Speaker #0On continue avec notre série de l'été. Pendant toute la saison, je m'écarte des sujets habituels sur la prise de parole pour vous emmener dans les coulisses de mon activité. Comment je bosse, comment j'en suis arrivé là, ce que je pense de ce métier, des épisodes un peu plus longs que d'habitude et un peu plus perso aussi. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet que j'aborde assez peu, mais sur lequel on me pose souvent des questions. Comment je fais pour tenir toutes mes casquettes ? Parce que oui, j'en ai beaucoup. Indépendant, dirigeant d'une structure, formateur, coach, père d'un fils de un an, mari, créateur de contenu, et plus quelques autres trucs à côté. Alors avant tout, un point important. Dans cet épisode, je ne vais pas vous vendre ma méthode comme un modèle universel. Elle est adaptée à moi, à mon énergie, à mon rythme. À ma situation familiale, un dirigeant célibataire sans enfant n'aurait aucun intérêt à copier ce que je fais. Quelqu'un qui a son pic de forme le soir, pareil, pas de sens parce que ce n'est pas mon fonctionnement. Ce que je vais vous partager, c'est un système avec des briques. Donc piochez dans ce qui vous parle et laissez le reste. Ce qui compte, c'est plus la logique de cette organisation. Et si je vous en parle, c'est parce qu'il y a un truc que je répète tout le temps. On a tous 24 heures dans une journée. Bernard Arnault, un chômeur, un salarié, un indépendant, personne ne peut acheter du temps en plus. Donc la seule question qui reste, c'est ce qu'on fait de ces 24 heures. Et moi je suis un obsédé de cette question. Alors dans cet épisode, je vais vous raconter les 4 étages sur lesquels tient toute mon organisation. On commence par le socle. Et le socle, chez moi, c'est Notion. Je vous en ai déjà parlé, c'est mon deuxième cerveau. J'y ai absolument tout. Et à l'intérieur, il y a une base de données qui régit tout le reste, ma to-do list. Cette to-do, elle est classée en quatre tiroirs temporels. Les tâches pour plus tard, les tâches du mois, les tâches de la semaine et les tâches du jour. Tout ça, c'est relié à la même base de données, mais c'est juste dans les présentations sur ma page de la to-do. Il va y avoir les quatre en fonction de la temporalité que je donne à une tâche. Donc ça va toujours évoluer. Une même tâche va passer de l'un à l'autre. Donc quand une idée ou une obligation arrive, je la range dans le bon tiroir et je passe à autre chose. C'est aussi bête que ça. Et puis chaque fin de semaine, je m'assois et je prends le temps de remplir la tout doux de la semaine à venir. D'abord, je laisse ce qui n'a pas été fait la semaine passée. Un coup de fil que je n'ai pas réussi à donner, une tâche qui a été décalée à cause d'un imprévu. Ça arrive, l'essentiel, c'est que ça réapparaisse automatiquement. Ensuite, je mets les impératifs. Les rendez-vous, les coachings, les formations. Et attention, un coaching, ce n'est pas juste l'heure du coaching, c'est aussi la préparation. Donc je note la préparation comme une tâche à part, parce que ce n'est pas séparable. Il faut que ça apparaisse dans l'agenda. Et ensuite, je mets tout le reste. D'abord, le perso. Les dîners avec les potes, les rendez-vous médicaux, les moments famille, les temps pour moi, donc mes sessions de sport. les événements que je voudrais suivre ou toute autre actue qui m'intéresse. Et puis le pro, la création de contenu, la prospection, la préparation des offres, etc. Le but, c'est que je mette vraiment tout. Le but de cette to-do, c'est pas de faire un tri. Et à la fin, je priorise. Je fais un classement dans toutes ces tâches pour voir dans quel ordre je veux les réaliser. Sauf pour les tâches qui sont à un moment fixe, donc les rendez-vous, etc. Cela, je les mets sous un autre code. Comme ça, je sais exactement ce que je dois faire. en premier. Deuxième étape, une fois la toutou passée, j'ouvre mon agenda. Et là, il y a deux couches à poser dans l'ordre. Première couche, les créneaux inamovibles. Ceux sur lesquels je n'ai pas la main. Le moment où je dépose mon fils chez l'assistante maternelle, et le moment où je vais le chercher. Le vendredi après-midi, que je passe seul avec lui. Parce que c'est un moment que j'aime et parce que le vendredi après-midi n'a jamais été mon créneau le plus productif. Donc autant en faire quelque chose de bien. Donc c'est un créneau fixe. Ensuite, les rendez-vous, les coachings, les formations. Tout ce qui a une heure fixe parce que ça, c'est ce qui va régir le reste. Deuxième couche, les routines. Les routines sont très importantes pour moi, donc quand je parle de routine, c'est tout ce qui est habitude, régulière, parce que c'est ce qui tient sur la durée. Donc ça, je le bloque. Le sport, les déjeuners, ma sieste de 15 minutes tous les jours, mon créneau LinkedIn, la douche, parce que oui, je me lave et donc il faut bien que ça apparaisse quelque part. Donc là-dedans, il y a des créneaux quotidiens et d'autres qui sont hebdomadaires. Mais tout ça, ça doit être bloqué dans l'agenda. Et pourquoi je les pose aussitôt ? Parce que si je ne les pose pas, je sais qu'elles vont sauter. Et si elle saute, c'est tout l'équilibre qui va vaciller. Donc ça, c'est des priorités et c'est pas négociable. Troisième étage, et c'est celui qui a changé le plus ma productivité. Chaque tâche qui rentre dans ma to-do, je la casse en sous-tâches. Et je vais au plus fin possible. Par exemple, ce podcast. Là, je suis en train de créer 6 épisodes d'affilée pour vous accompagner tout l'été sans avoir à me remettre toutes les semaines. Donc dans Notion, il y a marqué « Créer les épisodes de l'été » et juste en dessous, en sous-tâche, « Trouver les 6 sujets » , « Rédiger les 6 brouillons » , « Rédiger les 6 structures » , « Rédiger les 6 scripts » , « Enregistrer les 6 épisodes » , « Monter les 6 épisodes » , « Créer les miniatures » et enfin « Planifier » . Tout ça pour un seul projet et pour chacune des sous-tâches. J'assigne une durée. Ensuite, tous les soirs, je prends 15 minutes et je pose mon agenda du lendemain, créneau par créneau. Donc là, j'ai 30 minutes pour rédiger un script, là, 1 heure pour enregistrer 3 épisodes, 45 minutes pour monter, etc. Tout ça, c'est fixé. Et je vais vous dire pourquoi c'est important pour moi de faire comme ça. Avant, je me levais le matin et je perdais un temps fou à me demander quoi faire. Quelle est la tâche la plus importante ? Sur quoi j'ai envie de bosser ? Quelle est mon énergie du moment ? Et en fait, le cerveau ramé... et ça mettait 20 minutes minimum à se caler. Alors que quand je pose ma journée la veille, mon cerveau se prépare pendant la nuit. Le matin, je regarde mon agenda et je suis dedans en 3 minutes. Ça me permet d'enchaîner. Si je finis une tâche, je peux aller directement sur l'autre, même si je la termine en avance, tant mieux. Et si ça déborde un peu, tant pis, ça décale. Le fait d'avoir un agenda aussi fin, aussi précis, c'est vraiment ce qui m'a fait gagner le plus de productivité et de très loin. Une fois que tout ça est posé, on arrive à ce qui ressemble à une journée type chez moi. Je vais vous la dérouler rapidement. A 6h, le réveil. Je prends un petit déj rapide, des fruits, un thé, mes compléments alimentaires. D'ailleurs, si vous voulez savoir quels compléments alimentaires je prends, vous pouvez aller sur le formulaire dont je vous ai parlé la semaine dernière. Le lien est en description. C'est un formulaire sur lequel vous pouvez me poser toutes vos questions sur ma vie, sur l'entrepreneuriat, sur la prise de parole, sur mon organisation. J'y répondrai dans le dernier épisode de la série de l'été et donc la semaine prochaine. Donc une fois ce moment là passé, je vais faire du sport pendant environ une heure. En ce moment je fais beaucoup de courses parce que je prépare un semi-marathon pour la rentrée. Donc trois séances minimum de courses par semaine et le reste du temps je fais du renfort ou de la muscu. D'ailleurs, je la fais à la maison depuis un moment maintenant, parce que je me suis rendu compte qu'en investissant dans finalement assez peu de matériel, ça devenait rentable à la fois sur le prix d'investissement et aussi sur le temps, parce que je n'ai pas besoin de me déplacer jusqu'à la salle, etc. Donc je gagne du temps et puis surtout, je n'ai pas d'excuses, parce que je suis directement chez moi, c'est assez facile. Après le sport, ma douche, et puis ensuite vient le moment où on commence à s'occuper de notre fils. Donc le biberon, on le change, on passe un peu de temps avec lui. Ensuite, ma femme va rester plus avec lui, moi je fais un tour sur LinkedIn. Alors, mes postes sont déjà planifiés, etc. Ça je vous l'ai déjà expliqué dans l'épisode sur ma méthode de création. Mais je réponds aux commentaires, et puis j'en profite aussi pour traiter mes mails. C'est aussi un moment où je fais ma liste de 10, un exercice de créativité que j'adore. Et si vous voulez que je vous explique ce que c'est, vous vous en doutez, ça se passe dans le formulaire. Donc tout ça jusqu'à 9h moins le quart, et là je pars déposer mon fils chez l'assistante maternelle. Puis je rentre, je m'installe. Et là, j'ai un créneau qui est assez long jusqu'à 13h. Je suis très efficace le matin, donc je protège ce temps-là au maximum. Je repousse le déjeuner autant que possible, et j'évite de prendre des rendez-vous le matin, parce que c'est là que je produis le plus. Pour le déjeuner, j'essaye de faire quelque chose d'assez léger. Salade, protéines légères, mais rien qui m'assomme, parce que sinon je sais que je suis amorphe tout l'après-midi. J'enchaîne avec une sieste d'une quinzaine de minutes, et je reprends vers 14h30. Là, je bloque deux heures de prospection tous les jours. Deux heures par jour. Parce que je me suis rendu compte que je ne travaillais pas assez ce sujet, et le retour sur investissement de la prospection est bien meilleur que celui de la création de contenu. Donc ce créneau est devenu non négociable, et je me fais même coacher là-dessus. Le reste de l'après-midi, je le passe sur des tâches plus classiques, et c'est notamment à ce moment-là que je vais fixer mes rendez-vous de coaching et mes rendez-vous clients. Mais si je n'ai pas de rendez-vous, là aussi je vais travailler sur mes projets. Ma femme récupère notre fils vers 17h30, mais moi je continue en général jusqu'à 18h30 ou 19h. Puis on passe un petit moment avec lui, on passe à son coucher, ensuite un petit temps pour nous, et on se couche assez tôt, en général vers 22h. Ça me fait environ 7h de sommeil, mais avec 15 minutes de sieste par jour, ça me suffit. largement. Alors, parfois, je vais travailler après le dîner et voir faire ce que j'appelle des nocturnes, donc je me lance sur une tâche assez longue sur laquelle j'ai besoin d'être concentré, d'être vraiment tout seul. Ça, je le fais après le dîner et ça pousse parfois assez tard. Je le fais rarement, je le fais beaucoup plus avant, mais je sens qu'en général, ça rend la journée du lendemain beaucoup moins productive. Donc, je le fais vraiment si je ressens un besoin à ce moment-là. Et encore une fois, c'est mon modèle, il n'est pas forcément adapté à vous. Petite parenthèse avant de continuer. Je viens de lancer Orabox, la première formation de groupe à la prise de parole pour les dirigeants. Orabox, c'est 12 semaines d'entraînement intensif pour les dirigeants qui veulent marquer les esprits quand ils prennent la parole avec des grands comptes, face aux médias ou en interne, devant leurs équipes. Il n'y a que 8 places, vous travaillerez avec 5 experts différents et vous bénéficierez d'un suivi et de coaching individuel en plus des sessions en groupe. Ça vous parle ? Alors réservez un appel avec moi. En 20 minutes, on fait le point sur vos enjeux et je vous dis si Oravox est fait pour vous ou pas. Si ça l'est, sachez que la formation peut être entièrement prise en charge grâce à la certification Calliope. Le lien pour prendre rendez-vous est dans la description et nous on reprend. Voilà pour les 4 socles, les 4 piliers sur lesquels tient toute mon organisation. Donc Notion ou... toutes les tâches entrantes sont découpées en sous-tâches avec une durée estimée avant d'être rangées dans l'un des quatre tiroirs temporels, une semaine construite en blocs avec certains blocs inamovibles et des routines, un créneau de 15 minutes tous les soirs pour configurer la journée du lendemain et une organisation de journée type pour que le cerveau ait ses repères, même si le détail de ces journées va beaucoup changer d'un jour sur l'autre. Et si je devais vous laisser sur une seule chose, c'est celle-ci. Un système d'organisation, ça ne se copie pas. Vous devez le construire, il doit évoluer avec vous. Il va se caler sur votre énergie, votre rythme et vos contraintes de vie. Ce qui marche pour moi ne pourra pas marcher pour vous à l'identique, et c'est normal. Mais l'exercice de construire son système, lui, il vaut vraiment le coup pour tout le monde, parce que le temps ne se rattrape pas. Et n'oubliez pas, si vous avez des questions sur ce que je fais, sur mon métier, sur mes compléments alimentaires, sur ma liste de 10, ou sur n'importe quoi qui vous a intrigué depuis le début de cette série, allez sur le formulaire. Le lien est dans la description, et j'y répondrai dans l'épisode de la semaine prochaine, alors ne tardez pas. Merci d'avoir suivi cet épisode jusqu'au bout. Si vous l'avez trouvé utile, laissez-moi une note sur votre plateforme d'écoute, et partagez-le autour de vous. J'en ai besoin pour faire vivre ce podcast. Et n'oubliez pas le formulaire pour vos questions, le lien est en description. On se retrouve la semaine prochaine, pour un nouvel épisode de la série de l'été. Allez ciao !