Speaker #0Hello les kops, bienvenue dans un nouvel épisode de Keep Our Planet Safe, le podcast qui reconnecte. Aujourd'hui, je suis très heureuse de vous accueillir dans un nouvel épisode, solo cette fois. Et aujourd'hui, on va parler d'hypersensibilité, de gestion des émotions, et ce, à votre demande. En fait, j'avais mis un sondage sur les réseaux sociaux, une question en réel notamment, et j'avais retrouvé pas mal de fois ce sujet, donc voilà, je m'exécute. Alors, avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais quand même vous rappeler que ce projet COPS a pour but de redonner du sens à nos vies, de comprendre ce qui façonne le monde, une certaine manière de se reconnecter à soi aussi, aux autres et à tout ce qui nous entoure. Le sujet des émotions et de l'hypersensibilité, du coup, m'est vraiment apparu comme une évidence. Le fait de se comprendre, comprendre ce qu'on ressent, pourquoi on le ressent, parvenir à le communiquer, ça me semble vraiment essentiel pour harmoniser nos vies et notre monde finalement. Alors n'oublie pas de t'abonner, de vous abonner sur la plateforme sur laquelle vous êtes pour me donner de la force. Alors je sais que cette action, elle peut sembler un peu minime, mais je vous jure qu'elle me donne vraiment la force d'aller plus loin, du courage, de l'espoir. Et puis, je pense que ça m'ouvrira pas mal d'opportunités. Bref, je vous en suis déjà vraiment hyper reconnaissante. Alors, de quelle hypersensibilité je parle ? Qu'est-ce que c'est ? Comment l'utiliser pour être plus heureux ? Comment se construire entre émotions et rationalité ? Comment gérer nos émotions, par exemple ? Et surtout, savoir bien les communiquer. Est-ce que je dois arrêter d'être hypersensible et tout ressentir si fort ? Bref, si toi aussi, tu ressens tout très fort, et que parfois, t'as l'impression d'avoir du mal à vivre un peu avec, je pense que cet épisode est parfaitement pour toi. Quand je parle d'hypersensibilité, en fait, je parle de cette faculté. Donc ça, c'est une vraie définition que je vous donne. de cette faculté à ressentir certaines choses vraiment très intensément. Là où la sensibilité, juste la sensibilité, c'est la réaction à un facteur quelconque. C'est juste une réaction, qu'elle soit positive ou négative. L'hypersensibilité, c'est vraiment cette sensibilité, mais exacerbée. Une réaction à un facteur exacerbé. Et il y a différents types d'hypersensibilité selon mes recherches. L'émotionnel, la sensorielle et l'hypersensibilité retardée. C'est un peu les trois plus connus. Alors quand les deux premières sont assez intuitives et faciles, on va dire, à comprendre, l'hypersensibilité sensorielle, l'hypersensibilité émotionnelle, l'hypersensibilité retardée, c'est simplement que les émotions, les sensations qu'on peut avoir vont faire écho à un événement du passé qui a été peut-être enfoui et qui peut nous amener à replonger dans une espèce de dépression, à ressentir de l'angoisse, de l'anxiété, etc. Je vous mettrai tous les liens que j'ai utilisés pour écrire ce texte et pour mes recherches en description, évidemment. Alors, une ou plusieurs hypersensibilités peuvent être ressenties chez une même personne. Forcément, il y a des liens. On est dans le vivant, dans la biologie, donc il y a de la complexité. J'ai quand même essayé de les catégoriser, mais il y a autant d'hypersensibilités que d'hypersensibles, évidemment. Tout le monde a son vécu, ses expériences. Maintenant, on va aller un petit peu dans la profondeur et je suis sûre que ça va te parler. En fait, pendant mes études, donc j'ai fait des études de biologie et de gestion de l'environnement, j'ai pas mal lu de revues scientifiques, de rapports, de livres sur les crises sociales et socio-écologiques. Alors tu vas te dire, mais Nina, où est-ce que tu vas nous emmener ? Mais croyez-moi, je vous jure, il y a un fil conducteur. Il y a deux auteurs notamment qui parlaient d'une des causes de nos crises systémiques qu'on vit actuellement. Et je vais vous spoiler. En fait, pour eux... Nos crises actuelles sont en partie causées par une perte ou un manque de sensibilité. Ah, vous voyez le fil conducteur ou pas ? En fait, ils parlent d'ailleurs de la crise de la sensibilité. Les deux auteurs qui ont formalisé ça, c'est Baptiste Morisot et Estelle Zong. Ils sont très connus dans la littérature française. Je vous mettrai des liens en description des livres que j'ai lus. C'est intéressant dans cette notion de crise de sensibilité. Donc déjà, j'aimerais faire écho à cette crise de la sensibilité. en nous déculpabilisant. Je voudrais dire que si déjà tu ressens tout très fort, tes émotions, tes sens, que tu es vraiment hyper perméable à tout ce qui t'entoure, que tu fais beaucoup d'introspection, que tu te questionnes sur tout, et bien sache que tu as un outil hyper puissant entre les mains pour rendre le monde vraiment meilleur. Tu vois, ressentir des émotions dans nos têtes physiquement, en fait c'est être vivant. Et il y a quoi d'autre but dans la vie ? que de se sentir vivant. C'est intéressant, je pense que je pourrais même faire une partie 2 sur le sens de la vie. Dis-moi en commentaire ou sur Insta par exemple, en message privé, je réponds vraiment à beaucoup. C'est quoi pour toi le but de la vie ? Ça représente quoi pour toi quand je te dis être vivant ? Qu'est-ce que ça signifie pour toi ? Pour moi, c'est vraiment ressentir. Ressentir le monde, se ressentir soi, se connaître, se comprendre, ressentir les autres, et puis les émotions. Et il y a des penseurs, je vous rassure, je ne vais pas vous la faire hyper philo, quoique quand même, mais il y a des penseurs assez connus comme Spinoza, Nietzsche, Hume, tu as sûrement déjà entendu un de ces trois noms, qui pensent, et je vais le dire un peu vulgairement, de façon vulgarisée je veux dire, que le but de la vie, c'est de ressentir des émotions. Et elles peuvent être à l'amorce des petits plaisirs éphémères, et donc du bonheur. C'est assez subjectif, mais vraiment dans mon cas, et dans mon but de vie, mon objectif, c'est de ressentir, de vivre les énergies, surtout positives, de côtoyer le bien qui peut nous habiter, et puis surtout se propager autour de nous. Ça je l'avais déjà dit, mais c'est vraiment mon sens que j'ai envie de donner à la vie. Et maintenant, il y a ce rapport à la rationalité. Et nous, les hypersensibles, on l'a entendu plus d'une fois. Tu devrais être un peu plus rationnel. Tu devrais être moins dans les émotions. Ne le prends pas trop perso. Mais calme-toi, t'es trop sensible. Le monde ne fonctionne pas que dans les affects. T'es trop naïve. Et il y a une phrase pour contre Caressa qui m'a vraiment marquée. Et elle vient justement d'un des trois philosophes que je vous ai cités là tout de suite. Et c'est Hume. Il dit... Enfin, il disait « La raison est et ne doit être que l'esclave des passions. » Je vous la refais. « La raison est et ne doit être que l'esclave des passions. » Comme si finalement la raison, la rationalité, si on les prend comme synonyme, venait juste compléter ou discrètement améliorer les décisions prises par nos affects. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que pour vous, la rationalité devrait entièrement guider nos choix ? Ou les émotions ? Et en tant qu'hypersensible, je pense que c'est hyper légitime comme question. Maintenant que je nous ai un petit peu déculpabilisés et que je nous ai fait comprendre qu'on ne doit pas arrêter d'être hypersensible, notre dilemme c'est comment prendre le meilleur de ces émotions et de ces hypersensibilités-là ? Là, je me focus beaucoup sur les émotions, mais je vais être un peu plus générale. Comment est-ce que je vais prendre le meilleur de cette hypersensibilité ? pour construire quelque chose de durable ? Pour moi, parce que les hypersensibilités peuvent parfois m'affecter négativement, et puis surtout affecter les autres. Donc comment est-ce que je vais les utiliser pour construire quelque chose de durable ? Parce que le problème, comme je l'ai dit, il n'est pas tant dans l'hypersensibilité en tant que telle, mais dans notre compréhension, notre gestion, et surtout de qu'est-ce que je veux en tirer de ces hypersensibilités. Donc maintenant, j'aimerais rentrer un petit peu dans l'intime. Comme un petit peu... Comme si vous étiez mon journal intime, disons. Parce que Dieu sait que parfois, ressentir tout si fort, dans le positif comme dans le négatif, ça peut franchement être épuisant. On a le stress, l'anxiété, la pression, la lassitude, la colère, la tristesse, enfin bref, je pourrais en citer plein. Tout ressentir physiquement aussi, pour notre corps, c'est épuisant. Alors je vais vous expliquer ce que je mets en place, ce que j'essaye du moins de mettre en place dans ma vie, pour me calmer, pour m'apaiser, et essayer de revenir à un état de paix intérieur, Quand je sens qu'il y a vraiment un dysfonctionnement entre le monde qui m'entoure et mon hypersensibilité. Et que ça me fait défaut. Autant d'hypersensibilité que d'hypersensible, je l'ai déjà dit. Mais là vraiment, je vais aborder quelque chose d'assez subjectif. C'est important de dire que c'est subjectif. Mais je pense que ça pourrait faire beaucoup de bien à vous, à toi, j'espère. Dis-moi d'ailleurs en commentaire si, après cet épisode, tu te sens mieux. Alors déjà, je suis hypersensible et donc je dois me comprendre. Donc il y a la phase 1 qui est la phase de compréhension. Je le dis assez souvent, je pense à mon entourage, mais avant de vouloir changer les autres, il y a un petit travail sur soi, quand même je pense, qui est nécessaire. Même si les deux vont de pair. Mais je pense qu'avant de vouloir commencer à changer le monde dans sa globalité, on doit être déjà quelqu'un d'aligné, au minimum. Qui suis-je ? Pourquoi je ressens ça ? D'où ça vient ? Et ça, ça peut entre autres être le travail d'un psy. pour l'hypersensibilité émotionnelle et retardée, ou même d'un médecin, si c'est sensoriel. On ne sait jamais, je préfère le dire. En fait, l'idée de cette étape 1 de compréhension, c'est d'essayer d'aller un petit peu creuser pour guérir, mettre des mots sur des traumas, des blessures, des comportements, des expériences vécues, une éducation parfois qui est imparfaite, et qui pourrait expliquer ces hauts et ces bas, qui ne nous aident pas toujours à se sentir bien. Ces hauts et ces bas, donc, extrêmes, c'est l'hypersensibilité. Dans cette phase de compréhension, il y a un mot qui a vraiment émergé, notamment aux séances de psy. Parce que oui, j'ai commencé à aller voir une psy il n'y a pas très longtemps. Je vous avais dit, c'est un journal intime. C'est le mot équilibre. Ça peut se donner un peu con de dire, oui, chacun doit trouver son équilibre, doit apprendre à se connaître, patati patata. Mais... Je vous jure, c'est un game changer. Celui qui me dit « Non mais moi j'ai pas besoin d'équilibre, ma vie va en oscillant, ça change tous les jours. » C'est un énorme mytho. On a tous, à notre manière, besoin d'une forme d'équilibre. En fait, je gère pas mal de trucs en simultané. Pour l'instant, mon podcast, le boulot au studio ou en charbon à fond chez Streambox, ma santé, mes activités, mes passions, mes relations, mes 100 000 objectifs par jour. Bref, il y a plein de choses qui peuvent venir vraiment déclencher cette hypersensibilité et me sortir parfois de ma zone de paix. Même si, évidemment, tout ça crée aussi ma paix. Mais je pense qu'à un moment donné, ça devient presque insoutenable. Donc, l'équilibre. Comment j'ai fait pour le trouver ? Essayer de le mettre en place du moins. Déjà, j'ai pris mon courage à deux mains. J'ai écouté mon amoureux et, en particulier, deux amis, Jules et Céline, gros big pas eux d'ailleurs. Et j'ai pris un rendez-vous chez une psy. J'arrivais plus à être calme. Je ressentais trop de... stimulation, j'arrivais plus à me connecter à moi, aux autres, j'étais vraiment ailleurs. J'allais bien, mais j'étais quand même ailleurs. Donc je parlais de ce trop-plein mental à ma psy, et on a commencé à parler de la notion de privilège. En fait, à l'heure actuelle, j'ai la chance, et j'espère que toi aussi, évidemment, de pouvoir m'organiser un peu comme je veux, de vivre un peu comme je veux, au jour le jour. Au boulot, par exemple, j'ai des missions, mais tant qu'elles sont faites, je m'organise un petit peu comme je veux. Donc que je vienne à 6h du mat, ou à 11h, et que je reparte... tout aussitôt, peu importe. Je suis assez flexible. Mais comme je suis hypersensible et perfectionniste, que j'ai envie de prouver, de montrer aux autres, je culpabilise quand j'arrive trop tard, ou que je repars trop tôt, en fait je me suis rendu compte que tout ça c'était mental, juste de moi à moi. Et donc cette forme de culpabilité fait que je vis pas totalement en paix. Parce que c'est pas mon équilibre. Venir travailler à des horaires un peu normaux, standards, ça ne me correspond pas. Et donc, avec ma psy, on a vraiment mis au point cette espèce de notion de privilège. Nina, t'as la chance de pouvoir t'organiser comme tu veux. T'es hypersensible, tu dois faire avec. Organise-toi. Donc, l'organisation, la compréhension de soi, construire un équilibre. Moi, pour être épanouie dans une journée, j'ai besoin de passer au minimum, je sais, ça peut paraître fou, mais au minimum deux heures dehors. Ou en activité physique, de faire du sport, d'aller me promener. Ou juste d'écrire un podcast dans un parc. J'ai besoin d'aller voir mon cheval. J'ai vraiment besoin de ce temps dehors, de reconnexion à l'environnement, à la nature, au dehors, pour me reconnecter à moi, et puis finalement être beaucoup plus efficace. Tout ça, ce sont des petites choses qui permettent vraiment de calmer mon hypersensibilité, mon irascibilité, vous voyez, et devenir bien plus épanouie dans tous les endroits où je vais. Si j'ai pas ça, si j'ai pas ces moments de recentrage... Je suis mal, je suis dans les émotions hyper intenses tout le temps. Bref, un peu l'hypersensibilité à son prime, tu vois. Donc point 1, se comprendre. Trouver de l'aide, que ce soit en toi, avec tes amis, avec ta famille, ou par exemple d'aller voir un psy, comme moi. Même si j'étais très bien entourée, il ne faut pas être spécialement bien entourée pour aller voir quelqu'un. Deuxième point important, prendre le temps de clarifier nos besoins et le sens qu'on veut donner à notre vie. Et donc, finalement, trouver son équilibre. Pour quelqu'un d'hypersensible, comme je vous l'ai dit, Je pense que c'est essentiel. Point 3, prendre soin de soi. Même 5 minutes par jour. D'ailleurs, c'est hyper intéressant et j'en profite pour faire un lien avec un épisode que j'avais fait avec Oriane Blondio, qui est une art-thérapeute et qui parlait justement de prendre soin de soi. Même 5 minutes par jour, en fait, ça a des effets considérables sur notre cerveau. L'épisode, il s'appelle, si vous l'écoutez en audio, Être focus et créatif dans le monde du toujours plus. Quatrième point, la communication. Ce quatrième point est... essentiel, j'insiste, pour tous les hypersensibles. En fait, il est essentiel pour tout le monde, mais surtout pour nous. Je vais commencer par dire qu'en fait, on est des animaux sociaux. On a besoin des autres pour vivre, même si, comme moi, vous êtes des grands solitaires dans l'âme. On a besoin des relations, on a besoin des autres. Et qui dit relation, dit communication. Et Dieu sait que parfois, c'est une galère de se faire comprendre quand on ressent tout aussi fort. Mais j'ai l'impression qu'en fait, c'est un peu typique de notre société. C'est un peu une pathologie, un manque de communication. La pathologie du manque de communication, c'était intéressant. Nina, t'as inventé une nouvelle théorie. Bref. Il y a quelques semaines, j'allais voir une conférence de Thomas d'Ansembourg sur la CNV. Ne vous enfuyez pas, je vous jure, c'est hyper intéressant. Genre vraiment, vous allez ressortir et peut-être même me remercier, ce serait super. La CNV, c'est la communication non-violente. En gros, si je la fais un peu résumée, c'est une sorte de méthode de communication qui a été formalisée par Marshall Rosenberg. Selon lui, c'est, et là je vais lire, les langages et les interactions qui renforcent nos aptitudes à donner. avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d'en faire autant. En fait, c'est ça qui ferait grandir un être humain, au niveau individuel, mais aussi collectif. En gros, si je le dis un peu avec mes mots, la CNV, la communication non-violente, c'est juste dire ce qu'on ressent, ce qu'on traverse, pour se faire comprendre, sans heurter l'autre. C'est vraiment que ce soit bénef pour les deux parties, ou pour les plusieurs parties. Par exemple, mais évidemment il faut toujours donner des exemples. pour se faire comprendre. Ton ou ta partenaire a eu un comportement ou un mot, par exemple, qui t'a blessé. Devant toi, t'as trois solutions. Je vais te les citer. Dis-moi laquelle tu choisis. La première solution, tu ignores ce comportement ou ce mot déplacé. Tu ignores. Mais en faisant ça, je t'explique déjà, j'anticipe, que tu laisses la place à d'autres mauvais comportements. Deux, tu pètes ton câble. Alors ? Je suis d'accord que ça fait beaucoup de bien, parfois, de péter son câble. Sauf que, ici, c'est juste 100% d'émotions, 100% d'accusations. Tu m'as blessé, tu... Et tu vois, on est dans le tu, dans le jugement. C'est les émotions qu'ils expriment, sans nuance, ni anticipation des risques. Qu'est-ce qui va se passer si tu pètes ton câble ? Tu vas heurter l'autre. C'est pas le but non plus. Troisième solution, tu demandes un moment au calme. Et tu dis, par exemple, écoute, ce moment m'a blessé. Ce comportement m'a blessé. Je ne veux plus me sentir comme ça. Qu'est-ce qu'on peut mettre en place ? Qu'est-ce que tu en penses ? Etc. Laquelle tu choisis ? Dit comme ça, ça a l'air d'être la troisième qui est plus favorable. Je ne dis pas qu'elle est parfaite. Parce que parfois, ça fait du bien d'ignorer et de ne pas nourrir quelque chose, un comportement, etc. Et parfois, ça fait aussi du bien un peu de libérer ses émotions sans forcément réfléchir aux conséquences. Mais la troisième solution est la meilleure, pourquoi ? Pour la paix intérieure de tous. Elle est juste, elle laisse la place aux émotions. mais aussi à la raison. En fait, on ne va pas se gazlighter. Se gazlighter, c'est taire ses émotions. Quand quelqu'un te gazlighte, ça veut dire qu'il va te dire « Non, mais ce n'est pas légitime ce que tu ressens. » Si, si, en fait. Ça, c'est très important de mettre au clair. On ne peut pas gazlighter nos émotions. Il y a toujours une légitimisation derrière ça. Donc, je disais que dans cette troisième solution, on ne se gazlighte pas, on n'illégitimise pas nos émotions. Mais on ne veut pas une crise qui nuirait à notre paix intérieure qui est si précieuse. Je veux juste dire ici que tout est une histoire de communication. Alors maintenant, en parlant de la communication, je vais faire une petite parenthèse sur la communication parce que je pense que c'est vraiment très important, surtout pour les hypersensibles. Je vais parler du principe de responsabilité. C'est hyper important. À nouveau, j'espère que vous allez me remercier. Je te mets une mise en contexte, un POV. Tu es en embrouille avec quelqu'un, tu es hyper vexé, tu es blessé, et cette personne te sort un truc vraiment qui te blesse. Et après, elle enchaîne en te disant, mais tu prends tout perso, ou tu es susceptible. Il y a un peu double discrimination, tu vois. Là, c'est un coup dur. Oh, on est hypersensible, oh là là, on pourrait rentrer en introspection pendant des jours. Et c'est là, en fait, que vous pouvez rappeler à la personne avec qui vous êtes en train d'échanger que la responsabilité dans une relation, dans un échange, dans une discussion, c'est 100%, 100%. Je m'explique. Je suis responsable de mes actions, de mes réactions et de mes interprétations à 100%. Je capte une info, je réagis et personne ne va décider à ma place. Mais si je me sens mal après un mot, une phrase, un geste, un comportement, et que cette personne est censée être une personne qui m'aime, qui me veut du bien, elle est aussi responsable de ses actes et donc de mes réactions, de comment je vais prendre ce qu'elle m'a donné. Elle est donc responsable, au même titre que moi, de mon inconfort. Et c'est ça que je veux dire, le principe de responsabilité de 100%. 100%. Voilà, la prochaine fois que quelqu'un te blesse et qu'il dit « Oh non mais tu devrais pas prendre les choses personnellement » , tu dis « Non mais si je me suis sentie mal, tu as aussi une responsabilité. » Parce que tu es responsable de ce que tu dis, et de comment tu vas échanger avec les gens. Tu vois, je pense que c'est assez important à remettre en question. Voilà, donc je vais refermer cette petite parenthèse sur la communication non-violente, et notamment le principe de responsabilité. Et je vais récapituler. Dans ce que je mets en place pour utiliser au mieux ma sensibilité, qu'elle soit propice à mon bien-être, j'essaie d'abord de me comprendre, de comprendre mes besoins, mes envies. Un peu mon why. J'avais fait un super épisode sur le why avec Victoire, qui a fait Bruxelles-Togo à vélo. Franchement, hyper bon épisode, je vous conseille d'aller le voir. Ou l'écouter. Ensuite, je vais créer mon espace d'équilibre, de paix. Et puis, je vais communiquer du mieux que je peux pour créer cet alignement entre moi, mes actions et le monde. Vous voyez, c'est vraiment cette... Alignement triple. J'aimerais finalement revenir sur cette notion de crise de sensibilité dont j'ai parlé tout à l'heure avec Estelle Zong et Baptiste Morisot. Notre crise systémique, nos crises systémiques, parce qu'il n'y en a pas qu'une, tout est complexe, relève finalement plus d'une absence, je trouve, de regard, au sens large, d'une absence de tendresse, de bienveillance, d'une absence d'émotions positives, au détriment de choses qui sont un peu plus superflues, ou d'émotions qui sont mal gérées ou mal exprimées. Et finalement, je pense qu'il faut finir par dire qu'on n'est jamais trop sensible, on n'est jamais hyper sensible. On a juste le regard très ouvert. Et c'est beau, parce que ça nous permet de développer une intelligence qui est plus large. Disons pas spécialement plus forte que quelqu'un qui ne ressent pas ces sensibilités-là, mais juste plus large. Et maintenant, le point, je pense, c'est d'apprendre à la cultiver durablement. Être hyper sensible, ça ne devrait pas être un vice, mais une qualité qu'on devrait utiliser à bon escient, et partager pour rendre ce monde qui pourrait être carrément plus agréable. Voilà, je pense que l'épisode touche tout doucement à sa fin. J'espère que ça vous aura plu. Tous les liens que j'ai utilisés pour faire mes recherches sont dans la description. J'espère que cet épisode vous aura plu, que si vous êtes hypersensible ou juste très touché par les émotions que ressentent les autres, que ça vous aura fait un petit peu grandir. Et en attendant le prochain épisode, je vous invite vraiment à avoir un impact positif sur le monde aujourd'hui. Voilà, je vous dis à très vite pour un prochain épisode du podcast.