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Et si les Pays-Bas redevenaient l'eldorado des étudiants étrangers ?
C'est le grand virage amorcé à La Haye. Après trois années de restrictions sévères, le gouvernement néerlandais change radicalement de cap pour tenter de reconquérir les talents internationaux.
Pour comprendre ce demi-tour, il faut se rappeler que la coalition au pouvoir, pourtant très ancrée à droite sous l'impulsion du populiste Geert Wilders, avait initialement déclaré la guerre à l'immigration, y compris étudiante.
L'ancien plan prévoyait de couper massivement les budgets, de supprimer les cursus en anglais et d'imposer le néerlandais à l'université.
Résultat ? Les inscriptions internationales ont chuté de 5 % et le manque à gagner pour l'économie a été estimé à 5 milliards d'euros.
Face au choc économique, la coalition vient donc de faire machine arrière.
Et surtout, les formations en anglais sont maintenues.
Pour les spécialistes du secteur, ce revirement envoie un signal fort : il prouve que la nécessité d'attirer des cerveaux est plus forte que les discours politiques. Aux Pays-Bas, près de la moitié des diplômés internationaux restent sur place pour travailler. Les universités saluent cette bouffée d'oxygène, même si elles rappellent que les dégâts sur l'attractivité de la recherche ne s'effaceront pas en un an.
L’info de la mobilité internationale préparé et présenté par Cléa Cornet
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