- Speaker #0
Je suis sûr que les gens qui nous écoutent vont dire « on est un peu obligés quand même » . Donc, on n'est pas encore à parler d'opportunités, mais en fait, si on utilisait et digitalisait les flux processus de factures, en fait, on ouvre une boîte de Pandore derrière laquelle il va pouvoir être avec, comme tu dis, sur des workflows plus fins, travailler également sur un environnement tendu avec des personnes à distance et travailler vers d'autres types de flux demain, effectivement. Moi, je suis quand même un tout petit peu surpris de voir qu'à trois semaines de l'échéance de la réforme pour les plateformes immatriculées fixées par l'État, il n'y ait qu'une vingtaine de plateformes qui soient définitivement immatriculées par rapport aux 120 qui ont déposé leur dossier. Ça ne veut pas dire qu'elles ne vont pas avoir bouclé leur dossier d'ici là et je leur souhaite.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue à tous sur un nouvel épisode de l'Humain à cœur du digital. Aujourd'hui on va parler d'un sujet d'actualité où il y a eu pas mal de rebondissements, on va parler de la facture électronique. Et pour parler de facture électronique, aujourd'hui nous avons avec nous la PA Esquerre, et plus particulièrement Nicolas. Esquerre c'est la PA partenaire qu'on a choisie pour notre solution au work, pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que c'est un acteur solide, français, avec beaucoup d'expérience, plus de 40 ans d'expérience dans la gestion et la démat. En fait, Esker va venir apporter la complémentarité réglementaire à Our Works. On peut imager ça, c'est un peu comme un puzzle. On va ajouter une pièce au puzzle Our Works. Et Esker aura aussi forcément la capacité de nous aider à mieux suivre les évolutions réglementaires. Et aujourd'hui, on a décidé d'inviter Esker et plus particulièrement Nicolas pour nous éclairer sur la réforme parce qu'il y a quand même pas mal de choses qui ont changé en 2025. On va rentrer un peu dans le détail technique aujourd'hui, mais pas de panique. Si vous avez des questions, les experts OCI sont là pour y répondre, pour vous accompagner. Néanmoins, parfois on n'a pas besoin de comprendre tout l'aspect technique pour que ça fonctionne. J'aime bien prendre l'image de la machine à laver. Ma machine à laver, elle fonctionne très bien. Pour autant, je ne sais pas toutes les pièces qu'il y a dedans, mais moi, ça me convient très bien comme ça. Mais on va quand même un peu rentrer en technique avec Nicolas aujourd'hui. Est-ce que ce programme te va ?
- Speaker #0
Très bien, merci. Déjà, merci de m'avoir invité ce matin.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
C'est un plaisir d'être là avec vous dans vos locaux. Je suis au CIE à Strasbourg. En tout cas, tu m'as bien invité pour parler de la réforme et pas pour parler de comment fonctionne l'université. Non,
- Speaker #1
ne te rassure. On ne parlera pas machine à laver aujourd'hui.
- Speaker #0
Parfait, parce que je suis beaucoup moins compétent sur le sujet et j'aurais beaucoup de mal à expliquer. Moi aussi, je m'en sers, mais de temps en temps.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Et du coup, voilà.
- Speaker #1
Je te rassure, on est sur une terre connue.
- Speaker #0
Parfait, on y va alors.
- Speaker #1
Super. Alors du coup, pour commencer, est-ce que tu peux tout d'abord te présenter ?
- Speaker #0
Bien sûr. Moi je suis Nicolas Turpin, je suis en charge des alliances stratégiques avec les éditeurs de logiciels chez Esquerre. Esquerre qui est une plateforme globale SaaS qui opère l'ensemble des flux qui tournent autour des processus financiers globalement, autour des cycles fournisseurs-achats d'un côté et puis des cycles clients de l'autre. Donc c'est vraiment une vision globale transverse et complémentaire aux solutions VRP. qui apportent en fait des réponses aux directions financières, aux équipes comptables, dans leurs besoins métiers au quotidien, de manière à pouvoir apporter de la valeur, notamment sur la gestion de la trésorerie et des finances de l'entreprise. Je suis ravi que vous nous ayez choisis et je suis persuadé aussi que vous avez fait un bon choix en premier.
- Speaker #1
Mais bien sûr, et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui d'ailleurs.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
On va rentrer un peu plus dans le détail de la réforme. Il y a beaucoup de choses qui ont changé en 2025, depuis le communiqué de presse d'octobre 2024 à aujourd'hui.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc notamment les changements de termes. Je vais commencer avec le premier terme qui a changé, c'est le terme du PPF, qui voulait dire initialement Portail Public de Facturation.
- Speaker #0
Ça veut toujours dire Portail Public de Facturation. En fait, on ne sait pas trop s'il a réellement disparu ou s'il est encore là, mais j'ai envie de dire, je crois qu'ils ont quand même le niveau de l'État. Je parle de l'AIFE. Ils ont voulu garder un certain nombre de termes et d'acronymes qui assoient le socle, mais globalement derrière, le PPF, en termes de mission, ça s'est un petit peu détourné. Il y a un autre produit, je ne sais pas si c'est moi qu'on en parle maintenant.
- Speaker #1
D'abord, je voulais déjà que tu m'expliques. Du coup, le PPF s'est transformé en concentrateur de données. En concentrateur de données, oui,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
Et c'est quoi son rôle, du coup ?
- Speaker #0
Le concentrateur de données, son rôle, il est décrit dans son nom, en fait. Et c'est ce qui s'est passé, puisqu'on va parler de PA dans quelques minutes. Le concentrateur des données, ça exprime beaucoup plus naturellement pour les entreprises ce qu'il fait réellement. Il n'est pas là pour recevoir des factures, en effet. Il est là pour récupérer les données que vont pour le coup leur transmettre les plateformes agréées. et qui vont leur permettre de reconstituer tout le contenu des données de TVA des entreprises françaises. L'idée, c'est ça, c'est de pouvoir, bien sûr, éviter la fuite sur les flux de TVA, avoir un meilleur contrôle aussi de l'activité globale financière du pays et donc des entreprises françaises. Et donc, c'est ça le but du concentrateur des données aujourd'hui, c'est vraiment se concentrer sur ses missions principales, qui est de récupérer ces données et pouvoir, bien sûr... les traiter fiscalement.
- Speaker #1
Et donc, tu me confirmes bien qu'initialement, on pouvait, dans l'ancienne version du PPF, on pouvait déposer les factures. Aujourd'hui, c'est plus qu'adulte.
- Speaker #0
Oui, c'est ce qui s'est passé le 15 octobre. C'était une petite révolution sur le marché parce que je pense qu'il y a un certain nombre d'entreprises, principalement des PME, qui se disaient un peu comme dans le Corus Pro, je vais déposer mes factures au fil de l'eau sur le PPF, ça se passera très bien, ça reste simple sur le principe mais bon Deux millions d'entreprises françaises, des milliards de factures qui vont trafiquer tous les ans. Il faut être clair, le concentrateur des données, le PPS d'origine, n'était pas dimensionné pour supporter toute cette charge-là. Donc il l'a réparti sur les plateformes agréées qui, entre autres, portent cette responsabilité-là de pouvoir justement traiter l'ensemble des flux et les accompagner dans leur vie. Une facture suit un certain nombre d'étapes. On va appeler les cycles de vie, sur lesquels on va revenir aussi tout à l'heure. Et ça, c'est vraiment le rôle des plateformes annuaires.
- Speaker #1
D'accord. Et donc, on parle de centralisateur des données. On parle aussi d'annuaire. À quoi sert cet annuaire et comment les entreprises vont pouvoir l'utiliser ?
- Speaker #0
Alors, l'annuaire, c'est un peu le socle de la réforme et du dispositif complet de l'administration fiscale. L'annuaire, c'est un annuaire, comme son nom l'indique. Ils vont récolter l'ensemble des informations des entreprises et les choix qu'elles vont opérer en termes de plateforme de réception. Les plateformes de réception, c'est la plateforme par laquelle ils vont récupérer les factures de leurs fournisseurs.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
L'annuaire va également rentrer dans un détail de traitement selon les choix de l'entreprise, les choix métiers de l'entreprise. va recevoir ces flux sur la base de l'entreprise elle-même, à ce moment-là, on se dit, sur mon sirène, toutes les factures rentreront sur ma PAX. C'est le niveau le plus simple. On peut descendre également ensuite à la maille sirète. C'est qu'on va dire, site par site, on peut s'autoriser à choisir des plateformes agrées, différentes, pour recevoir les factures. Et puis après, on va rentrer dans le métier où on va aussi faire un certain nombre de choix. Je souhaite, on va appeler le code suffixe, ou un pâte suffixe ou... Ou voir code de routage. Et là, on va essayer d'être le plus granular, granular, pardon, dans une science comme ça, possible en essayant justement de répondre à des besoins métiers ou le côté solution métier logiciel qui est derrière, sur lequel je voudrais absolument que ça passe par un package complet. On parlera peut-être un peu plus en détail tout à l'heure de ce que peuvent apporter les imbrications entre... les solutions métiers et la plateforme agréée. Voilà, c'est ça en fait. L'idée, c'est de pouvoir récupérer les factures juste à ce niveau de détail et de granularité en fonction des besoins des entreprises.
- Speaker #1
Donc, ça peut être super précis finalement.
- Speaker #0
C'est pointu, oui, c'est ça. Le but, il est là en fait. Ce n'est pas fermer de porte parce que ce qui prime au départ, c'est le métier.
- Speaker #1
D'accord. Oui, c'est logique finalement. Et donc, du coup, on parle beaucoup depuis avant de PA. Tu en parlais juste avant aussi. Avant, on parlait de PDP. Donc, tu l'avais dit, c'était plateforme de dématérialisation partenaire. Aujourd'hui, on parle de plateforme agréée. Pourquoi ce changement et qu'est-ce que ça implique pour les entreprises ?
- Speaker #0
C'est exactement la même logique que pour le concentrateur des données. L'État a, depuis début 2025, on refait un peu la timeline, 15 octobre 2024, le dispositif est affiné avec cette approche effectivement dans un schéma en Y, c'est un cinq-coin, je crois qu'on est comme ça aujourd'hui en fait. Avec plateforme agréée de démission, l'entreprise qui est fournisseur qui a son plateforme agréée, démission de facture qui va communiquer avec sa plateforme, une plateforme agréée de réception qui elle est évidemment le contact, l'interface de l'entreprise cliente. et donc ces flux de factures vont passer par là, avec le concentrateur des données au milieu. Dans le dispositif, en janvier 2025, on a démarré des commissions au travers de l'AFNOR, de manière justement à... Sortir des spécifications externes, qui étaient quand même assez absconses et très complexes, donc essayer d'apporter de la simplicité. Et aussi, in fine, apporter une copie qui est celle de l'État français vis-à-vis des autres pays européens. au travers de ces commissions inférieures, de dire voilà la réglementation sur la facturation électronique telle qu'elle a été rédigée en France. Donc il y a certaines de sous-groupes sur plein de sujets, facturation, reporting, cycle de vie, et la terminologie, il y avait un souhait de la simplifier. donc les PDP, plateforme de dématérialisation partenaire, le mot partenaire pour l'état ne mettaient pas assez la... contrainte sur le fait que c'est un passage obligatoire. Quand vous émettez ou recevez une facture, il doit forcément y avoir une plateforme agréée qui est au milieu du dispositif pour traiter le flux. Donc voilà, ça c'est le premier point. Donc il fallait quelque chose d'un peu plus contraignant. D'où le fait de parler de plateforme agréée, c'est plus officiel. On parle d'immatriculation aussi, on reviendra dessus d'ailleurs tout à l'heure. Et donc voilà, un PPF qui se concentre sur son rôle principal. Donc on a un concentrateur des données, des plateformes agréées pour traiter les flux de facture Elle est au cœur du dispositif. Donc finalement, pour mailler l'ensemble des entreprises entre elles, grâce à un réseau global d'un certain nombre de PAs, aujourd'hui il y en a 118 je crois, et donc on verra effectivement s'il en est de marre, mais effectivement elles ont ce rôle justement de faire la distribution et traiter le flux de manière globale, et puis l'annuaire.
- Speaker #1
Et donc on va continuer un peu sur la plateforme Agree. Est-ce que chaque plateforme Agree aura son audit de conformité ? Comment ça va ?
- Speaker #0
On va revenir où on en est rendu aujourd'hui. Il y a un peu plus d'un an de ça, un an et demi maintenant, on a commencé à immatriculer les plateformes. On a eu des PDP immatriculés sous réserve.
- Speaker #1
Provisoirement, oui.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Sommant un certain nombre de critères, des tests d'interopérabilité, des tests sur les différents types de flux, invoicing, reporting, cycle de vie. Et là, en fait, on arrive à une phase cruciale parce que finalement, la réforme, elle se met en place progressivement. Et on a un certain nombre de jalons qui se sont mis en place. On a eu l'annuaire qui est arrivé au courant de l'été, mise en production officielle après une période de test fin juin, avec évidemment confirmation par les plateformes de leur capacité de s'interfacer avec l'annuaire. Donc ça, c'est un premier jalon. Là, on arrive à un second jalon qui est la levée des réserves. Donc on est rentré dans cette vague-là.
- Speaker #1
C'est quoi la levée des réserves ?
- Speaker #0
Alors la levée des réserves, tu as deux types de réserves. de tests qui doivent être faits. Une partie de tests en qualification sur des flux d'invoicing. On va tester l'édition, la réception de flux d'invoicing, de e-reporting, et puis d'interface avec l'annuaire, notamment la consultation. D'accord. Le deuxième niveau de test, c'est des tests en production sur les mêmes flux d'invoicing, e-reporting, cycle de vie, et sur l'ensemble des flux... annuaire, complet, différentiel, de manière à être vraiment interfacé dans le mode nominal de la réforme. Et donc ça, c'est la deuxième étape. Troisième étape, l'interfassage avec le concentrateur des données, qui lui est actuellement en phase de qualification de test avec les plateformes agréées. Et donc en fait, l'idée, c'est de voir comment ces flux-là interopèrent et réinteragissent avec le concentrateur des données. Et puis dernière étape, évidemment, également une interopérabilité avec un minimum de... une plateforme agréée qui, elle, va recevoir des flux, va en émettre et voir si l'ensemble du dispositif fonctionne. Donc ça, une fois qu'on a passé toutes ces étapes-là, on obtient notre immatriculation définitive. C'est d'ailleurs ce qu'Esther vient d'obtenir. On fait partie...
- Speaker #1
Il y a une semaine ?
- Speaker #0
Il y a quelques jours. Ça fait déjà une petite semaine, en fait. Et je crois que c'est une quinzaine de plateformes en tout qui ont obtenu leur immatriculation définitive. On reviendra sur le mot définitif parce qu'effectivement, il y a encore cette audite de conformité qui reste à réaliser, qui va confirmer l'étape et qui va nous projeter sur trois ans. Mais il y a quand même un petit sujet, effectivement, sur le fait de dire qu'on est fin décembre. Il y a une quinzaine de plateformes qui ont été immatriculées définitivement la semaine dernière. Il y en a quelques-unes ici en début de semaine aussi. OK. Et l'État...
- Speaker #1
Ça va arriver au compte en fait.
- Speaker #0
Exactement, oui. L'État a fixé une deadline au 14 janvier.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
ou effectivement l'ensemble des plateformes immatriculées sous réserve devront avoir confirmé leur immatriculation en vue de rentrer dans le dispositif final.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et là, l'administration fiscale communiquera sur son site web, sur la liste des plateformes immatriculées de manière définitive.
- Speaker #1
Ok. Et si on en revient à l'audit, qu'est-ce que l'audit va garantir aux entreprises ?
- Speaker #0
Il va sanctionner en fait tout le travail réalisé. Il confirme l'immatriculation des entreprises. Ça reste un audit de conformité globale. Nous, on va le faire au Très-Là d'InfoCert. Il nous projette également dans le temps. Et puis, cet audit, il va aussi nous projeter dans... La réforme elle-même.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Le concentrateur des données va arriver en production fin février. Donc la réforme, elle démarre en réalité fin février.
- Speaker #1
Ça va arriver très vite.
- Speaker #0
Pas début septembre.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et donc ça veut dire qu'à partir du 1er mars, les plateformes agrées, immatriculées, vont envoyer du trafic sur des pilotes, ou en tout cas pour les clients qu'ils souhaitent, et donc générer des échanges classiques comme on le trouvera dans le cadre de la réforme. À nouveau, Invoicine, Facture notamment. On ne l'a pas défini, mais le invoicing, c'est les factures d'entreprise à entreprise française, clairement. Ce qu'on va retrouver dans le e-reporting, c'est les factures vers la cible particulière, les factures vers les entreprises internationales, qui ne sont pas dans le scope de la réforme, mais dont on doit quand même reporter les données liées à la TVA, les non-assujettis, bien sûr, et puis les fournisseurs internationaux, également, qui rentrent dans ce dispositif-là. Puis dans certains cas, ça peut être aussi des non-assujettis qui facturent aussi. à des entreprises françaises. Le spectre des cas d'usage est assez large et complexe, mais on va être dans ce dispositif-là. Donc, pendant un minimum d'un mois de production, on va pouvoir garantir qu'on sait s'interopérer avec d'autres plateformes, qu'on sait émettre et recevoir des factures, etc. Et là, on pourra valider tout le dispositif, tout le travail en cours qui a été fait sur l'audit, en tant que tel, pour pouvoir confirmer l'audit. Nous, c'est notre ambition. puisqu'on veut être parmi les premières plateformes à pouvoir être définitivement immatriculées. On est dans cette trajectoire-là. Et donc, l'idée, c'est que fin mars, début avril, on puisse annoncer officiellement notre immatriculation avec l'audit de conformité qui aura été validé par InfoServe.
- Speaker #1
Donc, si je résume, ça veut dire que cet audit, il garantit le fait de travailler avec une plateforme agréée qui valide toutes les exigences de la DGFIP.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Qui est dans le pur scope de la conformité. Alors, nous, on va aller vite. Mais attention. Les échanges, je les ai dit, le 14 janvier, là, il faut lever les réserves. Si vous ne levez pas les réserves au 14 janvier, en tant que plateforme agréée, vous devez recommencer tout le dispositif du début. Refaire tous les tests comme si vous ne vous étiez jamais immatriculé.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'est le premier point. Donc, c'est un peu sanctionnade. Et la deuxième remarque que je voulais faire par rapport à ça, c'est que l'audit de conformité, les plateformes ont un an en réalité pour les mettre à partir du moment où elles ont... valider leur immatriculation définitive. Donc si on part du 14 janvier, pour la plupart d'entre elles, il y a quand même un certain nombre de plateformes qui ont été immatriculées sous réserve. Ça veut dire que mi-janvier 2027, l'ensemble des plateformes devront avoir validé leur redis de conformité.
- Speaker #1
On entend aussi beaucoup parler de certaines rumeurs sur les immatriculations des plateformes agréées, suite au test, du coup, que tu viens un petit peu de nous expliquer, avec l'annuaire et le concentrateur. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ces rumeurs ?
- Speaker #0
Alors, on ne va pas spéculer, mais en fait, on se rend bien compte des investissements colossaux, notamment en termes de R&D, pour pouvoir rentrer dans le périmètre de la réforme. Il faut un sacré jeu de jambes parce qu'on est sur un environnement qui est très dynamique. J'ai parlé tout à l'heure des commissions AFNOR, c'est toutes les semaines, tous les mois, ce serait le Nice. On apporte des changements, on essaie d'aller dans la simplification, mais il y a quand même beaucoup de modifications aussi. Par exemple, les cas d'usage, ça évolue. Il y en avait 36, mais on est à 42. On va revenir dessus tout à l'heure. Donc, on est sous quelque chose de très complexe et ça demande des investissements techniques qui sont vraiment très lourds. Moi, je suis quand même un tout petit peu surpris de voir qu'à trois semaines de l'échéance de la réforme pour les plateformes immatriculées fixées par l'État, il y est une vingtaine de plateformes. qu'ils soient définitivement immatriculés par rapport aux 120 qui ont déposé leur dossier. Ça ne veut pas dire qu'ils ne vont pas avoir bouclé leur dossier d'ici là, et je leur souhaite. Mais je pense qu'il y a fort à parier qu'il y en a certaines qui ne vont pas aller au bout de la démarche parce que c'est des investissements récurrents. Il faut maintenir la conformité de la plateforme, maintenir des efforts R&D pour assurer cette maintenance au fil du temps, tenir compte des évolutions réglementaires qui peuvent aussi là encore impacter la R&D. et faire de sorte qu'on puisse être conforme globalement dans un an, deux ans, cinq ans. Et on a déjà pu constater que certaines plateformes avaient discrètement décidé d'arrêter, de jouer ce rôle-là. On peut supposer qu'il y a des plateformes qui vont effectivement se reconcentrer sur leur métier d'origine ou peut-être effectivement être achetées pour certaines, mais qui ne resteront pas. dans l'écosystème définitif des plateformes agréées.
- Speaker #1
Donc finalement, il faut quand même être assez prudent dans le choix de son partenaire. Et donc forcément, on va recommander une PA qui respecte le plus largement possible tout ce qui est le périmètre de la norme.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais on peut aussi se projeter encore plus loin que la réforme finalement, parce que certaines entreprises vont choisir uniquement de passer par une PA, d'autres entreprises vont faire le choix de travailler avec une solution compatible associée avec une PA, ce qui est le cas pour nous en tout cas, pour Work. Finalement, c'est quoi l'avantage de choisir une solution compatible en partenariat avec une PA ?
- Speaker #0
Alors, tu parles... La terminologie de la réforme, c'est parfaitement ça. Juste pour les gens qui nous écoutent, ce qu'on appelle solution compatible, c'est ce qu'on appelait OD ou opérateur de dématérialisation il y a encore quelques mois. Donc là, globalement, c'est les solutions de métier qui vont venir se raccrocher pour pouvoir répondre aux besoins réels des entreprises. Il ne faut pas oublier que le scope principal de la réforme, c'est une question de conformité. Le rôle principal de l'APA, c'est de traiter les flux de conformité et assurer qu'ils puissent transiter sur le réseau interopéré des plateformes agréées, au travers du réseau Paypal notamment, dans une condition de sécurité optimale et que les flux puissent rejoindre leur destinataire en passant par le dispositif qui est prévu. La solution compatible où j'irais ? Je préfère dire solution métier, en réalité, elle va gérer le quotidien des entreprises. Ce qui est le plus important, c'est le métier en tant que tel.
- Speaker #1
C'est vraiment le fonctionnel.
- Speaker #0
Exactement, c'est le fonctionnel.
- Speaker #1
Donc, il y a vraiment la solution compatible qui va gérer le process métier et l'APA qui va venir ajouter la conformité.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Une collaboration.
- Speaker #0
Oui, c'est ton puzzle de tout à l'heure.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
On amène la conformité et on va apporter, finalement, on va rajouter sur le flux métier. un certain nombre d'éléments de briques réglementaires, mais également fonctionnelles, parce que toutes les plateformes agréées, par exemple, vont pas adopter l'ensemble des cycles de vie prévus par la réforme. Il n'y en a que quatre qui sont obligatoires, il y en a un certain nombre qui sont recommandés, mais facultatifs. Et donc, effectivement, toutes les plateformes agréées ne se valent pas non plus. Et il faudra être assez prudent et vigilant là-dessus. Donc, je reviens sur le choix du bon... Le bon partenaire, c'est effectivement une solution métier qui correspond à vos besoins et en même temps associée avec une plateforme agréée qui soit fiable, solide, parce qu'il va falloir aussi supporter des flux avec des volumes très importants qui ne sont pas aujourd'hui présents, puisqu'on est aussi dans une période de changement d'habitude, un mode de fonctionnement sur le traitement des factures. On est en train de digitaliser l'ensemble de ces flux. Donc c'est important d'être très pragmatique dans la démarche et de bien choisir la solution qui coche toutes les cases. entre le métier, le fonctionnel et puis la vision qu'on veut apporter en fait à la gestion de ces flux pour que ça devienne un outil de productivité.
- Speaker #1
D'accord et on parlait de l'immatriculation des PA. Si j'ai bien compris normalement les PA sont immatriculés trois ans renouvelables.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça veut dire que tous les trois ans les PA vont devoir refaire un audit pour être sûr que vous êtes toujours en conformité finalement.
- Speaker #0
Exactement. En soi c'est assez normal en fait. Ce principe-là, il n'est pas nouveau. On parle de sécurité. D'ailleurs, je prends simplement la certification ISO 27001 qui sanctionne les entreprises pour la gestion de leur politique de sécurité. Le SMSI, pour ceux à qui ça parle, il y a des directeurs IT qui nous écoutent aussi. On est sur le pilotage du SMSI. Il y a des certifications obligatoires. La certification est renouvelable. Elle est renouvelée, je crois, aussi tous les trois ans. Et quelque part, évidemment, ça demande beaucoup de rigueur, ça demande beaucoup d'engagement et de sérieux. Mais quelque part, c'est une démarche qu'on renouvelle assez facilement. Nous, on le sait, on le fait régulièrement sur ISO 27001. C'est d'ailleurs une des obligations réglementaires pour la réforme de la facturation électronique. Une plateforme agréée est obligatoirement départ ISO 27001. Elle doit avoir sa plateforme qui est soit administrée en propre, un data center basé en France, Par extension en Europe, mais globalement en France c'est bien, avec nos propres équipements, s'assurer qu'on les serve bien sur un sanctuaire pour éviter que les données soient accessibles par des tiers venant de l'extérieur de l'Union Européenne, ou éventuellement passées par un prestataire, c'est avec Mooncloud par exemple. Mais donc ces exigences-là, et donc ISO 27001, je profite puisque j'en parlais, font partie aussi des exigences qu'on porte au niveau des plateformes à l'oeil.
- Speaker #1
Et finalement, la facture électronique, c'est un peu, comme tu le disais, c'est quelque chose de nouveau. On veut un petit peu bousculer le quotidien de pas mal d'entreprises en France. C'est un peu l'étape 1 de l'automatisation des process en entreprise. Mais on peut très bien imaginer qu'une fois que la facture électronique sera en place, ça laisse aussi la porte pour dématérialiser, pour digitaliser, simplifier même d'autres flux. Comme des rapprochements, bon commande BL, avoir des workflows de validation beaucoup plus fluides, beaucoup plus simples. Utilisation de la GED, on en parle aussi beaucoup en ce moment. Donc finalement, il y a plein de possibilités encore d'évolution par la suite. Mais c'est bien d'aller d'abord étape par étape. La facture électronique, c'est déjà une très belle étape.
- Speaker #0
Exactement. Mais en fait, c'est une super opportunité. Je suis sûr que les gens qui nous écoutent vont dire, on est un peu obligés quand même. On n'est pas encore à parler d'opportunité, mais en fait si, parce que c'est un processus dont on impose la digitalisation, mais quelque part, la valeur ajoutée qui est derrière cette digitalisation, elle est extraordinaire. On va pouvoir avoir une visibilité exhaustive de l'ensemble des flux. On va pouvoir mieux piloter leur cycle de vie, donc leur traitement, pour un directeur financier, avoir une vision fine et alimentée par des tableaux de bord de où sont ces factures. Où en est leur traitement ? Est-ce qu'elles rencontrent des litiges ? Est-ce qu'on est arrivé à la phase de paiement ou d'encaissement ? Est-ce que du coup, ma trésorerie, je peux la piloter ? Est-ce que j'ai un DSO qui me permet de dire que...
- Speaker #1
DSO, c'est ?
- Speaker #0
Ça explique le temps entre le moment où la facture est émise et le temps où elle est réellement réglée.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Des délais légaux contractuels de 30, 60 jours selon les cas. Ce qui mesure la performance d'une entreprise, c'est sa capacité à pouvoir générer de la trésorerie pour pouvoir investir dans son activité. Et donc, plus le dessaut est petit, plus l'entreprise dispose de capitaux disponibles pour pouvoir, avec cette trésorerie, travailler sur son quotidien. Et donc, ces outils-là vont dans ce sens-là, pour pouvoir améliorer la gestion et le pilotage des flux, et donc améliorer la trésorerie de l'entreprise. Donc, à partir du moment où on a dématérialisé et digitalisé les flux de processus de facture, En fait, on ouvre une boîte de Pandore derrière laquelle il va pouvoir être avec, comme tu dis, sur des workflows plus fins, travailler également sur un environnement tendu avec des personnes à distance et travailler vers d'autres types de flux de mains, effectivement. Les achats, voire d'autres flux métiers.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de possibilités.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Vraiment, les boîtes de Pandore, je trouve que c'est une belle image. C'est ça, oui. On rentre dans une nouvelle ère en fait les quotas.
- Speaker #1
Exactement. Et juste encore te poser une dernière question sur les PAs. Est-ce qu'il est possible d'en avoir plusieurs ? Et si on souhaite changer de PA, est-ce que ça sera simple ou pas ?
- Speaker #0
Alors, c'est effectivement prévu comme ça. Je vais commencer par répondre à la première question qui était, si je ne dis pas de bêtises.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut changer de PA ? Oui,
- Speaker #0
on peut changer de PA. Oui, c'est sûr, on peut changer de PA. et l'idée effectivement de se dispositer autour de l'annuaire c'est de pouvoir justement simplifier cette capacité de pouvoir s'adresser à n'importe quel PA en fonction de ses besoins etc mais ce qui est derrière ça en fait c'est le besoin aussi tout à l'heure je parlais en introduction sur l'annuaire et la manière dont il était construit ces différentes mailles d'adressage et donc en fait dans ces différentes mailles d'adressage on va retrouver ce qui caractérise le besoin métier et c'est ça qui est intéressant donc globalement quand vous changez PA vous changez globalement de solution métier pour l'émission, pour la réception des factures. Et donc, ce qu'il faut regarder, c'est comment vous organiser ces flux et comment vous organiser votre mécanisation de votre gestion de processus derrière cette annuaire. Donc, changer de PA administrativement parlant, le but, c'est effectivement de les normer avec un symptôme d'échange API, faire de sorte qu'on respecte tous les mêmes obligations de manière à ce qu'effectivement, interchanger une PA vers une autre. amène à minima le même type de service, modulo, un certain nombre de points, je parlais des cycles de vie,
- Speaker #1
ça sachant que tu vas en l'EPA en fait.
- Speaker #0
Mais c'est effectivement possible. Après ça, c'est sur le côté administratif. Après, sur le plan technique, il faut quand même faire attention à ce qu'on est en train de faire. Quand on a une solution métier derrière, voir si les interfaces techniques qu'on est en train de changer vont pouvoir se mettre en place en limitant les impacts sur les équipes informatiques notamment.
- Speaker #1
Et est-ce qu'on peut en avoir plusieurs du coup ?
- Speaker #0
Ah bah oui ! Oui, justement, sur cette base de mailles d'adressage, en fait, on peut avoir plusieurs PAs en réception, par exemple pour gérer les flux généraux. Une autre, plus spécifiquement pour traiter les flux métiers, pour pouvoir justement faire les rapprochements, commandes, stocks, tout pour la partie matérielle. On peut aussi avoir après différentes plateformes agrées d'émissions qui, elles, vont se rapprocher de différents flux métiers. Ça, c'est la possibilité la plus large. Mais peut-être que la plus simple, c'est d'avoir une seule plateforme, une seule rende émission, une seule réception, en tout cas à minima, parce que moins on a d'interlocuteurs, plus c'est simple quand même pour avoir une portion globalisée. Et on est quand même sur un objectif de performance sur la gestion de la trésorerie. Limiter l'écosystème, ça apporte je pense une valeur importante.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Pour pouvoir avoir un meilleur pilotage de l'activité.
- Speaker #1
Et maintenant qu'on a clarifié la partie plateforme agréée, je pense qu'il est essentiel aussi qu'on parle du formulaire de consentement opt-in. On en entend pas mal parler en ce moment, je trouve, de mon côté en tout cas. Déjà, est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est et pourquoi c'est obligatoire ?
- Speaker #0
Alors en effet, c'est important parce que... On évoquait l'annuaire, c'est le formulaire de consentement et lui va enrichir l'annuaire et apporter à l'administration fiscale et aux plateformes à l'OE la visibilité complète des choix des entreprises en termes de plateformes de réception. Donc, elles doivent effectivement opérer un choix qui doit être fait par le représentant légal ou son représentant mandataire, on va dire, qui lui va communiquer à sa plateforme agréée qui va la communiquer à l'administration fiscale, donc pour l'ingestion dans l'annuaire, sa plateforme de réception en fonction de ses différentes mailles d'adressage qu'on a évoquées juste avant. C'est obligatoire, c'est justifié par un certain nombre de documents administratifs qui confirment que la décision a été, la responsabilité est bien prise par l'entreprise derrière ce choix de plateforme agréée. Et le formulaire d'opt-in, c'est un formulaire qui lui récupère le consentement formel de l'entreprise pour le choix de sa plateforme agréée.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Un changement de PA se fait de la même manière. On utilise un même formulaire d'opt-in pour pouvoir se dire tiens, je change de PA. Donc je passe de la PAX à la PAY avec mes différentes mailles d'adressage. Le formulaire d'opt-in répond et descend à la linéarité souhaitée par rapport aux besoins de l'entreprise. Donc voilà, c'est ce qu'on disait sur la simplicité. de changer de plateforme agréée sur le plan administratif, ce formulaire est fait pour ça. Il est vraiment fait pour ça.
- Speaker #1
Et comment on le met en place, du coup ? Comment on met en place ce formulaire ?
- Speaker #0
Le formulaire, il est déjà disponible. Tu disais que tu entendais effectivement pas mal de choses. Je pense qu'il faut rester pragmatique. Si on revient un petit peu en arrière dans la discussion qu'on a ce matin, le choix, il est d'abord lié au métier. Donc, choisir sa plateforme de réception. Aujourd'hui, ce n'est pas forcément quelque chose qui est impératif, urgent, nécessaire. C'est nécessaire avant le 1er septembre 2026, ça c'est certain. Mais pour moi, le premier choix à faire, c'est le choix de sa solution métier.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et derrière la plateforme Agree, il faut bien choisir le bon binôme pour que l'interface corresponde à vos besoins. Mais d'abord, effectivement, entre dans sa solution métier. Donc nous, on voit plutôt ce formulaire d'Optin. comme étant une des démarches de l'onboarding de l'entreprise dans le dispositif de digitalisation de sa facturation électronique.
- Speaker #1
Mais il y a déjà des éditeurs qui font signer le formulaire d'opt-in.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors que la validation des PAs, enfin certaines PAs, comme tu disais avant, ne sont pas validées à 100%. Comment c'est possible finalement que ça se passe ?
- Speaker #0
Il y a des plateformes qui essayent de contraindre, forcer les entreprises par méconnaissance du périmètre de la réforme. Parce que c'est de la captation de marché tout simplement. Et donc dire aux entreprises, engagez-vous à mes côtés parce que vous aurez choisi une plateforme et vous ne serez pas sanctionnable en septembre 2026 de ne pas avoir choisi de plateforme agréée. Et donc du coup, mécaniquement, vous devriez pouvoir émettre et recevoir des factures au travers de cette plateforme agréée. Ça peut rassurer sur le moment et il y a pas mal d'entreprises qui se disent, tiens, j'ai fait ce choix-là, j'ai coché la case. Et j'ai plus de temps à m'en préoccuper, même si on rentre dans un dispositif d'intégration métier quand même. Je pense qu'il faut prendre le sujet juste à l'envers. Commencer par travailler sur l'intégration métier, faire le choix de sa solution fonctionnelle, sa solution compatible, la fameuse SC dont tu parlais tout à l'heure, et effectivement rentrer dans ce dispositif d'intégration avec la plateforme agréée. Alors si en plus de ça, la solution compatible s'est associée, comme vous l'avez fait, avec une plateforme agréée, en fait, vous achetez un package global et le package global vous permet de répondre et aux périmètres de la réforme et aux besoins métiers. C'est ça qui est le plus important. Donc, je crois que tu as raison de le souligner, il est urgent de ne pas se précipiter, il est urgent de faire le choix de la solution qui coche toutes les cases pour reprendre la formation de tout à l'heure, mais sur le plan métier et des besoins de performance qu'on va générer par la digitalisation, plutôt que de remplir un formulaire d'opt-in. Exactement. Le formulaire d'opt-in, nous, il va, dans une démarque telle qu'on l'a définie ensemble, on va l'embarquer. dans l'étape d'onboarding du client, ou sur lequel il y aura un certain nombre d'opérations techniques. Celle-ci fera partie des opérations administratives. Elle se fera en même temps et en parallèle du déploiement de la solution globale.
- Speaker #1
Ok, très bien. Merci beaucoup pour tes conseils. On va passer un peu à un sujet un peu touchy, les sanctions.
- Speaker #0
Ah ben voilà, on en parlait justement, ça tombe bien.
- Speaker #1
Il y aura des sanctions qui seront prévues pour les entreprises qui ne seront pas en conformité, à la date prévue. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? À un moment donné... Il y avait des rumeurs comme quoi potentiellement ces sanctions allaient être un peu durcies. Est-ce que finalement ça a été voté ou acté ?
- Speaker #0
Ah ouais, ça effectivement, on parle bien du projet de loi de finances pour 2026. Il y a honnêtement l'État français, l'administration fiscale, souhaite que les réformes aient bien lieu en temps voulu. Donc on est bien sur une trajectoire de septembre 2026. On a atteint, et je reprends les mots de l'AIFE, lors de la dernière journée de la facturation électronique en... En mai dernier, à laquelle j'étais présent, on a atteint un point de non-retour. Pour les amateurs d'aviation, ça veut dire ce que ça veut dire. Vous avez décollé, vous avez atteint un certain nombre d'étapes, vous avez du kérosène dans les soutes. Et si vous faites demi-tour, ça sera plus compliqué que d'aller au bout de votre voyage. Donc là, on est arrivé dans cette étape-là. On a un annuaire introduction, on a un réseau de plateformes agréées matriculées. On a un concentrateur des données qui va rentrer en production dans quelques semaines. Ça y est, la réforme est là en fait. Le dispositif technique de la réforme est en place, il est opérationnel. Il ne manque qu'un ingrédient majeur, les entreprises. Il ne manque que ça. Et aujourd'hui, les entreprises, il y en a quand même beaucoup qui se préparent. Chez nos clients, nous, SDA, qui sommes plutôt des grands comptes ou des grosses ETI, on a beaucoup de clients qui ont déjà fait la démarche de démarrer l'implémentation de la solution. Et c'est clair, un client, ça peut être formalisé dans leur propre infrastructure métier.
- Speaker #1
Mais il y a encore quelques-uns qui sont encore réticents et qui pensent que ça peut encore changer.
- Speaker #0
Et justement, dans le projet de loi de finances, et merci pour la transition, il y avait deux choses. Il y avait l'ambition de l'État de durcir les pénalités en renforçant les montants, en rajoutant aussi une pénalité qui va faire plaisir aux... aux plateformes qui poussent les entreprises à signer le formulaire d'opt-in le plus tôt possible, c'était une amende pour les entreprises qui, au 1er septembre 2018, n'avaient pas choisi leur plateforme à l'oreille. Ça a été balayé dans le cadre du projet de loi de silence par l'État, au même titre qu'une demande du MEDES qui militait pour un nouveau report de la réforme pour laisser plus de temps aux entreprises pour se préparer. De par ce que j'ai dit juste avant, les deux sujets ne sont plus d'actualité. On se prépare, on essaie de se préparer sereinement, mais on s'y prépare également sérieusement, parce qu'effectivement, on est fin d'année 2025, il reste 9 mois, donc c'est déjà demain en fait.
- Speaker #1
Mais il y aura quand même des sanctions finalement. Alors les sanctions, oui bien sûr.
- Speaker #0
15 euros par facture ? Exactement, on reste sur les sanctions qui existaient déjà avant ce projet de loi de finances, donc c'est 15 euros par facture erronée, et puis c'est 250 euros par transaction d'e-reporting, on parle de transaction e-reporting. qui se fait par des cadres, voilà. Globalement, même si ce n'est pas tous les cas de figure, mais histoire de simplifier un peu le discours, nous, on le forme.
- Speaker #1
Donc, on reste sur ces sanctions-là.
- Speaker #0
Et on reste exactement sur ces sanctions-là, oui.
- Speaker #1
Ok, super. Maintenant, on peut parler d'un sujet que tu as déjà abordé un peu avec nous juste avant, c'est le cycle de vie de la facture. Il y en a certaines qui sont obligatoires, d'autres non. Est-ce que tu peux un peu nous éclairer sur le sujet ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Donc là, on va se mettre dans la trajectoire d'une entreprise A qui émet une facture et une entreprise B qui va la recevoir. donc on a des cycles de vie obligatoires Et on va commencer par eux, qui vont être pour le côté fournisseur, donc le côté plateforme émettrice. Et puis, on va retrouver également des cycles de vie obligatoires côté plateforme de réception. Donc là, il y en a quatre. La plateforme émettrice, donc l'émetteur et sa plateforme doivent mettre à disposition la facture. C'est le numéro une, ça c'est un cycle de vie obligatoire. Côté plateforme de réception, donc côté client, l'entreprise et sa PA vont avoir deux choix au niveau obligatoire. C'est le rejet technique de la facture, parce qu'elle ne répond pas à un certain nombre d'éléments, en termes de mise à disposition de champs obligatoires, enfin bref, ce qu'on a trouvé dans la facture. Il manque un sirène, un sirète, le code télé, l'entreprise n'est pas...
- Speaker #1
Il y a une case qui n'est pas couchée.
- Speaker #0
Exactement, oui.
- Speaker #1
C'est rejeté.
- Speaker #0
Donc là, c'est rejeté, c'est un rejet technique. Et puis après, on n'oublie pas qu'on est derrière une solution métier, donc le deuxième mécanisme de rejet, c'est le rejet métier. je ne suis pas d'accord avec la facture, les montants ne correspondent pas, le tarif unitaire ne correspond pas, je rejette la facture sur le plan métier, pour l'envoyer finalement au fournisseur pour retravailler et faire une proposition plus conforme aux discussions commerciales, évidemment. Le dernier statut obligatoire, il est coté émetteur, c'est la validation de l'encaissement de la facture. Ça, c'est pour les entreprises qui sont soumises à la TVA sur l'encaissement.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Retrouvées notamment, principalement dans le service. Mais il y a un certain nombre de statuts qui, eux, ne sont pas obligatoires. On parlait de... Il y en a beaucoup côté client. L'essentiel, d'ailleurs. Mais elles sont super importantes, en fait. C'est ce qui permet de gérer le métier. Et c'est la raison pour laquelle nous, Esclare, qui travaillons sur une plateforme de dématérialisation qui apporte de la valeur aux directions financières et comptables, le métier pour nous c'est juste essentiel. Donc le statut litige, le statut approbation, approbation partielle, qui alimente aussi le rejet métier, mais peut-être pas, on peut très bien se dire, on va mettre la facture en litige, on va retravailler entre nous et on la laisse dans le cycle de vie. plutôt que de la renvoyer et faire des allers-retours. J'ai mis ma facture, tu me la rejettes. Il faut mettre un peu d'humain au milieu de tout ça. Et du coup, les processus sont là aussi pour alimenter l'humain. Et ces statuts facultatifs vont permettre justement de rester dans une tractation, des échanges entre fournisseurs et clients sur le contenu de la facture avant de la valider définitivement. Donc on peut effectivement mettre une facture en attente. Tout ça, c'est les statuts qui sont non obligatoires.
- Speaker #1
Et si tu devais nommer les statuts obligatoires, du coup, il y en a quatre ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ils s'appellent comment ?
- Speaker #0
Alors, mise à disposition de la facture, en résumé, rejet technique, rejet métier. Donc, on était fournisseur, puis client, et puis encaissement.
- Speaker #1
Ok. On va parler aussi d'un autre sujet, c'est Chorus Pro, qui a été confirmé comme PA pour le B2J. Est-ce que tu peux un peu me reclarifier du coup le rôle de Chorus Pro ? Est-ce qu'il a changé ou pas finalement ?
- Speaker #0
Ça, c'est effectivement une des décisions qui a été prise par l'Afghan cette année. Et qui est plutôt rassurante en fait pour les entreprises qui utilisent déjà Chorus Pro. C'est le fait de dire... Ok, on va dire que Chorus Pro, c'est la plateforme agréée de l'État. Donc, ce qui ne change pas, c'est effectivement le processus d'émission de factures vers une administration publique, le fameux B2G. Donc là, on va utiliser les mêmes mécanismes et les mêmes outils. Et donc, en fait, on pourrait imaginer qu'une entreprise continue à utiliser son outil et à réessayer ses factures vers Chorus Pro comme une plateforme de réception en tant que plateforme de l'État.
- Speaker #1
Parce que du coup, maintenant, il y a deux façons de se connecter, de communiquer avec Corus Pro.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, les travaux qui sont menés complémentairement à ce qui existait déjà dans Corus Pro, c'est le traitement de la facture fournisseur. Il y a des commissions qui ont été mises en place dans des sous-groupes de l'AFNOR qui déterminent la manière de traiter la facture en tant que fournisseur, cette fois, faire de sorte que la plateforme agréée puisse également... émettre des flux, donc une administration puisse émettre des flux au travers de Chorus Pro, et puis gérer le e-reporter et le cycle d'avis aussi. Parce qu'évidemment, on reprendra également les responsabilités dévolues aux plateformes agrées. Donc ça, c'est les travaux qui vont être menés côté plateforme pour Chorus Pro.
- Speaker #1
Donc ça veut dire qu'il y aura le choix 1, c'est qu'on peut passer par une PA, mais on peut aussi directement envoyer la facture nous-mêmes dans Chorus Pro.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors après... De manière pragmatique, encore une fois, vous pouvez segmenter vos flux, faire de sorte que les flux vers les administrations passent par Corus Pro, ou les flux d'une administration, les missions, restent dans Corus Pro. C'est aussi complètement cohérent. Et qu'à côté de ça, il y ait des flux B2B qui, eux, passent par une plateforme agréée, telle qu'on l'a définie un peu plus tôt, derrière une solution métier compatible. mais ça reste quand même deux flux différents si on veut être pragmatique et encore une fois en fonction des cas d'usage et de la situation d'entreprise elle-même il lui appartiendra de définir si elle préfère avoir finalement un flux d'émissions et ou un flux de réception pour pouvoir avoir un pilotage plus global de l'ensemble du flux de facturation et du coup pouvoir dire mon DSO comment je fais pour le gérer Est-ce que j'ai un tableau de bord pour piloter l'ensemble dans mon flux de facturation sortante, un tableau de bord pour gérer mon flux de facturation rentrante, ou est-ce que j'ai deux tableaux de bord parce que j'en ai isolé un pour Chorus Pro ? Là encore, c'est le pragmatisme et le quotidien qui vont primer dans ce type de décision.
- Speaker #1
C'est très personnel. Je pense que ça dépend aussi de la façon de travailler de chacun. Et du coup, est-ce que côté utilisateur de Chorus ? Est-ce que l'interface va changer ou est-ce que globalement, ça va rester à la même chose ?
- Speaker #0
On va être dans la même logique, on va retrouver les mêmes outils, les mêmes mécanismes. Après, bien sûr, cette plateforme, elle va s'enrichir au fur et à mesure de la réforme et aussi notamment en fonction des évolutions réglementaires.
- Speaker #1
Merci pour la partie chorus. On va parler du dernier sujet, les fameux cas d'usage. Aujourd'hui, il y en a 42. Peut-être que d'ici là... D'ici la mise en place de la réforme de la facture électronique, il y a peut-être encore d'autres qui vont s'ajouter. Par exemple, on parle de la facturage, de l'autofacturation, du multicommande. Est-ce que tu peux un petit peu nous clarifier ce qu'est un cas d'usage et par la suite tes conseils vis-à-vis de ça ?
- Speaker #0
En fait, tu as raison. D'abord, identifier ce qu'est un cas d'usage. Le cas d'usage, il représente le métier. Donc, chaque secteur d'activité, c'est compliqué l'histoire des cas d'usage. On est vraiment sur le quotidien des entreprises et rien que cartographier ces cas d'usage. Tu dis, effectivement, il y a 42 cas d'usage aujourd'hui, il y en avait 36 il y a encore quelques semaines. C'est beaucoup de temps passé dans les commissions AFNOR pour essayer de comprendre le quotidien des entreprises et les cas réellement rencontrés. Nous, en tant que plateforme agréée, on a tendance à nous demander « est-ce que vous supportez tel cas d'usage ? » Mais en fait, notre rôle à nous et notre responsabilité légale, c'est de pouvoir acheminer les flux, mettre à disposition, en tout cas transporter les données obligatoires qu'on a besoin de voir dans une facture, au format structuré, d'ailleurs, puisqu'on n'en a pas parlé, mais effectivement. Une partie normée aussi sur les formats de facture, mais avec un leasel et puis la partie structurée. Il est important d'avoir dans les deux côtés, que le leasel soit produit par l'APA d'ailleurs, ou que ce soit derrière un facturage sur un PDF fourni par la solution compatible ou apporté par l'entreprise. C'est important vraiment de pouvoir retrouver tous les champs qui sont nécessaires dans le cas associé au cas d'usage. donc nous notre rôle en tant que plateforme agréable c'est de nous assurer que En fonction du cas d'usage, on est bien identifié les différents champs. S'il y a un tiers, par exemple, il y a des facturages. Il y a d'autres cas d'usage, il y a des facturatières. De manière à ce que la facture, quand elle va arriver à destination du client, qu'elle ne soit pas rejetée. Il fallait bien là, en fait. Elle s'arrête là, notre responsabilité à nous en tant que plateforme agréée. Par contre, il est extrêmement important que dans l'ERP et au travers de la solution compatible, on est bien des référentiels qui identifient et alimentent ces informations qui elles seront obligatoires et qu'on va devoir récupérer au moment où on va faire transiter la facture. Donc le gros du travail sur les cas d'usage, il est là en fait, et c'est un travail qui doit avoir démarré ou qui doit démarrer maintenant pour les entreprises qui n'ont pas commencé. C'est effectivement identifier leurs propres cas d'usage et se concentrer sur celle-ci, ou sur ceci, c'est mieux aussi. voir si leur référentiel de base de données est compatible et conforme avec les cas d'usage sur lesquels ils vont travailler. Ça veut dire aussi s'associer et s'organiser avec leur écosystème propre, clients et fournisseurs, pour s'assurer que de part et d'autre, ils respectent bien ces minima réglementaires et ces données dont ils auront besoin pour pouvoir échanger entre eux.
- Speaker #1
Donc finalement, ça c'est aussi un... un élément à prendre en compte avant le choix du partenaire, de se dire, je me pose et j'identifie.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Est-ce que j'ai fait peut-être partie de ces 42 cas d'usage ? Peut-être de plusieurs, c'est possible qu'on fasse partie de plusieurs cas d'usage ? Ah oui, bien sûr.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, des questions à se poser avant de choisir son partenaire.
- Speaker #0
Exactement. Il faut se préparer, en fait, dès maintenant, pour justement... Alors, évidemment, ça lie aussi le choix de la plateforme agréée et de sa solution compatible. Mais en fait, logiquement... Peut-être pas malgré comme nous, en fait, l'idée, c'est de pouvoir répondre aux attentes de nos clients. On n'a pas la visibilité exhaustive de tous les cas de visage. On n'est pas dans le quotidien des entreprises. Mais notre rôle, c'est quand même de pouvoir leur permettre d'émettre et de recevoir des factures, quel que soit le contexte ou la situation rencontrée. Tout à l'heure, je vous ai expliqué en introduction, en me présentant, qu'Esther, on adresse des entreprises qui, elles, vont opérer sur un environnement international et qu'elles attendent de nous. qu'on apporte la même expérience utilisateur, qu'elle soit au Brésil ou en Malaisie, ou en Belgique demain, peu importe. C'est essentiel de pouvoir également apporter le même niveau de service au-delà de ces problématiques réglementaires. Donc les cas d'usage doivent être traités de la même manière par les équipes R&D qu'une problématique de réglementation liée à un pays spécifique.
- Speaker #1
Super, donc finalement la réforme de la facture électronique va un peu bousculer les entreprises. Ce n'est pas forcément aussi simple à comprendre. Il y a pas mal de termes techniques, de choses vraiment qui sont très, très, très pointues. Merci à toi déjà d'avoir pu nous éclairer sur tous ces points. Et même si cette réforme, elle va très certainement permettre un meilleur pilotage, moins de manipulation, tu l'as dit avant, simplifier les processus. C'est quoi ton dernier conseil pour Clore, cet épisode, pour les gens qui nous écoutent ?
- Speaker #0
Vraiment, il faut se projeter, en fait. Se projeter, c'est prévoir demain. C'est se dire que demain on sera dans un modèle dématérialisé. Donc transformer la contrainte en opportunité, c'est une opportunité réellement pour pouvoir mieux piloter les flux financiers. Il ne faut pas oublier qu'on est sur une vague de fonds qui démarre en Europe. La France n'est pas le premier pays à adopter la facture électronique, mais on est dans cette trajectoire-là qui va se développer globalement. On a très peu parlé de VIDA, mais je pense que c'est l'occasion d'en dire un mot. D'ici à 2030, voire 2035, l'ensemble des pays européens seront passés à la facturation électronique. que la prochaine ambition à partir de 2030, c'est de faire de sorte que les flux intracommunautaires soient également dématérialisés à travers différents processus, peut-être une plateforme intragouvernementale qui pilote l'intégralité de ces flux, ce qui est un autre challenge, mais il ne faut pas oublier que globalement 90% des transactions entre entreprises passeront par un format dématérialisé d'ici à 2035. Pas que grâce à Vida, mais plus globalement, parce que c'est un mouvement de fonds, et aussi parce que les entreprises qui sont dans une dimension internationale et qui font transiter des flux sur différents continents vont se retrouver à un moment donné dans différents formats, un peu socles, sur lesquels elles vont échanger leurs flux. Et donc en fait, cette dématérialisation globale des flux, ça va devenir la norme et un très très grand standard d'ici quelques années. Donc le challenge... C'est adopter le virage du changement et se préparer les équipes, leur montrer tous les bénéfices qu'on va retrouver derrière ces outils digitalisés. Et je fais le pari que derrière, les entreprises vont vouloir digitaliser davantage, comme tu l'as évoqué à un moment donné dans notre échange, pour pouvoir améliorer la compétitivité des équipes, leur simplifier les tâches au quotidien, éliminer les tâches fastidieuses. Et du coup, finalement, peut-être retrouver aussi un peu plus de plaisir dans le traitement de ces flux-là financiers qui ne sont pas toujours très simples.
- Speaker #1
Et ouvrir la belle boîte de Pandore dont on parlait avant.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Merci beaucoup Nicolas pour tous ces conseils et ce dernier conseil qui est très pertinent. Merci pour ton expertise, d'avoir pris le temps d'être avec nous aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci pour ton accueil.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Et nous, on se dit à la prochaine pour un prochain épisode de l'Humain à cœur digital. Salut !
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
Vous avez apprécié ce moment ? Alors laissez-nous un commentaire, un avis ou partagez cet épisode autour de vous. Et nous... On se dit à très bientôt pour un nouvel épisode de l'Humain à cœur digital.