Speaker #0Aujourd'hui, on va parler à quel point c'est dur d'être entrepreneur parce qu'effectivement, c'est très dur de devenir entrepreneur et de rester surtout entrepreneur. Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode. Écho d'inspiration, notre rendez-vous du dimanche où je vous partage mes réflexions de la semaine. Alors cette semaine, j'ai vu des stories, les stories de Mandy, de Crate&Say, qui partageaient justement la difficulté qu'était d'être entrepreneur. Et j'ai rebondi, j'en ai fait une vidéo sur mes réseaux sociaux et j'ai eu plusieurs retours de personnes qui m'ont partagé leur expérience. Donc j'avais envie tout simplement d'en faire la petite capsule de ce dimanche. Donc effectivement, c'est très dur d'être entrepreneur. C'est très dur parce qu'il y a des difficultés au quotidien. Ça ne marche pas toujours comme on le pense. Très souvent même, ça ne marche pas comme on le pense. Je vous le souhaite de lancer un produit et que tout de suite vous avez, c'est comme vous le voyez sur les réseaux sociaux, des centaines de milliers de ventes d'un coup. Mais ça malheureusement, j'ai le regret. de vous dire que ça arrive à très très peu de personnes et si vous vous envoyez que 20 ou 30 vidéos sur les réseaux sociaux c'est uniquement parce que ça arrive très rarement si on met ses 20 30 personnes au prorata de tous les entrepreneurs qu'il ya dans le monde après c'est quelque chose que si vous persévérez, vous allez finir par avoir. Ça, c'est sûr. Parce qu'on travaille quand même tous les jours pour ça. Ce qui est difficile aussi, c'est les doutes. Les doutes qui nous accompagnent au quotidien. En plus, c'est des doutes qui peuvent venir dans la même journée. Le matin, on se lève, on a envie de conquérir le monde. On est confiant, on a un produit neuf qui est imbattable. Et puis, à 9h30, on a reçu un mail. Ça y est, on remet tout en question. Est-ce que je suis à ma place ? Est-ce que je suis légitime ? Est-ce que je peux le faire ? Et comment je vais le faire ? Enfin, voilà. Ça, c'est la vie bipolaire, on va dire, d'un entrepreneur. Mais à partir du moment où on en a conscience, je trouve que c'est beaucoup plus facile de vivre avec. Quand j'ai des doutes, par exemple, là, je suis en train de développer l'application web, on a un investissement de presque... que 30 millions total sur le projet évidemment que je me remets en question je me dis mince on a fait on a fait quand même des crédits avec la crise en calédonie économique etc est ce que ça vaut le coup enfin voilà j'ai des doutes mais très vite je les fais terre je me remémore l'intégralité de tout ce qu'on m'a déjà dit sur mon projet et j'avoue que ça m'aide à passer au dessus de ces d'eau. Après, quand vous êtes entrepreneur, vous avez la fatigue. On va travailler toute la journée, ça va être fatigant. On va y penser le week-end, on va y penser la nuit, on va y penser le matin en se levant. C'est quand même hyper fatigant. C'est pour ça que c'est très important de toute façon d'avoir une très bonne hygiène de vie en évacuant avec le sport, en allant marcher, en écrivant, en méditant même. Tout le monde a ses propres petits rituels, mais c'est important de les garder pour ne pas être connecté uniquement à son travail, et-mille. Plus ça soit finalement, parce que ce sera ça un petit peu la clé de la réussite, c'est ce détachement au travail et ne pas penser exclusivement à ça. Après aussi, ce qui est dur pour moi quand on est entrepreneur, c'est la persévérance. Persévérer quand on est fatigué, persévérer quand on est vraiment à bout, mais de continuer malgré tout. Là, pour le projet, c'est pareil. Pour moi, je n'en voyais pas la fin des demandes de financement parce que je trouvais ça long, il manquait toujours un papier, il manquait toujours quelque chose. Quand je pensais avoir des réponses, il manquait encore ça. Et puis, il fallait qu'on s'inscrive là. Et puis, machin. Et puis, après, il fallait attendre les rendez-vous. Il y a toujours quelque chose. Mais cette fois-ci, comme j'en avais vraiment pleinement conscience, chaque nouvelle étape... Je ne me laissais pas absorber par mes émotions. Je ne me disais pas, oh purée, j'ai toujours pas la réponse. Il manque encore ci. Bon, ok, mais bon, elle est chiante. Non, il y a eu des choses qui m'ont dérangée suite à des erreurs humaines. Mais je ne me suis pas focalisée là-dessus. Je ne me suis pas dit, ouais, elle, elle est incompétente. Non, elle n'a pas su bien faire son travail. Ok, à moi de le faire encore mieux pour que ça soit plus rapide. Parce qu'au final, c'est mon projet, ce n'est pas le sien. Et c'est très dur. de se l'appliquer au quotidien parce que des fois on est vraiment épuisé, surtout que moi je gère plusieurs structures en même temps. J'avoue que je n'ai pas beaucoup de temps non plus sur des choses qui sont chronophages et sur des choses qui ne devraient pas me prendre du temps. Mais malheureusement, je n'ai pas le choix. Pour atteindre mes objectifs, il faut que je passe par là. Donc je le fais, je ne dis rien parce que je reste focus sur mon objectif. En fait, je garde toujours en tête... que je suis en train de faire un marathon et pas un sprint. Donc, dans tout ce que j'entreprends maintenant, je prends plus de temps en fait. Je prends plus de temps à mieux faire les choses, à moins les bâcler et à prendre plus de temps dans la réflexion. Avant, j'étais très impulsive, je le faisais sur un coup de tête et maintenant, j'ai vraiment pris conscience que ma fatigue, il faudrait que je la gère sur le long terme et pas uniquement sur les trois mois que j'ai devant moi. Et quand je suis très fatiguée, je me remémore, si je veux atteindre mon objectif, il faut que je le fasse, et que je le fasse, et que je le fasse, et que je le fasse encore. C'est comme la prospection. Si vous prospectez tous les jours, si vous avez 10 prospects par jour, on va dire, et qu'à chaque fois vous avez une réponse client pour un rendez-vous, vous pouvez appeler... faisant 40 par jour. Comme ça, au moins, vous allez avoir 4 rendez-vous. Mais sur ces 4 rendez-vous, 1, vous allez vous former justement pour aller voir vos clients. Et de 2, sur les 4, vous avez plus de chances d'en closer 1 que si vous n'en avez qu'un seul. Et vous voyez, c'est... pour toutes ces choses-là que j'aime être entrepreneuse et que même si c'est très difficile tous les jours, franchement, ça en vaut la peine. C'est ce challenge au quotidien d'aller chercher des nouveaux projets, d'aller chercher des financements, de parler de son concept, de sa vision, développer des nouvelles offres. Moi, je suis focus pour les entreprises ou les personnes qui veulent devenir entrepreneurs et d'aller chercher des nouvelles entreprises, de mettre en place des stratégies et de voir que cette commune communication fonctionne aussi. C'est ça mon moteur au quotidien. C'est de voir que mon travail, il y a du résultat. De voir que ma persévérance, il y a du résultat. Mes doutes, même si je les fais taire, c'est ce qui me pousse aussi à me former au quotidien. Parce que comme je me sens, allez, on va dire deux fois dans la semaine, pas légitime à faire ce que je fais. Je suis tout le temps en train de me former. Je suis tout le temps en train d'écouter des podcasts. Je suis tout le temps en train de lire des livres. En fait, je suis en apprentissage continue. Et c'est ça qui... vous démarque des autres, de quelqu'un qui se sent pleinement confiant à faire ce qu'il fait par rapport à vous, c'est que vous, vous allez être toujours à cette recherche de la perfection, de faire toujours de votre mieux. Alors que quelqu'un qui se sent légitime à être à sa place, il va rester dans ses acquis. Donc franchement, vous pouvez être fiers de vous. Vous pouvez être vraiment fiers de tout ce que vous entreprenez au quotidien. Oui, c'est dur. Oui, c'est fatigant, mais on sait pourquoi on le fait. Pour que nous aussi, on ait notre success story parce que si À un moment donné, on travaille comme ça pendant 10-15 ans. Évidemment qu'on va avoir notre success story quand même. Enfin, moi, ça fait 10 ans que je suis entrepreneuse. Et là, j'envisage d'être à ma success story. J'envisage de créer quelque chose qui va pouvoir être développé à l'inter et qui va justement pouvoir m'aider à faire briller ma société au-delà des barrières calédoniennes. Donc, il ne faut pas qu'on lâche. Parce que je pense que si on en est là... et qu'on a envie d'entreprendre différemment, ce n'est pas pour rien. Il ne faut jamais qu'on oublie qu'on est en train de courir un marathon et pas un sprint et toujours faire preuve de résilience. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle petite vidéo.