- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur Junko, le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble. Je suis Florence Verdier, coach spécialisé en évolution et transition professionnelle. professionnelle. Dans chaque épisode, je partage avec vous des outils, des réflexions et des histoires inspirantes pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action. Que vous soyez en quête d'idées, de motivation ou d'un nouveau départ, ce podcast est là pour vous accompagner, pour vous guider. Et si vous l'appréciez, pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est la meilleure façon de soutenir d'une co et de permettre à d'autres de les découvrir. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute. Bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Duneco. Aujourd'hui, on accueille Camille Loyer. Salut Camille !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Alors avec Camille, on a une histoire particulière. On se connaît bien toutes les deux, à titre perso aussi. Et à titre pro, puisque je t'ai accompagnée aussi en coaching dans un temps de mouvement professionnel pour toi. Aujourd'hui, on va découvrir ton histoire professionnelle qui est très riche, qui est pleine d'apprentissages. Donc je suis ravie de la partager avec tous ceux qui vont nous écouter aujourd'hui. Alors, est-ce que tu peux déjà te présenter, personne qui nous écoute ?
- Speaker #1
Tout d'abord, merci pour cette invitation. Donc, je m'appelle en effet Camille, Camille Boyer, j'ai 37 ans. Je suis renaisse depuis toujours, je suis née à Rennes et donc je suis négociatrice immobilier. Je suis aujourd'hui indépendante, ce qu'on appelle agent commercial indépendant et je suis rattachée au cabinet Barthes Immobilier. Précisément sur nos 10 agences, moi je travaille au Mail François Mitterrand, l'agence au 2Mail François Mitterrand.
- Speaker #0
Alors pour commencer, c'est une question que je pose toujours en début d'interview. Comment toi tu imaginais ta vie d'adulte qui travaille quand tu étais enfant ? remontez tu t'imaginais, toi, adulte, dans le monde du travail. C'était quoi tes représentations de petite fille ?
- Speaker #1
Alors, c'est marrant, cette question, parce qu'en fait, en y réfléchissant, je n'ai pas de souvenir exact, par exemple, de mission ou de travail mentalisé petite. Mais par contre, je travaillais beaucoup. J'ai ce souvenir où, du coup, même en discutant avec mes parents, ma grand-mère, avec qui j'ai eu beaucoup de liens, qui m'a beaucoup gardée. me disait, de toute façon, tu étais toujours dans des histoires ou tu étais au téléphone, sur l'ordinateur, tu étais en rendez-vous. Et je travaillais beaucoup. Et c'est vrai, j'ai ce souvenir-là où moi, quand je travaillerais, je travaillerais beaucoup. Je serais overbookée. C'est dingue, hein ?
- Speaker #0
C'est marrant, ça. Il n'y avait pas de thématique précise, mais par contre, le goût du travail.
- Speaker #1
Oui, je suis passée sur plein de trucs.
- Speaker #0
D'accord, tu as eu plein d'idées.
- Speaker #1
En moi, petite, petite, mais je pense comme beaucoup d'enfants, du chant, des métiers un peu artistiques, mais aussi des métiers, c'est marrant. Aujourd'hui, je me dis, je ne suis pas du tout dans cette voie-là, mais par exemple, les pompiers, la police militaire. Ça aussi fait partie de mes trucs. J'ai eu ce passage-là. Et après, par contre, très rapidement, je suis arrivée sur le monde du bâtiment. Quand je dis très rapidement, c'est l'âge où on commence à conscientiser un petit peu. Donc du 10-11 ans, quoi. La projection un peu plus mature, voilà.
- Speaker #0
Un peu plus mature, mais à la fois quand même assez jeune, finalement. Quand tu pensais bâtiment, tu pensais à quoi ? Comment tu imaginais ça ?
- Speaker #1
Alors, dans un premier temps, je pensais avec mes yeux d'enfant et ma... connaissance d'enfant, j'ai été très longtemps focalisée sur le métier d'architecte. Parce qu'on a ce côté artistique. En fait, j'ai fait un bac L. Un bac L, option déterminante, art, art plastique, histoire de l'art. J'ai toujours eu ce côté très créa depuis petite. Le bâtiment, parce que c'était un domaine qui m'a rapidement happé. Mais peut-être par les mœurs, peut-être par mes connaissances au moment. mais en tous les cas, j'étais plutôt dans le back-office. Donc, le côté organisation, création des volumes, mais pas dans le côté exécutif.
- Speaker #0
Donc là, tu passes ton bac L, si je comprends bien. Exactement. Et qu'est-ce qui se passe après pour toi ?
- Speaker #1
Donc, qu'est-ce qui se passe ? Je reste dans un premier temps toujours sur cette première idée. Et en fait, à partir de ma seconde première, à partir de ma première, je demande à mon père, qui était un peu dans la partie, qui est diplômé d'architecture, mais qui a monté son entreprise en tant que maquettiste à l'époque, mais qui travaillait énormément du coup avec les archives, avec les promoteurs. Et je demande à mon père de me donner quelques noms de cabinets d'archives qu'il connaît, sur lequel... je pourrais demander des stages. Et en fait, là, ça ne se passe pas du tout comme je l'avais imaginé. C'est-à-dire que je découvre en vrai ce fameux métier que j'idéalisais dans ma petite tête d'enfant. Et en fait, je me rends compte rapidement que ce n'est pas du tout fait pour moi. C'est-à-dire que justement, ce n'est pas du tout assez concret. Il y a des situations qui, même jeune, du coup à 16 ans... où je me dis, mais moi, je ne veux pas du tout être à ces places-là. Ce n'est pas du tout la dynamique que je veux. Ça ne me colle pas du tout à mon caractère. En tous les cas, je vois que ce n'est pas ça. Ce n'est pas dans l'action. Ce n'est pas au cœur de l'expertise. Ce n'est presque pas concret. C'est dingue. Je m'excuse vraiment platement pour tous les architectes qui m'écoutent. Mais dans ma dynamique à moi, il y avait un truc. Ça manquait de concrétisation. Voilà. Et par contre, dans ces stages-là, donc j'en fais à toutes les vacances scolaires, en fait, jusqu'à ma terminale. Dans ce stage-là, je découvre un métier que, dans un premier temps, je ne connais pas. Et à la fin de la réunion de chantier, je demande à l'archer que je suivais, c'était quoi le métier de ce type-là ? Parce que moi, je veux faire ça, en fait. Et du coup, je découvre le métier de conducteur de travaux.
- Speaker #0
Mais déjà, tu as quand même ce rapport à 16-17 ans. Tu as tes vacances scolaires, toi. Tu n'es pas à faire des activités avec des copines ou à profiter. Tu es en exploration professionnelle.
- Speaker #1
Oui, parce que... Alors attention, je ne le regrette pas du tout. Ce n'est pas du tout une critique. Je pense que ça fait partie intégrante de moi. Et je pense que j'arrive aujourd'hui où je suis. Je suis arrivée où je suis parce que j'ai été dans cette histoire de vie. Mais je viens d'un milieu qui est modeste où clairement mes parents ne... Je ne pouvais pas me payer des études supérieures, me payer un appartement. Je suis l'aînée d'une fratrie de trois. J'ai deux petits frères. Et en fait, clairement, contrairement à des copines de classe où je savais qu'elles partaient en école de commerce à Bordeaux, elles avaient un appartement payé. Moi, ce n'était pas possible. Donc, en fait, je ne vais pas dire que j'avais cette pression-là, mais je savais qu'il fallait que je... Je ne pouvais pas trop me tromper. Et que l'année foirée de post-bac, le petit marche-arcule, en fait, ce n'était pas trop moi. Ça n'allait pas être trop mon cas. Donc, je préférais plutôt être sûre en faisant des petits stages comme ça pour me dire, OK, tu ne vas pas te tromper ou en tout cas, tu mettras tout de ton côté pour que ce soit le meilleur choix possible.
- Speaker #0
OK, donc là, tu découvres ce métier de conducteur des travaux. Et donc, comment tu fais pour...
- Speaker #1
deux choix pour faire ce métier-là. Donc, je creuse du coup ce métier et je me rends compte qu'il y a deux très grosses écoles. Il y a l'école d'ingénieur, où du coup, on part dans une école d'ingénieur du bâtiment. Ou alors, une voie qui est un peu plus par les petites portes, qui est le CFA, en fait. Donc, Centre de Formation des Apprentis du Bâtiment. Mais où, en fait, on passe des steps, mais en apprentissage. C'est-à-dire que ce n'est pas un diplôme, c'est presque quatre. C'est-à-dire que c'est... Il faut reprendre un CAP, un bac pro, un BTS et ensuite une licence. Donc je découvre ce fameux métier et donc du coup après je fais mes stages en tant que conduque. Enfin où je demande à suivre des conduques. Et en fait je découvre les profils de ces deux voies. J'ai la chance de suivre du coup des conducteurs de travaux sortis de l'école d'Argé et des conducteurs de travaux sortis de la voie plutôt terrain. chantier et qui ont fait leur step plutôt centre de formation. Et en fait, il y a une très grosse différence que j'observe à ce moment-là sur l'adaptabilité, la façon de manager les gars, la compréhension des problématiques techniques ou des choses qui, en neuf, en construction, tout est relatif, mais par contre, en rénovation, c'est assez bluffant. C'est-à-dire que les gens qui sortent du terrain, qui sortent du chantier, ont fait cette passe ouvrier. En fait, ils ont une lecture des problématiques, des solutions, ils sont beaucoup plus force de proposition. Leurs équipes, pareil, il y a une communication qui n'a rien à voir, il y a une autorité naturelle qui n'en est pas une. Enfin, ça n'a strictement rien à voir. J'arrive à dire à mes parents, bon, en fait, je vais abandonner cette histoire d'école d'architecture, je voudrais être conducteur de travaux, j'explore du coup cette nouvelle voie. mes parents sont un peu dans un premier temps ok mais t'es vraiment sûr de toi mais attends ok mais bon on te fait confiance d'accord je ressors souvent cette phrase là mais c'est avec son tact naturel bien sûr mon père me dit oula dans mes 400 camions moi les conducteurs de travaux je sais très très bien qui c'est j'ai plein de potes qui sont conducteurs de travaux je sais pas si tu te rends compte bien mais là avec ta tranche de médecin france tu vas devoir envoyer quoi donc sauf que j'ai la tête très dure que moi me lancer ça c'est très bien me condamner parce que c'est pas du tout me décourager, encore pire c'est m'envoyer une piqûre d'adrénaline en disant alors tu vas voir la Miss France mais alors elle va être conducteur de travaux du coup je fais le tour de tous les centres de formation des apprentis du bâtiment du Grand Ouest c'est à dire que je passe à celui de Nantes, je passe à celui de Brest à celui de Plérin à celui de Laval, enfin je les fais tous toutes les portes ouvertes Je discute avec les formateurs, je regarde les cursus. Il y a quelque chose qui me choque aussi rapidement, c'est que je vois en effet qu'il y a très peu de femmes, que vraiment le corps féminin est très peu représenté. Mais du coup, je sélectionne un centre de formation qui est le centre de formation de Plérin. où du coup, je passe six ans en apprentissage d'ouvrier, en passant par ouvrier qualifié, en passant par chef de chantier et en passant par conducteur de travaux. Et je finis par une licence à la balle.
- Speaker #0
Après l'obtention de ton bac L,
- Speaker #1
tu repars en CAP. Exactement. Donc oui, en termes d'orgueil, je m'appelle mes profs, ils me disent « mais tu te rends compte ? Mais tu as déjà un bac ? Mais comment ça ? Mais c'est faire marche à recul ? » Mais en fait, ils n'avaient pas du tout, moi, ma vision. Toi,
- Speaker #0
tu avais ta vision. Oui, moi, j'avais mon objectif. Exactement. Et ta détermination.
- Speaker #1
Et de me dire que j'allais demander à des ouvriers qualifiés qui avaient 15 ans de boîte de faire quelque chose alors que je ne sais pas le faire moi-même de mes mains, c'était impossible pour moi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Je passe toujours dans ce schéma-là, mais pour plein de choses. Moi, je suis très manuelle, et donc du coup, je passe toujours par le comment ça marche. vraiment le maîtriser et après je peux l'enseigner ou l'apprendre à quelqu'un mais pour moi c'était impossible de demander quelque chose à quelqu'un si je ne sais pas le faire moi-même
- Speaker #0
On a déjà quand même une belle maturité à 18 ans, une bonne connaissance de comment tu fonctionnais quand même, savoir ok moi c'est cette voie là qui va m'aller parce que du coup si je vais ingérer je sais qu'il y aura de la frustration, je sais que ce n'est pas dans mes façons de fonctionner ce qui est quand même très mature pour 18 ans
- Speaker #1
Oui, mais je pense que c'est surtout que j'avais conscience des embûches que j'allais avoir.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et que par anticipation, par contre, je me suis dit, OK, Camille, si tu veux arriver vraiment là, tu vois ce qui se passe là avec des hommes qui sont mis en difficulté par les équipes. Donc, il y a intérêt que toi, dans ton cursus, justement, tu puisses maîtriser parfaitement les choses. Et quand tu dis quelque chose, c'est que tu sais le faire toi-même.
- Speaker #0
Donc, tu deviens conducteur de travaux. Combien de temps tu fais ce métier ?
- Speaker #1
En tout, j'ai été 8 ans dans le bâtiment. La vie, on va résumer ça comme ça, parce que clairement, quand j'essaie de tricoter cette partie-là, c'est vraiment une histoire de rencontre. Je rencontre quelqu'un qui a un ami dans l'immobilier, qui lui décrit une problématique qu'il a, notamment sur l'hypercentroïde de Rennes, avec des réhabilitations intégrales, avec des dossiers extrêmement techniques sur le centre ancien. et bien en fait il est mis vraiment en difficulté ou au contraire ses collègues ne veulent pas du tout y aller ou enfin c'est où ils y vont et ça se passe mal parce qu'ils n'ont pas de backup technique et en fait c'est très compliqué ou alors au contraire ils fuient les dossiers comme ça et donc du coup ils n'y vont pas et en fait en en parlant à cette amie là elle me dit c'est dingue la personne que tu cherches j'ai l'impression de la connaître C'est une copine, mais qui n'est pas du tout agent immobilier, mais qui est conducteur de travaux, et c'est dingue, mais ça pourrait peut-être l'intéresser. Et en fait, au détour d'une soirée, d'un resto, elle me dit, tiens, tu sais pas, j'ai un ami qui est agent immobilier, en ce moment il recrute, et en fait il cherche un profil qui serait plutôt technique, qu'aurait, et il ne trouve pas, ils sont handicapés avec cette recherche de profils un peu atypiques. Le métier d'ingé, c'est un métier qui est... très exigeant, qui est très dur, avec une amplitude horaire qui est très importante. Et, attention, pas que parce que je suis une femme dans un milieu d'hommes, mais il y a peu de communication, c'est quand même encore c'est pas que des on-dit, c'est voilà, c'est qu'il y a peu de reconnaissance, on pédale, on enchaîne les chantiers, et c'est vrai que j'arrivais du coup à une période où je commençais à avoir une belle expertise, mais euh... Pas forcément hyper épanouie, en tous les cas, dans l'entreprise où je me trouvais. Et du coup, cette conversation, elle est un peu arrivée genre comme ça, en me disant tiens, c'est marrant. Et donc, j'ai passé un coup de fil, me v'la dans une session de recrutement collective. Trois jours après. Je passe cette sélection-là, on est deux ou trois retenus, je ne sais plus, alors qu'on était peut-être 15 assis au-dessus de la table. Le lendemain, du coup, je passe un entretien, cette fois-ci plus individuel. et je commence le lendemain. Donc en l'espace de trois jours, en fait, je...
- Speaker #0
Tu démissionnes.
- Speaker #1
Bah ouais. Et tu planches. Bah oui.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et j'arrive dans un métier. Et là, t'as quel âge ? Et là, j'ai 25 ans.
- Speaker #0
25 ans. Donc ça, c'est ton premier gros mouvement professionnel où du coup, tu vas quitter un milieu d'hommes, BTP, etc. pour aller vers du commercial, finalement.
- Speaker #1
Voilà. Moi, j'avais jamais rien avant le jour de ma vie. Ouais.
- Speaker #0
Ce qui paraît dingue quand on te connaît maintenant parce que c'est vrai que...
- Speaker #1
Ouais, mais je peux te dire qu'à l'époque, je n'avais jamais rien vendu. Mais en fait, j'avais détecté, moi, ce qui m'avait pris à l'entretien, c'est que j'avais détecté qu'en fait, ce métier-là, il était très technique.
- Speaker #0
Tu as besoin d'être nourrie par une expertise assez fine et technique.
- Speaker #1
Exactement. Et certainement, on parlait plus tard dans notre échange, mais en fait, moi, c'est ça qui m'a plu. On m'aurait dit, OK, ce métier-là, c'est ouvrir les portes, faire un grand... en sourire et non, j'aurais jamais passé le pas, ça m'aurait pas dû souffrir.
- Speaker #0
Et ça c'est une notion que les gens connaissent assez peu finalement du métier, sur l'expertise technique où une grande partie finalement, c'est d'aller éplucher des dossiers, je sais pas si on peut le dire, voilà c'est ça, exactement.
- Speaker #1
Administratif, technique, fiscal, financier, c'est énorme. Mais t'as raison, les gens ne connaissent pas vraiment notre métier.
- Speaker #0
Donc, est-ce que tu penses que le fait que tu n'aies que 25 ans a facilité ? La transition en te disant, ben voilà, tu vois pas une insouciance, mais on a moins de responsabilités, on a moins peur de changer, puisqu'on se laisse un petit peu séduire par des opportunités plus facilement.
- Speaker #1
Oui, oui, à cette époque-là, et j'ai des collègues qui ont fait ce mouvement-là avec déjà, par exemple, un enfant ou deux enfants. Et franchement, chapeau à elles et à eux. Mais moi, je sais que j'ai fait ce switch-là, entre guillemets, facilement et rapidement. Parce que j'avais mon conjoint, d'ailleurs qui est toujours mon conjoint aujourd'hui, mais qui avait déjà sa situation. On n'avait pas de charge à part de notre loyer. Enfin voilà, c'était financièrement gérable et j'avais du temps. Je n'étais pas maman, j'avais du temps à me consacrer sur du coup cet apprentissage en fait, cette formation, parce que de base, il fallait apprendre un nouveau métier en fait.
- Speaker #0
Tu n'as pas pris le même parti, c'est-à-dire que là tu as appris sur le terrain, tu n'es pas rentré dans un cursus de formation interne.
- Speaker #1
C'est quand même un peu comme un apprentissage.
- Speaker #0
C'est comme un apprentissage finalement. Au final,
- Speaker #1
je suis quand même restée dans ma façon d'apprendre. C'est vraiment ma façon d'apprendre, mais par contre, beaucoup plus terrain. Là, c'est clair qu'on ne rentre dans une école de 8h à 18h une semaine par mois. Non, là, tu dois avoir des résultats. C'est surtout ça en fait. Quand tu démarres ce métier-là, surtout, il faut avoir des résultats rapidement. parce qu'il n'y a rien de pire qu'un temps comme ça qui s'éternise et en fait tu t'épuises. Et c'est que maintenant avec le recul que j'ai de ce métier-là, je pense qu'il y a vraiment quelque chose de tu l'as ou tu l'as pas. Je pense vraiment que le capital confiance en fait que tu vas dégager, ça ne s'apprend pas quoi. Et je pense que c'est vraiment le mot qui va être, un des mots en tous les cas, qui va être le plus important dans notre métier. Que tes vendeurs ou tes acquéreurs, en fait ils écoutent. confiance en toi, en ton analyse, en ton expertise, en ton prix, en ta sélection. C'est vraiment le mot, c'est confiance. Et ça, si tu n'arrives pas à le transmettre, c'est compliqué.
- Speaker #0
C'est compliqué. Donc, tu découvres ce nouveau métier. Là, tu l'exerces toujours. C'est quoi ton parcours tout le long de ce métier-là ? Tu restes dans cette boîte-là pendant quand même quelques années.
- Speaker #1
Donc, j'intègre en cette agence qui est un gros groupe René en tant que négociatrice junior, en fait. je performe très vite. En fait, je me rends compte que je suis prise par une passion par ce job-là. J'arrive à complètement combiner en plus mon ancien métier tous les jours, que ce soit sur un conseil acquéreur, comme sur une expertise vendeur sur un audit de valeur. Enfin, j'utilise mon ancien métier tous les jours. Vraiment, je me débrouille bien rapidement. Et en fait, on me propose l'ouverture à la... POC, c'était la cinquième agence de l'agence Hypercentreville de ce groupe-là, que j'ouvre en fait en octobre 2015. Donc j'arrive dans cette agence en février 2014. Février 2014 et en octobre 2015, j'ouvre mon agence en tant que manager. Et j'y reste dix ans.
- Speaker #0
Et ces dix ans, ils ressemblent à quoi alors ? Comment tu évolues pendant ces dix ans dans ce métier ? Comment tu vois aussi le métier évoluer pendant ces dix années ? Comment toi, tu trouves ton épanouissement dans ces évolutions-là ?
- Speaker #1
Je pense que pendant dix ans, en fait, je grandis. Je grandis, mais avec un grand G. Parce que 25-35, pour toute femme, peu importe ce qu'elle fait, c'est une période qui est très, très importante, qui est souvent riche de développement personnel, de construction de famille. Donc, typiquement, on le disait tout à l'heure, j'intègre le groupe, je suis en couple. mais une jeune femme de 25 ans sans enfant. Pendant 10 ans, j'ai deux enfants. Je grandis en tant que femme. Je continue une expertise très poussée sur mon métier. Je forme. J'arrive manager ou du coup, cette fois-ci, senior ou du coup, avec une équipe de managers, on s'occupe également d'enseigner notre métier aux jeunes recrues. Donc, c'est pareil, ça te fait passer un gap qui est fort parce que tu peux bien maîtriser ton travail, Quand tu es en capacité de l'enseigner, tu te dois d'avoir une exigence forte, une précision parfaite. C'est un vrai engagement. Et après, c'est des hauts et des bas. Parce qu'en fait, notre métier, comme beaucoup, mais notre métier notamment, est très sujet aux variations micro, macro, économiques. On peut avoir une ligne LGV. C'est Arwen qui va nous faire monter un micro-secteur, mais on peut avoir, comme toute la France entière, un Covid qui vient littéralement stopper notre métier. Et puis, on est lié à la bourse, on est lié aux prêts d'emprunts qui sont un levier qui peut être énorme dans notre job, mais comme une entrave, énorme également. Si le banquier, à la fin, il nous fait des feux verts, c'est chouette, on a un très beau chiffre d'affaires, mais si le banquier... À la fin, il dit, mais non, je ne peux pas prêter. Je ne peux pas prêter autant. En fait, tout, c'est comme un château de cartes. C'est des dominos. C'est si, à la fin, on n'a pas le feu vert, en fait, tous des tricotes. J'ai connu des retournements de marché dans un sens comme dans un autre, en fait, en 12 ans aujourd'hui. J'ai tout connu.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en plus, ces 12 dernières années... Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, qui viennent influencer tout le contexte économique de la France et qui viennent forcément impacter sur toutes les transactions immobilières ou autres et de marché. On peut être le meilleur commercial, la meilleure relation de confiance, quand derrière il y a des barrières, tu peux faire ce que tu veux. Tu as réussi justement à développer d'autres leviers dans ces situations de difficultés qui ne sont pas propres à toi. Tu n'as pas la main, comment tu as réussi à gérer ça ? Est-ce qu'on attend que ça passe ? Est-ce qu'on essaie de trouver d'autres leviers ?
- Speaker #1
Il y a en effet la solution de j'attends que ça passe. Mais malheureusement, moi, ce n'est pas ma vision du job.
- Speaker #0
J'aime bien le malheureusement.
- Speaker #1
Ça va être une position qui va être du coup mécaniquement un peu à contre-courant. Mais on se doit, en tous les cas, c'est ma lecture de mon job, on se doit en tant que professionnel d'être transparent et honnête sur la situation. C'est-à-dire que je prends l'exemple des dernières années où du coup le marché a été plus compliqué pour notre profession. En fait, on arrivait sur une période grossièrement de 2015-2016 jusqu'à 2021 où on avait un marché qui montait, montait, montait, où les vendeurs n'avaient que des bonnes surprises. où les taux descendaient, Donc en fait, on était sur la meilleure conjoncture possible avec des taux historiquement bas et des vendeurs qui, même en l'espace d'une vente rapide, alors qu'on dit que normalement, une vente rapide, c'est une mauvaise opération immobilière, mais ils achetaient en 2017, ils revendaient en 2020, ils faisaient une plus-value dingue parce que le marché était ascendant. Sauf qu'en fait, à un moment donné, rupture des accords de la BCE, donc de la Banque de France, et cette fois-ci, on arrête de baisser les taux. Les banques disent « Ok, c'est bon, on peut réaugmenter » . Sauf qu'en l'espace de 24 mois, pour te donner des éléments chiffrés, parce que ça peut être un peu flou pour toi, pour les gens qui vont écouter et qui ne connaissent pas mon domaine, grossièrement, en décembre 2021, sur 25 ans, moi, j'ai vu des dossiers passer à 0,85. D'accord ? Donc, c'est hyper bas, en dessous des 1 %.
- Speaker #0
Un taux d'intérêt à 0,85 %.
- Speaker #1
En l'espace de 24 mois, ce qui économiquement est extrêmement court, on fait un plus 3, plus 5. C'est-à-dire que j'ai vu en moyenne, c'est-à-dire que j'ai vu des taux pareils sur 25 ans à 5,10 passé, à 4,90 passé. Donc, en fait, comme ça, ça ne paraît pas dingue, sauf que je peux vous dire que sur un 200 000 euros, un 300 000 euros sur 25 ans, Je vous laisse faire le calcul, mais c'est énorme. La différence est énorme. Et en fait, le banquier, lui, il va financer le package. Donc forcément, le taux d'emprunt sur l'enveloppe totale, elle va avoir une emprise qui va être très, très, très forte. Donc dans cette période-là, les vendeurs, on est obligé de leur dire, en fait, je suis navré, monsieur et madame Martin, mais votre maison qui, en effet, il y a deux ans, était estimée à 500 000, aujourd'hui, c'est plus son prix. Donc, on a l'agent immobilier gentil qui dit, oh, ben si, allez, on va tenter 500 et puis on verra. Donc, le fameux, on laisse passer. Mais il n'y a pas de secret, il n'y a pas de mystère. Cette fameuse maison de M. et Mme Martin ne va pas se vendre à ce prix-là. Ou alors, il y a l'autre solution, c'est-à-dire réactualiser l'audit avec les réalités du marché actuel. Et en prenant ces fameux piliers, et notamment les piliers économiques, parce qu'on ne peut pas faire ça. Donc on passe peut-être pour le vieil petit canard, c'est-à-dire qu'on a un discours de vérité, mais c'est un discours qui ne fait pas plaisir pour certaines personnes. Et je peux l'entendre, parce que je dis cette phrase une fois à des clients et ils me disent « mais oui, vous avez raison » . C'est vrai qu'on fait partie des gens qui rentrent dans le plus intime des gens, c'est-à-dire l'intérieur. il y a peu de collègues, peut-être tous les amis n'ont pas fait une visite. du haut de la maison jusqu'au cave de leur propre maison. Et moi, si, moi qui ai mes loyers, je visite tout, partout. Je connais des maisons de vente incouble. Il y a quelque chose de, on en revient avec ce fameux mot de confiance, c'est sûr que j'aurais bien aimé à ces petits M. et Mme Martin leur apprendre une bonne nouvelle. Mais non, si je dois être droit dans mes bottes, et si je dois être professionnelle, je dois leur dire la vérité. Et si 500 000, ce n'est plus le prix, je dois le dire.
- Speaker #0
Et donc j'imagine avec beaucoup de pédagogie...
- Speaker #1
Alors voilà.
- Speaker #0
Et de transmettre les informations et d'expliquer. Je pense que quand les gens comprennent aussi pourquoi ils arrivent, enfin même si ça va, hein ? Mais j'imagine qu'ils apprécient aussi encore une fois une expertise assez fine et une compréhension du marché pour pouvoir te faire confiance.
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça. C'est qu'on va parler de pédagogie. J'ai appris beaucoup d'éléments sur la psychologie, sur la sociologie dans ce métier-là. C'est assez dingue en fait. Il y a des fois, mes rendez-vous, c'est je fais des schémas. Il y a des fois, à mes rendez-vous, je donne des exemples hyper-émalgés, des métaphores. Il faut vraiment s'adapter à qui on a en face de soi. J'ai des clients qui vont être sensibles avec une calculette dans les mains. Je leur explique, je leur montre, je leur montre les taux. Et en fait, avec des calculs, c'est là où ils vont comprendre. J'ai des clients, ça va être leur montrer les ventes des derniers mois dans le micro-secteur. Parce qu'en fait, ils avaient une fausse connaissance du micro-secteur. Et ils pensaient que toutes les maisons du quartier se vendaient. C'est énormément de pédagogie et s'adapter à qui on a en face de soi. Dans la grande majorité, ça se passe bien. Et après, on a, comme je le disais tout à l'heure, sa maison, c'est pas anodin. C'est un lieu où les gens passent des moments très personnels, très intimes. Et donc, ma maison, c'est la... la plus belle du quartier, c'est la mieux. Ma cuisine, c'est la plus belle du quartier. Donc il y a aussi des fois, malgré notre explication, c'est plus rare, mais il y a des fois, j'ai des clients qui n'entendent pas, parce que c'est aussi leur droit, qu'ils font le choix de rester sur l'idée qu'ils avaient de base. Par contre, c'est ce que j'ai toujours, moi je suis un devoir de conseil. Ensuite, c'est eux, les capitaines du bateau. C'est-à-dire que moi... j'audite. Mon travail, c'est de placer leurs biens sur le marché, le plus justement précis. Et surtout, ne pas parler de prix au mètre carré. Toi, rien que de dire, ça me met pour ticket. Mais bien, d'avoir une expertise chirurgicale sur leurs biens. Ensuite, si eux me disent « Ok, merci de votre discours de vérité, merci de votre transparence, mais nous, on souhaiterait tenter à X euros. » Eh bien, écoutez, on est ok. Mais par contre, il n'y a pas de Ah bah y'a pas de visite, ah bah y'a pas d'offre, bah non, parce que c'est... Ah purée Camille, bah ouais vous aviez raison, bon bah ok, on se suit, voilà.
- Speaker #0
Ils ont besoin de passer par là pour... C'est ça,
- Speaker #1
et c'est ok, moi c'est... Enfin j'ai pas du tout d'orgueil mal placé, tu vois, je me dis... Ah bah dis donc ! Non, pas du tout !
- Speaker #0
C'est pareil aussi, tu vois, M. et Mme Martin, c'est pas forcément M. et Mme Martin qui vendent leur maison pour en acheter une autre, c'est peut-être M. et Mme Martin qui divorcent, c'est peut-être aussi une succession...
- Speaker #1
ça dépend aussi dans quel contexte de vie on parlait tout à l'heure de la conjoncture qui parfois du coup peut nous amener du vent en poupe mais comme des fois c'est très compliqué pour notre métier mais contrairement à d'autres corps d'état on a quand même un métier où tous les jours il y a des mariages
- Speaker #0
Tous les jours, il y a des naissances, donc c'est des bonnes nouvelles, et il y a des mutations, et il y a des mouvements pros, et il y a des... voilà. Mais il y a aussi, comme tu le disais, des séparations, il y a aussi des décès, il y a aussi... voilà. En fait, notre métier, il est extrêmement lié avec la vie des gens. Et tu vois, aujourd'hui, j'ai quelques cas en tête, ou d'ailleurs, tu vois, en 12 ans aujourd'hui d'exercice, j'ai suivi des clients sur des ventes et des reventes. J'ai été là pour le premier achat. Le monsieur me rappelle en disant « Bonjour Camille, j'ai rencontré une conjointe, je voudrais acheter un T3. » Ok. Et puis, trois ans après, ma conjointe est enceinte, on attend un enfant. Allez, T4. Et puis ensuite, on voudrait une petite maison au Lorde Reine. Allez. Donc, je suis... Et ça, c'est trop chouette. C'est trop bien ça. C'est pour les gens au travers de leur vie. Il n'y a pas plus beau cadeau en termes de reconnaissance que ça. Qu'en est ?
- Speaker #1
C'est des belles histoires, c'est chouette. Dans le milieu immobilier, c'est comment ? Le BTP, pendant ces 8 ans, on a bien compris milieu d'hommes. C'est quoi la répartition dans le milieu de l'immobilier ?
- Speaker #0
Il y a eu pareil un gros switch dans notre métier. C'est-à-dire qu'il faut savoir que l'agent immobilier type, c'est un homme de 40 ans. Comme tu peux le voir, c'est tout à fait mon cas. Et en fait, c'était tout simplement très archaïque encore comme vision, mais... on parlait de gros souffle. Il y a quelques années, qui parle de gros souffle ? C'est les hommes, ce n'est pas les femmes. Et au final, il y a, j'ai envie de dire, un gros 20 ans, en parlant avec mes collègues femmes, il a commencé à y avoir beaucoup plus de femmes dans notre métier. Et aujourd'hui, je dirais qu'on est presque une majorité de femmes.
- Speaker #1
Ah oui, majorité. Ça a basculé dans...
- Speaker #0
Et après, ça dépend des groupes. Il y a des groupes, je trouve, c'est un peu plus mixte. Par exemple, dans mon ancien groupe, on était une énorme majorité de femmes. Par contre, au cabinet Barthes Immobilier, j'ai envie de dire qu'on a une répartition de 50-50. Aujourd'hui, c'est vraiment très mixte. Et les femmes ont clairement leur place dans ce métier. Et d'ailleurs, on le voit par rapport aux résultats. Elles sont dans la place.
- Speaker #1
Trop bien. Donc, dix ans dans ce grand groupe avec une belle évolution, beaucoup d'apprentissage. Tu as grandi avec un grand G. Tu as pu explorer aussi plein de facettes de ce métier-là. Pas que de la vente immobilière, du management, de la formation, etc. Qu'est-ce qui se passe au bout des dix ans pour toi dans ce grand groupe ?
- Speaker #0
Alors déjà, il y a un petit switch qui se passe à côté de moi, très à côté de moi, vu que j'ai mon conjoint qui décide de faire une reconversion professionnelle. Donc, il se lance dans ce parcours-là. J'ai un deuxième fils en 2021, qui, pareil, moi, me fait au bout de... Je vais dire, c'est un an. En 2022, je commence à voir qu'il y a quelque chose qui marche moins par rapport à mon équilibre, en fait. Mon conjoint se lance, du coup, dans ses études. L'ambiance générale, il y a quelque chose chez moi où je me dis, tiens, ça ne va plus. Je commence à perdre pied. Et en fait, je me rends compte presque carrément après, mais je me rends compte que je fais un burn-out. Je suis dans une situation d'urgence presque tout le temps. J'ai un mauvais sommeil, j'ai très peu d'appétit. J'ai une capacité de faire bonne figure. Donc, personne ne le voit, à part les gens très proches de moi. Prenons des passettes parce que connaissant mon caractère, mais disant, tiens Camille, ça va en ce moment ? ça va, tu es, oui, d'accord ok, mais moi dans un premier temps vraiment je ne le vois pas, enfin je ne le vois pas je ne veux pas le voir, voilà et je fais bonne figure devant tout le monde, et quelques petits indices voilà, avec le sommeil la faim, de la tension dans l'oeil tu vois, des petites choses où en fait mon corps littéralement me parle, en me disant attends non non, lève le pied là, là ça va pas t'as un bébé, t'as un plus grand là le rythme c'est pas ok là Camille en fait Et à l'agence, il y a des mouvements également qui font que je perds un peu un cocon qui était très important pour moi, des collaborateurs très importants pour moi. On a un métier qui est dur émotionnellement parlant, qui est très exigeant, qui demande énormément d'implication. Et en fait, du coup, les collègues, ça te permet vraiment d'avoir un vrai soutien, en fait. Métier, mais même émotionnel. Et du coup, le fait d'avoir eu ce mouvement-là dans l'agence, etc., moi, je vois bien, ça continue cette mise en difficulté. Et donc, je commence à me poser des questions et je décide de bouger. Au début, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais je sais qu'il faut que je sois en mouvement. Parce que, autrement, j'avais une impression de falaise, en fait. Je me suis dit, là, là, il faut que tu bouges, parce que tu vas tomber, il y a tes hauts bords, et ça ne va pas le faire, en fait. Et c'est surtout une sensation que je n'ai jamais connue. Toi, ce moment, je prends cette métaphore de falaise, je suis quelqu'un d'extrêmement ancré. Je suis quelqu'un qui a les pieds énormément sur terre. Et donc, là, je me dis, oh là, là, il faut bouger. Voilà, bouge. bouge vite.
- Speaker #1
Fais quelque chose.
- Speaker #0
Puis là, à ce moment-là, nos chemins se recroisent, où toi, tu rentres dans ce projet professionnel. Et du coup, comme on dit, dans la vie, il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. Donc le premier mouvement, c'est... Je me suis dit, c'est simple, je vais démissionner de mon statut de salarié, parce que la charge manageriale, elle était conséquente, très conséquente dans ce groupe. Et moi, il était... Dans ma nature, je ne peux pas... Je vais faire un peu de chiffre, quoi. Voilà. Je suis manager, OK. Je forme, OK. Mais il faut que je fasse... Il faut que je sois dans le top, quoi. Il faut que j'envoie, quoi. Je ne peux pas me satisfaire d'un petit chiffre d'affaires que je bricole parce que j'ai un rôle de manager. Et encore une fois, mon conjoint, en plus, reprenant des études... Voilà, enfin... Clairement, j'avais aussi cette pression de me dire, en fait, c'est sur tes épaules la chemise. Donc, le premier step, c'est ça. Le premier step, c'est de dire à l'époque à mon boss, j'ai deux solutions. Ou je pars, ou alors je reste dans le groupe. Mais par contre, je ne veux plus être manager, je ne veux plus être salariée. Je passe indépendante.
- Speaker #1
Donc, tu te mets à ton compte.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et tu te concentres sur la prod.
- Speaker #0
Je ne suis plus manager, je ne fais que ma prod. Ça va peut-être en faire rire certains, mais... J'aménage mon agenda sur deux heures, mais qui sont pour moi deux heures qui me changeaient tout. C'est-à-dire que je décide de déposer mes enfants à l'école et à la crèche, du coup, à l'époque, parce que mon petit était à la crèche. Donc, ça fait commencer juste une heure plus tard. Et de finir à 18 heures. C'est-à-dire d'aller les chercher à la garde. C'est pas grand-chose, mais en fait, pour une vie de maman... Et moi, dans la situation où j'étais, ça m'a raccrochée en fait. Je me suis reprise dans une restructuration de mon planning. Et plus tout, tout le temps, non-stop, il a fallu que je reprenne en fait la main sur ce que je voulais faire dans mon travail, ce que je ne voulais plus faire dans mon travail, et savoir dire non en fait. Et pas... si si ça va passer si si je vais trouver une solution si si ça va passer au forceps au forceps comme je dis souvent mettre des rondes en décal et du coup mes plages horaires littéralement fermées c'est à dire qu'il fallait que je les grise il ne fallait pas qu'elles soient vides et je les grise j'étais absente mais il fallait qu'il y ait quelque chose parce que s'il y a du vide je ne peux pas je ne peux pas se rendre compte c'est que ça a été une vraie déconstruction de schéma là
- Speaker #1
tu parlais je suis ancrée justement chez toi les schémas étaient très très ancrés Merci. C'était ta vie, c'était tes repères et tu as fait un vrai travail de déconstruction, de schéma ancré pour pouvoir ouvrir d'autres portes en fait.
- Speaker #0
Et en plus, je me suis rendu compte que je suis rentrée un peu dans un schéma, je dis souvent ça, alors ça peut choquer, mais j'ai découvert que j'avais de la valeur dans ce métier-là. C'est dans les grandes lignes, quand je dis ça, mais pas tant. C'est-à-dire que j'ai toujours été, même une petite fille, qui faisait beaucoup, beaucoup, à fond. Pas forcément de « c'est super chouette ce que tu fais » , « ah mais t'es douée là-dedans » , « ah mais tu réussis à faire ça » . Quand on grandit comme ça, et qu'un jour, on a quelqu'un qui nous dit « mais c'est hyper bien ce que tu fais » , « mais t'es hyper forte » , « mais attends, mais regarde, t'es en... » tête de tableau, mais t'es la numéro 1, mais t'es hyper douée, mais t'es... Ben en fait, c'est comme une drogue, c'est un truc qui te gavanise où tu te dis, purée, mais j'ai réussi à faire quelque chose. Et pas, j'ai réussi à bricoler un petit truc, c'est j'arrive à être la numéro 1 du groupe, j'arrive à être la meilleure. Peut-être mon discours, il va pas du tout parler à certaines personnes qui n'ont pas ou ma vie, ou mon câblage, ou voilà. Mais je pense que ça va parler à d'autres personnes, j'en suis persuadée. Quand t'arrives à cette découverte, en fait, de toi, et te dire, waouh, en fait, t'arrives à tellement bien maîtriser quelque chose que t'es numéro un, ben en fait, vraiment, ça te donne une énergie, mais t'es inarrêtable. Le fameux, je me pose pas de questions, tu vois. On entend beaucoup cette phrase-là, un peu utilisée à bonnes et mauvaises essences, d'ailleurs. Mais, oh oui, j'y vais, je me pose pas de questions. Moi, c'était littéralement ça. c'est-à-dire pendant 10 ans, vous avez la... tête dans le guidon. Est-ce que t'es fatigué ? Est-ce que t'as mal ? Est-ce que... Je ne me posais pas de questions. Est-ce qu'il est tard ? Est-ce que... Non, ça passe, ça passe. On y va. Enfin, c'est une très grosse qualité pour notre métier. C'est-à-dire que plus tu peux en faire, plus tu vas faire du chiffre d'avocat. Sauf que, bah, ça, c'est limite, en fait. Et, en effet, à 25 ans, ça passe. Mais à 35 ans, avec deux enfants, avec une vie de famille, avec un conjoint qui reprend ses études... En fait, ça ne passe plus. Ça ne passe plus. Donc, reprendre, déconstruire le schéma. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Déconstruire et reconstruire.
- Speaker #0
Et reconstruire.
- Speaker #1
Donc, après un peu la descente, entre guillemets, de toutes ces prises de conscience, de se dire, là, en fait, ça ne va plus le faire. Et la peur de la suite, de l'avenir, de comment tu vas reconstruire. Comment tu as réussi à... à gérer ça, ce que tu as identifié, des étapes justement, tu parlais aussi de cette valeur que tu avais dans ce travail. Moi, je me souviens vraiment d'un moment clé où tu t'es rendu compte que les gens venaient te voir parce que c'était Camille Loyer, pas parce que c'était un nom d'entreprise, telle qu'elle soit, peu importe, que les gens venaient vraiment pour toi, pour ce que tu représentais, pour ce que tu... Voilà. Là, ce jour-là, moi, j'ai ressenti un vrai déclic où tu as compris qu'en fait ça pouvait le faire. être toi-même, ça suffisait. Ce n'était pas Camille quelque part, c'était Camille.
- Speaker #0
C'est marrant parce que tu vois, autant, mais ça rejoint ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire que le step du départ où tu m'as accompagnée, il a été seulement possible quand en effet, je me suis rendue compte que j'avais de la valeur dans mon métier parce que je le maîtrisais, c'est une chose. Mais en fait, je n'avais pas encore conscientisé que j'avais de la valeur. en étant juste moi Camille Loyer. Et que les gens me confiaient leur mandat en vente parce que c'était moi. Et que les gens me rédigeaient une offre d'achat parce que c'était moi. Et c'est vraiment là où je me suis rendue compte que j'avais, on parle souvent des gens qui ont trop d'égo, mais alors moi c'était l'inverse. C'est-à-dire que pour moi, les clients venaient pour l'entreprise, et le fait de partir... j'allais me retrouver sans business. Ça n'allait pas fonctionner. Donc il a fallu vraiment qu'on fasse un gros travail sur ça, sur le fait que cette réussite, je la devais certes à la formation que j'avais eue, puisque j'ai eu une formation qui a été très qualitative, mais aussi grâce à tout le travail que j'avais mis en place depuis dix ans avec... qui j'étais, avec ma double casquette, avec mes petites particularités en tant que femme, en fait, en tant qu'agent immobilier.
- Speaker #1
C'est ça, le fait, comme tu disais, tête dans le guidon, tête dans le guidon, on n'a pas du tout d'espace de prise de hauteur pour effectivement conscientiser des choses et se rendre compte de sa propre valeur professionnelle. Et c'est vrai qu'il y a des métiers qui ont des identités professionnelles très fortes. Je comprenais en plus complètement ce que tu disais à titre personnel. Quand j'ai quitté le métier d'infirmière, j'ai eu beaucoup de mal à me définir en dehors d'un métier qui est si populaire, où c'est une vocation, où les gens sont très admiratifs, etc. J'avais presque honte de dire que j'arrêtais en disant « je ne vais plus aider les gens » , etc. Et donc reconstruire autre chose après, c'est vrai que c'est clé. Et c'est important d'avoir surtout des métiers très engagés, des prises de hauteur pour observer ce qui se passe, voir ce qu'on met en place et surtout identifier sa valeur. Là, je ne suis pas en train de... de dire sa valeur en termes de performance, etc. Mais comment on se définit dans son travail, mais en tant que personne.
- Speaker #0
En plus, avec ce que tu dis, je fais un rebond parce que nous, à contrario de ton ancien métier, nous, on se bat.
- Speaker #1
Eh oui.
- Speaker #0
On se bat tous les jours contre l'étiquette, l'image, la notoriété de notre métier. qui est extrêmement dévaluée, où on nous prend pour des requins, je le disais tout à l'heure, des ouvreurs de porte, parce qu'en fait, on a un vide dans ce métier-là, qui m'a d'ailleurs toujours surpris, et je me dis qu'en 2026, c'est quand même dingue qu'il n'y ait pas au moins de limites qui aient été mises. Demain, Florence, si tu décides d'être agent immobilier, tu l'es, demain, littéralement. On n'a pas de diplôme minimum, on n'a pas de certification, on n'a pas de contrôle, on n'a pas, on n'a rien. Donc, heureusement, on a des gens qui font une reconversion, mais qui se forment ou qui intègrent des groupes qui sont formateurs. Donc, c'est OK. Mais malheureusement, on a des gens qui sont lâchés comme ça, avec une mubille et qui sont bouchés hier et deviennent agents immobiliers. Quand on voit l'importance d'une bonne estimation, d'une bonne vente, d'un bon accompagnement sur un projet immobilier, ces personnes-là mettent dans la panade des familles et des familles. Moi, j'ai récupéré des dossiers où les gens étaient dans une catastrophe, en fait, bancairement parlant, avec des pré-relais, avec des trucs, avoir caché des choses, des défauts. Vraiment, j'ai vu en 12 ans des choses catastrophiques. Et je me dis, mais comment ils peuvent bien dormir la nuit, ces gens-là ? On accompagne, sur des montants qui sont très importants, des gens pour leur vie, en fait.
- Speaker #1
C'est des histoires de vie.
- Speaker #0
Et toi, ce n'est pas la même vocation que de la profession médicale, par exemple. mais tu vois, moi j'ai un engagement j'ai un devoir de satisfaction de mes clients parce que ça va être leur lieu de vie, c'est là que tous les jours ils vont se lever, ils vont se coucher ils vont faire leur foyer ils vont vivre avec leur famille et je ne pourrais pas faire quelque chose qui ne corresponde pas à leur souhait, à leur volonté leur faire un défaut de conseil c'est inimaginable, avec les valeurs que j'ai c'est inimaginable en fait on sent bien la Camille,
- Speaker #1
la loyer touch là Merci. De là, tu quittes ce groupe-là et tu intègres Barthes.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Il y a un an et demi. Je t'ai accompagnée dans ce mouvement-là, sur la fin avec l'ancien groupe et le nouveau. Comment le coaching t'a aidée à cette période de mouvement professionnel ?
- Speaker #0
Déjà, il y a une étape au moment du coaching. Un événement se passe que je n'avais absolument pas anticipé. Mon téléphone sonne. Je passe à Jean, commerçant indépendant dans mon ancien groupe. Et en fait, ça se sait. dans le milieu immobilier rennais. Et en fait, je suis appelée par les RH de plusieurs groupes. Et à ce moment-là, on se voit. Et je suis complètement déconfitée par la situation, c'est-à-dire je me dis, mais qu'est-ce qu'ils me veulent ces gens-là ? Parce que dans un premier temps, le mot de départ, il n'était pas là en fait. Et donc je me rappelle que c'est pareil, tu me remets à dézoomer la situation et du coup je rencontre d'autres visions du job, d'autres styles de management, d'autres lectures de métier avec d'autres valeurs. Et ça m'a permis aussi de me dire ok, je vois une, deux, trois, quatre, cinq personnes, dix personnes, j'ai le choix entre ces dix structures-là, je fais le choix de qui et pourquoi en adéquation avec qui je suis. ni avec surtout ce que je veux aujourd'hui. Et non pas la camille d'avant ou même la camille de maintenant parce que ça aurait été faussé au moment T. Il fallait vraiment que je me projette sur qui je voulais être au job et avoir le bon compromis, sans mauvais jeu de mots, mais le bon compromis avec ma vie perso et ma vie pro.
- Speaker #1
J'aime beaucoup ton expression de dézoomer, effectivement. Dézoomer puis réaligner avec tes besoins du moment, tes envies, tes valeurs. On est obligé de se questionner sur du coup, qu'est-ce que je veux ? Et donc, ça commence par là. Super. Donc, tu as fait le choix de Barthes. Comment tu te sens aujourd'hui dans ce poste-là ? Et qu'est-ce que tu retiens à distance de ce mouvement professionnel-là et du coaching ? Tu vois, qu'est-ce que comment, avec du recul, comment en fait, qu'est-ce que tu retiens de toute cette aventure ? Parce qu'on s'est vu quand même plusieurs mois. Qu'est-ce que tu retiens de tout ça ? Qu'est-ce que tu gardes, tu vois, aujourd'hui encore ?
- Speaker #0
Pour répondre à ta première question, comment je me sens aujourd'hui ? Les deux mots qui me viennent, c'est épanoui et libre. C'est-à-dire qu'au cabinet, on a un format qui est un peu hybride. C'est-à-dire que dans ce qui se fait le plus, c'est l'agence traditionnelle, où il y a majoritairement des salariés, et autrement, les groupes, les réseaux d'agents commerciaux. Nous, on est l'hybride entre les deux, c'est-à-dire qu'on a des collègues, on a des agences, on peut recevoir nos clients, et donc moi, je n'aurais pas fait ce métier-là en étant seule dans un bureau à la maison. Je grossis le trait, mais vraiment, je suis quelqu'un de très collaboratif, très team building, donc moi, je suis heureuse de retrouver mes collègues. Je trouve qu'en plus, on fait, pour l'avoir testé, beaucoup plus de business quand justement on a de bons liens avec ses collègues, qu'on a un fichier qui est éclectique en fonction des quartiers, en fonction des types de produits. Pour moi, ce n'est que bénéfique d'avoir une équipe qui se connaît, qui est soudée, qui est formée de la même façon, avec les mêmes valeurs, etc. Et la liberté de... Alors, je suis très rigoureuse. Donc c'est-à-dire que tous les matins, j'arrive à la même heure. Tous les soirs, je pars à la même heure. Je travaille presque comme une salariée, tu vois ce que je veux dire ? Par contre, si j'ai besoin d'un créneau pour un rendez-vous médical, si j'ai envie d'accompagner mon petit à une sortie au musée des beaux-arts, en fait, c'est OK. Je m'organise, je travaillerai différemment, autrement. En fait, ce n'est pas qu'on travaille moins. Il y a des fois, je peux dire qu'on travaille juste. beaucoup plus. Mais on travaille différemment. En fait, l'organisation, elle n'a rien à voir. Et en fait, c'est une vraie liberté parce que, justement, ces adaptations d'une vie, d'une jeune maman et de l'organisation d'une famille, en fait, t'as pas cette pression de dire, oh là là, comment je vais faire ? Il faut que je demande, il faut que je pose, il faut que je... Tu vois ? Et toute cette charge en fait mentale qui te prend aujourd'hui dans la société où on vit, elle n'est pas là. tu vois elle est différemment parce que tu sais que si tu prends une demi-journée tu vas la rattraper dimanche, il n'y a pas de soucis tu vas la faire ta demi-journée tu as du job, tu as du job mais c'est juste fait différemment et par contre justement ce format là n'est pas fait pour tous moi j'ai vu vraiment des négociateurs très performants en tant que salariés avec un agenda, avec un cadençage avec des obligations avec des voilà où ils étaient justement cadrés et ils étaient Merci. performant dans ce contexte-là. Par contre, au contraire, ce lâcher-prise, cette liberté ne fonctionnait pas du tout avec eux. Et de ne pas avoir quelqu'un qui dit, attention, il faut que tu fasses ça, eh oh ! Non,
- Speaker #1
mais ça demande beaucoup de discipline et de... De discipline, de rigueur et d'autonomie.
- Speaker #0
Exactement, c'est vraiment les trois mots. Discipline, rigueur, autonomie. Il faut vraiment que ça, ce soit quelque chose qui soit très ancré. Et ça,
- Speaker #1
c'est très propre à l'entrepreneur et encore plus au solopreneur.
- Speaker #0
100%, d'accord avec toi. on est notre chef d'entreprise il n'y a pas d'autre mot ce format n'est pas fait pour nous et qu'est-ce que tu gardes de toute cette aventure ? concernant l'aventure du coaching je vais prendre l'exemple de Labo je t'en avais déjà parlé mais vraiment c'est quelque chose qui reste pour moi c'est à dire que j'avais vraiment cette impression d'être comme au bord d'une falais je te disais tout à l'heure ou en pleine mer tu vois c'est voilà L'accompagnement qu'on a fait m'a permis que tu me dises, OK, le nord, il est droit devant toi. Le sud, il est derrière toi. L'est, il est là. L'ouest, il est là. Et maintenant, tu vas où tu veux. Tu vas où tu veux. Moi, je ne suis pas là pour te dire, bah Mais tu m'as juste permis de dézoomer ma situation, de savoir où j'étais dans un premier temps, comment j'étais arrivée là, pourquoi j'étais arrivée là, et ensuite de projeter ce que je voulais. Qu'est-ce qu'aujourd'hui je veux garder ? Parce qu'il y a plein de choses que j'ai gardées et qui sont hyper importantes aujourd'hui dans ma réussite d'aujourd'hui. Donc les choses que je voulais absolument conserver et par contre les choses que je voulais éradiquer, les choses que je ne voulais plus du tout et d'aller dans la voie que j'avais choisie en fait.
- Speaker #1
Bon, Camille, un grand merci pour cet échange hyper riche parce qu'au-delà de découvrir ton parcours professionnel avec deux beaux mouvements dès 25 ans, c'est quand même un parcours qui est très inspirant pour les personnes qui vont écouter. On a découvert aussi tous les coulisses du métier d'immobilier avec toutes les expertises, tu vois. Tout ce que c'est aussi d'exercer un métier qui est soumis à toute le conjoncture économique. C'était hyper intéressant. Je te dis un grand merci. On va suivre tes aventures, bien sûr. Toujours un grand plaisir, bien sûr, d'échanger avec toi. Merci pour tout. Tu souhaites le meilleur épanouissement dans ta vie professionnelle. Merci beaucoup. À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode de Junko. J'espère qu'il vous aura apporté des pistes pour avancer dans vos réflexions et dans vos projets professionnels. Pour en savoir plus sur mes accompagnements ou me peser vos questions, rendez-vous sur mon site internet où vous trouverez tous mes contacts ou sur mon compte Instagram. Les liens se trouvent dans le descriptif de l'épisode. Et n'oubliez pas, chaque petit pas compte. Oser explorer, questionner et agir, c'est déjà avancer sur le chemin d'une carrière alignée avec vous-même. Prenez soin de vous et de vos projets professionnels et rendez-vous. très bientôt pour un nouvel épisode de Junko.