à un moment donné, la Game One, quand ça s'arrête, c'est 2007. 2007, c'est avant l'émergence des réseaux sociaux. De YouTube notamment. C'est-à-dire à un moment donné, sur YouTube, il y a des mecs qui commencent à faire des Level 1, des Let's Play. Est-ce que là, à ce moment-là, quand tu vois l'émergence des YouTubers qui font du jeu vidéo, qui font des conneries, des sketchs, machin et tout ça, tu ne te dis pas Game One, ils ont raté un truc là ? Ils ont arrêté au pire moment.
- Speaker #0
Oui, c'est exactement ça. C'est ce que je te disais. Le fait de casser l'émission Level 1 Zoho Vidéo qui était drôle, amusante, un réel succès, de me remettre tout seul. Je me suis dit : ils n'ont pas compris. Les dirigeants de cette chaîne à ce moment là, je dis : c'est des neuneu. Si moi, je dois continuer tout seul dans une émission tout seul, je vais dépérir. Donc je vais faire autre chose. Et Game One, à ce moment là, tu vois, et c'est pour ça que je me suis remis sur les dates 2019, ils ont eu l'idée de remettre Level One en avant. Tout à fait. C'est-à-dire que de 2007 à 2019, Il n'y a pas eu Level One, qui est finalement une émission qui est la pierre angulaire de leur chaîne. Et eux, ils l'ont mis au placard 12 ans. Pour moi, c'est le symbole du fait que les types n'ont pas compris que le let's play, que le bavardage et le papotage devant la caméra entre des gens qui s'amusent bien... J'ai pas pigé.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que s'ils avaient gardé level 1 avec l'équipe d'origine, avec GG, avec Nabil, et qu'on aurait fait la transition YouTube et tout ça, là aujourd'hui t'aurais 5 millions d'abonnés sur YouTube ?
- Speaker #0
Probablement, parce qu'on est arrivé finalement à cette transition début de YouTube, c'est ça. C'est évident, on aurait continué. T'en veux à Game One ? T'en veux aux gens qui ont pris la décision ? Une petite émission sur DirectWix, j'étais chroniqueur avec un type qui s'appelle Albert Algoud. Non, mais... Tu te souviens ? Après, j'ai été directeur artistique dans le jeu vidéo pour faire les doublages des jeux. C'est-à-dire que je coachais les comédiens, je leur donnais leurs textes et ils enregistraient les voix des jeux vidéo. J'ai fait ça un an et demi.
- Speaker #1
Génial !
- Speaker #0
Donc, expérience super ! Tu retrouves tout un tas de voix connues... avec qui tu partages un moment, le métier est sympa. Après, Gameology.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Gameology ! Là, toute la créativité qu'on avait, elle se retrouve dans cette émission. Et puis Gameology, il y a un mec, Guillaume, qui nous dit : "Mais attendez, venez faire une matinale avec nous." Donc, tu vois, ça m'a emmené vers plein de petites expériences qui me plaisent. Moi, je suis plutôt l'homme de plein de petites expériences que... qu'une grande réussite qui balaye le temps.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, on voit T'es content en fait de tout ça, ce parcours il est magnifique, il est riche en fait. Et aujourd'hui on voit tu kiffes ta vie, t'es content, moi je t'ai déjà vu plein de fois entre temps et... T'as toujours la banane, t'es toujours content, t'es toujours heureux et tout ça. Est-ce que la télé c'est un truc qui un jour te gratte un petit peu et tu te dis « Tiens j'aimerais bien revenir avec un programme, avec mon programme à moi » ? Ou pas du tout ? Et c'est un truc du passé ?
- Speaker #0
J'allais dire Inch'Allah, peut-être. Je dis pas non à quoi que ce soit. Aujourd'hui c'est plutôt non. Sur un sujet qui me tiendrait à cœur, pourquoi pas ? Faudrait que je le définisse, que je le trouve. Mais je le ferais plus sur une plateforme type podcast. Moi, le format qui me plaît, c'est ce qu'on est en train de faire. Ok. C'est le podcast. Je trouve ça intelligent parce que c'est pas épileptique comme les shorts, machin là. J'en ai plein la tête. Moi, j'ai pas. Je scroll pas. Quelques fois, je le fais. Mais ça m'en fout. Donc poser, parler aux gens, prendre le temps, calmement, ça j'aime bien. Le matin moi, je suis un type chiant, le matin je me lève, je prends une tisane. Ah non ! Et après ma tisane, tu sais ce que je fais ? Quoi ? Je prends un petit café.
- Speaker #1
Ah non !
- Speaker #0
Et je regarde les oiseaux dans le jardin. Je parle au mer, le rouge gorge. Tu vois c'est ça ma vie aujourd'hui. Du coup,
- Speaker #1
oui ça serait le truc, t'as changé ta mûrie. Ça serait approfondir mais plus faire la folie que t'as connue auparavant.
- Speaker #0
Oui, mais j'apporterais autre chose, un petit contenu audiovisuel qui me collerait. Peut-être qu'un jour je le ferai. Aujourd'hui j'en ai pas envie. Ok, tu vois je trouve que là le podcast que tu fais ça te va très bien, tu le fais bien, c'est agréable à faire donc ça doit être, vous me direz, c'est peut-être agréable à regarder aussi.
- Speaker #1
Moi j'ai pris une tisane le soir.
- Speaker #0
Tu regardes pas les oiseaux le soir ?
- Speaker #1
Non je regarde pas les oiseaux, moi je vis en région parisienne donc c'est pas forcément, je sais même pas s'il y en a encore tu vois, c'est un peu ça.
- Speaker #0
Ouais vas-y.
- Speaker #1
J'ai une question, ton rêve là maintenant c'est quoi ton rêve dans les prochaines années ?
- Speaker #0
Ah, tu sais mon rêve en fait, je vis le moment présent. Beaucoup de gens basculent un peu dans la spiritualité parce qu'ils s'aperçoivent que le monde dans lequel ils vivent là c'est un bordel noir. T'as compris donc ? Et les gens à notre âge aussi, moi j'aspire juste à la paix au quotidien, à avoir mes enfants grandir, à créer une belle relation avec mes enfants et les gens qui m'entourent. Donc tu vois je suis plus dans un moment présent et pas à penser à ce que je vais faire demain. Parce que tu t'en tubes la vie, tu vois. Si tu te mets de la pression, du machin, faut que je fasse un machin. Vraiment, c'est l'idée, je vis au rythme des battements de mon cœur. Et les gens, ils vivent plus aujourd'hui au rythme du tic-tac de leur montre. Donc si demain, je devais faire un truc, l'idée viendra, je le ferai. Et aujourd'hui, cool, je regarde plein de trucs. Tu vois, je suis dans ma grotte, mais je regarde ce qui se fait. Je regarde Juju.
- Speaker #1
Moi je suis content de t'avoir invité parce que beaucoup de gens te connaissent comme l'animateur sur différents médias et notamment Game One avec Level One, l'animateur un peu fou. Et au final, moi je te connais depuis des années, on se connaît depuis 2002, on a travaillé ensemble et tout, et t'es quelqu'un qui est resté simple. Et c'est pas tout le monde, parce qu'il y en a plein qui ont la grosse tête dans ce milieu-là, il y en a plein ils ont des fans, on leur reconnaisse dans la rue, ils commencent à gagner de l'argent, les machins et tout. Et toi t'es toujours resté simple et sain.
- Speaker #0
Oui, c'est difficile à garder. C'est ce qu'on disait dans un monde dans lequel je te dis, tu sais on dit souvent les gens de l'ombre. sont attirés par la lumière et les gens de la lumière aiment rester dans l'ombre.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tu as compris l'idée ? C'est qu'on a tous une part à l'intérieur de nous d'ombre et de lumière. Mais si tu veux un peu trop te brûler sur le projecteur, tu vas te brûler mon pote. Parce que le monde de l'argent, du pouvoir, il va te prendre quelque chose. Ok ? Donc c'est pour ça que moi je vis dans l'ombre quand je suis dans ma grotte. J'ai créé mon petit monde, mais que c'est un plaisir de me retrouver aussi pour des bonnes raisons. « Regarde, je sais ce que je me disais. Je me disais, mais attends, moi, Juju, qu'est-ce que je vais lui raconter dans mon podcast ? » « Mais t'as vu ? La télé, j'ai arrêté depuis 2013. »
- Speaker #1
« Eh ben regarde-le ! T'avais tellement de choses à dire ! »
- Speaker #0
« Plein de choses à dire avec toi ! Et je suis venu pour deux choses. C'est ton sourire, ok ? » « Je suis venu par gratitude pour tout le public qui a été né à elle nôtre parce que je suis le premier à vouloir... » « Tu sais, c'est marrant de prendre un peu des nouvelles de qu'est-ce qu'il est devenu. »
- Speaker #1
« Oui. »
- Speaker #0
« C'est sympa ! Alors j'ai joué un peu ce jeu-là. » Et je suis venu aussi parce que j'ai une fille qui s'appelle Lisa, qui a créé sa petite chaîne YouTube. Elle ne veut pas que je regarde. On peut le dire ou pas ?
- Speaker #1
On peut donner le nom de la chaîne ?
- Speaker #0
Elle s'appelle Limoun, L-I-M-O-U-N-E, tu trouves sur YouTube. Elle fait un peu de contenu comme tout le monde fait, un peu de gaming. Elle peut faire comme papa ? Elle aimerait bien, ouais, je pense que ça l'a inspirée. C'est marrant parce qu'elle est là avec nous, on en parle un petit peu, mais ça reste son genre d'un secret. C'est normal, elle a 15 ans, elle fait son petit truc, je ne veux pas marcher dessus. Et je ne sais plus où je voulais en venir, mais c'est que... Moi je le sais où je veux en venir.
- Speaker #1
Tu n'as pas été sur les réseaux sociaux, tu n'as pas été sur YouTube, tu n'as pas été sur tous ces trucs-là, mais tu es une légende malgré toi au final. Et sur YouTube, tu es une légende. Qu'est-ce qu'ils en pensent justement tes enfants ou toi quand tu vas sur YouTube et que tu vois tes anciennes émissions ? qui n'ont pas été postés par toi, qui ont été postés par des inconnus qui sont fans avec le Black Sado Mario, le rap Paris-Marseille et autres bêtises que vous avez faits. Qu'est-ce que tu penses quand tu vois les milliers de vues ? Tu t'en penses quoi ? Ils en pensent quoi tes enfants ?
- Speaker #0
On a marqué une génération. Moi je le revois parce qu'aujourd'hui encore avec ma perruque, avec ma perruque et ma brasse barbe, je ne suis plus le même look. C'est Lorenzo Lamax. On me fait aussi Bob Sinclair. Ah oui, ça va ! J'ai tellement plaisir à avoir vécu ces moments-là que... Répète ta question parce que je suis...
- Speaker #1
T'as fait quoi quand tu vois le nombre de vues exploser sur ces vidéos-là, malgré les années ?
- Speaker #0
Alors j'ai pas vu un nombre de vues de fou, déjà. Mais le peu de personnes qu'on rencontre, même avec mes filles, et qui me reconnaissent. Et quand tu ressens, tu sais, émotionnellement... ce que tu as l'empreinte que tu as laissé chez les autres donc quand je reconnais quand des clients me reconnaissent quand dans la rue on reconnaît c'est tu sens que le coeur s'ouvre chez la personne et zira je me souviens de vous vous m'avez fait plaisir ou effet marée c'est le plus grand c'est le plus grand bonheur que tu puisses avoir donc se souvenir de nous comme ça c'est quand même un vrai plaisir de à 2,7 moi j'ai jamais personne qui soit venu me voir pour d'arrêter un con machin « Tu as dit du mal d'un jeu, et puis à un moment tu as dit ça. » Non, personne n'est venu me dire ça. Je ne dis pas que je suis parfait, c'est pas l'idée. Mais c'est dans le regard des autres, en fait c'est ça que tu comprends, c'est dans le regard des autres que tu vois ce que tu as laissé dans le monde. Et surtout de ton vivant, des gens qui disent « Ah ouais j'ai aimé » . Parce que quand t'es mort, t'es le meilleur.
- Speaker #1
Ouais, c'est clair. De ton vivant,
- Speaker #0
il était sympa. Tes enfants, ils en pensent quoi quand ils voient les vidéos ? Euh... Je sais pas trop, ils ont regardé mais euh...
- Speaker #1
Qu'est-ce que t'en penses toi ?
- Speaker #0
T'as pas de micro mais t'as bien... Ils aiment bien, je pense qu'elles aiment bien leur papa.
- Speaker #1
C'est vrai. Ouais. Oui.
- Speaker #0
Je laisse, tu vois c'est mon petit parcours, on regarde de leur côté comme le... Tu vois là c'est leur univers, elle fait sa petite chaîne. Je pourrais lui donner tout un tas de conseils etc.
- Speaker #1
Bah oui parce que le papa il est pro.
- Speaker #0
Mais elle demande pas, elle préfère faire son petit truc et c'est très bien. Parce que tu apprends par toi-même, comme on l'a fait, par l'erreur parfois. Et elle se débrouille super bien. J'ai regardé un peu. J'ai regardé de trop de trucs.
- Speaker #1
Il n'a pas le droit de regarder dans le monde.
- Speaker #0
Il ne doit pas regarder.
- Speaker #1
Yo-Yo, c'était un plaisir de te recevoir. Je te remercie. C'était génial.
- Speaker #0
Merci le juju.
- Speaker #1
Tu es un mec bien. Tu es un mec sain. Tu es un mec inspirant. Et tu auras fait marrer des milliers de gens.
- Speaker #0
C'est top, c'est gentil et puis merci de m'avoir accueilli Et puis merci à vous qui regardez parce que si vous êtes allé jusqu'au bout C'est que vous m'aimiez bien !
- Speaker #1
Mais tu sais quoi ? J'étais obligé de t'inviter parce que tout le monde me disait « Invite Yo-Yo, invite Yo-Yo, invite Yo-Yo » Dans les commentaires, quand j'ai lancé le podcast, tout le monde m'a dit « Il faut l'inviter absolument » . Donc je suis content de t'avoir ramené sur YouTube. Là, c'est l'événement.
- Speaker #0
C'est l'événement. Là,
- Speaker #1
les vues vont exploser.
- Speaker #0
Ah super, je te le souhaite. Longue vie à ton podcast.
- Speaker #1
Merci beaucoup et longue vie à Yo-Yo. Borde d'arcade, on rappelle la borde d'arcade.com Ouais,
- Speaker #0
si tu veux une belle borde d'arcade, un truc qui marche, tu m'appelles.
- Speaker #1
Voilà, si vous allez aller dessus, c'est Yo-Yo qui vous livre à chaque fois ou pas ?
- Speaker #0
Ça dépend.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
En Ile-de-France, ouais. On va s'y envoyer sur Palette, bien protégé.
- Speaker #1
Très bien, comme ça vous pouvez jouer à tous vos jeux, vous êtes tranquilles. Merci Yo-Yo. Nous on va se retrouver bientôt c'est sûr, à chaque fois on se recroise. On se fait en sorte de se recroiser à chaque fois pour un petit café ou un petit resto.
- Speaker #0
Toujours, toujours ensemble.
- Speaker #1
On est toujours en contact et c'est ça qui est beau, on a travaillé ensemble depuis 2002 et depuis 2002 on a toujours gardé contact même si on ne travaillait plus dans la même boîte. Ça c'est beau.
- Speaker #0
C'est parce qu'on s'aime bien.
- Speaker #1
Dans une autre vie on aurait fait le morning live tous ensemble. Bon, c'est la fin de ce podcast. Merci Yo-Yo. N'hésitez pas à vous abonner. C'est dispo sur toutes les plateformes de podcast et on se retrouve dans une prochaine émission de Tant qu'il y aura du Wi-Fi avec un nouvel invité. N'hésitez pas en commentaire, vous dites les invités que vous voulez avoir. Je leur envoie un message et ils viennent direct. Des bisous !