- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes et bienvenue au podcast La Galerie des Créateurs. Qu'est-ce que le podcast La Galerie des Créateurs ? Je vous explique en quelques mots. Ce n'est pas compliqué. Depuis 10 ans, nous sommes présents à Quimper et à Concarneau pour organiser des marchés artisanaux. C'est bien de mettre les créateurs en avant sur les marchés. Mais si on allait à leur rencontre et qu'ils nous parlaient de leur passion, le métier qu'ils font et les créations. Eh bien, c'est parti ! Ce troisième épisode va être légèrement différent des deux précédents. Tout simplement puisque nous allons découvrir une autre forme de la création en allant à la rencontre d'Audrey, qui a débuté la photographie animalière il y a 6 ans. Elle va nous parler de sa passion pour la nature et les photos, ainsi que les différents défis que demande cet art en pleine nature. Bonjour Audrey !
- Speaker #1
Bonjour Sylvain !
- Speaker #0
Alors Audrey, est-ce que ça va bien ?
- Speaker #1
Ah mais oui, ça va bien. malgré le temps, malgré le manque de temps dans la nature. On travaille à côté, on fait d'autres choses, ça va bien.
- Speaker #0
C'est vrai, la météo est un peu capricieuse en ce moment ?
- Speaker #1
Pour la photo animalière, c'est compliqué,
- Speaker #0
je dois dire. Avant que tu nous expliques tout ça de comment tu fais la photo animalière, comment tu travailles dans cet univers, est-ce que tu peux nous parler de toi rapidement, te présenter, qui tu es, ta société, et puis ce que tu proposes exactement ?
- Speaker #1
Donc moi c'est Audrey Coppens, j'ai créé mon entreprise Les Messagers d'Aura il y a pratiquement quatre ans maintenant. Je propose en fait à la vente les photographies de Serge, mon compagnon et moi-même sur plein d'événements très variés dans la région. Serge a commencé à photo il y a plus de 20 ans, il était autodidacte et un amoureux de la nature. Et puis, quand on s'est rencontrés, il m'a emmené avec lui en affût. Et puis, j'ai passé la photo tout de suite. En fait, j'ai observé pendant longtemps, plusieurs mois. Donc, j'observais, j'écoutais, j'attendais aussi. Et puis, un jour, j'ai voulu essayer et j'ai appuyé sur le bouton. Et j'étais foutue. Donc, il m'a transmis ce virus de la photographie. Donc, ça fait, on va dire, six ans que j'ai commencé la photo.
- Speaker #0
D'accord, c'est un bon virus, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Le meilleur, oui.
- Speaker #0
Justement, tu fais de la photographie animalière. Et après, comment on retrouve tes photographies ? Sous quelle forme ?
- Speaker #1
Alors, sur mon stand, il a fallu que je m'adapte parce que j'ai beaucoup de stands en extérieur toute l'année. Donc, avec l'humidité, il était hors de question que je propose des tirages photo papiers. Donc, je propose des photographies sur Dibond aluminium qui peuvent être installées au jardin comme à la maison. Et donc, c'est très qualitatif. Après il y a différents supports, des tasses, des cartes postales, des magnets, des broches,
- Speaker #0
ce genre de choses. D'accord, et du coup au niveau des impressions que tu peux mettre en extérieur, en fait ça craint ni le soleil ni la pluie ?
- Speaker #1
Ni le soleil par exemple, ni le froid, ni la chaleur, et même le gel, même la lune, ça bouge pas.
- Speaker #0
C'est parfait comme ça, de jours comme de nuits, on en profite.
- Speaker #1
Voilà, on est dans une véranda très bien ensoleillée, ça fait l'affaire aussi.
- Speaker #0
Quand tu vas faire des photos, tu travailles toujours avec Serge ou des fois vous partez chacun vraiment de votre côté ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que, comment dire, même quand on est au même endroit, souvent on se sépare. On va chacun de son côté, on double les chances de rencontre et puis on ne travaille pas de la même façon. Lui, il est très bouge-bouge, un peu hyperactif. Et moi j'aime bien me poser et observer en fait, on n'est pas du tout pareil. Donc moi je me pose, j'observe ce qu'il y a autour de moi, je regarde où se posent les oiseaux le plus souvent, et après je m'installe et puis je peux rester très longtemps au même endroit. Et lui il a besoin de bouger, sauf quand il est en affût bien sûr, là il arrive à se poser. Donc souvent on n'est jamais au même endroit en fait.
- Speaker #0
D'accord, vous partez ensemble mais après c'est chacun pour soi pour pouvoir ramener des... des belles images.
- Speaker #1
C'est intéressant de voir justement qu'on n'a pas les mêmes résultats. Et je pense que c'est sympa de partager ça.
- Speaker #0
Et alors justement quand vous partez pour vous dire là on va aller faire de la photo, on va aller faire une sortie entre guillemets une sortie photo, est-ce que vous dites là on va aller prendre photo plutôt des oiseaux ou des cerfs ou vous partez vraiment à l'aventure ?
- Speaker #1
C'est très varié parce que par exemple quand c'est des oiseaux qu'on n'a jamais vus, on sait qu'il y a eu des observations. Ça nous amuse beaucoup, c'est de chercher cet oiseau par exemple. Donc là, on part un peu à l'aventure et souvent c'est autre chose qu'on rencontre, ça veut dire. Ou autrement, c'est par exemple les renardeaux, c'est un peu la star du stand. Là, c'est beaucoup, beaucoup de préparation en avance, du repérage, beaucoup, beaucoup de marches pour trouver des terriers, etc. C'est très compliqué. Parce que là, du coup, une fois qu'on a trouvé un terrier, après c'est de l'affût pendant plusieurs heures. Donc c'est vraiment très différent. Par exemple, quand on cherche un oiseau en particulier. Et puis quelque chose, c'est juste, on est camouflé, puis on se promène, et puis c'est au hasard des rencontres.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Voilà. L'hiver, par exemple, on va plutôt sur les plages, pour prendre surtout les oiseaux, les plages, les minicoles, on appelle ça. Là, on est avec là des heures. On reste sur la plage, on s'allonge au sol, on se met dans l'eau et puis on se cache dans les rochers. Et puis là, on fait avec le décor qu'on a, sans être camouflé forcément. C'est très, très différent à chaque fois, à chaque saison. Faire de l'affût flottant, c'est encore différent. Donc là, il y a un assis sur l'eau, en fait. On a aussi fait beaucoup de préparation, mais matérielle, avant de partir.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, quand vous partez comme ça, j'ai envie de dire en expédition, si on peut dire, vous partez avec beaucoup de matériel ou beaucoup, mais très peu à la fois ?
- Speaker #1
Alors, il y a l'appareil photo, le trépied, s'il y a l'affût. Donc, l'affût le dos, les batteries de rechange, les jumelles, des bonnes chaussures. Et puis surtout, il faut vérifier la météo avant de partir.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr.
- Speaker #1
Voilà, c'est important pour nous. Et puis, il faut choisir le bon moment de la journée. Souvent, le mieux, c'est de se lever très tôt. Et d'être sur place avant le lever du jour pour avoir les belles lumières.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, j'ai aussi une autre question qui me vient. En fait, déjà, avant même de poser la question, c'est que tout au long de l'année, selon la période de l'année, on sait que ça va être des photos différentes selon les animaux que vous allez rencontrer. Ça, c'est clair. et après au niveau de l'affût le... Le temps que tu es restée le plus longtemps à l'affût sans vraiment bouger, c'est combien de temps ?
- Speaker #1
6 heures en restant en affût, ouais. Ah ouais ! Mais ce qui est fou, c'est que je ne vois pas le temps passer. Parce qu'en fait, on est à l'instant T, et puis on a tous les sens en éveil. On écoute le moindre bruit, qui nous fait réagir, on écoute, on observe, on ressent, et ça passe tellement vite. Parce qu'on me dit souvent, mais il faut de la patience. Mais en fait, je ne suis même pas sûre que ce soit de la patience. Parce qu'on aime ça. Et puis, alors quand il y a l'animal qui arrive, là, on a le cœur qui s'accélère. Et là, c'est la récompense. Mais ce n'est pas à chaque fois.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. Alors, je suis sûr, enfin, je ne sais pas si ça t'arrive, mais des fois, tu vois quelque chose qui est tellement beau qu'en fait, c'est tellement beau que tu en profites tellement. Et puis, du coup, tu n'auras pas pris la photo parce que tu as voulu tellement en profiter.
- Speaker #1
C'est exactement ce qui s'est passé la première fois que j'ai vu un renardeau. Là, on n'a pas attendu si longtemps que ça ce jour-là, ça devait être deux heures d'attente. On était dans les fougères, camouflés avec nos appareils sur les genoux. Et puis, le renardeau est arrivé en silence. Il jouait avec une pomme de pin sur le sol. Et puis, c'était tellement beau, tellement beau. Je me suis retournée vers Serge. Je l'ai vu qu'il prenait les photos. Et mon appareil est resté sur mes genoux.
- Speaker #0
C'est ça, tu as voulu profiter.
- Speaker #1
C'est un des plus beaux moments.
- Speaker #0
que j'ai vécu en photographie, ça c'est sûr. Quelle photo tu es, je ne sais pas si on peut dire vraiment la plus fière, mais la photo qui vraiment aujourd'hui pour toi, c'est la photo que tu as fait, tu as la photo numéro une, celle-là, c'est la meilleure photo que j'ai pu faire et je l'adore.
- Speaker #1
C'était un poussin de chouette hulotte qui était tombé du nid en fait, et c'est merveilleux parce que je savais qu'elle était dans ce secteur. J'ai mis une heure et demie à tourner, à tourner. Je suis tombée nez à nez avec elle, en fait, qui était en train de dormir sur une magnifique souche. Et c'était tellement beau, j'ai cru que c'était une sculpture en bois.
- Speaker #0
Tu m'étonnes.
- Speaker #1
Sur ma photo, on la voit dormir à poing fermé, toute mouillée de rosée du matin. Cette photo, je l'adore. Je voulais préciser que cette petite chouette, elle est tombée du nid, mais c'est le processus normal. de la chouette hulotte, parce que les petits tombent. Et après, ils grimpent dans les arbres, ils sont nourris par les parents, tout est bien qui finit bien. Je tiens à le dire quand même.
- Speaker #0
Et après, une fois que vous avez fait les photos, que vous rentrez, vous chargez les photos sur le PC, comment se passe la suite du travail ?
- Speaker #1
Alors une fois qu'on a fait les photos, alors nous, nos photos sortent en RAW. Donc pour les transformer en JPEG, on passe par un logiciel. C'est un logiciel de post-traitement qui s'appelle Capture One. Je ne sais pas si ça parle aux gens. Et en fait, il y a beaucoup de travail après tout ça parce que déjà on doit sélectionner les images. Donc souvent, on a des séries d'images où on garde la meilleure, on ne va pas tout garder. Et puis ensuite, on augmente légèrement le contraste à la rigueur pour mettre en évidence certains détails. On peut éventuellement recadrer légèrement pour un meilleur effet esthétique en fait ou éliminer un élément parasite. Et c'est tout.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça prend du temps. Mais on ne fait pas de retouches.
- Speaker #0
C'est ça, j'imagine déjà rien que le temps de faire le tri.
- Speaker #1
on préfère être dans la nature que devant les écrans. Donc voilà, on essaye de réussir la photo. Et puis normalement, il n'y a pas besoin de traitement imaginable.
- Speaker #0
C'est ça. C'est quoi les photos les plus difficiles, les plus compliquées que tu as pu aller faire au niveau du camouflage ou les plus grandes difficultés que tu peux rencontrer quand tu vas prendre des photos ?
- Speaker #1
Ah, les difficultés quand on part prendre les photos. On en a parlé, mais c'est quand même... Numéro un, c'est les caprices de la météo. Et du coup, on doit composer avec le manque de lumière, avec le vent, le froid, la chaleur. Voilà, et puis ce qu'il y a, c'est que quand on est dans la nature souvent comme nous, d'une année sur l'autre, on ne va pas se leurrer. on observe quand même une chute du nombre d'animaux dans la nature.
- Speaker #0
Ah oui, vous vous en rendez compte ?
- Speaker #1
Ah oui, oui. Même un exemple concret, il y a quelques années, à chaque sortie, Serge voyait au moins un renard, un lièvre dans les prairies. Aujourd'hui, c'est plus le cas dans les mêmes prairies. Donc ce qu'on fait, c'est qu'on multiplie les sorties et observations. Du coup, ça demande de plus en plus d'énergie, en fait, pour trouver des... des animaux. Sans compter qu'il y a des animaux qui deviennent plutôt nocturnes parce qu'ils sont chassés en journée donc ils se sont adaptés. Et par exemple, les renards sortent beaucoup plus la nuit maintenant.
- Speaker #0
Donc en fait, les animaux se déplacent par rapport à l'homme et du coup, ils s'éloignent ou changent leurs horaires histoire de ne pas trop nous croiser.
- Speaker #1
Après, d'autres difficultés, c'est aussi le poids de l'équipement aussi. Parce que je suis une femme fragile. Quand on marche longtemps avec mine de rien, avec un appareil qui fait entre 2 et 3 kilos, le dos se ressent. On a trouvé des solutions à ça aussi. On a trouvé des espèces de harnais où l'on peut glisser notre appareil dedans, ça soulage vraiment les lombaires.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Surtout que sur une séance photo, c'est quand même pas mal de temps, de kilomètres. Et puis j'imagine qu'en forêt, ce n'est pas toujours super praticable.
- Speaker #1
Oui. Alors là, on a tout un peu de matériel. Et les nouveaux appareils sont plus légers. Donc il y a ma grande joie. Donc en fait, le mien, par exemple, il doit faire 2,1 kg en tout. C'est vraiment léger. C'est gérable. Voilà, donc autre difficulté, je dirais que justement la photographie animalière, c'est à la portée de beaucoup de monde aujourd'hui. On voit beaucoup de monde dans la nature comparé à avant. Et puis il suffit de regarder sur les réseaux, en fait, c'est inondé d'images. Donc c'est parfois difficile de sortir du lot, quoi. Mais tout ça sur un écran, donc les gens switchent d'une photo à une autre. sans vraiment regarder. Donc, moi, ma différence, c'est que du coup, je propose des images en réel, imprimées.
- Speaker #0
Quasiment tous pareils, on fait beaucoup de photos. On est content de les regarder une fois, on les met sur les réseaux, et puis après, on les regarde peut-être dix ans après, en disant, ah tiens, oui, j'avais fait ça en photo.
- Speaker #1
Donc là, ça permet de sortir un peu du reste.
- Speaker #0
C'est ça. Et alors quelqu'un qui voudrait démarrer comme photographe animalier, mais pour se professionnaliser, ça serait quoi les conseils que tu pourrais lui donner ?
- Speaker #1
Déjà, développer la connaissance sur la nature et la faune sauvage. C'est important de les connaître pour essayer d'anticiper leurs actions, pour essayer de moins impacter possible sur eux. Après, il faut aussi penser à l'éthique. Ce qui concerne la photographie animalière, c'est quand même une priorité pour ma part.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Après, il faut quand même être très patient et persévérant, surtout persévérant, parce que des fois on attend des heures et puis aucune photo au bout. Donc il faut avoir la foi et retourner et retourner. Mais quand on est récompensé, là on est reboosté. Après, il faut savoir se lever tôt.
- Speaker #0
Oui, forcément.
- Speaker #1
Ils y en a qui ne savent pas, donc ce n'est pas pour eux la photographie d'une manière. Il faut connaître les bases de la photo, donc ne pas hésiter à regarder ce que font les autres. Personnellement, c'est ce qu'on fait. On s'émerveille encore devant les photos des autres. On regarde des chaînes YouTube aussi sur la photo animalière et on apprend aussi beaucoup des autres. Même des jeunes qui débutent, ils nous apprennent des choses, c'est incroyable. Ensuite, au niveau du matériel, on peut commencer avec du matériel de'occasion. Par contre, le téléobjectif est nécessaire, à moins de faire de la macro.
- Speaker #0
Oui, forcément pouvoir rester loin tout en donnant une impression qu'on est proche.
- Speaker #1
C'est surtout aussi pour ne pas déranger la faune et les effrayer. On doit garder une certaine distance.
- Speaker #0
Très bien. À une époque où on parle de plus en plus d'intelligence artificielle et dans le domaine de la photo, c'est vrai qu'on en parle quand même beaucoup. Comment... toi de ton côté tu vois l'avenir de cette intelligence artificielle justement dans la photo ?
- Speaker #1
Pour l'instant j'ai pas peur parce que parce qu'elle n'arrive pas à transmettre une émotion encore et puis elle connait pas la nature dès qu'on voit c'est des choses aberrantes qui n'existent pas alors c'est joli des fois c'est très joli mais c'est pas réel
- Speaker #0
Et toi, justement, l'avenir de la photographie, tu le vois comment aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, la photographie animalière particulièrement ?
- Speaker #0
Oui, particulièrement, oui.
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas au niveau de l'IA que j'ai peur en fait. Pourtant, je suis de nature optimiste, mais on ne va pas se mentir, la nature, elle ne va pas bien. Parce que l'habitat de la faune sauvage est malmené et puis du coup, c'est de plus en plus difficile de croiser des animaux. Et les observations sont quand même de plus en plus rares. Je n'exagère pas en disant ça.
- Speaker #0
Non, mais c'est bien en vrai d'avoir un regard.
- Speaker #1
Il suffit de voir à long terme, en fait. J'espère que quelquefois, il y a des choses qui sont faites pour la préservation de la nature,
- Speaker #0
de la faune.
- Speaker #1
Mais c'est trop peu.
- Speaker #0
d'accord mais c'est bien justement d'avoir tu vois un regard de quelqu'un comme toi qui est dans la nature parce que moi je suis en ville alors je sais que oui la nature malheureusement de plus en plus ça prend cher voilà qui
- Speaker #1
nous parle donc on voit tout ce qui se passe en réel et puis on suit beaucoup aussi de Youtuber etc.. qui font des choses et qui nous tiennent au courant et ça ne va pas bien.
- Speaker #0
C'est ça. Donc, on va se dire qu'il va falloir que ça reparte dans le bon sens.
- Speaker #1
Je veux bien qu'il y ait des problèmes humains aussi qui passent devant tout ça, pour beaucoup, évidemment. Mais bon, c'est un grand ensemble, quoi. Voilà, on est tous liés à la nature, même si on l'oublie.
- Speaker #0
C'est ça, si la nature va mal, il y a un moment où on sait que c'est l'être humain qui ira mal aussi.
- Speaker #1
C'est sûr.
- Speaker #0
Alors maintenant, on va aller sur une autre question qui est justement au niveau des projets que tu peux avoir avec Serge. Ou est-ce que vous avez des envies de collaboration, des choses comme ça, des gros projets que vous aimeriez mettre en avant sur l'évolution ?
- Speaker #1
Pour l'instant, non. Je pense faire un peu plus d'expositions et de salons photo... J'ai pas encore une collaboration, non.
- Speaker #0
D'accord, il n'y a pas de souci.
- Speaker #1
On pas eu d'opportunités, dans ce sens.
- Speaker #0
Voilà, pour l'instant, c'est de continuer dans ce que vous aimez faire. On en parlait tout à l'heure un petit peu en off.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses à faire. Pour les messagers d'Aura, à vrai dire.
- Speaker #0
C'est ça, et puis ça reste un métier passion avant tout.
- Speaker #1
Ah oui, bah oui.
- Speaker #0
Passion de la nature, passion de la photo.
- Speaker #1
Oui, et puis ensuite, sur les stands, c'est... C'est important aussi de rencontrer les gens, de pouvoir passer des messages, de parler de ce qu'on vit, de montrer les belles choses qu'il y a autour de nous, parce qu'on fait vraiment dans le local. On reste en Bretagne, on ne va pas au bout du monde, on ne va pas se retrouver sous l'air, mais on a plein de choses autour de nous. Et souvent, les gens sont surpris de voir toutes les espèces qu'on a en Bretagne.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on ne s'en rend pas compte.
- Speaker #1
Voilà, donc déjà, ça nous prend beaucoup de temps. Donc d'autres projets, pour l'instant, non.
- Speaker #0
D'accord. Et alors, je vais revenir sur les impressions des différentes photographies que vous faites. Les impressions, c'est vous qui les faites ou vous passez par un...
- Speaker #1
Un professionnel, un imprimeur professionnel. Voilà,
- Speaker #0
d'ailleurs,
- Speaker #1
j'en ai plusieurs selon les supports. Oui, il faut des machines. Ça nous aurait pris deux pièces de la maison. Le temps à passer à les faire. On préfère être dehors. C'est chaque fois la même réponse, mais m'enfermer avec des machines,bof !!
- Speaker #0
Tu préfères être dehors avec la nature.
- Speaker #1
On laisse ça à des professionnels. Ils font ça bien.
- Speaker #0
C'est parfait. Alors maintenant, c'est pareil, vous apprenez tous les jours, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, aussi bien avec des vidéos, des reportages, des documentaires. Est-ce que de votre côté, vous proposez des cours, des stages ou des sorties avec quelques personnes justement pour faire découvrir la base de votre métier ?
- Speaker #1
Non, on me demande souvent sur mes stands, etc. Mais moi je n'imagine pas amener un groupe de personnes, même infime dans la nature. Parce que dans un groupe, ça peut stresser, effrayer les animaux dans leur habitat. Et ça, ça nous coince un petit peu. Mais après, on peut donner des conseils, parler des bases, de la photo. Il n'y a pas de souci. C'est vrai qu'on le ferait gratuitement. On n'organise pas de stage.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Alors tu nous parlais tout à l'heure de différents salons photos ou marchés que tu peux faire. Est-ce que tu en as là qui sont prévus très bientôt ?
- Speaker #1
En fait, cet été, je fais tous les... Enfin tous les, pas tous, je suis humaine Dans le Morbihan je fais les marchés nocturnes d'été.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et puis des événements le week-end aussi. Donc c'est assez chargé. L'été, ça doit être 5, parfois 6 jours sur 7. un petit peu partout, à me promener avec mon stand sur le dos. Donc voilà, c'est par exemple Port-Louis, l'Armor-Plage, l'Armor-Baden, Vannes. D'accord. Et puis tous les événements, voilà, un petit peu partout.
- Speaker #0
D'accord, et tout ça, j'imagine que tu le notes quelque part, sur ton site internet, tes réseaux sociaux ?
- Speaker #1
Mon site internet, dès que j'ai les affiches des événements, je les mets. Et puis sur les réseaux aussi. Environ une semaine avant, je mets tous les événements que je ferai pour ceux qui suivent les infos.
- Speaker #0
C'est ça. Et qui veulent me retrouver. Sur les réseaux, on te trouve sur Facebook, sur Instagram ?
- Speaker #1
Les deux. Et puis, le site internet, il sert de vitrine. Et il y a toutes nos photographies, en fait, rangées dans des dossiers. Et puis, quand les gens veulent commander, ils me donnent la référence de la photo et je m'occupe de tout.
- Speaker #0
Super, et alors bien entendu vous pourrez retrouver dans la description les différents liens vers le site internet et les réseaux sociaux de Les Messagers d'Aura. Alors d'ailleurs, une dernière question comme ça, Les Messagers d'Aura, ça vient d'où ce nom ?
- Speaker #1
Alors Aura en fait c'est le vent, en grec ancien, donc les messagers du vent si tu veux, mais je voulais quelque chose de plus original, et je voulais que quand on tape le nom... sur Google, il n'y ait que moi. J'ai trouvé ça très poétique en plus. Je ne me lasse pas de ce nom, j'aime beaucoup.
- Speaker #0
Ok, très bien. En tout cas, merci beaucoup Audrey. Est-ce que tu as quelque chose à rajouter, quelque chose que tu voudrais parler, auquel je ne t'aurais pas demandé ?
- Speaker #1
J'ai déjà parlé beaucoup, non ?
- Speaker #0
Oui, mais c'est un plaisir. En tout cas, je ne vois pas le temps passer en ta compagnie à découvrir ce monde de la création.
- Speaker #1
Oui, et puis si vous voulez en savoir encore plus sur les réseaux, souvent je mets des petites anecdotes ou des photos des coulisses. comment comment on est camouflé, des choses humoristiques, des informations sur les animaux.
- Speaker #0
Je mets tout ça sur les réseaux. Super. Du coup, on ira se pencher sur les réseaux. Et bien entendu, j'encourage les auditeurs, s'ils ont l'occasion de pouvoir te rencontrer sur les marchés, d'aller discuter, échanger avec toi et surtout découvrir le merveilleux travail que tu fais avec Serge.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Merci. De rien et je vais te souhaiter une bonne fin de journée. Encore merci d'avoir répondu présent pour ce podcast. Au revoir Audrey. C'est déjà la fin de ce troisième épisode. Je vous avez prévenu que c'était un épisode qui allait être légèrement différent des deux précédents. Promis, le mois prochain, on revient sur de la pure création. En tout cas, j'espère que vous avez vraiment passé un excellent moment en notre compagnie. On a vu qu'Audrey était très passionné aussi bien par la photographie... et les animaux. N'hésitez pas à noter, à commenter, à partager le podcast La Galerie des Créateurs. Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à très vite. Ciao !