Speaker #0Tu es doué de tes mains et tu adores créer. Tu veux créer un truc à toi dans lequel tu pourras t'épanouir et gagner de l'argent ? Non, c'est ça, ma carte finale, c'est le rêve de beaucoup d'entre nous. Mais sans qu'on se lance, on est vite perdus et seuls face à la montagne de travail qui nous attend. C'est pourquoi j'ai créé ce podcast, l'atelier des créatrices passionnées. Je m'appelle Julie, je suis marketeuse d'une multi-entrepreneuse passionnée depuis plus de 10 ans. Ici, je te raconte les péripéties de ma marque de bijoux, Julen Club. Je te parle sans tabou de mes victoires, mais aussi de mes erreurs et de mes échecs. Je te donne également tous les conseils qui m'ont aidé à évoluer et à faire grandir mon petit business. Alors si toi aussi tu veux transformer ta passion en projet de vie, je t'invite à prendre place à l'atelier. Bonne écoute ! Hello tout le monde et bienvenue dans mon podcast, l'atelier des créatrices passionnées. Je suis super contente d'être avec vous ici aujourd'hui. Ça fait suuuuper super longtemps que je dis qu'il faut que j'enregistre un podcast. Et donc là, on y est. Épisode pilote, épisode zéro. Dans cet épisode, je vais un petit peu vous raconter qui je suis, mon parcours, ainsi que pourquoi j'ai décidé d'enregistrer ce podcast aujourd'hui. Dans ce podcast, je m'adresse à des femmes qui ont de l'or entre les mains, mais qui ne le savent peut-être pas. Il y a énormément de femmes qui sont douées, qui savent faire des choses de leurs mains, qui savent entreprendre, qui ont une idée et qui en fait m'ent... clairement confiance en elles, ou alors qui ne savent pas par où elles doivent commencer, ce qu'elles doivent faire. Et donc, mon objectif ici avec le podcast, c'est de vous donner des pistes, des idées, de vous raconter aussi toutes les erreurs que j'ai pu faire dans mon parcours d'entrepreneuse afin que vous puissiez les éviter éventuellement et pouvoir avancer plus vite. J'aimerais aussi, évidemment, pouvoir vous partager toutes les réussites que je fais dans mon business et tous les questionnements que je me fais au quotidien, ainsi que les réponses que je trouve éventuellement à toutes ces questions. Je voudrais aussi créer un espace bienveillant. Je trouve ça super important en tant que femme et surtout en tant que femme artiste de pouvoir être 100% soi-même et de pouvoir se sentir comprise dans son art. Je pense qu'il y a de la place pour tout le monde dans ce monde et il y a de la place pour la sensibilité de chacune aussi. Et enfin, j'aimerais pouvoir connecter les artistes entre elles. Il y a énormément de femmes qui sont toutes seules chez elles, dans leur atelier, dans l'endroit où elles travaillent et souvent elles sont toutes seules face à 10 000 questions qu'elles se posent. Donc, si je peux, avec ce podcast, connecter les artistes entre elles, je trouverais ça magnifique. Maintenant, je vais un petit peu vous parler de moi. Donc, moi, c'est Julie. J'ai 34 ans. Je suis la créatrice de la marque de bijoux de cheveux Jude & Clo. Je suis aussi maman de deux petits bouts qui ont, à l'heure où j'enregistre ce podcast, 6 et 7 ans. J'ai aussi un super mari qui n'a absolument rien demandé, mais qui se retrouve à m'aider dans mon business sur ses temps libres. Et donc, du coup, gros big up à lui. Alors concrètement, Jude & Clo, ce n'est pas mon revenu principal, ce n'est pas mon métier à temps plein. Je suis également freelance à mi-temps pour une société. Je gère leur marketing et la communication de cette boîte. Alors clairement, je qualifie ce boulot de freelance comme un job alimentaire. Ça me permet de payer toutes mes charges et mes coûts fixes qui sont inhérents à la vie de famille. Pour vous raconter un petit peu mon parcours, j'ai appris la couture toute petite avec ma bonne maman. C'est elle qui m'a initiée au beau et au souci du détail. Elle m'a toujours soutenue dans tous les projets créatifs que j'avais, que ce soit une blouse, un sac, faire des canevas, faire du tricot, du crochet. Elle était toujours là et franchement, je l'en suis super reconnaissante aujourd'hui. Depuis toute petite, je suis passionnée par l'artisanat, par le "fait-main". Et quand je repense à quand j'étais petite, je me rends compte qu'en fait, j'ai toujours eu une passion pour les accessoires. Que ce soit les sacs ou les accessoires de cheveux, j'ai toujours, toujours adoré faire ça. D'ailleurs, je pense que c'est vers 8 ou 9 ans que j'ai créé mon premier serre-tête. C'était pour une fête des mères, c'était pour ma maman. J'avais été avec ma bonne maman chercher un serre-tête bleu sur lequel j'avais cousu des perles multicolores. Alors, ce n'est plus du tout le genre de choses que je mettrais ou que je ferais aujourd'hui. Mais en tout cas, je me souviens de ce serre-tête. Et je pense que c'est vraiment le tout début de l'histoire de Jude & Chloe. Ensuite, vers 11 ans, pour ma communion, j'avais absolument voulu me faire des espèces de chutes de perles à glisser. dans mes cheveux. Donc je voulais que la coiffeuse me fasse des espèces de tresses africaines dans lesquelles elle viendrait accrocher ses chutes de perles. Sauf que quand je suis allée chez la coiffeuse, elle m'a regardée un peu de travers. Elle ne savait pas du tout comment accrocher ses chutes de perles. Et donc au final, elle n'a jamais su me mettre ses chutes de perles. C'était vraiment un gros désespoir pour moi à ce moment-là. Bon, on s'est un peu rattrapé. Elle a réussi à greffer des rubans dans mes cheveux, mais ce n'était pas du tout les chutes de perles que j'avais créées. et d'ailleurs à ce moment-là, j'avais reçu une... une tête à coiffer. Pour me prouver à moi-même que ces chutes de perles pouvaient tenir dans les cheveux, j'avais essayé de créer, de faire des tresses africaines sur cette tête à coiffer. J'avais réussi à accrocher ces chutes de perles. Bon, du coup, je n'ai jamais su me montrer à la coiffeuse en question, mais bon... J'ai eu ma petite satisfaction personnelle de me dire que c'était faisable. Alors à 18 ans, quand je sors de mes secondaires, là vient la question de qu'est-ce que je vais choisir comme études supérieures. À ce moment-là, j'ai vraiment envie de me diriger vers les études de mode. Sauf que mes parents ne sont pas très chauds. Ils trouvent que ce n'est pas des études très sérieuses, qu'il y a beaucoup d'appelés, très peu d'élus. Et donc, on m'a toujours rabâché ça dans les oreilles. Alors, il faut savoir que... En secondaire, moi, j'ai fait les maths et les sciences. Donc, sortir de maths et sciences et aller faire mode, pour eux, ça ne matchait pas trop, en fait. Du coup, ils m'ont dit, fais des études, entre guillemets, sérieuses. Et si à la fin de tes études, tu as toujours envie d'aller en mode, tu pourras y aller. Là, je réfléchis à ce qui m'intéresserait et je me dirige vers les études de marketing. C'est ce qui, pour moi, alliait le plus des études sérieuses avec un petit peu de créativité. C'est quelque chose qui me parlait. Et donc, du coup, je me lance dans un bachelier en marketing pour trois ans. Et donc, je finis mes études de marketing et le dernier jour où on reçoit les résultats qui disent que j'ai réussi, je regarde ma maman et je lui dis « Ok, maintenant je vais m'inscrire en mode » . Alors là, je ne vous raconte pas la tête de ma maman qui pensait que j'avais complètement oublié cette histoire de mode et qui se retrouve un peu embêtée et qui dit « Bon, ok, on y va » . Étant donné que j'avais réussi mes cours de marketing, j'ai eu énormément de dispenses dans mes cours de mode, donc tout ce qui était comptabilité, langue, droit, marketing, etc. Donc en fait, j'avais pas mal d'heures disponibles sur ma semaine. Et il faut savoir qu'à ce moment-là, ma maman perd son travail. Je décide de nous inscrire toutes les deux à des cours de création de chapeaux. Donc comme je vous l'ai dit, j'ai toujours été fascinée par les accessoires et notamment les chapeaux. Et je voulais savoir comment on fabriquait un chapeau. Donc j'ai trouvé des cours de chapeaux à Liège, près de chez moi. Ça se mettait super bien dans mon horaire. Et donc du coup, nous voilà partis pour la création de chapeaux en parallèle de mes études de stylisme. Alors il faut savoir qu'à la fin de ma première année, je me suis royalement planté dans mes études de stylisme. Je crois que ma mentalité ne collait pas avec la mentalité des profs. Donc, comme je vous ai dit, moi, j'ai appris la couture depuis toute petite avec ma bonne maman. Et même en cours de couture, ils ont réussi à me moffler alors que j'étais celle qui travaillait le mieux en classe parce que j'avais des très bonnes bases. Et c'était même moi qui expliquais aux autres comment elles devaient faire. Et puis, lors des jurys de fin d'année, je me souviens de cette fille qui a débarqué avec sa création en carton. Elle avait juste fait un trou pour passer la tête et les jambes de son mannequin. Et elle, elle est sortie de là avec une plus grande distraction. Ah ouh, bravo, clap, clap, clap. Moi, j'avais passé des heures, des jours, des semaines à coudre, à me retourner les ongles sur ma création. Et on m'avait regardée et on m'avait dit, ouais, non, ta couture d'épaule, ça ne va pas. Salut. Mais alors, à côté de ça, j'avais toutes les personnes autour de moi, mes amis, ma famille qui me disaient, c'est génial ce que tu as fait. Vas-y, continue, c'est super, c'est incroyable, il faut que tu persévères, etc. Et donc là, en fait, j'ai eu une grosse prise de conscience et je me suis dit, stop les études de mode. t'as les idées t'as des clients potentiels, vas-y, lance-toi, arrête ça tout de suite, tu as les bases, t'as le marketing, c'est ce qu'il faut, go. Ça a même carrément plus de sens pour moi de me dire je préfère créer pour des gens réels qui vont vraiment venir m'acheter des choses vraies que créer pour des profs, entre guillemets, ratés, sorry si vous m'écoutez les profs, qui passent leur vie en fait à casser les élèves parce qu'il leur fallait des quotas. Alors je ne regrette pas du tout cette expérience en mode parce que franchement, ça m'a ouvert les yeux à un truc de fou ça m'a vraiment... permis de sortir de ma zone de confort et d'explorer des pistes que j'aurais jamais osé explorer en temps normal. Moi qui viens d'une famille et d'un monde très cartésien, il fallait que je passe par là pour m'ouvrir les yeux pour la suite. Et donc là, j'ai 22 ans, je décide de prendre un boulot à temps plein et de me lancer en tant qu'indépendante complémentaire dans les chapeaux et dans les accessoires de cheveux aussi. J'embarque ma maman dans l'aventure, d'où le nom de ma marque, Jude & Chloe. Donc Jude, c'est la contraction de mon prénom et de mon nom de famille et Chloe, c'est le surnom de ma maman. Là, on s'investit à fond. On se retrouve dans des pop-up stores sur Liège. On fait plusieurs défilés. Certains qui sont foireux parce qu'il n'y a clairement aucun spectateur qui est venu voir ce défilé. Mais je me suis toujours investie à fond. J'ai fait des marchés de créateurs où je n'ai jamais fait aucune vente. Ça n'a jamais fonctionné. Parfois, ça me ramenait un client à l'atelier qui venait chercher quelque chose pour mesure. Mais c'est vrai que j'avais le temps et l'énergie à consacrer à ce moment-là. Et si je n'avais pas fait toutes ces erreurs, je pense que j'en serais... Pas là aujourd'hui non plus. Alors je ne dis pas que tout est foireux à ce moment-là, parce que je vends quand même des accessoires, etc. Et il faut savoir que quand je vends et quand j'ai des clientes, c'est essentiellement des clientes au niveau du secteur du mariage qui viennent. Donc c'est parce qu'elles ont, soit c'est la maman de la mariée, soit c'est la maman du marié, soit elles sont invitées, elles sont témoins, demoiselles d'honneur, et elles voulaient absolument marquer le coup. Donc je me spécialise un peu, sans le vouloir, dans le secteur du mariage à ce moment-là. Et puis nous commençons avec mon mari à organiser notre mariage. Là, j'ai vraiment une révélation. Donc non seulement j'avais déjà énormément de clientes dans le secteur, mais je décide vraiment de m'orienter à 100% là-dedans et de développer un peu plus le côté bijoux de cheveux plutôt que chapeaux. Parce que concrètement, chapeaux, je pense que si j'en ai vendu deux sur toute ma vie, c'est beaucoup. Et je me rends compte qu'il y avait beaucoup plus de demandes au niveau de plus petits accessoires et des plus petits bijoux vraiment plus en matière dorée, argentée, perles et compagnie. s'ensuit deux magnifiques enfants, le Covid débarque et fout toute l'industrie du mariage en l'air. Donc à ce moment-là, je suis toujours en temps plein dans une société. Cette société a clairement un management et une culture d'entreprise ultra toxique qui me bouffe à petit feu. Malheureusement, pendant le Covid, mon papa décède. Et là, en fait, ça a été vraiment la descente aux enfers pour moi. J'ai été harcelée au boulot, ça ne se passait pas bien du tout. J'ai perdu tous mes repères. parce que j'ai perdu un pilier de ma vie. Donc début 2023, je tombe en burn-out. Il m'a fallu du temps pour m'en relever, mais aujourd'hui je me rends compte que c'était nécessaire que je passe par là parce que clairement je n'étais pas heureuse dans ma vie professionnelle. Jus & Co, je l'avais clairement mis de côté, je n'étais vraiment plus du tout active. Je répondais quand j'avais une cliente qui me contactait, mais franchement je n'étais plus du tout proactive dans mon boulot et clairement ma petite femme s'était état à ce niveau-là. Pendant la période de pause, j'ai vraiment eu une énorme prise de conscience. Et là, je me suis dit, en fait, je n'ai plus envie de subir des gens qui dictent ma vie. Aujourd'hui, je suis maître de ma vie et je prends les choses en main. La vie est clairement trop courte pour mettre ses rêves en pause. Il est temps d'oser, il est temps d'y aller, il est temps de vivre mes propres rêves. Alors oui, ce ne sera pas facile. Oui, je vais sortir de ma zone de confort, mais je vais faire ce que j'ai toujours eu envie de faire et que je n'ai jamais, au final, osé faire. Je suis super heureuse de pouvoir partager ce podcast avec vous. Alors dans ce podcast, vous allez pouvoir retrouver des épisodes solos où je raconte mon parcours, mes apprentissages, mes erreurs. des réflexions que je me suis faites en cours de chemin et que j'ai envie de partager avec vous. J'ai aussi envie de pouvoir vous faire des interviews avec des personnes aspirantes, avec des experts, des personnes qui vont pouvoir vous apporter des clés concrètes et des choses à mettre en place dans votre petite entreprise. Si j'en ai l'occasion, j'aimerais aussi pouvoir vous partager des checklists, des plans d'action, des templates, des ressources qui seront vraiment concrètes pour avancer. Mais alors surtout, vous trouverez énormément de bienveillance ici. Donc comme je l'ai dit au début, ce podcast, j'ai vraiment envie qu'il soit full bienveillance envers... tout le monde. J'ai envie que chaque créatrice se sente à sa place ici et qu'elle ait confiance en elle. J'ai vraiment envie que mon atelier devienne aussi un petit peu de votre atelier à vous, que ce soit un endroit où vous puissiez transformer vos doutes en victoires. J'ai aussi envie que ce soit un endroit où vous vous sentiez en sécurité afin de pouvoir développer votre créativité et surtout vous puissiez l'exprimer librement et sans tabou. Alors, bienvenue dans ce podcast, bienvenue à l'atelier, tu es exactement là où tu dois être. Souviens-toi, personne d'autre n'a exactement le même talent que toi. Il est temps de le montrer au monde entier. Si cet épisode t'a inspiré, prends quelques secondes pour laisser 5 étoiles sur ce podcast. Ça m'aide énormément à le faire découvrir à d'autres créatrices comme toi. À bientôt !