- Speaker #0
Bienvenue sur la Batterie Podcast saison 2. Bonjour et bienvenue pour un nouvel épisode de la Batterie Podcast. Cet épisode est la suite de la visite des ateliers Asba, où les repreneurs de la marque ont bien voulu nous ouvrir leurs portes. Vous avez ainsi pu visiter l'atelier et puis aussi avoir un pont d'histoire de cette marque française. Aujourd'hui, deuxième partie avec Philippe Nass, que je suis très heureux de recevoir. Philippe Nass est un spécialiste de la batterie française. Il anime notamment des conférences sur ce sujet. Il a une émission de radio. Il organise des expositions. Et bien entendu, il joue lui-même de la batterie. Il va donc nous raconter dans cet épisode l'histoire d'Asba à partir de 1927 jusqu'à ce que l'entreprise ferme dans les années 80. Voilà, c'est parti tout de suite avec Philippe Nass. Bonjour Philippe, heureux de te recevoir ici à La Batterie Podcast.
- Speaker #1
Merci Didier, bonjour. Oui, on se voit pour la première fois, mais à distance. Eh bien, écoute, oui, je suis ravi de ton invitation à parler de l'histoire de la naissance de la batterie en France et pas à la Nouvelle-Orléans comme l'a très bien fait Guillaume récemment. Moi, je vais me présenter un peu, je suis batteur. Bon, depuis l'âge de 10 ans, donc ça fait un certain nombre d'années, je ne vais pas me vieillir tout de suite. Plutôt batteur de jazz et de musique improvisée. Je suis percussionniste également, et puis réalisateur de films et un peu historien. Donc c'est pour ça que tu m'as appelé, parce que j'ai fait, pour le Mupop, qui est le musée des musiques populaires qui se trouve à Montluçon, un travail pendant près de deux ans. pour monter une exposition sur la naissance de la batterie en France. Donc, pendant deux ans, j'ai fait des recherches, et puis finalement, j'avais déjà commencé un petit peu avant, notamment en faisant un ensemble de films documentaires et pédagogiques sur les percussions du monde. Donc, voilà, comme toi, de l'audiovisuel pour... pour mobiliser les musiciens sur des techniques, mais aussi sur un enracinement culturel d'essais musiques qui, au quotidien, font vivre des sociétés. Donc, c'est une dimension souvent un peu comme ça, sociale, qui m'a mobilisé, sociale, au sens de... Bien sûr, il y a la facture instrumentale, mais il y a comment les instruments, en évoluant, font évoluer la musique, ou comment la musique fait également... se modifier la facture instrumentale. Et donc la question organologique de la batterie, comme c'est un instrument très récent, moi je dis qu'il a un siècle, un siècle, il y a eu quelques jours. Alors bon, bien sûr, tout le monde me dira non mais l'accouchement a été long, dis donc, si ça ne fait qu'un siècle. En fait, juste pour situer, c'est un instrument de la modernité. Et donc l'archéologie, les recherches archéologiques et historiques pour ces instruments, comme tu le fais, sont relativement aisées, puisque depuis un siècle, allons disons 150 ans, on a quand même des traces écrites, on a des brevets, on a des catalogues, on a des photos, des films, et c'est passionnant de redonner vie à tout ça, pour mieux comprendre ce qui a fait naître cet instrument. et dans quel contexte et avec quels acteurs. On le fait, toi comme moi, parce qu'on pense, peut-être, en tout cas moi je pense, que trop souvent on approche un instrument sans en connaître son histoire. Et finalement, on fait boum, tape, boum, boum, tape, on est content, on se défoule un peu, on fait de la musique avec les potes dans les caves ou avec les copines. Mais c'est souvent bien plus que ça. La création d'un instrument aussi métissé que la batterie au XXe siècle, ça a du sens. Ça a du sens aussi pour la façon dont on peut l'approcher. Pas que d'un point de vue technique, mais aussi d'un point de vue créatif et dans les relations humaines. C'est peut-être un peu prétentieux tout ça, mais j'y crois. Je pense que c'est nécessaire de faire cette transmission.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment ce qui m'a décidé à faire le podcast. C'est exactement ça. Je me suis aperçu qu'on connaissait peu son histoire et que ce n'était pas très facile d'avoir quelques pistes.
- Speaker #1
Voilà, alors, pour autant, avec Internet et puis les archives, on a des choses, mais ça demande du boulot quand même. Et là, aujourd'hui, donc... Moi, la première fois que je suis tombé sur une batterie ancienne fabriquée en France, c'est au milieu des années 80, vers 1985, donc ça commence à faire un moment. C'est une vieille batterie qui est sortie d'un grenier. C'était une Mass Patcher, qui est en fait une batterie fabriquée par une entreprise française à la fin des années 40, juste après hier, qui s'appelait Sematone, et qui était en lien avec Paul Becher. Et je me suis rendu compte que cet instrument n'avait rien à voir avec celui que je jouais. J'étais en train d'apprendre de jouer depuis une vingtaine d'années. C'est-à-dire, non pas une vingtaine d'années, pardon. une bonne dizaine d'années. C'est-à-dire que cet instrument, avec ses peaux animales, ses fûts aux dimensions improbables, ses cymbales qui étaient des bouts de cuivre formés, mais pas des vrais cymbales, qui avait un son assez rustique, au sens peu puissant, mais aussi très expressif. Je me suis dit, tiens, c'est bizarre, finalement. les batteries que Modernes ont à voir avec cet objet, mais ils ont forcément énormément évolué. Alors, comment ça se passe en France, si on remonte un petit peu à plus d'un siècle ? Je vous propose de remonter vers 1880, et on va aller à Grenoble. Et à Grenoble, il y a un gars qui s'appelle Hippolyte Michaud, qui invente... une batterie. Alors 1880, c'est intéressant parce que c'est à peu près l'année où aussi on va avoir les premiers brevets de pédales de grosse caisse. C'est intéressant parce que sans pédales de grosse caisse, il n'y a pas de batterie. Et puis il n'y a pas de batterie sans tabouret non plus. Mais en 1880, aux Etats-Unis, il y a Onley qui invente cette pédale de grosse caisse et qui va Merci. commencer à disposer autour de la grosse caisse une caisse claire, une cymbale. Puis bon, premier plan social de l'histoire de la musique, au lieu d'avoir une section 3 percussionniste, on va avoir qu'un seul batteur qui va jouer toutes les parties en polyrythmie. Et voilà, c'est toute une évolution intéressante qui fait que l'idée, je crois, c'est d'inventer un nouvel instrument qui va... permettre à un seul percussionniste de jouer les différentes parties. Donc l'idée c'est de rassembler plusieurs instruments. Aux Etats-Unis c'est lié au métissage, aussi bien les Africains qui arrivent comme esclaves, les Chinois qui s'installent, les Irlandais, enfin tout un tas de cultures qui vont amener leurs instruments pour en fabriquer plus qu'un. En France, Hippolyte Michaud, j'y reviens, va inventer la michaudière. Donc, c'est quoi la michaudière ? C'est une grosse caisse dans laquelle il intègre à l'intérieur tout un ensemble d'instruments, des cymbales, des cymbalettes, une tarole, des cloches, un triangle, etc. Et par deux trous, il va rentrer les mains dans la grosse caisse. Il a une trappe de visite, une trappe pour voir ce qui se passe dedans et il joue dedans. C'est une grosse caisse orchestrale, il appelle ça. Donc, c'est intéressant. Je ne suis pas sûr qu'il y en ait eu beaucoup de fabriqués. On n'en a pas retrouvé, en tout cas, pas moi. Mais par contre, on a retrouvé des brevets, des publicités, des brevets vendus à l'étranger. Donc, il y a eu quand même un engouement. On est en
- Speaker #0
1880 environ. Est-ce que ça a quelque chose à voir avec les hommes orchestres, cette histoire de batterie comme ça, de la bichaudière ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Le batteur est un homme orchestre, puisqu'il joue plusieurs instruments à la fois. Donc, je pense que l'idée de la Michaudière, c'était plutôt d'avoir un instrument qu'on installait dans un lieu de spectacle, et comme ça, on avait tout sous la main. Parce qu'il faut quand même situer l'instrument, il faisait 1m30 de longueur. C'était au moins du 28 voire 30 pouces de diamètre. C'était un instrument relativement intransportable. D'ailleurs, toujours le problème des batteurs, c'est de transporter leurs instruments. Donc c'est un côté homme-orchestre, oui, bien sûr. Et d'ailleurs, si on recherche un petit peu, en France, si on recherche dans l'histoire du développement, de la conception même des instruments, On dit que la première pédale, c'est 1880 aux Etats-Unis. Moi, je fais des recherches et je tombe sur un document de 1807 qui représente un homme orchestre, donc on est sous Napoléon, qui joue effectivement plusieurs instruments, y compris une grosse caisse avec visiblement une pédale au pied. Donc, en fait, l'invention de la batterie, ce n'est pas uniquement aux États-Unis avec le jazz, c'est aussi dans d'autres pays où on invente cet instrument, déjà peut-être même depuis plus longtemps que ça. Et puis, on peut aller chercher le rapport à la mécanisation aussi, les pédales, les systèmes de fixation. C'est aussi l'industrialisation, le système d'amélioration technique de fabrication mécanique. qui va permettre la batterie d'exister. Si on part encore plus en arrière, du temps de Léonard de Vinci, il invente une batterie avec un système de cam et de batte et d'entraînement de ces cams, de ces engrenages qui vont permettre de jouer des rythmes en déplaçant comme une brouette l'instrument ou en faisant tourner une manivelle. Je ne sais pas si tu vois de quoi je veux parler. Et là, ça se passe, c'est Léonard de Vinci, il n'est pas américain, les États-Unis n'existent pas, et puis il est italien, puis il fait ce dessin, c'est une sanguine, en France, une certaine. Donc, ce qui est intéressant, c'est de penser que cet instrument qu'on dit tout à fait moderne a eu aussi des métissages, et en fait déjà dans les tuyaux, par des recherches techniques, et aussi par la volonté de permettre à des hommes... de jouer plusieurs instruments.
- Speaker #0
Ok et oui la question donc que j'avais envie de te poser tout de suite après après ce préambule c'est comment cet instrument parce qu'on a vu là avec le podcast comment l'instrument est né aux Etats-Unis et j'avais envie de te poser tout de suite comme question comment il est arrivé en France ? Est-ce que là, ce que tu viens de nous raconter, c'est aussi le préambule à ce qui va se passer en France ? Ou est-ce que simplement l'idée de Michaudière, ça va être un peu abandonné, puis repris par la suite sous une autre forme ? Peut-être une forme plus américanisée ?
- Speaker #1
Alors, la Michaudière, c'est quand même un cas particulier, mais c'est intéressant, puisque au lieu de... tout mettre autour de la grosse caisse et fixer sur les cerclages avec des pinces et les objets, lui il a tout mis dedans donc on est dans un le concept de tout rassembler en un seul élément c'est ça qui va déterminer ensuite la logique de la fabrication de la batterie on n'oublie pas qu'aux Etats-Unis trap kit ça vient de contraption, contraption étant un mot qui veut dire bidule, truc machin, ensemble de bidules Bordel de machin, comme on dirait. Donc, on est bien dans quelque chose où chaque batteur va inventer un instrument. Et aujourd'hui, encore, moi, je pense qu'on est dans cette idée qu'il y a autant de batteries que de batteurs. Je ne suis pas sûr de pouvoir jouer sur ta batterie, par exemple. Et inversement. C'est l'instrument qui va permettre le plus à un musicien de s'investir dans la conception de l'objet, qui va permettre de faire de la musique avec vraiment pas grand chose en plus. C'est un peu culotté de vouloir faire de la vraie musique en tapant, en frottant, en faisant du bruit, en faisant du charivari. En France, dans les années 20, on dit que faire de la batterie, d'ailleurs on ne dit pas une batterie, on dit un jazz band, tellement c'est lié. à cette modernité, cette nouvelle musique syncopée, on dit que c'est un peu faire du ramdam. C'est aussi, après-guerre, puisque c'était ta question, comment la batterie arrive en France, elle arrive en même temps que les rythmes syncopés des musiciens noirs américains ou portoricains qui viennent se battre en 1918 et dont certains resteront en France. Très peu survivront. quelques... qui vont rester ici, genre Buddy Gilmore ou Louise Mitchell, vont développer une approche nouvelle en proposant un instrument qui est plus un instrument musical, spectaculaire, qu'un instrument pour accompagner la danse, comme ça va se passer pourtant après la Première et la Deuxième Guerre mondiale aussi, où on va avoir un mouvement de danse mania. Et la danse mania, c'est tout le monde veut vivre à nouveau, jouir de la vie à nouveau, après guerre, c'est l'horreur. Il y a une formule qui est de dire, la batterie, c'est l'instrument qui va permettre de faire plus de bruit que la guerre. Et forcément, sur les plateaux de danse, les parquets de danse, on dit... Il y a des centaines de danseurs et ça fait du bruit. Donc les quelques musiciens qui jouent d'instruments qui ne sont pas amplifiés, pas d'amplification à l'époque, vont avoir besoin peut-être d'un batteur pour projeter le son jusqu'au fond et donner la pulsation. Et aux États-Unis, pareil, la batterie va servir d'abord la danse et puis après aussi une expression plus... émanciper. Je pense qu'il y a cette dimension-là aussi. C'est-à-dire qu'après la Première Guerre, l'instrument n'existe pas encore vraiment. Donc tout est à faire, tout est à inventer. On dit que les musiciens de Baloch, pour jouer, il va falloir qu'ils se fassent entendre, qu'il y ait un batteur avec eux. Sauf que trouver un batteur qui sait jouer, forcément ça n'existe pas, puisqu'on est en train d'inventer l'instrument. Donc, ce qui va se passer, juste vers 1925-1926, il y a des musiciens comme Albert Bergerot, par exemple, qui sont des facteurs reconnus encore en activité en France, un des champions du monde des claviers, des marimbas, des xylos aujourd'hui. C'est encore 50 personnes qui travaillent. Je crois que c'est Buffet Crampon qui vient de racheter l'entreprise, d'ailleurs. A l'époque, que Bergeron, il était accordéoniste, mais violoniste, il se dit, comment je vais faire pour aller animer des balles si je n'ai pas de batteur ? Ils veulent tous un batteur, c'est moderne, ça fait le son, c'est une nouvelle façon de faire danser. Il invente une batterie, vous la connaissez peut-être, peut-être qu'il y aura une illustration sous les yeux à présenter, cette batterie dite automatique où en fait, le musicien comme il joue déjà de l'accordéon qu'il avait de main prise, ou du violon, ou du saxophone, je ne sais quoi, il ne lui reste que les pieds pour jouer. Donc il fabrique des pédales, une batterie automatique et verticale, avec un ensemble de pédales qui vont commander un coup de grosse caisse, un roulement de tambour, un coup de cymbale, etc. Et il va s'accompagner lui-même. Donc ce qui est intéressant peut-être, C'est... De se rappeler qu'en France, certes, on n'a pas l'invention du jazz comme aux Etats-Unis, mais on a d'autres musiques pour danser. Et on a des accordéonistes, on a le musette aussi, avec Émile Vaché, on va avoir des tas de lieux où une musique vivante et populaire va se saisir de la batterie en même temps. C'est de celui qui illustre le cinéma. Ça ne va pas être uniquement de faire de la musique pour accompagner en duo le pianiste ou l'organiste. Il y a beaucoup dans les grands cinémas, avant qu'il y ait le cinéma sonore, avant 1927, les réalisateurs demandaient à des compositeurs d'écrire des musiques. Donc le film était livré dans les cinémas avec une partition. et des organistes ou des pianistes jouaient la partition dédiée au film en question. Le rôle du batteur, ce n'était pas tout à fait celui-ci, c'était de coloriser, encore une fois, bien sûr, la batterie, c'est les nuances. Un batteur qui ne nuance pas, il pourrit toute la musique. Un batteur qui ferait des mauvais bruitages va abîmer le film aussi. Donc son rôle, et là c'est intéressant, c'est de penser que le percussionniste qui va éventuellement jouer un peu la batterie, avec une tablette d'ailleurs posée sur la grosse caisse qui permet de poser des accessoires, d'utiliser le flexatone, d'utiliser des petits morceaux de bois qui vont imiter le bruit du cheval qui trotte, ou le petit sifflet qui gazouille comme les oiseaux qu'on voit dans leur cage dans le film. La question c'est que qu'est-ce que ce batteur, on n'a pas de traces, très peu de traces, sur ce qu'il faisait réellement. Est-ce que, imaginons une scène, scène d'amour, ou d'amoureux plutôt, qui s'embrassent sur un sofa. Ils sont... dans un salon où il y a justement la cage avec le canarier au-dessus. Puis on voit en arrière-plan une fenêtre ouverte qui donne sur les champs avec des vaches et des clarines, des cloches autour du cou. Qu'est-ce que le bruiteur va sonoriser ? Les smacks des amoureux, le chant du canarie ou les clarines au fond en arrière-plan ? C'est ça, c'est évident. Des fois on n'entend pas la musique. Mais si elle n'est pas là, d'un seul coup, on se rend compte qu'elle n'est plus là. Et je pense que si on a, avant les années 30, on va dire, le temps que les choses se développent, insisté pour qu'il y ait des musiciens et des batteurs-bruiteurs lors des projections, c'est que c'était une plus-value, oui. Et très ouverte aussi. Autant les mélodies étaient écrites que la partie de l'interprétation des émotions sonores Je pense qu'elles étaient ouvertes et les batteurs aujourd'hui ont toujours cette sensibilité. Alors 1927, c'est aussi l'année où la plus grande entreprise de fabrication de batterie en France, en tout cas celle qui est la plus connue à l'international, la marque Asba, va naître. Donc il nous reste deux ans pour faire le gâteau. Et pour raconter cette histoire, bon, tout le monde connaît l'acronyme ASBA, vous connaissez tous l'idée, c'est Alfred, S comme Simone, B comme Boudard et A comme accessoire. Alfred et Simone, Boudard, accessoire. Bon, pour situer un tout petit peu, ce n'est pas la première marque de batterie en France. On sait que On a d'autres artisans ou même des entreprises, des manufactures quasi-industrielles qui préexistent à Asba. Donc il faut quand même les citer. Forcément, il y a l'entreprise Quenon. Amédée Quenon, en 1911, il part aux États-Unis, il va voir M. Cohn et puis ils font des échanges de business. c'est pas forcément cône qui exporte, c'est Quenon qui va exporter aux Etats-Unis. En 1922-1924, ils font un catalogue de 80 pages où ils présentent tous les accessoires pour le jazz. Le jazz étant entendu comme l'instrument qu'on appelle communément maintenant la batterie.
- Speaker #0
C'est le même cône qui va racheter Slingerland et Ludwig pendant un temps ?
- Speaker #1
Et voilà, c'est la plus grande entreprise musicale d'instruments de musique aux Etats-Unis et peut-être même au monde. D'ailleurs, Swingerland renaît, comme tu le sais, de ses cendres.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Voilà. Je ne sais pas si c'est avec les moules qui ont été préservées, ou si c'est une nouvelle... Parce qu'il y a quelques années de ça, tous les moules Swingerland étaient à vendre aux enchères sur eBay. Bon, voilà. Bref, c'est hors sujet, pardon. On peut couper.
- Speaker #0
Au contraire, c'est dedans. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Puisqu'on parle de code.
- Speaker #0
C'est l'histoire de la batterie. Oui, oui.
- Speaker #1
Voilà. On a aussi la fameuse entreprise de Paul Becher qui préexiste, puisque c'est 1850 ou 1860, je ne sais plus exactement, mais c'est le plus ancien magasin de musique français qui a aussi fabriqué des batteries jusque tardivement. Il y avait même notre fameux Jean Medjer, l'inventeur de la marque Medjas. dont tu as fait une synthèse dans un précédent podcast qui était un des artisans luthiers qui travaillaient chez Le Cher. On en a plein d'autres, des tout petits artisans. Alors ça va du gars qui travaille tout seul, limite qui fabrique sa propre batterie dans la cabane au fond du jardin jusqu'au petit... Petit artisan, je pense à Paul Cocos, qui était situé à Paris, rue Myra, à côté de chez Adolphe Sax. Bref, on a plein d'artisans, même en province, qui fabriquent des instruments, parce qu'il y a une forte demande. En 1927... Alfred Boudard, lui, avant tout, il est musicien. Il est violoniste, chef d'orchestre. Il joue aussi du saxophone. Et comme me disait Marc Perrin, qui est un des descendants qui a géré l'entreprise Asba à la fin des années 70, en fait, Alfred Boudard, il était chef d'orchestre, violoniste, et quand il se reposait de son métier de violoniste, il jouait du saxo. Donc en fait, il ne s'arrêtait pas. Et en 1927, forcément... Il se rend compte que ce n'est pas si simple la vie de musicien, les tournées d'été dans les casinos. Et puis, il est très proche des réalités quotidiennes, puisqu'il est lui-même musicien. Et il se rend compte qu'il manque des accessoires pour faciliter la vie des instrumentistes. Alors, il fabrique quoi avec sa femme, à quatre mains, Simone ? Il fabrique... des pupitres, puis des stands pour poser le saxophone ou le violon sur scène. Quand on passe d'un instrument à l'autre, on ne sait jamais quoi faire de l'instrument. Et ça, c'est leur premier travail. Jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que la batterie, c'est en plein développement, qu'il y a une forte demande. que tout le monde fabrique des fûts. Alors, un des plus exemplaires, c'est quand même Adolphe Sirichelli, que j'ai oublié de citer tout à l'heure, qui, en fait, a donné ensuite à la marque Capelle, donc Jacques Capelle. Sirichelli, il est important parce qu'en 1924, il dépose un brevet pour cintrer les fûts. Et ce n'est pas du tout sur ce schéma-là. que ne sont pas la niche que vont viser Simone et Alfred Boudard. Eux, ils vont s'intéresser aux accessoires. Une batterie sans accessoires, ça n'existe pas vraiment. D'ailleurs, en 1927, je ne suis pas sûr qu'il y ait encore beaucoup de pieds de cymbales. Je pense même qu'il n'y en a pas. Tout est fixé avec des pinces sur les cerclages des grosses caisses. On bricole. Et c'est un champion de bricolage, paraît-il, Alfred. C'est un garde super ingénieux. Et donc, il va fabriquer tous ses accessoires, d'abord pour l'ensemble des musiciens, puis spécifiquement pour la batterie. Ça prendra un peu de temps. Il va faire des sourdines aussi. Après-guerre, il va jouer avec Jacques Elian. La légende dit qu'un des trompettistes avait oublié sa sourdine. et qu'il en a bricolé une dans une chambre d'hôtel pendant la tournée du côté de Cannes avec un morceau de carton plié et que ça marchait très bien et puis hop ça y est il s'est lancé dans les sourdines mais finalement il va développer encore sa créativité en fabriquant cette fois-ci réellement des batteries mais très tardivement parce que entre 1927 et 1948 il y a quand même 20 ans, 21 années, qui vont s'écouler avant qu'Alfred dépose un brevet de batterie qui s'appellera Bibop et qui est un instrument complètement incroyable qui remportera le prix du concours Lépine à Paris. Donc c'est le côté un peu magique de l'entreprise Asba, c'est ça, c'est d'inventer comme il se doit des instruments modernes et et innovant par rapport à ce qu'on connaît. La particularité de cette batterie, je peux la décrire comme ça, tout est aussi, comme Hippolyte Michaud, tout est dans la grosse caisse. C'est-à-dire qu'il y a une trappe qui s'ouvre, donc la trappe qui est une petite tablette, n'est-ce pas, où on peut poser les baguettes, les accessoires, les fameux accessoires Asba, et dans cette trappe, il y a un coffre, On retire le coffre, dedans il y a tout, le hardware, les accessoires, le petit matériel. On referme le coffre, ça devient un tabouret.
- Speaker #0
Et dans la grosse caisse, il y a des tiges métalliques sur lesquelles on va pouvoir suspendre des cymbales. Donc au lieu de les accrocher sur les cerclages, ils coulissent à l'intérieur de la grosse caisse. Et on a également sur le côté des rotules, des rotules sous forme de boules, qu'on verra bien plus tard ressortir chez Rogers. ou chez les Italiens, Meadzi et compagnie, lui déjà en 1948, il pense à ça. Donc on fixe les tomes sur ses rotules, mais tout est solidaire à la grosse caisse, où la grosse caisse permet de ranger tous les éléments. Ça c'est exceptionnel. Pourquoi ça n'a pas marché ?
- Speaker #1
À mon avis, ça doit peser un an de mort, non ?
- Speaker #0
C'est ça, voilà. Je crois, c'est mon hypothèse aussi. Mais voilà, tout est permis en fait. Et aujourd'hui encore, je trouve que c'est un instrument magique la batterie. C'est qu'on est toujours en train de chercher la position idéale, le petit accessoire qui va bien. On en est à combien ? Centaines de milliers de brevets de pédales de grosse caisse. Alors que depuis 1909, tout est dit. La messe est dite avec la pédale Ludwig. Donc il y a quelque chose comme ça, une innovation permanente. qui est sympathique.
- Speaker #1
Non seulement c'est sympa, mais c'est inédit à cet instrument. Moi, je vois que les synthés pourraient être aussi novateurs. On cherche toujours plus, le petit plus.
- Speaker #0
C'est vrai. Et on cherche même à synthétiser la batterie, d'ailleurs. Je ne suis pas sûr que ça... C'est intéressant pour les batteries électroniques quand on joue au casque et tout, d'avoir un son, des modélisations chouettes. Pour autant... C'est une petite parenthèse, mais moi, je pense qu'il n'y a pas le même avenir, c'est pas la même fonction. Nous, on joue d'un instrument qui est composé d'éléments qui sont différents les uns des autres, on l'évoquait tout à l'heure, chaque batteur va choisir la taille de son flux, l'angle de, la résonance, l'angle de position, le type de cymbale, etc. Mais c'est l'ensemble de ces éléments qui sonnent les uns avec les autres, qui résonnent les uns avec les autres. Ce qui fait que, encore une parenthèse dans la parenthèse, si on met les ingénieurs du son qui mettent, alors ça dépend des musiques qu'on joue, mais qui mettent un micro par élément, je pense qu'il ne faut pas qu'ils oublient de mettre les overheads au-dessus, parce que le son, il est aussi dans sa totalité. Et le son fabriqué par les overheads, retransmis par les overheads, c'est le son réel du batteur. Tous les micros de proximité où on peut trafiquer, compresser, etc., ce n'est pas le son du batteur, c'est le son de l'ingénieur du son. À voir, à réfléchir. Ça se négocie toujours.
- Speaker #1
Ça dépend de toute façon du style dans lequel le batteur évolue.
- Speaker #0
Bien sûr. Mais comme instrument qui aurait un caractère acoustique, et spécifiquement acoustique, où les éléments interagissent entre eux, je pense qu'il faut penser que le son doit être amplifié, mais pas transformé. C'est intéressant de respecter justement la recherche sonore du batteur, puisque c'est une très grande partie de son travail. Je reviens sur Asba. Bien sûr. On est en 1948, première batterie. Simone décède en 1951, donc elle n'a pas le temps de voir tellement le développement de la fabrication des batteries au sein de l'entreprise. Et Boudard, Alfred Boudard, pas beaucoup plus, parce qu'en réalité il quitte les affaires d'Asba en 1953. Simone décédée. C'est pas facile pour lui. Et puis finalement, il tombe amoureux et puis il part vivre sur la côte d'Azur. Voilà. Et c'est Jacques Perrin, son neveu, qui va reprendre les règnes. Et finalement, la grande partie du développement d'Azba, c'est Jacques Perrin, plus qu'Alfred Boudard. Donc des petites innovations chez Azba, il y en a d'autres. Il y a en 58, ils fabriquent leur propre peau, les fameuses dermaplastiques. C'est du millard, donc ils ont leur propre fabrication, mais qui est très artisanale. J'ai quelques documents où on voit les ateliers, ils les fabriquent l'une à l'une, forcément, mais avec plusieurs instruments, enfin c'est pas du tout industrialisé. Autre développement d'Azba, c'est en 1953, il faut que je regarde mes notes. C'est en 1956 qu'ils créent une petite fonderie. Avant, ils sous-traitaient tout. C'est-à-dire qu'ils assemblaient, en fait, avec des fûts en contreplaqué, ils assemblaient les batteries, mais ils sous-traitaient dans des fonderies toutes les pièces, les coquilles, etc. Donc, ils sont un peu limités aux coquilles et à quelques éléments de pédale. Et pourtant, on a des modèles de pédales As-Bas, qui s'appellent Swing, Record, 1947, etc., qui sont datés, qui sont des modèles très... Moi, ça me fait une certaine émotion, parce qu'aujourd'hui, c'est rare qu'on date les batteries. C'est peut-être revenu un petit peu pour les... Justement, chez As-Bas, il... Ils prennent soin aujourd'hui de labelliser, mettre des étiquettes à l'intérieur, tel numéro fait partie signée, etc. Alfred Boudard, il avait cette intelligence-là de bien personnaliser les objets, les dater. D'ailleurs, on voit, ça c'est intéressant, en 1958, ils font les pots d'herbaplastique, mais c'est qu'à partir de 1963... décident de normaliser la taille des pots. Parce que la révolution industrielle proposée par Billy Remo et Chuck Evans avec les pots en maillard, ça fait qu'en France, on a accès à des pots américaines, à un standard, et il faut que tout le monde s'y colle. Et dans le Hasba, dès 1962-1963, ça y est, ils décident. Mesure internationale, c'est écrit dans les fûts. Il y a cette attention portée aux instruments, ce qui n'est pas forcément le cas des autres instruments fabriqués en France, excepté ceux de Adolphe Sirichelli, qui en 1910-1920, lui c'est un vrai luthier, je fais un petit flashback, mais lui c'est aussi un vrai luthier, il fait de la marqueterie, il décore les fûts d'une manière incroyable. incroyable, il est sublime, il sublime les batteries. Asbar, il sublime pas les batteries de cette manière-là, mais ils vont, par contre, pareil, innover, franchement, dans la finition, en mettant des finitions, on connaît la finition AltuGlass, les fûts avec un revêtement en liège, et puis les fûts métal, voilà. Donc, surtout... plein de points de vue à innover et aujourd'hui peut-être qu'ils vont y arriver encore ils y arriveront forcément parce que comme ils sont peu nombreux et qu'ils sortent je crois à 4 batteries par semaine forcément les objets transpirent le travail attentif des artisans on peut dire aussi que Asba, finalement, tout le monde le sait, je crois, s'est arrêté en 1983. Mais les dernières années, c'est toujours la famille Perrin, c'est Marc Perrin qui était non pas aux commandes de l'entreprise, mais aux commandes des relations internationales. Et ils ont réussi des très très jolis coups, notamment avec les États-Unis et avec Ludwig, qui leur achetait la fameuse... Pédale Carolina Sba, qui aujourd'hui ressort, je crois, je crois qu'ils ont décidé d'en refabriquer aussi. Oui,
- Speaker #1
effectivement, j'en ai une d'ailleurs. Est-ce que ça c'est une invention de Perrin également, cette pédale ?
- Speaker #0
Je ne voudrais pas dire de bêtises, je crois qu'il y a eu plusieurs musiciens, alors c'est une particularité d'Azba aussi, c'est qu'ils ont toujours été très proches des musiciens, je pense qu'ils n'ont pas hésité à en endorser beaucoup, endorser au sens de leur prêter passé même du matériel. pour faire une publicité auprès des batteurs de variété ou de jazz. Je crois que Daniel Humer a été impliqué dans le développement de cette pédale. Daniel pourrait nous le confirmer, j'en suis quasiment sûr. Ainsi qu'une autre pédale qui est celle de Charleston qui s'appelait Véronique, Véronica. Caroline et Véronique sont les filles de Daniel. C'est les prénoms des filles de Daniel. Voilà donc... qui est le plus inventif là-dedans, c'est savoir répondre aux attentes des musiciens qui eux-mêmes n'ont pas toujours facile de dire ce dont on a besoin. « Ah, je voudrais qu'elle soit rapide, souple, légère, durable. » Bon, voilà, et après, je me fais quoi ? Donc, ils ont fait un joli coup à l'international avec ça. Et puis, bon, ce qui est dit... Ce que disent la famille Perrin, c'est que ce qui les a tués, c'est le développement de la fabrication japonaise. Excellent savoir-faire, ils comprennent tout tout de suite, ils fabriquent pour moins cher, et puis ils ont une force de frappe économique à l'international qui fait que... Il y a quelques magasins parisiens qui ont cherché quand même à... défendre la facture instrumentale. Il y a eu des grands des magasins spécialisés à Paris, notamment dans Drums Market. Mais pour eux, ce n'était pas difficile de défendre la facture instrumentale parce que c'était Jacques Capelle qui était le propriétaire du magasin. Donc forcément, Jacques Capelle, Orange, vous connaissez l'histoire, ça pourrait être un autre podcast sur l'histoire de Céric Kelly, Sonic. qui appelle Orange une belle histoire de la facture française mais il y a aussi Jean-Paul Lolland qui aussi était un un vrai excellent batteur qui faisait le métier mais qui a aussi propulsé essayer de vendre au mieux des batteries françaises je pense notamment aux batteries Gary qu'il installait aux premières loges de son magasin il les réglait les gens ils arrivaient attends je vais te la jouer un petit peu parce qu'il était batteur et forcément c'était deux fois moins cher que le Ludwig donc il n'y avait pas photo mais bon avec le temps tout ça c'était et désormais il n'y a que quelques marques quelques artisans qui tentent le coup mais il y en a peut-être pas loin d'une dizaine en France quand même
- Speaker #1
Est-ce que, moi je voulais te poser une question toujours sur Asba, est-ce que c'est, disons dans les années 80 ou 70, est-ce que Asba était un peu plus qu'un artisan ? Est-ce que c'était une usine, entre guillemets ? Est-ce que c'était développé fortement ? Ou au contraire, comme beaucoup d'autres, c'était quelques personnes ?
- Speaker #0
Il y a l'époque de la croissance entre 1950 et 1960. 60-70, il y a une cinquantaine d'employés. Donc c'est une petite, c'est une PME. Voilà, c'est une PME. Donc ça reste une manufacture, je l'évoquais tout à l'heure, et on voit bien quand on a des archives, on voit les ateliers, bon ben c'est... Ce ne sont pas les usines de DW aujourd'hui. C'est forcément des petites équipes, deux gens de différentes générations. Je pense qu'ils étaient plutôt masculins. Peu de femmes, quelques-unes, plutôt dans les bureaux. Assez peu dans les usines, les ateliers. Contrairement aux États-Unis, on voit qu'il y a peut-être un peu plus mixé dans la facture. La particularité, c'est qu'ils partent d'ateliers à l'IMEI Brevan, qui sont assez petits. Ils n'ont jamais déménagé. Donc ils ont agrandi en poussant un peu les murs. Mais voilà, c'était familial, en fait. L'entreprise est familiale. C'est une entreprise familiale sur trois générations.
- Speaker #1
Le déménagement à Lyon, lui, s'effectue avec la première reprise. bien après les années 80.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est ça. Donc, c'est Guillaume Pornet qui relance ça avec des accords qui rachètent la marque et les accords de la famille Perrin, enfin de marque Perrin. Et puis, finalement, l'activité se déploie. Ils ont, ils développent même des, bon, peut-être qu'ils vous en ont parlé, ils développent quelques brevets d'une caisse claire avec un système où la tension de la peau, on peut se déplacer. il y a des... Pour le moment, je pense qu'ils sont plutôt à essayer de retrouver la qualité du savoir-faire de l'époque, plus qu'à innover, puisqu'il faut reconnaître que ce n'est pas simple. Je ne connais pas toute l'histoire de ces reprises, défaites et relances, mais espérons que ça marche. Je crois qu'ils font une chose que faisait... bouddhards et éperins de leur époque, c'est de bien accueillir les musiciens. On voit aujourd'hui, notamment dans le champ du jazz, des musiciens un peu renommés se doter du matériel azba. Bon, voilà, c'est une stratégie, il faut voir. Je ne sais pas si... Je ne sais pas si c'est des magnifiques batteries, mais c'est toujours bien d'avoir une batterie gratos, dans l'échange de quelques photos sur les réseaux sociaux. Je ne dis pas ça, je pense que ce sont des bonnes batteries de toute façon, il n'y a pas de soucis.
- Speaker #1
C'est sûrement des batteries aussi personnalisées, quelque part. Je pense qu'ils doivent travailler avec les artistes d'une façon... Tu veux qu'elles fluent,
- Speaker #0
tu veux qu'elles... Voilà, bien sûr. C'est ce qui se passait déjà dans les années 40, 50, 60, comme on l'a évoqué pour la pédale. Plein d'innovations. Je pense chez Asba notamment aux attaches tomes, des batteries qui répondent aux rêves des musiciens.
- Speaker #1
Très bien. Merci beaucoup Philippe pour tout ça. Cet éclairage sur ces batteries françaises, et en particulier sur Hasba, bien entendu. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Oui, avec plaisir. N'hésitez pas à aller faire un petit tour sur jazzband.fr. Et puis, j'ai quelques ouvrages sous le coude que j'aimerais bien publier, mais l'édition en papier est en scalais. Voilà, faire des potes.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu prépares, d'ailleurs, comme bouquin ? Est-ce que tu peux nous en dire deux mots, là ?
- Speaker #0
Oui, j'ai un bouquin sur justement la naissance de la batterie, que ce soit en France et aux États-Unis avec les connexions dont on a parlé, avec des documents, des archives un peu passionnantes. Et puis il y a toujours des portraits humains aussi là-dedans. Donc on connaît les grandes marques, Orange, Capelle, Medger, Asba, voilà celle-ci. Il y en a plein d'autres, des petites qui foisonnent. pour lesquels j'ai trouvé des documents intéressants. Et puis ce podcast qui s'appelle Drums Tempo. Mais moi, c'est que radiophonique.
- Speaker #1
Oui, oui, on sait. Je mettrai tous les liens. Je vais mettre tous les liens, bien entendu. Mais en tous les cas, sur jabsband.fr, c'est sûr qu'on peut trouver... Enfin, c'est une mine d'or concernant la batterie française, ça ne fait aucun doute. Merci pour ce travail. Merci beaucoup. Merci.
- Speaker #0
Ça a pris un peu de temps, mais c'était avec plaisir. À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt. Merci, Philippe. Voilà. Encore merci, Philippe Nass, pour cette histoire passionnante. Vous pouvez retrouver Philippe dans ses activités grâce au lien que vous trouverez en description. Avant de vous quitter sur un petit morceau de musique, comme on en a l'habitude, cette fois-ci, joué, évidemment, sur une batterie Asba, je vous invite à liker et à vous abonner. Et on se retrouve d'ici une petite semaine. avec un tout autre sujet puisqu'il s'agit de l'histoire des batteuses. Vous allez voir que là aussi, c'est un sujet passionnant que nous traiterons avec une interview d'Aïcha Djelè. Vous pouvez également me retrouver chaque mois dans Batterie Magazine avec la rubrique Un peu d'histoire. Voilà, à très bientôt. Au revoir.
- Speaker #2
Je pense que tous les amateurs de jazz ont été très heureux de vous entendre avec vos partenaires habituels, Maurice Vandère et Pierre Michlot. Alors ce soir maintenant, vous nous présentez un grand espoir et même une réalité du jazz français.
- Speaker #1
Oui, Philippe Combelle.
- Speaker #2
Combelle. Combelle, je crois que c'est un nom qui nous dit à tous quelque chose.
- Speaker #1
Oui, en effet, c'est un très grand nom dans l'histoire du jazz français.
- Speaker #2
Alix Combelle. Alix,
- Speaker #1
c'est son père, le père de Philippe.
- Speaker #2
Et Philippe Combelle est un batteur qui, à votre avis ?
- Speaker #1
Oh, certainement le plus grand espoir de la nouvelle génération de batteurs. en France, certainement.
- Speaker #2
Vous allez nous jouer avec ?
- Speaker #1
Nous allons faire un duel, un duel de batterie.
- Speaker #2
Un duel de batterie ? Oui, oui. Un duel, ça veut dire que vous allez jouer à deux batteries, tout seul ? Oui,
- Speaker #1
tout seul.
- Speaker #2
Je pense que c'est la première fois que cela se fait en France.
- Speaker #1
Je crois, oui.
- Speaker #2
Eh bien, merci beaucoup de nous avoir réservé cette innovation.
- Speaker #1
Un, deux, un, deux, trois.