- Speaker #0
J'ai une question. Qu'est-ce que vous ressentez quand vous écoutez ça ? Bienvenue dans un nouvel épisode de KOPS, Keep Our Planet Safe, le podcast qui reconnecte. Aujourd'hui, je reçois un homme très inspirant, un grand passionné de nature et du vivant. C'est un musicien, mais plus précisément un percussionniste. Bonjour Roland Bindi.
- Speaker #1
Bonjour Nina.
- Speaker #0
Ensemble, on va parler de bonheur, de musique, de sens de la vie et de vibrations. Ça te va comme programme ?
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Super. Ma première question, c'est la question un peu phare de ce podcast. J'aimerais savoir comment tu vas, tout en sachant que ce n'est pas une question de politesse.
- Speaker #1
Je vais bien et je m'interroge aussi sur tout ce qui se passe sur cette planète. J'aimerais vraiment qu'on puisse améliorer notre comportement et aussi notre façon de partager.
- Speaker #0
Donc tu vas bien et tu as cet élan d'action qui est nécessaire. On va en parler. Très bien. Pour le moment, je lis un merveilleux livre qui s'appelle Le silence de la joie. C'est un livre de Christopher Laquiez. Et dans ce livre, il y a un moment donné où il dit « Nous passons notre temps à passer à côté de nos vies. à les appauvrir, à nous penser beaucoup moins riches que ce que nous sommes vraiment, en nous définissant par une ou deux déterminations. La deuxième question phare de ce podcast, c'est, est-ce que tu peux te présenter, sans citer ton nom, ton âge, ton métier, ton origine ou ta religion par exemple ?
- Speaker #1
Je dirais sourire, aimer, générosité et émancipation.
- Speaker #0
Waouh ! Génial, magnifique.
- Speaker #1
Merci, c'est ce que je ressens vraiment. Je souhaite à chaque fois, comme je disais tout à l'heure, partager avec d'autres personnes, rencontrer des centres d'intérêt qui se rapprochent de faire le bien.
- Speaker #0
Avant d'enregistrer cet épisode, je t'avais fait une petite demande particulière. celle d'écrire un tout petit poème, quelques mots, sur un sujet qui te tenait à cœur et évidemment proche de la direction artistique de Copse, donc autour de la philo, de l'écologie et de l'art par exemple. Est-ce que ça te tente de nous réciter ce petit texte maintenant ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Sage est celui qui sait écouter le silence du temps.
- Speaker #0
Waouh ! Est-ce que tu veux un petit peu l'expliquer ?
- Speaker #1
Eh bien, j'ai... J'écris ça parce que je m'intéresse un peu à l'écriture aléatique, japonaise. Je trouve ça très très beau d'employer un pinceau, et des gros pinceaux pour faire des espèces de monogrammes comme ça. Je trouvais que la façon dont ces personnes le font... montre qu'ils sont en communion d'abord avec ce qu'ils font, mais avec la nature. Et j'ai l'impression que ces personnes ont arrêté le temps et le prolongent avec les dessins qu'ils font. La même chose, on trouve, que lorsqu'on compose de la musique. Et c'est pour ça que ça m'a inspiré à créer cette phrase.
- Speaker #0
Et donc la phrase, c'est quoi ?
- Speaker #1
« Sage est celui qui sait écouter. » Écoutez le silence du temps.
- Speaker #0
Ok. Tu es poète.
- Speaker #1
Merci, merci.
- Speaker #0
J'avais une petite question parce que c'est vrai qu'en tant que musicien et en tant que grand sensible, sensible à tout ce qui t'entoure au vivant, j'avais envie de savoir quel était ton dernier apprentissage de vie ?
- Speaker #1
C'est une grande question, ça. Moi, je dirais l'humilité, la gentillesse aussi. Ce sont des choses qui me permettent de me surpasser d'abord, de vivre au-delà de tout ce qui est un peu anxiogène. Je me dis que c'est peut-être là une solution, un outil que je peux transmettre à d'autres personnes.
- Speaker #0
Tu es musicien depuis de longues années maintenant et percussionniste entre autres. C'est quoi pour toi la musique ? Je ne te posais que des questions difficiles.
- Speaker #1
Non, mais ça va, jusque-là, ça va. La musique, pour moi, c'est avant tout un rythme, un rythme intérieur. C'est ce que je veux dire, par rythme. Et ça nous permet de communiquer avec tout le monde, je pense. On sait bien qu'il y a ce proverbe qui est « la musique adoucit les mœurs » . Mais je pense qu'on peut aller au-delà de ça, parce que la musique est de toute façon universelle. mais elle permet surtout de, je pense personnellement, de soigner l'être humain. Vraiment, à l'intérieur de chaque être humain, il y a, je pense, besoin d'avoir une étincelle de son. Et ces étincelles de son prolifèrent, si on le souhaite. Et il y a plusieurs manières de le faire.
- Speaker #0
Qu'est-ce que la musique éveille en toi ? Parce que tu parles de soins, etc. Est-ce qu'elle a agi en tant que soin pour toi ?
- Speaker #1
Oui, c'est un peu comme... Voilà, c'est un terme que je n'ai pas trop employé, mais qui est quand même intéressant, un peu comme une thérapie, la musique. Notamment, il y a un instrument, il y a un instrument qui me touche beaucoup, c'est le... C'est la percussion, donc le djembé, parce qu'il est fait avec un bois noble. Et à partir de là, il y a une communion avec la personne qui le touche, qui le voit. Et je pense que c'est ça, c'est ce que je voulais dire, c'est que ça permet de communiquer. communiquer, communier ensemble. Et c'est pour ça que j'aime la musique.
- Speaker #0
J'ai entendu, via je ne te dirai pas qui, que tu étais, et ça se voit, quelqu'un de solaire, de simple et profondément gentil, et que tout le monde appréciait. Ce qui me fait orienter cet épisode vers un sujet qui me passionne, et c'est l'énergie. Au quotidien, est-ce que tu ressens des énergies à haute vibration qui te rendent épanouie.
- Speaker #1
Je pense que c'est effectivement au quotidien. En fait, je suis, je m'émerveille, j'aime bien m'étonner des toutes petites choses de la vie. Par exemple, lorsqu'il a plu, j'aime bien l'énergie qui ressort de l'odeur de la terre après la pluie. Et c'est intéressant aussi parce qu'elle est différente dans Dans chaque pays, je dirais.
- Speaker #0
Ok. Et tu as fait beaucoup de voyages ?
- Speaker #1
Oui. J'ai eu la chance, voilà, et je me suis donné cette chance aussi, d'aller par exemple au Brésil, d'aller en Asie. Et voilà, je continuerai en tout cas à voyager, parce que le voyage, pour moi, c'est la rencontre d'une autre culture. Mais c'est surtout l'œil, nos yeux, je dirais, qui s'ouvrent vers d'autres horizons. Et dans ces horizons, il y a tellement à prendre, il y a tellement de belles énergies à capter aussi.
- Speaker #0
Tu sais que c'est marrant parce que tu parles de l'émerveillement, comme l'émotion qui te fait le plus vibrer. Et c'est très drôle parce qu'hier, je faisais des recherches pour le podcast. Parce que c'est vrai qu'on a souvent tendance à dire que parler d'énergie, c'est un truc un peu de perché. Et j'avoue que je suis passée par ce stade-là aussi, où je me disais, les gens qui parlent d'énergie, c'est vraiment des gens bizarres. Et en fait, c'est physique. C'est-à-dire que notre système nerveux émet des ondes, des fréquences, qui sont émises dans l'univers, dans notre environnement, plus simplement. Et l'émotion qui nous fait vibrer le plus haut, qui est donc plus propice à notre développement et à notre épanouissement, c'est l'émerveillement. Donc c'est très drôle. Et en plus, j'ai fait une vidéo aussi solo sur la culture de l'émerveillement, que je mettrai les liens en description.
- Speaker #1
C'est intéressant.
- Speaker #0
C'est quoi, toi, les émotions que tu préfères ressentir ?
- Speaker #1
L'émotion. première. Je rencontre quelqu'un, je ne vais pas me poser trop de questions, je veux juste regarder la personne, je vais la ressentir comme ça, je touche un objet que je ne connais pas, eh bien, il y a quelque chose qui va me procurer du bien.
- Speaker #0
C'est l'étonnement,
- Speaker #1
la surprise. Exactement. Le toucher est aussi intéressant parce que, si on trouve par exemple pour un... un vase en terracotta, eh bien, c'est intéressant de se dire tiens, mais ce vase qui soit contemporain ou tout à fait ancien, a une histoire à raconter. S'il a été exposé là, je parle de promenade dans une galerie d'art, s'il est là, qu'il me plaise ou pas, je veux dire au niveau de la forme, il y a quand même quelque chose qui va m'interpeller. Donc, par rapport à l'énergie dont tu parles, c'est qu'il y a aussi une énergie qui s'émane de cet objet qui est là, statique. Voilà, qu'il y a quelque chose à raconter. Oui,
- Speaker #0
et ça, c'est vraiment une des recherches scientifiques que j'ai faites. Pour ceux et celles qui ne savent pas, je suis biologiste au départ de formation. Donc, je sais un peu, quand je parle de science, de quoi je parle. Et la matière, selon les scientifiques, n'existe pas vraiment. La matière, en fait, c'est de l'énergie. Tout ce qu'on touche, même quelque chose qui est statique, comme tu disais, comme le vase dont tu parlais, c'est fait d'électrons, d'électricité. Tout ça, c'est des liaisons. Et donc, tout est énergie. Donc même des choses immobiles, comme la roche par exemple, tout ça émène de l'énergie. Et moi, je trouvais ça marrant aussi, je me faisais la réflexion, c'est que je te demandais quelles émotions tu préférais ressentir. Toi, c'est la surprise, l'étonnement. Et moi, c'est la sérénité. Et c'est vrai qu'en fait, tu ne trouves pas que de nos jours, on a quand même cette banalisation des émotions hyper intenses qui ne sont pas forcément positives. Le stress. les grandes passions, la folie, alors que la sérénité, c'est quand même hyper sexy, si je peux dire, tu vois ? Arrêter de mettre un peu sur un piédestal les émotions qui sont trop intenses tout le temps. Revenir à des choses plus ancrées, plus calmes, pour un mode de vie peut-être plus épanoui. Et ma grande question, c'est comment est-ce que tu cultives le bonheur au quotidien ?
- Speaker #1
Moi, je vis vraiment au jour le jour. Je ne me pose pas trop de questions, parce que, comme tu viens de le dire, effectivement, on est submergé quand même de beaucoup d'informations. Et justement, tu as bien fait de rappeler le mot « sérénité » . Je crois que c'est ce qui fait que je vis de cette façon-là, parce qu'à l'intérieur, je suis vraiment quelqu'un d'extrêmement calme. pense que c'est ça qui fait que je peux passer au-dessus de beaucoup de moments, même des moments déplaisants. Parce que là, tout n'est pas rose, on est bien d'accord, on n'est pas au pays des bisounours. Mais je vais te donner un petit exemple. Par exemple, j'étais assis à un jour, à un arrêt de tram, et il y a un monsieur, un jeune homme, qui est venu vers moi, et puis il me fait, le quai ici, c'est pour Bruxelles, c'est... C'est par là ou c'est par là ? Dans une manière un peu agressive. Et moi, je le regarde et je fais bonjour. Donc, j'estime que c'est bon de se saluer. Les gens ne se saluent plus de manière douce et naturelle. Ils oublient aussi même de se saluer. Et donc, il a reculé, il a fait bonjour. Et puis, je lui ai dit, oui, écoute, voilà. Je trouve que c'est sympa de se dire bonjour. Et en fait, le quai, effectivement, où tu es, où je suis, c'est en direction de Bruxelles. Et puis, il s'éloigne. Et puis, il revient vers moi. Et puis, il dit, mais la prochaine fois, en secouant les mains comme ça, de manière... Il commençait à être agressif. La prochaine fois, il n'y aura pas de bonjour. Et je vais le regarder. Je vais rester serein, car je dis, ce n'est pas grave. Je pense que dans ton pays aussi, où tu viens, je pense que... Hormis le fait que nos parents nous aient donné une éducation pour se saluer, pour se dire bonjour, on se salue en général. On croise une personne, on se salue. Et je me rends compte que la sérénité dont tu parlais à ce moment-là a fait que ça a calmé cette personne au lieu d'engranger notre situation.
- Speaker #0
Et même toi, ça t'a protégé d'une certaine manière de s'anémiter. Voilà,
- Speaker #1
tu dis le mot juste. Justement, je pense que la sérénité permet de se protéger tant bien que mal. Parce que voilà, ça dépend de la personne à laquelle on est confronté à ce moment-là. Mais c'est pas que ça m'aide, ça fait du bien.
- Speaker #0
C'est quoi ton histoire avec la musique ?
- Speaker #1
Une longue histoire. C'est avant tout le fait que je suis autodidacte. J'ai toujours aimé... Je jouais comme ça avec tout ce qui me passait sous la main. Et d'ailleurs, quand ma maman préparait, ma maman qui n'est plus au monde, mais quand elle étudiait, elle allait voler ses casseroles. Et ça, c'était l'anecdote qu'on a toujours vécu dans la famille, parce que je fais partie d'une fratrie de cinq frères et sœurs. Et alors, cette anecdote, c'était facile, parce que quand maman cherchait une casserole ou une fourchette ou une spatule, Alors, on savait où la trouver. Donc, ça, c'était un peu le départ, je pense, de la musique. Et puis, comme mes parents écoutaient énormément de musique, mon père écoutait plus de musique classique. Et mon père a commencé à organiser des petites soirées, comme ça, à la maison, de musique cubaine aussi. Et donc, je pense que peut-être là, il y a eu aussi un éveil avec la musique hispanique. Donc, parce que je joue des congas. Je joue des bongos. Et donc ça, ça fait vraiment partie de la musique latino-américaine. Et je pense que mon éveil s'est prononcé à ce moment-là.
- Speaker #0
Et donc l'éducation, c'est un sujet qui te parle beaucoup. Est-ce que ce ne serait pas un bon moment pour parler de ton nouveau projet qui s'appelle Samba ?
- Speaker #1
Avec plaisir. En fait, j'ai écrit ce scénario il y a déjà quand même quatre ans. et à chaque fois je le remagnais, et Zambé en fait parle de la déforestation. En fait c'est né du fait que moi en tant que perfectionniste et aimant le bois, les arbres surtout, la nature, je me dis mais comment est-ce que je peux contribuer à un meilleur être entre les êtres humains et la nature ? Je n'ai pas les moyens de contribuer financièrement. Parce que je trouve que même si je sais qu'on peut faire un don de 1 euro par exemple pour telle ou telle cause, mais ce n'est pas comme ça que moi je voyais ça. Moi je me disais, je vais plutôt transmettre ce que je ressens en créant une histoire. Une histoire qui toucherait tout le monde, que ce soit des enfants, des parents, des incités. enfin les familles. Et c'est comme ça qu'est née l'histoire de Zamba. Zamba qui veut dire la forêt en Lingala. Bien que je ne parle pas du Lingala, moi je suis plus du Congo-Brazzaville. L'idée est venue d'essayer de créer un outil pédagogique, mais surtout de se recentrer, de retourner vers la terre. J'ai l'impression que, voilà, on fait des balades en forêt, par exemple, ou dans le bois, Mais je vois des choses aussi, par exemple, le comportement des gens par rapport à... cette façon de jeter des canettes ou du papier. Et donc, ça, c'est des choses, par exemple, aussi qui me touchent. Je me dis, mais il y a pourtant des... On peut garder sa canette jusqu'à ce qu'on se rapproche d'une poubelle. Ça a l'air anodin comme ça, mais c'est ça, c'est ces petits gestes qui font qu'on peut améliorer notre comportement.
- Speaker #0
Oui, le changement, bien d'abord, de soi. Et donc, éduquer les gens, c'est contribuer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça fait combien de temps que tu rêvais de ce projet ?
- Speaker #1
Depuis très longtemps quand même. Très longtemps. Mais je devais écrire, il fallait que je me dise, voilà, par rapport à toutes mes expériences, d'avoir travaillé par exemple au musée de l'Afrique, ou avec ces personnes qui ont créé, on a recréé un village, un faux village bien entendu, dans les toits du musée. Et donc c'était vraiment intéressant. de voir comment les enfants réagissaient quand ils arrivaient au village. Parce qu'en fait, je vais te raconter une petite histoire. C'était très touchant parce qu'en fait, les enfants arrivaient avec leur professeur. Là, je parle d'enfants de 6 ans. Et alors, à la réception, il y avait un masque. Et ce masque pleurait. Donc, ça veut dire qu'il y avait une petite route et un système qu'ils avaient installé, des personnes qui ont fait ça, avec une calvasse. qui recueillait, on va dire, les lacrimés. Et donc, le professeur posait les questions aux enfants, mais ils pensaient, pourquoi est-ce que ce masque pleure ? Ah, il y en a qui répondaient, je ne sais pas, parce que peut-être qu'il en a assez d'être là, à fugir comme ça. Puis alors, il y avait quelqu'un qui était de connivence, qui disait, mais peut-être qu'il veut rentrer dans son pays, en Afrique. Donc, le pays imaginaire où j'étais. dans les trous du musée. Et puis alors, on va téléphoner peut-être au village, on va essayer de joindre le fils du chef du village et lui demander si ça lui plairait. Et alors, voilà. À ce moment-là, le professeur passait le téléphone à un des enfants. Et puis moi, je prenais le téléphone en haut. Allô ? Et puis alors, grand silence. Tétanisé, l'enfant ne parlait plus. Oui, il y a quelqu'un qui a dit allô ? Allô ? Oui, ah, c'est... Oh, vous voulez me ramener le masque ? Mais c'est très gentil. Alors, je vous attends. Et alors ? Il faisait tout un voyage imaginaire parce qu'il passait dans un escalier en collimation. Et ça, c'est très intéressant aussi au niveau de l'architecture parce que ça permet, pendant qu'il y a ce tournis, comme ça, l'enfant ne sait pas où il va, il marche, il marche. Ils arrivaient dans cette porte, puis ils ouvraient. Là, il y avait le village et là, ils se accueillaient. Et il y a eu un très bel échange parce que j'expliquais, par exemple, à ces enfants qu'il y avait une classe. qu'on avait. Classe, il y avait le marché, avec les petites choses que j'avais achetées à Matongué, ou que mes collègues qui travaillaient au musée avaient achetées aussi. Il y avait un tailleur, un bricoleur, toutes les choses qu'on voit dans un village ou dans une ville moderne actuelle. Ce qui était bien, c'est qu'il y avait une école et Merci. J'expliquais, vous savez, vous avez de la chance, vous, je pense, ici, en Europe, parce que ça, en Afrique, c'est une école, alors que pour eux, ici, c'est une classe. C'est beau de dire qu'on met par exemple 100 enfants ou 60 enfants dans un espace assez exigu. Je voulais entendre l'émotion que ça créait chez les enfants et les questions fusaient. C'était vraiment quelque chose de très fort. Puis je me suis dit, déjà à ce moment-là, je commençais à penser à mon projet Zamba. C'était il y a combien de temps ça ? Il y a plus de 8 ans déjà.
- Speaker #0
Mais donc, tu vois, c'est marrant parce qu'on parle d'énergie et tout, et donc, tu as tellement voulu ce projet, et tu as aligné ton corps, ton âme et tes actions, pour au final en arriver à maintenant, le projet qui est en construction, quoi.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Donc, c'est génial. Est-ce que tu crois un peu à la manifestation, au fait de désirer tellement quelque chose qu'au final, il se présente à toi, sans forcément que tu l'aies demandé, quand tu vois ?
- Speaker #1
Oui, je crois en cela. Et surtout, j'ai... en moi une espèce de détermination, mais réfléchie, parce que je sais bien que tout ne va pas comme ça se faire. C'est d'abord y croire, c'est d'abord croire en soi, et surtout croire et comprendre ce dont on a vraiment besoin. Est-ce qu'on a vraiment besoin de ce que j'écris ? Et en fait, je me suis dit, mais bien entendu, puisque il y a des très grandes sociétés qui essaient de régler des problèmes, environnementaux qui arrivent plus ou moins. Je dis, et pourquoi pas moi ? Pourquoi je ne participerais pas et inviter d'autres personnes à y participer ?
- Speaker #0
Bien sûr, faire des choses un peu plus grandes. Donc Zamba, c'est une histoire qui est autour de la forêt, de l'éducation pour les jeunes, comme une sorte de dessin animé.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais qui peut être aussi un livre.
- Speaker #1
Oui, ou un conte.
- Speaker #0
Ou un spectacle, ou un conte.
- Speaker #1
Un conte animé.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Et... Et ça a beaucoup de sens parce que tu parles en même temps de musique, tu parles d'environnement et tu parles aux enfants. Et c'est aussi un peu l'idée de COPS, tu vois, c'est avoir un impact positif et parler de plein de choses qui ont du sens pour nous.
- Speaker #1
Et des traditions aussi, si je peux me permettre. Oui,
- Speaker #0
bien sûr, bien sûr.
- Speaker #1
Parce que, tu vois, par exemple...
- Speaker #0
C'est de la culture. Oui,
- Speaker #1
exactement. C'est pour ça que je vous disais que dans les voyages, on voit des choses extraordinaires, aussi similaires. comme par exemple les offrandes qu'on fait à un arbre pour protéger un champ ou que cet arbre puisse éloigner les mauvais esprits moi je prends ça parce que d'abord c'est tellement beau, c'est tellement fort et donc je me dis mais transmettons cela à des personnes qui ne connaissent pas ou qui n'ont pas envie de le reconnaître,
- Speaker #0
essayons quand même j'avais une petite question en fait non je me disais que c'était magnifique à quel point tu cherchais quelque chose à faire pour le monde, mais quelque chose qui ne s'éloigne pas de qui tu es. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent avoir un impact positif ou un impact tout court, et ils se mettent à rentrer en action, mais dans des choses qui ne leur correspondent pas du tout. Or, toi, ici, tu vas utiliser tes talents, tes connaissances, ton expérience pour mettre à profit tout ça, pour justement le bien collectif. Et je trouve ça magnifique. T'as trouvé ta voie ?
- Speaker #1
Si j'ai trouvé ma voie ? Peut-être. Moi, je suis ma voie. Je suis ma voie. Je la suis et j'essaie de faire fleurir sur mon chemin des choses positives.
- Speaker #0
Est-ce que tu as l'impression que notre voix, on la crée ou elle vient à nous ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Je crois qu'au départ, on a une voie en nous et c'est à nous de la faire évoluer, je pense. Je ne sais pas si on la crée, mais je pense plutôt que dans notre four intérieur, c'est à nous de la faire évoluer.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu conseillerais à quelqu'un qui cherche sa voix, en fait ?
- Speaker #1
D'abord, d'apprendre à respirer. Pour moi, la respiration est vraiment très importante et c'est ce que je pratique. quotidiennement, en dehors de faire du sport, pour rester en bonne santé, pour se sentir bien tout simplement. La respiration permet justement d'adopter un rythme pour pouvoir créer sa voix, pour pouvoir...
- Speaker #0
Forme de réancrage en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Où est-ce que tu retrouves la respiration dans la musique ? Qu'est-ce qu'on appelle respiration quand on parle de musique ?
- Speaker #1
C'est l'approche, pour moi, la respiration en musique, c'est l'approche pour sentir un instrument, la façon dont on l'utilise, et entendre la résonance, parce qu'il y a autant une résonance dans les objets que chez l'être humain, et donc entendre la résonance qu'il y a quand on prend un instrument en main, que ce soit un piano, ou que ce soit une percussion, ou que ce soit une guitare. À ce moment-là, il y a quelque chose qui se passe, il y a une osmose qui se passe, et c'est comme ça que moi je le conçois.
- Speaker #0
Ok. Il y a toujours une question, une troisième grande question phare à ce podcast. Est-ce qu'il y a un message, un apprentissage, un mot, ou juste, par exemple, parler de Zamba, qui te vient à l'esprit et que tu as vraiment envie de mettre en avant aujourd'hui ?
- Speaker #1
Avec la gentillesse, on va apprendre, je pense, à respecter. les choses dont j'ai l'impression qu'elles sont devenues une normalité. Il faut vraiment essayer de faire attention à cela, de sortir de cette normalité qui n'est pas bonne, personnellement. C'est ce que je pense. Et à partir de là, je pense qu'on peut vraiment s'unir, on peut unir nos forces, on peut faire tellement de choses. pas déplacer les montagnes, mais aller vers la montagne. Et quand on est au-dessus de la montagne, on se rend compte de tout ce qu'on a vécu. On regarde en bas, on se dit mais on regarde aussi au-dessus et on voit tous ces nuages qui peuvent être magnifiques, les nuages sont très beaux. Se dire, là, je respire, je prends la force et je peux redescendre la montagne et je peux travailler ou je peux faire de la musique ou je peux écrire. Voilà, ça c'est le message que j'aimerais...
- Speaker #0
Oui, donc en fait tu dis de... de plus banaliser les formes de violence.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Et de favoriser la gentillesse et la bienveillance.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Mais tu ne trouves pas qu'aujourd'hui, le mot bienveillance, il devient un peu à la mode ? On ne sait plus trop ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que ça devient un peu, comme tu dis, cliché.
- Speaker #0
Oui, ça devient cliché.
- Speaker #1
Et justement, il y a par exemple des...
- Speaker #0
Des situations qui sont pour moi, par exemple, incompréhensibles, parce que grâce à la technologie, qui est très bien la technologie qui avance, mais elle nous enferme aussi dans un système. Par exemple, quelque chose qui m'a vraiment beaucoup touché, c'est dans le milieu scolaire, le harcèlement scolaire avec le téléphone.
- Speaker #1
Oui, le cyberharcèlement.
- Speaker #0
Voilà. Et donc, je n'aurais jamais imaginé de mon vivant qu'on en arriverait là. Donc, à devoir... contenir l'agressivité d'autres personnes. Je pense que nous, en tant qu'adultes, on fait. Mais là, on parle de personnes qui vont continuer à évoluer, autant que nous, mais qui sont aux prémices du contact entre les êtres humains. Et là, pour moi, ça m'a vraiment choqué. Parce que la personne qui est agressée n'a même pas le droit d'aller se plaindre à son supérieur ou à ses parents, parce que les personnes qui l'agressent sont là pour dire, mais si tu fais ça, nous allons y intervenir. Donc c'est là que je dis que la bienveillance, oui, c'est très bien comme mot, mais je crois qu'on devrait peut-être soit utiliser un autre mot, ou plutôt vraiment axer, pointer du doigt le fait qu'il y a quelque chose qui n'est pas normal. C'est ce que je me suis permis de dire tout à l'heure. La normalité, elle est un peu effrayante.
- Speaker #1
Mais ça, tous ces comportements, le cyberharcèlement, cette violence, même parfois une violence qui n'est pas claire, ce n'est pas forcément de la violence physique, mais de la violence mentale.
- Speaker #0
Le harcèlement,
- Speaker #1
c'est souvent ça. Je me dis que ça révèle tellement un problème de fond, que ce soit éducationnel depuis l'enfance, des parents qui ont juste balancé leur trauma à leurs enfants, qui ne leur ont pas donné les clés pour évoluer, pour grandir et pour s'affranchir de ça. Et c'est pour ça que ton projet Zamba, il a beaucoup de sens. Parce que dès l'enfance, tu vas pouvoir influencer ces jeunes. Influencer, c'est un mot, c'est un mot fort. Oui, non mais c'est bien. Mais tu vas pouvoir les inciter à cette bienveillance. Et je pense qu'il ne faut vraiment pas confondre bienveillance et naïveté.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Il y a gentillesse et naïveté, je pense que c'est un peu pareil. Mais aujourd'hui, tu as des gens qui disent « Ce mot « bienveillance » , il ne veut plus rien dire. » Non, il veut dire beaucoup. C'est juste que tu le confonds avec quelque chose qui… Voilà, comme de la naïveté. Quelqu'un de bienveillant, quelqu'un de gentil, forcément, ce serait quelqu'un de naïf. Or, c'est quoi pour toi la bienveillance ?
- Speaker #0
Faire attention à ce qui t'entoure. C'est avant tout bien, bien, bon d'être bon. Et c'est respecter aussi les opinions des autres. d'une certaine manière, mais surtout au niveau des actes. Pour moi, c'est...
- Speaker #1
Et moi, j'ajouterais même quelque chose, c'est que la bienveillance comme la gentillesse, c'est savoir respecter les limites de l'autre, mais aussi nos propres limites.
- Speaker #0
Absolument, oui.
- Speaker #1
Parce que c'est hyper bienveillant de dire à quelqu'un, non, je ne vais pas faire ça, parce que moi, je n'en ai pas envie, même si toi, ça te ferait plaisir. Tu le dis d'une façon très douce, et c'est bienveillant.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as été bienveillant avec l'autre, bienveillant avec toi.
- Speaker #0
La douceur.
- Speaker #1
Oui, la douceur.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est vraiment dans ce cycle. Vraiment, ce triangle, comme le triangle de Copse, c'est philo, art, nature. Et bien, le triangle de la bienveillance, c'est âme, corps, action.
- Speaker #0
C'est très beau.
- Speaker #1
Tu fais attention à tes actions pour le monde, tu fais attention à toi et à ton âme. Et cet alignement est hyper important. Ça m'a fait beaucoup de bien de clarifier ça.
- Speaker #0
Ah, mais moi de même, et j'ai appris aussi, ça c'est important.
- Speaker #1
Il y a aussi, l'autre jour je parlais avec quelqu'un, et je disais, oui mais tu sais, moi vraiment, une de mes valeurs principales c'est la bienveillance. Et elle me disait, oh mais, qui décide qui fait la différence entre le bien et le mal ? Et je ne discute pas avec cette personne. Oui. Voilà.
- Speaker #0
Non, c'est... J'ai arrêté de m'inquiéter. Elle t'a bien fait.
- Speaker #1
C'était quoi cette réponse ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
à quel moment c'est affligeant et puis comme si elle avait cette barrière mentale et je me suis dit, tu sais quoi, je ne vais même pas prendre la peine de te répondre, voilà,
- Speaker #0
tant pis tu comprends c'est important de pouvoir dire tant pis parce qu'il y a des personnes c'était ma limite exactement, je pense que c'est important dans la vie de se fixer ses limites c'est pas que c'est une défense mais c'est juste que On a envie d'avancer autrement et pas en étant continuellement agressé verbalement. Parce que le verbal, c'est fort. C'est une puissance que les... On s'en rend bien compte, on peut en parler, mais en politique, par exemple.
- Speaker #1
C'est vrai que parfois, la violence mentale, elle a plus de conséquences sur le long terme qu'une violence physique qui peut cicatriser, se réparer. Après, il faut... Il y a un degré. d'acceptabilité.
- Speaker #0
Il ne faut pas avoir peur. Il y a l'isolement que ça peut créer. Il ne faut pas avoir peur de s'isoler. Dans le sens de sortir. On vit dans un monde qui va très vite. Depuis toujours, de toute façon. Mais là, j'ai l'impression qu'on est arrivé vraiment à une espèce de marasme où on a besoin de ces énergies. Là, je peux dire bienveillance, mais vraiment de bonnes énergies. Et ces bonnes énergies passent par des actes. Qu'est-ce que je peux... Moi, je n'ai plus jamais entendu quelqu'un dire, par exemple, « Dessine-moi un mouton » . Non. On peut dire, « Ah, mais celui-là, s'il dit ça, c'est qu'il est naïf » . Mais non. Je te demande de me dessiner... Je te donne une feuille de papier, je te donne un crayon, et je te dis, « Dessine-moi un mouton » . Mais je verrai... ton esprit, ressentir ton esprit par rapport à la façon dont tu vas accepter d'abord de prendre la feuille, prendre le crayon, dessiner de manière douce ou agressive. Je veux voir le dessin que tu vas faire. Ça veut dire que je te propose d'ouvrir un peu ton esprit. Même si tu fais une petite crôle. Et après, parler de ça. Il y a tellement de manières. C'est comme ça que moi, c'est mon approche que ce soit avec des enfants ou d'autres personnes.
- Speaker #1
Ce que tu voulais dire, c'est qu'en fait, par la réaction que va te donner une personne, tu sais un peu capter son énergie. Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'il y a des gens aussi, j'avais fait une petite vidéo comme ça sur Instagram, et je disais, est-ce que vous croyez un peu aux énergies ? Il y a des gens qui disaient, oh, elle, elle est sectaire. Et alors, j'ai répondu à ces personnes, mais tu sais, Il y a des gens aussi, parfois, tu rentres dans une pièce et tu les supportes pas, pourtant, ils n'ont rien fait. C'est de l'énergie. Et il a répondu, oh oui, ok, je comprends. Et donc, l'énergie, en fait, on boucle un peu la boucle, mais diffuser de la bienveillance, diffuser de la gentillesse, de la douceur, de la connaissance aussi.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Et bien, tout ça, ça fait partie des clés pour rendre un peu cette société plus calme, plus sereine. Parler de la sérénité, c'est exactement ça. Merci beaucoup pour le temps que tu m'as donné.
- Speaker #0
Merci à toi, Nina.
- Speaker #1
J'ai une dernière question, en fait. Qu'est-ce que tu retiens le plus de cet épisode ?
- Speaker #0
De continuer à apprendre à se connaître pour pouvoir s'émanciper, pour pouvoir s'émanciper avec les gens qui nous entourent, avec les objets, la nature qui nous entoure. Moi, je crois vraiment en cela.
- Speaker #1
Ok. Moi, c'est la bonne vibe. Je m'en tiens vraiment à ça.
- Speaker #0
Moi aussi. Merci beaucoup. Et merci pour cet acte d'amour. Oui, c'est vrai. C'est important de le dire aussi parce qu'il y a beaucoup de gens qui, lorsqu'on parle d'amour, ils disent, oh, voilà, encore un halluciné. Non. Tout ce dont on a besoin, c'est vraiment all we need is love. Oui, c'est vrai. Voilà.
- Speaker #1
Avec un grand A, un grand N. Oui. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci Lina pour ton accueil et pour ton intelligence.
- Speaker #1
Ça me fait beaucoup.
- Speaker #0
Ça fait vraiment plaisir.
- Speaker #1
Merci à toi, merci à vous qui avez écouté ou regardé ce podcast jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura plu et surtout qu'il aura suscité quelque chose de positif en vous. Le plus important, évidemment, c'est d'avoir un impact positif sur Terre aujourd'hui. Et puis pour finir cet épisode, je vous propose de quitter en musique.