- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes et bienvenue sur Kinographe, votre émission préférée de cinéma. Oh là là, tu l'as apporté. De toute façon, est-ce que j'ai déjà fait un lancement qui s'est diamant, qui a bien fonctionné, je pense pas. Pas tout le temps, je pense pas. Bon c'est gentil, c'est Nike. Mais en tout cas, merci beaucoup d'être aujourd'hui avec nous. Vous pouvez nous féliciter de reprendre cette année Kinographe en cette rentrée. Le format ne change pas pour ceux qui nous ont déjà écouté l'année précédente. Et pour ceux qui nous rejoignent, bienvenue à vous sur cette émission où on parle de cinéma et de films qui sortent dans l'actualité. Aujourd'hui, autour de moi, j'ai l'honneur d'accueillir une nouvelle arrivante. Je te laisse te présenter.
- Speaker #1
Hello ! Alors du coup, c'est Rachel et je suis ravie d'être invitée sur ce podcast parce que j'avais envie de faire du podcast et sur un film super cool en plus. Donc, je suis trop contente d'être là.
- Speaker #0
Et ensuite, notre deuxième curiosité que vous avez déjà connue. plusieurs fois, qui est... Chénaille, bonjour ! Très heureux d'être là, je fais partie des murs. Je crois que vous êtes content de m'en mûrer, écoutez. Moi, je suis heureux de vous parler. Et du coup, je me présente aussi, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis Thomas et je présente ce podcast avec vous. Aujourd'hui, vous l'avez vu sur le petit affichette du podcast, on va parler de Rose, qui est un film qui est sorti cette semaine, réalisé par Marcus Schleinzer. Heureusement que je fais mes cours d'allemand en plus le mercredi. Et qui est sorti cette semaine dans le casting, Sandra Hüller, qui refait son apparition et qui va revenir dans plusieurs films aussi ce mois-ci. Du coup, sans plus tarder, mes chers amis, on peut lancer le jingle. Attention, on va pouvoir y aller. Alexandre, vous êtes prêts ? Oui. J'ai dit ? Bon, moteur ! Faites des exercices de respiration avec nous. Tout le monde est détendu.
- Speaker #1
C'est bon, c'est pas sauf faux.
- Speaker #0
Avant de parler de Rose, j'aimerais qu'avec vous, on parle de vos petites recommandations culturelles, des choses que vous avez vues, des expositions auxquelles vous êtes allées, des choses que vous aimeriez faire partager à nos chers auditeurs. Qui veut commencer ?
- Speaker #1
Ok, bon, je commence en tant que nouvelle invitée. C'est mon bizutage. Donc moi je vais parler de Wikimaster, alors c'est pas vraiment culturel dans le sens sortie culturelle etc, mais en gros le principe c'est que c'est un jeu comme un jeu de cartes Pokémon où il faut collectionner des cartes, sauf que les Pokémon sont remplacés par des pages Wikipédia et on a un accès du coup pour lire la page Wikipédia, donc il y a quand même un côté culturel de se renseigner et c'est très addictif comme jeu par contre, donc pensez à dormir la nuit.
- Speaker #0
C'est un jeu de cartes physique ?
- Speaker #1
Non, c'est sur l'appli.
- Speaker #0
Et c'est dispo gratuit ?
- Speaker #1
C'est dispo 100% gratuit.
- Speaker #0
Et alors, ça apporte quoi dans l'évolution du jeu, du gameplay ?
- Speaker #1
Après, ça se joue vraiment comme un jeu de cartes de collection. Donc, il n'y a pas vraiment d'évolution. Le but, c'est que tu te crées tes propres collections, tu inventes tes collections et du coup, tu choisis les cartes que tu veux en fonction de tes collections. Tu peux échanger des cartes avec tes amis ou contre de l'argent. Tu peux les mettre aux enchères aussi. Et du coup, les gens surenchérissent pour racheter ta carte. Et tu as un paquet de 5 cartes toutes les 8 minutes. Du coup, tu ouvres des packs et soit tu les revends, soit tu les défausse, soit tu les gardes dans ton jeu.
- Speaker #2
Trop stylé. Donc, tu as appris des trucs avec les cartes Wikipédia, justement ?
- Speaker #1
Oui, un petit peu. Alors, je regarde vite fait. Dans ma superbe collection, j'ai une carte légendaire. Je suis super contente de l'avoir, parce que c'est Rouen, et je viens de Rouen. Du coup, j'étais contente. Il y a aussi des trucs qui ne sont pas encore sortis. Par exemple, moi, je fais des collections de festivals de cinéma, de films ou de dessins animés. Et il y a des films, par exemple, J. Shrek 5, qui n'est pas encore sorti, mais du coup, la carte existe déjà. Tant qu'il y a une page Wikipédia, la carte existe. Et ça évolue, par exemple, une carte qui va être commune ou peu commune. plus les gens vont aller sur la page Wikipédia, la vraie page Wikipédia, plus elle va monter en grade et du coup, une carte peu commune peut devenir une carte rare.
- Speaker #0
Du coup, il y a un jeu un peu de toutes les personnes de la communauté vont vers une carte qu'il n'y a rien à voir.
- Speaker #1
C'est ça et du coup, c'est très lié à l'actu parce que ce que les gens regardent en ce moment sur Wikipédia, par exemple, tout ce qui va être les affaires policières ou quoi, ou les célébrités, les influenceurs qui font des conneries ou des trucs comme ça, leur page Wikipédia, du coup, il y a de plus en plus de gens qui vont aller dessus. Et du coup, c'est en lien aussi avec l'actu et ça marche aussi avec les films qui ont bien marché. Je pense que si on cherche Spider-Man, à mon avis, c'est galère de l'avoir, la carte, pour l'instant.
- Speaker #0
En tout cas, merci beaucoup. Parce que c'est vrai qu'en plus, on n'a jamais de recode d'application du jeu ou du jeu de cartes. en général dans le podcast, donc j'aime trop.
- Speaker #2
Moi, je veux parler du court-métrage, c'est un moyen-métrage qui s'appelle Le Roi David, qui est réalisé par Lila Pinel avec l'actrice Eva Huot. C'est un court-métrage qui est sur France Télé, qui est sorti en 2021. Et en gros, on suit le personnage de Shanna, une fille qui a des problèmes d'argent et qui a un souci avec son ex. Et en fait, l'histoire est hyper intéressante et vraiment en plongeant la vie de cette meuf. Et moi, du coup, j'adore l'actrice Eva Eos. Je l'ai vue dans plein de courts-métrages. Et je l'ai vue en festival. Donc elle est adorable comme personne. Et là, récemment, il y a un film qui est sorti du cinéma qui s'appelle Shanna. Qui, en fait, il y a la même actrice, la même réalisatrice. Et en fait, c'est un peu l'évolution du court-métrage, mais en long film. Donc moi, j'ai pas encore vu le long-métrage. Mais moi, j'ai trop aimé le court-métrage qui, du coup, est dispo sur France Télé. Voilà, dure 45 minutes environ. Très sympathique.
- Speaker #0
Ok, trop bien. À mon tour de vous présenter un film que j'ai... Alors, à la base, j'hésitais. Soit je parle aujourd'hui de Rose avec vous, soit on parlait de Adieu Monde Cruel. Donc moi, je me suis dit, on va parler de Rose, et puis juste après, je suis allé voir Adieu Monde Cruel. Donc en fait, après avoir vu Adieu Monde Cruel, je me suis dit, j'espère que Rose va être bien, parce que sinon, je ne vais pas être inspiré, j'ai agréé de ne pas avoir parlé du reste. On verra ça dans la suite du podcast. Mais du coup, je vais vous parler de... Adieu, monde cruel, réalisé par Félix de Guivry. De Guivry, pardon. Qu'est-ce que j'ai dit ?
- Speaker #2
C'est le producteur du film Arco.
- Speaker #0
Ouais, c'est Hugo Bienvenu.
- Speaker #2
Non, mais genre... Mais Félix de Guivry a produit Arco. J'avais réalisé son film. J'avais même compositeur pour les deux BO des films.
- Speaker #0
C'est stylé. Le premier long-métrage du réalisateur Félix de Guivry. qui est produit par Hugo Bienvenu KFR Co. et dans lequel du coup on retrouve notamment Milo Machado Grané que du coup on connaît dans Anatomie d'une chute essentiellement ou dans le film Spectateur qui a été mis du lâcher. Et du coup dans ce film il incarne Otto Vidal, un enfant de 14 ans qui est en troisième et qui est victime de harcèlement dans son collège et qui va décider du jour au lendemain de disparaître en laissant une lettre de suicide à tous ses camarades. Spoiler, mais c'est pas un spoiler parce que c'est quand même le début du film, mais en gros, il va pas vraiment réussir à se suicider. Par contre, il va faire la rencontre après ça d'une jeune fille qui s'appelle Lena et j'en dis peu plus. Le film touche davantage à parler de l'avenir, comment est-ce qu'après le harcèlement, il va pouvoir réintégrer la société, etc. Et moi, je trouvais ça hyper touchant. Après, le film en lui-même, en termes de scénario, n'est pas d'une très grande originalité. Je trouve qu'on aurait pu faire mieux, mais le film se contente quand même de faire quelque chose qui est très touchant et qui m'a beaucoup beaucoup plu. Merci d'avoir écouté nos petites recommandations. On peut passer au sujet du jour. On est au lendemain de la guerre de 30 ans, où on a un soldat qui est une soldate, je peux le dire de suite parce que c'est annoncé par le carton. qui est une soldate qui s'appelle Rose et qui se fait passer pour un homme depuis la guerre et qui décide de revenir dans un village qui est celui d'un de ses camarades qui est tombé au combat pour pouvoir récupérer une partie de son étage et notamment la maison avec les terres pour qu'elle puisse s'y installer. Le film est en noir et blanc. Il ne dure pas très longtemps. Il dure une heure et demie. La fin principale est interprétée par Sandra Huller. Et l'autre restant du casting, je ne le mentionne pas parce qu'il n'est pas très connu. C'est essentiellement des acteurs autrichiens, parce que le film est autrichien. Et le film a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine à la Berninal de Berlin. Pour le rôle que l'interprète Sandra Eulor dans le rôle de Rose. Ma première question, peut-être pour toi. Est-ce qu'avant de parler de ce que tu as pensé du site, tu peux nous raconter à nous et aux auditeurs comment s'est passée ta séance de cinéma ?
- Speaker #1
Alors... Un peu périlleuse parce que je suis arrivée avec 5 minutes de retard. Du coup, je n'ai pas eu le contexte. Je suis arrivée et j'étais en mode. Pourquoi tout le monde, la genre au masculin, je ne comprenais pas en fait. Parce que du coup, je n'avais pas forcément lu le résumé avant. Et je suis arrivée et du coup, je n'avais pas les 5 premières minutes du film qui font l'exposition du personnage. Et la voix off, j'entends que c'est une voix de femme et que le perso s'appelle Rose. Et je ne comprends pas pourquoi tout le monde dit monsieur, le soldat, machin. Et je suis en mode. Ok, pourquoi pas. Et il m'a fallu franchement bien 30 minutes pour que je capte et que je sois en mode Ah mais Sophie est passée pour un... Nams, Boursak, tout le monde, j'ai le genre masculin, ok, j'avais pas... Mais du coup, c'était quand même bien fait. Parce qu'après, elle a un visage qui est très androgyne aussi. Donc rien que sa coupe de cheveux, quand elle change en fonction de cheveux courts, cheveux un peu plus longs, etc., ça modifie complètement son visage. Et en fait, c'est vrai qu'elle était parfaite, entre guillemets, pour le rôle d'une femme qui se déguise en homme. Ça marchait plutôt bien.
- Speaker #0
En plus, c'est bien amené par l'histoire, je trouve, parce qu'elle n'est pas... Déjà, je pense qu'on ne l'aime même pas par un prénom quand elle arrive dans le village. Je crois qu'elle s'appelle soit Monsieur, soit le Soldat. Je n'ai pas d'autres exemples.
- Speaker #2
Je n'ai pas d'autres prénoms masculins qu'elle pouvait avoir.
- Speaker #0
Donc, en fait, tu as vécu une expérience qui est complètement inédite dans le film. En fait, tu es une spectatrice de fou qui a vécu les 30 premières minutes sans savoir vraiment le truc. Donc, toi, Tiago, tu as bien cru. Oui,
- Speaker #1
le film, franchement, était très chouette. Parce que j'avoue que j'ai un peu de mal avec tous les films un peu historiques ou quand c'est trop dramatique, où j'ai tendance un peu à s'omnoler devant et bon, c'est long là le film. Là, c'est un film de 1h30 avec des acteurs qui jouent super bien. Le sujet du film est super cool. Et le fait que je n'ai pas compris le film pendant 30 minutes, du coup, ça m'a obligée à réfléchir en regardant le film. Et du coup, franchement, j'ai une super bonne expérience du film. J'ai grave kiffé.
- Speaker #0
Très, très bien. Est-ce que, Jeannette, tu veux leur appeler quelque chose sur ton expérience ? Est-ce que tu as aimé le film ? Qu'est-ce que tu as ressenti à la sortie de la séance ?
- Speaker #2
En fait, devant le film, j'étais en mode « Ok, c'est intéressant, why not ? » Mais quand je suis sortie de la séance, en fait, une heure et demie de la vie s'était écoulée et je n'en ai pas vraiment ressenti de conséquences. Le film n'a pas marqué plus que ça. Je l'ai vu et presque je ne l'ai pas directement oublié, mais je suis venue de passer à autre chose. marqué. C'est pour ça que pour moi, il n'est pas mauvais, mais il n'est pas génial non plus. C'est un film. C'est un bon film. Il est de là, mais sans plus.
- Speaker #0
Je suis un peu entre vos deux versions. A la fois, j'ai bien aimé le film parce qu'effectivement, il n'est pas très long. Je l'ai trouvé très accessible pour un film. Attention, je vais vous dire un truc pour un film en noir et blanc. Mais ce n'est pas un noir et blanc... C'est vraiment un noir et blanc qui vient là pour esthétiser la chose et on n'est pas dans la reprise de codes noir et blanc sur des films qui pouvaient durer deux heures, trois heures, qui sont faits par Dreyer. Et quand on fait la caricature du film hongrois, autrichien d'Europe de l'Est, qui est récent, qui est d'auteur, parce que le réalisateur en l'occurrence n'est pas très connu, je m'attendais vraiment pour le coup à un film très long, voire incompréhensible. Alors qu'en fait le sujet il est très simple, il est donné très vite. Quand on arrive à l'éloi. Et en plus, on a une voix off pendant tout le film qui nous explique la chose. Et du coup, c'est bête, mais j'aurais préféré peut-être que le film dure plus longtemps pour qu'on ait plus le temps de contempler et de développer aussi des axes qui auraient été intéressants, mais sur lesquels on est passé beaucoup trop vite. Soit parce que la voix off, elle a trop à compter. soit parce qu'on a des coutures dans l'histoire où on fait des sauts dans le temps et en fait il nous manque des parties qui auraient été très intéressantes de développer un peu plus et peut-être utiliser un peu moins de voix off ou utiliser un peu moins de carton. Au début on a le carton explicatif mais on aurait pu comprendre à partir des trois premiers plans du film ça s'ouvre sur une terre. complètement brûlée et juste après on a des crânes, on a compris qu'il y avait une guerre. Pour moi on n'a pas besoin de surexpliciter le fait que Rose c'est un homme, etc. Euh c'est une femme, pardon. J'espère que ça ne m'est arrivé qu'une fois.
- Speaker #2
On disait la voix off, rendre explicite quasiment tout en fait. Donc le peu de nom qu'il pouvait y avoir, la voix off, juste après on nous dit « Oh en fait il y a ça ! » Oui bah j'avais compris, merci. Moi je suis d'accord que la voix off elle avait peut-être... un peu trop, il fallait peut-être pas la mettre mais en même temps si on n'avait pas ça perdait le rythme que le film avait donc je sais pas comment ils auraient pu faire mais c'est vrai que le côté où la voix off dit vraiment tout ça m'a un peu je
- Speaker #0
pense qu'ils ont utilisé la voix off pour raconter comme si c'était une histoire parce que déjà au départ je me suis dit une voix off ça va être la voix off du personnage qu'on voit en face de nous qui se tient debout et c'est une personne rose mais en fait c'est une narratrice qui n'a comme un texte qui ressort qui date du 14e siècle, je ne sais même plus c'est au 17e siècle que ça se passe donc voilà pour moi la voix off elle a que ça comme intérêt et pour moi c'est aussi pas non plus pour faire un film au plus accessible aussi d'un côté esthétique
- Speaker #1
Assez rare d'avoir une voix-off qui est autant présente dans un film, qui est vraiment là et qui décrit absolument tout, que ce soit ce qu'on voit, mais aussi ce que le personnage ressent, ses trucs intérieurs et tout ça. Et du coup, à la fin du film, elle écrit son histoire et j'ai presque envie de penser que la voix-off, c'est quelqu'un qui est en train de lire ce qu'elle a écrit. J'ai un peu envie de le voir comme ça, comme une histoire qui se raconte, mais on sait pourquoi il y a la voix-off qu'au dernier plan du film. En vrai, la voix-off, je la trouvais bien. Elle est très imposante. Mais moi, elle ne m'a pas vraiment dérangée. Je trouve que même si elle explicitait peut-être un peu trop, elle donnait un peu plus de profondeur au personnage parce que c'est un personnage qui ne parle pas énormément. Et du coup, la voix off, c'est un peu comme juste sa petite voix intérieure qui parle et qui dit ce qu'elle n'ose pas dire forcément ou ce qu'elle cache ou ce qu'elle garde à l'intérieur.
- Speaker #0
Mais je crois que dès qu'elle rentre dans le village, on se dit comment est-ce qu'elle va réussir à se faire des connaissances, comment est-ce qu'elle va réussir à... à surpasser pour quelqu'un d'autre, parce que c'est son objectif. Pour un personnage qui est si silencieux, qui cache un secret, qui est si dur à cacher et tout. Donc c'est bien fait, parce que c'est vrai que grâce à la voix-off, on arrive un peu à se surpasser de ça. Mais c'est en tout cas, je pense, parce qu'il faut tenir une heure et demie. Si le film avait duré deux heures, on aurait compris tout ça, je pense.
- Speaker #2
Je veux que ce soit écrit et qu'à la fin, on comprend que ce soit les écrits qu'elle a faits. C'est ça qui est la voix-off. Ça, c'est un truc qui est un peu vu et revu. Beaucoup de films où tu as une voix-off, tu apprends à la fin qu'en fait, ça a été écrit. Là, je pense directement à Illusion perdue, je crois. Le personnage principal, on apprend qu'il a... Ça a été écrit et qu'on lit son histoire. Mais c'est beaucoup de films comme ça où lors des deux films, je pense aussi à Life of Chuck. Là, pour le coup, c'est beaucoup de voix-off qui expliquent ce qu'on voit, ce que les personnages ressentent. Mais pour le coup, ce n'est pas un truc qui a été écrit dans l'histoire. Et là, il faut que ce soit plus pertinent.
- Speaker #1
Au revoir,
- Speaker #2
ça a ce côté de « oui, ça a déjà été fait » . En vrai, tu n'en es pas surpris.
- Speaker #0
Le film aborde la question de la transidentité, mais du coup, pas sous notre prisme en 2026. Aujourd'hui, on l'a compris. Donc du coup, le personnage de Rose, je peux la genrer au féminin ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Voilà, mais la question, c'est qu'il ne me pose. Je peux la genrer au féminin parce que, et elle le dit dans le film, et ça, ça m'a un peu étonné, mais en même temps, ça ne m'a pas trop étonné par rapport à tout ce qu'on a vu précédemment. Je crois qu'elle le dit à peu près à la fin. C'est que pour elle, sa seule volonté de vouloir devenir un homme, c'était de pouvoir récupérer les attributs d'un homme pour qu'elle puisse avoir les mêmes libertés, les mêmes droits dans la société dans laquelle elle vit. Et je trouve qu'on le retrouve très, très bien. au moment où Donc dans la suite, elle va arriver, elle va récupérer l'héritage et elle va réussir à se marier avec une femme qui s'appelle Suzanne. À partir du moment où elle se marie avec cette Susanna, en fait, on voit bien la dichotomie. En tout cas, l'opposition qu'il y a entre ces deux femmes, entre l'une qui fait le reste qu'elle souhaite et qui vit comme un homme dans le village avec les autres hommes, etc. Et l'autre qui, en fait, est réduite à tout son rang d'épouse. Et en fait, on se dit, c'est à ça que... le personnage de Rose tente d'échapper et du coup je trouve que c'est bien illustré c'est bien documenté et on y croit pendant tout le film et je trouvais ça malin de l'avoir amené comme ça sauf qu'après en vrai on sait à la moitié du film ce qu'il va se passer c'est tellement complexe c'est tellement gros comme secret qu'on sait que dès qu'il y a un secret dans un film et qu'il y a un seul personnage qu'il connait on sait que ce secret va finir par éclater Merci.
- Speaker #2
Et tu en as vu Mulan quoi. Pour moi, Ramon Quint c'est un Mulan qui est un mari blanc.
- Speaker #1
Après moi, ce que j'ai bien aimé c'est le côté, en fait c'est vraiment un film sur le patriarcat. T'as besoin d'être un homme pour être libre, sinon t'es juste un objet qui appartient soit à ton père, soit à ton mari. Ton mari crève, bon bah trompe-toi dans ton mari, sinon tu retombes chez papa. Bon, voilà. Et en fait j'aime bien le fait que d'un côté Rose, elle épouse une femme pour... prouver encore une fois que regardez je suis un homme, je me marie avec une femme donc c'est pas suspect et d'un côté ça va permettre aussi de sauver entre guillemets Susanna, elle aurait pu se marier avec n'importe quel autre homme elle aurait eu une vie de merde et le fait que du coup elle se soit mariée avec une femme, au début elle le sait pas parce que c'est caché mais quand elle finit par le découvrir il y a un genre de relation d'entraide entre les deux personnages Un peu les deux contre le reste du monde avec leurs petits secrets, enfin leurs gros secrets plutôt. Et les deux seront libres à ce moment-là.
- Speaker #0
Ouais. Tu sais, moi, c'est la partie du film que j'ai préférée,
- Speaker #1
je pense,
- Speaker #0
de toutes.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Parce qu'elles vont affronter du coup tout le village qui va se retourner contre elle et tout. Et d'ailleurs, c'est bien répété plein de fois. Et même quand elle arrive dans le village rose, on lui répète à quel point dans le village, il y a des règles. Dans le village, il y a un code. Et en fait, il faut s'y plier tellement c'est répété de fois. On a l'impression que c'est vraiment le code de vie que tout le monde doit suivre. Et même elle, quand elle reprend ses terres. On lui demande est-ce que tu connais l'élevage, est-ce que tu connais le travail que ça va demander, est-ce que tu sais combien de temps ça va prendre, etc. Donc j'ai l'impression qu'on voit des individus qui pendant toute la durée du film sont affigés par toutes les normes.
- Speaker #2
Ce qui est intéressant c'est que le film montre bien le caractère systémique de tout ça. On voit bien qu'en fait, factuellement, ça nous pose. Pas de problème parce que le personnage de Rose est grave bénéfique au village, emploie des gens, fait travailler du monde, c'était un marché bien. En vrai, il y aura régulièrement à la société si oui, mais ça rentre dans les grèves de la communauté. Mais en fait, en soi, ça ne fragilise pas la communauté. C'est juste le côté cynique qui est ancré, qui fait que ça crée une tension. 20 degrés pas de problème concret c'est juste que ça secoue leur petit temps d'établi et du coup ils paniquent je veux juste revenir sur ce que tu as dit tu as dit que le film parait de transidentité c'est pas du coup réellement juste dans l'arsenal de Rose dit qu'elle ne se sent pas homme qu'elle se trahisse d'un homme juste pour avoir les privilèges d'homme c'est plus un film qui déconstruit le genre Et c'est pas non plus un film sur la constance.
- Speaker #0
Quelque part, elle ne se pose pas la question de quel est son parcours, quel est son cheminement, et quel est le processus pour arriver à ça.
- Speaker #2
Peut-être juste une bonne vie, c'est ça. Mais on ne peut pas autoriser qu'aux hommes aussi le chemin d'accès, c'est de démarrer un acte.
- Speaker #1
Mais déjà, c'est une femme qui a fait la guerre. Elle a vu des choses, elle sait lire, elle sait écrire, et on voit que par exemple dans le village, les femmes ne savent pas lire, elles ne savent pas écrire. Quand elle apprend à Susanna Voilà. à écrire son prénom, elle se met à pleurer. Et donc déjà, c'est une femme qui est un peu plus...
- Speaker #0
Indépendante.
- Speaker #1
Indépendante, et qui du coup a pu remarquer le patriarcat et se dire « Ok, si je veux être libre, il faut que je sois un homme. » Alors que les autres femmes n'ont pas forcément remarqué, et je trouve que c'est intéressant aussi de montrer l'impact du patriarcat sur les autres femmes. Parce que même avant que le village découvre qu'en fait c'était une femme depuis le début, je pense par exemple à la scène où elle va à l'église la première fois. Il y a beaucoup de plans où on voit des femmes mal la regarder. C'est-à-dire que, mais c'est que des femmes à chaque fois. Ou par exemple, la personne qui va aller la dénoncer après, c'est aussi une femme. Parce qu'en fait, le patriarcat est tellement présent que ça a réussi à... Comment dire ?
- Speaker #2
Laver le cerveau des autres femmes. Oui, c'est ça,
- Speaker #1
laver le cerveau des autres femmes, exactement.
- Speaker #2
Attaquer les femmes qui duent.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Le patriarcat, du coup, va forcer les femmes à se retourner contre les femmes. Plutôt que d'être toutes ensemble en mode, mais regardez, elle a une ferme. Elle paye les gens, elle nourrit ses employés, elle les loge. Sa vie va bien, elle fait de mal à personne et justement, elle contribue à la société et au village. Mais c'est une femme, donc on va la dénoncer.
- Speaker #0
L'histoire parle de tout ça et traite aussi la relation avec Susanna qui, à la fin, se transforme. Parce que moi, je pensais à un moment que Susanna allait la découvrir et qu'elle allait la dénoncer et que ça allait partir de là. Mais justement, c'est l'intrigue qui est intéressante, qui pour moi est moins traitée dans le film. À partir du moment où, du coup, le village s'en rend compte, elles vont fuir. Mais en fait, la fuite, elle est désespérée puisqu'elle dure deux plans. Oui. Donc en vrai, c'est con, mais j'aurais préféré à ce moment-là, peut-être un peu plus de trucs. Et il y a aussi un autre axe dont on n'a pas encore parlé, c'est la paternité de Rose et Susanna, qui pour moi, arrivaient un peu, je ne m'y attendais pas trop. La maternité, du coup ? Ah oui, la maternité, pardon. J'ai oublié de le faire, la maternité des deux femmes. Et comment est-ce que... Alors pareil, c'est pas non plus développé, donc comment est-ce qu'elles vont élever l'enfant ? Parce qu'elles vont partir en prison de manière prématurée dans l'histoire.
- Speaker #1
En même temps, ça rend très réaliste.
- Speaker #0
Ah oui, c'est très réaliste, oui. Et en même temps, comment est-ce qu'à cette époque, et on voit aussi toute la difficulté que ça représente pour Rose de cacher un secret aussi lourd. Et du coup, il y a une pression... Je ne vais pas dire constante pendant le film, on se dit, est-ce qu'à ce moment-là, ça va être bien ? Je pense qu'à ce moment-là, une fois ou deux fois, mais ce n'est pas répété, répété. Donc moi, je ne suis pas en tension pendant tout le film, en train de me dire quand est-ce que ça va se passer, et en même temps, le moment où ça se passe. C'est assez clair et elle se défend dans un dernier élan pour vraiment montrer son autorité et dire aussi tout ce qu'elle a fait auparavant et à quel point elle est un homme. Mais en fait, c'est déjà trop tard. J'aurais préféré qu'il y ait encore autre chose et utiliser du coup cet élément de la maternité là pour le développer un peu plus. Parce que pour moi, je n'ai pas vu beaucoup d'intérêt dans le fait qu'elle ait un enfant. Et d'ailleurs, on ne sait pas vraiment au début comment est-ce qu'il arrive. Quand il est arrivé, je l'ai interprété comme un truc de... C'est un enfant béni parce qu'elles sont deux femmes, elles ne peuvent pas... Non mais juste pensez à l'autre femme, elle a passé le pécho d'une autre personne.
- Speaker #1
Oui, oui. Moi aussi, je...
- Speaker #2
Juste pensez à ça.
- Speaker #0
Vous êtes trop...
- Speaker #1
Non mais parce que justement, Rose, elle lui demande aussi à un moment... Une fois que Susanna sait que Rose est une femme, elle lui demande il est de qui l'enfant. Et Susanna, elle ne répond pas. On ne sait pas qui est l'enfant.
- Speaker #2
Du coup, ils ont tous des secrets à garder. C'est pour ça que l'instance de leur couple est intéressante à garder. Parce que du coup, ça paraît de se protéger toutes les deux.
- Speaker #0
On peut parler un peu de l'esthétique du chien.
- Speaker #1
Très beau noir et blanc.
- Speaker #0
Et un très très beau noir et blanc.
- Speaker #1
Ça a très bien suivi. J'en ai vu des films en noir et blanc où le noir et blanc était un... Il était là. Des fois, j'ai l'impression que le film... Pas ce film-là, mais... Oui, ils ont juste mis un filtre Insta noir et blanc. Et puis bon, ben voilà. Là, c'est un noir et blanc qui est vraiment très travaillé, qui est très beau. La qualité d'image est incroyable.
- Speaker #2
Et puis les plans sont extrêmement bien composés aussi. Le plan où Rose va chercher Susanna chez son père pour l'épouser et tout. Tu as le côté avec toutes les autres filles qui sont dans le fond de la pièce, dans l'ombre. Et tu as Susanna qui est du côté de la porte, qui est du coup éclairée, donc elle a une pointe de sortie. Le plan est trop bien composé. Il est plein de sens. On trouve vraiment qu'il y a une belle réflexion dans la manière dont c'est filmé.
- Speaker #0
Avec les paysages, on a un truc qui est super beau. Des fois, on a des plans larges, où on a le chalet dans lequel habite Rose, ou alors l'église, où des fois, on a des plans larges pendant de longues secondes. Je trouve ça magnifique. Et ça me rappelle un peu l'esthétique de... Je ne veux pas dire de bêtises, de Dreyer. Vous voyez la passion de Jeanne d'Arc.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Il y a un moment, pardon je le dis, un moment du procès, logique, où on a, je crois, un plan approché, épaules au niveau de Rose, et où on retrouve à peu près la même esthétique, je ne l'ai pas vue, la même esthétique que ce plan iconique du cinéma de Drea.
- Speaker #1
Après les deux filles, on parle aussi de femmes qui sont sous le patriarcat et qui doivent vivre avec et qui du coup ont un procès pour juste le fait d'être une femme. Je pense qu'il y a sûrement des inspirations de ce film-là aussi dans Rose.
- Speaker #0
Et le film lui-même s'inspire, ce qu'il le dit au début, d'histoires de femmes qui ont aussi dû se travestir en hommes pour pouvoir faire ce qu'elles souhaitaient. Mais ce n'est pas plus développé que ça et par un carton qui dit que c'était l'histoire d'eux. Donc c'est quand même bien écrit. Je ne me suis pas plus plongé dans l'histoire de ces femmes du coup. Des plans très statiques.
- Speaker #2
et très contemplatif c'est un film très calme et en même temps intranquille carrément il y a une attention du genre de musique mais qu'est-ce qu'il va se passer quand est-ce que ça va péter c'est trop calme,
- Speaker #1
il va se passer un truc quand est-ce que ça va se révéler en fait et j'ai l'impression d'en attendre mais on en est beaucoup aussi avec le côté contemplatif et le fait que ce soit très silencieux, on est un peu avec le point de vue de Rose qui du coup doit se sentir super seule parce qu'au début Elle est toute seule avec son secret, personne d'autre n'est au courant. Et là, tu reviens de la guerre dans un village que tu connais pas, avec des gens que tu connais pas, et tu dois te faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas. Elle devait sûrement se sentir super seule, et je pense que ça lui a fait du bien quand elle a rencontré Susanna, et que du coup elle lui a tout dit. Pas au début, mais quand elle lui a tout dit. Parce que justement, la voix off dit même qu'elle a tout dit d'un coup, genre vraiment elle a tout déversé, tous les détails, tous les trucs. Je pense que ça... Et le côté contemplatif... Je pense qu'il nous met un peu aussi dans cette position de solitude et de... On ne sait pas quoi faire.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
C'est ça. Mais en fait, c'est ce que disait aussi Shenaï par rapport à... On ne sait pas quand est-ce que ça va péter. Parce que du coup, on est dans la même attente qu'elle qui est seule, où il ne se passe rien. En même temps, elle sait que potentiellement un jour, ça va péter et que les gens vont le savoir. Du coup, je trouve que c'est une cinématographie qui remet bien en scène le sentiment du personnage principal.
- Speaker #0
Rose, du coup, je le sens bien. Je trouve très très bien ce truc. Du personnage complexe, parce qu'elle laisse échapper très peu d'expression au niveau du visage ou même au niveau des sentiments et tout, que ce soit avec les villageois, que ce soit seule. Que ce soit avec Susanna, je trouve. À part au procès, où c'est le seul moment où elle crie, elle joue super bien l'autorité de l'homme du village. Alors genre, je trouve ça bien fait, mais moi, je ne suis pas non plus tombé jusque dans le truc, me dire, ah là là, c'est vrai qu'on dirait vraiment, vraiment un homme.
- Speaker #2
Moi, je ne trouvais pas perso. Je savais que ça ne faisait pas, par exemple, ça ne faisait pas un homme. Ouais. J'ai connu les films de l'époque, j'étais vraiment un doute tout le long. Là, je t'emmène, oui, c'est Sandra Heller.
- Speaker #1
Là, on sait depuis le début aussi que c'est une femme.
- Speaker #2
Même les acteurs au-dessus, le doute, le maquillage et tout, je trouve que ça ne faisait pas tant homme que ça.
- Speaker #0
Si on n'a pas vu le film, je précise, elle a une grosse cicatrice sur la partie droite ou gauche du visage. Mais elle a quand même les cheveux mi-longs qui arrivent à la fin des oreilles, qui arrivent au lobe. Donc quand elle met un chapeau, on les voit. Quand elle retire son chapeau, on les voit. Et peut-être que c'est juste parce qu'on a vu son driver dans Anatomy Nuit-Fu, qu'on sait que c'est une femme. Ou juste parce qu'on l'a vu plein d'autres fois dans d'autres rôles. Mais c'est vrai qu'ils ne l'ont pas grimé comme un homme au point que nous-mêmes, on soit perdus parce qu'on ne reconnaisse pas la crise.
- Speaker #1
En fait, il faut attendre le moment où il coupe les cheveux et il lui refond avec sa petite tenue au début du film. Où là, je suis en mode... « Ok, oui, elle a vraiment un visage très androgyne et je capte le côté masculin dans son visage. » Mais c'est vrai qu'avant, quand elle avait les cheveux un peu plus longs, je reconnaissais une femme, en tout cas.
- Speaker #0
En tout cas, la voix off nous dit bien qu'elle voit les villageois, ce sont cons. Et voit que du feu.
- Speaker #1
C'est ça. Mais surtout les hommes, parce qu'au final, les premiers à avoir des suspicions, même dès le début du film, c'était que des femmes.
- Speaker #0
Tu dis que c'est un film sur le patriarcat, mais c'est vrai que c'est un film qui montre à quel point les hommes sont si peu présents auprès des femmes. Oh ! À ce point-là où en fait, ils n'ont plus rien à faire de savoir quelle est la vérité derrière. Quand celle qui a dénoncé Rose arrive, je crois que c'est son père qui lui dit « Si, si, arrête de dire les bêtises, va travailler avec elle. » Parce que c'est son père, elle est servante auprès de Rose et Susanna. Donc en fait, la femme, c'est quand même un objet et globalement, on s'en fiche. Il y a juste cette scène du procès où effectivement elle explique pourquoi est-ce que vous avez fait ça et où il y a toute cette réflexion aussi. Et je pense que c'est un point assez important du film. Pourquoi est-ce qu'elle a enfreint les règles de la communauté et du coup la communauté elle-même se pose des questions sur comment est-ce que c'est possible, qui lui a donné l'autorisation de devenir un homme, comment le système a pu échouer pour que vous puissiez de vous-même vouloir devenir un homme et que ça ait marché. Mais il pose plus la question de comment vous êtes individuellement, comment est-ce que vous pouvez avoir l'idée même de faire ça ? Parce qu'après, il lui pose la question, il lui dit, mais comment est-ce que vous avez fait ça ? Comment vous avez fait ça ? Et elle lui explique, je dis, à la guerre, après qu'il m'a donné l'autorisation, personne, je l'ai fait toute seule.
- Speaker #2
Oui. Pour moi, la chose qui m'a vraiment perturbé, c'est qui vous a autorisé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
En ce sens que vraiment, pour eux, c'est tellement insensé. C'est forcément un truc que quelqu'un vous demandait, il doit avoir un ordre au-dessus. Il est tellement pour eux, c'est inconsommable qu'une femme puisse faire ça, qu'une femme puisse réfléchir par elle-même.
- Speaker #1
D'ailleurs, je viens de penser, mais ce film m'a fait penser à un autre film qui est sorti en 83, qui s'appelle Yentl. C'est un genre de comédie musicale. En gros, c'est une femme juive qui vit seule avec son père et son père meurt. Du coup, elle est techniquement obligée de se remarier, sauf que... elle n'a pas envie de se remarier parce que c'est comme Rose, c'est quelqu'un qui sait déjà lire, qui sait écrire qui est instruit, cultivé, etc et du coup elle ne veut pas rester sous l'emprise d'un homme, donc pareil elle se travestit en homme elle finit par épouser une femme aussi c'est à peu près la même trame, en tout cas le même synopsis je le mentionnerai dans la description du podcast donc c'est un film de Barbra Streisand ok,
- Speaker #0
est-ce qu'on a fait le tour de Rose ? Moi je vous conseille d'aller le voir, même si je ne pense pas que ce soit un film qu'on va retenir le film de l'année voilà c'est pas le film de l'année c'est pas mauvais mais franchement ça reste un bon film et tu passes vu qu'il ne dure qu'une heure trente tu passes quand même un bon moment de rouge comme c'est pas un film non plus qui est une très grosse distribution j'ai vu qu'il avait été diffusé par le diffuseur distributeur non pardon le distributeur ah court c'était distribué par Mubi donc on va le retrouver sur Mubi ça va être un film j'espère qu'il va trouver un peu plus de résonance etc parce que pour l'instant il n'est pas distribué dans beaucoup de même après il n'a pas eu beaucoup de communication moi j'en ai j'avais vu juste l'affiche passer en vif mais
- Speaker #2
mais Même moi qui suis pas mal d'actualité des films, pour le coup il était complètement passé.
- Speaker #0
Avec le rôle de Sandra Euler, on avait vu des films beaucoup plus marketés, qui n'étaient pas des films français, je pense à la zone d'intérêt.
- Speaker #2
Ouais, zone d'intérêt c'est tout.
- Speaker #0
J'ai pas eu de zone d'intérêt. En tout cas on retrouve Sandra Euler dans Digger, qui sort le 30 septembre. C'est pour ça que je dis que c'est un peu le mois des Sandra Eulers.
- Speaker #2
Y'a pas un truc genre Fazer quelque chose qui sort en novembre, un truc du genre, où elle joue aussi dedans ?
- Speaker #0
J'ai cru m'en passer un. Cet été, elle a joué dans le film avec Ryan Gosling.
- Speaker #2
C'était vraiment début d'année, oui.
- Speaker #0
Nickel. Il est sorti en France.
- Speaker #2
C'était en France, je pense. Il est sorti vraiment au mois de février, Nars.
- Speaker #0
Ouais, bon. Bah écoutez, chacun son été, visiblement. Ouais, mais si vous ne saviez pas, les auditeurs, j'ai enregistré un podcast avant qui était sur Mars Suprême. Donc, il n'est jamais sorti, peut-être qu'il sortira bien tard dans ce média. Je pense à Jul qui écoute ce podcast et qui doit se dire, il est où ? Bah écoutez, merci beaucoup. Et avant de nous quitter, on va passer à la petite minute. T'es choqué. Tu connais pas ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Eh ben, c'est le moment où il... Tu peux vendre un petit peu ce que tu fais, les projets auxquels tu participes, si tu as quelque chose à nous présenter ou si tu veux te présenter au monde, parce que là, regarde, il y a le monde qui t'écoute.
- Speaker #1
Bonjour le monde. Wow, vous êtes aussi nombreux. Alors, je cherche un stage dans le cinéma si jamais vous... Non, en vrai, je n'ai pas vraiment d'actu. Si, c'était mon anniversaire hier.
- Speaker #0
Mais quelle belle actualité, joyeux anniversaire !
- Speaker #2
Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Rachel, joyeux anniversaire !
- Speaker #1
Et sinon là je suis à fond dans le master, donc j'avoue j'ai pas trop de projets à côté pour l'instant.
- Speaker #0
Ah, on peut y être du coup.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Félicitations. Et nous on est toujours en L3 avec Shenaï. Voilà, Shenaï va nous parler de ses projets.
- Speaker #2
Oui, du coup, mon collectif Audisoraté est passé en association il y a vraiment trois jours.
- Speaker #0
J'ai eu le mail.
- Speaker #2
Mais oui, il a eu le mail car il y a les codes. Et du coup, c'est spécialement une association qui a organisé des événements sur Montpellier, des projections, produire des courts-métrages. Et on va monter un projet de ciné-club tous les mois, voir danser tous ensemble et pour un petit verre après. vous tiendrez au courant, n'hésitez pas à nous suivre sur le compte Instagram arobase audition ratée avec deux
- Speaker #0
E moi je vous dis à la prochaine pour le prochain épisode du podcast on espère que le podcast va durer d'un temps, ça ça dépendra juste de ma motivation et c'est tout, puisqu'à chaque fois en fait ça se passe bien les podcasts moi j'aime bien en faire et j'ai toujours eu de bons retours là dessus donc je remercie à tous ceux qui écoutent le podcast d'être présent à cette nouvelle saison et puis peut-être qu'il y aura d'autres contenus sur Kinograph, probablement il n'y a rien ça pourrait arriver mais on ne sait pas restez informés sur Kinograph abonnez-vous contre Instagram et abonnez-vous au podcast laissez-nous un petit commentaire pour essayer de les faire monter le podcast et puis quant à nous on se laisse je vous souhaite une très bonne semaine et à la prochaine