- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique, et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute !
- Speaker #1
La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France. Assurant donc des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes,
- Speaker #0
tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Aujourd'hui, direction Lorne, à la rencontre de Georges Cocou, kinésithérapeute installé en libéral à Argentan. Arrivé de Roumanie en 2010, il découvre le système libéral français et s'y engage pleinement pour défendre la profession avec exigence et bienveillance. Avec lui, on parle intégration, engagement, territoire, représentativité, IFM 14 et même de quelques soirées syndicales bien sorties. Bonjour Georges, je te remercie d'avoir accepté l'invitation et d'échanger avec toi aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Céline, c'est moi qui te remercie. Pour l'invitation, ça me fait un grand plaisir.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
D'être avec toi ici.
- Speaker #0
Merci. Alors tout d'abord, je te propose de te présenter.
- Speaker #1
Moi, c'est Georges Coucou. Je suis kinésithérapeute. J'ai 42 ans et j'exerce en libéral argentin dans un cabinet avec Adriana, mon épouse.
- Speaker #0
Alors comme je le disais dans l'introduction, mais tu es arrivé en France en 2010. Après une première expérience en Roumanie, qu'est-ce qui t'a amené en France justement ?
- Speaker #1
Je suis diplômé de 2006 et j'ai exercé en Roumanie, dans deux endroits différents. Tout d'abord, pendant mes études, j'étais passionné de voir la diversité des cabinets lorsque je faisais mes stages. Et j'étais toujours mené par une curiosité, comment d'autres kinés y font, comment leurs cabinets y sont équipés, s'ils ont des pratiques en particulier. Et du coup, à un moment donné, j'étais pas spécialement plafonné, mais j'avais envie de changer quelque chose. Et j'avais déjà des collègues de ma génération qui étaient venus en France parce qu'à l'époque... En France, beaucoup de kinés venaient pour exercer dans des termes ou dans des hôpitaux parce que c'était déjà un désert en 2009-2010. Et du coup, je me suis dit pourquoi pas me lancer dans cette expérience-là. D'abord, je suis venu visiter et j'ai vu un peu comment ça se passe dans un centre de rééducation. Ensuite, dans un centre de rééducation, mais où le kiné, il exerçait de manière libérale. Donc, je trouvais ça vraiment intéressant. Il n'y avait pas ce système-là en Roumanie. Et je me suis dit, peut-être que ça permet de faire vraiment ce qu'on veut. Et en 2010, je suis venu. D'abord, j'ai travaillé trois mois dans un hôpital. Et après, je me suis dit, bon, allez, je passe en libéral. Ça me parlait plus. D'abord, j'étais à Orléans pendant un peu plus d'un an. On avait pas mal d'EHPAD que le cabinet gérait. Donc, j'avais fait cabinet et EHPAD et quelques domiciles. Et à un moment donné, je ne me retrouvais pas spécialement. Et je commençais à chercher autre chose. Et je suis tombé sur un joli cabinet dans l'orne. Et les collègues, ils étaient sympas. L'ambiance, elle était bonne. Le relief s'en plaisait. La tranquillité, la verdure. Et c'est comme ça qu'on a atterri dans l'orne. Et du coup, ça fait 15 ans qu'on est dans l'or.
- Speaker #0
Comment s'est passée justement l'intégration au niveau du système français, qui devait être somme toute différent de celui de la Roumanie ?
- Speaker #1
En Roumanie, j'étais assez confiant dans mes capacités de kiné. Donc j'exerçais à un niveau assez élevé, donc j'avais confiance en mes capacités. Et une fois arrivé en France, je me suis dit, bon ben, je vais me débrouiller. En regardant maintenant, je me dis que c'était un mélange de courage, naïveté mais positive et beaucoup d'ambition de faire quelque chose, donc d'avancer. Je ne me posais pas trop de questions. Aujourd'hui, j'explique à mes patients dans leur éducation qu'il ne faut pas... pas qu'ils se mettent tout seuls des barrières. Quand je suis arrivé en France, je n'avais pas de barrière. J'avais juste une idée dans la tête de trouver un plaisir pour travailler et ça ne m'intéressait pas spécialement où je suis. Je me disais, de toute façon, je suis loin de ma famille. Si je suis à Nantes, à Lyon ou à Paris, pour moi, c'était la même chose. C'est pour ça que... J'ai voulu bouger vers un endroit qui me convenait.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qui t'a motivé à te syndiquer à la FFMKR ?
- Speaker #1
Une fois arrivé dans l'ORN, mes collègues du cabinet étaient investis dans le syndicat départemental de l'ORN à l'époque. C'était un seul syndicat affilié à la FFMKR, donc la FFMKR 61. Et ils m'ont invité... pour l'AG de fin d'année qui se tenait à Argenton. Et c'est comme ça que je connais Argenton. Et j'étais surpris par l'accueil, la bienveillance et l'équipe qu'il y avait. On était une quarantaine de kinés autour de plusieurs tables. Et c'était une AG très conviviale, autour d'un repas. On parlait des sujets, c'est vrai que pour moi c'était... C'était que des nouveautés parce que j'exerçais un libéral depuis un an, mais je ne connaissais rien du tout pratiquement. Parce qu'au départ, quand on est assistant, on s'appuie beaucoup sur les titulaires. Et on se dit, bon, s'il y a un souci, il va m'accompagner. On se laisse un peu aller. On ne prend pas vraiment conscience que c'est à nous, même si on est assistant, de... de te mettre et de décider de comment on cote une prescription ou comment on fait telle ou telle chose administrative. Donc j'ai découvert ça. Je n'ai pas adhéré tout de suite parce que je ne comprenais pas ce que c'était la syndicalisation. Parfois le collègue titulaire me faisait passer des informations et l'année suivante... Bon, il m'a réinvité à l'AG, j'ai adhéré. Et chaque année, on se faisait une AG. Et c'était très bien. J'avais plein d'informations. Donc, j'étais content de me sentir quelque part intégré dans la communauté professionnelle. Et aussi, je me sentais assez rassuré que... Si jamais je fais une erreur, il y a quelqu'un derrière, le collègue, il participait à des CPD. Donc c'était l'époque quand on a passé à numériser les prescriptions. C'était, l'ORN c'était un département pilote. Et du coup, j'ai bien compris qu'il y a un intérêt d'être vraiment à jour avec les informations et de mettre vraiment en place, de suivre. Les évolutions de la profession. Et à un moment donné, je considérais que je me sens assez prêt pour me lancer et exercer dans mon propre cabinet. Et j'ai créé mon cabinet en 2016, pas très loin, à Bazouz-sur-Ouen. Et voilà, c'est là que c'était... Au départ, j'étais très courageux pour le faire. et une fois Je me suis retrouvé tout seul dans le cabinet. C'était vraiment la douche froide. Je me suis dit, je fais comment maintenant ? Et j'ai décidé de m'investir un petit peu plus dans le syndicat local. Je me suis dit, comme ça, je suis sûr que je ne loupe rien. Il y avait un changement de génération. Donc, le président est parti à la retraite. La secrétaire générale a pris la... la présidence, et je me suis dit, c'est le moment. J'ai été élu comme secrétaire général. Avec la vie de famille, les enfants, ce n'était pas toujours facile de participer beaucoup à des congrès comme on le fait maintenant. Je participais quand j'avais l'occasion. J'ai laissé tout sur le dos de la présidente, mais à un moment donné, Pour des problèmes de famille, elle a voulu renoncer à ce poste et je me suis trouvé dans la posture de m'impliquer encore plus et de prendre la présidence du syndicat départemental. Bon, bien sûr, avec un petit impuls de la part de... de Stéphane Belay qui était présente lors de l'AG pour nous présenter la Carpinko. Elle m'a dit « Allez, vas-y, comment je veux faire ? » Je lui ai dit « T'inquiète, on est proche de toi, si t'as besoin, on va t'accompagner. » C'est vrai que c'est comme ça que j'ai commencé à connaître un petit peu plus des cadres syndicaux. j'ai connu... J'ai eu un grand plaisir d'échanger par téléphone avec Sébastien Guérard, qui m'a convaincu de leur projet. Lui venait de prendre la présidence et par la suite j'ai connu Laurent Rousseau. Tous les trois m'ont beaucoup accompagné et m'ont donné encore plus l'envie de faire partie de cette belle équipe et de m'impliquer.
- Speaker #0
Alors au niveau local, en tant que président, quel est ton rôle, ta mission ?
- Speaker #1
D'abord, on est présent dans les commissions paritaires départementales. Et moi, comme président, je suis aussi membre de la commission paritaire régionale de la CPAM. Donc on accompagne les consœurs et les confrères. S'ils ont des soucis, s'ils ont des problèmes, soit des enduits, soit s'ils ont d'autres problèmes avec toutes sortes de contrats qui les font mal. Et par le fait que je suis conseiller fédéral et que je maîtrise pas mal de sujets d'actualité, c'est assez facile de donner des bons conseils. Sinon, on essaye... d'organiser des formations dans notre département pour dynamiser un peu notre territoire. On fait parfois des soirées thématiques et on organise des assemblées générales où tous les syndiqués ou non-syndiqués sont les bienvenus.
- Speaker #0
Alors donc, Georges, tu nous as parlé de ton... Ta présidence au sein du syndicat départemental de Lourdes, mais est-ce que tu as d'autres engagements pour la profession ?
- Speaker #1
Oui, une fois que j'ai pris la présidence du syndicat départemental, j'avais vraiment envie de bien faire les choses et de comprendre mieux comment ça fonctionne, les diverses structures professionnelles. Il y avait les élections du conseil départemental de l'Ordre qui s'approchaient. Je ne voyais pas trop comment ça se passe, quelle est l'ambiance. Je me suis dit que je voulais me lancer. Je me suis présenté candidat. J'étais élu, donc je suis toujours conseiller départemental de l'Ordre. Tout de suite après, il y a eu la période Covid. Quand on a eu beaucoup de temps à passer à la maison, pendant les six semaines, je relais les messages pour les syndiqués. Je participais à toutes sortes de réunions, formations. Tu étais complètement inactif. Oui, binaire. Et ça se fait qu'en 2021, il y a eu les élections URPS. Donc, j'étais sur la liste FFMKR. Bon bah ça... Je suis également élu URPS, ça ne s'est pas passé comme on voulait. Donc, malgré le fait qu'on a eu plus de voix, les autres deux syndicats ont fait bloc contre nous. Donc, actuellement, on ne peut pas faire grand-chose. Ce sont les deux autres syndicats qui mènent les choses à l'URPS Normandie. Donc, on espère qu'à une mandature prochaine, on peut faire plus de choses. Et aussi en 2021, j'ai intégré le Conseil fédéral. Il y avait des élections pour le Conseil fédéral. Et par le fait que je participais à plein d'actions, c'est là que le secrétaire général de l'époque, Laurent Rousseau, m'a demandé si je pouvais m'intéresser à deux candidats. Et j'ai trouvé ça très bien. Je l'ai fait. Les collègues de tous les départements adhérents, ils ont voté pour. Et du coup, c'est comme ça que j'ai intégré le Conseil fédéral. Au départ, je croyais que je voulais avoir une mission très simple. Et du coup, c'est là que mes collègues m'ont confié ce dossier de diplômé européen. Je l'ai reçu avec un très grand plaisir parce que je trouvais très courageux de leur part que la FFMKR parle de ça. Je suis très reconnaissant que la FFMKR est un vrai moteur pour accompagner, aider à l'intégration de ces diplômés européens.
- Speaker #0
Pourquoi tu dis ça ? Parce que ce n'était pas fait avant ?
- Speaker #1
Peut-être qu'il y avait des actions, mais pas si visibles. Et au fil du temps, j'ai compris que les diplômés européens, ça représente beaucoup de kinés. Donc, grosso modo, aujourd'hui, c'est un tiers des kinés qui ont eu un diplôme, soit belge, soit espagnol, soit... soit polonais, soit roumaine, soit portugaise ou suisse.
- Speaker #0
Donc un tiers des kinés ?
- Speaker #1
À peu près un tiers. Les derniers chiffres sont de 2024, mais vu que ça évolue constamment, les dernières années, il y a eu plus d'inscriptions dans les CDO, plus d'inscriptions des nouveaux diplômés. européenne que l'inscription des diplômés des écoles françaises de kinésithérapie. Donc le nombre est en augmentation, le nombre de diplômés européens. Et aujourd'hui, nous sommes à la FFMKR en capacité d'aider à l'intégration de ces professionnels-là. c'est très important Pour eux, de savoir qu'une fois adhérents chez nous, on a des solutions clé à unement. On a fait pour eux un kit européen. On peut les accompagner dans toutes leurs démarches. On a un partenariat avec la MACCF pour tout ce qui est assurance. Après, ils bénéficient comme tout adhérent FFMKR des autres. partenariat que nous avons.
- Speaker #0
Quelles sont les problématiques que les kinés rencontrent lorsqu'ils reviennent en France ou lorsqu'ils viennent en France avec leur diplôme européen ?
- Speaker #1
Je crois qu'ils sont assez nombreux. Après, en fonction du diplôme, ils ont plus ou moins des stages d'équivalence à faire. Je sais que pour... Certains diplômes, comme c'est les diplômes belges, allemands et espagnols, ils n'ont pas beaucoup de stages à faire. Mais pour les diplômés de Roumanie, parfois ils ont jusqu'à 6-12 mois de stages d'équivalence à faire et pour eux c'est une vraie problématique. Pour nous c'est compliqué de les accompagner à ce stade-là parce que ça tient un peu à la tête. pas du tout de nous orienter où il faut déposer le dossier ou faire les stages d'équivalent. Mais par contre... Avec nos partenaires de la MACC, ils ont l'assurance pour la responsabilité civile professionnelle à un prix assez intéressant. Et aussi on peut leur donner quelques astuces concernant le dossier à faire, les adresses. pour envoyer le dossier. Mais ça reste un peu limité. Notre plus grande action et notre plus grande plus-value restent quand ils sont déjà avec le diplôme équivalent et qu'ils peuvent commencer leur exercice en France.
- Speaker #0
Alors revenons au Conseil fédéral. Qu'est-ce que tu penses apporter justement au sein de cette équipe ?
- Speaker #1
Plutôt une vision authentique d'un diplômé européen qui est parti en France de zéro, qui a, avec l'ambition et motivation, intégré un conseil d'administration d'un syndicat local et que, par la suite, il a pris la présidence du syndicat départemental. qui intégrait le Conseil de l'Ordre, l'URPS. Et en essence, le plus important, c'est de transmettre à tous les diplômés européens que s'ils souhaitent, ils peuvent le faire et que tout est possible si on veut.
- Speaker #0
Lorsque l'on a préparé cet échange ensemble, tu me disais que tu intervenais aussi dans les IFMK. au sein du dispositif IFMK Tour. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ce que c'est ?
- Speaker #1
Oui, avec notre pôle de développement, c'est plutôt Emmanuel Coffin qui est le responsable de l'IFMK Tour. Les cadres syndicaux de l'IFMKR, ils interviennent dans des IFMK qui souhaitent notre accompagnement et on a quelques dizaines d'IFMK en France où on intervient, donc avec nos partenaires, les assurances, les banques, on intervient, on présente d'abord le côté conventionnel et aussi on présente la formation continue. C'est très riche en échanges. parce qu'on voit bien que les futurs kinés, il manque quand même de visibilité, surtout sur ce que représente la vie professionnelle, surtout le côté conventionnel. Et ça fait un grand plaisir d'échanger avec eux, de leur apporter des nouveautés, notamment la... une nouvelle application pour la cotation, parce qu'il y avait dernièrement beaucoup d'inquiétudes pour ça, de leur expliquer un peu comment ça fonctionne, une commission paritaire, quels sujets on peut mettre sous la table, qu'on peut discuter en CPD, et comment on les aide en commission paritaire nationale. Certains sont vraiment intéressés du fait que, malgré notre bénévolat, on a quand même une action assez professionniste.
- Speaker #0
On voit bien de par tous ces échanges, ton engagement et ta volonté aussi de transmettre, que ce soit à des kinés expérimentés ou des néos, des futurs diplômés, mais aussi à ceux qui arrivent. avec des diplômes européens, on voit vraiment que c'est ça qui t'anime au fur et à mesure de tes activités.
- Speaker #1
Ça me fait plaisir d'accompagner quand je peux, parce que lorsque j'ai commencé la vie professionnelle, ça me plairait bien qu'il y ait quelqu'un qui me dise « tiens, maintenant tu vas faire ça, tu peux faire ça » . Et je crois que par le fait qu'au fil du temps, j'ai eu pas mal de difficultés, surtout au départ, ça m'a renforcé et ça m'a motivé d'accompagner aujourd'hui. Et ça me fait un grand plaisir. Et d'ailleurs, c'est la motivation principale qu'on continue. dès qu'on... Dès qu'on accompagne un confrère ou une consoeur sur une problématique un peu délicate, on dit que ça vaut vraiment le coup de continuer. Et c'est ça qui nous donne de l'énergie pour continuer.
- Speaker #0
Parmi les adhérents de ton département, quelles sont les principales difficultés ? Peut-être un département qu'on ne connaît pas trop, Lorne. Quelles sont les problématiques un peu spécifiques de ton département ?
- Speaker #1
Au niveau des problématiques, sans doute qu'elles sont diverses. Celles qui sont remontées le plus souvent, c'est des erreurs de cotation, le fait que les médecins les prescrivent mal et qu'ils ont des soucis par la suite à cause des prescriptions qui sont mal faites. Après, des nouveaux, ils ont des soucis parfois avec des contrats qui sont mal faits. Je souhaite souligner le fait que pour les nouveaux installés, c'est très important de bien lire les contrats et de savoir aussi qu'un contrat, une fois signé, il est signé, qu'il faut respecter l'engagement. Sinon, ça peut être exceptionnel, toutes sortes de problématiques.
- Speaker #0
C'est pour ça que c'est... C'est important peut-être avant de le signer, justement, que chaque kiné vienne justement, prenne contact au niveau des cadres syndicaux de leur département, justement, pour expliquer un petit peu, voir un petit peu le contrat, s'il y a des choses parfois à réfléchir en amont avant de signer.
- Speaker #1
Nous, on essaye d'informer nos adhérents. Et comme on est dans une zone très sous-dotée, Souvent, les plus grandes problématiques sont par le fait que le kiné ne respecte pas la facturation avec la carte vitale. Donc la sécurité sociale paye la première tranche pour l'aide à l'installation. Ils se voient refuser la deuxième tranche parce que soit ils n'ont pas fait la déclaration famille, Soit ils l'ont fait et ça a été refusé parce qu'ils n'ont pas respecté les 70%. Et voilà, on revient à la même chose. Il faut respecter les engagements signés, notamment la Convention.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce que ça t'apporte de siéger au sein du Conseil fédéral ?
- Speaker #1
D'abord, lors des réunions du Conseil fédéral, c'est... C'est toujours une énergie incroyable. Même si on vient moins motivé, on part très motivé pour faire plein de choses. Les collègues, ils travaillent énormément. Ils font beaucoup de dossiers. Ils sont vraiment au top sur toutes leurs activités. Et c'est là que je me dis que ça se passe vraiment quelque chose. On construit beaucoup pour la profession. et c'est sûr qu'on fait avancer la profession.
- Speaker #0
En tout cas, de par ce podcast, on essaye de le mettre en avant. Et justement, je profite de ta venue lors d'un conseil fédéral pour t'interviewer. Alors, on voit que tu as différentes activités. Comment tu arrives à concilier justement ces différentes fonctions ?
- Speaker #1
Ce n'est pas toujours facile. Il faut toujours s'aider. de temps
- Speaker #0
Du côté pro, on consulte moi, on fait des journées plus à raccourci et on s'aide aussi du temps perso parce que parfois les réunions peuvent durer plus tard le soir ou on peut être parti plusieurs jours d'affilée. D'ailleurs, je profite d'occasion pour remercier à toutes et à tous qui s'impliquent dans toutes sortes d'activités professionnelles. C'est assez chronophage. Mais je considère que dans notre vie professionnelle, chaque kiné, on a le devoir d'amener notre pierre à l'édifice pour faire avancer notre belle profession. et vu qu'aujourd'hui il y a plein plein de tournantes, il y a beaucoup de changements, j'incite tous les kinés de s'impliquer au moins. Un tout petit peu dans leur secteur, où ils se sont motivés de s'impliquer un petit peu plus. Je les incite aussi à adhérer à la FFMKR pour qu'on arrive à faire encore plus de choses et que notre profession continue sur un bon chemin.
- Speaker #1
Alors, je te propose maintenant quelques courtes questions. Réponse peut être courte ou longue, peu importe. Tout d'abord, pour toi, quelle est la qualité indispensable pour s'engager dans la vie syndicale ?
- Speaker #0
D'abord, c'est l'altruisme, de vouloir aider les autres et l'écoute. Faites à l'écoute.
- Speaker #1
Et quelle maintenant est la qualité qu'on développe tout au long de son engagement syndical ?
- Speaker #0
La qualité principale, c'est le courage. Le courage de défendre l'intérêt collectif.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une rencontre, une formation qui t'a marqué durant ton parcours professionnel jusqu'à présent ?
- Speaker #0
Bien sûr, plusieurs rencontres m'ont marqué, notamment, comme je l'avais dit au début de notre podcast. De faire connaissance avec Stéphane Belay, Sébastien Guérard et Laurent Rousseau, ça m'a beaucoup marqué et ça m'a beaucoup aidé à continuer. À chaque fois, quand je suis moins motivé dans mes actions que je fais, je me dis qu'ils dédient beaucoup plus de temps pour toute notre profession. Ça, ça motive à chaque fois quand je pense que les collègues du bureau ou d'autres conseillers fédéraux, ils passent énormément de temps sur toutes sortes de dossiers. Et là, je me dis, je ne peux pas me plaindre. D'autres, ils s'investissent encore plus et ça donne aussi le courage de continuer.
- Speaker #1
Quel cliché tu aimerais faire tomber que parfois... certains kinés ont sur la FED ou sur le syndicalisme plus généralement.
- Speaker #0
Surtout qu'on n'est pas que des râleurs et que chez nous, à la FFMKR, ça se construit. Et ça se construit bien.
- Speaker #1
Eh bien, merci beaucoup, Georges.
- Speaker #0
C'est moi qui te remercie, Céline. Ça m'a fait un grand plaisir d'être aujourd'hui avec toi.
- Speaker #1
Eh bien, c'est respectif et puis, voilà, on aura sûrement encore l'occasion d'échanger. On se retrouvera sûrement très bientôt.
- Speaker #0
Avec plaisir. À très bientôt.
- Speaker #1
Merci. Au revoir. Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quel sujet vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession.
- Speaker #0
La médicale, un réseau expert d'agents généraux, vous accompagnez les kinés dans leurs besoins professionnels et privés.