Speaker #0Bonjour à toutes et à tous. Depuis plusieurs mois, j'ai envie de vous proposer des épisodes solos pour partager avec vous des récits plus intimes et personnels. Partager son vécu est une façon de réaliser le chemin parcouru tout au long des années. Et le faire aujourd'hui, après avoir traversé des périodes de vie intenses, a pour moi une portée symbolique forte. Je ne sais pas encore où cette exploration de l'intime nous mènera. Je crois que le chemin compte davantage que la destination. Si vous avez apprécié ce nouveau format, dites-le-moi sur votre plateforme d'écoute et partagez le podcast autour de vous. Je vous souhaite une bonne écoute du chemin. Je savais que j'allais enregistrer un épisode du chemin pour vous parler du trail de fond rumeux. Je savais pas encore exactement la forme que ça allait prendre, puisque je me suis équipée d'une caméra et que j'ai commencé en vlog. Ça, c'est un peu une première, donc on... On verra combien de temps ça me prend pour faire le montage. Ce sera sûrement plus rapide de monter ce podcast que de faire le montage des vidéos. Mais en tout cas, j'avais envie de vous parler de ce que ça me faisait d'être ici et de me mettre à nouveau sur une ligne de... de départ, seule, dimanche. La dernière fois que j'ai fait une course en solo, ça remonte à décembre. Et pour moi, celle qui avait aussi été très fondatrice, c'était celle du trail des Terils en septembre de l'année dernière. Parce que je trouve que quand on part seule, il y a quelque chose d'un peu particulier qui se joue. Parce que quand on est avec des amis, on a cette espèce de soupape un peu de sociabilisation avec des gens qu'on aime et dont on est proche. et avec qui on discute souvent jusqu'un petit peu avant le départ. Parfois, si on doit aller quelque part pour se rendre à cette course ou à cette épreuve sportive, on peut dormir au même endroit et donc avoir des discussions, etc. C'est un contexte que je trouve très différent que d'aller faire une course seule et de partir pour la faire seule. Pour ce trail, par exemple, ce matin, j'ai pris l'avion jusque Perpignan, puis le bus pour rejoindre le centre-ville, me poser, manger un bout. Et ensuite, j'ai eu la chance d'avoir un super blabla car qui a fait un petit détour pour me déposer au pied de la résidence où je loge à Font-Romeu. Et c'était super. Franchement, la route est tellement belle. Les paysages sont magnifiques. C'est vraiment un voyage dans le voyage que de regarder le paysage qui défile sur le côté de la route. Et donc, je suis arrivée dans ce petit appart de cette résidence au pied des vacances. Ce n'est pas le grand luxe, mais c'est fonctionnel et c'est très bien. C'est tout ce dont j'ai besoin. Les matelas sont bons et je vais bien dormir, donc ça c'est la seule chose qui m'intéresse. Je suis allée faire des petites courses, je me suis posée, boire un verre. En attendant, j'avais envie d'être un peu dehors après avoir passé cette journée dans les transports. Et je repensais au fait de qu'est-ce que ça représentait pour moi d'être ici aujourd'hui. Je me suis inscrite à ce trail juste après le Nouvel An. Je me rappelle que j'en avais parlé avec Stéphane pendant la soirée du Nouvel An où... le lendemain, je me rappelle plus peut-être c'était plutôt le lendemain, j'avais demandé son avis entre faire le 25 km le 42 km, etc puis moi je m'étais dit, tant qu'à venir ici tant qu'à faire le voyage, autant le faire pour un truc un peu costaud et donc faire le 42, donc le Carlit Marathon et je m'y étais en skit comme ça un peu sur un coup de tête mais aujourd'hui cette course là je sais pas en fait comment fait la vie pour qu'à chaque fois, enfin que très souvent tu prends le départ d'une course un peu significative, c'est souvent un moment qui est important pour toi aussi. Moi, en tout cas, ça me fait ça. Par exemple, si je repense à la course d'Ethereal, qui était le 28 septembre 2025, je crois que c'était deux semaines après que je me sois séparée. Et ça avait un espèce... Il y avait un truc très particulier sur le fait d'être sur cette ligne de départ, de prendre le départ de cette course, de faire un trail, d'y aller seule en plus. Enfin, voilà, je... A la fois, j'étais très contente d'être là ce jour-là. En même temps, je me disais, mais qu'est-ce que ça va aller et tout. Ça s'était très bien passé. J'avais passé un super moment. Et ça m'avait reconnecté à quelque chose de très profond chez moi. Ça m'avait fait beaucoup, beaucoup de bien. Toutes ces lignes de départ sur lesquelles je me suis positionnée ces derniers mois, il y en a eu beaucoup, quand j'y pense. Mais à chaque fois, elles m'ont permis d'avancer aussi. Et peut-être aussi de constater le chemin parcouru. Je pense aussi qu'il y a ce truc-là. Quand on est sur une ligne de départ, on pense à tout ce qu'on a fait pour arriver jusque là. Et moi, en fait, là, je pense à ces derniers mois, à la prépa IROX que j'ai faite avec Thibaut, aux 10 kilomètres que j'ai courus où j'ai amélioré mon record personnel. Je pense à toutes ces séances de course sous fatigue. Je pense même ultra récemment à l'entraînement que j'ai fait sur les terrils à Los Angeles, qui était trop bien. Donc franchement, je vois le chemin. Je pense qu'il y a un an, on m'aurait dit, meuf, dans un an, tu vas faire un trail marathon dans les Pyrénées. Je pense que moi-même, je me serais regardée et j'aurais ri en disant, mais n'importe quoi. Et en fait, là, j'y suis. En fait, je ne sais pas dire si je suis 100% prête. Je ne sais pas si on est toujours 100% prêt à faire une course. Mais je peux dire que ces derniers mois, je me suis beaucoup entraînée. J'ai beaucoup entraîné mon corps. J'ai très confiance dans mon corps, dans ses capacités. Je trouve qu'il a fait des trucs incroyables. Déjà, trois Irox en trois mois. Moi, ça me semble fou. Même 4 si je rajoute le test IROX qu'on avait fait avec Gwen, chez CrossFit Boubon avec Thibaut. Moi, ça me semble dingue de me dire mon corps a fait ça. Les deux dossards que j'ai pris sur des 10 km et qui étaient trop cools. Je trouve ça fou. Je trouve ça fou de me dire que cette enveloppe qui me porte, qui me soutient chaque jour, elle a été déjà capable de faire tout ça. Et donc, la perspective de me mettre sur cette ligne de départ dimanche matin, C'est aussi récompenser tout ce travail-là. C'est aussi dire, mon corps est capable. Et toi, tu vas être capable de le faire, Claire. Et ça me rend hyper heureuse. J'ai beaucoup de gratitude aussi, sur ces derniers mois, à m'entraîner ultra régulièrement. Six jours sur sept, quasiment tout le temps. C'est un sacré investissement en temps, en énergie. Ces entraînements, ils m'ont aussi nourrie de l'intérieur dans les moments où j'avais des doutes. Parce que ce début d'année-là, Il n'a pas été simple à différents points de vue. Parce que déjà, j'ai créé ma boîte l'année dernière. Démarrer une activité d'entrepreneur quand on a été pendant 18 ans salarié, ce n'est pas si simple. Il y a beaucoup de choses à travailler, c'est sûr. Il y a des choses à apprendre en tout cas, soit à désapprendre ou à réapprendre pour devenir entrepreneur, pour avoir son état d'esprit entrepreneur en tout cas. Et puis là, ces dernières semaines, il y a des choses incroyables qui se sont passées professionnellement parlant pour moi. notamment avec des missions hyper cool et ça c'est pour moi c'est vraiment formidable ça me donne de la visibilité ça me rassure aussi sur la pérennité de mon activité parce qu'il ya eu aussi des choses un peu difficile notamment un projet qui me tenait énormément à coeur de coopérative et qui s'est pas fait on va dire que au début Je me suis dit, ouais, c'est OK que ça se fasse pas, etc. Vaut mieux ne pas faire plutôt que de faire un truc et de se rendre compte qu'après ça ne fonctionne pas. Mais j'y avais investi du temps, de l'énergie et un peu de rêve aussi. Et il a fallu aussi digérer ça. Digérer que ce projet n'existe pas. Et ça, ça a été dur pour moi, je pense. Je ne l'ai pas très bien vécu. Après, il y a aussi mes histoires sentimentales dont je vous ai parlé dans l'épisode sur les applications de rencontres. Bon, ça aussi, à digérer. Et le fait d'être ici, à Font-Romeu, d'être seule aussi, ça me fait du bien. Ça me fait du bien, cette solitude, d'être là face à la montagne et de me dire que dans deux jours, j'aurai fait mon premier trail marathon, que je me serai mise sur la ligne de départ et que je serai partie pour le faire. Et ça, il y a quelques années, on m'aurait dit que je n'aurais pas cru. Et je pense que ça, c'est quand même une très belle victoire aussi. Déjà, rien que ça en fait. Rien que d'être... Moi, je trouve que parfois, juste d'être sur cette ligne de départ, d'avoir la possibilité de le faire, c'est déjà une victoire en soi. Et je pense qu'il ne faut pas l'oublier. Parfois, on a tendance à banaliser nos efforts, à banaliser certaines choses. Mais en fait, non, tout le monde ne fait pas ça. Tout le monde ne peut pas se mettre sur ce genre d'épreuve. Et le faire, c'est déjà incroyable. Donc, je suis très contente d'être là. Je suis très contente de vivre à nouveau ce moment. C'est un moment très particulier qui est une course. En plus de vivre à la montagne, il y a aussi quelque chose d'un environnement différent à apprivoiser. Pour moi, qui suis quand même une pure citadine. Même si j'adore la nature et que j'adore y être quand je suis en vacances, par exemple, c'est vraiment où les week-ends, ça me ressource beaucoup, beaucoup. Mais c'est vrai que dans ma vie au quotidien, je suis vraiment une citadine. Et parce que faire ce trail marathon, pour moi, ça représente aussi une première étape. En fait, je le fais sans pression. De toute façon, c'est mon premier grand trail comme ça. Premier trail de montagne, premier grand trail. Donc, je n'ai pas de pression sur le chrono. Par contre, là où je vais être hyper attentive pendant cette course, c'est à toutes mes sensations. Est-ce que je prends du plaisir à être là ? Est-ce que cet exercice du trail de montagne, est-ce que ça me remplit de quelque chose ? De bonheur, de joie ? Et si oui, ça sera probablement le début d'une nouvelle aventure. D'aller après petit à petit. pousser de plus en plus loin. Je ne dis pas que je vais faire un 100 miles, mais ce n'est pas ça du tout, en tout cas pas dans l'immédiat. Mais je me dis que j'ai envie, si jamais ce 42 km se passe bien, de pousser peut-être sur un 50, 60, 70, 80. D'essayer d'allonger les distances et de voir où ça nous emmène. Donc c'est vraiment un test grandeur nature. C'est pour ça aussi que je pense que je suis si impatiente de le faire et que ça avait aussi autant d'importance pour moi d'être là. Parce que j'aurais eu plein de raisons de me dire, oh non, c'est compliqué, ça coûte de l'argent de venir et tout. Mais bon, je croyais que ce n'était pas vraiment le sujet. C'est plutôt de se dire, j'ai envie d'être là, j'ai envie de vivre ce moment-là, j'ai envie d'avoir cette connexion puissante à la fois avec la nature et le vivant, et en même temps avec moi-même. J'ai envie... de voir ce que ça donne. Et puis après, on verra les prochaines, mais sachant que la fin d'année est quand même déjà bien balisée, mais ce sera plutôt pour 2027. Mais vraiment, j'ai envie d'y aller. J'ai envie d'y aller, j'ai envie de vivre ce moment, de kiffer la montagne, de repenser aussi à tout ce qui s'est passé ces derniers mois, et dans les trucs quand même qui sont cools pour moi, je trouve, si je devais reparler de l'aspect un peu de ma vie sentimentale. qui n'a pas été quand même méga joyeux, il faut le dire, néanmoins. Puisque moi, je reste quand même une éternelle optimiste. Cette déception que j'ai pu ressentir et vivre, et la tristesse que j'ai pu éprouver, ça m'a aussi montré que j'avais envie de revivre quelque chose. Que j'étais prête à ça, que j'étais prête à faire de la place dans ma vie pour une relation. Et ça, finalement, jusqu'à vivre ce moment-là, même si ça n'a rien donné, j'en étais pas sûre à 100% non plus. J'étais là, bon, peut-être que je suis bien seule aussi, que j'ai pas forcément besoin. Mais finalement, je me suis dit, si, ok, tu vois, tu peux le faire. Et tu peux faire de la place dans la vie, dans ta vie, pour vivre quelque chose de beau avec quelqu'un. Donc ça, c'est cool aussi. Parce que finalement, je voulais pas classer ce dossier sans avoir trouvé quelque chose à en retirer, un peu en mode qu'est-ce que je retire de ça ? Est-ce que c'est juste un truc un peu triste et puis rien ? Ou est-ce que j'arrive à... On sortit quelque chose qui apporte du positif et qui apporte de l'élan. Et finalement, oui, ça m'a rendu triste, oui, mais si jamais j'ai pu ressentir tout ça, c'est que je suis prête à le vivre ainsi. Et ça, ça m'a rassurée, parce que je n'étais pas sûre à 100% que j'étais prête à ça. Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle. Et donc, je... Je sais aussi que je vais vivre cette course avec tout ça, avec tout ce qui s'est passé ces derniers mois, avec les IROX, avec... tous les conseils que j'ai pu glaner. Par exemple, quand j'ai fait une sortie sur les trails de Los Angeles avec Fred, c'était trop bien. Déjà, il m'a dit plein de trucs. C'était quand même trop cool pour essayer de vivre ça bien. Je remercie aussi Camille qui m'a donné beaucoup d'astuces par message pour gérer les descentes notamment. C'est vrai que je me dis que j'ai envie de mettre tout ça en pratique. J'ai envie... J'ai envie de vivre ce moment, de le ressentir, peut-être d'avoir un peu peur, et c'est ok. C'est ok de sentir qu'on a un petit peu notre corps qui se serre à l'intérieur, parce qu'on va vivre un truc qui va être grand, et c'est bien, c'est très bien. Donc voilà, je continuerai sûrement. Ce journal audio, demain et puis à mon avis en début de semaine prochaine, quand j'aurai fait ce trim-marathon, pour vous parler de ce que ça a changé. Je pense que ça change toujours, on revient toujours changer d'une course quelle qu'elle soit. C'est pas que courir. Souvent c'est beaucoup plus que ça. On est la veille du départ, il est un peu plus de 20h, je vais pas tarder à aller me coucher. Et là, cette fin de journée, j'ai tout préparé, tous mes ravitaux, checké tout mon matériel, préparé mes fringues pour demain, les chaussettes... Voilà, tout est pris. J'ai que mon petit déj à faire, j'ai fait ma vaisselle, c'est parfait. Et mine de rien, je sens ce petit truc qui monte à l'intérieur. Mélange de stress, excitation, appréhension, peur, questionnement, interrogation. Que suis-je venue faire ici ? Pourquoi je me suis inscrite à un 42 km ? Pourquoi je ne me suis pas inscrite au 26 ? Enfin bref. tout ça quoi mais au final je pense que je suis très heureuse d'être là et c'est ce que j'essaie de garder profondément en moi puis là je vais aller me coucher, le réveil va sonner à 4h demain parce que moi j'ai besoin d'un petit peu de temps le matin pour me mettre en route le temps de prendre une bonne douche de prendre un bon petit déj le départ est à 6h là où je loge c'est vraiment à 5 minutes à pied du départ mais il faut que je défasse les draps que je Merci. Je repars demain après le trail, je redescends à Perpignan. Donc voilà, j'ai un petit peu de logistique à faire demain. Donc d'où le réveil à 4h. Et en même temps, je suis hyper heureuse aussi. Enfin, je sais pas, j'ai un genre de sentiment mêlé, mixé. Ça fait un drôle de cocktail à l'intérieur de moi-même. De « Ah, j'ai peur ! » Comment je vais faire ? Et puis j'ai eu des messages hyper choux de potes et tout ça, notamment de Fred avec qui je suis allée m'entraîner lundi, qui me dit de ne pas mettre la pression, de partir cool, après la dernière montée de marcher jusqu'à l'arrivée, d'être vraiment... de ne pas mettre de trucs en tête. J'essaie de le faire, je l'écoute. Mais c'est vrai qu'il y a toujours des trucs de projection, des trucs d'inquiétude. C'est ma première longue course comme ça. Donc voilà, à la fois je me dis pourquoi et en même temps je me dis ça va être génial. Donc voilà, j'essaye de garder ce truc du ça va être génial et je vais kiffer et les paysages vont être magnifiques. Et ça va me faire du bien aussi je pense de passer cette journée d'effort et de voir où est-ce que ça m'emmène aussi. Parce que je sais que chaque course, en tout cas pour moi, ces derniers mois, chaque course, elle m'a apporté des choses. Elle m'a apporté soit des enseignements, soit de la confiance, soit elle m'a permis de faire la paix avec quelque chose aussi, de guérir des choses, de me soigner quelque part aussi, de prendre soin de moi par l'effort. Donc voilà, qu'est-ce que je suis venue chercher ici ? Si je réfléchis un peu... Un défi, ça c'est sûr. Voir si ça me plaît le trail. Je viens de dire, j'aurais pu, enfin j'en ai déjà fait, mais j'aurais pu prendre une petite distance peut-être, mais bon. Mais surtout l'envie de me reconnecter un peu à moi-même, parce que j'ai l'impression que ces derniers mois, il y a eu beaucoup de choses. Il y a la vie d'entrepreneur, qui est ce qu'elle est. Ma vie de maman aussi, de mes deux petits loustics là, avec quelques trucs à gérer quand même. Ma vie de femme aussi. Avec tous ces questionnements autour de le couple, les relations. Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Oui, j'ai envie d'aimer, j'ai envie d'être aimée. J'ai envie de gifler des trucs cool, avec des gens cool. J'ai envie que mon cœur batte un petit peu plus fort quand même. Donc voilà, il y a ça aussi. La vie n'a clairement pas été à l'enflève tranquille ces derniers mois. Et c'est vrai que pour moi, ce qui a vraiment joué le rôle de colonne vertébrale, c'est ma pratique sportive. Mes entraînements, les compétitions auxquelles j'ai participé, les trois Irox, les 10 kilomètres, tout ce rythme d'entraînement de dire allez, on suit le plan. Je suis un peu une dingue des plans, moi j'aime bien, je suis très disciplinée. Mais j'aime bien ça, j'aime bien ce truc de... On avance et ça va être bien, ça va être chouette. Et c'est un peu ce que je ressens aussi là. En fait, je me dis, tu vas faire un vivre un truc de dingue. Tout ce que tu as appris, toutes ces heures, ce volume d'entraînement depuis le début de l'année, toutes ces sessions de course sous fatigue, le renforcement musculaire, ce que j'ai travaillé au niveau du haut du corps, au niveau des abdos, tout ça, je pense que ça va payer et ça sera très utile demain. Donc voilà. Après, il y a juste à peut-être débrancher un peu le mental, qui en ce moment tourne beaucoup, Mais bon, peut-être que j'ai besoin de faire atterrir un peu mon propre avion aussi. Mais ça va venir, ça va venir. Donc voilà, j'essaye de ne pas me mettre trop de pression à moi-même, toute seule comme une grande. Vu que je suis un peu spécialiste de ça. Mais de savourer le moment et de me dire que ça va être chouette. de vivre ça. Et que ce sera peut-être le début d'une longue histoire avec le trail. Voilà. Et qu'après, j'aurai envie de continuer. Ça, c'est possible. En tout cas, moi, j'espère vraiment. J'ai envie d'avoir cette... J'avais déjà eu cette rencontre-là lors de précédents trails. Mais là, j'ai aussi la sensation qu'en augmentant, en passant les 42 bornes, ça va... Ça va aussi être une autre aventure. Et si je viens de cette aventure-là, après, on peut un peu lâcher les chevaux sur la distance. Donc voilà tout ce qui est jeu demain. Et je vais aller me coucher. En fait, en vrai, je suis fatiguée. Je pense que je vais être contente de me mettre dans mon lit et de me sentir bien pour demain. Évidemment, j'essaie d'enregistrer demain ou lundi la suite de ce podcast avec mon retour sur le trail de Font-Romy. Alors maintenant, il est temps que je vous raconte ce trail. Ces fameux 42 kilomètres. Alors tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. Dimanche matin, je me suis en effet réveillée à 4h du matin. J'ai pris un bon petit-déj. J'avais tout préparé. Mes habits, mes ravitaux, j'ai rempli mes poches d'eau, j'ai nettoyé mon appart que je libérais en même temps, laissé toutes mes affaires, etc. Et vers 5h30, je pense, je me suis mise en chemin. Le départ du trail était vraiment à 5 minutes à pied de pire et vacances. Et donc j'étais là, j'avais mis une petite veste, je l'ai enlevée avant le départ parce qu'il faisait bon. J'avais mis des manchons et ça c'était vraiment une très bonne idée au niveau des bras, que j'ai gardé tout le temps. Ça m'a évité de choper des coups de soleil, de devoir mettre tout le temps de la crème solaire, ça m'a un peu protégé aussi les bras donc c'était plutôt cool. Et donc 6h, top départ, on était environ 500 coureurs. 500-550 à prendre le départ pour le 42 km, pour lequel il y avait une barrière horaire à 11h pour la moitié du parcours qui était au niveau du lac des Bouillouses. Donc on part. Le début, j'avais fait mon échauffement, mais se remettre en mouvement comme ça à 6h, un peu dur, un petit peu raide, mais le rythme était bon, je n'étais pas partie trop vite. Franchement, le parcours était hyper agréable au début, un peu dans les bois, avec pas mal d'endroits où quand même on pouvait courir, avec pas trop de vigilance à avoir sur des rochers ou des racines ou des choses comme ça. Le début du parcours était plutôt roulant. Premier ravito à 8 km, on est bien dans le timing et là c'était vraiment que point d'eau. Et après ce ravito, la première difficulté c'était la montée de la calme. Donc là vraiment, la calme c'est une piste de ski de fond remue. Donc là, un peu à la queue leu-leu, on grimpe pas vite parce que forcément on est un peu tous les uns derrière les autres. Sur cette montée, je rencontre Nora qui est prof de yoga et de pilates à Toulouse. On discute un peu, on va se recroiser plusieurs fois pendant le parcours. Et puis après, une fois cette première montée, on continue, c'est plutôt roulant, plutôt agréable. Franchement, il y a une autre petite montée, ça déroule bien. Avec un bon rythme cardiaque, le cœur ne monte pas trop vite. Franchement, c'est plutôt très cool. Jusqu'à arriver à la montée du carlite. On va dire qu'avant le carlite, j'étais vraiment bien. Vraiment bien en termes de timing par rapport à la barrière horaire. La montée du carlite, c'est un truc à vivre dans sa vie, je pense. Ou une autre genre de montée dans ce style. Le truc, ça monte vraiment avec des passages un peu techniques. On monte et on croise aussi les gens qui descendent sur le même chemin. Il y a des endroits avec des cailloux, ça glisse un peu. Il y avait un évé aussi sur le chemin. Ça, c'était pas trop grave, il était bien dégagé. On a pu courir, passer sans souci. Pendant cette montée, je me suis quasiment pas arrêtée. Une fois, parce qu'il y avait des gens devant moi qui s'étaient arrêtés, je m'étais arrêtée avec eux. En haut, on borne, il y a une balise pour voir qu'on est bien passé au Carlite. La vue est incroyable. En plus, il y a un magnifique lac en forme de cœur. C'est très beau, vraiment. Vraiment top. On mouille un peu la casquette, il y a un petit point de frais. Et après, il faut redescendre tout ce qu'on a monté. Et là, pareil, on ne peut pas non plus la descendre super vite. Moi, je ne me sens pas suffisamment le pied montagnard pour refaire tenter des trucs. Surtout que l'objectif quand même de ce trail, c'était de kiffer et surtout pas se blesser pour ne pas venir obéir à la prépa marathon à venir. Donc, ça descend doucement, forcément. Voilà, avec un rythme quand même soutenu, mais pas non plus ultra rapide, parce qu'en vigilance, pas envie de se croûter. Je pense que je me croûte quand même une fois ou deux, je ne me rappelle plus bien, mais il y avait un truc comme ça. Après, une fois que ça s'est passé, on descend. L'objectif, c'est de rejoindre le lac des Bouillouses. Il y a quand même encore un petit peu de chemin, parce que le Carlit est au 16e kilomètre, le lac des Bouillouses est à 22 et quelques, à 22,5. Donc il y avait encore un petit peu de chemin à parcourir. Et là, en fait, le truc n'est pas si roulant que ça. Il y a quand même beaucoup de cailloux, beaucoup de racines, des passages avec de l'eau, donc on fait un peu gaffe et tout. Moi, deux, trois fois, je manque de me péter la gueule. Et une ou deux fois, j'ai vraiment eu peur. Je me suis dit, putain, je vais même me péter quelque chose, quoi. Non. Donc, je ralentis quand même parce que je me dis, il faut faire attention à l'objectif. La barrière horaire, on s'en fout. Par contre, si tu te pètes un truc, c'est tous les prochains mois où ça ne va pas aller. Ça, ce n'est pas possible. Donc, j'ai ralenti. À côté de ça, ce qui était quand même super cool, c'est que côté nutrition, hydratation, c'était génial. J'ai parlé un peu de marque parce que c'est des choses que j'ai testées. Franchement, la boisson d'effort de NutriPure spécial longue distance, incroyable. Enfin franchement, déjà ça t'apporte des glucides, ça n'a pas vraiment de goût, enfin un tout petit goût mais pas vraiment beaucoup. Je sais que je suis vite dégoûtée des goûts chimiques et tout ça, mais là pas du tout, ça passe. Crème. J'ai pris un abonnement sur une appli qui s'appelle MyRavito, c'est une appli qui a été développée notamment par Nushka Simi, qui est vraiment, moi je trouve en tout cas dans ce que je fais, la nutritionniste de référence. J'ai ses bouquins, je teste plein de ses recettes, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup suivre, écouter, je trouve qu'elle dit des choses ultra pertinentes, qu'elle remet aussi des fois l'église au centre du village, à te dire quand tu fais comme ça beaucoup de sport, fais surtout attention à manger suffisamment avant de bien manger. Enfin, ça te fait aussi relativiser un peu le contenu de ton assiette. Donc ça, ça m'a vraiment bien aidée. J'avais suivi le plan de My Ravito avec certains Ravito. Notamment, alors un truc que à la fois j'aime et je n'aime pas. Voilà, bon. Nac ! Vous avez ce gel longue distance là. C'est vraiment une texture de gel quoi. C'est très chelou. C'est pas ultra bon, ça n'a pas vraiment de goût. Ça a un goût sucré, sans goût spécial. Franchement, ça ne me laisse pas un souvenir impérissable. Mais alors par contre, quelle efficacité. C'est vraiment incroyable, tu manges ce truc, ça te rebooste d'un coup, tu sens quand même assez vite l'effet. Après, moi j'aime beaucoup les gels de chez Baou aussi. Ça c'était très très bon. Une barre de chez Cliff avec des pépites de chocolat qui fait du bien aussi. Pour avoir un peu de solide, à un moment j'avais besoin, je sentais que je ne pouvais pas avoir que du liquide. Il y avait aussi une purée de chez NAC avec de la pâte à douce et de la courge butternut. Elle aussi, elle est très très bien passée. au milieu de course, c'était parfait. Donc, je continue mon histoire. Donc, alimentation au top, MyRavito, trop bien. Je sais qu'il y a des trucs que je vais garder, notamment pour le marathon. J'aimerais bien aller tester d'autres choses, mais clairement, la boisson NutriPure, je la garde, je vais la recommander et je vais la garder pour mes entraînements, mes sorties longues en prépa marathon. Je pense que c'est, pour moi en tout cas, c'est celle qui me convient le mieux. J'arrive au niveau du lac des Bouillouses, il est 11h15. Donc forcément barrière horaire dépassée. Après c'est tout en fait, il me reste encore 13 bornes. Parce qu'on nous redirige sur le 26 km, eux ils sont à la moitié, donc il reste encore 13 bornes à faire. Au final ça fait quasiment 34,5 km. On n'est pas si loin que ça des 42, il en manque évidemment, mais c'est pas si loin que ça. Donc je fais quand même une bonne pause là au lac des Bouillouses, si j'ai besoin de recharger un peu. J'appelle mes enfants, j'ai une visio avec eux. pour leur faire un petit coucou, leur dire que tout va bien. Ça m'a fait du bien, je pense au moral aussi. J'avais aussi des messages de mon amie Justine et tout ça. Ça, c'était important à ce moment-là. Je pense, plus des petits encouragements sur Instagram, il y avait un peu de réseau qui passait. Du coup, ça, ça m'a fait chaud au cœur. Je me suis dit, allez, OK. De toute façon, moi, je ne suis pas trop du genre à abandonner dans tous les cas, mais c'est vrai que je me suis dit, OK, tu ne vas pas faire les 42, tu vas faire, allez, pas loin de 35. Et c'est déjà incroyable pour un premier trail de montagne. Donc, bam ! On est reparti. Et là, la fin de course, encore comme... Alors, moins de montées, évidemment. Encore une grosse montée. Mais ça allait. Après, ce qu'il y a, c'est qu'il y a beaucoup de trucs avec des grosses... Des brochets qu'il faut marcher sur les rochers. Plein de racines et tout. Enfin, franchement, moi, j'avais quand même cet objectif, ce que je disais au début, de ne pas me faire mal, de ne pas me blesser. Et comme j'avais ça en tête, c'est vrai que j'étais ultra attentive à ça. Je pense que j'ai... Moi j'ai eu la sensation, mon corps a très bien géré l'effort, il n'y a pas de soucis. Je sens que j'étais entraînée, notamment les sessions IROX avec la course sous fatigue, le renfaut, plus la course à pied évidemment, toutes les semaines que je peux faire. Je sens que mon corps était bien solide, je n'ai pas eu mal nulle part, les genoux bien, les cuisses, les fessiers, tout. Même le haut du corps, avec tout le renfort qu'on fait chez CrossFit Vauban, dans le cadre de la programmation Aerox notamment, on voit que ça porte ses fruits. Et puis il y avait aussi ce truc de prépa mental, de me dire que je pouvais le faire. Clairement, la sortie que j'avais faite le lundi avec Fred sur les terrils, ça m'a vachement aidée, mentalement. Parce qu'en fait, lui me dit, si si, tu vas réussir, tu vas le faire, il n'y a pas de raison. Après, le pied montagnard, tu verras si tu l'as. Enfin, ça s'acquiert aussi. Tu ne te mets pas de pression, machin. Mais bon, il y a des messages sympas comme ça. Et c'est vrai que ça a compté aussi sur la dernière partie où tu sens un peu de fatigue arriver. En même temps, tu te dis, ah, je n'ai pas réussi à faire le 42. Je n'ai pas été assez vite. Qu'est-ce que je pourrais faire ? Donc, tu converges un petit peu aussi. Mais ça n'a pas duré très longtemps. En fait, à un moment, je me suis dit, allez, focus-toi. Il m'a fallu 3 kilomètres pour... me remettre dedans et me dire allez, kiff en fait, c'est génial. On est passé au bord de lac magnifique, c'était super, évidemment je discute toujours avec quelques personnes sur le chemin, c'est cool. Et puis à un moment ça redevient un peu plus roulant, je sais pas, 3 km avant l'arrivée je pense à peu près, parce qu'avant il y a beaucoup de passages et des montées, il y a des trucs avec des racines, botte et seille, en fait moi j'essayais de relancer, à chaque fois que je pouvais courir, je courais, en gros. Dès que je sentais que c'était un peu... soit que la montée elle était moins technique, soit... que c'était du plat et qu'il n'y avait pas de difficultés particulières, je courais. Pas forcément méga vite, mais on va dire un peu plus lentement qu'un EF, mais je courais. Et puis à chaque fois que je voyais une rivière, on plonge la casquette, on se met de l'eau sur la nuque, et faire bien gaffe. En gros, moi, tous les quarts d'heure, je buvais deux gorgées. Toutes les 40 minutes, je mangeais un truc. Comme ça, au moins, je n'attendais pas de sentir soit la faim, soit la soif. C'était vraiment réglé comme ça. Et ça, c'était très efficace aussi. Je pense que ça m'a permis de garder aussi une forme de lucidité pendant toute la course. Parce qu'à un moment, il faisait quand même chaud. Le matin, il faisait déjà pas très froid quand on est parti. Et après, il faisait quand même chaud sur la fin. Et en plus, c'était beau. Je veux dire, les paysages qu'on voit en montagne, les Pyrénées, ça a aussi un côté très sauvage. On a vu des chevaux, il y avait des vaches. On est passés à côté des chiens de montagne. Enfin, franchement, il y a ce truc-là aussi d'être en pleine nature et de vivre quelque chose dans un milieu. totalement naturel. Et où, tu te dis, il n'y a pas non plus des milliards de gens qui passent, c'est un petit peu différent, je pense, dans les Alpes, par exemple, et après, et encore. Ça dépend des endroits des Alpes, évidemment. C'est que moi, je connais plus les Alpes pour y avoir beaucoup été quand j'étais enfant et ado, et je connaissais moins les Pyrénées parce que j'y suis moins allée et que c'est un territoire qui, pour moi, est un peu plus neuf en termes de vécu. Dernière partie de la course, ça se passe bien. Franchement, je me sens bien. Dès que je pouvais courir, je courais. doucement, mais ça faisait du bien. Et puis, je prenais aussi des nouvelles de mon amie Justine, qui avait pris un coup de chaud à Falampin. Du coup, je m'inquiétais aussi pour elle. Donc, je voulais savoir comment elle allait, si elle était bien rentrée chez elle et tout. Au-delà de lui donner mes nouvelles, je voulais aussi prendre des siennes. C'était important. Et puis, finalement, on arrive, on revient à fond, on remet, on repasse devant cet incroyable lycée. Franchement, je pense que si, aujourd'hui, j'étais au collège, je voudrais aller dans ce lycée faire un sport-études. Tellement c'est beau avec la piste d'athlée, la vue sur la montagne et tout. Franchement, un goal de vie pour un ado aujourd'hui, faire un sport d'études à fond rhum. Donc on voit le lycée, on passe un peu, on contourne. Vraiment, on voit qu'on est tout proche et puis on passe la ligne d'arrivée et puis c'est fait. Et là, quasiment 34,5 kilomètres de trail, presque 1600 mètres de dénivelé. À ce moment-là... Je bois beaucoup, j'ai vraiment encore soif. Je mange 2-3 bricoles, j'avais pas méga faim. J'ai pas eu faim tout de suite. Je retrouve des gens que j'avais croisés dans un café et tout. Deux jours avant, on discute ensemble et tout, je m'assois un peu. Puis à un moment, je me dis, là, je commence à sentir que j'ai un peu faim. Peut-être aller une heure après l'arrivée, une heure, une heure et demie après l'arrivée. Je vais me poser dans un petit café, salon de thé qui s'appelle Cave Patisserie. Là, je me prends un bon pokeball, là, ça fait du bien. Avec un flat white, un kombucha, de l'eau et tout. J'ai les jambes dégueu, à mon avis je dois sentir le chaka à la diamètre. Mais je passe un bon moment, je me pose bien, ça me fait du bien. Et puis après je vais chez Pierre à vacances, essayer de récupérer mes affaires. J'avais un peu d'espoir que la réception allait ouvrir avant 16h pour choper. Il y avait un bus à 15h45 qui me ramenait à Perpignan, mais non, ça n'ouvre qu'à 16h. Et donc j'attends la réception, je récupère mes valises, je vais me changer. Je me fais une toilette sommaire dans les chiottes. Trop glamour ma vie. Et puis après j'attends gentiment, il y a un orage de ouf qui se déclare avec des pluies diluviennes. Là je me dis, heureusement que ce n'était pas comme ça quand on était ce matin sur les chemins. On a échappé à ça. Je récupère mes affaires, je discute un peu avec la nana de la réception, vraiment super adorable. Franchement, je pense que si je reviens à Pont-Romeu, je reviens chez Pierre à vacances, ils sont tellement choux. Je vais prendre le bus, je m'installe dans le bus, j'écris un poste pour Insta. En fait, j'ai du mal à réaliser, je pense à ce moment-là, je suis dans une espèce de... Je ne sais pas, il y a toutes les hormones de l'endorphine, il y a encore un peu d'adrénaline qui reste. Je suis dans une espèce de sentiment mêlé, de joie, de tristesse, de trucs, ah l'effort est passé, et maintenant il va falloir se mettre, récupérer pour partir dans la prépa marathon et tout. Mais en même temps, prendre le temps de savourer aussi ça. Pas passer tout de suite au prochain truc. Je pense que c'est important aussi de se dire qu'on a été capable de faire ça. Clairement, il y a un an, on m'a dit tu vas faire 35 bornes de trail. Bah, j'aurais dit mais non. Voyons, quelle drôle d'idée. Pas du tout. Finalement, si. Si, si, si. Et le corps y tient, quoi. Le corps, il est incroyable. Dès qu'il est exercé, dès qu'il est entraîné, il y a moyen de faire des trucs de fou. Donc, franchement, ouais, si on m'avait dit, je l'aurais pas cru. Peut-être que c'est ça aussi qui est le plus important, c'est que parfois, on fait des choses dont on ne croit pas, on ne penserait pas être capable quelques mois auparavant. Donc, c'était fabuleux. Moi, j'ai vécu un moment avec moi-même, très fort. Parce que, mine de rien, cette... période-là qui s'est achevée d'une année. Elle a été très chargée, émotionnellement parlant, avec des défis à différents niveaux. Et de me retrouver sur cette ligne de départ-là à 6h du mat' dimanche, c'était un peu comme me remettre sur la ligne de départ de ma propre vie. Il y avait un truc un peu comme ça, de se dire « Allez, on y va. On y va et on va grimper tout en haut du Carlite, on va y aller. » Et j'y suis allée. 2700 mètres d'altitude, on est bien. Vraiment, maintenant, je me dis de... Clairement, j'ai envie de refaire des trails. Ça, c'est certain. C'est certain. J'ai mis une alerte pour le MTMF. Je ne sais pas si je peux choper un petit dossard. Mais là, clairement, ce n'est pas la priorité tout de suite. Là, on va passer en mode prépa-marathon. On va passer sur un autre sujet. Pour le moment, je me rends compte de l'exploit aussi que c'est. Ce n'est pas rien. Je pense aussi qu'il faut faire attention de ne pas banaliser les efforts. Avoir fait cette année trois Irox, ce trail, des 10 km, etc. Ce n'est pas rien. et de l'avoir fait Tout en, à côté, développant des projets, développant des collaborations, travailler sur le chemin, travailler sur le podcast, travailler sur la partie gestion de projet, l'animation d'événements, continuer à me former aussi, pour pouvoir animer en anglais notamment. Ouais, c'est pas rien de faire tout ça, et d'être aussi une maman, d'essayer d'être une amie présente, d'accepter aussi que certaines choses ne se sont pas faites, de laisser partir des choses qui nous ont fait mal, parce qu'elles ne se sont pas produites telles qu'on aurait souhaité qu'elles se produisent. Et c'est vraiment ce que j'ai ressenti là, en fait. À un moment, il faut se délester de tout ça. Il faut se délester de tout ça si on veut aller là-haut, si on veut monter ce carlite. Il y a des trucs dans son esprit, dans sa tête, dans son cœur qu'il faut savoir laisser derrière soi. Et pour moi, j'ai vraiment vécu ce trail comme un peu une leçon de vie. Et ça, c'est vraiment aller chercher des choses assez profondes en moi. On se sent vivant, c'est sûr. On se sent fort aussi. Et on sent qu'on peut sûrement pousser encore un peu les curseurs. Mais qu'en attendant pour le faire, il faut savourer ce qu'on a fait, se reposer, travailler, oui. Mais là, surtout, prendre le temps aussi de laisser le corps digérer tout ça. Un peu comme métaboliser les choses. Métaboliser cet effort, l'intensité que ça a demandé. Savourer aussi la puissance du corps humain. C'est-à-dire qu'on a été capable de le faire. Je pense que ça, c'est important. C'est important de garder ça à l'esprit. Je sais que je vais refaire des trails en 2027, c'est certain. NTMF, si j'arrive à avoir un dossard, je retournerai bien au Forum E aussi. Faire vraiment le 42, travailler pour ça. Mais là, pour le moment, repos. J'ai été nager tout à l'heure, ce midi. J'ai fait une pause-déj de qualité. Vingtaine de minutes de neige dans la mer. Franchement, ça m'a fait du bien. Et clairement, je pense que là, même si je n'ai pas de douleur, rien du tout. Je n'ai pas eu de courbature, je n'ai pas de truc. Je sens que mon corps, il est en récup. Avec ce bien de le laisser récupérer. Ce que j'ai fait aussi pendant ce trail, c'est que j'ai fait des captations d'images. J'avais ma caméra, et donc il faudrait que j'arrive à monter ce vlog du trail. Donc je vais dérusher tout ça aussi, et vous préparer quelque chose. Là-dessus, sur la partie vidéo, je suis complètement néophyte. Donc ça va me demander probablement plus de temps que de sortir cet épisode de podcast. Mais j'ai très envie de le faire, et de vous raconter aussi d'autres choses. image à l'appui de ce trail. Mais en tout cas, je suis fière de moi. Je suis fière de ce que j'ai accompli, d'avoir dépassé aussi mes propres limites et d'être allée, je pense, le plus loin possible à ce moment-là. de m'être vraiment donnée à fond. Et ça, ça fait du bien aussi. Donc pour le moment, récup. Et puis après, commencer à se projeter pour préparer Lyon en octobre. Ça va encore être une autre histoire, cette prépa-marathon. J'ai hâte de la vivre. J'ai hâte de voir ce que Thibaut me réserve comme plan d'entraînement. Et de savourer ça, ce moment-là. De me remettre au travail et d'avancer aussi avec peut-être plus de douceur et de bienveillance envers moi-même que ce que j'ai fait jusqu'à présent. Pour continuer à progresser et continuer à aller vers ce qui m'appelle le triathlon, peut-être. Mais vraiment, step by step. Pour le moment, c'est du repos et refondre tout doucement le chemin de la course pour aller vers cette prépa marathon. En tout cas, si un jour, vous aussi, vous avez la chance, si vous avez peut-être déjà vécu ça sur un trail ou une autre course, n'hésitez pas à m'en parler. Moi, je suis toujours très preneuse des retours d'expérience. Si vous avez aussi envie, je ne sais pas, dans les gens qui sont dans le Nord, moi, je ne sais pas, j'ai envie d'organiser le dîner des dates foireux. le dîner des traileuses pour qu'on discute entre nous et d'enregistrer tout ça, je pense que c'est important si le coeur vous en dit moi la rentrée de septembre je pense que je ferai ce dîner des dates foireux le dîner des traileuses peut-être des choses comme ça le dîner des meufs qui courent donc si ça vous tente l'expérience vous tente, laissez-moi des petits messages et j'organiserai tout ça je vous embrasse très très fort et je vous dis à bientôt pour de nouveaux épisodes du chemin je pense qu'on va parler d'amitié Parce que c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, et j'ai hâte qu'on en parle ensemble. J'espère que cet épisode du Chemin vous a plu, et qu'il vous accompagnera peut-être, si vous aussi, vous êtes sur la route. Je vous dis à bientôt, pour un nouvel épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous.