- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être avec Eva. Bonjour Eva. Bonjour. On va parler d'un thème, c'est changer de pays pour changer d'échelle, son aventure entrepreneuriale. Donc là, aujourd'hui, on va surtout revenir sur l'expérience d'Eva. Je vais peut-être laisser te présenter, déjà te présenter toi, puis te présenter l'activité que tu as en Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #1
Ok, donc me présenter, Eva Lorenzini, 29 ans. Chef d'entreprise depuis l'année 2023, j'ai ouvert un centre de bien-être sportif en Nouvelle-Calédonie qui s'appelle B-Fit. C'est un centre qui propose des machines innovantes et futuristes avec des lampes de collagène, d'infrarouge et du vacuum, c'est une technologie de la NASA. Donc ça permet vraiment de perdre plus rapidement. Ça développe aussi toute la partie musculaire qu'on n'arrive pas à atteindre dans une activité classique normale avec des ondes neuromusculaires. Et il y a un rouleau aussi automatisé pour la cellulite, l'aspect et la beauté de la peau.
- Speaker #0
D'accord. Voilà.
- Speaker #1
C'est entre 30 et 50 minutes au maximum les séances en fonction des machines.
- Speaker #0
Ok. Ah oui, donc c'est quand même vachement complet.
- Speaker #1
Oui. Chaque machine est complètement différente entre elles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais elles sont toutes complémentaires aussi. Donc si j'ai une cliente qui me dit, moi je veux venir juste pour perdre du poids, ok. on a telle machine pour vous. Non, moi, c'est plus pour l'aspect, la beauté de la peau, je veux juste traiter ma cellulite. Ok. Mais par contre, si vous n'avez aucune activité physique, vous pouvez faire l'intégralité ensemble. Et ça, c'est cool aussi. C'est un complément d'un sport que tu fais déjà, où ça peut être complètement ton activité physique, où ça peut être juste un petit plus de temps en temps pour te rebooster un petit peu, pour te remotiver. Quand ça fait longtemps, par exemple, hier, il y a une personne qui est venue prendre des renseignements qui m'a dit, voilà, moi, ça fait un an, j'ai pris énormément de poids, je me suis opérée il y a quelques années du genou, je ne peux pas faire. Je lui ai dit, écoutez, je vois ce que vous voulez, vous êtes un garçon, nous, tout ce qui est partie haut du corps, soulever des poids, c'est pas notre domaine. Donc je pense que ça peut que vous aider à rebooster le début de votre perte de poids, vous remotiver à faire du sport. Mais je pense qu'après, il faut aller dans une salle classique pour vraiment faire ce que vous allez vouloir. Moi, j'ai des clientes qui sont assez plus cool, qui ne sont pas là à vouloir porter des gros muscles, à être des fit girls. Oui,
- Speaker #0
je vois.
- Speaker #1
Des fit girls. à vraiment vouloir faire de la compète. D'être tracé, on va dire. Voilà, on est vraiment quelque chose sur assez simple. On a des résultats assez rapidement. Et ça, je pense que c'est le plus satisfaisant. Quand tu vois tes clients qui viennent pour une telle raison et que tu les vois repartir avec l'objectif qu'ils ont eu, je pense que c'est une fierté assez impressionnante.
- Speaker #0
Et du coup, il est situé où ?
- Speaker #1
Alors, on est situé au quartier latin, en face de l'ancien house. Qui est toujours en construction. qui est censé ouvrir quelque chose prochainement.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
En face. Donc, avant, c'était les fleuristes.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc, on a repris le local des fleuristes. Tout est fermé. On a l'impression que c'est toujours fermé parce qu'on a une vitrophanie qui recouvre toute la partie extérieure. Donc, on a un petit bouton pour sonner, pour rentrer. On vient ouvrir aux gens.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. On est pignon sur rue sous une résidence qui s'appelle le Sequoia.
- Speaker #0
D'accord, ok. Est-ce que tu peux nous expliquer, peut-être, revenir un peu sur comment tu as vécu un peu les émeutes ? Comment toi, tu as... Ta stratégie pour faire face à cette période un peu compliquée à nous mettre ?
- Speaker #1
Alors honnêtement, les émeutes, soit je suis quelqu'un qui ne me renseigne pas, mais je ne m'y attendais vraiment pas, même si tout le monde dit que c'était prévu et qu'on l'aurait soi-disant entendu. Je suis partie du travail le soir, je suis rentrée chez moi. Sans trop m'inquiéter, le lendemain, j'ai cru comprendre qu'il y avait certaines choses qui avaient brûlé. Je me suis dit, mais qu'est-ce que je fais ? Je veux au travail, je veux pas au travail. J'appelle une copine qui travaillait vers Normandie. Elle me dit, ben non, moi je reste chez moi. Je lui dis, ok, je vais fermer aujourd'hui, on sait pas trop. J'ai eu la chance de pouvoir, parce que j'habite toute seule et mes parents étaient dans un quartier où c'était un peu compliqué de les rejoindre. Donc j'ai eu cette chance-là de pouvoir aller faire les 15 jours des meutes avec une amie. Et je pense que ces 15 jours-là m'ont aidée à... à pas trop me focaliser dessus, mais ça a été aussi compliqué parce que j'étais avec des personnes qui étaient uniquement salariées. Et donc, je pense qu'ils ne pouvaient pas forcément comprendre l'inquiétude que nous, on a, en mode, là, on est fermé. On ne gagne pas d'argent. On vaut au pire... C'est pas au pire, mais au pire, vous perdez vos congés. Nous, nos congés, on n'en a pas. Si on ferme, on est fermé et on ne gagne pas d'argent. Donc au début, ça a été assez compliqué. Les 15 premiers jours. Après, j'ai commencé à rouvrir vraiment petit à petit, en ayant le volet fermé, par peur de quoi que ce soit. Même si j'étais rassurée sur le fait que j'habite... Mon local est dans une résidence. Ils n'allaient pas normalement nous brûler toute la résidence. Mais du coup, j'étais quand même... Un peu paniquée et j'ai réouvert petit à petit. Je n'avais personne. C'était très compliqué avec les couvre-feu. Moi, les gens, quand ils travaillent, c'est souvent après. J'ai souvent des personnes qui viennent entre 17 et 19 heures. Donc, c'était assez compliqué. Ça a été long à redémarrer. Je dirais qu'on a été en mai. J'ai eu la chance de ne pas faire trop catastrophique le mois de mai parce que ça n'a été que courant mai. Mais je dirais juin, juillet, août, septembre, ça a été catastrophique. La chance qui m'a fait tenir, c'est que je travaillais toute seule. Je n'avais pas d'employé, je travaillais moi-même, donc ça m'a vraiment aidée. Et je pense que je dirais que la deuxième raison, c'est que j'ai géré ma société sur le fait... Souvent, tu en as qui disent, j'ai un peu de trésorerie sur la société, on va faire des charges, on va faire des choses, on va donner plus de salaire, on va peut-être acheter quelque chose. Moi, je ne l'ai pas fait comme ça. J'ai toujours gardé mon petit salaire qui m'a fait tenir et j'ai eu beaucoup de... Enfin, beaucoup. J'ai eu beaucoup de chance par rapport au fait que j'avais la trésorerie qui m'a permis de tenir.
- Speaker #0
Ça, je pense que tu sais, les entreprises qui sont encore bien debout aujourd'hui, je pense que c'est grâce à la trésorerie.
- Speaker #1
Ah mais complètement.
- Speaker #0
Et aussi, c'est ce qui nous a fait tenir la trésorerie. Si on n'avait pas eu la trésorerie, franchement, je pense qu'on aurait tout se coulé. Puis je pense que moi, je n'aurais pas pu lancer les nouvelles entreprises que j'ai lancées entre-temps.
- Speaker #1
Ah ben non, mais complètement, c'est impossible. C'est impossible. Et je pense que ça a mis du temps, mais j'ai été quand même agréablement surpris parce que j'avais toujours ma clientèle. Et c'est difficile, moi, dans mon secteur, d'avoir une clientèle, parce que je ne suis pas à une salle de sport classique où tu as un abonnement mensuel. J'étais contre le fait de faire des abonnements mensuels parce que moi, ça m'est déjà arrivé d'être en salle de sport. Et des fois, tu n'as pas envie d'y aller et de dire « Oui, mais tu payes tous les mois, meuf. Donc, si tu ne vas pas, ce n'est pas terrible. » Donc, je ne l'ai pas fait comme ça. Donc, c'est souvent des nouveaux clients ou alors j'ai des clients réguliers, mais je n'ai plus souvent de nouveaux clients qui viennent essayer de créer un régulier. Ça, on ne va pas se mentir. Donc, c'était quand même compliqué. Donc, on a fait des offres qui nous ont permis. tenir, on a refait des journées portes ouvertes, on a fait des... On a fait comme on a pu. On a continué la communication un peu plus et on a tenu. Donc, on a réussi à tenir 2025. 2026, je ne m'aventurerai pas à te dire qu'on va la tenir. En tout cas,
- Speaker #0
on va tout faire pour.
- Speaker #1
Voilà, on va voir comment ça va se passer la nouvelle année. On va voir comment, économiquement et au niveau politique, va se passer. Je ne sais pas du tout où on va. Je pense qu'on est tous un peu apeurés.
- Speaker #0
Oui, je pense qu'on est tous apeurés. De ne pas savoir. Oui, je pense aussi. Je pense qu'on marche tous sur des œufs. Dès qu'on pense qu'il y a une perspective, la semaine qui suit, on nous l'enlève. Mais je pense que tu sais garder l'espoir. Et puis, tu sais, se concentrer sur nous, un peu égoïstement, mais se concentrer sur nos business. Qu'est-ce qu'on peut faire là aujourd'hui comme offre ? quelle porte ouverte on peut faire, quel partenariat on peut faire avec d'autres entreprises et regarder juste devant nous pour sauver notre entreprise. Je pense que c'est un peu ce qui nous aidera à survivre. J'espère.
- Speaker #1
Je n'ai pas la solution. À l'heure actuelle, je ne l'ai pas. Dans quelques mois, on en reparle. Je te dirai quelle solution j'ai trouvée, si j'en ai trouvé une. Pour l'instant, on ne sait pas du tout où on va. Mais je suis contente. Pour un moment... Si je n'ai pas le choix, je n'ai pas le choix, mais je suis contente de travailler pour moi. Si je pouvais ne pas retourner au salariat, je ne m'y retournerais pas tout de suite.
- Speaker #0
Est-ce que tu nous partagerais un petit peu ton nouveau projet ? Qu'est-ce qui se passe depuis novembre 2024 ? Alors, depuis novembre 2024, donc j'avais déjà Bifid depuis un an,
- Speaker #1
Nouvelle-Calédonie. J'ai toujours eu envie de tenter d'être une franchise, entre guillemets, de me développer. Je me suis toujours dit Australie, Tahiti, Nouvelle-Zélande. Je ne sais pas pourquoi, je m'étais dit le Pacifique, parce que toutes les machines que j'ai, que j'ai connues, sont dans toute l'Europe déjà. Et je me suis dit, ok, toi tu as la possibilité d'avoir l'Asie, enfin le Pacifique, pardon, chose que beaucoup n'ont pas, ils sont tous en Europe, aux Etats-Unis, donc tente. Et à un moment, après les émeutes, quelques mois après, j'ai voulu racheter une société qui n'a rien à voir du tout avec Bifit en Nouvelle-Calédonie. Et je me suis retrouvée avec une personne que je connaissais depuis déjà un moment. qui voulait racheter la même société. Au final, le rachat de cette société ne s'est pas fait, et lui non plus. Et du coup, suite à une conversation avec lui, je lui ai dit, tu voulais investir dans quelque chose. J'ai toujours voulu développer Bifid, peut-être que c'est un peu tôt, ça a tout juste un an. Mais tu as le passeport australien, chose que je n'ai pas. J'aimerais bien tenter l'expérience. Tu veux être investisseur, moi je veux développer. Pourquoi on ne tente pas ? On a fait plusieurs rendez-vous, on s'est calé sur Bifid Nouméa. Il a regardé, il a dit ok, on tente. Donc on a commencé à travailler, on a beaucoup travaillé.
- Speaker #0
Ça a pris plus de temps que la Nouvelle-Calédonie.
- Speaker #1
Tout le monde te dit... Ouais, en Nouvelle-Calédonie, c'est lent parce qu'il te faut ça pour monter ta société. Si tu n'as pas ce document-là, tu ne peux pas. Les banques sont longues. Eh bien, oui et non, en fait. C'est long. C'est ça que j'ai entendu aussi. On a des trucs qui nous embêtent en Nouvelle-Calédonie où tu ne peux pas. Je ne sais même pas si c'est passé. Erreur pour moi si je le dis que ce n'est pas passé. Tu as envie de mettre ton Wi-Fi dans ton local en Nouvelle-Calédonie. Si tu n'as pas ta ligne fixe,
- Speaker #0
tu ne peux pas. Ça aurait dû être changé. Ce n'est toujours pas passé. C'est bien ce que je me disais. J'ai toujours ma ligne fixe. J'ai toujours mon Wi-Fi et toujours mon numéro perso. En Australie,
- Speaker #1
tu n'as pas du tout besoin de ligne fixe. On a juste un portable et on a le Wi-Fi. Mais par contre, ça a été plus dur. Ça a été plus long. Il a fallu mettre plus de temps. Je pense que les travaux nous ont mis beaucoup de temps. Le fait que ça vienne d'Europe, les trajets, on a mis plus de dix semaines de bateau. Alors que pour venir en Ouaïk-Aluny, on a cinq semaines.
- Speaker #0
On a mis énormément de temps, énormément de retard. Donc, en fait, le projet a mis un an. Exactement.
- Speaker #1
Du moment où on en a parlé la première fois pour ouvrir. Alors que moi, pour Nouméa, au moment où j'ai décidé d'ouvrir, d'avoir l'idée, l'idée m'est venue mi-janvier, j'ai ouvert fin octobre.
- Speaker #0
Ça a été quand même beaucoup plus rapide.
- Speaker #1
Là, on en a parlé fin octobre, début novembre 2024, ça a ouvert en novembre 2025. Ça a vraiment piqué. Ça a vraiment piqué. Et donc voilà, en fait, ça s'est décidé comme ça. De base,
- Speaker #0
vu que c'était qu'un associé.
- Speaker #1
Investisseur, j'avais décidé que ça allait être Brisbane parce que c'est quand même plus proche pour moi. Et au final, vu que lui, ça fait un an qu'il est parti habiter sur Perth, il m'a dit c'est quand même plus pratique. Je suis à côté, je suis là si jamais t'es pas là. Donc à 15 jours de mon premier départ, ok, on s'est dit d'accord. On avait déjà eu les rendez-vous avec tout ce qui est comptable, tout ça. Là, c'était vraiment un départ pour... me familiariser avec la ville, la nouvelle ville que je ne connaissais pas du tout, trouver le local et commencer à faire les commandes. Donc je suis partie cinq semaines, on a trouvé le local, on a trouvé l'archi, on a fait les rendez-vous, tout s'est bien passé. Je suis revenue fin mai en Nouvelle-Calédonie avec quasiment tout qui était signé. Et là, on s'est dit, à mon avis, tu reviens fin juillet. Pas du tout, au final, je repartis qu'en septembre parce que... Les machines ont pris énormément de temps, les travaux, parce que tu as quand même un permis de construire en Australie qui ont pris du temps. En Australie, c'est quand même beaucoup plus réglementaire qu'il ne commence pas tant qu'il n'y a pas le permis de construire. Ici, tu peux le commencer et ouvrir qu'à la validation. Enfin, tu peux te débrouiller un peu plus rapidement, gagner un peu de temps. En Australie, tout est assez carré. Puis, je dirais que c'est compliqué de bosser en Australie parce que c'est des gens hyper bien. Mais nous... Nos mecs d'ici qui sont sur les chantiers, ils travaillent en Australie, ils sont quand même très fainéants.
- Speaker #0
C'est ce que j'avais dit. C'est long.
- Speaker #1
Pourquoi on tend du sale impression qu'ils ne veulent pas travailler, qu'ils ont suffisamment, qu'ils gagnent ce qui leur va ? Pourquoi ils feraient plus ?
- Speaker #0
Ça, c'est exactement la vérité en plus.
- Speaker #1
Tu ne vas pas les voir à 6h sur le chantier pour finir à 19h.
- Speaker #0
Ah non, non.
- Speaker #1
Alors que nous, nos mecs d'ici, t'inquiète,
- Speaker #0
ils sont sur le chantier à 5h s'il faut. Mais tu sais, là, moi, mon beau-frère, ce qui m'a marquée, il est parti en Australie. Là, il est sponsorisé, ça y est, il vit là-bas. Et en fait, tu vois, il disait, t'arrives sur les chantiers. Donc déjà, il est soudeur, lui. Donc c'est hyper recherché. Il ne comprenait pas l'engouement de tous les Calédoniens qui partent pour la soudure. Mais parce qu'en fait, nous, nos Calédoniens, ils bossent super bien.
- Speaker #1
Ah, mais clairement. Mais dans tout. Dans beaucoup de domaines en plus.
- Speaker #0
Mais tu sais, j'ai vraiment réalisé ça là, quand je suis partie. C'est de se rendre compte qu'en fait, nous, on n'a rien à envier au monde. En fait, on est peut-être tout petit. Mais notre mentalité, notre façon de penser. n'a rien à envier au monde.
- Speaker #1
Le pays a beaucoup à envier au monde. Parce qu'on avance moins vite. Je ne dis pas qu'on est un sous-pays, ou pas du tout, parce qu'on est loin d'être le sous-pays. Mais je dirais qu'on avance moins vite parce que tu as certains pays qui vont quand même aller plus rapidement. Que ce soit rien que pour l'IA, à mon avis, en France, ils utilisaient l'IA bien avant nous. Là, c'est devenu maintenant régulier. Mais comme tout, comme les applications, comme là, nous, en Australie, on a une application, on a beaucoup de paiements en ligne. Ici, j'ai quand même beaucoup de personnes qui, le paiement en ligne, ne sont pas encore hyper rassurées. Les applications, ils ne les utilisent pas. Bon, je peux venir, il y a de la place. Bon, si on vous cale, on va le faire nous en backup. Mais il y en a plein qui ne veulent pas réserver eux-mêmes. Non, mais je préfère passer pour payer. Voilà, en fait, c'est lui qu'on a en décalage. En neutralise, c'est tellement logique de payer, de mettre un à compte s'il faut, d'aller sur l'app, parce qu'ils ont leur téléphone sur tout. Pas par rapport aux réseaux sociaux. Il tape pour... pays, ils font tout. Nous, on est tellement bloqués ici parce qu'il y a un peu plus de temps que c'est ça qui fait qu'on peut penser que la Calédonie est lente et qu'on est pas sous-estimés, mais qu'on avance moins vite. Mais par contre, la mentalité des gens, elle, elle grandit.
- Speaker #0
Je pense qu'on a cette mentalité de démerde aussi. Tu sais, le fait d'être dans une île, loin de tout. Tu vois, on se développe un peu des concepts à nous.
- Speaker #1
Ouais, non mais complètement. Et puis, on a beaucoup de personnes qui... qui arrivent aussi à se motiver et se dire, bon, il me manque les skills à tel moment, telle chose, je vais continuer et je vais les développer à cet endroit-là. Parce que si j'ai ça, je peux évoluer plus.
- Speaker #0
T'as cette mentalité, mais c'est bien que tu aies pu le constater. Et puis mon beau-frère aussi, pour revenir sur sa petite anecdote, il me dit, tu sais, sur les chantiers, parce que lui, il est parti, il ne parlait quasiment pas anglais, tu vois. Et il dit, sur les chantiers, tu vois, les mecs, ils se foutent de ta gueule parce que tu ne comprends pas. sauf qu'en attendant ils font des erreurs de 7 cm sur des trucs où c'est des grues qui viennent il dit donc t'as envie de lui dire rigole mec mais moi je vais pas faire des erreurs je vais pas faire venir une grue pour rien sur un pantalon et c'est vrai que ça c'est beaucoup ressorti sur le fait que les Australiens ils sont parce
- Speaker #1
que moi quand je suis arrivée en septembre du coup je suis repartie mi-septembre on avait le local qu'on payait déjà depuis bien trop longtemps bon ok les machines ont pris du temps pas de soucis Merci. Ce n'était pas dans notre volonté, mais on n'a pas eu le choix. Tu dépends de la mer et des bateaux, malheureusement. Et depuis quelques années, c'est très compliqué, le maritime.
- Speaker #0
Et les poids de nos machines, impossible de partir. On avait un full container. On a dû commander un full container, donc l'avion n'était pas du tout imaginable. Et en fait, j'étais là depuis mi-septembre. Ils ont commencé les travaux qu'en octobre. Je me disais, mais ça fait déjà 15 jours. Qu'est-ce que vous attendez ? Oui, mais on s'excuse, notre permis de construire, on ne l'a pas eu en temps et en heure.
- Speaker #1
Oui, mais dites-nous, prévenez-nous, parce que là, moi, ça faisait 15 jours. Dans ces cas-là, demain, j'aurais pu le dire un petit peu après. Ce n'était pas plus mal, parce qu'il fallait faire des rendez-vous avec les archives, des choses comme ça. Mais en fait, on a perdu énormément de temps. Donc, les travaux, on les a faits, je dirais, à 45% par nous-mêmes. Parce que, déjà, mon associé est manuel. Et en plus de ça, parce que tout coûte cher. Moi, au tout début, on a fait les premiers devis avec les archis, les constructeurs, et qui m'a dit peut-être qu'on pourrait enlever la peinture. Ça nous enlèverait quand même un gros budget. Et moi, toute contente, mais trop bien, je n'ai jamais fait de peinture, ça va être génial.
- Speaker #0
Mais au bout du premier jour, pas du tout. Au bout du premier jour, je me suis dit, oh là là, la peinture. Ne me parlez plus de peinture.
- Speaker #1
Donc, on a fait énormément. Et lui, comme moi, on a tous les deux, et les personnes qui nous ont aidé beaucoup. parce qu'il a quand même pas mal d'amis et il a sa famille aussi sur Perth qui nous ont aidés. Mais moi, la première, j'ai développé de ces kills,
- Speaker #0
vraiment, de peinture,
- Speaker #1
de meubles, d'idées, de trouver une solution au dernier moment.
- Speaker #0
Tu vas en parler d'échecs tout à l'heure. Est-ce que ça, ça n'a pas été deux fois plus formateur du coup que l'ouverture sur Nouméa ? Ah clairement,
- Speaker #1
l'ouverture sur Nouméa, je travaillais en parallèle. Donc le matin avant d'aller au travail, je passais, mais j'avais un architecte qui gérait tous les corps de métier. Là, nous, on avait un architecte qui nous a fait les plans. On a contacté une autre personne, mais on a fait beaucoup de corps de métier contrairement à Nouméa. Je n'aurais pas pensé que ça allait prendre autant de temps et que ça allait être aussi formateur. On a passé des journées et quelques soirées là-bas où j'avoue... C'était dur. Je ne vais pas mentir. Ça a été très, très dur. Mais je suis fière,
- Speaker #0
c'est ce que j'allais dire,
- Speaker #1
de l'avoir fait. Alors, les prochains, par contre, j'ai prévenu, si on arrive à en avoir des prochains, oubliez-moi pour les travaux. Parce que c'est bon, je l'ai fait, j'ai vu. C'est super sympa, mais une fois.
- Speaker #0
Je trouve que ça donne tellement de valeur à ton projet, le fait que tu l'aies fait par toi-même. Tu l'as fait par toi-même et que tu puisses... Tu vois, tu connais la difficulté.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois ? Je trouve que ça a toujours quand même un goût différent quand c'est quelque chose que tu as lancé facilement, entre guillemets, et que c'est quelque chose que tu te bats, que tu as fait plein de rendez-vous, que tu as multiplié, tu vois, voilà. Des déceptions, on va dire, un petit peu. Puis tu t'es rebondie, puis enfin...
- Speaker #1
Je pense que tu as été... À choisir Nouméa, je l'ai montée toute seule. L'Australie, j'ai quand même un associé. Mais je dirais que le plus compliqué a été l'Australie. Alors oui, il y a forcément l'éloignement, la barrière de la langue, tout ça. Oui, c'est sûr que ça en fait partie. En choisissant l'Australie, il ne fallait pas se mentir.
- Speaker #0
On allait avoir ce souci-là. Mais Nouméa, ça a été beaucoup plus facile. Je n'ai jamais eu de souci.
- Speaker #1
Alors si, un petit peu de retard de travaux, la soirée d'inauguration tel jour, la veille, on a eu la dernière machine qui est arrivée par le... le transitaire, choses comme ça. Donc oui, forcément, il y a des moments où ça a été un petit peu compliqué.
- Speaker #0
Mais ça n'a rien à voir avec l'Australie.
- Speaker #1
L'Australie, il y a certains moments, et encore à l'heure actuelle, je dirais qu'il y a des choses qui ont été des échecs.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Pas des gros échecs, parce que pour l'instant, on s'en sort, la société est ouverte, le centre est ouvert, on a nos employés, nos clients. Mais tu vois, quand tu te dis, on va ouvrir à telle date, Et ne touche pas à telle date, parce que les machines, ce n'est pas de ton pouvoir. Quand tu dis les travaux non plus, tu l'as fait, mais ça a pris plus de temps que prévu. Quand tu te dis, au dernier moment, à 15 jours de l'ouverture, et si on changeait notre site internet pour vraiment le mettre à l'identité australienne ? Bon, on le change. Mais quand l'agence te dit, on va le faire en une semaine, au final, il y a plus de taf. Donc, on ne peut pas vous sortir votre site internet avant l'ouverture. On ne peut pas le sortir au moment de l'ouverture. Votre application, elle est là, mais vous n'avez pas communiqué dessus. Oui, parce que nous, pour nous, on avait un site Internet. Mais sans site Internet et la deuxième agence de communication avec laquelle on travaille, il y en a une qui nous fait vraiment tout ce qui est les organiques, les visuels et qui sort ça. Mais la deuxième, elle, elle nous fait toutes les ads. Mais sans site Internet, comment tu veux sortir des ads ? Et tant qu'on n'a pas un minimum d'un base de données, ils ne peuvent pas travailler dessus. Donc, en fait, on a dépensé énormément d'argent pour un retard qui nous a coûté quand même un mois et demi après l'ouverture. Donc là, on commence à se faire connaître, mais tu as aussi des vacances scolaires. Donc, ce n'est pas des échecs, mais ce n'est pas aussi facile qu'en Calédonie. En Calédonie, tu connais du monde. Le bouche à oreille, c'est facile. En Australie, ils sont quand même beaucoup plus nombreux. C'est leur changer leur train de vie parce qu'ils ont déjà leur habitude. Ils ont déjà tous leur salle de sport. Ils ont déjà tout qui est ancré. Va leur dire, rajoute ça à ton train de vie normal pour un complément. pour te développer tel et tel muscle, pour faire telle chose. Puis en général, les gens... Nous, notre plus gros souci, c'est de mettre les gens sur les machines. Une fois que les gens ont terminé leur séance, OK, ils ont vu, ils ont commencé à avoir les résultats, ils sont contents, ils ont vu qu'ils avaient beaucoup transpiré, ils ont vu qu'ils avaient beaucoup... Là, c'est d'abord mettre les gens dessus. Et c'est ça qui est compliqué. Donc, je ne dirais pas que tout a été un échec, parce que loin de là, pas du tout. Mais ça a été relativement dur. Ça a été beaucoup plus compliqué que pour ouvrir un OMEA.
- Speaker #0
Faire preuve de résilience.
- Speaker #1
Oui, et puis moi, c'est mon défaut. Alors, il y a procrastiner qui est un défaut des fois, mais c'est... T'as perfectionné. Oui, pardon, je me perfectionnais un peu trop souvent. Oui, oui, il faut changer de vocabulaire. Mais quand des fois je suis à bout et que je vois la fin du tunnel, la dernière porte, j'ai tellement donné que je me dis « Ok, là, je vais relâcher. » Alors que non, c'est là que tu dois mettre le dernier coup de collier, mais c'est souvent là. Donc j'ai eu... L'avantage de ne pas être toute seule pour l'Australie. Je pense que je n'aurais jamais réussi aussi bien si j'avais été toute seule. Mon associé, c'est une personne qui, des fois, je lui disais « Ok, là, c'est dur. » Mais je ne peux pas échouer. Parce que toi,
- Speaker #0
derrière, tu n'es plus toute seule.
- Speaker #1
Mais toi, tu es motivée, tu as un rythme de vie. Lui aussi, les papas, il a deux enfants, il a une femme, il a un autre travail aussi à côté. là énormément de choses que moi, ben voilà, oui, je suis entrepreneuse, oui, j'ai Nouméa, mais Nouméa roulait un petit peu, donc je pouvais pas me permettre de dire « Mais toi, t'as toute cette vie-là et t'es jamais fatiguée, donc moi, j'ai pas le droit d'être fatiguée. » Et je pense que c'est ce qui m'a aussi motivée. C'est me dire que je suis pas toute seule et qu'en plus, lui, il a quand même un peu plus de choses à faire et qu'il tient. Je me dis « Ben si lui tient, moi aussi, je vais tenir. » Et si je suis un peu fatiguée, ben non, je vais faire comme lui, je vais tenir aussi.
- Speaker #0
Donc ça automotive, je dirais. C'est vrai que là, au moins, tu as pu voir la différence d'avoir un associé, d'être soutenu dans un projet, même si à Nouméa, du coup, tout roule. Et c'est vrai que là, ça peut être quand même moteur, surtout dans un secteur que tu es en train de découvrir en Australie. Oui,
- Speaker #1
l'avantage, c'est qu'en fait, on est vraiment complémentaires. Lui, il est vraiment toute la partie finance, analytique, tout ça. Et moi, je vais vraiment avoir la partie marketing, communication, les machines, les fournisseurs, tout ça. Chose qu'il n'a pas et chose que je n'ai pas qu'il a. Donc en fait, on est vraiment complémentaires. On s'apprend des choses et on développe des nouvelles compétences chacun en s'aidant. et en s'apportant ce qu'on peut. Donc je pense que c'est ça qui m'a le plus motivée, pas que le passeport et que les contacts qu'il avait en Australie, c'est ça aussi qui m'a motivée. Après, je ne vais pas mentir, une association, j'ai eu des amis dans mon entourage qui ont fait l'échec de s'associer, qui ont appris, qui ont eu des situations très très dures et qui ont perdu beaucoup en s'associant. Donc ça n'a jamais été vraiment facile. J'ai de la chance d'avoir confiance en mon associé. en croyant en lui comme j'espère qu'il croit en moi, qu'on ne fera pas de choses à l'encontre de l'autre. Mais ce n'est pas évident. Moi, si j'ai envie de décider de sortir une offre, je la sors quand je veux. Si j'ai envie de sortir une telle chose, je la sors. Là, forcément, ça te dérange. Si je ne fais pas venir, ou si je fais ça comme ça, tu demandes. Des fois, il va te dire, mais Eva, c'est ton domaine, je m'en fiche. Il a raison. Mais tu ne te sens pas légitime de prendre la décision, même si c'est ton secteur. Et que lui, il pourrait te dire... Je t'en ai pas parlé de ça, mais j'ai fait ci comme ça dans la partie finance que toi tu n'as pas. Mais tu te sens obligée. Souvent, lui comme moi, on se dit, et ça t'en penses quoi si on le faisait comme ça ? Mais comme il me dit, vas-y, ça te garde la main dessus. Bah ouais, mais tu te sens pas légitime de garder la main. Quand t'es quasiment à 50-50, tu peux pas prendre des décisions aussi importantes. Parce que dans ces cas-là, c'est que t'as pas confiance en la personne et que tu te sens supérieure.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. c'est bien je pense qu'il faut garder de toute façon cette partie communication quoi qu'il arrive même si des fois voilà tu sais pas dans le bout il vaut mieux le faire quand même parce qu'au moins t'es sûre qu'il n'y a pas de soucis tu vois et puis c'est une personne qui est quand même plus âgée que moi il a quand même un peu plus d'une dizaine d'années d'écart que moi donc il est quand même plus mature sans
- Speaker #1
dire que je suis immature loin de là mais je pense que c'est une personne qui a déjà souvent travaillé avec du monde, qui a déjà fait énormément de management et qui est à côté très diplomate et qui va parler Merci. tellement calmement et t'es là, mais non, mais comment tu fais ? Et qui permet de résoudre des problèmes qui sont futiles et que toi, t'aurais pu imaginer partir un peu plus loin et qui, lui, va poser les choses calmement et se dire, ok, tu penses quoi de ça ? Et si on le faisait comme ça ? Bah non, moi, je le pense pas comme ça. Ok, bon, bah, t'as donné ton point de vue, j'ai donné le mien, maintenant, on va trouver une solution ensemble.
- Speaker #0
Et ça, je trouve ça génial, je trouve que c'est tellement... Bah, c'est formateur aussi, ça. Ah, complètement. Je sais pas, et puis, mine de rien, l'expérience, t'sais, y a beaucoup de... Je suis d'accord avec ça sur le fait que, de toute façon, quand tu deviens entrepreneur, tu te lances. Si tu n'as pas forcément d'expérience dans l'entreprenariat, tu apprendras, tu vois.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
tu peux apprendre sur le tas. Mais d'être entourée de quelqu'un qui a vraiment de l'expérience, quand même de terrain, c'est vraiment pas négligeable pour t'aider à éviter de commettre des erreurs.
- Speaker #1
Voilà. Alors, terrain, oui, mais parce qu'il a toujours été salarié. C'est sa première société.
- Speaker #0
Ah, c'est sa première société. C'est sa première société. OK. D'accord.
- Speaker #1
Ouais. Il a toujours été salarié, c'est sa première société,
- Speaker #0
donc on s'auto-apporte des choses. C'est ce que j'allais dire. C'est bien, vous êtes complémentaire. Exactement. Et au niveau du visa, du coup, comment ça a fonctionné un petit peu ? Je pense que ça va intéresser les personnes qui nous écoutent.
- Speaker #1
Alors, je suis partie dans un premier temps et je suis toujours en working holiday visa.
- Speaker #0
D'accord. Ça fait deux...
- Speaker #1
Il prend fin en avril.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'ai toujours dit, parce que de un, je n'ai pas envie, et de deux, je ne peux pas partir trois mois. sans pouvoir gérer nos ménages à l'île Australie en bossant 12 heures par jour dans une ferme. J'ai toujours dit que je n'allais pas pouvoir continuer, enfin, renouveler mon Working Holiday Visa parce que je n'avais pas envie de faire aller à la ferme.
- Speaker #0
Je pense que, tu sais, c'est une expérience à part entière, mais il faut le faire. Mais quand tu as, mine de rien, nous, même si on travaille des fois 12 heures par jour, on a quand même notre confort.
- Speaker #1
Après, moi, la chance que j'ai, c'est que je suis dans le Western Australia. c'est que du coup, tu as plein d'endroits de codes postaux qui sont référencés pour les 4,8 jours.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Par exemple, tu as une petite île qui est l'île où tout le monde va à Perth. C'est une magnifique île qui est assez grande, où tu as des hôtels, des restaurants, tout ça, qui s'appelle Rottnest Island. Et tu vas là-dessus, juste pour faire du service, c'est comptabilisé dans tes jours de ferme.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai une amie qui est à Perth et qui a juste une heure. qui travaille dans des centres équestres et c'est comptabilisé parce que c'est le code postal qui valide ça. Donc tu as quand même plus de facilité en fonction du pays. Oui, c'est sûr que tu ne peux pas aller à la Gold Coast et travailler dans le resto du coin à la plage où tu vas valider les 88 jours. Mais tu as quand même plein d'endroits si tu t'éloignes un petit peu où tu peux valider tes 88 jours facilement, que ce soit dans la restauration ou dans n'importe quel endroit où tu as le code postal qui t'aide à le faire.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, j'ai contacté énormément J'ai eu quatre rendez-vous avec des agences d'immigration.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Un conseil, contactez-en beaucoup, parce qu'ils ont tous un avis complètement différent. Le premier que j'ai contacté, c'était il y a un an, au moment où j'ai validé mon working visa. Donc, il y a un peu plus d'un an même. Il m'avait dit, il n'y a aucun souci, ça va le faire, ça va te coûter tant. Donc, beaucoup, j'étais là, d'accord, pas de souci. Mais tu peux te faire sponsoriser par ta société, easy, tout va bien se passer, t'auras ton visa 482 facilement. Donc tu payes pour avoir ce premier call, après tu dis que t'es en Working Holiday Visa, que ça prend un peu plus de temps pour l'ouverture, et tu dis pas de soucis, on attend, tant que tu fais la demande pendant ton Working Holiday Visa, il y a le temps, donc tu laisses passer parce que c'était il y a un an le premier call.
- Speaker #0
Entre temps,
- Speaker #1
je le sentais pas trop. Entre temps, j'ai eu deux autres agences d'immigration au téléphone. J'en ai eu un, c'est un avocat de Sydney qui m'a dit pas du tout, c'est pas possible ce que vous voulez faire. Ça va être impossible, ils sont tellement durs dans l'immigration que vous vous autosponsorisez. Je dis pas non, j'ai un associé qui est australien, ça va être lui qui va faire la nomination. Ah non, vous pouvez pas le faire comme ça, c'est impossible, ça passera jamais.
- Speaker #0
Ok, j'ai une agence qui me dit oui, lui qui me dit non.
- Speaker #1
Deuxième agence, ah mais oui, ça va être hyper facile. On va pouvoir le faire, il n'y a aucun souci. On va faire le 482, le Skills in Demand, parce que tu as vraiment ta formation en marketing et communication. donc ça sera le poste que tu peux avoir ou why not CEO, des choses comme ça et tout, elle m'a appelée ça s'est super bien passé, elle a repris contact parce que j'avais repris contact avec elle après les fêtes Et entre-temps, en Australie, j'ai eu une cliente française en plus de ça. On a quelques clients français qui ne savaient même pas que Bifit était détenu par des Français. On s'entend bien, je lui demande ce qu'elle fait dans la vie. Elle me dit, moi je travaille dans les studios Anvisa. Je dis, ok, dommage que tu ne travailles pas dans les sponsorships parce que moi, c'est mon souci. Elle m'a mis en contact avec une personne avec qui ça s'est... Très, très bien passé. On a passé quasiment une heure au téléphone, juste pour... Parce que c'est une personne qui ne fait même pas de publicité sur son agence parce qu'elle a suffisamment de clients et qu'elle veut s'occuper uniquement du sponsor. Elle ne veut plus faire n'importe quel visa, elle ne fait que le sponsor. Donc, elle réussit tous ses dossiers. Et en plus de ça, elle se challenge à prendre des dossiers compliqués.
- Speaker #0
Parce qu'elle se dit,
- Speaker #1
ça va le faire. Donc, elle m'a appelée juste pour voir. Et elle m'a dit, mais Eva, tu es... On est sur la même longueur d'onde. On s'est même dit, on va aller boire un café pour se découvrir elle. Même si je ne travaille pas avec elle pour mon visa. Et là, ça a été à ce moment-là que j'ai compris que j'avais trois options. Donc, j'ai une option, c'est que ma société fasse un million de chiffres d'affaires.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
De dollars pour sponsoriser quelqu'un. Alors, sans compter qu'il faut qu'elle fasse la demande pour un sponsorship, qu'elle fasse les dossiers, tout ça et tout. Il faut que la société ait 12 mois d'exercice et qu'elle fasse 1 million de chiffre d'affaires, de dollars. Sinon, tu ne peux pas sponsoriser qu'un tour.
- Speaker #0
En francs pacifiques, ça fait à peu près...
- Speaker #1
72 millions de dollars. On est à 70 millions en chiffre d'affaires. Après, deuxième option qu'une des agences d'immigration m'a parlé, c'est de trouver une société qui accepte de te sponsoriser en disant, je sponsor. Eva ? qu'à condition qu'elle obtienne son visa. Donc, en attendant, tu passes un bridging visa qui te permet de travailler, parce que tu étais sur un visa, un working holiday visa ou un visa tourist, donc qui te bifurque en bridging visa pendant... Ça peut prendre un an et demi, deux ans, mais tu as le droit de travailler pendant ce laps de temps. Et une fois que tu obtiens ton visa, parce que là, c'est un nouveau visa, on n'était plus dans le 482 dont on m'a parlé, c'était le 185 DE qui est un visa. permanent, où tu n'es pas obligé d'avoir 4 ans avant de faire la demande de la PR, qui est la résidence permanente, tu peux le faire au bout de la fin de ton bridging visa. Et en disant que si tu signes ton contrat de l'obtention de ton visa, tu peux faire cette demande. Mais compliqué, je n'ai pas de contact vraiment en Australie. Comment tu veux trouver une société en disant « Bonjour, je m'appelle Eva, est-ce que tu veux bien me sponsoriser ? » C'est très compliqué. Mais elle me disait que ce n'est pas si compliqué que ça. Donc, il faut juste avoir des moyens. Enfin, des moyens. Des connaissances, avoir vraiment des contacts qui peuvent peut-être t'aider. Et après, troisième option que je ne savais pas du tout, parce que forcément, j'ai des employés en Australie. Et un jour, j'ai eu cette conversation avec cette personne-là de l'agence d'immigration. Et mon employé me dit, mais alors, tu reviens quand, Eva ? C'est quand que tu reviens en Australie ? Je dis, pour l'instant, je ne sais pas. On va voir comment la société se développe. Et en plus de ça, on va surtout voir en fonction de mon visa. Et je lui raconte ce qu'elle me dit. Elle me dit, ok. Le soir, elle rentre chez elle et elle m'envoie un message. Elle me dit, mais trop drôle. J'en parle avec mon mari et il m'a dit, mais tu viens de décrire mon boulot. Elle lui dit, comment ça ? Et en fait, lui travaille dans une société parce qu'elle, elle est australienne, mais elle a habité huit ans au Canada et lui est un Anglais. Ils se sont rencontrés au Canada et mariés au Canada. Ils sont revenus en Australie. Lui, il est sous son visa à elle parce qu'elle est australienne. Mais sa société a un pôle spécialisé pour sponsoriser des gens. Donc, en fait, si demain, parce que les deux premières options ne sont pas viables, eh bien, on a la possibilité, tu as plusieurs sociétés mondiales, qui ne sont pas qu'en Australie, parce qu'ils ont besoin d'aider à l'international. Tu as cette société-là, comme j'en ai trois, quatre en contact, en non, je ne les ai pas contactées encore, qui, elles, si tu as une société, moi, j'ai ma société, peuvent travailler avec ta société pour se dire, OK, nous, on va aider BeFit Australie à sponsoriser Eva. parce qu'elle n'est pas australienne.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, en fait, ces étés-là, tu les payes pour qu'elles travaillent avec toi. Et que tu les payes pour qu'ils te sponsorent. Parce qu'eux, ils ont la partie avocat, la partie visa, ils ont tout dans leur société.
- Speaker #0
Et combien ça te coûte ça du coup ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas contacté toutes les sociétés que je connais, mais la seule que j'ai entendue, sans que la personne s'assoie réellement à son domaine et qu'il n'ait pas les prix fixes, m'a dit que c'était environ 16 000 dollars.
- Speaker #0
Par an ?
- Speaker #1
Non, pour la totalité de ton visa. Ça te coûte 16 000 dollars ? 16 000 dollars.
- Speaker #0
Mais du coup, après, tu n'embauches pas des gens avec toi ? Non, tu payes ces 16 000 dollars.
- Speaker #1
Tu payes mensuellement ces 16 000 dollars.
- Speaker #0
Ah, mensuellement ces 16 000 dollars. Voilà. Mais après,
- Speaker #1
il faut que la personne ait certaines compétences. Il te faut minimum un bac plus 3 ou 5 ans d'expérience, ou alors un bac plus 5, mais avec 2 ans d'expérience, dans le domaine dans lequel tu veux. Il faut que tu aies les compétences. À un moment, la personne de l'immigration avec laquelle je parlais, elle m'a dit, mais moi, je ne peux même pas te sponsoriser parce que... Je ne fais pas de marketing et com. Et moi, c'est la seule compétence, entre guillemets, que je peux apporter via mon expérience et mon CV. Elle me disait, à moins que tu fasses des visas, je ne peux pas t'aider. Et c'est exactement ce que la personne m'a dit de la société. Il faut que... Déjà, il faut avoir un diplôme d'anglais. Il faut passer un test d'anglais.
- Speaker #0
Le skills aussi. Voilà. Exactement. Si tu n'as pas les skills, de toute façon, tu ne peux pas l'être. Tu dois être référencée dans une grille. d'emplois auxquels tu peux correspondre.
- Speaker #1
Nous, à l'heure actuelle, CEO, ce n'est pas possible parce qu'il faut que tu aies au minimum 10 employés, que tu fasses un chiffre d'affaires assez conséquent. Donc, ça serait directrice ou manager marketing et communication. Et je serais normalement... Après, je te dis ça, il me manque des réponses encore parce que tant que je ne vais pas au bout des choses, je ne peux pas te confirmer que c'est ça. Mais c'est ce qu'on m'a dit. Tu payes une société qui peut te sponsoriser parce que tu as une société. La société, elle ne va pas te sponsoriser, toi, Eva, parce que tu veux aller en Australie. Non, c'est parce que tu as une société qui va lui permettre de sponsoriser ta société, toi, via ta société.
- Speaker #0
Et puis, je pense qu'ils doivent peut-être regarder le profil de la société. Tu vois, toi, comme tu es quand même dans un domaine qui est assez innovant aussi. Oui, oui, oui. Je trouve que, tu vois, ta société, je trouve qu'elle colle bien avec un peu l'Australie aussi. Oui,
- Speaker #1
c'est la traîne du moment.
- Speaker #0
Oui. Ils sont quand même vachement dans le sport, mais ils sont vachement aussi sur eux, sur la qualité de leur peau. Ah non, mais complètement.
- Speaker #1
Quand je suis partie en avril-mai de 2025, je me suis arrêtée à Brisbane pendant trois jours. Et à un moment, je marchais, je suis allée bruncher un matin toute seule. Et là, je regarde tout le monde autour de moi, je voyais même les ados en tenue de sport avec les petits abdos dessinés qu'elles avaient 15 ans ou les autres, tous comme ça. À 6h du matin, sur la promenade, tu voyais tout le monde marcher, tout le monde courir. etc. Ah oui, mais il y a dix ans, quand moi je venais en Australie, c'était pas du tout le même truc. Les gens, ils étaient pas sportifs, ils étaient pas aussi... Ils étaient plus...
- Speaker #0
plus flemmards.
- Speaker #1
Je dis pas que tout le monde est sportif, tout le monde est fit, tout le monde a les abdos dessinés, loin de là. Mais moi, je me sentais décalée en mode... Ah ouais, ils sont quand même...
- Speaker #0
C'est ça que j'ai bien aimé, là, de partir en Australie puis de développer un peu mes projets là-bas. C'est que c'est hyper moteur. Le matin, tu te lèves, tu vois des centaines de personnes en bas. passer sur la promenade en train de courir qui dit, moi j'avais pas couru depuis deux semaines, je vais peut-être mettre mes baskets et aller, tu vois. Donc c'est hyper moteur, tu vois.
- Speaker #1
Complètement,
- Speaker #0
ça je suis tout à fait d'accord. Et moi je vois étant dans ce domaine-là déjà,
- Speaker #1
mais l'avantage c'est qu'à Perth on a des plages comme toi tu étais à Brisbane, on a vraiment des plages tout partout. Moi je suis pas à Brisbane,
- Speaker #0
je suis à Burnley. Oui, pardon. Mais t'as les plages quand même. Mais oui, j'ai les plages.
- Speaker #1
Et bien nous, Au bord des plages, quand tu as des petites promenades, des scarboroughs, même des lacs ou des choses comme ça, tu as tout le monde qui court. Tout le monde est en train de marcher ou courir. Alors, je ne sais pas s'ils ont la traîne comme tout le monde, il ne faut les 10 000 pas par jour, mais en tout cas, ils sont tous en train de marcher.
- Speaker #0
Et tu vois, en fait, ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que comme en plus, moi, j'étais en Australie pour développer un projet, donc j'avais quand même beaucoup de pression. Enfin, tu vois... Oui, tu n'étais pas en vacances. Non, je n'étais pas en vacances. Et du coup, tu vois, quand la pression était trop grande, j'allais courir et le soir, j'allais marcher. Mais tu sais, de prendre l'air, et de souffler, en fait. De souffler, de réfléchir, mais posément. Ce n'est pas comme quand tu te couches dans ton lit et que tu es en charge mentale x10 dans ta tête. Là, tu regardes la nature. Ah oui, c'est vrai, ça pourrait être pas mal. Et puis,
- Speaker #1
tu arrives même à ne pas avoir d'écouteurs. Alors qu'ici, quand je courais, j'étais là, une fois mes écouteurs, je ne peux pas courir sans. En Australie, je trouvais que je courais mieux sans mes écouteurs. En tout cas, je cours mieux sans écouteurs en règle générale parce que je... Je cours avec des copines et je parle. Mais quand je suis toute seule,
- Speaker #0
il n'avait jamais été question de ne pas avoir d'écouteurs. Là-bas, aucun souci.
- Speaker #1
Et puis, tu ne te sens pas jugée. Tu te sens que tu peux le faire. Et tu sais, on m'a toujours dit... Si t'es fatigué, faut faire ça. Si t'es anxieux, faut que t'ailles marcher. Si tu stresses, faut aller courir. Si tu fais ça, faut faire de la méditation. Et en fait, c'est vrai, rien que d'aller marcher, moi je l'avais jamais ressenti ici, de marcher pour vraiment te concentrer sur toi. Je vais marcher pour me dire, bon ben j'ai pas fait de sport aujourd'hui, allez vas-y, je vais marcher un petit peu. Mais là, c'était vraiment juste pour le bien-être de toi et te dire, ok, là j'ai fait ma journée, je lâche prise maintenant.
- Speaker #0
Puis je sais pas si tu ressens ça, mais tu vois, quand tu vas marcher ici, Tu dis, je vais aller à Lanzvata, je vais croiser...
- Speaker #1
Tout le monde.
- Speaker #0
Tout le monde. Je vais aller courir, je vais croiser encore tout le monde sur la promenade. Et en fait, peu importe où tu vas, là, c'est le dernier endroit où on va beaucoup. Et du coup, on ne croise quasiment personne. C'est à la rivière de Dembéa. Donc, c'est loin quand même. Mais franchement, ils ont tout refait.
- Speaker #1
C'est hyper safe.
- Speaker #0
Alors, ils ont tout refait. C'est safe. Si tu vas jusqu'à la cascade, jusqu'au barrage, tu as 15 kilomètres.
- Speaker #1
Ok, pas rien.
- Speaker #0
Tu peux faire un bon run avec des bonnes côtes, etc. Moi, généralement, j'y vais, je fais 5 kilomètres. Après, on va se baigner. Mais il n'y a personne la semaine. Du coup, tu n'as pas ce moment où tu dis « Je vais aller à la promenade, je vais croiser plein de monde. » Tu as vraiment ce sentiment de solitude, un peu comme tu as en Australie, même s'il y a beaucoup de gens autour de toi. En fait, les gens, ils n'en ont rien à faire de toi. Tu peux même aller marcher toute nuit. Ils sont toutes...
- Speaker #1
Tu n'es pas autorisée. Mais oui, tu ne te sens pas jugée.
- Speaker #0
Tu ne te sens pas jugée.
- Speaker #1
Sans dire qu'ici, on se sent constamment jugée. Mais tu vois, en Australie, je suis partie manger au resto toute seule, que ce soit le midi, le matin ou le soir. Je ne me suis pas sentie mal. Et pas en mode, le temps passe lentement, j'attends mon plat. Par exemple, hier, je suis allée faire des courses pour Bifid parce que je viens de rentrer. J'avais faim.
- Speaker #0
Il était déjà presque 14h. Fallait que je mange. Et je sais qu'à côté,
- Speaker #1
il y avait une petite boulangerie où il y avait des tables. J'aurais pu me dire, je prends mon sandwich et je le mange sur place. Parce qu'en Australie, je l'aurais fait. Parce que là, j'ai dû partir, rentrer dans ma voiture, partir, déposer les courses et après rentrer chez moi. Et là, j'ai mangé seulement. Donc, j'ai encore plus attendu pour manger. Mais je me suis dit, non. Je pense que j'en suis pas encore capable. C'est pas une question de manque de confiance ou pas, c'est juste que... Pourquoi elle mange toute seule ? En Australie, ils s'en fichent complètement que tu sois toute seule. Et tu te sens pas mal. Mais pas qu'en Australie, partout. Et je pense que les personnes en Australie doivent se dire pareil. Ils ont pas forcément... Je suis pas sûre qu'ils doivent se dire on sera pas jugés, parce qu'eux se connaissent. Nous, c'est juste qu'on les connaît pas. Moi, ça m'est déjà arrivé à Paris d'aller manger toute seule, ça me dérangeait pas. Je sais que je ne recroiserais pas les gens, même s'ils parlent français.
- Speaker #0
Je trouve que la barrière de la langue, en plus, donne une dimension de bulle. Je ne sais pas si toi, tu as vu ça. Moi, mon frère vit en Australie. Et du coup, nous, on parle français entre nous, on rigole entre nous. Et quand tu croises des Français et que tu n'es pas prêt, on va dire, tu as l'impression qu'ils viennent briser ton intimité. Tu es en train de parler tranquille, mais là, ils comprennent ce que tu dis.
- Speaker #1
Oui, parce que tu penses qu'ils comprennent. Non, ils comprennent. Il y en a beaucoup.
- Speaker #0
Et du coup, tu dis... Ah non, mais là, il est rentré dans ma bulle d'intimité. En fait, là, je n'étais pas prête. Je n'étais pas prête. Mais oui, je trouve que c'est vrai. Tu as des habitudes que tu vas prendre naturellement en Australie. Tu vois, regarde là ce que je te disais tout à l'heure. Moi, en Australie, je postais énormément sur les réseaux parce que je me sentais hyper libre. Et j'avais vraiment cette sensation de liberté, de tout était possible en moi.
- Speaker #1
Et tu penses que tu ne vas pas être vue ? alors que même si nos algorithmes nous disent clairement que ça en devait gagner, on est vus on a un peu d'australie mais pas tant que ça mais oui tu penses vraiment que tu peux le faire et ça c'est je pense que ça te développe une confiance en toi et te dire vas-y tente parce qu'au pire qui va te juger personne même si en plus c'est que là qu'il te voit les gens se disent bon bah cool elle fait sa vie et puis on s'arrête là et c'est très bien Mais là, tu vois, je suis rentrée, j'ai, comme toi, un peu moins envie de poster. Parce que forcément,
- Speaker #0
en Australie,
- Speaker #1
j'étais toute seule et j'étais dans des environnements qui étaient complètement différents. Là, j'ai repris ma routine, j'ai repris mes amis, qui peut-être, mes amis, n'ont pas forcément envie d'être sur TikTok. Et puis, tu n'as pas envie de faire la roue. Je peux filmer ça, je peux filmer ça. Alors qu'en Australie, souvent, tu te fumes toute seule. Donc, deux, ça n'a pas besoin de validation.
- Speaker #0
Tu vois, c'est le fait que tu es toute seule, tu fais ton truc. En fait, les gens, ils s'en fichent. Alors qu'ici... Tout de suite, on va te voir que tu es en train de filmer. On va te voir en train de te prendre en photo. Alors que déjà, moi, je n'ai jamais été à l'aise avec ça. J'ai commencé à communiquer sur mon image, mais parce que je me suis forcée un petit peu.
- Speaker #1
Il faut sortir de sa zone à la fois.
- Speaker #0
Ce n'est pas très bien de commencer comme ça. De toute façon, généralement, je le déconseille à mes clients. Mais c'est clair, moi, je n'avais pas le choix. Il fallait que je communique avec mon image pour donner une autre dimension à ma société. Donc, ça m'a... coûter, mais au fur et à mesure, j'arrive à le faire et je me détends de plus en plus, on va dire. Mais quand tu vois que tu as 50 nanas qui se prennent en photo... Du coup, tu te dis, ça va, je peux me prendre en photo. Oui. Ça décomplexe, on va dire.
- Speaker #1
En fait, non. Moi, je n'ai pas vu beaucoup de personnes se filmer en Australie. Je dirais que quand je me filmais et que je me sentais un peu regardée, je ne me suis pas dit, non, ils font tous pareil. Je me suis surtout dit, je ne les reverrai pas. Tu vois, ici, le peu de vidéos que je fais, je ne vais pas les faire dans la rue.
- Speaker #0
Je ne dis pas qu'en Australie, je les faisais dans la rue, mais je me filmais des fois en faisant des courses ou des choses comme ça. Ici, je ne me vois pas à géant sortir ma petite caméra.
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui, dans mon panier, j'ai ça. Non, pas du tout. Je ne le dis déjà pas en Australie, mais tu te sens… Je pense qu'on n'a pas le bon terme. Je ne dirais pas que c'est jugé. Non, ce n'est pas jugé. C'est que tu te sens libre. Oui.
- Speaker #0
Tu sais, je pense que pour résumer ce sentiment, c'est que tu te sens libre et que tu sens que tout est possible, en fait. Parce que, mine de rien, là-bas, quand tu veux travailler, tu as du résultat. Tu peux développer des choses à partir du moment où tu travailles. En Calédonie, c'était vraiment le cas avant les émeutes, que si tu voulais te lever, et je pense que c'est encore un peu le cas, mais moins maintenant avec la situation économique, c'est que le matin, tu te lèves, tu vas travailler à fond 12 heures par jour pendant 3 mois. À un moment donné, tu vas récolter du résultat. Avec les émeutes, maintenant, ce n'est plus le cas. Tu dois travailler plus de 3 mois, mais 6 mois, et plus de 12 heures par jour, mais 15 heures par mois. C'est sûr. Pour avoir une rentabilité. Tu vois ? Alors que là, en Australie, tu vois clairement que c'est un... J'allais dire un magasin. Tu vois que c'est un pays qui va bien quand même économiquement.
- Speaker #1
Ah oui, ça complètement.
- Speaker #0
Et ça change tout.
- Speaker #1
C'est pas que la Nouvelle-Calédonie, c'est partout que, économiquement, c'est compliqué. Donc, on a cette chance de l'Australie à côté, qui, lui, s'est bloquée et est encore là, et encore prête à s'ouvrir et à développer et à grandir. Mais tu vois, ça rejoint, là, quand tu disais ça... Quand tu dois bosser 15 heures par jour pour récolter à peine, c'est un peu les gens qui pensent qu'on travaille pour nous. Donc oui, c'est sûr, des fois, on ne va pas au travail, on peut se permettre d'aller une matinée à la plage, en pleine semaine. Donc ouais, c'est cool. Mais les gens ne se rendent pas compte de tout ce qu'on doit faire. Parce qu'on dit, ouais, mais bon, de toute façon, elle a quitté son salariat, parce qu'elle ne voulait pas du 8h, 17h. Oui, parce que oui, faire du 8h, 17h, ce n'est pas ce qui te rendra riche. Ça, on va assez sûr. À moins que tu aies des compétences de malade et que tu travailles dans un groupe de malades où tu peux te dire, OK, la personne, elle bosse parce qu'elle a ce poste-là, elle gagnera bien sa vie. Mais tu seras toujours contraint d'avoir que 5 semaines de vacances, même si tu gagnes bien ta vie. Dans ces cas-là, tu prends du sans-sol. Mais nous, ils ne se rendent pas compte, les gens, qu'en fait, on se dit, OK, je vais travailler pour moi pour arrêter de faire du 8h-17h, mais en fait, on fait plus que du 8h-17h pour même pas gagner et avoir la sérénité Ok. que ça n'a pas marché. Mais déjà,
- Speaker #0
rien de ça. C'était quand, Eva, toi, ton dernier week-end, si tu enlèves les trois jours que tu t'es pris ?
- Speaker #1
J'avais mon téléphone quand même.
- Speaker #0
Mais tu vois, c'est quand ton dernier week-end, de vendredi à lundi matin, tu n'as pas ouvert ton ordinateur, ni regardé ton téléphone ? Ce n'est pas possible,
- Speaker #1
ça n'arrivera jamais. C'est impossible. J'ai mon associé qui est parti cinq semaines en vacances, et pour le travail. Il n'était pas physiquement avec nous pendant cinq semaines. Quand il est parti, je lui ai dit, par contre, là, maintenant, on change un peu le salarié, même s'il a toujours travaillé. C'est quelqu'un qui ne lui est jamais arrivé, en tant que salarié, de ne pas ouvrir son ordinateur. Mais je lui ai dit, là, honnêtement, pendant le moment où tu ne seras pas là... Il n'y a pas de vacances. Tu ne peux pas ne pas avoir ton téléphone. Je dis oui, mais là, c'est une...
- Speaker #0
...dans le podcast. Je suis vraiment désolée. Je n'avais plus de batterie dans l'appareil photo. Donc, j'ai dû tourner avec mon téléphone. Et je pense que j'ai dû mal brancher les micros. Ce qui fait qu'on a une défaillance de son. Et sur... les 45 prochaines minutes de podcast. Je suis vraiment désolée pour la qualité du son. Surtout que l'échange est très intéressant. Il y a beaucoup de mindset dedans. J'espère que vous m'en tiendrez par rigueur. Je vais redoubler de vigilance pour les prochains podcasts. Encore désolée et bonne écoute.
- Speaker #1
On a fait des vacances et c'est ça que je me retrouve avec des personnes que je connais qui pensent que notre vie, elle est cool. Parce que Merci. Oui, ça va, tu gères tes visuels Facebook, c'est facile. Oui, t'as un contact, tu fais ça, c'est facile. Oui, le savoir de travailler pendant une journée, tu l'aimes. Oui, mais en attendant, si je prends mon ordinateur de la journée, t'inquiète pas, je le sors,
- Speaker #0
je l'ouvre. C'est ça, c'est que tu te dis, tout le travail que tu n'as pas effectué à l'instant T, c'est un travail que tu vas être obligée de faire plus tard.
- Speaker #1
Et puis même si c'est pas devoir l'effectuer plus tard, on se dit, on quitte un poste de 8h, 7h avec un salaire fixe. pour faire du 6h-20h, ou voire plus, ou moins, mais pour avoir aucune certitude que tu auras ton salaire à la fin du mois. Et je pense que c'est ça le pire. Quand des fois, tu vois, le mois de janvier, j'en ai parlé au début du mois, c'est un mois de janvier catastrophique. Pour le Nomea, je ne parle pas de l'automobile, je parle vraiment du Nomea, je l'ai ressenti dans les chiffres. J'ai une perte de chiffre d'affaires qui est colossale. Si je me demande si cette année, elle va durer comme ça, on ne va jamais s'en sortir. Et je me dis... Bah ouais mais en attendant, même si ils ont pas envie de travailler l'après-midi, tu peux faire 100 ans avec ton argent dans l'ordinateur et rattraper l'argent dans ton carton. T'es obligé de finir ton billet, mais t'auras ton salaire à la fin du mois. Pendant les émeutes, vous vous paniquez parce que vous avez perdu le manger. Oui, c'est chiant. Tu travailles pour un minimum des vacances. En attendant, ton salaire est tombé. Le salaire est tombé. Pas mon pote noir.
- Speaker #0
Pas de pisé sur le bouchard. Il y a pas d'argent qui est rentré alors que t'estimes ta journée, entre guillemets. Mais bien sûr. Mais tu t'embêtes à travailler deux fois plus.
- Speaker #1
qu'en 39 heures de semaine pour gagner moins. Alors, si tu réussis, ce qu'on te souhaite, tu réussis plus qu'un salaire, parce qu'on te dit qu'en tant qu'entrepreneur, tu peux gagner quand même beaucoup plus, ce qui est vrai parce que tu travailles pour toi, mais en tant que salarié, tu as la sécurité aussi. Là, nous,
- Speaker #0
on n'a aucune sécurité. Tu peux te dire, oui, c'est cool, si je dois travailler ce matin, je ne ferai pas,
- Speaker #1
mais t'inquiète, je le rattrape. Ce n'est pas que parce qu'on part en vacances. Et nos sociétés, si elles en sont là aujourd'hui, c'est parce qu'on s'est bougé des fesses. Moi, Bifid, j'ai pris ma première employée sur Numéa parce qu'il y avait l'Australie. S'il n'y avait pas une Australie, moi, j'y étais tous les jours. J'étais six jours sur sept. À un moment, je me suis dit, non, je ne suis pas en burn-out, je ne viens pas, mais j'ai eu un Covid long. Je ne comprenais pas que c'était un Covid long. Et je suis malade tout le temps. Je ne me disais pas du tout. Je suis fermée et je disais, je suis désolée, mais je ne peux pas tenir. Je me suis dit, peut-être que c'est la retournée. J'étais tellement stressée avec l'ouverture. Le lancement de tout, peut-être que maintenant, ce qu'on croit, quitte tout ça. Alors, chance pour moi, c'est un bolide. Donc, maintenant, on va pas en voir une suite au bal. On va arrêter. Mais des fois, c'est à l'air de se dire... Oui, complètement. Donc, après, j'ai commencé à reprendre sur moi. Donc, il y a des fois, j'envoie des fois des réels à des copines qui sont en surprenance et qui sont maman. Je leur envoie et je dis... Et c'est des petites vidéos qui disent... Alors, il faut que tu fasses du sport. Parce qu'il faut que tu sois bien dans ta peau. Il faut que tu manges bien,
- Speaker #0
mais il faut faire à manger pour bien manger, parce que par exemple, il faut que tu travailles 8-10 heures par jour, il faut que tu t'occupes de tes enfants, il faut que tu les blagues une fois. Faut être une bonne maman, faut être une bonne maman, c'est tout. Tu sais t'occuper de tes enfants et être une bonne maman, c'est deux choses, tu vois. Avec la mère, différemment, clairement.
- Speaker #1
Mais t'es pas une bonne maman ou t'es pas une mauvaise maman parce que des fois t'as envie de les mettre devant un télé parce que t'en peux plus. Et encore, je parle juste de... qu'on voit en réveil général. Mais voilà. Et donc, c'est ça, en fait. Les gens, ils pensent qu'on a la vie hyper fausse. Ils pensent que c'est si médic, on a envie d'aller manger et pas de se prendre qu'une heure et qu'on a envie de se prendre une heure et demie, deux heures. On peut. Non, maintenant, on a une charge. Je pense que c'est la charge la plus compliquée. C'est ça, moi, qui m'a empêchée de dormir. Cette charge de me dire... Des fois, je me dis... Mais est-ce que tu vas réussir ? Est-ce que t'es sûre de ce que t'es en train de faire ?
- Speaker #0
C'est sûr. C'est sûr parce qu'à partir du moment,
- Speaker #1
on s'y croit.
- Speaker #0
Voilà. Parce que tu vois, regarde, des verbes, tu peux mettre en question comme ça, et tu es obligé que tu vas réussir. Parce que tous les jours, tu te lèves pour apprendre une chose. Alors peut-être, je ne te dis pas que dans six mois, ça se trouve, tu vas tomber de fatigue et que tu vas prendre un peu plus de temps pour t'en relever, mais tu vas réussir. Parce qu'à partir du moment où on a ce désir, tu vois, on le fait parce qu'on a quelque chose qui nous amène.
- Speaker #1
Ah, mais non.
- Speaker #0
Tu vois, c'est au-delà de... Tu vois, nous, toi, tu as choisi. domaine-là parce que ça t'a tendu, ça t'a plu. Moi, j'ai choisi mon domaine parce que ça m'a parlé, ça m'a plu. Et je pense que c'est dans notre cœur, tu vois.
- Speaker #1
Je pense que c'est aussi dans la façon d'avoir été éduquée aussi. Moi, une bonne partie de ma famille est entrepreneur. Donc, pour moi, je me suis toujours dit que j'allais travailler pour moi.
- Speaker #0
Après le domaine, j'en savais strictement les choses.
- Speaker #1
Et je savais que j'allais travailler pour moi.
- Speaker #0
Et tu vois, le pire, étant donné que j'ai tout le monde qui est dans ce domaine-là, ou des amis, je ne sais pas du tout, qui me disent qu'elle n'est pas. Tu as ouvert ta première société, tu avais 26 ans. Tu as ouvert la deuxième, tu avais 28 ans. En Australie, je suis trop con. Et je suis là, on va venir pas réussir. Non, je vais en bas. On va mettre les papiers. Bah non,
- Speaker #1
parce que pour moi, c'est normal. Vu que mes parents, ma famille étaient entrepreneurs, moi, dans mon société, c'était lambda normal, en fait.
- Speaker #0
Donc, je me suis dit,
- Speaker #1
bah, OK, complètement normal. Et en fait, non. Non,
- Speaker #0
c'est pas normal. C'est pas normal. Il y a pas tout le monde qui est capable de le faire. C'est exactement ça. Et tu vois, ça, c'est ce que je dis tout le temps à mes clients. C'est apprécié. parce qu'en fait si on est vieux avec les réseaux sociaux donc on a envie d'inscrumaliser c'est qu'avec les réseaux sociaux on développe une normalité des choses d'accord mais sauf que c'est pas normal tu vois moi j'ai monté ma première en 50 ans et j'avais 20 ans j'ai appris j'avais 29 ans tu vois c'est des parcours qui sont mais pour toi c'est normal parce que c'est ta vie en fait et tous les jours t'es tellement la tête dans la main que tu tu glaives pas pour être ici et tu vois ça c'est vraiment l'étape que j'ai franchie depuis peut-être c'est... après les émeutes tu vois après les émeutes c'est la nouvelle partie de mon entrepreneuriat que j'ai redécouvert c'est qu'en fait maintenant c'est peut-être même à tort tu vois c'est ce que je te disais tout à l'heure du coup pour moi un échec n'est pas un échec tu vois je vais être très non mais c'est bien comme ça qu'une personne qui va dire ah là là j'ai eu cet échec et je suis obligée de ma vie et j'ai à reparenter la pente et c'est que maintenant tu vois je me dis on n'a qu'une seule vie là on a décidé nous de la vivre pleinement avec des expériences de malade à ouvrir des entreprises à développer d'entre vous. à tenter, tu vois. Imagine la chance que l'on a. Et du coup, je me dis, j'ai plus envie d'être, en tout cas, depuis un an ou deux, tu vois, j'ai plus envie d'être la tête dans le guidon, à me dire tu stresses, le site internet il est pas prêt, tu recules. Donc nous, notre site internet, on l'a ouvert avec un mois de retard, tu vois, machin. Tu stresses, mais tu apprécies pas ce que t'es en train de construire. Et tu vois, j'ai plus envie de ne plus poster. tu vois, profiter du processus. Et là, l'application, ça fait un an que je travaille dessus. Enfin, ça fait six mois que je travaille dessus. Et là, on est en train de vraiment passer l'accélération, machin et tout. On est encore au stade des demandes de financement, etc. Donc, c'est un projet qui a été lourd à la construction du projet. Et tu vois, j'ai envie de profiter du processus. Quand moi, j'ai fait ça, je me suis basée sur un peu des devis de... de sites internet, de machins, je m'attendais à les prendre. Ça m'a fait 20 millions. En fait, pas 10, c'est plus de 20 millions. Mais au début, je me suis dit mince, je ne vais jamais pouvoir faire. Et le lendemain, ça y est, je suis là pour voir comment je vais faire. Je vais trouver l'information et je vais y arriver.
- Speaker #1
Alors, j'entends ce que tu dis. Je ne suis pas sûre d'être à la même longueur de monde là-dessus parce que moi, je suis très procédurière. Après, tu me dis, en se mangeant à telle heure, je serai là. Mais je serai même en avant.
- Speaker #0
Moi aussi,
- Speaker #1
j'aime bien. Quand mes copines, qui ne parlent pas toutes, mais souvent, elles sont hors de ça. Parce que c'est leur normalité, tu vois. Et souvent, on dit que c'est les TDAH, les hors-sars. Parce que, je te dis 19h, tu pars à 19h. Alors,
- Speaker #0
on va avoir le temps de parler avec Chistelle. Il y a un dicton qui dit, être à l'heure, c'est être en retard.
- Speaker #1
Avant l'heure, ce n'est pas l'heure, après l'heure,
- Speaker #0
ce n'est plus l'heure. Donc,
- Speaker #1
il y a aussi... Mais en fait, moi, ça, je n'y arrive pas. Tu me dis qu'on va ouvrir telle date. Et si je n'y arrive pas, ça va être une grosse contrariété pour moi. Si tu me dis que mon site internet doit sortir à telle date et il est arrivé quelque chose parce que dans l'entrepreneuriat, il a toujours des cheveux, c'est pas tout à fait impossible, ça va être une contrariété pour moi. Ça va être très compliqué. Parce qu'il va falloir que j'accepte le fait que ça va prendre du retard et tu vas perdre quelque chose. Là, ce qui m'a permis à Nouméa, j'avais la peur de les crédits en cours. Donc, les crédits, tu les rembourses, même si tu ne gagnes pas d'argent. en Australie ce qui m'a fait qui m'a aidé mais qui m'a aussi été un d'or c'est qu'on est tous sur fond de croix on n'est pas suivi par des bancs donc c'est cool parce que t'as pas ce stress là de te dire que t'as cette épée d'avant j'ai sûr exactement t'as pas cette épée là mais j'ai l'associé aussi et c'est devoir rendre des comptes qui est normal mais c'est de te dire mais tu l'as embarqué dans cette aventure là l'entrepreneuriat dans lequel il n'était pas Merci.
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas toi qui lui as mis un bout de seau dans la gorge. Tu ne le sais pas du tout.
- Speaker #1
Mais tu te sens un peu... Moi, j'ai réussi à le faire. Je veux qu'on réussisse. Tu vois ce que je veux dire ? Je veux prouver que c'est cool aussi. On ne se fait pas barrer. Et qu'on a des contraintes. Et qu'on en aura toujours. Parce que ça ne peut pas être tout rose et tout beau. Ce n'est pas possible. Mais voilà, j'ai cette pression-là. Qui, je pense, sera tout le temps là. Tant que je ne serai pas allée à l'objectif final qu'on souhaite. Je pense que j'aurai tout le temps ce petit stress-là.
- Speaker #0
Après, de toute façon, c'est souvent que ma mère me dit, parce que mes parents sont associés dans l'application, et du coup, je dis, j'ai trop peur de vous avoir embarqués dans un camp. Quand je suis dans un milieu,
- Speaker #1
je ne suis pas en train de me dire, c'est plus facile parce qu'il y a que toi que tu peux t'en vouloir.
- Speaker #0
C'est ça. Mais là, tu dis, tu as embarqué tes parents, etc. Et ma mère me dit, Céline, tu ne nous obliges pas.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on croit en toi et qu'on avait envie de se lancer. Ah oui, d'être sur la place,
- Speaker #0
tu ne l'as pas mis en place.
- Speaker #1
C'est vrai que tu te sens devoir prouver que tu n'as pas embarqué dans ce bêtisement que tu ne peux pas acquérir.
- Speaker #0
Je ne sais pas ce que tu peux dire sur ce baiser, c'est vraiment... Tu te dis que c'est cette date-là, etc. Et c'est vrai que là, depuis qu'elle a fait 4-5 ans qu'elle a seulement deux prises. Et ça l'a aidé quand même à être plus lâche là-dessus. Parce que du coup, elles se rendent compte quand même que des fois, des deadlines, tu ne peux pas les tenir. Ou un truc que tu ne peux pas maîtriser. Et ça, ça aide beaucoup. Voilà. Que tu ne peux pas maîtriser, tu as mis le mot dessus, c'est ça. Tu ne peux pas le maîtriser, donc ne te rends pas malade pour quelque chose que tu n'aurais pas pu changer. Ah oui, ça, je l'ai changé. Ça, j'ai évolué. Mais je dirais que mon voyage en Australie m'a fait énormément mûrir en me disant, écoute, il y a des fois, ce n'est pas possible. Il y a des fois, ça ne se passe pas aussi bien qu'on veut. Et c'est OK. Et des fois, c'est long. Et ça m'a fait me rire et ça m'a fait travailler ma patience. Chose que je n'ai pas. Et je pense que ça a aussi remis en ordre mon égo. Parce que forcément, t'es content d'avoir réussi à un endroit. Et c'est pas parce que t'as déjà une société que la deuxième va marcher. Et ça, c'est le plus frustrant. Ouais, mais je me disais une fois, pourquoi la deuxième, c'est pas pareil ? Parce que déjà, c'est deux pays différents. C'est deux mêmes secteurs, mais c'est deux endroits de mentalités différentes. Faut les reprendre, faut qu'on commence à marcher. Et tu vois, comme tu disais tout à l'heure, Sur les réseaux, on pense que c'est tout à fait normal de normaliser les choses. Regarde, on a un sujet en commun, toi et moi. Eh bien, des fois, je vois des gens qui critiquent que ce soit moi ou mon entourage. Ah là là, mais tu ne peux pas vite. Mais alors, je t'explique. Il y en a plein qui ne peuvent pas vite. Moi, je suis en 10 km. Et même si je suis en 5 minutes ou 6 minutes 30, qu'est-ce que ça peut te faire ? Parce que moi, mes rôles de 10 km, je les fais avec une copine, on parle et on se raconte nos vies. Parce que j'aime courir, j'aime se pavéler. Je n'ai pas envie de se bouche fermée comme ça, parler de sa copie, rigoler. Passer du ventre. On rigole, on ne comprenne pas que c'est devenu normal de courir 10 km. Pas tout le monde qui court 10 km. Et ça, il faut que les gens arrêtent de se mettre de stress en disant, c'est normal de faire un marathon. C'est normal de courir 1 km. Ah non, les gars. Donc, ce n'est pas normal d'ouvrir sa société. Ce n'est pas normal d'avoir cet échec. C'est normal d'avoir une chute. On est tous différents. On n'a pas besoin de tous faire pareil parce que ça se saurait. C'est donc tout notre entrepreneur. Et on ne peut pas vivre sans salariés. Et on ne peut pas vivre sans les entrepreneurs. Donc, il faut que les gens arrêtent de normaliser le fait que « Ah, ben ça, c'est normal parce qu'il le fait. » Ah non, C'est vraiment de là. Ce n'est pas parce qu'elle, elle le fait que toi, tu dois le faire. Et que toi, tu vas être mieux parce que tu l'auras fait. Tu ne vas pas lui dire. Tu sais, ce qu'il faudrait normaliser, c'est normaliser d'être soi-même et d'aimer s'écouter, tu vois. Enfin, de faire ce que toi, tu as envie de faire. Tu vois là, sur les réseaux sociaux, moi par exemple, quand je cours, etc. Et tu vois, je normalise le fait qu'il y a toujours une partie... Je n'aime pas trop en parler sur les réseaux parce que moi, je ne suis pas une bonne femme. Mais nous, les femmes, on est ainsi. Et tu vois, moi, je respecte moi aussi. Donc déjà, tu vois, il y a toute une partie de moi où je ne vais jamais mourir parce que je ne veux pas d'impact pour ne pas « abîmer mon corps » . Et donc, il y a toujours ce moment-là où j'écoute mon corps. tu vois tu ne vas pas courir tu ne vas pas courir tu as envie de faire 3 kilomètres tu fais 3 kilomètres tu as envie de faire 10 kilomètres tu fais 10 kilomètres mais tu sais normaliser le fait de t'écouter de faire ce que tu as envie en fait tu vois arrêter de de vouloir puis en plus tu vois c'est ça le pire c'est que j'ai l'impression que tous les entrepreneurs qui réussissent le plus c'est ceux qui sont réellement eux-mêmes oui je vois ce que tu veux dire mais tu vois par exemple tu parles du cycle Moi, je pourrais être une personne qui va juger en disant « Ah là là, tu peux aller courir parce que moi, je n'ai pas un site public. J'ai cette chance-là. » Moi, j'ai des copines qui se trouvent au lit. Et tu me dis que le sport, tu m'en vis pendant une semaine. Pas de souci. On est tous différents. Mais les gens qui ne le comprennent, en fait, c'est les gens qui ne le vivent pas, qui ne peuvent pas le comprendre, c'est ça. Et ce n'est pas parce que tu ne le vis pas que tu ne peux pas le comprendre. Quand, par exemple, j'ai des personnes autour de moi qui « Ah là là, j'ai passé mon anniversaire, je m'en suis épuisée. » Tu vas te prendre, tu vas te laver. C'est ça. Moi, j'en fais 12 et t'es fatigué, mais tu pourrais jamais suivre mon rythme. Mais en fait, on a juste une tolérance qui est différente. Et les gens ne le comprennent pas parce que pour eux, c'est normal. Parce que pour moi, c'est normal d'être entrepreneur et d'avoir ma société aussi jeune. J'ai eu l'opportunité qui se fait. Mais demain, tu peux avoir des gens, enfin, toutes les personnes desquelles leur société va vraiment marcher, les grosses sociétés du monde. On va commencer avant 40 ans. donc il faut arrêter de dire à 30 ans il faut être chef d'entreprise à 30 ans il faut avoir cette vie là surtout que ma société elle cartonne et tu vois pour revenir sur ce que tu disais tout à l'heure sur l'ego tu vois moi par exemple je me suis toujours dit de faire attention c'est de ne pas mettre trop d'ego par exemple dans ce que je fais parce que rien n'est à qui ah non jamais et plus justement tu vas vouloir te challenger dans ton entrepreneuriat et plus il faudrait que tu ranges ton ego Parce que justement, aller ouvrir quelque chose dans un autre pays, la mentalité est complètement différente. Mais la façon de travailler est différente parce que tu vois là, le patron de mon beau-frère, sa société elle cartonne. Et je dis, il fait quoi en termes de... Oh ben il n'en fait pas, il ne va pas dépenser un budget alors que la société elle cartonne. Tu vois ? Mais du coup, tu te dis, ah ouais, donc en fait, il faut quand même avoir conscience que tu vas rentrer dans un secteur d'activité où la communication, à sa place, mais beaucoup moins... Ça dépend le secteur. À mon avis, à un moment donné, je peux comprendre. Quand tu es dans une petite ville comme ça, ça, je peux... Mais quand tu lances quelque chose, ou quand tu es une franchise, ou quand tu as quoi que ce soit, tu vois, les gens qui... Moi, j'étais en agence de communication avant. Les gens qui, dès qu'il y a un souci de couple, le budget de communication, c'est la pire erreur. C'est ce que je suis d'accord avec. C'est la pire erreur à faire parce que sans communication, tu ne peux pas te faire connaître. Et sans te faire connaître, tu ne marcheras pas. Donc, c'est le budget à le moins qui peut. Alors, j'entends qu'il ne faut pas investir des millions par mois, ce n'est pas possible, mais qu'il faut toujours être présent sur les ressources. Même si au début, tu ne sais pas faire, prends une agence, tu ne payes pas beaucoup d'argent, tu fais une chose en même temps. Prends-toi. Il y a la société qui fait des formations qui t'aident. Pour vous, voilà, tu vois, exactement. Tu es accompagnée en devenant n'importe où, tu es accompagnée dans ça. Mets. Mais il y a des secteurs qu'il faut vraiment faire attention. Et il faut aussi normaliser que ce n'est pas parce que... Tu vois, toi, tu as eu ton premier enfant à 19 ans. Moi, j'ai eu... J'attendais qu'une chose, c'est d'avoir 18 ans. Au moins, parce que tu dis, à 18 ans, ça file. Non, non, moi, j'ai mis un pied au lycée, ça a filé déjà. J'avais 15 ans. Ma vie, elle a tellement filé que moi, quand j'avais 20 ans, j'étais persuadée qu'à 25 ans, j'allais être maman, mariée, la maison de toi. J'ai passé les 25 ans, c'est très bon. Rien de tout ça. T'es un salarié, t'as pas de maison, t'as pas de mec, t'as pas d'enfant, t'as rien. Et bien, il faut normaliser le fait que c'est pas parce que tu t'es donné une ligne directrice au début qu'il faut que c'est normal d'avoir des enfants. Si t'en veux pas, c'est OK aussi. Si tu veux pas en avoir un, c'est OK. Si tu veux attendre avant 40 ans pour en avoir, c'est OK. Si tu veux jamais être une entrepreneur, c'est OK. Si tu veux rester, tu veux plus être salarié, c'est OK. Si t'as envie d'aller courir 10 km, c'est OK. Et c'est ça que les gens comprennent pas. C'est qu'ils sont dans une routine où... Une femme doit avoir des enfants. Et puis non. Oui, c'est ça. Je suis d'accord. Et si tu as envie d'en avoir un 35 ans comme un 30 ans, si. Et les gens ne comprennent pas leur âge jeune. Ah ouais, mais... Non, c'est pas bon. Il risque. Je ne veux pas encore te le dire. Je ne veux pas. Ah ouais ? Je fais ce que j'aime. Et clairement, je suis... Et si ça me dérange, je veux mon... Clairement. Et puis c'est pas ça, c'est d'être heureuse. Tu vois, je pense que chacun a des propres faits différents. Je ne sais pas. Moi, je pense que si j'avais ma fille d'un an, si c'était un enfant qui était tenu avec mon chevet, Je pense, tu sais, très sincèrement, je pense pas que je sois trop preneur. Moi, c'est parce qu'on a galéré. Je me suis dit, je voyais ma fille, je voyais les autres bébés dans mon entourage qui, eux, avaient des lettres, des machins, parce qu'elles avaient déjà 25 ans. Moi, j'en avais eu à l'école 19, donc elles étaient déjà implantées dans le salariat, etc. Et puis, tu vois, ta fille, que tu peux lui acheter que le minimum, tu te dis, ah bah non, j'ai pas envie de faire ça pour ma fille. Mais j'ai pas envie de laisser mon bébé aussi. Quelle solution j'ai aujourd'hui ? Travailler à 2 heures. Voilà. Comment je fais là maintenant pour gagner de l'argent et pour rester avec mon bébé ? Tu cherches des idées et tu cherches comment gagner de l'argent. Je peux te dire que tu finis par trouver parce que tous les jours, tu as ton bébé. La nuit, ton bébé, il est présent. Du coup, tous les jours, tu vois en fait ton bébé et tu te dis c'est pour moi que je veux faire les choses. tu as l'autre dimension, tu as tes parents, comme on disait tout à l'heure. Et oui, voilà, on a chacun la finalité pour laquelle on l'a fait. Et puis c'est surtout, on a trouvé ce qui nous rendait heureux aussi à ce moment-là. Tu vois, ce qui nous animait, ce qu'on avait envie de faire. Et je pense que ça, c'est vraiment le plus important. C'est, mine de rien, mettre des œillères sur le monde et avancer comme toi, t'as envie de le faire. Et tu vois, quand tu dis si j'avais pas eu ma fille, peut-être que je serais pas entrepreneur. Et bien moi, c'est un peu... Même principe, j'avais ma ligne directrice à 25 ans, je pensais faire ça. Et pas forcément un chef d'entreprise. Mais je me suis séparée, j'avais 24 ans. Et c'est dû à une séparation. J'ai dit, c'est normal, on va faire une séparation. Moi, je me séparais un peu avant mes 25 ans. Je suis partie en vacances et c'est là que j'ai découvert le concept du bifid, que j'ai fait venir en Calais. Et je me dis, mais heureusement que j'ai eu cette séparation. qui m'a fait à nous de partir voyager toute seule et du décours le lendemain, si j'avais été avec, peut-être qu'ils seraient venus en avance avec moi à ce moment-là, mais je n'aurais pas essayé ce sport-là parce que, bah oui, je n'en disais pas forcément. Et je n'aurais pas été au sport avant à Nouméa parce que je m'étais séparée ou des choses comme ça. Ou c'est un peu comme pareil, je me suis séparée l'année dernière d'une personne qui était entrepreneur aussi et qui m'avait beaucoup apporté très motivant en disant « t'inquiète, laisse des mecs, on va tous, on va s'en sortir, on va tout ça et tout » . Et c'est... En me séparant, je me dis, écoute, tu avais prévu un super voyage avec, donc tu as tout pour. Et en fait, ça s'est arrêté. Cet argent-là, au lieu de partir en vacances, tantôt sera nous. Je ne remercie pas cette personne parce que... Mais en fait, chaque... chaque échec, chaque complication, il peut sortir le meilleur. C'est pour ça que je te dis... Alors moi, je ne me prends pas aussi facilement que toi en mode... Non mais bon, c'est très bien. Mais après, chaque fois que je l'ai utilisé, j'ai dit, tu vois, voilà. Mais il faut sortir plus fort et te relever aussi rapidement au conseil. Après, je trouve que tu te rends tellement vite de ce qu'on a mis sur ton chemin. Et généralement, c'est d'en parler dans des conversations, c'est pour ça que j'adore faire des podcasts comme ça. Tu vois, je suis sûre que là, quand tu vas partir tout à l'heure, tu vas repenser à tout ça et tu vas te dire, mais finalement, tu vois, de ma première séparation, c'est vrai que j'ai dû faire ça. La deuxième aussi. Genre, je n'étais pas au bout de ma tête. Ben non, il faut en fait prendre l'échec pour le transformer d'une autre façon. Bien sûr. Et ça qui est chèque est là pour te mettre autre chose sur ton chemin. Vraiment. Ça a tellement de goût au final, parce que finalement, tu fais des choses et tu vas t'épanouir dans les choses. Il faut que les personnes comprennent aussi que quand il y a une petite opportunité, si tu la veux, il faut y aller. Et les gens qui te disent « Oh, la chance ! » Il n'y a pas de chance. Je suis d'accord avec toi. Si vraiment il y avait eu de la chance, tu aurais fait pareil. Mais toi, par exemple, le soir, tu es sur Netflix. Moi, le soir, je bossais la journée en tant que salariée. Mais le soir, par contre, j'étais sur mon ordinateur parce que je montais ma société à côté. Si tu veux, la chance, c'est faux. Parce que tu aurais pu avoir les mêmes opportunités que moi. C'est juste que toi, tu n'as pas apprécié les choses au bon moment. On a tous des opportunités au bon moment. Il y en a qui ont plus peur. Et ce n'est pas un échec d'avoir peur. Moi, j'en ai combien qui m'ont toujours dit « Ah là là, c'est cool parce que j'aimerais être comme toi, mais j'ai juste peur. » Mais justement, tu imagines, je ne peux pas aider si tu as peur. Moi, je me dis tout le temps ça à mes clients. Tu vois, je dis tout le temps ça à mes clients. Je dis « Mais tu imagines, c'est pire d'avoir peur ? » Parce que du coup, tu as peur de toi-même, tu as peur de... d'arriver en fait là où tu rêverais d'arriver, en fait d'ajuster, d'assumer tes rêves. Mais t'imagines qu'en fait, t'auras pas réussi juste à cause de toi. Complètement. Tu vois ? Moi, à chaque fois, je me suis toujours dit qu'est-ce que je peux faire là pour faire avancer ma vie ? Ou ça dépend que de moi ? Prendre un billet pour l'Australie pour faire chiffrer l'application ? Bah allez, on y va. Allez, on fonce. Parce que là, c'est que moi en fait, toute seule, qui me bloque. Tu vois ? Bon, après, t'as quand même du financier. Mais tu peux toujours dire, oui, moi, j'ai des gens qui prennent un boulot. Maintenant, quand tu vas à Lensvata prendre une glace, excuse-moi, moi, je ne dépense pas 5 000 balles à Lensvata tous les week-ends. Non, moi, je ne vais pas boire des cafés tous les 4 matins parce que mon argent, je le garde pour développer mes projets. C'est un sens simplement. Ah, c'est un sens simplement. Ça fait d'accord. Tu vois, donc je ne juge absolument pas les personnes qui le font parce qu'ils profitent de leur vie et ils ont raison pour coûter de leur vie. Mais voilà, les mêmes... Parmi les de la chance, moi, j'ai de la chance sur la première entreprise, si tu veux, c'est que dans ta vie, il est directeur marketing d'un grand groupe ici. Donc, grâce à lui, j'ai juste pris des contacts dans son téléphone et j'ai été les démarcher. Aujourd'hui, ces clients-là, je les ai et je les ai encore dix ans après parce qu'on a pris aussi du travail et c'est des chefs d'entreprise. S'ils n'étaient pas un minimum satisfaits ou qu'on l'impuise, ils auraient arrêté aussi au bout d'un moment. Mais c'est que si tu veux, je pense qu'en Nouvelle-Calédonie, c'est tellement petit que même si tu as la chance de pouvoir juste prendre le téléphone de ton père pour récupérer des numéros de téléphone, tu as déjà déclenché ta chance en faisant cette première démarche. Parce que dans ton entourage, tu vas forcément avoir un entrepreneur ou un chef d'entreprise. Cité d'Arrence Ils n'ont pas de contact entre eux. Tu vas quand même avoir... Mais la Calédonie, c'est... Si tu veux vraiment, tu peux. Si t'as envie, tu vois, par exemple, plusieurs d'entre eux disent « Ouais, mais bon, toi, t'as fait un crédit pour ta première société, mais bon, t'as eu un toit, t'as eu une partie, t'as eu ton apport perso à taux zéro. » Oui, mais c'est moi qui fais du marché de société. C'est moi qui fais du marché de société. Moi, je ne sais pas, c'est quand t'es avec une quinzaine de personnes, des lotants, des longs lotants, et qu'ils te mettent là, en te mettant la pression de « Et si la machine ne marche pas, tu fais comment ? » « Ouais, mais je l'ai fait. » Si tu veux vraiment le faire, Et en fait, les gens disent juste « Oh oui, ça m'arrache, ça lui lâche. » Ben bon, on n'a pas de chance, parce que nous, on galère et on ne le montre pas forcément. Parce que c'est quoi l'intérêt de montrer que tu galères ? Ou les consulents en train de pleurer quand ils pleurent ? Parce qu'il y a bien des moments où ils pleurent. Ce n'est pas motivant en plus. Ben non, pas du tout. Ce n'est pas motivant. Je ne dis pas qu'il faut motiver les jeunes ou les grands en disant « Si, continuez, foncez. » Non, je ne le ferai pas, parce que s'ils ne s'en sont pas prêts, ça va me forcer les choses. Parce qu'ils vont juste se planter et ça va être dégoûté. Je pense que c'est au bon moment qu'on lui porte une écarole. Moi, je te jure que je partais vraiment en vacances. j'ai bossé sur un autre projet avant de partir, au début avec l'ami, à coup de salle, et j'avais mon meilleur ami qui m'aidait à ce moment-là, et je lui ai dit, bosser quoi, je t'en rends un enfant, laisse-moi un an, quand je reviens, je vous remets un fond dans ce projet, et on relance le business plan. En fait, j'ai découvert autre chose, je suis rentrée, je lui ai dit, alors, je veux faire le business plan, mais pour une autre activité. Parce que celle-ci, je l'ai essayée, j'y crois, je veux, j'ai fait des rendez-vous, je veux le rendre. Et ça s'est fait hyper lisément. Enfin, vraiment facilement. Mais de toute façon, je pense que tu sais, il y a beaucoup de gens aussi qui disent, pour toi, c'est facile. En fait, c'est facile parce que t'es dans un domaine qui te plaît. Tu vois, par exemple, ma super copine Audrey-Lac a écrit son livre. Elle me sort ces trucs. Je lui dis, mais je pourrais jamais écrire comme ça. C'est ce domaine. Et elle me dit, mais bon, c'est facile. Mais pourtant, tu veux la qualité d'écriture. Vraiment. Franchement, tu vois, pour te comparer, j'ai lu les Golgertons. OK. Et j'ai trouvé que son livre était écrit de meilleure qualité que les Golgertons. OK. Tu vois. Tu vois. Du coup, j'ai regardé et je suis là. Trop bien. Ah, trop bien. C'est trop fort. Elle me dit, tu vois, toi, la com, dessiner des stratégies de communication pour tes clients, pour toi, c'est facile. Pour moi, c'est écrire qui est facile. Oui, mais maintenant, on a de la compétence. Quand tu es dans quelque chose qui te plaît et que tu es dans ton domaine de compétence, c'est incroyable comment c'est fluide, en fait. Parce que là, tu es au bon endroit, mais au bon moment, tu dois y être. Après, des fois, tu peux être au bon endroit, mais si tu n'utilises pas l'opportunité, ça ne marche pas. Il faut savoir prendre des opportunités quand elles sont devant toi. C'est ça que j'ai l'impression. De toute façon, je pense qu'aussi, il faut se déclencher sur l'opportunité. Tu vois, il faut se bouger et il faut entreprendre des choses. Et puis même si tu te casses la gueule, tu te relèves et tu fonces. Mais là, du coup, pour revenir aussi sur l'Australie un petit peu. Du coup, là, tu es revenue en bas de ton nom ? Tu es venue pour faire le temps de l'éjection ? Alors, normalement, je devais revenir en décembre. D'accord. Pas en fin janvier, je devais revenir un peu avant l'été. Ça a été décalé parce que mon associé n'était pas présent à ce moment-là et on ne voulait pas laisser l'associé. Donc, c'est là, maintenant, qu'il est rentré. C'est lui qui gère en compagnie directe si jamais. Moi, je travaille en back-up, je gère les encadres. Du temps d'ici, il y a rendez-vous et tout, mais des numéras. J'ai réussi à gérer une numéraire via l'Australie, donc je vais pouvoir arrêter la situation. Pour l'instant, on a fait vu que je reviens dans l'abri vis-à-vis de mon vileur. Et vu qu'on a eu deux debords, on a d'autres solutions qui ne me forcent pas à rentrer en avril. On a décidé de décaler un peu. Je ne peux pas dire quand, mais je ne peux pas partir avant jeudi. Ta petite conclusion ? Je n'ai pas vraiment réfléchi à ça, j'avoue. J'ai un peu vu tes vidéos avec beaucoup de personnes qui les disaient. J'ai pas vraiment pris le temps de me poser là-dessus. Je ne sais pas. Je dirais, croyez en vous et faites-le. Et ce que vous imaginez dans 5 ans, peut-être que ce sera mieux, peut-être que ce sera pire, mais faites-le, croyez en vous. Il y a un moment de ça, je n'aurais jamais imaginé ma vie comme ça. Il y a 5 ans encore. Donc, si vous voulez, c'est tout. Je ne peux plus appeler. Et tu regardes la maman, tu vois, de Bifit Nia, c'est passé à Bifit Pears. Voilà, puis bah... Si ça se trouve, on se fera quelques questions dans un an. Peut-être, je te dirais que j'en ai plein. Et bien, c'est tout ce que je te souhaite. En tout cas, merci beaucoup Eva pour cette conversation. Merci à toi, c'était vraiment super intéressant. Ah bah tant mieux. Et une conversation vraiment sympa. Merci beaucoup. Et puis, de toute façon, j'espère que ça fait toujours un peu cet effet-là. D'ailleurs, je vais en profiter, parce que je ne le fais jamais, pour remercier toutes les personnes qui écoutent mes épisodes. Et à chaque fois, quand je reviens, je me dis, il n'est pas parfait mon podcast. Et ils écoutent les écrits de son rêve. Parce que tu as le fond de la lumière qui est plus intéressant que la forme de l'œil. Oui, il n'y a pas besoin de faire un meilleur tant que la réalité et les paroles sont vraies. C'est exactement ça. J'espère que cet épisode vous aidera justement à oser et à déclencher votre chance. Et puis nous, on se retrouve le mois prochain avec un nouvel épisode. À bientôt ! Au revoir !