- Sylvain
Bienvenue dans la Galerie des Créateurs. Nous organisons des marchés pour faire vivre l'artisanat, mais aujourd'hui, nous poussons les portes des ateliers. Dans ce podcast, les créateurs prennent la parole pour vous confier leurs secrets de fabrication et l'histoire de leur passion. Entrez avec nous, c'est parti ! Pour ce sixième épisode, j'accueille Jean-Benoît, un tourneur sur bois. Au travers de cet échange, Jean-Benoît va nous parler de son plaisir et de sa liberté pour donner vie à des morceaux de bois en les transformant en objets d'écho.
Bonjour Jean-Benoît.
- Jean-Benoît
Bonjour.
- Sylvain
Alors ça va bien Jean-Benoît sous ce beau temps ?
- Jean-Benoît
ça va très bien, très très bien, oui oui.
- Sylvain
Bon alors c'est parfait. Alors Jean-Benoît, je vais te laisser vite fait te présenter à nos auditeurs. Du coup on s'est tu t'appelles Jean-Benoît, mais qu'est-ce que tu fais ?
- Jean-Benoît
Alors moi, je suis une tourneur sur bois, je suis en activité depuis... Deux ans, à peu près. Et sinon, je tourne le bois depuis, en tant qu'amateur, depuis presque sept ans.
- Sylvain
Et tu es dans quelle région ?
- Jean-Benoît
Je suis dans le Finistère Nord, à côté de Plouguerneau, au bord de la mer, de la Manche.
- Sylvain
Super, ça c'est le bon cadre. Ça doit aider pour faire des créations, d'avoir un bon cadre comme ça. Alors du coup, tu nous disais que tu es tourneur sur bois. Ton entreprise a un nom ou c'est Jean-Benoît ?
- Jean-Benoît
C'est Jean-Benoît Tourneur sur bois. Je n'ai pas trouvé de jeu de mots à faire sur le bois. Je ne l'ai pas trouvé. Je me suis dit que autant faire simple.
- Sylvain
Exactement, tu as bien raison. Alors, on va aller à la découverte du coup de ton métier. Par exemple, ça va être quoi tes sources d'inspiration ?
- Jean-Benoît
Moi, mes sources d'inspiration, c'est vraiment l'esthétique graphique du bois. Ce qui va toucher aux différents veinages dans les différentes essences de bois. C'est-à-dire que chaque essence, du châtaigner, du chêne, du Frêne, du hêtre, ils vont avoir des veinages totalement différents. Et c'est là-dedans que je cherches et que je trouve mon inspiration.
- Sylvain
D'accord. Et alors, pour que nos auditeurs, ils arrivent à imaginer un petit peu ce que tu fais, tu fais quoi comme genre d'objet ?
- Jean-Benoît
Moi, je fais surtout des objets décoratifs... Beaucoup de tourneurs font du tournage alimentaire. Moi j'ai choisi de prendre le contre-pied. Alors moi je fais des supports pour suspendre des plantes. C'est un peu comme des caches-pots mais suspendus. Et je fais aussi des miroirs, je fais des lampes, voilà ce genre de choses.
- Sylvain
Ok, oui, c'est vrai que c'est justement moins ce qu'on a l'habitude de voir. C'est vrai que souvent, c'est plutôt des plats, des portes gobelets, ce genre de choses. Donc oui, c'est vraiment sur quelque chose de différent.
- Jean-Benoît
C'est ça, oui, oui.
- Sylvain
Et alors, sur une création, on va prendre l'exemple du porte-fleur, le porte-pot.
- Jean-Benoît
La suspension. La suspension pour les plantes.
- Sylvain
Voilà. Alors pour la suspension pour les plantes, il faut compter combien de temps de travail environ ?
- Jean-Benoît
Oh là là, ça c'est pas évident. Il y a beaucoup d'étapes en fait, parce que moi je travaille qu'avec des bois qui sont déjà tombés. Je glane dans les jardins autour de chez moi, environ 50 km autour de chez moi. Ou alors avec des connaissances, des relations. Donc il y a le transformage du bois, il y a l'amener à la maison, le faire sécher. Après le pré-cylindré, pour lui donner une forme, l'observer, regarder dans quel sens, comment je vais le prendre, pour révéler s'il y a peut-être une anomalie, un nœud dans le bois ou un champignon qui apparaît. Essayer de révéler tout ça pour mettre en forme une pièce unique. Du coup, l'estimation du temps, c'est très difficile. Une fois que la pièce est... la pièce de bois est sur le tour, je peux dire à peu près ça va me prendre deux heures, ça va me prendre trois heures selon la dureté du bois, selon ce que je vais en faire, la forme que je vais lui en donner et puis après il y a tout ce qui touche à la finition, quel vernis je vais mettre, quelle huile je vais mettre, c'est des choix qui prennent un peu de temps donc globalement je peux pas du tout te dire combien de temps ça prends du tronc d'arbre tombé sur le sol jusqu'à l'expositio de la pièce finie sur une foire.
- Sylvain
Ça dépend vraiment du bois, comment il va sécher, puis comme tu disais, selon ce que tu vas découvrir sur le bois à un moment donné.
- Jean-Benoît
Je vais avoir une intention, je vais aller dans une direction, avec quel bois ce sera ça, avec un autre ça, ce sera tout le temps différent. C'est pas industriel du tout.
- Sylvain
Oui, c'est un peu, j'ai envie de dire, si je comprends bien ce que tu veux dire, c'est un peu les émotions que le bois va te révéler, on va dire.
- Jean-Benoît
C'est ça, oui, oui, voilà.
- Sylvain
Ok, et tu travailles, j'allais dire n'importe quel bois, j'imagine pas n'importe lequel, mais tu travailles beaucoup de bois différents quand même ?
- Jean-Benoît
C'est essentiellement des bois locaux, c'est, je dirais sept à huit essences de bois, le frêne, le chêne, le châtaignier, le hêtre, le houx, le buis, l'if, enfin que des bois de chez nous, aucun bois exotique, aucun bois importé, tout est local.
- Sylvain
C'est top ça. Pourquoi aller chercher du bois loin alors qu'on a tout sous la main si on peut dire ?
- Jean-Benoît
On peut trouver chez nous des choses très très intéressantes. C'est sûr qu'on connaît les bois prestigieux comme l'ébène, mais ça vient d'où ? Ça vient de très loin et on ne sait pas comment ça vient. Alors qu' en fait un bout de chêne de chez nous qui a vieilli, qui a été tordu par les vents, torturé par les effets de la nature, il peut être très beau aussi, si on sait le mettre en valeur.
- Sylvain
C'est ça, et c'est là tout ton boulot et tout ton talent que tu as pour avoir déjà vu tes créations. C'est vrai que...
- Jean-Benoît
Ho c'est gentil. Je prends ça pour compliment, mais je n'irais pas jusque-là.
- Sylvain
Ah non, mais il faut le dire. Il faut le dire quand c'est joli. C'est important de le dire. Nos auditeurs, ils auront l'occasion certainement de te rencontrer sur différents marchés, différents salons, différentes boutiques, et ils se rendront compte que ce que je dis, c'est vrai. Et est-ce que tu as un bois que tu préfères travailler plus qu'un autre, ou honnêtement, ils sont tous...
- Jean-Benoît
Oh, non, j'ai vraiment pas de préférence. Ce qu'il faut, c'est qu'ils me surprennent. Il faut qu'il me surprenne le bout de bois. C'est ça que j'ai juste envie d'avoir des frissons quand je le tourne.
- Sylvain
En fait, quand on t'entend parler, on... On voit que pour toi, le bois, il vit toujours en fait.
- Jean-Benoît
C'est ça. C'est lui le plus important. Il passe avant tout. C'est lui qui est beau. Ce n'est pas ce que moi j'en fais.
- Sylvain
En plus d'être un bon tourneur, tu es un bon poète.
- Jean-Benoît
Merci, c'est gentil.
- Sylvain
Est-ce que tu as déjà rencontré sur un objet que tu as voulu travailler, que tu as voulu faire, des vraies difficultés et lesquelles ? Et comment tu as fait pour pouvoir passer au-delà de ces difficultés ?
- Jean-Benoît
Il y a toujours une solution. Il y a toujours une solution. Quand on a un problème, il faut trouver le temps, bien réfléchir. Il y a toujours une solution et des difficultés, j'en ai sur chaque pièce de bois que je tourne, finalement. C'est peut-être ça que je recherche en fait, parce que la difficulté aussi, elle fait partie de la création.
- Sylvain
C'est peut-être justement, des fois, tu pars d'une manière, tu as une difficulté, puis ça va te permettre, si ça se trouve, de faire un objet peut-être mieux que ce que tu voulais faire en cherchant à contourner.
- Jean-Benoît
Exactement. Si tout était simple, je pense que je ne rêverais pas de faire ce que j'ai envie. C'est très bien d'avoir des contraintes. Il y a une phrase qu'on dit, c'est le tourneur, le tourneur sur bois, il prend tous les bouts de bois que les autres corps de métier ne veulent pas. Le charpentier, il ne veut pas... de tel bois parce qu'il y a trop de noeuds ou il est trop tordu ou la fibre elle est comme ci ou comme ça le menuisier c'est pareil, il veut pas de tel bois parce qu'il sèche pas assez vite ou il sèche trop vite ou il fend ou ceci ou cela et bien le tourneur sur bois il prend tout ce que les autres veulent pas et comme ça il peut faire plein de choses belles avec.
- Sylvain
Justement on va dire à une époque qu'on parle de plus en plus de faire attention à l'environnement, de pas cherche des choses loin, donc c'est ce que tu disais, toi tu travailles déjà avec du bois local, et en plus du coup tu recycles le bois que personne veut en fait.
- Jean-Benoît
Ouais, en quelque sorte oui, j'ai des amis qui travaillent j'ai quelques connaissances dans la charpente, c'est vrai que... il y a des chutes qui leur restent de chantier, des pièces qui ne leur convenaient pas des bouts de poutres qui n'allaient pas parce qu'il y avait un nœud mort ou quoi que ce soit, c'est vrai que ça atterrit souvent dans mon atelier.
- Sylvain
Et toi, après, tu sais quoi en faire ?
- Jean-Benoît
Pas forcément tout de suite, mais avec le temps, on trouve toujours.
- Sylvain
C'est ça. À la force de les regarder, il y a un moment où tu te dis, allez, celui-là, c'est parti avec ça.
- Jean-Benoît
Voilà, c'est ça. Un jour, il ne m'intéressera pas. Une semaine après, ah tiens, ici, il est intéressant finalement. Et puis voilà.
- Sylvain
Et sur toutes tes créations que tu as pu faire, est-ce qu'il y en a une qui est vraiment ta création qui est, waouh, celle-là, c'est vraiment ma favorite ?
- Jean-Benoît
Oh là là, j'ai du mal à me séparer de mes créations.
- Sylvain
Ah ouais ?
- Jean-Benoît
Mais malheureusement, des fois, elles sont vendues. et heureusement quelque part oui ce que je voulais dire heureusement que tu les vends mais ouais tu t'y attaches en fait des fois j'ai des petits des petits pincements au coeur quand il y en a une qui part je veux dire à celle là j'aimerais vraiment bien la contempler mais bon elle va être fait des gens bien elle va être contemplée aussi ils vont prendre beaucoup de plaisir à la regarder donc des regrets non j'en ai pas Je n'en ai pas... Une favorite, j'en ai...
- Sylvain
Plusieurs.
- Jean-Benoît
Je crois que je les aime toutes autant les unes que les autres.
- Sylvain
Comme ça, il n'y a pas de jalouse dans tes pièces.
- Jean-Benoît
Voilà, c'est ça, oui.
- Sylvain
Quelqu'un qui voudrait, on va dire, une création un petit peu sur mesure, est-ce que c'est le genre de choses que tu proposes ?
- Jean-Benoît
Non.
- Sylvain
Non, c'est vraiment, voilà. En fait, tu as envie de laisser faire tes émotions quand tu fais ta création.
- Jean-Benoît
Moi qui fais, ça plaît ou ça ne plaît pas, mais je ne fais pas ce que les gens veulent parce que si. Si ça ne me plaît pas à moi, je ne pourrais pas le faire.
- Sylvain
Tu ne prendras pas de plaisir à le faire, à te sentir bloqué dans quelque chose et tu ne serais pas à l'aise.
- Jean-Benoît
C'est pour moi de faire quelque chose de précis pour quelqu'un.
- Sylvain
Quelqu'un qui voudrait commencer à travailler dans le bois, à être tourneur sur bois, ce serait quoi les conseils que tu pourrais lui donner ?
- Jean-Benoît
De prendre du plaisir, faire ce qu'on a envie et apporter. apporter toujours quelque chose de différent, quelque chose de plus. Parce que le tournage sur bois, ça peut vite tomber dans quelque chose de très routinier. Et si je devais donner un conseil à quelqu'un qui voudrait se lancer, ce serait de trouver son identité et de révéler qu'il vit avec le bois, être amoureux de la matière.
- Sylvain
C'est vraiment aimer ce qu'on fait, aimer la matière et puis laisser faire son imagination.
- Jean-Benoît
Pas reproduire ce qui se fait déjà. Il y a beaucoup dans tous les corps de métier. Je ne mets pas que le tournage sur bois là-dedans, mais ça fait partie du truc. C'est toujours proposer du nouveau. Sinon, ça ne fonctionnera pas.
- Sylvain
C'est ça. Et justement, je pense que dans le domaine de la création, en réalité, c'est ça qui est le plus difficile. de... On peut regarder ce que font les autres, mais ne pas chercher à vouloir copier, ou plus ou moins rester libre dans sa tête sur ses choix et sur ses créations.
- Jean-Benoît
C'est ça, c'est vrai que l'artisanat d'art c'est dur, quand on est sur une foire ou un salon, on a le voisin à côté qui vend, qui vend, et puis en face nous on ne fait pas de vente, on ne fait pas de chiffre d'affaires. finalement on a vite tendance à se dire ah bah tiens lui il vend ça, il fait ça donc tiens je vais peut-être essayer de faire comme lui et en fait non ça ne marchera pas
- Sylvain
Oui c'est ça, parce que tu peux être sur un salon où tu ne vas pas vendre et que tu as comme tu dis quelqu'un à côté de toi qui va vendre et puis sur un autre salon et bien ça sera le contraire en fait et c'est pour ça qu'il faut Oui bien sûr mais c'est toujours se remettre en question pourquoi moi je n'ai pas vendu cette fois et pourquoi
- Jean-Benoît
je n'ai pas travaillé Merci. mon travail n'a pas plu et qu'est-ce que c'est ? Il faut que ça vienne de soi.
- Sylvain
C'est ça.
- Jean-Benoît
Toujours être en questionnement, je pense. Il faut toujours être en questionnement sur son travail, sa manière de faire. Un grand conseil, ça ne se passe pas.
- Sylvain
Très bien. Et est-ce que tu as des projets ou des envies de collaboration sur l'ensemble de tes créations ? J'imagine, comme tu disais, tu fais aussi des luminaires. Peut-être que tu collabores avec d'autres personnes sur les luminaires ou tu fais vraiment tout, tout seul ?
- Jean-Benoît
Pour l'instant, j'essaye. J'essaye, je... fait moi-même, mais c'est vrai que j'aimerais collaborer, j'aimerais avoir une deuxième matière. Je pense beaucoup à la céramique, notamment à la porcelaine. Je collabore avec une amie, on est sur des projets de luminaire qui seraient porcelaine et bois. Comme moi, je fais du travail de tournage assez fin et que la porcelaine c'est une des matières de... pour la céramique et la ploutine. Je trouve intéressant. Là, on travaille sur... Je ne peux rien en dire pour l'instant. C'est encore l'étape de projet. Il y a des causes de...
- Sylvain
Ok, c'est parfait, alors ça va rester crypté pour l'instant.
- Jean-Benoît
C'est quoi une blague ?
- Sylvain
Merci. Est-ce que tu proposes des ateliers type des cours ou des stages pour découvrir et apprendre les bases du métier de tourneur ?
- Jean-Benoît
Oui, j'ai commencé à en faire déjà quelques-uns. Par contre, je ne propose pas de stage pour débutants.
- Sylvain
D'accord.
- Jean-Benoît
Donc, c'est plutôt des stages pour des personnes qui... tournent déjà et qui voudraient se spécialiser plutôt dans, par exemple, le creusage ou le tournage très fin sur du bois vert ou des choses comme ça. Mais en fait, le tournage pour débutants, ça me demande beaucoup trop d'énergie.
- Sylvain
Tu préfères proposer un peu du perfectionnement et découvrir peut-être des nouvelles techniques, mais avec des personnes qui connaissent.
- Jean-Benoît
Les tournages, ça reste un... ça reste dangereux. On est avec des outils coupants, on est sur une pièce de bois en rotation à haute vitesse quand même. Et c'est vrai qu'avec des débutants, il faut être sans cesse derrière eux pour ne pas qu'il y ait d'erreur, qu'il n'y ait pas de blessure. Donc j'ai fait ce choix pour l'instant, en tout cas, de ne pas travailler avec des débutants, mais des stages de confirmation ou débutants à la guérie. Une personne qui s'est déjà tournée.
- Sylvain
Moi, par exemple, qui ne s'est pas tournée, si demain je viens te dire que je veux apprendre à tourner, tu vas me dire que ce n'est pas le genre de chose.
- Jean-Benoît
Je te transmettrai les coordonnées de collègues à moi qui le font volontiers et qui ont beaucoup plus de pédagogie que moi pour apprendre à des habitants.
- Sylvain
Ok, très bien. Ça prouve aussi le côté d'entraide et d'échange.
- Jean-Benoît
Oui. Le tournage, on est assez... Il y a beaucoup d'entraide, il y a beaucoup d'associations, de salons qui tournent entre tourneurs où on est là pour échanger, partager sur les nouvelles techniques, tout ça.
- Sylvain
C'est bien, ça. Et c'est vrai qu'en fait, on ne se rend pas compte, et comme souvent, je pense, dans la création, dans l'artisanat, on ne se rend pas compte, pour faire une pièce, c'est des heures à passer. Sur ce type de métier, comme tu disais, il y a du bois, il y a des machines coupantes, donc il y a un vrai danger en plus. Ce n'est pas donné à tout le monde du jour au lendemain de se dire je vais faire ça sans connaître tout ça autour.
- Jean-Benoît
C'est ça, oui, il faut entourer des bonnes personnes. Après le tournage, j'imagine beaucoup d'autres métiers d'artisanat. On travaille des matières, que ce soit le bois, le cuir, le fer. Il faut prendre ses précautions.
- Sylvain
Très bien. Et est-ce qu'on peut retrouver ton travail sur un site internet, sur des réseaux sociaux, pour se donner une idée de ce que tu proposes ou pas ?
- Jean-Benoît
Alors oui, bien sûr. J'ai un site Instagram depuis peu.
- Sylvain
Ok.
- Jean-Benoît
Donc il suffit de taper Jean-Benoît Tourneur sur bois.
- Sylvain
Ok.
- Jean-Benoît
Bon, actuellement, il est en compte privé parce que je découvre. Donc je ne peux pas forcément aller trop vite. Mais s'il y a des gens intéressés, qu'ils fassent une demande et qu'ils accepteraient...
- Sylvain
de plaisir. Eh bien, pas de souci. De toute manière, on mettra ça dans la description du podcast pour que les personnes qui sont intéressées à découvrir ton travail, te faire une demande sur Instagram. Et pareil, j'imagine qu'on peut retrouver ton boulot peut-être dans des boutiques ou toi-même sur des salons, des marchés ?
- Jean-Benoît
Là essentiellement des salons
- Sylvain
D'accord.
- Jean-Benoît
C'est vrai que l'objectif boutique, ça m'intéresse. Le problème, il est le stock. Le stock, et pour moi c'est la matière première. C'est vrai que comme je travaille, comme je n'achète pas de bois, que je travaille qu'avec des bois un peu particuliers, c'est difficile pour l'instant d'envisager beaucoup de boutiques. J'en ai une à Crozon, la Belle Pique à Crozon, sur la place de l'église. On peut me retrouver surtout sur du salon. Le 8 mai, je suis à la Foire du Vivant à Plougerneau, c'est une foire sur les métiers du vivant, l'art du feu, les arts du bois, beaucoup de démonstrations, d'animations, d'ateliers.
- Sylvain
Est-ce que tu as des choses que tu voudrais rajouter sur lesquelles on n'a peut-être pas abordé dans le podcast ?
- Jean-Benoît
Non, tout va bien. Rien à rajouter pour l'instant.
- Sylvain
Tout va bien, c'est parfait. Pour nos auditeurs, il faut savoir que pour Jean-Benoît, ce n'est pas de chance. Parce que c'est la deuxième fois qu'on enregistre. On avait fait ça fin d'année dernière et j'ai eu un petit souci technique. Et du coup, on n'a pas pu l'enregistrer. Donc, un grand merci à toi, en tout cas, Jean-Benoît, d'avoir répondu présent une seconde fois pour ce podcast.
- Jean-Benoît
Avec plaisir, avec plaisir. Des gens comme vous qui prennent autant d'initiatives pour... parler de nous les créateurs je trouve ça très très bien et c'est avec grand plaisir et je souhaite à beaucoup d'autres de faire la même chose.
- Sylvain
Merci beaucoup Jean-Benoît et bien si du coup tu n'as plus rien à rajouter je vais te souhaiter une excellente fin de journée et puis on se dit à très vite Salut Jean-Benoît Et voilà notre sixième épisode du podcast La Galerie des Créateurs est déjà terminé et il est passé super vite cet épisode avec Jean-Benoît qui nous a vraiment donné cette impression que le bois, il est vivant. C'est vraiment... Moi, j'ai adoré. Je ne sais pas vous. N'hésitez pas, en tout cas, à nous le dire. N'hésitez pas à nous partager ce podcast, à le noter sur les plateformes. On est dispo sur Deezer, Spotify, Apple Podcast, sur plein de plateformes, sur YouTube, sur le site lagaleriedescréateurs.fr. Donc, n'hésitez pas à partager le podcast et à écouter les précédents épisodes. Et on revient très très vite avec des nouveaux épisodes. Allez ! ciao !!!