- Speaker #0
Bonjour, je suis Camille Faure et bienvenue sur le podcast de Kazoo, 100% dédié à l'économie circulaire. Ici, on découvre des initiatives qui changent notre façon de consommer, pour le bien de la planète et de la société. Et Kazoo c'est quoi ? C'est un service de location d'appareils reconditionnés, 100% circulaire. Si vous êtes curieux, je vous invite à vous rendre sur hekazoo.com. Allez, c'est parti ! Aujourd'hui, nous allons plonger au cœur de l'énergie verte. qui représente l'un des gestes les plus impactants pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, j'ai le plaisir de recevoir Antoine Clémenceau, responsable de la marque et de la communication chez ILEC. Il va nous aider à décortiquer ce sujet complexe et à comprendre ce qu'il y a derrière les différentes offres d'Energy Vert. On parle du choix d'ILEC de financer les producteurs français d'énergie renouvelable, des idées reçues sur les fournisseurs d'Energy Vert et même d'une série documentaire Netflix que je vais m'empresser de regarder cet hiver. On y va ? Bonjour Antoine.
- Speaker #1
Bonjour Camille.
- Speaker #0
Je suis vraiment très heureuse de te recevoir aujourd'hui pour que tu nous parles d'ILEC. C'est vrai que l'énergie verte c'est un sujet clé quand on est dans l'impact. On sait que c'est un des gestes qui a le plus d'impact pour réduire ses émissions au niveau personnel. Mais en fait, je n'en connais pas grand chose à part le vernis de se dire que l'énergie verte égale l'énergie renouvelable en gros. Je suis assez contente de creuser ce sujet avec toi aujourd'hui. Ce que je te propose pour commencer, c'est peut-être de te présenter et puis de nous présenter ILEC.
- Speaker #1
Merci Camille, ravi d'être là aujourd'hui. Effectivement, le sujet de l'énergie, je vais peut-être faire un peu le malin aujourd'hui, mais il y a deux ans avant de rejoindre ILEC, je pense que j'étais à peu près au même niveau que toi. C'est un sujet passionnant et j'espère que j'arriverai à rendre tout ça très clair à l'issue de notre échange. Moi c'est Antoine Clémenceau, j'ai 40 ans aujourd'hui, je suis responsable de la marque et des communications chez ILEC. Avant ça, j'ai travaillé pendant une quinzaine d'années dans le marketing, la communication pour des marques grand public. Depuis que je suis passé de l'agence vers les annonceurs, c'est vrai que j'ai surtout communiqué dans des startups scale-up à impact. mais j'ai vraiment trouvé Un endroit où j'avais l'impression d'avoir un projet qui a énormément de sens pour moi depuis que je suis chez ILEC. Et donc, pour présenter ILEC en quelques mots, c'est un fournisseur d'électricité verte et de biogaz qui a été créé en 2016 à Toulouse. Et c'est un projet qui repose sur une idée simple, c'est comment on peut créer un lien direct entre les gens qui produisent de l'énergie renouvelable en France et ceux qui la consomment. Donc concrètement, quand vous êtes client chez ILEC, vous savez exactement d'où vient votre énergie, alors surtout qui vous financez directement via ce contrat de fourniture d'énergie. Et des choses très simples qu'on permet aux gens, c'est de voir sur une carte les installations qui produisent l'électricité à proximité de chez eux, voire plus loin si ça les intéresse. On peut voir des centrales au fil de l'eau. On peut voir des parcs éoliens, on peut voir des installations solaires, tous les partenaires avec lesquels on travaille. Et ce qui nous différencie, c'est que chez ILEC, on achète l'énergie directement aux producteurs. On s'efforce d'avoir des contrats à long terme avec eux dans la plupart des cas. Et c'est donc en moyenne 300 euros par an que nos clients reversent directement à ces producteurs. alors que chez d'autres fournisseurs qui... n'achètent que des garanties d'origine. C'est plutôt 1,50€ par an, entre 2 et 9€ disons. Et donc derrière tout ça, nous ce qu'on veut c'est créer ce lien direct entre un territoire, un producteur et puis l'énergie pour pas que ça reste quelque chose d'intangible qui sort des murs de chez soi sans qu'on sache trop comment ça s'est retrouvé là et quelle est la structure derrière. Et donc on essaye de pas être juste un intermédiaire qui met des électrons dans des tuyaux. On cherche des relations avec ces producteurs, les faire connaître à nos clients et créer une communauté autour de l'énergie. On en est au tout début, mais c'est ce qu'on espère faire dans les mois et dans les années qui viennent.
- Speaker #0
C'est super clair et ça m'ouvre plein de questions. Peut-être pour prendre les choses dans l'ordre, parce qu'on peut rétro-pédaler un petit peu et que tu nous racontes peut-être le démarrage, comment ça a démarré finalement en 2016, cette aventure ILEC.
- Speaker #1
Le démarrage d'ILEC, c'est d'abord un projet entrepreneurial. C'est la rencontre de deux personnes. C'est Julien Chardon et Rémi Compagno qui, au milieu de l'année 2010, décident de créer ILEC et de proposer cette offre de fournitures qui sera différente sur le marché. Ce qu'il faut voir, c'est qu'aujourd'hui, tout le marché s'est déplacé vers nous et vers d'autres. On n'était pas les seuls. Il y a notamment Enercop que vous connaissez peut-être. qui était pionné dans cette veine-là. Mais en tout cas, en 2016, des offres vertes, ce n'était pas monnaie courante. Et donc, il y avait plusieurs choix. C'était soit des fournisseurs qui proposent de l'énergie verte via l'achat de garantie d'origine sur les marchés européens ou, d'un autre côté, des structures coopératives très engagées, mais parfois qui étaient soit moins accessibles en termes de prix, soit dans la simplicité des interfaces, le... la facilité de comprendre l'offre qui était derrière, qui n'était pas forcément très accessible. Et donc, ce qu'ils ont voulu créer avec ILEX, c'était finalement une troisième voie, c'est comment on arrive à combiner cet engagement environnemental réel avec un lien direct au producteur français, et puis une expérience client qui soit simple et aussi vraiment de qualité, avec ce service accessible. Et donc, très rapidement, au-delà de cette dimension d'approvisionnement, il y a eu... le service client au cœur du projet. C'est encore aujourd'hui plus de la moitié des effectifs chez ILEC et on est régulièrement sur le podium et parfois premier par le médiateur national de l'énergie qui atteste de la qualité de ce service. Pour nous, c'est vraiment essentiel parce que comme c'est un sujet que les gens ne maîtrisent pas tellement, il y a beaucoup de questions et on est aussi au cœur du foyer avec l'énergie. Il y a beaucoup de questions qui se posent tous les jours pour... tous nos clients et c'est hyper important de pouvoir y répondre en prenant notre temps, en ayant des gens qui sont aussi engagés dans ce projet et qui ont aussi à cœur d'aider ceux qui sont face à eux. Donc voilà, c'est le début et au milieu de tout ça, il y a aussi un producteur, Martial Estep, qui a été le premier avec son barrage dans les Pyrénées-Riégeoises. qui a fait confiance à Julien et Rémi et qui leur a mis le pied à l'étrier. Et donc, c'est de cette rencontre-là qui a fait que ILEC a pu commencer. Aujourd'hui, c'est plus de 50 producteurs qui travaillent avec ILEC, plus de 90 sites en France. Et donc, ce modèle-là qui a émergé en 2016 avec un premier contrat en octobre 2016 a fait bien des petits depuis, grâce à toute cette énergie.
- Speaker #0
Trop bien, du coup j'ai... Tu as parlé du service client, je te propose qu'on démarre peut-être l'ensemble de mes questions par là. La première question qui me vient, c'est en fait, qui sont vos clients ? Alors, j'imagine qu'il y a pas mal d'écolos convaincus, mais peut-être pas que. Donc, voilà, je me posais la question de qui ils étaient, qu'est-ce qui les motive aussi à changer, ça va un petit peu avec, ou peut-être juste à choisir ELEC si c'est une première.
- Speaker #1
premier logement ? Tu l'as dit, il y a évidemment une base de gens qui sont très convaincus et ça, ça a été un peu les origines d'ELEC, les premiers clients. Il y a notamment un moment, un classement qui avait été établi par Greenpeace, mais qui depuis ne souhaite plus classer les fournisseurs, mais en tout cas, je crois que c'était en 2019 ou 2020, ils ont fait un classement comme ça, qui nous mettait Merci. sur un podium en termes de vertu de nos offres. Et donc, il nous a amené beaucoup de clients. Mais on le voit bien sur cette cible-là, il y a un plafond de verre, c'est-à-dire qu'ils sont en nombre limité en France. Mais ce qui n'empêche que derrière, il y a un potentiel très fort de gens qu'on pourrait qualifier d'écolos peut-être moins convaincus, je ne sais pas si on peut les qualifier de... enfin en tout cas qui sont plus velléitaires que volontaires mais c'est bien à leur décharge c'est à dire que comme nous tous on aimerait faire un peu plus par notre consommation et finalement l'avis fait qu'on a plein d'autres préoccupations et le contrat de fourniture d'énergie évidemment vient très loin derrière et donc pour que les gens aient ça en tête 75% des changements de contrat de fourniture d'énergie c'est au moment d'un déménagement, ce qui veut bien dire que c'est un choix qui est éminemment contraint, on le fait au moment où on doit dans les 48 heures qui viennent avoir un contrat dans son logement mais voilà Une fois qu'on s'est dit ça, pour donner une meilleure idée de nos clients, c'est des personnes qui ont entre 25 et 50 ans, qui sont urbains ou périurbains, qui ont cette sensibilité environnementale. Et petite parenthèse, mais il y a un mouvement, je crois que c'est, c'est pas nous sommes les 1%, mais là, c'est nous sommes les 89%, qui dit que finalement, et c'était relié par deux gardiennes, 89% des gens ont envie de faire plus pour l'environnement, sont convaincus que le changement climatique est une réalité et qu'il faut le combattre. Mais ils déplorent le fait qu'ils ont le sentiment d'être tout seuls à penser ça. Alors qu'en fait, encore une fois, ils sont 89%, mais ce n'est pas forcément les plus audibles. Donc voilà, c'est typiquement ces gens-là qui ont envie de faire plus, qui se sentent un peu démunis, qui ne savent pas par où commencer. Et donc l'énergie, on se dit, mais est-ce qu'elle sera vraiment verte ? Est-ce que je vais avoir des coupures ? Est-ce que ça va être simple ? Et en fait... On ignore que c'est très simple de changer de fournisseur d'énergie en France. Ça prend cinq minutes et qu'en faisant le choix d'ILEC ou d'un autre qui propose des contrats équivalents, on peut avoir beaucoup d'impact et éviter beaucoup de tonnes de CO2 émises dans l'atmosphère. Donc, ces gens-là, encore une fois, ils veulent faire des bons choix, mais sans se compliquer la vie. Ça, on les comprend bien. Et donc, ils sont attentifs à leur consommation. Ils sont cohérents entre leurs intentions, leurs actions en matière d'environnement. Ils font un choix de fournisseurs réfléchis et une fois qu'ils sont convaincus, ils restent avec nous. Donc ça, c'est la deuxième poche qu'on essaie d'élargir de gens qui consomment bio, essayent de consommer local, compostent leurs déchets organiques, ont une voiture électrique, privilégient le train plutôt que l'avion. Et donc finalement, il est que ça devient un choix logique, un prolongement de leur choix de vie qu'ils font par ailleurs. On peut avoir aussi des gens qui sont plus sur le côté techno, en disant « tiens, j'ai envie d'optimiser un peu tout dans ma maison » et on propose une application. Ils vont être séduits par ce côté finalement très simple où ils peuvent souscrire en autonomie et ensuite gérer tous leurs contrats en ligne ou via notre appli. et donc voilà ceux-ci sont aussi des gens qu'on observe dans notre portefeuille de clients. Et puis après, du côté professionnel qu'on a lancé il y a un peu plus d'un an, c'est donc des petites PME. Et là, il y a un intérêt pour eux et nos intérêts convergent, c'est-à-dire que parfois soit parce qu'ils sont contraints pour des histoires de normes ou tout simplement parce qu'ils ont envie, parce que leur proposition de commerce ou de produits d'artisanat met en valeur des engagements écologiques. Ils ont envie d'aller jusqu'au bout et de pouvoir aussi dire l'énergie qui a servi Merci. à faire ce produit ou l'énergie qui alimente ce local, elle est en accord avec les produits que je vous propose, les services que je vous propose. Et donc, comme ça, on a une histoire qui est belle et qui est complète pour eux aussi. Donc voilà, c'est des profils assez divers, mais finalement, des gens que vous connaissez tous, que vous avez tous autour de vous. Et donc, voilà, c'est ces gens-là qu'on a envie de plus en plus convaincre. Parce qu'après, une fois qu'on s'est dit ça... En quelques chiffres, nous, ILEC, c'est 171 000 clients. Donc, c'est une goutte d'eau dans ce marché de l'énergie. C'est moins d'un pour cent. Mais ça a déjà beaucoup d'impact et on espère pouvoir amener ça encore plus à l'échelle bientôt.
- Speaker #0
Du coup, peut-être juste pour boucler sur les clients, tu disais finalement que c'est des gens qui sont véléitaires plus que volontaires. Et effectivement, je me reconnais complètement dans ce que tu dis. Tu vois, moi, je n'ai pas déménagé depuis bientôt dix ans. Je n'ai pas questionné. Alors que je suis même entrepreneur engagé, je suis un exemple parfait de ces gens qui ne se bougent pas pour changer. Qu'est-ce qui sont les freins aussi ? Tu l'as évoqué, peut-être juste un peu les couvrir rapidement, mais comment est-ce que vous y répondez ? En fait, peut-être pour lever les idées reçues sur des coupures, sur le fait que peut-être ça peut être plus cher, peut-être d'un coup le prix peut exploser versus le fournisseur classique qui est peut-être dans l'esprit des gens plus sûrs. de ce point de vue là est-ce que vous avez des réponses sur ces sujets là justement pour lever un peu ces craintes oui bien sûr c'est le travail qu'on essaye de faire au quotidien il faut qu'on...
- Speaker #1
puissent communiquer plus pour que les gens en soient plus conscients. Le premier risque évidemment sur les coupures, ce qu'il faut savoir c'est que tous les clients en France sont sur le même réseau. Ce qui veut dire que quand on devient client chez un fournisseur comme ILEC, d'un coup le flux d'électrons ou de molécules de gaz ne va pas changer, ce n'est pas ça la promesse qui va changer, c'est le flux d'argent finalement. Où va l'argent que vous payez pour... l'énergie pour votre abonnement. Donc, pour ce qui est des coupures, on est tous sur le même réseau. Donc, ça, ça ne change rien. Et c'est aussi pour ça que c'est aussi facile de changer de fournisseur d'énergie. On a d'ailleurs le droit, en tant que particulier, à changer tous les mois si ça nous chante. Donc, pour ça, voilà, pas de risque de coupure, surtout pour les professionnels. C'est un des points qu'on lève tout de suite parce que, pour eux, ça peut être critique dans leur activité. Puis, évidemment, quand on est chez soi, on n'a pas envie d'y penser. Donc, voilà. Première chose, c'est ça. La deuxième chose, c'est que c'est très facile de changer. Donc si en m'écoutant ou demain en y réfléchissant, vous vous dites tiens, j'aimerais bien changer de fournisseur d'énergie et j'espère que ce sera pour ILEC, ça prend littéralement cinq minutes. Et surtout, c'est le fournisseur auprès de qui vous souscrivez votre nouveau contrat qui va s'occuper de toutes les démarches. donc c'est quelque chose qui est comme on dit dans le monde digital sans couture rien à faire, une fois qu'on a fourni son numéro de point de livraison le numéro de PDL derrière tout est pris en charge et il n'y a aucune rupture de service là non plus, même sur un changement il n'y a pas de coupure donc chez vous, vous ne verrez rien de différent, en revanche c'est derrière que tout change et c'est là où on a envie d'apporter plus d'éléments concrets d'impact pour les gens, pour que justement ils se rendent compte que ce changement qui leur a pris que 5 minutes et qui ne change pas grand chose à 2,2. peut avoir de grands impacts, donc de pouvoir quantifier les kilos de CO2 évités via leur choix, concrètement combien ils ont financé tel ou tel producteur à proximité de chez eux, donc c'est encore des choses qu'on doit matérialiser. Et ensuite sur le prix, ça ça dépend, aujourd'hui il y a des contrats d'énergie verte qui sont moins chers que le tarif réglementé de l'énergie, donc ça sur la question du prix... c'est pas là que ça se situe parce que c'est lié aussi aux conditions de marché après ce qui est sûr c'est que chez ILEC je ne dirais pas aux gens de venir chez nous pour le prix parce que concrètement on n'est pas à l'offre la mieux disante du marché en revanche pour le service qu'on propose notamment le service client dont je parlais l'application et demain d'autres éléments qu'on va venir ajouter Et le contenu aussi qu'on s'efforce à donner aux gens pour qu'ils puissent comprendre comment faire des choix de sobriété, comment ensuite mettre justement en accord leurs choix de consommation autres que l'énergie pour aller jusqu'au bout de la démarche. C'est là que va se situer notre valeur ajoutée et le service qu'on veut apporter. Sur ces éléments, j'espère avoir assuré, mais globalement, ça prend cinq minutes de changer. Ça peut être plus ou moins cher selon les fournisseurs. Et puis, en revanche, ce qu'il faut regarder, qui est à mon sens clé, c'est ce classement du médiateur national de l'énergie qui classe les fournisseurs selon le taux de saisine pour 100 000 contrats, donc en gros le nombre de litiges pour 100 000 contrats, et qui permet de se rendre compte de la qualité du service. Et vous avez aussi des Trust Pilots et autres indicateurs qui vous donneront une bonne idée de la façon dont les fournisseurs gèrent leur portefeuille client.
- Speaker #0
Super clair. Alors du coup, tu... Tu l'as dit, il y a un des sujets clés qui est effectivement plus l'impact qu'on a envie d'avoir en tant que consommateur davantage qu'aller au moins cher absolument. Alors sur cet impact, j'ai le sentiment en t'écoutant que finalement il y a effectivement l'énergie verte en elle-même, et tu vas m'en parler, mais il y a aussi cette notion de... Et je ne l'avais peut-être pas en tête avant qu'on démarre l'échange, qui est de où va mon argent en fait ? Et comment est-ce que... Finalement, il y a quelque chose d'assez rassurant et même si tu fais un pas de recul sur le contexte géopolitique, de savoir que tu vas finalement financer des gens sur le territoire et qui aussi ont une histoire et des engagements propres. Est-ce que ça, justement, ça t'impacte ? Alors tu disais que vous avez encore plein de choses à faire, mais comment est-ce que vous le calculez ? Comment est-ce que vous le traduisez auprès de vos clients ?
- Speaker #1
C'est sûr que si on balaye vite la question géopolitique, parce qu'on pourrait en parler des heures, mais en tout cas c'est un élément qui est important, on a souvent cette question de la souveraineté énergétique et c'est un point clé parce que l'énergie est à la base de tous nos systèmes productifs, on a besoin d'énergie pour produire ce dont on a besoin sur nos territoires et donc ce qu'on permet en favorisant le développement de filières renouvelables en France, c'est d'être davantage souverain le biogaz c'est produit par nos agriculteurs principalement et donc ça aussi ça permet d'éviter d'importer demain du gaz russe ou d'autres origines donc première chose il y a cette partie là et tout ça pour dire que au niveau européen il y a une ambition de décarbonation qui est à l'horizon 2050 si on veut y arriver Il y a plein de choses à mettre en place, mais nous ce qu'on croit c'est qu'il y a un équilibre à trouver entre le parc nucléaire qui produit une électricité qui est décarbonée et puis les énergies renouvelables qui vont permettre d'accompagner l'électrification des usages. souvent on oppose les deux soit le nucléaire soit les énergies renouvelables mais en vrai on a besoin des deux pour arriver aux quantités dont on aura besoin à horizon 2050 Nous, évidemment, on est pro énergie renouvelable et c'est tout le sens de devenir client chez ILEX, c'est de financer ces filières-là pour qu'on soit demain toujours souverain et qu'on ait toute l'énergie nécessaire sans avoir besoin de l'importer. L'impact, on le mesure ensuite. On fait un bilan carbone depuis 2022. C'est une question qui est importante et je vais essayer d'y répondre de façon nuancée parce que c'est un sujet qui mérite de la précision et de la nuance. Sur l'électricité, pour être tout à fait honnête, le mix électrique français, c'est déjà l'un des plus décarbonés d'Europe. On est, selon RTE, à 32 grammes de CO2 émis par kWh. Et donc ça, c'est grâce à la prépondérance du nucléaire. pour que les gens aient un ordre d'idée, entre 65-70% de la production en France en 2024 et les renouvelables qui sont à peu près un peu en dessous de 30%. Donc l'impact carbone de l'électricité, ce n'est pas principalement une question de gramme de CO2 évité par rapport au mix moyen, mais c'est comme tu le disais, c'est le financement direct des nouvelles capacités renouvelables françaises. Donc quand vous choisissez ILEC, vous financez des producteurs locaux qui investissent, qui entretiennent, qui développent des installations. C'est vraiment l'impact économique qui nous semble important sur cette transition énergétique qui, pour nous, nous apparaît nécessaire pour accompagner les usages. Et ce n'est pas seulement l'impact carbone instantané dont on se parle. Là où le gain est indiscutable, c'est sur le biogaz. Et là, le gain est clair, il est mesurable. Le gaz naturel fossile, c'est environ 230 grammes de CO2 équivalent par kWh. Et le biométhane, lui, il est considéré. comme neutre en carbone, donc c'est aussi une convention de calcul et de mesure, mais en tout cas parce que le CO2 émis à la combustion correspond au CO2 capté par les matières organiques lors de leur croissance. Donc c'est un peu un jeu à somme nulle par rapport à ce gaz naturel fossile. Et donc c'est là où on considère, si on prend la consommation moyenne de nos clients, qu'on leur permet d'éviter un peu plus de 2 tonnes de CO2. par an et par client gaz. Donc, quand on regarde, quand on met ça en rapport avec les objectifs de l'accord de Paris qui doivent nous amener chacun à réduire nos émissions moyennes de 10 tonnes à 2 tonnes, on peut faire... Exactement, une vraie différence grâce à ça. Et donc, voilà, pour nous, au bilan, ce qu'on affiche en 2024, c'est plus de 72 000 tonnes de... d'équivalent CO2 évité, ça fait à peu près 36 000 voitures retirées de la circulation pendant un an.
- Speaker #0
Pour revenir et être sûr d'avoir bien compris, ce que tu disais sur les 2 tonnes, c'est pour les clients gaz du coup ? Exactement. Il y a quand même pas mal de gens en France qui aujourd'hui ont un abonnement gaz quand même.
- Speaker #1
Oui, alors là où 100% quasiment des foyers en France ont un accès à l'électricité, pour le gaz on doit être à peu près sur la moitié.
- Speaker #0
Ok, super clair. Et du coup, vous avez des offres, j'imagine, combinées, les gens en général passent d'un coup au deux ?
- Speaker #1
Exactement, en tout cas nous, on les y pousse, mais oui, vous pouvez être client chez ILEC l'une ou l'autre des énergies ou les deux ensemble.
- Speaker #0
Du coup, tu parlais du biogaz et surtout tu as introduit l'élec en parlant des producteurs. Je te propose qu'on creuse un peu ce sujet-là qui finalement, ça ressort assez clairement dans ton discours, ce qui est vraiment votre axe de différenciation. Est-ce que tu peux nous éclairer un peu sur qui sont-ils ? Parce que c'est vrai que ça reste assez nébuleux en fait. Et pourquoi eux-mêmes deviennent producteurs d'énergie verte ? Est-ce que c'est un complément de revenu ? Est-ce qu'il y en a qui le font ? que ça, pour comprendre un petit peu quel est le paysage de ces producteurs.
- Speaker #1
Alors ce qu'il faut savoir c'est que la production d'énergie en France, donc il y a le nucléaire qui est un monopole d'EDF, certains types de barrages, mais ensuite pour le reste, n'importe qui peut demain devenir producteur d'énergie, que ce soit via des champs éoliens, via des champs solaires ou des barrages au fil de l'eau. En France, il y a plein de typologies différentes. Il y a des gens qui vont avoir de toutes petites installations. Il y a des entreprises qui sont un peu plus structurées. Mais en gros, ça va de l'entreprise individuelle à la PME, voire l'ETI. Il y a vraiment plein de typologies différentes. et le principe pour avoir nous un mix d'énergie pour nos clients qui fonctionnent bien c'est le foisonnement c'est à dire qu'il faut diversifier l'approvisionnement géographiquement et aussi par type d'énergie donc chez ILEC c'est à peu près pour que les gens aient en tête le rapport c'est un peu moins de 70% d'éolien un tout petit peu moins de 30% d'hydroélectricité et puis le complément Merci. en photovoltaïque, qui fait qu'avec ça, on arrive à couvrir la consommation, qui sont, comme pour l'ensemble des feuillets français, majoritairement, il y a un pic le matin, un pic le soir. Et donc, c'est là où, avec ce mix-là, on arrive à répondre à tout ça.
- Speaker #0
Tu parlais de pas mal d'agriculteurs sur le sujet du biogaz. Est-ce que c'est la même typologie ? Il y a ce même foisonnement sur le biogaz, ou là, il y a des... producteurs un peu différents.
- Speaker #1
Là, c'est vrai que c'est à l'inverse là où pour beaucoup de producteurs d'énergie, c'est leur métier principal. Pour les agriculteurs, ça va souvent constituer un complément de revenu, une manière de valoriser ce qui normalement aurait dû être des déchets. On a visité un site de production en Bretagne où sur le... Le gain très pragmatique que ce genre d'installation peut permettre, c'est qu'il nous expliquait qu'avant, il devait faire peut-être une dizaine de trajets avec des déchets organiques dans ses camions, entre son exploitation et l'endroit où il dépose ses déchets, donc qu'il en réponde un petit peu sur la route au passage. Finalement, depuis qu'il a ouvert son unité de méthanisation, il évite tous ces transports, donc c'est autant de carburant évidemment dépensé en moins, mais c'est aussi la route en local pour les gens qui l'empruntent, qui est beaucoup plus propre. Voilà, c'est plein de petites choses comme ça. Mais donc, ce sont des agriculteurs qui, en complément de revenus, vont installer une unité de méthanisation et puis ensuite vont l'injecter directement sur le réseau et pouvoir alimenter comme ça le réseau GRDF et voir leur production alimenter les foyers environnants.
- Speaker #0
Donc, il y a quand même un investissement de départ, j'imagine, pour ces agriculteurs-là. qui ne doit pas être neutre, mais derrière, effectivement, avec l'explication que tu viens de donner, on comprend bien que ça leur fait gagner un peu sur tous les plans en termes de temps passé, de dépenses de carburant quotidien, et même peut-être de coûts, parce que je ne connais pas trop dans l'agriculture, mais je sais que dans beaucoup d'industries, le fait de mettre en déchet a un coût aussi, là où ça devient un revenu dans ce cas-là.
- Speaker #1
Oui, clairement, je n'ai pas en tête les chiffres et le modèle économique, mais en tout cas c'est un peu Ce qui est sûr, c'est que ce ne sont pas des philanthropes qui le font parce qu'il y a un intérêt économique pour eux. Et ça leur permet aussi parfois, quand certains poussent l'installation jusqu'au bout, via l'installation de panneaux solaires sur le toit de leur installation, cette unité de méthanisation qui leur permet vraiment, là pour le coup, de dégager un revenu, d'être quasiment autosuffisant en énergie et ainsi d'améliorer le revenu au global. donc c'est ce genre de logique qu'on peut voir chez certains de... de nos producteurs partenaires. Et c'est vrai que quand on voit ça, c'est extrêmement vertueux et gratifiant de voir tout ce qu'ils arrivent à mettre en place.
- Speaker #0
Et est-ce que vous en avez assez du coup ? Parce que tu le disais, il y a une ambition de passer à l'échelle, donc d'augmenter le nombre de clients. Derrière, dans la promesse, il faut que vous ayez toujours plus de producteurs d'énergie. Est-ce que vous avez la tentation de vous-même de produire de l'énergie ? et elle fait le projet là-dessus. Non, ce qui est sûr, c'est que c'est plutôt un effet positif de tout ça. C'est que la concurrence est plus grande aujourd'hui sur les contrats autour de ces producteurs partenaires. Néanmoins, il y a suffisamment d'énergie en France. On est vraiment loin de la pénurie. En tout cas, oui, c'est sûr que pour nous, ça nous a poussé à aller jusqu'au bout de la démarche et aujourd'hui de devenir nous-mêmes ... producteurs, alors c'est tout petit encore on a un barrage au fil de l'eau c'est le barrage de la Louge qui a muré en banlieue de Toulouse et puis une centrale solaire à Nabira en Dordogne qui a été mise en service en septembre dernier et donc ça, ça nous permet d'alimenter quelques milliers de foyers à proximité de ces sites l'objectif, il n'y a pas encore de Merci. d'horizon pour nous parce que c'est beaucoup dépendant de la législation, de la programmation pluriannuelle de l'énergie, mais on a envie demain d'être un producteur, qu'on puisse produire une partie significative de notre portefeuille. C'est quelque chose qui en plus crédibilise notre engagement, montre comment on prend notre part aussi. dans ce besoin de contribuer à la transition énergétique. Et donc, c'est aussi important pour nous. Ça nous permet de faire de la pédagogie aussi auprès de nos équipes. La centrale de la Louge étant à proximité de notre siège à Toulouse, ça a permis à tous les collaborateurs d'y passer. Et puis, à Nabira, demain, de pouvoir inviter nos clients à proximité, de découvrir aussi comment... comment fonctionne ça. On a souvent des liens avec les scolaires, ça permet aussi de faire de la pédagogie. Donc voilà, il y a plein de vertus à créer ce lien, encore une fois, direct entre la production et l'énergie qui arrive dans nos prises.
- Speaker #1
Ce lien direct dont tu parles me fait repenser tout à l'heure, je ne voulais pas te couper, mais tu disais que, évidemment, le changement, c'est... dans les faits, c'est un flux financier en fait, parce qu'effectivement, comme il y a un réseau unique, c'est le même électron qui va arriver demain dans la prise versus avant quand on était chez un autre fournisseur d'énergie. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Parce que dans les axes de différenciation, il y a des axes de différenciation vis-à-vis des fournisseurs classiques. Bon, ça, je pense qu'on a compris. Mais du coup, même au sein des producteurs d'énergie verte ou des offres vertes des fournisseurs classiques, Tu disais qu'il y a une différence qui était énorme. Il me semble que tu parlais de 300 euros pour un producteur en moyenne avec vous versus 1,50 euros. C'est vraiment un écart très important. Est-ce que tu peux nous expliquer comment ça fonctionne ces flux-là et qu'est-ce qui vous permet d'être mieux disant sur la rémunération des producteurs ?
- Speaker #0
C'est finalement comment on peut garantir que l'énergie est vraiment verte. C'est vrai que c'est une question qu'on nous pose souvent. Donc le réseau électrique ça fonctionne comment ? C'est comme un grand lac dans lequel tous les producteurs injectent et puis nos consommateurs on vient y puiser. On ne peut pas physiquement flécher un électron depuis une éolienne jusqu'à votre prise mais voilà c'est la réalité physique du réseau. et donc pour mieux rémunérer ces producteurs d'énergie renouvelable il y a un système qui a été créé qui est le système des garanties d'origine ça permet donc comme son nom l'indique, de garantir l'origine de l'énergie. C'est un système de certificat, donc garantie d'origine, GEO, vous trouverez ça parfois dans la littérature. Et c'est un document électronique qui certifie que 1 MW d'énergie renouvelable a été injectée sur le réseau. Et donc ça, c'est enregistré sur un registre qui est géré par une entreprise qui s'appelle EEX. Et donc c'est là où ça se complique, et c'est là où c'est difficilement compréhensible pour les gens parce qu'aujourd'hui, il y a plusieurs... types d'offres vertes qui se côtoient sur le marché, qui sont toutes légales, mais comme derrière, ce n'est pas la même réalité, c'est important d'expliquer les différences. Et donc, certains fournisseurs vont acheter l'électricité grise sur les marchés, et puis ils vont acheter les garanties d'origine séparément. Donc, on peut acheter une énergie d'origine européenne, donc un barrage en Norvège, et puis des garanties d'origine d'éoliennes qui viennent de Slovénie. Et on peut accoler les deux, et ça fait légalement une offre d'énergie verte, mais là, on le voit bien, l'argent que vous donnez ne va pas financer directement le développement des renouvelables en France. Après, c'est affiché clairement, vous le verrez dans les offres, c'est expliqué, garantie d'origine européenne. Donc c'est ça que ça signifie, et en soi, c'est pas tant une mauvaise chose, parce que si c'est bien expliqué, ça permet de... Proposer des offres qui sont malgré tout vertes sur un niveau économique acceptable, ça permet de rentrer comme ça pour certains consommateurs dans cet univers-là. Notre approche est un peu différente. On s'efforce la plupart du temps de faire du couplage. C'est-à-dire qu'on achète l'électricité et la garantie d'origine auprès du même producteur, et ça en France. C'est plus compliqué à faire, c'est plus cher, mais comme ça, on sait qu'on finance directement la transition énergétique en local, en France. Je dis qu'on s'efforce parce que, là aussi, je veux être transparent, le système d'approvisionnement est complexe. Parfois, il y a des enchères qui font qu'on ne peut pas acheter la garantie d'origine. On essaye de faire un couplage dans un rayon qui reste à proximité du lieu de production. Parfois, on n'y arrive pas, mais en tout cas, pour la majorité de nos achats, on le fait comme ça. Et c'est comme ça que notre offre, et d'autres d'ailleurs, Enerfix Plus est labellisé « Vervolt engagé » . C'est ça que ça vient garantir et labelliser. Regardez bien parmi les offres que vous propose votre fournisseur si ce genre d'offres vous semble intéressante. Le label Vervolt de l'ADEME est le bon repère pour aller chercher les offres les plus engagées. Il y a deux niveaux, engagé et très engagé. La différence entre les deux est un peu technique et complexe. Je ne vais pas rentrer dans l'explication, mais globalement, la différence vient là. C'est là pour nous le premier pilier de différenciation, c'est cette traçabilité, le lien. avec les producteurs. Et ça, c'est la première chose qui est hyper importante. Et c'est ça qu'on veut en plus développer à l'avenir, mieux faire comprendre ce lien, encore une fois, entre un territoire, une production, et puis ma consommation d'énergie, pour voir comment tout ça s'articule bien. Et d'ailleurs, souvent, on déplore le fait que, telle éolienne peut peut-être défigurer un... un paysage, mais en vrai, il y a une corrélation directe aussi entre le nombre de centrales nucléaires et le nombre de pylônes haute tension que vous voyez à côté de chez vous. Tout ça pour dire qu'aucune énergie n'a pas d'empreinte sur le territoire. Je pense que ça a une vertu dans le sens où ça nous rappelle quand même que ce n'est pas magique ce qui sort du mur, encore une fois, ça vient de quelque part, ça a un coût, c'est produit d'une certaine façon, tout ça, ça résulte de choix. de choix qui sont faits à l'échelle du pays ou du continent, mais aussi des choix qui nous impliquent, nous, dans notre choix de fournisseurs. Je trouve que ça a cette vertu de rappeler ça. La prochaine fois, si vous pestez contre ces éoliennes, rappelez-vous qu'elles sont là aussi pour quelque chose et que si ça tourne chez vous, vous pouvez allumer la lumière sereinement. C'est aussi grâce à elles. Le deuxième pilier pour nous, et qui est aussi un élément... très fort de différenciation, c'est le service client, j'en parlais. Mais en 2024, on a seulement 8 saisines pour 100 000 contrats attestés par le médiateur national de l'énergie. C'est notre quatrième année consécutive sur le podium. Derrière ça, il n'y a pas de secret. C'est des conseillers qui sont basés en France. qui sont formés pendant 7 mois et puis on a une culture d'entreprise vraiment qui est tournée vers ce service client et là tout le monde y compris les dirigeants ont fait du service client régulièrement ça s'appelle Everyone on Support tout le monde passe une demi-journée par trimestre au moins à faire de l'écoute ou même à répondre activement à nos clients et puis nous ça nous permet comme ça de rester très en prise avec quels sont les besoins et les commentaires que peuvent nous faire nos clients. Et puis après, le troisième pilier de différenciation pour nous, c'est un engagement vérifié. Donc, on est certifié B Corp depuis 2019 et on fait partie de l'Impact 40 du mouvement Impact France. Donc là aussi, qui mesure l'impact des entreprises. Donc voilà, avec tout ça, ce qu'on veut, c'est qu'à la fin, les gens se disent certes, je vais peut-être payer un peu plus cher mon contrat, mais ce n'est pas ça le plus important. Je sais à quoi va servir mon argent. Je vais avoir un très bon service et je vais pouvoir financer directement la transition énergétique en France.
- Speaker #1
Écoute, c'est hyper clair. J'avais une question sur les chiffres. Tu en as essayé un certain nombre. Peut-être juste si tu en avais deux à partager pour résumer l'impact que... que vos clients peuvent avoir en... plutôt que les consommateurs peuvent avoir en choisissant ILEC, tu choisirais lesquels ?
- Speaker #0
C'est pour une consommation moyenne, 300 euros qui vont financer directement les producteurs versus 2 à 9 euros avec un contrat qui ne serait pas labellisé Vervolt. Donc ça, ça me semble essentiel. Et la deuxième chose, c'est notre qualité de service. Encore une fois, le faible taux de saisine qui atteste la qualité de notre équipe au service client qui représente plus de la moitié des effectifs. C'est quelque chose qui fera la différence pour eux. quand ils seront clients chez nous parce que ça veut dire qu'ils ont un problème ou simplement une question il y aura toujours quelqu'un pour leur répondre et surtout de prendre le temps sans script prédéfini,
- Speaker #1
sans chronomètre au moment où ils vont les appeler donc ça pour moi ça a beaucoup de valeur super clair écoute je pense que pour moi en tout cas c'est beaucoup plus clair après notre échange donc je te remercie aussi de ta transparence sur tous les sujets, effectivement, à ne pas chercher à mettre un écran de fumée sur les sujets aussi d'économie de gaz à effet de serre, qui sont parfois de moins en moins, je trouve, mais qui ont été à un moment un peu utilisés à tort et à travers. Je pense que c'est bien aussi de bien expliquer les choses. Donc, merci pour ça. te laisser, je me permets de te poser une question plus générale, par laquelle j'aime bien finir l'échange, ne serait-ce que parce que moi elle me nourrit et elle me permet d'aller identifier des nouvelles ressources à consulter c'est de nous partager si tu veux bien une ressource au sens large, qui peut être un livre un podcast, un film, pourquoi pas qui sont qui t'a particulièrement marqué sur les dernières années ?
- Speaker #0
Ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui, c'est un documentaire, il y a aussi un ouvrage qui s'appelle Cooked de Michael Pollan, vous pouvez trouver ça sur Netflix. Michael Pollan, c'est un journaliste essayiste américain, il a beaucoup écrit sur notre rapport à l'alimentation, parce qu'à côté de l'énergie, j'ai surtout une passion pour la cuisine. et ça me semble essentiel parce que dans ce documentaire, dans l'ouvrage, il explore l'importance de cuisiner soi-même, parce que ça permet de comprendre d'où viennent nos aliments, comment ils se sont transformés, et donc lui, sa thèse, il a surtout beaucoup œuvré aux États-Unis pour expliquer aux gens que l'industrialisation de l'alimentation nous a finalement déconnectés de la réalité de ce qu'on mange. et que cuisiner, ça devient un acte de reconnexion. Pour voir aussi, on ne part pas du même endroit, mais aux États-Unis, le huit ans qu'on bat, c'était de dire aux gens, essayez de cuisiner par vous-même au moins un repas par semaine. Je pense que beaucoup de gens qui nous écouteront aujourd'hui sont bien au-dessus de ça, je l'espère. Mais en tout cas, on le sait, ça diminue aussi par chez nous. Et donc, je trouve que cette philosophie résonne vraiment chez ILEC parce qu'on parle souvent de circuit court alimentaire. On aurait pu parler de circuit court de l'énergie. Ce n'est pas vrai, encore une fois, parce que les molécules ne viennent pas chez vous directement, mais en tout cas sur les flux financiers, oui. Et c'est hyper important de connaître son producteur de légumes, l'éleveur à proximité de chez soi. Et finalement, on n'a pas la même exigence pour l'énergie. Donc, savoir d'où vient l'électricité, qui la produit, comment elle est fabriquée, c'est aussi une forme de reconnexion réelle. et donc Tout ça pour dire qu'à la fin, ça revient à nous dire que nous, en tant que consommateurs, on a le pouvoir. Et dans son documentaire, il dit quelque chose qui m'a marqué, qui dit « Cooking is the most important thing we can do to fix the food system » . Donc cuisiner, c'est la chose la plus importante qu'on puisse faire pour réparer le système alimentaire. Et finalement, pour l'énergie, c'est un peu la même chose. Choisir consciemment son fournisseur, c'est une chose hyper simple. Je l'ai dit, ça prend cinq minutes. Et c'est peut-être la chose la plus impactante qu'on peut faire pour accélérer demain la transition énergétique. Et donc tout ça, ça nous remet face à nos choix de consommateurs. Alors évidemment, quand nos moyens le permettent, pour ceux qui font des choix qu'on craint, c'est tout à fait différent. Et je serai vraiment le dernier à donner des leçons de morale là-dessus. Mais quand on a les moyens, on peut voter en fait à chaque acte d'achat. Et finalement, le choix de son fournisseur d'énergie, c'est une chance qui est un peu particulière parce qu'on peut voter comme ça tous les mois. C'est très facile. cinq minutes, sans coupure, sans intervention technique, et puis ça a beaucoup d'impact sur le long terme. Donc c'était un des gestes les plus simples pour mettre sa consommation en accord avec ses convictions. Et donc pour moi, la consommation responsable, ce n'est pas du militantisme, ce n'est pas du sacrifice, c'est une reconnexion au réel, au producteur, au territoire. Et puis voilà, ça peut être très joyeux. Et donc vous le verrez dans ce documentaire que je vous invite à aller voir. Il est en quatre chapitres qui sont à chaque fois les éléments. où il creuse, où il part du feu, puis il va sur l'eau, l'air, la terre. Et donc sur le feu, c'est de dire finalement, c'est la première chose qui nous a appris à cuisiner, à transformer les aliments pour les rendre comestibles. C'est ça qui nous a permis de nous redresser, puisque comme on passait moins de temps à digérer les aliments, on a pu avoir libéré de l'espace dans notre système digestif, qui a permis de mettre plus de ressources dans le cerveau et de faire société. ensuite l'eau c'est ce qui a permis de faire des plats mijotés et ça c'est des marqueurs culturels on voit qu'un plat mijoté en France n'a pas du tout le même goût que celui qui est mijoté en Asie du Sud-Est parce qu'on y met des épices, on y met des ingrédients différents donc ça a été un des premiers marqueurs culturels l'air derrière ça va apporter ce qui a permis de faire exploser la démographie il le prend comme ça la création du pain et c'est un moment de dire quand on combine de l'eau de la farine et qu'on la fait cuire, ça fait du pain et ça a beaucoup plus de valeur nutritive que si on prend les deux séparément. Et puis à la fin, la terre, c'est surtout ce qui va être lié à la fermentation. Et ça, il montre que c'est des goûts acquis, qui sont là aussi très marqués culturellement. Et donc, entre un poisson ou un oeuf fermenté au Japon, un fromage en France, c'est des goûts qui sont très forts, très étonnants. Et si on fait goûter l'un à l'autre, il est probable que l'un et l'autre partent en courant. Mais en revanche, pour nous, Merci. on aura du mal à lâcher notre pâteau de fromage en fin de repas. Donc voilà, une exploration comme ça de nos goûts, de notre cuisine, et qui donne envie derrière de cuisine.
- Speaker #1
Intéressant. Et tu dis qu'il y a un livre aussi ?
- Speaker #0
Exactement. Alors je ne sais pas s'il a été traduit en français, et pour être très franc, je n'ai regardé que le documentaire. Mais en tout cas, oui, cette ressource existe.
- Speaker #1
Ok, hyper intéressant. Et puis en plus, sympa d'avoir une ressource que tu peux regarder sur Netflix, tu vois, pour une fois. C'est chouette en ce mois de décembre bien chargé où on est tous un peu fatigués. Merci beaucoup, c'est top, c'est un sujet qui plaira plus qu'à moi dans le foyer, en plus ça me permettra d'aborder des sujets aussi en famille. Donc merci pour ce partage.
- Speaker #0
Avec plaisir et merci pour l'échange Camille.
- Speaker #1
Merci à toi et puis à bientôt.
- Speaker #0
A bientôt.