Speaker #0Bienvenue dans le podcast Kilo émotionnel, le podcast qui t'aide à décoder les vraies raisons qui te poussent à trop manger. Je suis Johanna Verdi, coach de vie, auteure du guide Mon Cahier Kilo émotionnel, créatrice du programme Déjeuner en Paix et moi-même ancienne mangeuse compulsive. Si la nourriture te rend dingue, si tu te jettes sur la bouffe à la moindre contrariété, si tu rêves de perdre du poids mais que tu es incapable de tenir un régime plus de deux jours ou deux heures consécutives, Tu es au bon endroit. Avec ce podcast, je vais te montrer comment sortir de l'obsession alimentaire et faire la paix avec ton assiette et ta balance pour que tu puisses enfin consacrer ton énergie à ce qui compte vraiment. Je rêve d'avoir plus de temps. Je crois que c'est l'une des phrases que j'entends le plus souvent. Et pendant longtemps, honnêtement, j'ai cru exactement la même chose. J'étais persuadée que le problème était simple. J'avais trop de travail, trop de choses à faire, trop de contraintes. et pas assez de temps dans une journée. Mais un jour, quand j'aurai enfin plus de temps, je serai détendue, je serai reposée, je serai apaisée. Mais plus j'avance et plus la vie me fait avancer, plus je me rends compte d'une chose. Beaucoup de femmes, moi y compris, nous ne manquons pas de temps. Nous manquons de capacité à être en paix quand le temps s'offre à nous. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler de ça. J'ai envie de te parler de ce paradoxe que je vois partout. Ces femmes qui rêvent d'avoir plus de temps pour elles, mais qui, lorsqu'elles ont enfin du temps, se retrouvent à abattre une énorme to-do list, ou à binger une série Netflix, ou à scroller sur Instagram, ou à ouvrir la porte du placard ou du frigo. Comme si le problème n'était pas le manque de temps, comme si le vrai problème était ailleurs. Et dans cet épisode, on va parler de ça. Pourquoi le vide nous met parfois, voire souvent, mal à l'aise ? Pourquoi est-ce qu'il y a cette étrange difficulté à profiter de notre temps libre quand il s'offre à nous ? Quel est ce lien entre le vide et les compulsions alimentaires ? Et je voudrais qu'on parle de ce que la nourriture, les séries, les réseaux sociaux, les achats ou même les listes de tâches sans fin essayent parfois de nous éviter de ressentir. Tu t'en es peut-être rendu compte ou pas, au mois de juin je n'ai pas publié de podcast. Je terminais mon accompagnement déjeuner en paix, j'ai accompagné 30 femmes dans une aventure extraordinaire et au cours du mois de juin, on a célébré leur parcours, célébré leur succès qui à chaque fois dépasse mes attentes les plus folles. Et j'ai décidé de prendre du temps pour moi, d'arrêter d'attendre. Et après tout, je l'avais bien mérité, j'avais bien travaillé, j'étais satisfaite de ce que j'avais accompli, fière de mes accompagnements. Mais bizarrement, Au fond de moi, alors que j'avais tellement attendu cette pause bien méritée, il y a une forme de culpabilité qui a pointé le bout de son nez. Et cette culpabilité, j'ai commencé à l'étouffer, en regardant par exemple des séries. Je partais déjeuner, je me disais je vais prendre une pause, je lançais un épisode, en ce moment je me refais l'intégrale de Walking Dead, et puis à la fin de l'épisode, j'en lançais un autre. Et je prolongeais un peu. Résultat, au lieu de prendre 45 minutes de pause, j'avais pris 1h30. Et sur le papier, j'avais exactement ce que beaucoup de personnes réclament. Du temps, du vrai temps. J'avais pas forcément de réunion, plus de contraintes, beaucoup moins d'obligations. J'avais du temps libre. Et pourtant, à 15h40, quand j'avais fini mes séries, je me sentais moins bien qu'à 13h. J'avais moins d'énergie, moins d'envie, moins d'élan. Je savais plus quoi faire de ma tête. Alors je m'occupais en faisant des petites tâches, en finissant de la compta, en répondant à des emails. J'ai même parfois mangé plus que prévu, tu sais, reprendre un dessert pour faire quelque chose, pour ne pas rester avec moi-même. Et c'est intéressant, parce que tu vois, je crois que les séries, comme la nourriture, ne sont pas le vrai sujet. Le vrai sujet, il ressemble plutôt à ça. Il y a un fantasme de moi qui a envie de temps, de vie, de profiter, mais en fait, je sais pas faire. Donc j'ai besoin de m'occuper, de me distraire et la nourriture, elle arrive ensuite, comme distraction, comme récompense, comme anesthésiant, comme report. Et c'est ce qui m'a encore plus aidée à réaliser quelque chose. Je vivais en fait exactement ce que vivent beaucoup de mes clientes. Et au final, j'avais exactement ce que je réclamais. J'avais du temps. Et pourtant ce temps ne me nourrissait pas. Je pensais avoir besoin de plus de temps. Je pensais mériter ce temps. En réalité, j'avais surtout besoin d'apprendre à habiter le temps que j'avais déjà. Et on en vient à un fantasme que tu as toi aussi certainement. Je l'appelle le fantasme du transat. Ce fantasme, c'est une petite voix qui te dit « Ah, quand j'aurai fini ça, quand les enfants seront grands, quand les vacances arriveront, quand mon entreprise tournera mieux, quand j'aurai perdu du poids, alors là, je pourrai enfin m'allonger sur un transat, me poser, souffler, profiter. Le problème, c'est que parfois le transat n'arrive jamais, parce que tu trouves toujours quelque chose à faire, et dans le meilleur des cas, il y a un moment où le fameux transat arrive. Tu as enfin une heure, tu as enfin une après-midi, tu as enfin peut-être tout un week-end ou une soirée seule. Mais au bout de dix minutes... Tu te retrouves comme un lion en cage, à ne plus savoir quoi faire de ta tête. Tu prends ton téléphone, tu scrolles, tu vérifies tes emails, tu ouvres tous tes réseaux sociaux et tu passes en revue ta liste de tâches et tout ce que tu pourrais avancer. Tu culpabilises. Ou alors tu te retrouves devant Netflix, ou alors tu te retrouves devant le frigo ou devant le placard. Comme si rester simplement là devenait inconfortable. Comme si le vide, et le silence parfois, était devenu menaçant. Et tu vois ? On rêve, on a ce fantasme du transat slash du temps libre. Mais peut-être que finalement, ce qui nous fait peur, c'est ce qui apparaît quand cette opportunité de transat arrive. Et ce qu'on me décrit souvent et que tu vis peut-être, moi je l'ai vécu moi-même dans ma phase très difficile de compulsion alimentaire, c'est qu'on rêve d'être seul. Mais dès qu'on est seul, on se jette sur le frigo. Et c'est vraiment un exemple que je vois souvent. Toute la journée tu dis... J'aimerais être tranquille, j'aimerais qu'on me laisse respirer, j'aimerais avoir du temps pour moi. Et puis, ton conjoint part au boulot, les enfants partent à l'école, et d'un coup, la maison est vide. Il y a le silence, il y a ce moment tant attendu. Et là, ta première impulsion, c'est d'aller vers le frigo, c'est d'aller vers le placard pour prendre quelque chose à manger. Tu manges debout. Tu manges évidemment sans conscience, tout ce qui t'arrête c'est la taille du paquet de gâteau ou la taille de la portion disponible dans le frigo. Et ce qui est fou c'est que parfois même ça tu l'as anticipé. Tu sais que tu vas être seul et paradoxalement tu as déjà en tête le fait de faire une compulsion quand tu seras seul. Comme si quelque chose prenait automatiquement le relais. Et pourtant, quelques jours plus tôt ou peut-être même encore quelques minutes plus tôt, tu rêvais exactement de ce moment. Tu rêvais d'espaces, de silence et qu'on te laisse tranquille ? Alors pourquoi la première chose que tu fais, plutôt que de savourer ce calme, c'est d'aller te remplir avec de la bouffe ? Pourquoi tu te retrouves la bouche pleine devant la porte ouverte du placard ou du frigo ? Pourquoi est-ce que le chocolat ou les glaces deviennent soudain si importants ? Et elle est là la question fondamentale. Parce qu'elle révèle qu'une partie de nous, paradoxalement, préfère fuir ce temps libre. cet espace disponible. Pourquoi ce vide nous fait autant envie que peur ? Je crois que c'est là que se cache le vrai sujet. Personnellement, pendant des années, j'ai vécu dans l'hyper-contrôle. Le point focal, central de ma vie, c'était mon poids, donc mon alimentation, et mon activité physique. C'était aussi mon travail. Parce que j'ai une peur du manque chronique, et travail égale argent égale sécurité, j'ai eu l'occasion d'en parler dans d'autres épisodes. Résultat, j'étais toujours en train de faire quelque chose. Toujours occupée, toujours productive, toujours en train d'anticiper, toujours en train de gérer. Et on va pas se mentir, quand on est comme ça, même quand y'a plus rien à faire, y'a toujours quelque chose à faire. Et quand vraiment, de vraiment, de vraiment, y'a plus rien à faire, et que tu te retrouves seule avec toi-même, ça devient limite beaucoup plus inconfortable que d'être occupée. Parce que le vide, il fait remonter les peurs, les doutes, les frustrations. les questions existentielles. Le vide, il fait remonter tous ces sujets qui méritent ton attention, mais que pour l'instant tu n'es pas capable de gérer. Que ce soit ton couple qui bat de l'aile, que ce soit ton boulot qui ne te plaît pas ou plus, que ce soit des parents malades dont tu dois t'occuper, que ce soit tes enfants qui prennent peut-être un mauvais chemin et tu te sens impuissante face à ça. Et tu vois, le vide n'est pas le problème. Le problème... C'est l'histoire que tu te racontes quand ce vide apparaît. C'est le narratif intérieur qui se déclenche. Et cette petite voix intérieure, elle peut ressembler à « Si je ne travaille pas, ça veut dire que je suis paresseuse. Si je suis seule, personne ne m'aime. Si je ne produis rien, je ne sers à rien. Si je n'ai rien prévu, ça veut dire que ma vie est vide. » Et le mouvement, l'action permanente, permet souvent de ne pas regarder. ces sujets qui grattent et dont on ne se sent pas capable de s'occuper ou pour lesquels on n'arrive pas pour l'instant à trouver une solution. Et dans ces cas-là, Netflix devient plus facile, Instagram devient plus facile, le chocolat devient plus facile ou même ranger un tiroir devient plus facile. Tout devient plus facile que rester seule avec ce qui se passe à l'intérieur. Et le constat, c'est que certaines femmes, et tu en fais peut-être partie, Sûrement, même si tu écoutes ce podcast, certaines femmes ne savent même plus que le vide existe. Et d'autres ne supportent pas ce vide. Elles remplissent chaque espace disponible avant qu'il apparaisse. D'ailleurs, si cette idée du vide résonne particulièrement en toi, je t'invite aussi à écouter l'épisode 89 que j'avais consacré au parallèle entre les achats, la bouffe, qui représentent ce vide en nous qu'on cherche à combler en vain. Tu verras qu'on y explore cette sensation sous un autre angle. Et tu vois, je pense que peut-être au fond, c'est pas juste le vide qui est difficile, c'est le fait de ne plus avoir rien à faire. Et ici se cache quelque chose d'encore plus profond. Je suis convaincue que beaucoup de mangeuses émotionnelles ne supportent pas seulement certaines émotions. Elles ont surtout énormément de mal à simplement être. On nous a appris à être utile. On nous a appris à faire, produire, ranger, anticiper, contrôler, être là pour les autres, gérer, résoudre, être occupé. Mais on nous a beaucoup moins appris à être. Et le raccourci qu'on fait souvent dans le décodage de tout ça, c'est on se dit en fait moi je mange quand je m'ennuie. Et j'ai d'ailleurs consacré l'épisode 58 à ce sujet, je mange quand je m'ennuie, comment briser cette habitude. Mais tu vas voir qu'aujourd'hui on va un cran plus loin. Aujourd'hui on est là pour faire le lien entre il y a un espace disponible pour moi, mais je ne sais pas comment l'occuper, et comment être bien avec moi-même, et comment être en sécurité dans cet espace. Et tu le sais, tu l'as vécu des centaines de fois, c'est quand tu es seul que tu te mets à manger. Parce que ton cerveau, c'est comme s'il te disait « fais quelque chose, n'importe quoi, mais surtout ne reste pas simplement là avec toi-même » . Et tu vois, je t'ai parlé précédemment de ces narratives toxiques qui se mettent en place dans notre tête sur le fait qu'on n'a pas besoin de nous, qu'on est inutile ou qu'on n'existe pas si on n'est pas dans l'action, etc. En fait, aujourd'hui, dès qu'un espace se libère, Ton cerveau te propose immédiatement ce qu'il connaît déjà. Occupe-toi, range, fais quelque chose d'utile, regarde ton téléphone et surtout mange. Peu importe ce que tu fais, vraiment l'idée c'est de ne pas rester avec toi-même. Et c'est la raison pour laquelle, même si ça paraît contre-intuitif, je te dis souvent que les compulsions alimentaires ne sont pas ton problème. Aujourd'hui, les compulsions alimentaires sont une tentative de solution. Certes, Pas une bonne solution, certes, une solution maladroite, mais une solution quand même. Parce que quand tu es une mangeuse émotionnelle, tu ne remplis pas seulement ton estomac, tu remplis les espaces vides de ta vie. Et l'épisode 48, la bouffe n'est que la face visible de l'iceberg, a pour but de t'aider à aller explorer ce qui se cache sous la surface. Mais si aujourd'hui tu te reconnais dans ce fantasme du transat que t'arrives jamais à atteindre, qui ne te satisfait pas, tu vois, ou dont tu n'arrives pas à profiter, je veux que tu prennes conscience d'une chose. C'est que si aujourd'hui tu es tout le temps dans l'action et que tu n'arrives pas à te poser, et que tu n'arrives pas à être apaisé et à profiter, c'est parce qu'il y a une partie de toi qui se dit que régler des tâches, faire des choses, ça peut calmer une angoisse existentielle. Parce qu'en fait, on est nombreuses à être exactement comme ça. On est épuisé, on rêve de repos, Et puis ? d'un coup, on obtient 30 minutes de pause. Et là, on les passe à répondre à des emails, ranger un tiroir, faire de la compta, vider la vaisselle, faire tourner une lessive ou organiser quelque chose. Pourquoi ? Parce que être occupé est devenu rassurant. Faire te donne l'impression d'avancer. Faire te donne l'impression d'exister. Faire t'évite de ressentir. Et finalement, le plus souvent, ces petites tâches, ce sont simplement des tâches refuge. Et j'ai eu l'occasion de le voir pendant ce mois de juin où j'ai fait une grande pause. Très souvent, je me suis tournée vers ces tâches-refuges parce que finalement, cette longue pause, elle devenait carrément inconfortable et je ne savais pas quoi faire de moi-même. Alors, faire des petites choses, ça me faisait moins peur. J'ai rangé toute ma maison, je me suis occupée de la déco, j'allais chez Action pour faire plein de petits achats et redécorer telle ou telle pièce, agencer tel ou tel espace dans mon intérieur. Parce que tout ça, c'était rassurant, c'était prévisible, c'était sans risque émotionnel. Assumer cette pause et accepter de ne rien faire et juste d'habiter ce vide, ça demandait tellement d'engagement, de présence, de réflexion, de me dire mais pourquoi au final t'as besoin d'une si longue pause ? Pourquoi est-ce que t'as tellement de mal à te remettre en selle, à être régulière dans ce que tu fais ? C'était ça les vraies questions profondes. Et bien finalement, aller chez Action, faire des petits achats ou ranger ma maison, c'était une façon d'éviter de me poser avec moi-même et d'essayer de répondre à cette question. Alors comment on sort de tout ça ? Moi je dis toujours que la première étape la plus importante c'est la prise de conscience. C'est d'être lucide, clairvoyante et honnête face à nos propres comportements et nos propres contradictions. Et on a le droit d'être effectivement dans la contradiction intérieure. Ça fait pas de nous des mauvaises personnes d'avoir à la fois envie de nous reposer et à la fois d'être incapable de profiter de ce repos. Et en coaching j'aime poser une question qui met souvent le doigt sur le vrai problème. Qu'est-ce que tu ferais si tu avais deux heures de plus chaque jour ? Et les réponses arrivent immédiatement. Je lirais davantage, je marcherais, je ferais du yoga, je dessinerais, je jardinerais, je me reposerais, je prendrais soin de moi, j'irais peut-être faire un massage, je prendrais un bain, j'appellerais une amie. Puis je pose une deuxième question. Qu'est-ce qui t'empêche de faire 15 minutes de ce que tu viens de me décrire, là, maintenant, tout de suite, aujourd'hui ? Et là, le silence devient intéressant. Parce qu'on découvre souvent que le problème n'est pas le temps, le problème est ailleurs. Dans la culpabilité, dans l'habitude de passer après tout le monde, dans l'impression qu'il faut deux heures pour que ça vaille la peine, ou dans le fait qu'on ne sait plus vraiment ce qui nous nourrit. Et parfois, j'ajoute une troisième question. Quand est-ce que tu l'as fait, cette chose que tu m'as décrite, pour la dernière fois ? Et là, les réponses sont parfois bouleversantes. Ça ressemble à « je ne sais plus » , « il y a un an » , « avant les enfants » , « il y a plusieurs années » . Alors peut-être que le problème, c'est que tu ne sais pas ou plus ce qui te ferait du bien. Ou alors peut-être que tu le sais parfaitement. Mais en tout cas, t'as pris l'habitude de passer après tout le monde et de faire passer tes besoins après les obligations et après les besoins des autres. Et je pense que ça s'explique par ce que j'appelle le syndrome des miettes. C'est-à-dire que beaucoup de femmes ont grandi dans un environnement où on ne leur a pas demandé leur avis. On leur a appris à être sage, à s'adapter, à ne pas faire d'histoire. On leur a dit « mange ce qu'il y a dans ton assiette, prends ce qu'on te donne, arrête de faire des caprices » . On ne leur a pas demandé « qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? De quoi tu as besoin ou envie aujourd'hui ? » Alors progressivement, on a cessé de se poser ces questions où on n'a jamais appris à se les poser. Et ce qu'on a appris, c'est apprendre Ce qu'il reste, apprendre ce que les autres veulent bien nous donner. Et quand t'as grandi comme ça, aujourd'hui tu vis ta vie et ta façon de manger de la même façon. Tu vas manger les restes d'un repas, tu vas manger les restes de coquillettes jambon de tes enfants, tu vois ? Parce que c'est d'abord les autres qui passent avant toi, les enfants, le conjoint, le travail, les obligations, les imprévus, et ensuite toi. Toi c'est toujours en dernier. Et parfois, il reste presque rien. La seule chose qui reste c'est la bouffe. Et le problème, c'est qu'on finit par croire que... Ne rien avoir pour soi, c'est normal. Et que manger, c'est pas normal. Alors aujourd'hui, si tu cherches à atteindre enfin cet apaisement, et vraiment je t'assure qu'on peut y arriver progressivement, moi je suis vraiment en chemin là-dessus, t'as besoin de prendre conscience que peut-être que tu ne manques pas de temps. Peut-être que tu attends simplement la permission de l'utiliser pour toi. Peut-être que tu remets ta vie à plus tard, quand les enfants seront grands, quand t'auras perdu du poids, quand tu seras moins débordé, quand tu seras plus organisé. Mais ce moment n'arrive jamais. L'apaisement ne vient pas quand on remplit le vide. L'apaisement, il vient quand on devient capable de le traverser. Quand on peut rester dix minutes sur un transat sans chercher à optimiser quelque chose. Quand on peut ressentir une émotion sans immédiatement la couvrir. Quand on peut écouter ses envies. Quand on peut commencer aujourd'hui. Pas deux heures, pas un week-end, pas les prochaines vacances. Aujourd'hui, juste... 10 ou 15 minutes. Et tu vois, c'est peut-être là tout le paradoxe. Parce que pendant tout cet épisode, je t'ai parlé du piège du faire. Alors tu pourrais me dire, très bien Joanne, mais comment on fait pour sortir du faire et réapprendre à être ? Et c'est justement dans cette optique-là que j'ai créé Mission Sensation Alimentaire. Parce que je ne vais pas te demander du jour au lendemain de devenir une femme capable de rester une heure sur un transat à contempler les oiseaux. Je sais que ça ne fonctionne pas comme ça pour toi. Je sais que tu n'en es pas capable pour l'instant. Alors, je pars de ce que tu es déjà capable de faire. Et justement, ce que tu sais déjà faire, c'est faire. F-A-I-R-E. Et du coup, je te propose de toutes petites actions. Un jour à la fois. Un pas à la fois. Manger dans une assiette. T'asseoir, manger sans distraction, éteindre les écrans, observer ta faim, observer ton rassasiement, noter ce qui se passe en toi, respirer avant de commencer à manger. À première vue, ce sont vraiment des choses simples à faire. Mais en réalité, chacune de ces petites actions a un objectif beaucoup plus profond. Petit à petit, elles vont te permettre de retrouver ce que tu as très certainement perdu. Le ressenti. Et tu vas passer progressivement en l'espace de 30 jours ou plus, parce que tu vas aller à ton rythme et tu as accès à vie, à l'ensemble des contenus, donc tu vas prendre le temps nécessaire. Mais en 30 jours seulement, tu peux passer progressivement du faire à être avec toi-même, à être avec ta faim, à être avec ton rassasiement, à être avec tes émotions, à être avec ton corps. Et c'est précisément ça qui va te permettre de sortir durablement des compulsions. Mission Sensation Alimentaire MSA pour les intimes est vraiment construit exactement dans cette logique. Je ne commence pas par te demander de changer qui tu es. Je commence par te proposer de toutes petites actions concrètes qui jour après jour vont permettre de recréer les conditions pour que ton corps et ton cerveau recommencent à faire confiance à leurs sensations. et surtout arrêter progressivement d'utiliser la nourriture pour remplir tous les espaces vides. Pas avec plus de contrôle, pas avec plus de règles mais en te reconnectant à toi-même. Le programme est actuellement à 2 fois 99 euros donc c'est probablement le meilleur moment pour commencer. J'espère que cet épisode t'aura montré que peut-être que tu n'as pas besoin de plus de temps mais que tu as besoin toi aussi d'apprendre à habiter avec sérénité le temps que tu as déjà. Et je voudrais te rappeler une chose, tu ne manques pas de volonté. Tu es une personne avec une volonté extraordinaire. Mais tu as simplement oublié comment être avec toi-même. Quand plus rien ne te distrait. On t'a appris à faire toute ta vie et peut-être qu'il est temps aujourd'hui de simplement réapprendre à être. Si tu aimes le podcast, continue de le soutenir avec des avis positifs et des étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée Spotify, Apple Podcasts, YouTube étant les plateformes les plus influentes. Ça m'aide dans mon travail, ça m'envoie un signal positif sur le fait que ces épisodes t'aident à avancer et ça permet de mettre les épisodes en face des oreilles de celles et ceux qui en ont le plus besoin. Et moi, je te retrouve promis la semaine prochaine. avec un sujet qui j'en suis sûre va te parler. Pourquoi je pense à la nourriture toute la journée ? Si la bouffe occupe toutes tes pensées et que tu y penses du matin au soir, tu vas voir, tu vas adorer cet épisode et il ne faut surtout pas le louper. Donc pense à t'abonner pour être notifié dès le jour de sa sortie. Je te remercie pour ta présence et je te donne rendez-vous au prochain épisode.