- Speaker #0
Bienvenue dans l'instant Innocence, le podcast qui vous aide à ralentir, à respirer, à prendre soin de vous et à vous construire une vie plus cohérente, plus douce, plus heureuse. Place à l'épisode du jour. On parle de fertilité avec des chiffres, des protocoles, des résultats d'analyse. Il y a des femmes et des hommes qui ont tout fait comme il faut et dont le corps dit non. Pas par caprice, pas forcément par hasard, mais parce que parfois, ce qui bloque n'est pas dans les hormones. C'est dans ce que le corps porte, en silence, depuis longtemps. Aujourd'hui, on ouvre cet espace-là. Bienvenue dans l'instant Innaissance, le podcast où l'on parle de santé mentale, de bien-être et de transformation intérieure. Je suis Amélie Clerc-Vauresse, fondatrice de la méthode Innaissance, et aujourd'hui, je reçois Orlane Dupont. Alors Orlan est acupunctrice, psycho-énergéticienne, journaliste, conférencière et elle travaille depuis plus de 15 ans sur la fertilité et pas uniquement sous l'angle biomédical mais à travers tout ce que le corps émotionnel, énergétique, familial porte dans un parcours de conception. Alors on s'est rencontré autour d'un citron pressé, c'est pas un café, c'est un citron préfet, c'est via une ostéopathe avec qui on travaille toutes les deux, spécialisée en fertilité. Et depuis, on construit ensemble des parcours patients en complémentarité Et j'interviens également dans son Sommet de la Fertilité qui a lieu du 2 au 4 juin 2026. J'avais envie de la recevoir ici pour parler de fertilité, pour parler du Sommet de la Fertilité aussi, qui va être un grand moment, et pour ouvrir aussi sur des choses que la médecine classique ne dit pas encore assez. Alors, bienvenue Orlane.
- Speaker #1
Merci, bonjour Amélie.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu peux te présenter peut-être avec tes mots, plus que ce que moi j'ai fait ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà je vais rectifier parce qu'on est quand même en... France et en fait le terme acupunctrice n'est pas autorisé parce que je ne suis pas médecin. Donc voilà, je suis praticienne en médecine traditionnelle chinoise et là c'est vraiment important et d'ailleurs ça va être tout le contenu aussi de notre échange puisque je ne suis pas médecin, donc non médical et je ne fais pas, voilà. Donc là c'est très clairement posé. Alors qui je suis ? Moi j'ai commencé ma carrière, j'allais dire complètement pas du tout en médecine traditionnelle chinoise, j'ai commencé une carrière de journaliste en presse écrite. Voilà, Donc, je viens de la presse écrite et je suis passionnée par… Ce qui me relie aujourd'hui avec le métier de thérapeute, c'est l'enquête, l'observation, l'enquête, et d'aller voir ce qui se passe sur une thématique particulière. Et puis après ce parcours de journaliste, en parallèle, j'ai repris des études de médecine traditionnelle chinoise dans le sud de la France, à Marseille. Et ensuite, je me suis formée depuis plus de 15 ans, 20 ans, on va dire, à de nombreuses techniques de psycho-énergétique, de soins énergétiques, de pratiques énergétiques. qui vont de la France en passant par l'Espagne jusqu'aux Etats-Unis. Donc je me suis formée grâce à des enseignants dont j'ai la chance vraiment d'être encore en lien avec eux, en psycho-énergétique, et puis plus récemment en EMDR.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qui t'a amenée, pas à pas, dans tout ce parcours-là, jusqu'à la fertilité comme socialité ?
- Speaker #1
Alors j'allais dire, ce n'est pas moi qui suis allée vers la fertilité, c'est la fertilité qui est venue à moi. J'ai eu, et je m'en souviens encore, d'une patiente qui est venue à moi pour pratiquer la médecine traditionnelle chinoise, et notamment l'acupuncture, et qui n'arrivait pas à avoir d'enfant. Et elle était en parcours de FIV, et elle était assez maltraitée à l'époque, parce qu'il y a une dizaine, une quinzaine d'années. Alors je dis maltraitée parce qu'il y a de la maltraitance au niveau surtout psychologique, c'est-à-dire que, en tout cas c'est comme ça qu'elle l'a ressentie, et elle est venue me voir pour que je puisse l'accompagner pour booster sa fertilité. Et c'est vrai que ça a été ma première patiente, dont j'ai encore des nouvelles d'ailleurs, qui a fini par avoir des jumeaux. Et ça, c'était grâce à un parcours de PMA. Et en fait, cette rencontre-là a un petit peu changé ma vie sur ma pratique et même sur mon ouverture à la fertilité, parce que j'ai vraiment compris que des gens étaient en souffrance, et surtout qu'on n'allait pas regarder ce qui se passait au niveau émotionnel et au niveau énergétique. et là entre autres cette patiente avait été violée en étant enfant à plusieurs reprises. Et on peut imaginer, en tout cas, ce n'est pas forcément la cause principale, mais on peut imaginer que ce choc émotionnel traumatique dans son corps faisait partie, en tout cas, des choses à verbaliser, à aller travailler pour pouvoir l'accompagner. Et moi, après, j'ai fait un lien, mais bien plus tard, de mon lien à la fertilité, c'est que j'ai deux enfants qui sont maintenant assez grands. Et pour mon premier enfant, j'ai attendu très longtemps. très très longtemps avant de tomber enceinte.
- Speaker #0
Et donc, il y avait quand même une sensibilité à ce parcours-là déjà personnel.
- Speaker #1
Tout à fait, voilà. Mais ça, je l'ai fait bien après. Je l'ai fait bien après. Donc aujourd'hui, la fertilité fait partie d'une de mes spécialités. Moi, ce que j'aime dans ce parcours de fertilité, d'abord c'est d'accompagner, de compréhension, etc. Donc ça fait quand même plus de presque 15 ans que j'accompagne, donc j'ai mon expérience. Mais surtout, ce qui me passionne, c'est en lien avec la vie. Et participer à, j'allais dire, à mettre au monde déjà les personnes qui portent une vie en eux, et ensuite de participer à cette vie, moi je trouve ça assez fabuleux, et je suis toujours très très très honorée, réellement et sincèrement, de pouvoir participer à cet élan de vie, et souvent je me dis, que vont devenir ces petites merveilles dans 5, 10 ans, et peut-être que je vais participer à un moment, parce que celui-là je l'ai connu quand il n'était pas complètement conçu, mais il y a quelque chose de très beau aussi, et de joyeux. de joyeux et ça c'est vraiment un honneur et c'est chouette de pouvoir participer à cette aventure humaine qui est collective aussi bien sûr c'est très vrai ce que tu dis et moi j'ai conscience au delà d'accompagner la
- Speaker #0
vie à naître, c'est que on l'accompagne à plein de niveaux différents on accompagne aussi la formation des familles et on accompagne l'enfant à naître la maman à naître en tant que maman et la famille à naître en tant que famille Merci.
- Speaker #1
Tout à fait. Et ça, on a de la chance. Enfin, moi, je me dis tous les jours que j'ai de la chance de participer à ça. Et puis aussi d'avoir un œil, on va dire, qui n'est pas affectif, mais qui est sincère et professionnel. Et de pouvoir, à un moment donné, avec beaucoup de bienveillance et d'expérience aussi, de pouvoir dire aux gens, voilà, là, vous ne regardez qu'un côté de la montagne. Et sachez que la montagne, elle a plusieurs versants. Alors, si on allait regarder de l'autre côté, quelle vision on aurait de ce qui est en train de se passer ? Et ça, c'est aussi, ça donne de l'espace. Ça donne de l'espace à l'intérieur de soi, ça donne de l'espace à la patiente ou au patient à l'intérieur de lui. Et ça permet aussi d'avancer et de sortir, de débloquer ce qui est bloqué et d'accompagner les hommes et les femmes, ou les femmes et les hommes et les couples, dans ce parcours de fertilité.
- Speaker #0
Génial. Alors, médecine traditionnelle chinoise et en psycho-énergie, qu'est-ce qu'on évalue, en fait ? Comment tu évalues le terrain de fertilité et comment tu... Est-ce que tu perçois des choses que les bilans hormonaux ou les tests médicaux ne peuvent pas voir ? Forcément, j'imagine. Et comment tu fais concrètement ?
- Speaker #1
Alors concrètement, le point commun entre la médecine traditionnelle chinoise et la psychoénergétique, c'est l'énergie. Alors la médecine traditionnelle chinoise, je vais vraiment caricaturer. Donc ceux qui connaissent très très bien me pardonnent, mais c'est vraiment pour caricaturer. Ce sont des canaux énergétiques qu'on ne voit pas à l'œil nu. mais où il y a, on va dire vraiment, encore une fois, grossièrement, officiellement, autour de 365 points, ce qui correspond aussi aux 365 jours de l'année. Mais ça, après, c'est de la symbolique. Moi, je n'utilise pas les 365 points, ça, c'est sûr. Je reviens sur mon... Pardon, je m'égare un petit peu. Donc, sur la psychoénergie, la médecine traditionnelle chinoise, ça va être l'énergie. Donc, on va travailler sur ce système énergétique. Et ce qui est très beau en médecine traditionnelle chinoise, c'est qu'on travaille toujours sur le dedans, le dehors. la gauche, la droite, le haut, le bas. Et après, les différents niveaux de conscience, si on est autorisé à y aller et si on a envie d'y aller. Mais ce qui va être intéressant par rapport à ta question, c'est qu'en fait, moi, j'ai une connaissance médicale de ce que les patients m'apportent, mais je vais oublier un petit peu ça. Et moi, je vais aller dans l'énergie, dans le corps et la psycho-énergie avec la médecine traditionnelle chinoise. Ça veut dire que je vais en résonance travailler avec, je vais aller vraiment chercher, je vais aller traquer vraiment ce qui se passe dans le corps du patient pour essayer de comprendre au niveau énergétique ce qui est bloqué. Et ce qui va être intéressant, c'est que la médecine traditionnelle chinoise va pouvoir apporter des points très précis pour travailler par exemple le yin du yin, qui est le cisrate, qui est un point super important pour la femme et qu'on va vraiment aller piquer parce que là c'est vraiment intéressant de faire repartir son système. En fait, on va leur donner des nouvelles informations. Donc, si elle est programmée d'une certaine façon, ça va nous aider à déprogrammer. Et au niveau énergétique, ce qui va être intéressant, c'est vraiment, d'abord, les gens souvent ne sont pas habitués à l'énergie. Donc, ça va être intéressant parce que du coup, ils vont sortir de leur mental. Et en France, particulièrement, on n'est pas des mentalistes, mais on est des mentaux, des cérébraux, et on a besoin de comprendre. Et surtout, ce qui est intéressant, c'est que l'énergie nous permet de faire des liens que les gens ne font pas. Et c'est ça qui, moi, me passionne, c'est-à-dire que dans la fertilité notamment, mais ça peut être dans d'autres problématiques, les gens vont aller chercher la raison médicale et ils ont besoin d'avoir une raison qui est justifiée, qui est compréhensible. Donc, par exemple, je n'arrive pas à avoir d'enfant, tout va bien, notamment pour les problèmes de fertilité non expliqués. Et ce qui va être intéressant, c'est de faire des liens avec des traumas ou des chocs ou des événements qui sont, on va dire, souvent dans la petite enfance quand même. ou même dans une personnalité aujourd'hui qui s'est développée et qui va faire que cette fertilité, elle a du mal à se mettre en route. Et ça, les gens souvent ne le percutent pas. Je vais donner un exemple concret. Récemment, j'ai une patiente qui était très… Alors, encore une phase de la caricature, mais c'est toujours assez drôle de voir ça. Beaucoup dans le contrôle. Et en fait, c'est quelqu'un… Elle a beaucoup de poids. Marie. Elle s'est mariée et elle a décidé qu'elle arrêtait la pilule et que dans les trois mois, il fallait qu'elle ait son enfant parce qu'elle avait prévu que dans l'année, elle aurait son enfant et qu'il déménagerait, qu'elle achèterait son appartement. C'était un peu caricatural, mais c'était assez intéressant. Et puis, elle me fait un petit mot avant de prendre son rendez-vous. Elle me dit « Voilà, mes parents, tout le monde me dit qu'il faut que je lâche prise. » Et en fait, on est parti un petit peu là-dessus parce qu'elle était beaucoup dans le contrôle. Et à un moment donné, à la fois en psycho-énergétique, donc là on commence d'abord en psycho-énergétique, c'est-à-dire on a une approche... psychologique, la partie émotionnelle. Et en fait, en cherchant un petit peu, et ça c'est vraiment hyper intéressant, c'est qu'on a fait le lien que finalement à son travail et même dans sa vie, elle n'était pas à sa place de femme. Elle était toujours en dessous. Elle était la fille de ses parents, elle était la femme de son mari, elle était la nouvelle arrivée dans son travail, même si elle était tout à fait au même niveau que ses collègues, mais elle se mettait toujours parce que du fait de sa jeunesse aussi. Et en fait, on a vraiment travaillé sur sa place. Vraiment, et je lui ai dit qu'on a travaillé sur sa place, sur sa puissance, sur son pouvoir personnel. Et, chose magique, mais je suis très heureuse pour elle, il s'avère qu'on a vraiment travaillé une grosse séance dessus, qui l'a un peu bouleversée, on a vraiment été dans ses zones d'inconfort, etc. Et il s'avère que naturellement, elle est tombée enceinte quelques semaines après. Et ça, ça va être vraiment intéressant de faire le lien, parfois, entre ce que... On ne va pas aller chercher un endroit, mais moi, c'est... avec la médecine chinoise et la psycho-énergétique, c'est là où je vais pouvoir aller pour pouvoir aussi...
- Speaker #0
C'est vraiment intéressant et c'est vraiment ce que j'observe aussi au cabinet dans les femmes que j'accompagne. C'est que finalement, le corps porte toutes les informations, que ce soit les charges émotionnelles, que ce soit les traumas, et que parfois, en fait, la conscience, soit c'est parce qu'on n'a pas la capacité de le nommer, parce que parfois c'est des choses qui sont vraiment dans l'inconscient et que c'est pas forcément connecté aux airs de la parole du cerveau donc forcément on ne pourra jamais le nommer mais c'est quand même là dans le corps ça peut être des deuils moi je vois aussi, après je travaille beaucoup en transgénérationnelle donc je vois aussi beaucoup de choses de transgénérationnelle qui arrivent, qui émergent sur une séance où le corps met des choses en place, après la patiente va en parler à sa mère, sa grand-mère etc et donc il y a des secrets de famille qui sont parfois révélés à ce moment là Merci. et qui peuvent remonter à très loin, et qui, quelque part, dans ce parcours de fertilité, émergent. Et je ne sais pas si tu as cette sensation-là, mais moi j'ai un peu la sensation que, finalement, notre génération, on va dire des femmes qui sont en parcours de fertilité, donc on va dire d'aller de 25 à aller 50 ans, cette génération-là, Alors, bien sûr, il y a le stress, il y a que la fertilité commence beaucoup plus tard, qu'on commence à vouloir avoir des bébés beaucoup plus tard, donc on est moins fertile. Il y a l'alimentation, il y a les perturbations endocriniens, il y a tout ça. Mais quand même, j'ai l'impression qu'on est aussi une génération pour aller nettoyer et aller travailler aussi tous ces traumas transgénérationnels, tout ce qui bloque pour que justement ces enfants qui vont naître soient aussi libérés de tout ça. Est-ce que c'est quelque chose qui te parle ? Est-ce que toi, tu le vois aussi ?
- Speaker #1
Alors, je dirais que moi, je ne le perçois pas tout à fait de la même façon, mais je dirais que ça a du sens, ce que tu dis, parce que les générations de nos parents, nos grands-parents, surtout nos grands-parents, en tout cas, moi, j'ai bientôt 50 ans, donc les générations de mes grands-parents ont vécu la guerre vraiment. Enfin, je veux dire, ils ont vécu des choses très traumatisantes. Et après, j'allais dire que... Et aujourd'hui, il y a la guerre qui existe malheureusement encore aujourd'hui dans le monde, mais on ne la vit pas tout à fait au même niveau. Et c'est vrai que là où je partage complètement ton avis, c'est qu'on a un... devoir et peut-être un devoir ou une mission d'effectivement de nettoyer même par rapport à ce qui se passe aujourd'hui sur la sexualité, sur le viol sur les violences, sur la violence conjugale sur les féminicides sur tout ça sur l'inceste, on en parle quand même beaucoup plus et donc c'est aussi le travail qu'on a effectivement nous en tant que thérapeute de pouvoir aider à transformer Et je vais utiliser un petit, un peu un gros mot, j'allais dire en énergétique, on va transmuter, parce que ce n'est pas tout à fait la même chose, mais vraiment essayer d'aider et de participer encore une fois à pouvoir nettoyer, libérer tous ces traumas et de donner une nouvelle ouverture sur un monde qu'on espère évidemment avec beaucoup moins de violence, beaucoup moins de chocs émotionnels, beaucoup moins de traumas, pour pouvoir, si on peut avoir cette... Cette envie-là, c'est pouvoir élever, on va dire, les consciences aussi, tout simplement. Parce que si on a moins de trauma, on peut effectivement élever les consciences et là, aller vers quelque chose de plus, j'allais dire d'un monde un peu plus spirituel, mais sans religion,
- Speaker #0
vraiment très spirituel. Et là, effectivement, on ouvre un espace qui est assez exceptionnel, j'avoue, et qui moi, me donne envie, évidemment. Et ce qui est intéressant, c'est que la médecine, et c'est là où petit à petit, on se retrouve vraiment de plus en plus avec la médecine aussi, on sait, et maintenant c'est de plus en plus prouvé qu'il y a certaines maladies, notamment l'endométriose, qui est dans... je ne sais pas les chiffres, mais je crois que c'est 90%, 80 et 90% des cas qui est relié à de l'abus. Donc voilà, des maladies auto-immunes aussi. Il y a pas mal de choses où on commence à relier finalement le trauma avec certaines maladies, notamment les maladies gynécologiques qui sont assez intéressantes et où finalement les gynécos, même s'ils ont l'information, et moi je vois ceux avec qui je travaille, c'est vraiment ça, c'est qu'ils savent ça, mais ils n'ont pas les outils pour forcément traiter le trauma et aller travailler dans le corps. et donc en fait c'est pour ça qu'on collabore de cette façon là
- Speaker #1
Tout à fait, les consciences commencent à s'ouvrir c'est-à-dire que surtout sur la fertilité et les traumas gynéco c'est vraiment intéressant de voir qu'en tout cas moi c'est ce que j'ai ressenti avec les médecins avec qui je peux travailler il y a un lien maintenant qui se fait il y a encore une dizaine, quinzaine d'années il n'y avait pas de lien entre les médecins et j'allais dire les alternatifs ou les médecines complémentaires thérapie complémentaire Merci. Voilà, les thérapies complémentaires, aujourd'hui, ça arrive. C'est encore lent, mais ça arrive. Donc, il y a du lien. Et on a tous un objectif commun, me semble-t-il, et c'est important de le rappeler, c'est que les patientes et les patients, ou nos clients, nos clientes, soient le moins longtemps possible dans un protocole médicamenteux sous hormones et qu'ils puissent avoir, dans le cas de la fertilité, un bébé en bonne santé le plus rapidement possible aussi et que ce parcours soit le plus court possible. Voilà, donc ça, je pense qu'il y a quand même un élan. dont on sent un petit peu les prémices, on sent que ça scintille, ça pétille. Ce n'est pas encore complètement sur tout le territoire, mais c'est en train de se mettre en mouvement.
- Speaker #0
Oui, la jeune génération de médecins est quand même beaucoup plus ouverte à ça aussi. Et c'est vraiment cette vision de la médecine intégrative. Et moi, je trouve qu'en fertilité, c'est un des... Je pense, dans toutes les maladies... Enfin, ce n'est pas une maladie, mais dans tous les problèmes médicaux, le fait de travailler sur... tous les différents axes, c'est indispensable, mais en fertilité encore plus. Parce que, voilà, pour moi, la fertilité, travailler l'alimentation, c'est un des piliers. Travailler sur le sommeil, sur le stress chronique, sur la régulation du système nerveux. Donc, voilà. Toi, quelle place tu leur donnes dans un parcours de fertilité et par où tu conseilles de conseiller ? Parce que souvent, ces femmes ou ces couples, ils ont un agenda qui est déjà trop rempli de rendez-vous. Donc, il faut aussi sélectionner pour ne pas les surcharger.
- Speaker #1
Tout à fait. Et moi, je commence là en ce moment vraiment de plus en plus, et c'est assez récent pour en avoir discuté. Mais déjà, par le début, le B.A.B.A., c'est qu'on se rend compte qu'au niveau éducation sexuelle, beaucoup de couples et notamment de femmes, alors les hommes, on va faire un petit peu d'humour, mais c'est vrai que ce n'est pas leur sujet, donc ils n'y pensent pas trop. Mais en fait, déjà, c'est de rappeler le B.A.B.A., c'est que pour avoir un enfant,
- Speaker #0
on a une fenêtre de tir qui s'appelle la période de violation. Et qu'il faut faire l'amour. Et qu'il faut faire l'amour, voilà. et savoir faire l'amour avec voilà en tout cas il faut régulièrement régulièrement et et commencer aussi et ça c'est tout le tout l'enjeu de l'asymptothermie et tout l'importance et je vois à quel point toute la nouvelle génération est beaucoup plus connectée à son corps et pas dans je prends de la pilule et puis je sais pas trop ce qui se passe je mets un bouton off mais plutôt vraiment dans ok je ah bah je comprends j'ai un cycle il y a des périodes dans le cycle ça veut dire des choses au niveau hormonal aussi, sur mon humeur, sur mon énergie, donc beaucoup plus connectés à leur corps. Et en fait, la symptothermie, qui est un outil fabuleux sur la contraception, marche aussi hyper bien sur la fertilité, parce qu'on inverse juste les choses et on se dit, OK, au lieu d'éviter cette période, je vais cibler cette période.
- Speaker #1
Tout à fait. Et ça, c'est vrai que c'est la première question à se poser, c'est est-ce que je... Et il n'y a pas de honte. En fait, c'est surtout ça. Parce que souvent, même moi, je veux dire, de ma génération, etc., mon cycle exact, est-ce que je sais exactement le jour de mon ovulation ou est-ce que je l'ai su ? Honnêtement, il y a 20 ans, non, en toute honnêteté.
- Speaker #0
Mais franchement, là, il y a 20 ans,
- Speaker #1
est-ce que je regarde de ma culotte ce qu'il y a dans ma culotte ? Honnêtement, pareil, le tabou, c'est oh là là, ce qu'il y a dans ma culotte, c'est sale, vite, vite, il faut que je le mette au linge sale pour le laver. Alors qu'aujourd'hui, très honnêtement, c'est plutôt, il faut qu'on regarde ce qu'il y a dans notre culotte parce que notre corps nous parle, parce que ça nous donne aussi notre signe de bonne santé ou de mauvaise santé, on sait à peu près où est-ce qu'on est. Et après, c'est aussi sur ce fameux sujet des règles qu'on a toutes, en tout cas en tant que femmes, et ce n'est pas sale. Et même nous, en tant que mère d'enfants, de garçons, c'est d'expliquer que les règles, ce n'est pas sale et on n'a pas à se cacher sur ce qui nous arrive une fois tous les mois. Il faut arrêter. Enfin, moi, je trouve qu'il faut arrêter avec ça. Je veux dire, ça fait partie de nous. Et en fait, une femme qui a ses règles, c'est tout à fait normal et c'est signe de bonne santé. Enfin, c'est quand même signe qu'elle est en bonne santé. Quand elle n'en a pas, ce n'est pas qu'elle est en mauvaise santé, mais c'est qu'en tout cas, il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, déjà, la première chose, c'est... est-ce que je connais bien ma période d'ovulation ? Donc tu as parlé de la symptothermie, c'est un outil qui est génial, je pense qu'il mériterait d'abord que toutes les femmes, dès leur plus jeune âge, sachent, et on a un devoir, en tout cas moi, en tant que mère, et même j'allais dire de tata, de tout ce que vous voulez, de sœur, de tout ce que vous voulez, de diffuser cette information en disant voilà, c'est hyper important, et plus on va être nombreuses à se donner l'info, et mieux ce sera pour savoir exactement, comme tu dis, au niveau de la contraception. sachant que ça ne veut pas dire qu'on est contre la pilule, c'est juste un moyen de savoir, etc. Mais surtout pour la fertilité, parce que c'est notre sujet, de savoir à quel moment exactement on est fertile, et donc d'anticiper avec son conjoint, si on est dans un couple hétérosexuel évidemment, de pouvoir faire l'amour avant, et il faut vraiment faire l'amour. Et ça, c'est vraiment important. Ça, c'est la première chose. Ensuite, je ne me souviens plus de ta question, mais en tout cas, comment... C'est un point intégratif de fertilité. Oui. Qu'est-ce que tu conseilles ? L'alimentation, évidemment. Alors l'alimentation, pourquoi ? Et je pense qu'on est tout à fait d'accord, et toutes les deux, dans notre façon de pratiquer. Pour moi, le corps, c'est ce que j'explique. Le corps, c'est notre maison. Donc si j'ai une voiture, une Ferrari, ou tout ce qu'on veut, une Rolls-Royce, ou même une 2 chevaux, si elle fonctionne à l'essence et que je lui mets du diesel, elle ne démarre pas et je pète le moteur. C'est exactement pareil dans la fertilité. Si je lui donne des kebabs, des frites, que des produits transformés, des gâteaux avec plein de sucre ajouté et que de la merde, pardon de parler vulgairement, mais c'est un peu ça. Ma maison, elle ne va pas fonctionner. La fertilité, c'est pareil. Donc, il y a un devoir et une obligation et une rigueur dans la fertilité. À ce niveau-là, les gens vont dire, j'ai fait un petit effort. Mais ce n'est pas un effort. Quand on veut un enfant, l'alimentation, c'est vraiment, je pense, vraiment une des raisons numéro un. Et dans l'alimentation, après, on va rajouter l'hygiène de vie. Donc, évidemment, le tabac, on vérifie le tabac, on vérifie l'alcool. Notre génération... Le café, le thé, évidemment. Et après, notre génération, quand même, il n'y a pas que le tabac. Ça veut dire que tous ceux qui fument de l'herbe, clairement, ce n'est pas bon. C'est assez masculin, quand même. Et donc, il n'y a pas de lien encore. Il n'y a pas assez de lien aujourd'hui, notamment pour les hommes, et sans les critiquer, mais ils ne font pas forcément le lien entre je fume, je bois, et mes spermatozoïdes sont de bonne qualité ou de mauvaise qualité. En fait, il y a un petit tabou aussi à lever ou une croyance. C'est, messieurs, vous pouvez avoir... Vous pouvez faire l'amour comme des dieux et vous faites l'amour comme des dieux. Vous êtes d'une puissance exceptionnelle, mais ça n'a rien à voir avec la qualité de vos spermatozoïdes. Et ça, il faut être hyper clair avec ça.
- Speaker #0
Un point qui est important que tu as nommé, mais j'ai envie d'insister dessus, c'est que ce n'est pas parce que c'est la femme qui porte l'enfant qu'il y a qu'elle qui doit s'occuper de son alimentation, il y a qu'elle qui doit changer son hygiène de vie, il y a qu'elle qui est concernée. C'est qu'on fait un bébé à deux et que sur l'alimentation, sur l'hygiène de vie, les deux doivent être impliqués. Et j'ai envie de dire, les hommes, vous avez la chance que vous avez un renouvellement à 100% des spermatozoïdes toutes les trois semaines. Donc, quelque part, un changement d'hygiène de vie, ça se voit rapidement, beaucoup plus que chez nous. Et ça, c'est vraiment un point d'éducation aussi globale qui est important à dire. Alors, ils sont de plus en plus concernés. Moi, je vois, alors pas forcément en consultation avec moi, mais moi, je vois les gynéco avec qui je travaille. Maintenant, ils ne reçoivent que des couples. Moi, j'ai des gynécos qui demandent, d'ailleurs, que si c'est la femme seule au début de parcours, non, il faut que le mari soit là, parce qu'en fait, un bébé a deux.
- Speaker #1
Et pour entendre les mêmes choses, et je crois que ce qui est important aussi de dire, c'est que la femme porte, mais je veux dire, la conception de l'embryon, elle est à 50-50. Et l'hygiène de vie, elle est vraiment importante, et dès le départ. Et messieurs, quand même, si vous nous écoutez, sachez que vous êtes chanceux parce que c'est comme vous avez un renouvellement de spermatozoïdes qui est régulier. Et donc, si votre spermogramme n'est pas très bon, on peut quand même travailler dessus. Et c'est comme le poids. Nous, on fait des régimes, et moi, je le dis avec beaucoup d'humour. Nous, on rame pour perdre du poids et on met des mois pour y arriver. Vous, vous faites un petit peu de sport, un petit peu attention. Et les hommes ont une capacité aussi à perdre du poids beaucoup plus rapide que nous. Donc, messieurs, franchement, allez-y et on ne remettra jamais en cause votre puissance d'homme. et de mal, déconstruit, reconstruit, en construction, enfin bon, moi c'est en cours 2. Mais en tout cas, c'est important d'être présent et je pense aussi quand on est en couple hétéro, ou même homo d'ailleurs, l'hygiène de vie, c'est d'être soutenant l'un avec l'autre, vraiment, parce que ça fait partie aussi du processus d'être ensemble, d'être dans ce projet commun et de sentir aussi l'amour, le partage, etc. Et oui... parfois, de changer un peu d'hygiène, d'alimentation, notamment, on parlait de ça. Ce n'est pas évident. Mais si, par exemple, je prends un exemple, une femme qui va boire régulièrement en soirée, qui fume un petit peu, son mari fait pareil et ne s'arrête pas. Mais à l'inverse, c'est forcément plus difficile. Alors que si on est soutenu en disant, tiens, j'arrête, moi aussi. Ou alors, comment on fait pour diminuer ? Tiens, ça a été difficile. Moi aussi, est-ce qu'on boit un verre d'alcool ou pas ? Je pense que c'est aussi hyper important pour que le couple se sente soudé. Et dans la fertilité, ça fait partie des risques, en tout cas quand il y a évidemment la contrainte, dont tu parlais déjà tout à l'heure, un parcours PMA, c'est extrêmement contraignant, à plein de niveaux. C'est vrai que c'est important dès le départ que le couple soit assez soudé, parce qu'il peut y avoir des difficultés et traverser la tempête.
- Speaker #0
il faut être bien, il faut vraiment être bien en couple. Donc ça, c'est important de le préciser. Moi, j'aime bien expliquer au couple de dire, en fait, pour moi, un parcours compliqué vers la fertilité, c'est une préparation à la parentalité. Parce que ça va créer, ça va faire émerger plein de choses qui émergent sinon dans les couples qui ne passent pas par là, quand l'enfant est là, de positionnement, de choix, de cohésion, de... de rythme, de plein de choses et c'est une vraie préparation et c'est vrai que c'est compliqué. Il y a des couples qui ne réussissent pas et qui se séparent pendant et peut-être tant mieux quelque part parce qu'ils seraient séparés quand même après. C'est pas le parcours qui, le parcours c'est juste un exhausteur, c'est à dire que ça va amplifier vraiment tout ce qui est et permettre de révéler des choses qu'on n'avait pas forcément vu avant dans le couple. Donc c'est vrai que C'est aussi avoir beaucoup de bienveillance sur soi. C'est aussi un parcours de couple et l'épreuve de couple qui, derrière, si on le passe, c'est des années de gagné avec l'enfant et avec la vie de famille après.
- Speaker #1
Oui, tu as complètement raison. C'est un exhausteur. Mais c'est vrai que c'est une traversée qui n'est pas très agréable. Donc, autant être un peu prévenu sur ce qui est possible qui arrive. Donc, on a parlé de l'alimentation. Et puis après, évidemment, il y a le sommeil, qui est un point très, très important. Ça, c'est vraiment super, super important, le sommeil dans la fertilité, notamment avant la ponction et avant les transferts, quand les gens sont en parcours médicalisé. Et puis, après, d'une manière générale, évidemment, et le stress. Là, le stress aussi, c'est vraiment très, très important de travailler dessus, parce qu'on se rend compte que... je ne vais pas faire de caricature, les femmes sont stressées, mais on ne fonctionne quand même pas pareil que les hommes. Donc nous, quand on est stressé, on va avoir nos petits moments, on va crier un petit peu, on va être un peu énervé, un peu agacé, on va réussir à s'exprimer. Les hommes, souvent, je fais des généralités, le sport va les aider, mais le stress, ils vont quand même le garder à l'intérieur d'eux. Donc c'est important aussi là qu'ils trouvent leurs outils pour pouvoir justement avoir le moins de stress possible pour... pour encore une fois que leur qualité de spermatozoïdes, la quantité et la qualité, soient la plus détendue possible, le plus relax possible, pour qu'ils puissent atteindre tranquillement l'ovule quand il se libère. Ça, c'est important. Et après, je voulais ajouter quelque chose dont tu as parlé, effectivement, au niveau de la gestion des émotions, mais ça, c'est un travail qui est un petit peu différent et qui demande un peu plus de... Ce n'est pas de courage, mais on va souvent dans des zones inconfortables. C'est ce dont tu parlais tout à l'heure, c'est le transgénérationnel et notre histoire de famille et de ce qui nous est arrivé souvent dans notre enfance et dans notre petite enfance. Oui,
- Speaker #0
et moi je pense que c'est ce qu'on crée aussi dans les patientes qu'on accompagne ensemble. En fait, c'est important, je pense, aussi de se créer une équipe médicale ou paramédicale. sur lesquels on soit en confiance, qui soit suffisamment complémentaire, mais qui n'en ait pas 10 000 non plus. Parce que c'est aussi un des écueils de... Moi, j'ai beaucoup de patientes qui veulent bien faire. Et dans le bien faire, elles veulent cocher toutes les cases. Et au bout d'un moment, de passer d'un rendez-vous à un autre rendez-vous, en fait, elles s'épuisent. Elles s'épuisent mentalement, elles s'épuisent physiquement. Et ça peut être même contre-productif. Donc, c'est vraiment se dire, OK, oui, il y a de l'émotionnel. Oui, l'acupuncture, pour moi, c'est vraiment prouvé sur les études. Sur le reste, il y a peu d'études encore. à l'acupuncture, il y a vraiment des résultats qui sont vraiment encourageants et vraiment qui montrent que ça fonctionne. Se dire, ok, il y a de l'alimentation, il y a de l'émotionnel, il y a l'acupuncture et il y a le médecin. Et pour moi, il peut y avoir l'ostéo aussi. Pour travailler aussi le corps, pour ouvrir le corps, pour travailler les tensions aussi physiques. Mais ça doit un peu s'arrêter à ça et pas plus. Donc voilà, c'est aussi un des points qui... pour moi est important, qu'on leur apporte du bien-être, mais que ça ne soit pas... Parfois, j'en arrive et elles arrivent et elles sont épuisées. Elles me disent, ce matin, je suis chez le gynéco et demain, je vois mon acupuncteur. Et là, je me dis, oula, il y a un truc qui... Ok, on va juste calmer. On ne va pas se revoir. On va un peu espacer pour temporiser un peu les choses et remettre aussi de la respiration et de la vie à l'intérieur de ce parcours.
- Speaker #1
Oui, parce que ce que tu dis est vrai et moi, je comprends. je partage complètement et je suis vraiment dans cette dynamique avec les personnes que je reçois, c'est-à-dire que si elles se rajoutent trop de choses, en fait elles ne respirent plus, elles sont dans une contrainte et donc leur corps se contraint. Et à partir du moment où il se contraint, il n'y a plus d'espace, on ne respire plus. Et donc s'il y a un parcours médicalisé ou pas d'ailleurs, en fait il n'y a pas de place, c'est trop stressé, c'est trop serré. Donc l'idée c'est vraiment de se dire... Donc, voilà, toi comme moi, je pense, c'est déjà de laisser de l'espace. Ne faites pas deux rendez-vous dans la même journée, ce n'est pas forcément une bonne idée. L'acupuncture, tu le disais, il y a des parcours, notamment aux États-Unis, en Espagne, etc., dans d'autres pays, où en fait, dans les parcours de fertilité, les gens vont obligatoirement, c'est automatique en fait, vers la médecine traditionnelle chinoise. Donc ça, c'est intéressant de le savoir. Voilà, ça, c'est important de le signaler. Mais surtout, ce qui m'importe par rapport à ce que tu dis, c'est qu'effectivement, il faut laisser de l'espace entre les séances. on va voir Amélie par exemple le lundi on ne va pas aller voir Orlan ou l'ostéopathe le mardi ou le mercredi on laisse 10 jours parce que ça permet déjà au corps d'intégrer la séance et en fait si on veut travailler sur l'intégration et mettre du mouvement et donc faire du changement et bien en fait il faut du temps d'intégration même si le corps réagit assez vite bien sûr et puis après parce que la contrainte de la PMA Pour celles qui ne le savent pas, quand vous êtes en PMA, vous avez beaucoup d'échographie, beaucoup de prise de sang. Vous n'arrêtez pas, c'est tous les deux jours et c'est très contraignant. Donc, ça demande beaucoup plus le traitement hormonal qui peut avoir un impact et des effets secondaires très désagréables, très inconfortables. Prendre soin de soi, c'est la priorité absolue. Et ça, on revient, j'allais dire, à quelque chose d'assez... d'assez sain et même en dehors de la fertilité, c'est de prendre soin de soi. Et être en capacité de prendre soin de soi et de se dire là c'est trop, là c'est pas assez. Et enfin pour rebondir sur ce que tu viens de dire aussi, effectivement, c'est pas de cumuler tous les thérapeutes ou toutes les thérapies complémentaires, c'est de choisir ce qui est bon pour vous par rapport à votre parcours. Il y a des fois on aura besoin de parler, il y a des fois on aura besoin d'avoir des massages. d'avoir des gens qui vont vous donner des soins énergétiques mais c'est vraiment ça, c'est d'écouter un petit peu votre corps et je reviens sur le mental, c'est de pas se dire il faut que, il y a marqué qu'il faut que, il faut que je dois faire ça il faut que, il faut que, c'est de se dire là en toute honnêteté avec moi-même de quoi j'aurais profondément besoin et d'essayer d'écouter ça, voilà je pense que ça c'est vraiment important de le rappeler et merci de le rappeler.
- Speaker #0
Merci pour les précisions. Alors, on vient... Il y a quand même quelque chose qui arrive qui est assez fou. C'est le sommet de la fertilité. Donc, tu as créé ce premier sommet de la fertilité. Je crois qu'on est une quinzaine d'experts, 15, 20 experts, je ne sais plus.
- Speaker #1
On est presque 20. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. On est presque 20 maintenant. Donc, c'est 100% en ligne. Ça va du 2 au 4 juin. Alors, avant de nous expliquer ce qu'il y a à l'intérieur, moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'est-ce qui t'a poussé à créer ça ? Et qu'est-ce que tu as peut-être vu qui manquait et que donc tu as créé ?
- Speaker #1
Alors, le sommet de la fertilité, moi, j'en rêve depuis déjà deux ans. C'est vraiment un projet, voilà. Je me suis dit, est-ce que je le fais, est-ce que je ne le fais pas ? Pour être claire et honnête avec vous, c'est un investissement financier très important, un investissement de temps important. Donc, il fallait déjà que j'ai cet espace-là. pour pouvoir le créer. Après, moi, j'ai déjà créé un sommet en ligne il y a 4 ans, donc j'avais un petit peu, je me sentais à l'aise. Et puis, mon parcours de journaliste fait que pour interviewer, je me sens aussi plutôt à l'aise. Et après, le sommet, il est né comment ? Donc, c'était cette envie déjà de… L'observation, c'est les patients cherchent partout, ne trouvent pas toutes les infos. Il y a de tout et elles sont un peu perdues dans le parcours. Et aujourd'hui, il y a plein, plein d'infos qui circulent, des vrais défauts, en tout cas. clarifier un petit peu tout ça, et puis pouvoir offrir pendant un temps limité, plein d'informations de gens compétents qui sont vraiment dans la fertilité depuis un certain temps, qui sont expérimentés, et avec lesquels on va engler, comme je suis journaliste, c'est que chaque interview est englée, avec, on répond à une question précise, ou on donne des informations précises. Donc ça, c'est vraiment, moi je voulais répondre à cette question, c'est d'informer, et de dire n'attendez pas d'avoir 40, 45 ans, 48 ans, parce qu'il faut vous y prendre avant, déjà. Et puis, c'était aussi répondre à ce, et en toute honnêteté, toutes ces femmes en particulier, mais ces hommes aussi qui sont dans la souffrance de la fertilité et qui arrivent en disant « je ne savais pas si j'avais su » et qui ont l'impression d'avoir été un peu, de ne pas avoir compris en fait ce qui était en train de se passer et de ne pas pouvoir avoir cet enfant tant désiré ou en tout cas de fonder une famille tant désirée. Donc moi, face à ça, je ne suis pas mère Thérésa ni sœur Emmanuelle, promis. Mais je me suis dit, j'ai suffisamment de gens autour de moi que je connais compétents et je vais aller regarder ce qui se passe et de voir s'ils sont partants ou pas. Et donc, comme j'ai fait mon sommet il y a quatre ans, je suis partie de la même façon. J'ai fait ma liste, ma to-do liste de tous les gens que je voulais interviewer. Et de façon très simple, je leur ai tous envoyé un email en leur disant, voilà, je voudrais créer un sommet, est-ce que vous êtes partants ? Et il s'avère que pour ce sommet, tous les gens que j'ai contactés, réellement, je pense qu'il y a une personne qui finalement m'a dit non, non ou deux, mais tout le monde m'a dit oui avec beaucoup de joie. et d'enthousiasme en me disant c'est une super bonne idée donc là je me suis dit si tout le monde est partant je vais pouvoir le mettre en place et c'est bon on y va comme dit soeur Emmanuelle que j'aime bien elle dit yalla donc on me dit bah yalla on y va et après j'allais dire la construction du sommet elle se fait au fur et à mesure des rencontres aussi mais ça c'est vraiment les prémices de ce sommet c'est d'avoir des gens compétents et là où je suis extrêmement fière même s'il n'est pas encore diffusé parce que ça arrive bientôt Merci. c'est que pour la première fois, en tout cas dans ma vie de thérapeute, j'ai eu des médecins, le corps médical étant avec le corps, nous les thérapeutes, on fait un lien, et on fait vraiment un lien avec la fertilité, parce qu'on a tous un objectif commun, c'est d'apporter aux patients et aux clients des informations précieuses pour qu'ils puissent y voir plus clair dans leur parcours, et leur apporter des outils, et leur apporter des informations. Et ça pour moi, rien que ça, c'est déjà énorme, énorme, parce qu'aujourd'hui... on est en France, c'est un peu caricatural encore une fois, mais c'est vrai qu'il y a les médecins d'un côté et les autres de l'autre. Donc là, c'est vraiment de dire on ne fait pas la même chose, chacun est à sa place. En revanche, on œuvre dans la même direction pour aider et pour soutenir les gens et pour les accompagner dans leur parcours de fertilité.
- Speaker #0
Super. Alors, est-ce que tu peux nous expliquer un peu pour les auditeurs comment ça va se passer et qu'est-ce qu'ils vont trouver et qu'est-ce qui va faire que... ça peut être intéressant pour eux au-delà d'une consultation classique, au-delà de ce qu'ils savent déjà, parce que souvent, il y a des femmes qui sont, ou des hommes, mais plus les femmes quand même, quand elles rentrent là-dedans et qu'elles voient que ça ne marche pas, elles rentrent dans, je lis plein de livres, je vais dans plein, enfin voilà, je me documente énormément. Donc, qu'est-ce qui va faire que, en fait, c'est important et elles vont trouver des choses qu'elles ne trouveraient pas ailleurs ?
- Speaker #1
Alors déjà, le sommet, il est vraiment conçu de ce que je disais tout à l'heure. Est-ce que je connais vraiment le B.A. ? La première question, c'est un questionnaire. Est-ce que je sais ma période de violation jusqu'à le don d'ovocytes, le parcours de fertilité ? On parle de sexualité, on parle de plein de choses. Et les hommes ne sont pas oubliés. Ça, c'est très important. Donc, ce dont on parle peu, c'est par exemple, on va par exemple sur la sexologue qui intervient, on va parler d'abord de tous les... On enlève quand même beaucoup de sujets tabous. On va parler du vaginisme, on va parler des hommes qui vont souffrir pendant leur rapport sexuel, et ça on en parle très peu. Voilà, la psychologie, ce qui se passe dans le couple, dans la sexualité, qui est impacté, et ça c'est un peu des sujets tabous. On va parler aussi évidemment des choses qui sont vraiment intéressantes aussi, c'est un médecin qui intervient qui est biologiste, et qui nous raconte en fait ce qui se passe dans les laboratoires, et ce qui s'y passe vraiment. Parce qu'en fait, quand on est dans un parcours de fertilité, quand vous êtes en FIV, vous faites la ponction. Et là, après, vous donnez les échantillons au laboratoire et après, vous ne savez plus ce qui se passe. Mais il se passe quelque chose de très, très important. C'est que les médecins qui sont des biologistes, ils expliquent vraiment en détail ce qui se passe et c'est super intéressant de savoir aussi ce qui se passe pendant toute cette période-là. Puisqu'après, on arrive et le gynéco, le biologiste en fait, il passe un peu, c'est un peu l'invisible, alors que c'est lui qui bosse, qui fait beaucoup, beaucoup de choses, parce que c'est lui qui fait les embryons, qui les congèle, etc. Et après, qui va les redonner au gynéco, qui va faire le transfert. Donc là, c'est vraiment qu'est-ce qui se passe et qu'on ne sait pas. Dans les autres interviews qui vont être super intéressantes, c'est aussi un autre médecin qui intervient sur le don d'ovocytes et sur ce qui se passe en Espagne. Et parce qu'il y a encore, même au niveau médical, beaucoup de médecins qui ignorent ce qui se passe en Espagne ou qui pensent qu'ils font des actes illégaux en France. Et ça, c'est aussi important de rappeler la loi. C'est-à-dire qu'il y a des traitements, il y a beaucoup de femmes qui partent en Espagne aujourd'hui. Et en fait, il y a des choses qui sont autorisées en Espagne, mais pas en France. Mais en même temps, il y a des choses que les médecins ont le droit de faire en France sans être dans une illégalité. Donc là, on parle beaucoup de ça aussi. Et ça, c'est important d'être clair aussi sur ce qui se passe en Espagne et ce qui n'est pas légal en France. pourquoi on peut quand même solliciter son gynéco ou son médecin. Et après, je voulais aussi rajouter quelque chose qui m'intéresse beaucoup. C'est deux médecins, un chirurgien et un phiviste. Alors, ils s'appellent comme ça, phivistes, ils me font rigoler. Moi, je suis phiviste, je ne suis pas gynéco, je suis phiviste. Donc, un médecin phiviste et un chirurgien spécialisé en endométriose. Et ils nous apportent pendant l'entretien plusieurs cas concrets de clientes, de patientes. Et en nous expliquant... en backstage, ce qui se passe entre eux pendant les réunions, pourquoi ils vont opérer et pourquoi ils ne vont pas opérer. Et ça, c'est pareil, on en parle peu parce qu'on n'a pas forcément le temps, mais là, dans la vie réelle, avec les gynécos qui n'ont pas forcément le temps d'expliquer, ils nous donnent des cas très précis en nous disant, là on va y aller, là on ne va pas y aller. Et ça, ça fait partie aussi des choses que moi je suis très heureuse de pouvoir proposer ça, parce qu'ils ont accepté le jeu. Et de nous donner, de nous dire aussi ce qui se passe. Parce que souvent, quand on a un parcours de fertilité, on subit un petit peu ce qui se passe avec les médecins, il faut être honnête. Ils n'ont pas toujours le temps de répondre à toutes les questions. Et en fait, souvent, on a besoin de comprendre ce qui se passe. Et après, ce sommet, il essaye d'informer énormément. Il y aura certainement des personnes qui auront déjà des infos, mais l'idée, c'est de savoir qu'on lève quand même beaucoup de temps. de tabous et on parle de beaucoup de choses de façon, on va dire, le plus pédagogique possible. Donc les médecins, sachez quand même que je leur ai tous demandé, ils ont accepté de ne pas parler médecin. Et ça, c'est un gros effort de leur part de parler grand public. Parce que souvent, avec beaucoup d'humour et de respect pour eux, ils glissent dans leur jargon médical et d'un seul coup, on se sent complètement on se dit ça y est, je suis perdue. Donc voilà, ils ont aussi cette volonté-là. Et je les remercie déjà d'avoir accepté de nous parler avec des mots qu'on peut comprendre.
- Speaker #0
Ok, merci. Et donc, ça va se passer. Donc, comment on fait pour le suivre ? Comment on fait sur les gens intéressés ?
- Speaker #1
Alors, déjà, il y a une vingtaine d'interviews, trois jours du 2 au 4 juin, et chaque interview est libérée plusieurs fois par jour et l'accès est gratuit pendant 24 heures. Ça, c'est la première chose. Et c'est 100% en ligne, ça veut dire qu'il n'y a pas de présentiel. En revanche, là où ce qui va être intéressant, c'est qu'il y aura un live par jour, donc notamment au moins un live, là je suis en train d'attendre la réponse d'un deuxième, avec un médecin qui va répondre aux questions sur justement la fertilité en Espagne, parce qu'il y a beaucoup de monde sur ce qui se passe en Espagne. Et ce médecin, il est français, francophone, enfin il est français, et il parle aussi anglais, donc on va faire une interview aussi, ça va être aussi ouvert aux gens qui sont... anglophones et il y a beaucoup beaucoup de femmes aussi en France qui parlent anglais, qui ne parlent que anglais et qui ont besoin d'avoir des informations par rapport à l'Espagne et de clarifier un petit peu ça des témoignages aussi, voilà mais en tout cas tous les jours il y a un live pour que ça puisse avoir des questions réponses et ensuite pendant ces trois jours, donc il y a l'accès gratuit et puis après il y a un pack il y a deux packs mais un particulièrement qui est le pack standard qui est payant et qui donne accès euh... donc beaucoup plus longtemps à toutes les interviews. Et aussi, avec ce pack payant, on a accès à des bonus.
- Speaker #0
Ok, super. Et pour s'inscrire, tu nous donneras le lien et en bas du podcast, on pourra s'inscrire.
- Speaker #1
Je précise aussi que grâce à toi, et merci à ta maison d'édition et à toi, il y aura un tirage au sort de ton livre. Donc, il y a cinq livres d'Amélie à gagner avec une petite surprise à la clé pour les gagnantes.
- Speaker #0
C'est vrai. Je vais être presque oubliée déjà.
- Speaker #1
C'est un peu le rappeler. Donc, il y a aussi ça. Et entre-temps, bien sûr, la communauté sur Facebook, sur Instagram, de pouvoir rejoindre pour recevoir des informations par email régulières. Je ne vais pas... Voilà, c'est régulier. C'est une fois par semaine, mais ça va être pour donner des petites infos, des petits tips.
- Speaker #0
N'hésitez pas, toutes celles qui me suivent sur Instagram, de toute façon, je vais reposter. Donc, vous aurez les infos et le lien direct avec le sommet. Merci. Alors, on arrive à la fin. C'est une question que je pose à chaque invité. Qu'est-ce que le mot « innocence » évoque pour toi ?
- Speaker #1
Alors, le mot « innocence » , ça évoque vraiment le côté essence, pour moi, mais l'essence spirituelle. On va un petit peu au-delà du visible et de l'invisible, on va plutôt vers l'invisible, et c'est quelque chose de très doux. Donc c'est la douceur vers quelque chose où on élargit son champ, j'allais dire, si je peux me permettre de parler ainsi.
- Speaker #0
Merci. Merci beaucoup Orlane pour cet échange, pour tout ce que tu as apporté. Je vais mettre toutes les infos pour vous retrouver et vous inscrire au sommet de la fertilité. Merci à toi.
- Speaker #1
Merci, merci à toi Amélie et merci à vous pour votre écoute. A bientôt.
- Speaker #0
Ce qui me touche dans cette conversation, et c'est ce que Orlane décrit, c'est tous les blocages, les mémoires, ce que le corps porte sans pouvoir le dire. Et c'est exactement ce que j'observe dans mon cabinet. Et les personnes en parcours de fertilité, ont souvent besoin d'un espace qui ne soit pas médical, pas analytique, juste un espace où le corps peut enfin déposer ce qu'il tient. C'est ce que je propose en consultation, et à travers la méthode Inessence et le Bricework. Alors si vous sentez que vous portez quelque chose que les traitements n'ont pas encore atteint, vous pouvez me retrouver en consultation. Et si vous êtes professionnel de santé, ou thérapeute, ou coach, et que vous vous accompagnez, ou vous souhaitez accompagner des personnes en parcours de fertilité, et que vous sentez qu'il vous manque des choses pour aller plus loin, pour être plus pertinent, pour être plus reconnus par les médecins et par vos patients. La formation professionnelle Innaissance est ouverte et la prochaine promo commence en septembre. Enfin, si cet épisode vous a parlé, abonnez-vous, mettez 5 étoiles et partagez-le à quelqu'un qui en a besoin. A très vite dans l'instant Innaissance. Merci d'avoir écouté l'instant Innaissance. Si cet épisode vous a parlé, prenez quelques secondes pour mettre 5 étoiles au podcast et à vous abonner. C'est ce qui m'aide le plus à le faire rayonner. Vous pouvez aussi le partager à une personne pour qu'il cela fera une différence aujourd'hui. Et si vous voulez aller plus loin vers une vie plus douce, plus sereine et avec plus d'énergie au quotidien, inscrivez-vous à la newsletter Inescence et suivez-moi sur vos réseaux préférés. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.