- Speaker #0
Bonjour, bienvenue dans ce nouveau podcast avec Stéphanie. Bonjour, salut. Enchantée, madame. Bah oui. Le premier podcast, il y avait envie que tu viennes discuter un petit peu avec moi, comme on a l'habitude de faire, comme on vient juste de faire pendant une heure et demie, pour vraiment échanger sur l'entrepreneuriat dans sa globalité. Mais j'ai préparé un petit thème.
- Speaker #1
pour cette première vidéo. J'ai hâte de connaître, du coup. Est-ce que selon toi, les entreprises calédoniennes ou les talents locaux sont assez valorisés en Nouvelle-Calédonie ? Alors, moi, je ne vais pas m'exprimer pour toutes les entreprises. Je vais essayer de m'exprimer déjà avec le peu d'expérience que j'ai. Moi, j'ai une marque qui s'est lancée il y a… Ça va faire trois ans au mois de mars, donc qui est toute jeune encore. Donc, je peux parler de ma perception. de mon expérience qui est finalement très jeune. Quand j'ai commencé, il y a trois ans, alors en plus on a commencé de manière très inattendue, on a une marque qui s'est lancée pendant la Covid, sans imaginer développer notre entreprise. On n'était pas une entreprise déjà au départ, on a fait quelques punchlines, quelques affiches humoristiques qui ont... eu un peu de succès, qui ont été partagés, on a été sollicités par les médias, c'est ce qui nous a donné cette visibilité. Et puis on s'est dit, tiens, pourquoi pas se lancer dans cette aventure. Quand on a commencé à vouloir se lancer de manière professionnelle, on a commencé à identifier les organismes qui seraient susceptibles de pouvoir nous accompagner, nous aider dans le développement de cette entreprise. Je dois dire qu'à ce moment-là, j'ai été un petit peu déçue de l'accueil que j'ai pu avoir. Je sais que je ne suis pas toute seule, les entreprises sont nombreuses à solliciter des aides. L'organisme que j'ai sollicité pour m'aider m'a répondu quand j'ai commencé à exposer les projets, les idées que je pouvais avoir. pour dans le cadre du développement de cette entreprise ils m'ont répondu faut pas être moderne et vouloir tout révolutionner pour moi ça a été le point de départ de tout en fait je me suis alors je me suis dit bon je comprends finalement que pour quelle raison est ce que la nouvelle cahier de nîmes a tant de retard sur certains aspects ont beaucoup d'artisans puisque je suis je suis artisan c'est ce que beaucoup d'artisans peuvent reprocher À ces organismes, on a plutôt l'impression qu'on a toujours les mêmes événements. C'est toujours un accompagnement qui n'a pas... Exactement. Qui n'a peut-être pas forcément pris en compte les nouvelles technologies, ces nouvelles tendances de vente, ces nouvelles exposition, etc. Donc, c'est vrai que ça a aussi été très formateur pour moi. Parce que ça m'a obligée, effectivement... dans la mesure où je ne bénéficiais pas de cette aide, à contourner et à trouver d'autres moyens d'exister, d'autres moyens de développer mon entreprise avec un autre mode de fonctionnement et finalement qui ne fonctionne pas trop mal, je crois.
- Speaker #0
Tu te donnes très bien parce que ta société a trois ans, mais quand on voit la communauté que tu as et l'ampleur qu'elle a au niveau des punchlines,
- Speaker #1
de tout ça, c'est vrai que c'est très rigolo. Je pense que ça répond aussi à une attente des Calédoniens d'avoir des nouvelles marques, des nouvelles tendances, des produits qui sont, pour ce qui concerne ma marque, je ne transforme et je ne produis que localement, même si c'est plus compliqué, même si ça coûte plus cher. Mais ça fait partie effectivement de l'identité de mon entreprise. Et ça, c'est la partie que j'aime beaucoup, c'est de pouvoir associer à toutes les... produits, toutes les créations qu'on peut faire, d'associer d'autres entrepreneurs, de faire des partenariats, des collaborations avec d'autres artisans. Toi, tu en as plein.
- Speaker #0
Tu peux en avoir avec tellement de personnes. C'est ce que je trouve le plus intéressant.
- Speaker #1
C'est incroyable. C'est ce que je trouvais le plus génial parce que nos idées mises toutes ensemble, on arrive à créer un produit hors du programme. Alors, déjà rien que moi, quand tu m'as fait découvrir le nouveau calendrier de l'Avent de cette année,
- Speaker #0
tu m'as fait découvrir des choses ici. Mais alors déjà rien que l'espèce de doliprane locale là.
- Speaker #1
Ça, j'ai adoré.
- Speaker #0
Ça, j'ai adoré parce que c'est vraiment atypique. C'est vraiment un cadeau que l'on peut offrir à des gens qui... Oui, c'est décalé. On n'est pas sur un cadeau. Bon, allez, je mets 10 000 francs dans un cadeau. J'ai mis le prix, ça va forcément lui faire plaisir. Là, non, on est sur des petites attentions. Et généralement, ces cadeaux-là sont les plus précieux. Et c'est vrai que chez toi,
- Speaker #1
on peut retrouver ce type de cadeau. Merci, Célie Antoneka. Merci de parler de ce calendrier de l'Avent, qui est une de mes grandes fiertés, c'est vrai. C'est un coffret qu'on a initié l'année dernière, qui est parti d'un constat extrêmement simple, en fait. Quand je l'ai créé, il était destiné à ma fille qui vit en métropole. Quand vous êtes loin, tout vous manque. Et je voulais, parce que c'était une tradition que nous avons avec nos enfants depuis qu'ils sont tout petits, ce fameux calendrier de l'Avent avec ses 24 cases qu'on découvre chaque jour. Et quand elle s'est installée à Paris, le premier Noël, je m'en souviens toujours, en 2020, tout lui manquait. Ça faisait six mois qu'elle était installée à Paris, tout lui manquait. Et j'avais gardé exprès un coffret de cosmétiques que j'avais utilisé l'année précédente en me disant « L'année prochaine, quand elle sera en métropole, je compléterai ce coffret avec uniquement des produits calédoniens. » J'ai commencé à faire un petit peu le tour de l'artisanat, parce que je suis fan de nos produits artisans. Et je me suis rendue compte que 1, c'est un... produits qui n'existaient pas encore en Nouvelle-Calédonie. Il y avait des coffrets de l'avant, mais uniquement avec les produits d'une marque.
- Speaker #0
Mais ce n'était pas d'hiver.
- Speaker #1
Et j'ai essayé de trouver des petits produits en termes de taille, qui puissent rentrer dans les boîtes. C'est vrai qu'il y a une grosse logistique.
- Speaker #0
Il y a une grosse logistique sur ce calendrier de l'avant.
- Speaker #1
Et à l'époque, j'ai déjà trouvé... très peu de produits qui étaient adaptés les rambouillis avec les produits qui sont les produits phares de et que la manière à l'est d'autres mini tim ta mini scott finger etc voilà mais je l'avais mis sur les réseaux à ce moment là et tout le monde m'avait dit mais c'est génial vraiment voilà tout le monde et du coup je m'étais dit Un jour, si j'ai l'occasion, j'essaierai de le produire de manière professionnelle à plus grande échelle. L'occasion m'a été donnée quand j'ai lancé 7 mars. C'est un des premiers projets que j'ai eu, que j'ai eu envie de monter. J'ai pris mon petit bâton, j'ai commencé à être curieuse, à essayer de trouver les produits qui, pour moi, reflétaient cette identité calédonienne que je voulais valoriser. Cette production calédonienne surtout. J'ai eu une chance infinie, c'est que toutes les démarches que j'ai pu entamer auprès des artisans, tout le monde a tout de suite été emballé par l'idée. On est dans une démarche très particulière de valorisation de notre identité, de notre production. Donc j'avais fixé des contraintes extrêmement fortes, des contraintes de taille de produit, en fonction des produits, j'avais des tailles de 5 par 5, des tailles de 10, voilà. Donc il fallait que les produits s'adaptent. Donc, ça sous-entendait des productions particulières, des packagings particuliers, etc. Et puis, des contraintes de prix parce que mon idée, ce n'était pas, et je l'ai souvent dit aux artisans qui ont participé avec moi, l'idée n'est pas de faire de l'argent avec ce… Ce n'était pas ma démarche. Ma démarche, c'était de rendre le produit accessible pour que tout le monde découvre vraiment la diversité de cette production calédonienne.
- Speaker #0
C'est sûr. Voilà.
- Speaker #1
Et je dois dire que tout le monde a joué le jeu l'année dernière. Nous étions 33 dans ce coffret de l'Avent. Cette année, nous sommes 29. On a changé les… Ce ne sont pas du tout les mêmes artisans, les mêmes producteurs que l'année dernière. Tout le monde… Ça surprend tout le monde, mais en fait, ce n'est pas si surprenant parce qu'on est tellement nombreux que cette ressource… Cette ressource, on la trouve si on la cherche. Cette année, le coffret est différent de celui de l'année dernière. On s'est fixé aussi beaucoup de challenges. pas les mêmes produits, faire intervenir les communes du nord notamment parce que moi j'ai un papa qui est de Connay et j'avais envie de valoriser ce savoir-faire du nord et puis répondre aussi à l'envie des messieurs qui avaient eu l'occasion de découvrir ce qu'offrait l'année dernière qui m'avait dit nous on voudrait qu'ils puissent avoir et qu'ils puissent s'en manger. Donc voilà, de ce que je comprends, de ce que ils ont vu, alors je sais qu'on a pas fait la promotion de l'alcool mais il y a un whisky qui a gagné cette année effectivement la médaille de bronze de la Foire agricole de Paris. Voilà, mais c'est un whisky qui est local. Un whisky qui est distillé à Coé, à Dimbéa. Voilà, donc c'est ce que je trouvais toujours incroyable et qui me plaît le plus finalement dans ce produit. C'est de permettre à tous les Calédoniens de découvrir justement cette diversité de production. Cette année, je ne peux pas parler de tous les produits, mais il y a deux, trois produits phares que j'adore et qui surprendent beaucoup. Évidemment, il y avait cette production au whisky, mais il y avait aussi un imprimeur 3D qui fait du recyclage. de nos bouteilles d'eau du monde d'or et qui imprime avec les filaments extraits des bouteilles d'eau du monde d'or. Moi, j'adore cette idée de gestion de nos déchets. En plus,
- Speaker #0
c'est sur un produit local. Un produit que sont pour quand même. On ne peut pas faire plus.
- Speaker #1
Voilà. Je suis toujours heureuse de faire découvrir. Il y en a encore plein, des personnes à découvrir. Et si on prend le temps d'aller les chercher, d'aller les découvrir. On a une diversité, une qualité de production en Nouvelle-Calédonie qui est très importante.
- Speaker #0
Et là, du coup, justement, quand toi, tu as entrepris ces démarches de cette création qu'elle en donnait de la vente, tu as été accompagnée ou tu as vraiment tout fait toute seule et tu y as été toute seule, tu as retroussé tes manches.
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
je suis décorée en Nouvelle-Calédonie. Ça,
- Speaker #1
c'est quand toujours tout le monde pense que j'ai été accompagnée ou par une institution ou par personne. Cette production, on l'a financée totalement. on a eu la chance que tous les artisans acceptent jouent le jeu du prix acceptent le règlement au moment où on avait fini de vendre les coffrets et finalement ça s'est fait de cette manière et puis finalement le fait de je le dis maintenant mais ça quand même derrière Même si j'aurais voulu être aidée, je me dis que finalement, l'avantage que ça a, c'est que ça me donne aussi beaucoup de liberté de pouvoir choisir les personnes que j'ai envie de représenter, de faire les choses dans l'ordre et la même manière. Exactement. Cette indépendance, elle est quand même hyper importante.
- Speaker #0
Et puis du coup, c'est quand même hyper formateur d'apprendre sur le tas. Complètement. Donc c'est sûr que ça ne remplace jamais une formation pour apprendre, mais d'être sur le tas et allez, on y va.
- Speaker #1
Oui, et puis… On le voit bien, l'année dernière, on essuyait les plates, c'était notre première. Il y avait plein d'aspects qu'on n'avait pas suffisamment mesurés. Cette année, on a été beaucoup plus organisés. Ça nous a presque semblé facile. C'est vrai qu'étant donné les événements, on a produit deux fois moins, mais on a été mieux organisés bien en amont, ce qui fait qu'on n'a pas eu de retard. à part un ou deux produits pour lesquels on a eu quelques difficultés de production, tout a pu se faire et pourtant, on avait une grande partie du calendrier, ce sont des gens du Nord. La distance n'a pas été à une difficulté, ça a été hyper carré. C'est en fait hyper facile de travailler avec les artisans et les producteurs du Nord. Non, franchement, je...
- Speaker #0
De toute façon, plus les années vont passer et plus vous allez avoir cette expérience du calendrier-là, et plus ce sera facile, et c'est ce qui te donnera aussi plus de temps pour... Bien sûr. pour créer de nouvelles choses.
- Speaker #1
Même si chaque année, je me fixe un challenge différent. Cette année, il ne fallait pas qu'il y ait les mêmes supports. Il fallait qu'il y ait beaucoup plus de gens du Nord. L'année prochaine, j'ai encore une autre idée thématique. Et qui va rendre aussi le calendrier complètement différent. Puisque l'idée, c'est aussi que j'ai beaucoup de gens de la première édition qui rachètent le coffret et la seconde édition. Donc l'idée, c'est effectivement de se renouveler, de ne pas avoir l'impression que ça, ça, ça. parce que...
- Speaker #0
Nous aussi, chez nous, on est fan des calendriers de l'Avent. On en a tous un, même nous, toujours maintenant. Mais du coup, quand on achète toujours la même marque ou toujours le même concept, c'est vrai qu'on retrouve juste l'édition 2025 ou l'édition 2023-2024 de la marque, mais on n'a pas vraiment de renouveau dans notre calendrier de l'Avent. Donc là, le fait que toi,
- Speaker #1
tu penses à tout rechanger. Je pense que c'est réussi. En tout cas, cet aspect-là, euh... a été réussi puisque on est en rupture de stock pour cette année les gens qui ont eu l'occasion de le découvrir qui l'avaient déjà chez la dernière m'ont dit deux choses il est complètement différent et pourtant c'est tout aussi bien parce que souvent ils disent c'est comme la suite d'un film on a toujours cette crainte d'avoir un petit peu que ce soit un petit peu redondant Donc non, effectivement, on a essayé de trouver d'autres artisans et Dieu sait qu'on a cette richesse en Nouvelle-Calédonie d'avoir des artisans de toutes sortes, avec des activités vraiment diverses, qui fait qu'on a cette capacité à avoir un panel de produits complètement différents. Et c'est vrai qu'on a émis les associations, émis les entreprises, on a des industriels aussi dans ce coffret et les artisans. les créateurs et les producteurs. Du coup, à la fin, vous avez quand même 24 produits qui sont très différents les uns des autres, issus de plein de communes différentes et d'activités multiples. Mais ça, c'est super parce que du coup, toi, grâce à cette initiative-là,
- Speaker #0
tu arrives à valoriser justement les talents des entreprises locales. Mais du coup, maintenant, j'ai une question, comment toi, tu fais pour valoriser ton entreprise ?
- Speaker #1
Parce que tu valorises les autres entreprises, mais comment toi, tu valorises la tienne ? Alors, j'ai envie de dire que dans ma marque, il y a deux aspects. Il y a cette partie-là du coffret qui, pourtant, est très cohérente avec mon idée de valoriser l'identité calédonienne. Moi, j'estime que cette production calédonienne, elle valorise l'identité calédonienne puisque le fil conducteur de tous les participants au coffret de l'Avent, c'est exprimer l'identité calédonienne à travers l'odeur, la saveur, la couleur. Donc chacun le fait à sa manière. Moi, je l'exprime de manière humoristique à travers du textile, à travers d'autres produits. Des parfums. Des parfums, exactement. Avec une l'artisan et un odeur de richeau. À chaque fois que je fais une collaboration, à chaque fois que j'envisage de sortir un produit, parce que j'ai l'idée d'une punchline calédonienne, d'une expression calédonienne à mettre en avant, je J'essaie toujours de penser quel est l'artisan, le producteur calédonien avec qui je vais pouvoir collaborer. Et à quatre mains, j'ai envie de dire ça, on va pouvoir sortir un produit qui soit 100% calédonien. C'est toujours l'idée. Donc, je la valorise de la même manière que tous les autres artisans. Moi, ce que j'aime, c'est effectivement ces collaborations parce que chacun dans son coin… On a nos propres productions, mais quand on se met à plusieurs mains, et à plusieurs cerveaux du coup, on sort chacun de nos zones de confort en fait, et on arrive à sortir des produits ensemble qui sont, que je trouve… personnellement, après ça c'est les pôles qui sont assis derrière c'est le cas dans notre coffret de l'Avent on a, et c'est un peu depuis l'année dernière j'avais envie de contribuer à ma manière au reboisement de la Nouvelle-Calédonie par exemple c'est pas par exemple, au reboisement de la Nouvelle-Calédonie j'avais imaginé que dans ce coffret il puisse y avoir des graines d'une plante endémique de Nouvelle-Calédonie, j'avais voilà, donc j'avais Merci. tout de suite identifié que ce serait monsieur Villejante derrière Axis qui est un pépiniériste qui est à la caricouillée. L'expécialité c'est la production de plantes endémiques caïdoniennes. Et je me suis dit bon des graines dans un sachet, bon voilà. Et j'ai essayé de voir comment est-ce qu'on pouvait rendre magnifique son produit tout en essayant de faire participer un autre artisan. On avait pensé à plein d'idées, le vase en bambou gravissage, j'aurais adoré aussi. On a pensé à plein d'idées. Et puis, j'ai pensé à un moment à une artisane que j'aime beaucoup qui s'appelle Ingrid Hayashi, qui est à Anvers et Déco, qui fait des mini kokedamas. Voilà, et je me suis dit, mais tiens, ça répondra à la contrainte, ça peut rentrer dans un bocal, je le disais, la contrainte forte des tailles de produits. A 22h30, je me rappelle toujours, quand j'y ai pensé, j'ai envoyé un message, j'ai dit bon voilà tiens, qu'est-ce que t'en penses ? Est-ce que tu crois qu'on pourrait faire un mini kokedama qui prend dans 5 cm, dans lequel on mettrait une graine, enfin les graines, on a choisi, enfin M. Vigent a choisi le pithosporum cette année, qui est une magnifique plante endémique qui peut atteindre 1m50, et derrière l'idée c'était de mettre une petite brochure dans laquelle on va expliquer de quelle manière entretenir ce kokedama et puis comment après le remettre en terre pour qu'il atteigne l'âge adulte. Et en fait, ça s'est fait à six mains, si on peut dire ça comme ça. Et j'ai trouvé cette… C'est un des produits, quand je le montre, quand je fais découvrir les produits canadiers, c'est un produit… C'est un effet quotidien. Je l'aime beaucoup et les gens aiment beaucoup l'idée qu'on ait cette année pensé à mettre des crèmes. C'est l'histoire derrière. Donc voilà, ça fait partie des produits que j'aime beaucoup. Que tu aimes beaucoup.
- Speaker #0
De toute façon, il a de quoi. Même l'univers d'Ingrid. Déjà, vous ne le voyez pas, mais on est entourés de l'univers d'Ingrid. Mais oui, c'est vrai que c'est vraiment sympa. De toute façon, toi, tu es présente aussi sur des marchés. C'est vrai que tu es souvent présente dans toutes les foires du Pacifique. Là,
- Speaker #1
tu as des événements qui sont prévus prochainement. Je fais essentiellement les gros événements. Pourquoi ? Parce que j'ai beaucoup de textiles que… Les gens ne réalisent pas forcément que quand vous vous déplacez, vous avez 40 visuels de t-shirt multipliés par 5 tailles, multipliés par 3 couleurs, donc très vite, vous avez l'impression de déplacer votre maison. Donc je fais des expositions qui durent sur deux jours. La prochaine qu'on va faire, ce sera le marché alternatif, le 23 et le 24 novembre. Puis on espère pouvoir être présents. à la foire de Nouméa qui devrait avoir lieu à l'Hippodrome. Ça, c'est la foire de Bouraille qui est délocalisée. Ça, ça va être un bel événement, je pense. En ce moment, les artisans bénéficient de très peu d'événements. On en a perdu beaucoup avec les événements récents. Port Plaisance, où on expose, en tout cas pour ce qui nous concerne, où on expose régulièrement, n'a pas prévu d'exposition. de marché pour les artisans d'ici la fin de l'année. Donc, il nous faut effectivement trouver d'autres moyens de pouvoir compléter. Ça, on l'a souvent entendu.
- Speaker #0
Nous, on organise un petit marché du fait main depuis un an et demi maintenant.
- Speaker #1
J'ai participé régulièrement. Voilà. C'est génial. J'adore.
- Speaker #0
Merci. Du coup, de toute façon, on l'organise directement ici à Tuban. Et c'est vrai que cette année, on s'était posé la question. On fait une date, on ne fait pas une date et on a eu... Tellement de demandes.
- Speaker #1
C'est tellement chouette. Les gens sont à la recherche de ces petits marchés intimistes. C'est vrai que l'espace est vraiment… Là,
- Speaker #0
on est sur un concept différent. De toute façon, on rebondit exactement sur ce que tu disais au tout début. C'est que là, on est sur un concept qui est innovateur. On n'a jamais vu trop ça. C'est l'habitant. C'est ça.
- Speaker #1
C'est ce qui rend l'événement très convivial. C'est ce qui rend...
- Speaker #0
On s'est dit, si on mettait une dizaine d'artisans dans le jardin.
- Speaker #1
Non, mais les gens aspirent à ce type d'événement. Il faut... Je ne suis pas du tout dans le jugement et en train de critiquer les événements qu'on peut se faire autrefois. Ça fonctionne super bien. Voilà. Mais c'est vrai que... Moi, je le vois dans... ma clientèle et je pense que c'est aussi votre cas il y a des personnes qui aspirent à être dans des événements qui sont plus intimistes ils n'ont pas envie des gros événements qui drainent 20 000 personnes là c'est vrai que d'être dans le jardin on a l'impression d'être à la maison et de faire du shopping à la maison c'est exactement ce que le concept vous a apporté c'est comme on a l'avantage d'être situé à Tuban les gens peuvent venir rapidement l'idée c'était vraiment on a des gens qui sont passés pour se garer Merci.
- Speaker #0
C'est facile pour se garer, les gens viennent à pied, ils promènent leurs chiens, ils viennent faire leurs petites emplettes de nourriture. On a quand même un panel d'artisans qui sont variés. On a des bougies, on a des bijoux, on a Ingrid dans Verre et des Coupes. Cette année, on a une nouveauté, on a même de la nourriture.
- Speaker #1
Ah ! C'est vrai que c'est ce qui nous avait manqué l'année dernière. Exactement. On s'était posé la question.
- Speaker #0
Et puis là, du coup, comme on... On s'est dit que c'est vraiment quelque chose d'important parce que les gens rencontrent d'autres personnes qui connaissent, qui viennent voir des artisans qui connaissent. Et du coup, il y a une interaction entre chaque personne qui est tellement intéressante. Et donc là, on s'est dit qu'il faut que les gens puissent se poser, boire une petite boisson rafraîchissante. J'ai un petit. Et donc cette année, oui, on a un petit stand.
- Speaker #1
Je vais venir juste pour manger.
- Speaker #0
Parce que c'est vrai que les dernières fois, c'était ta maman. Oui, c'est vrai. C'était délicieux d'ailleurs. Moi, j'aime bien. À chaque fois, c'est trop bon. Mais du coup, c'est vrai que là, c'est une autre manière aussi de mettre les artisans en avant grâce à des événements. Non, mais c'est vrai que c'est ce qui…
- Speaker #1
On sent que les gens aspirent à un renouvellement un petit peu des styles, les salons toujours au même endroit avec les exposants toujours disposés. C'est ce que les gens reprochent un petit peu en disant, c'est toujours un petit peu la même chose. Donc c'est vrai qu'il faut essayer de trouver, alors ce n'est pas toujours simple, c'est pour ça que trouver les espaces déjà qui peuvent accueillir ce type d'événements et puis essayer de trouver des concepts qui soient différents pour effectivement essayer de renouveler ce type de format d'exposition. De toute façon,
- Speaker #0
c'est ça après qui est difficile. Nous, ça fait un an et demi qu'on organise le petit marché du fait main. Mais on est obligé quand même d'avoir des petits changements. Changer les artisans, des petits surpoules, des nouvelles animations. Là, cette année, on va montrer un peu plus le côté humain. Parce que c'est vrai qu'on a toutes des personnalités de dingue.
- Speaker #1
Donc là tu vas voir ce qui rend l'événement intéressant. Exactement,
- Speaker #0
oui parce que du coup c'est la bonne humeur et puis on sent tout de suite l'énergie positive qu'il y a, les gens sont... Tout le monde est dans la même démarche,
- Speaker #1
tout le monde a plaisir à être là, donc ça se ressent.
- Speaker #0
Alors là, du coup, on a prévu d'être un peu plus présent. Donc, je le ferai en format backstage sur mon TikTok. Mais alors, prépare-toi, tu vas s'amourir. La vidéo qu'on fait mardi prochain, c'est à mourir de rire. Mais oui, c'est vrai qu'il faut sans cesse se renouveler pour ne pas être tombée dans la rue.
- Speaker #1
C'est de toute façon la difficulté, la démarche dans laquelle nous, tous les artisans, sommes. C'est de se renouveler en permanence pour essayer de toujours proposer de nouveaux produits. C'est ce qui rend notre activité aussi passionnante, mais aussi stressante. Oui, ça, il faut le dire. C'est ça. Oui, non, mais tu vois, je pense que…
- Speaker #0
Tu vois,
- Speaker #1
c'est ce qu'on disait aussi tout à l'heure.
- Speaker #0
Je pense que c'est une réflexion qui peut être intéressante à partager. Tu vois, au début, on affronte des difficultés, puis on se dit, « Oh là là, c'est tellement dur. Est-ce que j'ai bien fait de me lancer dans mon activité ? » Puis après, on se forge, on apprend de cette expérience. Et puis on finit par se dire, mais en fait, chaque nouvel obstacle est une opportunité de le faire.
- Speaker #1
C'est ce qui est le plus formateur en fait. Et d'ailleurs c'est ce qu'on dit toujours, on apprend plus de nos échecs que de nos histoires. Mais en tout cas, moi personnellement, par rapport à mon expérience, c'est les refus qui m'ont fait avancer. C'est terrible, mais de dire ça comme ça maintenant, après coup, il fallait contourner les problèmes. Il fallait les franchir d'une manière ou d'une autre. Donc moi j'ai trouvé d'autres manières de faire. Il y a des gens pour qui c'est rassurant. Dans ce cadre-là, moi c'est tout le contraire. Après chacun, je ne juge pas du tout la manière dont les uns et les autres avancent. En tout cas, moi ce qui me rend créative, c'est justement d'essayer de ne pas faire ce qui existe déjà. De toute façon, je pense indirectement aussi pourquoi on s'est chacune lancé dans l'entrepreneuriat,
- Speaker #0
que ce soit dans l'artisanat ou dans la communication comme moi. C'est qu'à un moment donné, on a analysé quelque chose qui ne nous convenait pas, quelque chose où on avait envie d'apporter notre changement. Oui, on avait envie d'apporter notre changement, on avait envie d'amener notre patte, on va dire. pour casser un petit peu les codes et puis mettre des calés.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Mais toi d'ailleurs, comment t'es venue l'idée de lancer cette marque By My Name ? Quand j'expliquais tout à l'heure, en fait, nous, ça a démarré pendant la Covid de manière vraiment inattendue. En fait, pendant la Covid, pendant que nous étions tous en confinement, en septembre, ma sœur et moi, on a des enfants qui, à l'époque, étaient adolescents, qui sont toujours... Ils sont toujours là. Ils sont toujours adolescents. Presque des jeunes adultes maintenant, mais à l'époque, ils avaient 14 et 15 ans pendant ce confinement. Et on s'est rendu compte que dans les écoles, les gestes barrières, l'affiche sur les gestes barrières, c'était trop formel. Alors effectivement, on s'est dit, on ne veut pas rajouter de l'angoisse et de l'inquiétude sur un environnement qui l'était déjà à l'époque. Et puis, on s'est dit, tiens, peut-être que les messages passeront plus facilement. si on faisait une version locale, un peu humoristique, etc. Donc, c'est comme ça que ça a démarré, très simplement. Moi, je fais un peu de graphisme. J'ai fait une affiche avec l'expression de la distance à respecter en picot à l'époque, etc. Et ça avait beaucoup fait rire. Ça avait été beaucoup partagé. J'ai beaucoup de pharmacies qui m'ont appelé pour me demander si on pouvait leur imprimer des affiches, etc. Donc, ça a démarré comme ça. Et puis l'Amicale vietnamienne nous avait sollicité, parce qu'on était bénévole à l'époque à Amicale pour les vaccinodromes, donc on a fait des affiches pour expliquer tout le processus d'entrée, de passage, etc. Voilà, pour la vaccination. Et on avait signé les Names in Black. Et ça avait beaucoup fait marrer et on s'était dit avec ma sœur, faisons-nous un t-shirt de manière à ce que sur les vaccinodromes on puisse être identifiés. C'est parti de nos douze t-shirts où on s'est pris en photo, on a mis sur les réseaux, où on a fini par nous appeler pour nous demander de pouvoir acheter, etc. Et donc, ça a démarré comme ça. Et puis, et là, je le raconte toujours parce que ce qui a vraiment accéléré, en fait, cette visibilité, c'est qu'à ce moment-là, le gratuit nous appelle.
- Speaker #0
et nous dit voilà nous on aime beaucoup votre humour on aimerait ouais ouais tu avais ouais et donc nous propose publié chaque semaine un de nos visuels sur une pleine page dans leur dans leur dans leur magasin c'est parce que la gratuite à ce moment là exactement exactement donc toutes les semaines de fois par journal et ça serait mon papier et alors il voulait que cette cette collaboration puisse durer un an dès le départ moi je me suis dit j'avais j'avais du mal à imaginer le temps que ça pouvait prendre la preuve et je dis toujours avoir une bonne idée c'est déjà difficile mais avoir une bonne idée toutes les semaines là je me suis dit est ce que je vais avoir cette capacité déjà avoir cette production là donc on a fait pour trois mois alors c'était très sympa parce que c'est vrai que ça nous a permis dès qu'un visuel sortait de nous rendre compte si ça fonctionnait. Et à chaque fois que ça fonctionnait, on sortait un t-shirt. Donc, c'est ce qui explique qu'au bout de trois mois, on est 40 visuels différents. C'est très bien parce que des fois,
- Speaker #1
il y a des entreprises qui se lancent et qui mettent en avant leurs produits, mais qui y vont à tâtons parce qu'ils ne savent pas si ça fonctionne. Et toi, grâce à la visibilité du gratuit.
- Speaker #0
Tu as pu voir si ça fonctionnait ou non. Exactement. C'est vrai que je raconte toujours, pour moi, ça a été vraiment l'accélérateur, en fait. Et puis, après, très rapidement, vous avez 40 t-shirts, vous rentrez dans un autre type de production. Je dois dire que, et je les en remercie toujours parce que j'ai eu la chance, même si je n'ai pas été accompagnée par les organismes locaux, j'ai été accompagnée, moi, et soutenue par des entreprises, des entrepreneurs de la place. et si c'est possible, je voudrais les citer parce que je suis stiflée. Depuis le départ, Med m'accompagne en plus avec toujours beaucoup de bienveillance et qui ont été de très très bons conseils. C'est Ceritex qui est mon imprimeur depuis la production des 12 premiers t-shirts jusqu'à aujourd'hui, qui à chaque fois prend le temps de m'expliquer tous les process, qui a pris le temps d'être… Il est toujours content. Exactement. Il a toujours essayé de trouver toutes les solutions à chaque problème. Et Dieu sait qu'il y en a régulièrement qui se posent. Il y a Sérical aussi. Un gros coup de cœur pour Sérical. Un gros coup de cœur pour Sérical. Qui a toujours été de très bons conseils. Qui m'a à chaque fois dit, attention, ne fais pas comme ci, ne fais pas comme ça. Et c'est vrai que d'avoir cet entourage. Et ça, c'est évidemment, sans compter ma famille, parce que nous, on est tutors de compétence familiale. Et le fait d'avoir un frère et une sœur qui font partie du métier, qui connaissent un petit peu. Moi, je ne connaissais rien à l'entreprise, à l'entrepreneuriat. Quand j'ai commencé, je disais toujours, moi, je ne sais rien vendre, je ne sais qu'acheter. Et c'est vrai qu'il y avait quand même des petites choses et des grosses mêmes choses à savoir. Et c'est cette formation-là, si je puis dire. elle a été faite évidemment en partie par mon frère et ma soeur, mais aussi par ces entrepreneurs, ces industriels qui, eux, ont eu une grosse expérience et qui m'ont aidée au quotidien à ne pas aller trop vite, à trouver les bonnes personnes. C'est ça,
- Speaker #1
c'est toujours être bien entourée. C'est ça,
- Speaker #0
à trouver les bonnes personnes, à me freiner quand il fallait, à me dire d'accélérer quand il fallait. Ces conseils-là ont été, et je le vois bien aujourd'hui avec ces trois années de recul, que ça a été ce qui m'a permis aujourd'hui de développer mon entreprise telle qu'elle est aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est vraiment hyper intéressant. Parce que c'est vrai, là je vais rebondir sur ce que tu dis, c'est l'échange des personnes qui fait que tu… Indispensable. C'est indispensable. Et puis c'est surtout que toi, des fois, tu vas traverser une expérience que… Une autre artisane ou un autre entrepreneur va avoir rencontré. Du coup, lui va pouvoir t'aider. « Ah, mais j'ai déjà rencontré ce problème-là. Tu peux faire comme ça. » Et après, inversement, lui, quand il va traverser quelque chose, tu as peut-être déjà traversé le fait d'avoir ce soutien.
- Speaker #0
Et puis cet échange, ça aide à traverser les difficultés. Alors, je partage complètement ton avis. D'ailleurs, j'en profite aussi pour parler de ce qui, moi, me maintient aussi. Parce qu'au quotidien… quand on est chef d'entreprise, on fait ça régulièrement. Il n'y a pas de journée qui soit… Ah ça,
- Speaker #1
c'est sûr que si tu voulais une bilimère,
- Speaker #0
il ne faut pas être un entrepreneur. C'est exactement ça. Et il y a un autre aspect qui est hyper important quand on est chef d'entreprise et qui, en fait, nous permet de garder toujours la tête hors de l'eau. Enfin, en tout cas, pour ce qui me concerne, ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde. En tout cas, pour moi, ça a été très important. C'est la rencontre d'autres artisans, d'autres artisanes en l'occurrence, avec qui dès le départ ça a matché. On sait qu'on vit les mêmes choses au quotidien, on se croisait sur les stands. Bon c'est le cas maintenant, je ne le cache pas, parce que tout le monde sait qu'on est les trois moustiquaires. C'est vrai que jusqu'à là tu as été trouvée un jeune.
- Speaker #1
C'est vrai qu'elles prennent tout le temps trois stands,
- Speaker #0
qui s'appellent le quartier de ce temps-là. C'est un village entier, avec trois moustiquaires, qui s'appelle des Arts Tisane. La Tisane. C'est ça. Donc, c'est vrai qu'on s'est réunis parce qu'on s'est rendu compte, en discutant les unes avec les autres, qu'on était confrontés au quotidien aux mêmes difficultés sur les stands, enfin sur les espaces d'exposition, ou même dans notre quotidien de chef d'entreprise. Sur l'organisation. C'est ça. Donc, on s'est dit… ça s'est fait de manière très naturelle exposons ensemble ça va nous permettre de mutualiser nos espaces on a une personne qui gère ça, l'autre personne et c'est vrai que au quotidien quand on a un problème le fait de le partager de savoir comment les autres seraient susceptibles de réagir et de trouver parfois des solutions ensemble c'est vrai que pour ce qui me concerne ça a été extrêmement riche parce que ce partage d'expérience il est indispensable Il est indispensable. En plus, on a des activités toutes les trois qui sont très différentes. Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Vous complétez totalement dans votre activité. Complètement. Et c'est vrai que du coup, ça donne… Même déjà, les collaborations que vous faites ensemble, du coup, elles sont super belles. Ça change, c'est un cadeau. C'est ça.
- Speaker #0
C'était quoi pour la fête des mères ? C'était quoi ta fête ? C'était plus belle.
- Speaker #1
Alors, c'était plus belle la vie. Yeah. Voilà.
- Speaker #0
Qui, effectivement, est un coffret fête des mères qui réunissait ces artisanes avec qui moi, j'ai l'habitude de travailler depuis le départ. J'avais aussi envie. de mettre en avant ces collaborations d'origine, c'est les artistes avec qui je travaille depuis le plus longtemps finalement, Valérie de VK, Marie de Moonshine, Marion de VIP, Cindy de Dormabuille, et Marion Allegro de Unique Naturelle, c'est celles avec qui j'ai commencé dès le départ, avec qui m'ont fait confiance aussi, il y a aussi beaucoup de ça. alors que j'étais une toute jeune artisane qui venait de débuter et très rapidement, j'ai eu envie de faire quelque chose, à ce moment-là, toujours aider, toujours accompagner dans chacune de mes productions. Donc j'ai eu envie, effectivement, de me faire plaisir et de leur faire plaisir, j'espère aussi, en créant ce coffret de l'année dernière, qui était mon premier coffret uniquement issu des artisans canadiens en plus petite quantité. Et ça, c'est des coffrets que je vais renouveler pour les coffrets de Noël à la fin de l'année parce que je me suis rendu compte que ça plaisait beaucoup.
- Speaker #1
C'est sûr que ça plaît beaucoup. On voit à chaque fois la réception de ça, que tu sors le produit. Puis encore une fois, tu valorises l'artisanat, l'empoque, l'artisanat et l'artical. Donc, on est encore tout à fait dans le thème. C'est bien pour ça aussi que j'ai voulu faire ce podcast sur ce thème-là avec toi parce que je savais que tu étais vraiment… Merci. ton entreprise et même toi, tu représentais justement cette valorisation pour les entrepreneurs.
- Speaker #0
Je ne sais pas si je représente, mais en tous les cas, j'essaie. À mon humble niveau, j'essaie en tous les cas de… Alors, c'est vrai que c'est quelque chose dont on me fait souvent la remarque. On me dit, mais c'est rare des gens qui font de la pub pour les autres. Voilà. On me dit souvent ça. Je dis, oui, mais je trouve ça dommage parce qu'on se rend compte que… en mettant bout à bout toutes nos compétences,
- Speaker #1
on est capable de produire des choses qui sont qui ont un aspect enfin moi c'est ce que je trouve est le plus intéressant mais c'est pour ça qu'on a cette entente c'est qu'on a la même vision des choses là-dessus, moi aussi je trouve que de toute façon si tu veux que ton entreprise mais quelle qu'elle soit, que ce soit dans la communication comme maman avec Anoumea dans la couture ou quoi Merci. C'était vraiment qu'ensemble, on arrive à créer quelque chose de plus grand. Mais ce n'est pas faire de la pub aux autres, c'est qu'ensemble, on va devenir plus grand.
- Speaker #0
C'est exactement ça. De toute façon, seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. Ce n'est pas pour rien que ça a été. Non, mais c'est exactement ça.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que du coup, nous, on se rejoint beaucoup là-dessus. Parce que ce n'est pas faire de la pub pour les autres, c'est juste grandir, promouvoir des valeurs aussi que l'on a ensemble. Un état d'esprit. et puis proposer ce que nous aussi on est dans la création pour vendre nos produits sur mais derrière on a aussi envie de vraiment faire plaisir aux joueurs et tu vois ça des fois ça peut se perdre nous on a vraiment envie Quand je vois par exemple maman à travers son doudou, ce qui lui fait le plus plaisir, c'est quand l'enfant lui dit « tu sais ma dragonne, j'avais peur de dormir dans mon lit depuis que j'ai ma dragonne, je dors bien. » Elle est à mesure à chaque fois. Parce qu'elle se dit « mon travail apporte quelque chose à quelqu'un. » Toi avec tes t-shirts. C'est de la joie.
- Speaker #0
Voilà, c'est de la joie. C'est de la gaieté. Ça, c'est ce que je dis toujours. C'est vrai qu'on a cette chance. d'avoir une marque qui quand vous les gens viennent vous à votre rencontre jette pas des pierres des gens quand ils viennent voir mais il s'est fait il rit s'esclave voilà vous leur donner du plaisir ça c'est vraiment très sympa d'avoir cette capacité à offrir cette joie c'est vrai que c'est d'ailleurs ce qui au quotidien bas complètement même quand on vient vous voir dans les expositions à chaque fois Alors déjà, vous prenez un petit voli, un énorme petit voli pour votre quartier.
- Speaker #1
Voilà. Pour votre quartier. Mais du coup, ce qui est intéressant, c'est de voir par exemple une cliente qui vient voir By My Name. Puis après, tu as Manon de Moonshine qui vient vous voir. Et là, il y a cet échange entre… entre des clients que vous ne connaissez pas à la base. Et puis, il y a cet échange sur des sujets qui peuvent être divers dans votre entreprise, mais sur des sujets divers. Et ça crée une énergie. Et puis, les gens, après, vous les marquez directement.
- Speaker #0
De ce que je comprends, oui, on a beaucoup de retours de personnes qui trouvent qu'il y a énormément d'énergie qui ressort.
- Speaker #1
Là, nous, on l'a vu, par exemple, avec les petits marchés. C'est pour ça aussi que l'idée du petit marché est venue. C'est que c'était des gens que vous, vous croisiez, avec qui vous avez eu une interaction, une alchimie directe, on va dire. Et après, donc, ils reviennent au petit marché. Mais nous, on est passé. Puis ça y est, c'est des gens… C'est des fidèles. C'est des fidèles, exactement. Et de toute façon, dans la communication en tout cas, là, on parle un peu plus business, on va dire. Mais il n'y a pas meilleure fidélisation de toute façon que quand tu es naturelle, quand c'est vraiment ta passion.
- Speaker #0
Quand tu crées une émotion. C'est ça. Tu crées l'émotion à partir du moment où on a créé une émotion, qu'elle soit de l'humour ou que ce soit quelque chose de plus tendre, comme c'est le cas des produits de Val. Vous racontez une histoire derrière votre produit. C'est ce qui est important. Moi, comme je suis dans la communication, c'est vraiment le principal conseil que je donne à mes clients ou même dans mes formations.
- Speaker #1
Je leur dis que si vous avez une histoire derrière, quand vous avez décidé de créer votre entreprise comme toi, le Covid, tu as vu ces affiches de gestes barrières qui étaient vraiment traditionnelles. Tu t'es dit, non, pour des ados, pour des enfants, c'est obligé que ça va paraître. Parce que si toi, tu y as pensé, Il y a d'autres personnes qui se sont fait cette réflexion-là. Évidemment. Et ces personnes qui se sont fait cette réflexion-là, elles vont avoir une accroche toute particulière à ton affiche. Bien sûr. Puis après, elles vont essayer peut-être d'aller voir qui c'est derrière. Et là,
- Speaker #0
tu auras vraiment touché grâce à ton histoire, ces clients. De toute façon, il n'y a pas meilleure communication que de donner de sa personne. Ça humanise ton entreprise. Mais je partage ton avis. Dans le calendrier de l'Avent, d'ailleurs, cette brochure avec les 29 participants. de ce coffret, comme c'était le cas aussi l'année dernière, décrit dans l'ordre de l'ouverture des boîtes l'histoire de l'enseigne. Évidemment, il a fallu synthétiser pour un grand nombre. On ne pouvait pas tout écrire, il fallait quand même rentrer sur un double, un quatre pages. Donc voilà, on ne pouvait pas raconter l'avis de tout le monde comme on aurait eu envie. Mais en quelques lignes, on voulait que les gens puissent comprendre quelle activité chaque... enseigne avait quel est votre votre votre type de production où est ce qu'on peut vous trouver c'était ça l'idée c'était que chaque enseigne les gens voient dans quelle commune est ce que vous travaillez est ce que votre production enfin c'est une plantation si c'est voilà donc chacun d'entre nous avait une histoire à raconter pour présenter sa marque et et je suis d'accord avec toi ce que tu disais c'est C'est ce qui donne, ça donne un aspect, une image, ça donne du... Plus de texture, encore plus de... Voilà, ça donne de la valeur à ton produit. Voilà, c'est ce que je trouve est intéressant.
- Speaker #1
Oui, ça donne de la valeur à ton entreprise. Les gens, ils viennent te voir soit parce qu'ils se sont reconnus à travers ton histoire, soit ils sont sensibles tout simplement à ton histoire et ton entreprise, elle est dans un domaine qu'ils affectionnent. qu'ils affectionnent. Là, j'ai l'exemple qui me vient avec Ingrid dans Verre et Déco. Alors, avant même que maman connaisse leur histoire, je sais qu'elle adorait ce qu'elle faisait. Puis après, elles ont appris. Oui, c'est la première.
- Speaker #0
La première.
- Speaker #1
Quand c'est déjà le produit.
- Speaker #0
Exactement ça.
- Speaker #1
Puis après, quand elle a découvert l'histoire d'Ingrid, elle est sur les marchés avec sa maman. Donc, c'est vrai que nous, ça nous renvoie aussi.
- Speaker #0
On est beaucoup de mamans. Il faut le dire aussi. Beaucoup avec nos mamans sur les marchés.
- Speaker #1
On ne pourrait rien faire sans elle.
- Speaker #0
Ça ne peut pas exister si on n'a pas une maman.
- Speaker #1
C'est vrai. Tu as tout fait. Mais c'est vrai que là, nous, involontairement, toutes les artisanes, tous les entrepreneurs avec qui on se côtoie et on a vraiment des échanges, c'est vrai qu'on a tous ces valeurs un peu familiales.
- Speaker #0
C'est ce qui nous a toutes réunies la plupart du temps. On était toutes dans la même démarche. déjà et puis effectivement on avait aussi toute cette spécificité c'est qu'on était toutes des mères et des filles sur les marchés les poules et ses poussins c'est ça les poules et ses poussins exactement mais c'est vrai que du coup pour revenir à ces grandes infrastructures
- Speaker #1
c'est vrai que nous on nous a toujours un peu dit oui vous êtes un peu dans un côté bisounours, un peu déconnecté de vraiment du monde d'entrepreneuriat et c'est vrai que donc nous On ne s'y retrouvait pas forcément dedans. Mais on a réussi à créer, justement, à casser ces codes, à créer notre univers qui nous est propre maintenant. Et du coup, maintenant, on a quand même réussi à tout se réunir. Oui,
- Speaker #0
complètement.
- Speaker #1
Et puis, on est toutes un peu dans la même démarche. Et là, le côté bisounours qui, normalement, n'a pas sa place dans l'entrepreneuriat, en fait, il est complètement instauré.
- Speaker #0
Ça montre que ça n'empêche pas du tout de développer nos entreprises. Je pense qu'on est le bon exemple. Pour moi, il n'y a pas une manière de réussir à faire fonctionner son entreprise. On a tous des manières différentes, sans juger la manière dont les autres le font. Nous, c'est notre manière de fonctionner. C'est celle dans laquelle on s'inscrit le plus et dans laquelle on se reconnaît. Et à partir du moment où ça fonctionne… Moi, j'ai envie de dire, peu importe ce que tu penses. C'est ça. Mais du coup,
- Speaker #1
c'est vrai que c'est très agréable parce qu'on est tellement dans la bienveillance, dans l'entraide, que du coup, c'est vrai que ça nous pousse chaque jour quand même à faire mieux qu'hier. Oui,
- Speaker #0
bien sûr.
- Speaker #1
Parce qu'il y a vraiment cette énergie, cet engouement sur toujours faire mieux, entre guillemets, se dépasser pour les clients.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et tu as une réelle démarche derrière au-delà de l'aspect financier. C'est ça.
- Speaker #0
Puis l'entreprise, c'est évidemment le regard que je porte dessus depuis trois ans, mais de ma petite expérience, ça me donne l'impression d'être un énorme marathon. Donc, il faut aussi que, pour ne pas s'essouffler, il faut qu'au quotidien, le fonctionnement de votre entreprise, parce que vous oubliez votre entreprise de… 5 heures du matin quand vous ouvrez les yeux à minuit quand vous vous endormez. Quand on n'en rêve pas la nuit. Quand on n'en rêve pas la nuit. Et en fait, c'est intéressant ce que tu dis parce que beaucoup de gens pensent que les entrepreneurs, « Ah, mais vous, vous êtes tranquilles. » Moi, je ne fais pas partie de ceux-là. Moi non plus. Et puis, nous toutes. Il y en a peut-être. Moi, je ne fais pas partie. Moi, je dors de minuit à 5 heures. Donc, voilà. Et puis, 7 jours sur 7. Et puis, 7 jours sur 7, vous vivez votre entreprise en permanence. pensez à votre entreprise quand vous mangez, il y a très peu finalement, c'est votre bébé. Vous travaillez uniquement à la faire développer, à la maintenir à flot, etc. Donc, il faut, c'était pour rebondir sur ce que tu disais, par rapport au fait qu'on peut nous reprocher de fonctionner de manière un petit peu plus spécificisée. Moi, je crois au contraire qu'au quotidien, il faut que ça nous corresponde vraiment, si on veut. continuer d'avancer. Si le mode de fonctionnement d'entreprise ne nous correspond pas parce qu'on nous a dit qu'il ne fallait pas faire comme ça ou parce qu'on ne va pas tenir sur le temps. Moi, c'est mon avis. Je suis motivée au quotidien, je me lève tous les jours avec un bonheur infini de savoir que toute mon énergie de la journée va être tournée pour les besoins de mon entreprise. Donc pour garder cette énergie-là, j'ai besoin qu'elle corresponde à mes valeurs, à ce que j'ai envie de faire, la manière dont j'ai envie de le faire. J'ai pas envie de rentrer dans un cadre qui est très bien peut-être pour les autres, mais qui serait pas adapté pour moi.
- Speaker #1
Mais de toute façon, ce que tu dis, c'est exactement ça. Et je pense que c'est pour ça que vos activités fonctionnent aussi.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Parce que les clientes, quand elles viennent vous voir, elles ressentent justement cette passion, elles ressentent cette motivation. Ça se transmet de toute façon dans vos produits. Oui.
- Speaker #0
Oh,
- Speaker #1
un petit peu. Oui, c'est quelque chose qui se transmet dans vos produits. Oui, c'est sûr. Tu sors un produit qui est tout de suite, où tu y as mis tout ton cœur, tout ton amour, déjà rien que dans la façon dont tu vas le présenter, où tu vas communiquer dessus sur les réseaux sociaux ou sur le site Internet. Tout de suite, tu vas le faire tellement avec de l'amour, de la passion. Tu vas essayer de trouver les bons mots qui vont correspondre à ton produit que tu as tant travaillé pour développer. Et ça, les clients, de toute façon, vont le ressentir. Et je pense que c'est ça.
- Speaker #0
Moi, je dis toujours, en tout cas, c'est le cas pour ma marque. Il faut incarner sa marque. C'est-à-dire qu'il faut que la marque, moi, depuis le départ, il faut que ça me ressemble. Je ne vais pas aller faire un humour gras parce que ce n'est pas mon style. Pourtant, Dieu sait que s'agissant de l'humour caïdonien, ça peut très vite devenir gras. Ça peut très vite manquer d'élégance, c'est-à-dire ça comme ça. Ce n'était pas mon idée de... Ce n'était pas l'idée que je me faisais moi des productions que je voulais faire pour valoriser. Il y a mille manières en fait de valoriser l'identité canadienne. Ce n'est pas forcément à travers du textile. Vous avez vu, il y a plein de manières de le faire. Donc moi, la manière que j'ai choisie, c'est celle qui me ressemble le plus. C'est pour ça que je dis qu'il faut incarner sa marque parce que ça donne. ça donne une identité de façon à l'entreprise. Non et puis ça donne une image de votre marque qui est cohérente par rapport à ce qu'on est. Voilà, c'est-à-dire que je n'irai pas faire quelque chose qui ne me ressemble pas. Je me confonds aussi à celles et ceux où souvent on me dit mais tu n'as pas peur d'être copiée, tu n'as… parce que évidemment la Nouvelle-Calédonie c'est petit, cette concurrence elle existe, ça on a déjà vu des gens qui essaient, mais finalement ça me… Au début, c'était quelque chose qui me rendait triste et qui avait tendance à beaucoup m'affecter au début. Mais en fait, là, c'est un conseil. Ils ont été très nombreux et je prends le temps de le redonner parce que c'est un conseil qui m'aide énormément au quotidien. Ce n'est pas parce qu'on va essayer de faire comme toi qu'on va réussir à faire ce que tu as fait. Parce que quand vous incarnez votre marque, on va beaucoup peut-être essayer de vous copier dans le style, dans le... produits, dans beaucoup, c'est au punchline, très bien. Mais l'histoire qu'on y met derrière n'est pas du tout là-bas. Exactement. C'est quelque chose qui va peut-être fonctionner sur un ou deux produits, mais on va bien voir que ce n'est pas cohérent par rapport à tout le reste, à tous les autres produits. C'est vrai que moi, j'ai tendance à dire aux gens, mais... Souvent, avec les filles, on parle, « Ah bah regarde, elle a fait le même produit que moi. » Oui, d'accord, ça ressemble. Mais ce n'est pas du tout la même identité. On voit bien que dans les détails, il y a plein de choses qui ne sont pas du tout la même chose. Donc moi, j'ai envie de dire, c'est ma perception, il ne faut pas avoir peur de cette concurrence. Moi, elle ne me fait pas peur du tout parce que je vois bien qu'on ne fait pas du tout la même chose. Alors déjà, tu sais, pour reprendre Séricale,
- Speaker #1
Dominique, je l'ai entendu dire un jour et je trouvais qu'il avait totalement raison il dit déjà on n'a pas de concurrent, on a que des confrères c'est ça et la deuxième chose aussi qui était intéressante sur ce que tu viens de dire c'est que ces gens là vont s'inspirer de toi donc toi au début tu peux un peu mal le prendre en te disant elle ne peut pas se créer sa propre identité, mais déjà cette personne comme tu dis, elle n'a pas la même histoire que toi, donc déjà elle ne pourra jamais totalement faire comme toi Et puis, ce que moi, je dis à maman aussi souvent, c'est que du coup, nous, ça nous offre la possibilité de faire mieux.
- Speaker #0
Bien sûr. Ça nous oblige à ne pas rester sur nos acquis, à être en permanence obligée de nous renouveler, effectivement. Et puis, moi, je dis toujours, alors c'est très flatteur quand tu es copie. Il faut quand même garder ça en tête. Si on te copie, c'est que ce que tu fais est pas mal. C'est que ça plaît. Voilà, c'est que c'est sympa. Et puis, après, je finis toujours par me dire… il vaut mieux être le copier que le copieur exactement tout le monde me dit toujours la concurrence et tout ça nous oblige à toujours essayer de faire mieux en tout cas c'est ce qui m'amène au quotidien Et puis de ne pas toujours proposer les mêmes produits, essayer de proposer en permanence des nouveautés, c'est ce que je trouvais hyper trippant dans le quotidien d'un artisan. C'est à chaque fois d'essayer de trouver des nouvelles collaborations, des nouveaux produits, des nouvelles punchlines, toujours surprendre, etc. Oui, c'est vrai que c'est quelque chose qui me botte. C'est ce que je préfère faire au quotidien.
- Speaker #1
C'est très bien. Mais c'est vrai que je suis d'accord avec toi. De toute façon, il y aura toujours des copiens quand tu regardes. Mais moi, je me suis toujours dit, pendant que la personne est en train de te copier, toi, tu es déjà en train de travailler sur ton autre projet.
- Speaker #0
Mais je dis toujours à Val, souvent quand on parle de création, etc., je dis toujours, moi, on m'a toujours appris une chose, c'est qu'il ne faut pas avoir un wagon d'avance, il faut avoir deux wagons d'avance. Parce que, évidemment... Et ça, c'est dans la nature humaine. On sait qu'il y a des gens qui vont vous copier. Il faut aller tout de suite taper très haut, très fort, de manière à ce que ce soit plus compliqué à vous. Donc, je dis, dès le départ, il faut que le produit qui est créé soit bien fini et qu'il soit… Voilà, il faut essayer de… Ça a l'air prétentieux de dire comme ça, ce n'est pas du tout le cas, mais… Essayer de passer la barre la plus haute possible de manière à ne pas, à ce qu'on ne puisse pas vous copier ou qu'on ne puisse pas faire mieux. Mais de toute façon,
- Speaker #1
ils disent que tu sais, quand tu es vraiment, on va dire, un entrepreneur aguerri, ils disent que tu peux réussir dans tout. La seule chose qu'il faut faire, c'est être le meilleur dans ton domaine. Donc,
- Speaker #0
quand tu ouvres un restaurant,
- Speaker #1
que tu sois le meilleur dans ton domaine. Peu importe le domaine dans lequel tu es, si tu es le meilleur, tu réussiras.
- Speaker #0
Je n'ai pas la référence du restaurant parce que je ne sais rien faire. Tu manges, mais… C'est dans cet esprit-là, avoir toujours deux wagons d'amour. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Je pense que la qualité justement de vos produits, même l'amour que vous mettez dedans, dans la création, vous toujours aller chercher le produit qui va être différent, le produit qui va être innovateur, on va dire,
- Speaker #0
qui n'existe pas encore.
- Speaker #1
mais c'est ça qui fait la qualité de votre marque l'avenir nous le dira d'ailleurs en parlant d'avenir est-ce que tu as des nouveaux projets pour justement valoriser les entreprises locales comme tu l'as fait du coup avec le calendrier de l'Avent est-ce que tu as d'autres oh
- Speaker #0
ah ouais j'ai un projet il n'est plus du tout au stade du projet maintenant puisqu'il est Merci. quasiment abouti, on va dire ça comme ça. Ça a été un projet qui a commencé à germer au moment de la production de ce premier calendrier de l'Avent, parce que j'avais rencontré, nous étions 33 participants à ce moment-là, donc j'avais rencontré 32 autres personnes, avec des histoires complètement différentes, et je m'étais rendue compte d'une chose, c'était que pour un grand nombre d'entre eux, de la difficulté de communiquer. On a des gens ici qui savent faire des choses incroyables, mais quand vous devez créer, produire, pouvoir... Voilà, et puis on n'a pas... C'est ça, tout le monde n'a pas non plus cette facilité à écrire, à s'exprimer ou à communiquer. Donc, en plus, quand vous êtes artisan, il faut vendre, il faut créer, il faut produire, il faut vendre, il faut faire vos paquets, il faut faire votre compta, il faut passer le balai. Voilà, c'est vrai qu'on se rend pas compte. Il faut essayer de communiquer. Tu cumules 10 métiers différents. La journée, c'est 24 heures. Parfois, c'est important de dormir. Voilà. Donc, parfois, une journée ne suffit pas à réussir à faire tout ça. Et c'était, je dirais, la problématique qui remontait. Je parlais des petites entreprises, des artisans, des petits producteurs, évidemment. Donc, en réalisant, on a aussi eu des industriels. Je ne parle pas de ces personnes-là qui ont…
- Speaker #1
Oui, qui ont des responsabilités. Exactement,
- Speaker #0
exactement. Mais pour les petits artisans, pour les producteurs, les petits producteurs, c'est vrai qu'on avait toute cette difficulté à réussir à tout faire dans une journée, à réussir à se rendre visible. en communiquant et puis à gérer juste notre page Facebook. Pour certains, il y en a qui n'en avaient même pas. D'autres qui envisageaient de pouvoir vendre en ligne mais qui n'avaient pas la possibilité d'avoir un site Internet parce que ça coûte une rate et un poumon et un œil. Enfin, c'est vrai, c'est un vrai budget. Et donc j'étais partie de ce constat-là. C'est à ce moment-là que germe cette idée. Je me dis, bon, j'ai trop de travail, je vais le mettre de côté. À un moment, il va, voilà, ça sortira. J'ai pas le temps, là, vraiment de m'en occuper. Et puis, les émeutes arrivent. Et à ce moment-là, ça prend tout son sens. Et là, je me dis, mais c'est le bon moment. C'est maintenant, parce que ça va répondre réellement à un besoin. s'est rendu compte à ce moment-là, nous artisans, on a perdu tous nos espaces d'exposition entre mai et… On a repris, je crois, les expos en juillet, le marché alternatif en juillet. Mais entre les deux, on avait des gens, en fonction des endroits où vous vous trouviez, vous êtes bien placés pour savoir, on avait des barrages, on ne pouvait pas passer, c'était compliqué, les gens avaient peur de se déplacer. Donc, on a eu toute cette problématique logistique à gérer. Je me suis dit, ça répond probablement… en tout cas pour un certain nombre, à cette difficulté de vendre. Alors, je te parle de ce projet puisqu'il va sortir pour l'étape 2. La première étape, c'était ce fameux site Internet. J'ai créé un site Internet il y a 15 jours. J'en profite pour faire la promotion des deux magiciens qui m'ont aidée et accompagnée sur ce projet. projet parce que clairement par rapport au quotidien que j'avais je fais partie de tous et même si j'ai une facilité à communiquer plus facilement que d'autres j'avais quand même pas assez de temps dans ma journée et webmaster un vrai métier et je savais déjà en gros ce que je voulais et j'ai appelé donc Gauthier de GBE et je lui ai dit Gauthier j'ai besoin d'un magicien et donc Gauthier il a fait un tour de magie il a l'habitude de travailler avec Gauthier depuis longtemps Gauthier m'a dit bouge pas j'ai quelqu'un Maintenant, on a commencé les premières réunions au mois de juillet, août je crois, et c'était à ce moment-là un peu confus, parce que je savais ce que je voulais, j'avais un projet très clair, je lui dis, alors par contre, comment ? En sachant que dans la journée, je vais pouvoir, dans la semaine, je vais pouvoir peut-être te consacrer une demi-heure.
- Speaker #1
Mais c'est l'avantage justement d'être... Comme on disait juste avant, d'être bien entourée. C'est ça,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Et puis, eux, ils connaissent leur métier. C'est leur métier. Alors, moi, je n'ai jamais travaillé avec Gauthier, mais je sais que tu m'en as souvent parlé. Moi, je travaille avec Nicolas de Eris. D'accord. Et c'est pareil. D'accord. Dès que j'ai une idée, je lui dis, alors Nicolas, est-ce que tu peux mettre ça en place ?
- Speaker #0
Alors, non, ça, ce n'est pas possible. Mais alors, ça,
- Speaker #1
c'est possible et il te trouve des solutions. Et du coup, pour toi, c'est tellement plus facile. Mais c'est un gain de temps. Oui,
- Speaker #0
alors c'est toujours la bonne... Bien, bien. Vous pouvez trouver les bonnes personnes qui ont un feeling aussi. Vous gagnez du temps. On ne peut pas se permettre d'en perdre du temps, ni de l'argent d'ailleurs. Et du coup, c'est vrai que dès le départ, quand je leur ai parlé de mon projet, ils ont tout de suite été emballés parce que c'est quelque chose qui n'existait pas encore.
- Speaker #1
La démarche aussi.
- Speaker #0
Voilà, qui n'existait pas encore. Et ils ont tout de suite eu envie. de s'engager et de m'aider à mettre en place. Donc ce projet dont je vais dire quelques mots, c'est une plateforme que je voulais ouvrir pour répondre aux besoins des artisans et des producteurs qui n'ont pas la capacité de s'offrir un site internet déjà. C'était une plateforme collective, collaborative, sur laquelle je souhaiterais pouvoir regrouper l'artisanat. et l'artisanat calédonien. Aujourd'hui, vous aimez une marque, c'est à vous d'aller chercher son enseigne sur les pages Facebook, de trouver où est sa boutique, quel marché elle est présente. C'est exactement ça. Cet espace dédié uniquement aux produits calédoniens n'existe pas. Peut-être que je n'ai pas bien regardé, mais à priori, je ne l'ai pas trouvé. Et donc je me suis dit pourquoi pas avoir un espace puisque je vais, moi j'ai prévu d'avoir cet espace internet, d'ouvrir à l'intérieur de ce site une plateforme qui serait dédiée à tous les artisans et tous les producteurs qui voudraient avoir leur propre page. C'est-à-dire que sur ce site internet, il va y avoir une page dédiée aux artisans dans laquelle vous aurez votre propre page avec un portrait de la personne qui crée.
- Speaker #1
On va pouvoir raconter plus en détail. Exactement.
- Speaker #0
Et puis, un ensemble de ces produits que vous allez pouvoir acheter en ligne, pouvoir venir récupérer ou à la boutique ou vous faire livrer. On propose jusqu'en brousse et jusqu'à l'international. C'est devenu d'autant plus important, pourquoi ? Parce que la livraison à l'international a augmenté, qu'aujourd'hui on se retrouve avec un forfait à 7 500 pour 10 kilos. Que vous ayez deux t-shirts de 300 grammes ou que vous ayez, comment ne dis-je, vous allez payer le même prix. Donc notre idée c'était effectivement d'essayer de mutualiser de manière à ce que les gens puissent faire leurs achats. qu'on fasse un seul colis. C'est pour la partie, pour celles et ceux qui, effectivement, veulent acheter de la métropole, parce que j'ai cette clientèle de la métropole ou des gens qui sont ici qui veulent envoyer des cadres à la métropole. Donc, c'était pour répondre à cette problématique-là aussi. Et puis, d'avoir un espace. Moi, je travaille avec beaucoup d'entreprises. D'avoir un espace où on pourrait voir la diversité de cette production en un seul endroit et pouvoir acheter directement. peut-être que je me suis trompée, peut-être que je n'ai pas bien regardé sur internet, toujours est-il que même si ça existe tant mieux, en tout cas moi c'est cette idée là que j'ai voulu mettre en oeuvre on va commencer avec quelques artisans là début décembre trop bien donc là c'est demain c'est demain, ça c'est déjà là on est en train d'intégrer c'est plus un projet c'est plus un projet je suis contente parce que les peu de personnes avec qui j'en ai parlé, avec qui j'ai déjà parlé Cette idée, je trouve que justement, c'était quelque chose qui manquait. Donc, je suis ravie d'essayer de pouvoir répondre à ce besoin à mon niveau. Ce ne sera pas évidemment parfait au départ. Mais si déjà j'arrive à avoir sur cette plateforme une quinzaine, peut-être plus, je ne sais rien, d'artisans, ça sera déjà… Je vais moi avoir en plus quelqu'un en back-office qui va gérer tout ça. Donc, c'est tout ce temps dont on a besoin et toutes ces… compétences qu'on n'a pas, qu'on n'est pas en capacité d'avoir parce que c'est un métier d'avoir, de gérer cette Internet. Je vais essayer d'y répondre à travers cette plateforme. Voilà.
- Speaker #1
Franchement, dès que tu m'en as parlé, je me suis dit que c'était un beau projet. C'est un beau projet parce que déjà, on met en avant vraiment les produits locaux, des personnes qu'on ne connaît pas forcément. Comme on disait aussi juste avant, c'est qu'on met en avant des histoires. des personnes qui ont osé se lancer dans l'entrepreneuriat avec leur propre histoire, avec leur passion, leur conviction. Donc, le message derrière, il est tout de suite beaucoup plus fort. En plus de ça, c'est des produits qu'on peut consommer pour nous-mêmes. C'est des cadeaux qui ont une valeur, je trouve,
- Speaker #0
tellement plus importante. Oui, l'artisanat, quand j'ai commencé, j'entendais les gens ont toujours cette idée que l'artisanat, c'est plus cher. Alors que pas du tout. Pas du tout et d'ailleurs ce matin j'ai quelqu'un qui est venu dans ma boutique qui elle, je sais pas si je comprends, qui fait partie de la finc et qui est venu regarder tous les produits que je pouvais exposer et qui trouvait et c'est ce qui m'a fait le plus plaisir. Oui mais au niveau des prix vous êtes... Pas du tout, mais parce que la démarche n'est pas du tout la même. Moi, je ne veux pas justement qu'on puisse penser, qu'on puisse continuer de penser que l'artisanat calédonien, parce qu'on produit calédonien, c'est plus cher. C'est bien de casser cette image. Et je le vois souvent quand je suis sollicitée par des entreprises qui parfois ont des gros comités d'entreprise qui font appel à des produits. Je n'ai rien contre le fait d'imprimer en Chine. Quand on a des grosses quantités, évidemment. On essaie d'avoir des prix les plus intéressants. Mais je leur dis toujours, de toute façon, moi, je ne peux pas être compétitive avec la Chine, évidemment. Surtout, c'est imprévisible. C'est ça. Mais par contre, parfois, il y a une toute petite différence de prix, effectivement, parce qu'on importe nos produits, on réimprime ici. Donc, toutes les taxes mises bout à bout. Et voilà, il faut aussi qu'on vive, on n'est pas bénévole. Eh bien, vous allez réussir à faire travailler deux ou trois entreprises calédoniennes. pour la différence de prix. C'est toute la différence. Et je trouve que ce qui est intéressant, c'est de nous rendre compte que de plus en plus, les entreprises ont compris, puis avec ce qui s'est passé ces derniers mois, l'intérêt, l'importance de consommer localement, d'acheter la production et de valoriser cette production locale. Donc, nous, en tout cas, moi, j'ai l'impression que pour un grand nombre de personnes, comment dire, pas les raisonnements, enfin les esprits. Ça commence à changer. L'état d'esprit,
- Speaker #1
la mentalité commence à changer. Et puis, c'est vrai que là, avec ce qui s'est passé, on se dit qu'il faut quand même aider ces entreprises qui ont perdu un chiffre d'affaires quand même pendant ces événements-là. qui doivent remonter la pente. Parce que de toute façon, tu as des entreprises qui apportent de la gaieté, justement, où tu peux consommer des choses qui sont différentes et qui apportent une histoire différente. Tu ne peux pas non plus les laisser couler. Tu as envie de les soutenir, tu as envie de consommer chez eux pour que cette entreprise, elle arrive à se maintenir à travers ça.
- Speaker #0
Tout le monde ne tient pas ce raisonnement,
- Speaker #1
malheureusement.
- Speaker #0
Mais je trouve quand même qu'il y a une prise de conscience. Quand même. Depuis ces derniers mois,
- Speaker #1
ça a renforcé le lien entre tout le monde.
- Speaker #0
C'est ça. Il y a une solidarité qui s'est créée. De toute façon, dans la peur, c'est là où... J'ai tendance à dire que c'est beaucoup de mal pour ce bien, mais ça aura quand même... C'est ça. Ce chaos aura quand même permis de faire émerger cette conscience. un certain nombre de personnes, donc tant mieux, j'ai envie de dire, tant mieux pour l'artisanat, et tant mieux pour la production calédonienne. Et s'il est demain, du coup, il y a un artisan qui écoute notre podcast, qui nous regarde, et qui souhaite justement être sur ta plateforme, qui sait faire partie de ton calendrier, alors c'est déjà le cas, j'ai beaucoup d'artisans, depuis cette première édition, qui m'ont sollicité directement, donc j'ai envie de dire, avec plaisir, parce que je ne connais évidemment pas tout le monde. même si je suis très curieuse que j'essaie de faire tous les marchés que j'essaie d'aller trouver cette sachez que mon rêve absolu c'est d'avoir un camping-car et de faire le tour de la Nouvelle-Calédonie ça fait plusieurs fois que j'en parle c'est un peu compliqué en ce moment je vais acheter un bus et j'aimerais effectivement faire le tour de la Nouvelle-Calédonie parce que on trouve des pépites partout sur ce caillou Cette année, on a valorisé des artisans de Puebo autour de produits que tout le monde découvre, alors que c'est vrai qu'ils existent, mais qui sont ou commercialisés uniquement sur la Côtes-Est, ou faits dans de toutes petites productions quelque part sur la commune de Puebo, pour ce qui s'agissant des pierres à savon qui sont dans nos coffrets. Et les gens découvrent qu'on a cette richesse. sur l'ensemble du territoire et quand je leur dis mais là les citrons là ils ont ils ont poussé à l'embouchure du diaot là parce que le les Ausha de cette année viennent de weigua ou à koumak cette dame elle fait des confitures de tamarin qui sont juste de la pure folie vous avez l'impression d'être sous l'arbre en train de la manger en train de manger les tamarins comme quand on était enfant les gens découvrent ces personnes parce que elles produisent sur des petites quantités elles vendent dans un périmètre très restreint. Et moi, je trouve ça vraiment génial de faire découvrir tous ces produits et que les gens découvrent qu'on a cette capacité à faire, comme c'est le cas du recyclage de nos bouteilles d'eau, d'imprimer avec nos bouteilles d'eau, cette capacité à faire. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Et en fait, c'est ce que j'aime, c'est d'aller découvrir. moi ces personnes parce que moi je suis une passionnée d'artisanat depuis toujours depuis j'étais enfant j'adorais l'artisanat calédonien et maintenant que je suis grande, je reste autodidacte mais maintenant que j'ai cette possibilité à travers ma marque de pouvoir montrer de pouvoir valoriser et bien je le fais avec vraiment beaucoup de plaisir parce que c'est ce que j'aime
- Speaker #1
Mais ça se ressent de toute façon. Quand tu parles de ton entreprise ou même quand tu fais les présentations du calendrier de l'Avent, on voit que tu es passionnée et que tu aimes ce que tu fais. Tout de suite, ça rend les choses... Les gens sont directs dedans parce que tu en parles tellement avec de la passion qu'on n'a qu'en t'écouter. Merci.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Mais donc, du coup, ces personnes-là, ils peuvent te contacter directement ? Alors oui, directement.
- Speaker #0
Il y a ma page, j'ai mon numéro de téléphone, j'ai un messenger, j'ai une adresse mail, j'ai un site Internet. Donc là, si vous ne me trouvez pas, c'est que vraiment, vous ne faites pas d'efforts.
- Speaker #1
De toute façon, moi, je vais mettre tes cordes. Mais oui, voilà.
- Speaker #0
J'ai envie de dire, mais appelez-moi, envoyez-moi vos produits. Si vous êtes intéressés par accéder à ce site Internet. Alors, pour l'instant... Comme c'est le début et je ne sais pas pour l'heure, en termes de logistique, en termes de pratique, j'ai fait le choix de quelques artisanes pour essayer de lancer ça, parce que je veux pouvoir proposer un service de qualité. Donc l'idée, ce n'est pas d'avoir plein de monde et de ne pas être en capacité de réappeler tout l'aspect logistique. Donc je vais faire ça tout doucement. Je veux quelque chose qui soit beau, qui soit fluide, qui soit facile d'utilisation. Et puis, si c'est pour être dans le calendrier de l'Avent, au contraire, venez me présenter vos produits, j'adore, parce que même si il n'est pas dans ce calendrier, on peut faire des collaborations, d'autres produits. Moi, j'en fais régulièrement toute l'année avec toutes sortes d'artisans, avec toutes sortes de producteurs, sur des thèmes complètement variés. Là, sur les coffrets de Noël. Il y a 10 thématiques autour de 10 expressions calédoniennes dont j'ai fait appel à plusieurs artisans de toutes sortes d'activités. Et c'est ce que je trouvais. Et c'est autour d'une expression. Donc, c'est ce qui nous réunit. C'est une expression. Et pourtant, on a des produits qui se ressemblent absolument pas. C'est vrai que c'est complètement varié. Et c'est ce qui est aussi, je trouvais, très intéressant parce que vous avez un coffret où vous découvrez 3, 4, 5, parfois 6 sur la taille des produits producteurs, artisans différents. c'est un beau message, c'est une belle initiative j'espère les événements récents nous l'ont bien montré je vois pas mal d'entreprises qui mutualisent maintenant leurs locaux qui mutualisent mais c'est bien parce que ça crée vraiment une bonne énergie exactement, et je crois que ça nous a obligés à au contraire créer de manière différente en essayant justement de nous réunir Merci. Alors, moi, c'était déjà quelque chose que je faisais, et toi aussi. Mais du coup, ce phénomène s'amplifie de plus en plus.
- Speaker #1
Et je pense que les gens,
- Speaker #0
ils ont en plus un retour positif de ce changement. Et ça, c'est vraiment génial. Je partage ton avis. Donc, voilà. En tout cas,
- Speaker #1
merci beaucoup, Stélie. Merci, Stélie,
- Speaker #0
pour cette invitation. Merci à toi, en tous les cas, pour cette invitation. Je parle beaucoup. Tu réussiras à faire écrit dans tout ça.
- Speaker #1
Ça devrait aller. Déjà, je trouve que c'est très intéressant. Puis, je voulais aussi vous remercier. J'espère que ce premier podcast vous aura plu. Donc, il y en a d'autres qui arrivent très vite. Donc, restez connectés. Puis, à bientôt. Merci, à bientôt. Parce que tu reviendras nous voir. Oui, parce que là, on a soulevé des sujets que j'avais envie de discuter. Notamment, tu sais, c'est…
- Speaker #0
Sur un nouveau podcast.
- Speaker #1
Exactement, avec des nouveautés.