Speaker #0Si vous vous posez des questions comme comment présenter ma pratique sans paraître trop perché ou comment interpréter cette carte ou encore comment réussir à trouver des clients pour quitter mon salariat, alors vous êtes au bon endroit. Bienvenue dans la lecture obscure, le podcast qui mêle tarot et business. Je m'appelle Gaëtan, je suis tarologue et formateur et ce podcast a été conçu pour vous. pour vous aider à vivre de votre activité dans le milieu du bien-être. Et si vous êtes tombé sur cet épisode, on n'a qu'à dire que c'est l'univers qui vous envoie un message. Alors installez-vous bien et on est parti pour l'épisode du jour. Hello ! Aujourd'hui, on fait un pas de côté avec les cartes de tarot, même si j'aurais pu conjuguer l'épisode avec, mais j'en parlerai peut-être plutôt dans les émissions suivantes. Aujourd'hui, je vous parle donc du film qui secoue ce début d'année 2026, un film portant porté par son acteur Pierre Ninet que, je pense, on apprécie tous. Le film, c'est « Gourou » , un film qui vient nous parler sur l'affiche du coaching et, on le verra, qui peut nous parler de bien d'autres choses. Alors, aujourd'hui, dans cet épisode, on va bien sûr parler du film en lui-même, de ses inspirations, des dérives du bien-être, les cinq dérives du bien-être que j'ai réussi à identifier dans ce film, même si on pourrait en voir d'autres. On parlera aussi du rôle de l'État dans cette régulation du marché, du milieu, du bien-être, du coaching et de l'accompagnement. On verra aussi les conséquences du film et bien sûr, mon avis sur celui-ci. Alors pour commencer, ce film « Gourou » , un mot puissant que j'avais l'impression de voir un petit peu disparaître, en tout cas sur les réseaux sociaux. On l'utilise davantage depuis quelques temps. l'expression de charlatan à celle de gourou, mais voilà, ce film va remettre ce terme au goût du jour, à raison, mais aussi, vous le verrez plus tard dans cet épisode, un peu à tort. Dans ce film, Pierre Ninet incarne Matt, coach Matt, un coach vraiment à l'américaine, d'ailleurs très inspiré de Tony Robbins, et je vous invite à aller voir le documentaire sur Tony Robbins qui est disponible dans l'abonnement de Netflix, Basque. plein de scènes du film sont inspirées justement de ce documentaire. Mais donc, un coaching à l'américaine, en meeting, avec beaucoup de monde, pas forcément la réalité du marché du coaching en France, en tout cas, une réalité majoritaire, puisqu'il y a quelques coachs en France qui appliquent effectivement ce modèle de remplir des salles, de présenter des thématiques, et d'ailleurs, j'ai déjà assisté autour justement de la spiritualité. de par Misha Amerger. Je dois très mal prononcer son nom. Mais ce n'est pas non plus monnaie courante en France dans le milieu du coaching et de l'accompagnement. Et pourtant, on essaie de mettre tout le monde un petit peu dans le même sac dans ce film. C'est le sentiment que j'ai eu à mettre ce coach sur un pied d'égalité avec des petits coachs en one-to-one, avec des créateurs de contenu bien-être, mais surtout pas. avec les personnes qui l'accompagnent. Il y a vraiment un rapport de dominance, déséquilibré, manipulateur. On note clairement le point de vue du film sur ce qu'est l'accompagnement dans le bien-être, une vaste fumisterie. Mais vous allez voir qu'il y a quand même quelques points intéressants, même si, pour ma part, à la sortie de ce film, j'étais très dérangé parce que j'ai trouvé, sans rien vous divulguer, sans rien vous divulgacher, Vous pourrez aller voir le film si ce n'est pas fait sans être impacté par cette émission. Mais dans ce film, on vous montre clairement que Coach Matt, Pierre Niné, c'est un grand méchant. C'est assez manichéen à mon sens et je trouve que ça manque de nuances. Pourtant, il y avait la possibilité d'en apporter ce qui n'a pas été fait. Donc on va commencer avec les cinq dérives du bien-être que j'ai réussi à identifier dans ce film. qui sont des véritables dérives, et d'ailleurs à chaque fois que je voyais ces dérives appliquées, moi, en regardant le film, je me demandais comment dans mon entreprise, comment dans mes accompagnements, je me sécurise et je sécurise mes clients pour pas qu'on tombe dans ce genre de dérives, parce que le film nous a laissé entendre que ces dérives, on y allait vraiment pour manipuler les clients, mais il faut se rappeler que les dérives du bien-être, des fois on y tombe. parce qu'il y a de la méconnaissance, parce qu'on ne les a pas anticipés, parce qu'on y va pieds joints sans se rendre compte. Allons-y, les 5 dérives du bien-être qui sont présentées dans Gourou. La première, à mon sens, c'est la positivité toxique. Elle est évoquée ouvertement, d'ailleurs, durant le court, court, très court passage de procès. Enfin, pas de procès, mais qui prend la forme d'un procès dans ce film. Donc, qu'est-ce que la positivité toxique ? J'ai du mal à le dire. La positivité toxique, c'est généralement des promesses. Par exemple, si tu vibres... haut, tout ira bien, les émotions basses sont des blocages, la souffrance est un choix. J'ai toujours trouvé ça très très violent, ce genre de discours. Si vous manifestez suffisamment, ça arrivera. La phrase d'ailleurs du film de Matt, c'est « Ce que tu veux, c'est ce que tu es » . Et donc, en quoi ça c'est de la positivité toxique, c'est l'idée que tout est une question d'état d'esprit, de mindset. Du coup, ça produit de la culpabilisation parce que Si tu vas mal, c'est que tu es responsable. Si il t'arrive des choses mal, ça c'est plutôt du milieu de la spiritualité, c'est que tu l'as attiré ou c'est que tu as signé un contrat avec l'univers pour vivre ce genre de choses. Je trouve ça horrible parce que c'est la responsabilisation de la victime. Ce qui crée du coup aussi un refoulement émotionnel. On ne doit pas être en colère, on ne doit pas être triste, on ne doit pas vivre de doute puisque tout ça c'est interdit. et aussi une déconnexion du réel parce qu'on nie les contextes sociaux, financiers et familiaux. Il ne faut pas le nier, à mon sens, et je ne suis pas le seul à penser ça, parce que, oui, se permettre d'être positif, souvent, c'est mu par un contexte économique ou familial qui fait que c'est plus simple pour certains et pas forcément accessible pour d'autres. Donc, le piège avec cette positivité qui peut avoir des bons côtés, mais qui peut en devenir hyper perverse, c'est qu'on remplace le travail Merci. intérieure par une injonction au sourire. Résultat, l'accompagné, la personne, le client, ne se comprend pas mieux et se juge davantage. Donc voilà, ça c'est la positivité toxique, c'est présenté dans ce film très brièvement et pourtant on peut tous être amené à la subir ou à la proposer. Donc vigilance, la positivité toxique, attention, si vous-même vous accompagnez d'autres personnes, ça n'a pas que des côtés... positif d'être dans la positivité. Allez, deuxième point, j'enchaîne parce qu'il y a beaucoup de choses à dire dans cet épisode. C'est l'addiction. L'addiction au coach, au programme, à l'accompagnement. Sans moi, tu ne peux pas y arriver. C'est le genre de phrase qu'on peut entendre. Alors, bien sûr, ce sera rarement dit avec autant de transparence. C'est plutôt la promesse d'un accompagnement transformationnel, un cadre qui va rassurer, qui va structurer, et parfois même un cadre qui va se substituer à une autre addiction. « Ah ben, tu es addict au sucre, tu vas faire un coaching avec moi pour ne plus être addict au sucre. Tu es addict à l'alcool, tu es addict au travail, tu vas faire un coaching avec moi pour ne plus être addict à ça. » Et bien, finalement, on peut repositionner l'addiction vers le coaching en lui-même. Parce que le client peut avoir peur d'arrêter pour retourner dans ses anciennes dérives. Il peut aussi avoir peur de régresser sans le coach. Et aussi un besoin constant de validation. extérieure. Je vous l'ai dit plusieurs fois, moi, je n'encourage pas des rendez-vous qui se reconduisent quand on me contacte pour un tirage de carte. Ça doit vraiment être exceptionnel et ne pas se reproduire dans les jours, les semaines et même dans les mois à venir. Ça doit vraiment être très espacé parce que on doit être capable de valider ses propres actes par soi-même et pas avoir besoin d'un regard extérieur, pas avoir besoin d'une validation extérieure. Il y a quelques signaux d'alerte. C'est quand le coach se pose comme une figure indispensable. Peut-être quand le coach relance. Eh bien, là, passe ton entretien d'embauche. Et puis, quelques semaines après, recontacte-moi pour qu'on voit la suite. Non, si on a suivi un accompagnement, on n'est pas censé avoir forcément besoin d'un accompagnement par la suite. Et si le coach se présente, l'accompagnant se présente comme une figure indispensable, c'est problématique. Des discours du style, si tu quittes le programme maintenant, Tu sabotes ton évolution, c'est très culpabilisant, ça devient toxique parce que le coach est censé rendre autonome, pas créer une dépendance affective ou symbolique. Donc, votre positionnement en tant qu'accompagnant, il doit être sain et il doit rappeler qu'il n'est pas indispensable. Ça peut être un catalyseur, ça peut être un facilitateur, un accélérateur, mais il n'est pas obligatoire, il n'est pas urgent, il n'est pas... indispensable, tout simplement. Allez, troisième point des dérives du bien-être et de l'accompagnement, c'est la catharsis. C'est un mot qui n'est pas facile à dire, mais pourtant qui est très intéressant. La catharsis non-continue. pousser quelqu'un à pleurer, craquer, mais sans qu'il y ait une intégration derrière. Alors, je sais que ça paraît bizarre de dire pousser quelqu'un à pleurer, mais pourtant, ça se fait. Et ce n'est pas forcément le but qu'on doit mener quand on accompagne autrui, ça peut arriver, mais c'est toujours un moment délicat et si on cherche ce craquage, il y a quelque chose de malsain. Parce que ce que promet Merci. ce déchargement, c'est la libération émotionnelle, puisque cette décharge intense d'émotion entraînerait la guérison. Sauf que, une émotion exprimée sans cadre, sans après, sans sens, ça soulage certes sur le moment, mais ça transforme rien. Et d'ailleurs, le professionnel n'a pas forcément les outils et les techniques pour accueillir ce type de libération. Pire, Pour certaines personnes, ils peuvent devenir accros à l'intensité émotionnelle que cela créait comme une purge répétée et du coup souhaiteraient revenir encore et encore dans cet état de catharsis. Donc on confond souvent décharge émotionnelle avec libération psychique et ça, ça peut être dangereux. Donc là, en plus, dans ce cadre, c'est fait dans le film face à une masse. en groupe, donc il y a un effet collectif qui est très pervers et qui est très bien montré à un moment dans le film. On va se imaginer que dans le film, c'est bien montré, mais c'est vraiment très orienté. On sait déjà que ce qui va se passer, c'est pas bien, c'est mal. Et moi, me montrer le feu et me dire ça brûle, je trouve que c'est pas comme ça que ça se présente dans la réalité. En tout cas, ça peut se présenter avec beaucoup plus de nuances. Et j'aurais aimé qu'on avertisse le public, justement, quand le loup se déguise en berger. Je ne sais pas si vous m'avez suivi, mais voilà. Pour moi, vous l'avez compris, le film manque de nuances, même s'il montre des choses importantes. Un autre point qui est montré dans ce film, les dérives de l'accompagnement et du bien-être, c'est les prix en cascade, avec cet appel à investir encore et encore pour aller plus loin, avec des upsells à tout va. Les upsells, c'est vraiment, vous faites cette première formation et à la fin, on vous propose une autre formation. C'est quelque chose que je propose moi-même, mais c'est vrai que ça peut être très pervers, surtout quand il y a une échelle, une escalade de prix. Donc moi, je me suis beaucoup questionné où est-ce que c'était malsain ou non, comment c'était pratiqué. Mais comme je vous l'ai dit dans l'épisode précédent, moi, j'invite toujours plusieurs jours de réflexion. Ça ne me dédouane pas de tout. C'est des techniques de vente. Le Psell proposait à l'issue d'un parcours un autre parcours. Je ne le propose pas à tous mes clients, mais si vous faites ma formation Les bases du tarot, effectivement, je vous propose d'autres de mes formations avec des tarifs avantageux pour aller plus loin dans votre apprentissage du tarot. Où est-ce que ça peut être pervers ? Notamment quand le programme d'entrée est accessible. Ça, je l'ai notamment fait avec Tony Nevers, où son programme d'entrée était à 17 euros et qui est un coach réseau. pour lequel j'ai suivi sa formation. Alors, le programme d'entrée était à 17 euros et ensuite, il y avait d'autres packages à 40 puis 60 euros. Au final, je crois que j'ai dépensé un peu plus d'une centaine ou de 200 euros auprès de ce coach. Et je n'en suis pas mécontent parce que le contenu était de qualité et on n'est pas encore sur des sommes qui m'ont mis dans une quelconque difficulté. Là où ça peut poser problème, c'est que quand il y a un niveau 1 accessible puis un niveau 2 qui monte en compétences, mais on a besoin d'avoir du niveau 2 pour pouvoir faire ce qu'on nous a promis dans le niveau 1. Mais au final, on a aussi besoin du niveau 3, sinon on ne pourra pas déployer ce qu'on a appris dans le niveau 1 et dans le niveau 2. Et puis après, il faut qu'on ait aussi le mastermind, parce que c'est bien de se plonger pleinement dans ce qu'on a appris. Et ensuite, on a des accompagnements privés, parce qu'il faut avoir fait ces accompagnements privés pour pouvoir se sentir légitime. Et ensuite, il y a des retraites, parce qu'il est bon de se plonger pleinement dans tout ce qui a été acquis, et de le mettre en place avec des équipes, avec du groupe, et de se sentir... Et au final, on a dépensé des milliers d'euros. C'est toujours présenté comme des étapes logiques. Étape 1, étape 2, étape suivante. Mais on laisse peu de temps à la réflexion au candidat. On efface presque le bénéfice de l'étape précédente en promettant qu'il sera pleinement rempli dans l'étape suivante. Et c'est toxique. C'est pour ça que les personnes ne pensent jamais en faire assez quand elles suivent ce type d'accompagnement. La transformation qui a été promise à la base est repoussée au prochain paiement. Et finalement, la valeur personnelle se confond avec la capacité d'investir. Et c'est extrêmement pervers. Il y a des moyens de s'en détacher, en tout cas il faut se questionner. Moi généralement quand je vous propose d'autres accompagnements à la suite d'une déformation, c'est pour vous proposer une compétence annexe qui est facultative et vous n'avez pas forcément le besoin d'aller chercher ou vous pouvez aller chercher en autonomie. Ça ne nie pas le programme précédent, mais c'est vrai qu'on peut très facilement tomber dans cette cascade de prix si on ne la questionne pas. Et c'est pour ça que c'est important quand vous faites des accompagnements, d'avoir des promesses atteignables et définies. Si vous suivez ma formation « Tarot, la base » , vous apprendrez à utiliser les bases du tarot, les arcanes majeures, les arcanes mineures. Ça vous mettra le pied à l'étrier et vous partirez avec un certifié sur les bases du tarot. Voilà, vous partez avec une connaissance des bases du tarot. Mais si vous avez déjà cette connaissance, il n'y a pas lieu d'investir dans cette formation. Par contre, si vous voulez apprendre à utiliser le tarot de façon un peu plus originale, avec notamment une approche sur la thématique des vies antérieures, que je trouve hyper intéressante tant d'un point de vue psychologique que d'un point de vue spirituel, eh bien ma formation cartographie à ces vies antérieures, eh bien elle vous aidera à prendre plusieurs clés autour de cette thématique, des tirages majeurs, et vraiment à la fin vous pourrez faire ces tirages et potentiellement accompagner autrui avec... ces tirages-là. Les deux formations peuvent se suivre. Vous n'en suivez qu'une seule. C'est vous qui choisissez. Et n'aurez moins, je vous propose généralement un pack, si vous voulez prendre les deux, à tarifs avantageux. Et là, on n'est plus sur du marketing. C'est ça qui est très particulier. C'est que la vente en cascade, c'est de la manipulation. Par contre, faire des packs de vente, proposer des tarifs avantageux, C'est les bases de la vôtre. Et donc, il faut vraiment être vigilant, se remettre en question, et pourquoi pas en parler avec des pairs, en parler avec un superviseur dans votre domaine pour vous assurer que vous n'êtes pas en train de tomber dans cette dérive et que vous n'avez pas poussé vos consultants, vos clients, vos accompagnés à ce type de dérive. Je vous ai dit que j'allais... beaucoup de choses à vous dire, mais c'était important. Maintenant, on passe à la dernière dérive que j'ai repérée dans ce film, même si on pourrait en identifier d'autres, c'est la proximité ambiguë. Qu'est-ce que c'est que la proximité ambiguë ? C'est vraiment cette phrase, je suis plus qu'un coach pour toi, mais cette phrase, c'est vraiment, elle n'est pas prononcée par le coach en lui-même, elle est prononcée par son accompagné. Vraiment, coach Matt, c'est comme un frère pour moi, comment Un père, pour moi, c'est comme... C'est un ami, c'est mon meilleur ami. Ce genre de choses. C'est vraiment un contexte de proximité ambiguë. Et ce qui est très particulier avec la proximité ambiguë, c'est qu'elle n'est pas forcément conscientisée par le coach. Et dans le film, on me donne l'impression qu'elle est conscientisée par Coach Matt. Mais moi, je vous assure que je vois beaucoup de professionnels... qui malheureusement tombent dans ce contexte de proximité ambiguë parce qu'ils aiment l'humain, et c'est dangereux. C'est dangereux pour eux, c'est dangereux pour les personnes qui les accompagnent, et moi j'essaie d'être vigilant par rapport à ça, parce que j'adore être dans un accompagnement très humain, dans un accompagnement où je vous accompagne vraiment chacun avec vos particularités, j'aime vous découvrir, j'aime qu'on échange avec beaucoup de profondeur, mais il ne faut pas tomber dans une forme de proximité fausse, parce que ce que ça peut prendre comme forme, Ce sont des confidences excessives auprès du coach, auprès de l'accompagnant, un flou émotionnel. Et ce flou émotionnel, il peut vraiment créer ce schéma de sauveur, victime, agresseur, que vous connaissez sûrement. En tout cas, dans ce schéma, c'est un schéma qu'on doit suivre, puisque si on considère l'autre comme notre sauveur, on reste dans une place de victime. Et puis, à un moment, on peut aussi changer les places. Et si notre Sauveur nous... ne répond pas à tant, on peut le considérer comme un agresseur parce que ça va nous faire du mal. Bref, c'est un schéma qu'on ne veut pas entretenir et effectivement ce flou émotionnel peut le développer. Et puis, sous-entendre de l'affection ou de la spiritualité, ça peut parfois nous jouer des tours, tant à l'accompagnant qu'à l'accompagné parce que Merci. c'est une forme de déresponsabilisation, c'est une forme d'espace qui dépasse le cadre de la transaction, et donc c'est dangereux parce que le cadre se dissout. La personne ne sait plus si elle est accompagnée ou impliquée, effectivement. Donc ça peut créer un contexte malsain. Si je dois avoir mon contexte affectif, je dois le payer, alors que non, nos relations sociales, amicales, amoureuses, ne doivent pas être l'objet d'une marchandisation, d'un paiement. Et du coup, il y a une difficulté à poser des limites, ou à partir, et dans les deux sens. Tant pour la personne qui accompagne, que pour la personne qui est accompagnée. Donc, dans le métier de l'accompagnement, le cadre protège les deux et pas seulement le client. Et je vous assure que ce n'est pas facile de créer des cadres nets. Et d'autant plus que je pense que vous comme moi, on est tous très humains. Et c'est aussi pour ça que moi, j'ai refusé. Maintenant, je n'accompagne plus de thématiques amoureuses, ou en tout cas très rarement. Mais je me suis spécialisé dans les accompagnements, dans les projets professionnels, parce que ça me... me permettait de vraiment m'impliquer encore plus dans mes accompagnements, de proposer vraiment un suivi très pointu et de reconduire des rendez-vous parce qu'on attaque une thématique concrète, factuelle. On va parler de chiffre d'affaires, on va parler de clients, on va parler de visibilité réseau. D'ailleurs, je salue Marie qui me partage très fréquemment ses résultats réseau depuis qu'elle a suivi mon accompagnement. Elle a vraiment eu, vous l'avez écouté sur ce podcast, une révélation dans sa carrière en se positionnant en tant que professionnel en prépa mental. Et aujourd'hui, sur ses réseaux sociaux, ça a vraiment créé un boom, un boom de visibilité, mais aussi des prises de contacts spontanées par des clients, par des organismes. Et ça, ça me fait super plaisir et on peut en échanger, on peut célébrer ses victoires, on peut parler de tout ça. Mais c'est vrai que moi, j'ai eu besoin, pour m'investir pleinement sans crainte, de me diriger vers la sphère professionnelle. Et c'est pour ça que j'ai autant de plaisir à vous accompagner dans la sphère pro avec mon accompagnement stratégique. Bref, continuons et allons voir maintenant un autre aspect du film qui nous est présenté. C'est le rôle de l'État. face à toutes ces dérives et d'autres L'État a choisi de se positionner, en tout cas, a essayé de se positionner et a finalement proposé l'application d'un diplôme aujourd'hui pour pratiquer l'activité de coach en France. Vous n'avez qu'une obligation, Mireille, demain, peut se lever et dire je ne me sens pas bien dans ma carrière, j'ai toute mon expérience et je veux la transmettre, je vais devenir coach. Peut-être que pour Mireille, ça fera tout à fait sens et ce sera logique. Peut-être que pour Matt, reprenons le personnage du film, eh bien, c'était totalement de la manipulation et de la con. Mais en tout cas, tout le monde peut être coach. Néanmoins, aujourd'hui en France, si vous voulez être coach professionnel, l'appellation de coach professionnel, il faut avoir un certificat que plusieurs organismes donnent. Et ça peut être intéressant parce que ça a créé un corpus collectif. Ces dérives que je viens de vous présenter, j'imagine que dans ces certifications, on vous les présente. Moi, quand je me suis formé en psychothérapie, j'ai un certificat de psychopraticien, donc je ne suis pas psychologue, mais je me suis certifié en psychothérapie et en tant que praticien en hypnose. Je ne suis pas hypnopraticien, mais ces deux certifications m'ont donné énormément d'outils pour veiller à ne pas... pas faire n'importe quoi avec les personnes que j'accompagne pour vraiment avoir une proposition que je pense être de qualité. Mais voilà, ces certifications, pour le coup, elles le sont. Les miennes ne sont pas reconnues par l'État. La certification de coach professionnel, elle est moyennement reconnue par l'État, mais elle permet en tout cas d'avoir le titre de coach professionnel, là où le coach lambda n'a pas besoin de certification. Et j'en reviens, ces certifications vous apportent des outils. Malheureusement, beaucoup de pros du bien-être ont beaucoup de certificats, ne manquent pas de compétences, vont énormément se former dans des domaines qui ne sont pas toujours reconnus par l'État. Mais en tout cas, il y a vraiment cette volonté de maîtriser. Là où le film nous laisse entendre plutôt que non, les pros de l'accompagnement n'ont pas envie de se former alors que le nombre de personnes que j'accompagne qui en lisent, énorme, qui ne pourraient pas tenir sur une page de CV de certification, de formation. Il y a cette volonté dans le bien-être de se former. Le problème d'un diplôme unique, finalement... où l'État mettrait son nez dedans, parce que ça n'a pas que des bons côtés, et ça c'est trop peu présenté dans le film, c'est présenté avec une seule phrase, c'est que l'État ne peut pas être un garant absolu d'une pensée bénéfique à tous. Je m'explique parce que je l'ai dit de façon plus compliquée, mais si on prend l'exemple de Freud, Fred, oui, reconnu, il a apporté une méthode de haut, c'est hyper intéressant. Mais aujourd'hui, avec le recul qu'on a, avec l'évolution de notre société et aussi l'évolution des sources qu'on a, on se rend compte que Freud, il nous a dit plein de conneries. Désolé pour mon langage, mais mettons demain l'État crée un programme sur la base d'une approche scientifique très intéressante, ça ne nous garantit pas que cette approche sera forcément juste. Et ça empêche aussi l'exploration d'autres approches. D'ailleurs... quelqu'un qui suivrait un certificat d'État, ça ne nous garantit pas non plus que dans la pratique, il appliquera la méthode qu'il a apprise dans cette formation. Mais j'en reviens à Freud, est-ce que je voulais vous parler quand même de l'Oedipe ? On en parle tous, c'est très connu. L'Oedipe, le fait qu'un enfant éprouve des sentiments vis-à-vis du parent du sexe opposé et qu'il faudrait tuer son Oedipe. pour grandir, d'où ça vient ? C'est très connu, c'est très appliqué encore par des pros de la psychologie aujourd'hui et notamment par des psychologues. Pourtant, Fred, en fait, c'est venu d'où cette idée de deal ? C'est venu d'une observation. D'une observation qu'il y avait beaucoup de patients qui lui rapportaient des rapports, des récits d'abus sexuels intrafamiliaux. Désolé, je n'ai pas mis de trigger warning dans cette émission, mais si ça vous met mal à l'aise, je vous invite à passer tout de suite au point suivant sur les conséquences du film. Et je vais vous finir de vous parler de l'audit avec Freud qui recevait ces récits d'abus sexuels intrafamiliaux. Donc sa première théorie, hypothèse, ça a bien sûr été que des adultes ont abusé d'enfants. Enfin, ce n'est même pas une hypothèse, c'est qu'on me dit ça, donc il y a des adultes qui abusent d'enfants. Sauf que... Il a pris du recul, et quand il a regardé un petit peu les chiffres de ce qu'on venait de lui rapporter, il s'est dit « c'est pas possible, il ne peut pas y avoir autant d'enfants qui sont abusés sexuellement » . Donc, eh bien, ses enfants mentent. Et il a fini par arriver à cette idée qu'il y avait un Oedipe, et que ça venait d'un fantasme d'avoir des rapports sexuels, des rapports amoureux avec son parent. Or, aujourd'hui, avec les chiffres qu'on a, on sait que c'est une réalité. Qu'il y a, j'ai plus là les chiffres sous les yeux, et j'ai pas non plus envie de m'étaler sur le sujet, mais il y a énormément d'abus intrafamiliaux. Donc le DIP, le DIP au sens biologique, au sens comportement vraiment universel et biologique, non, il n'existe pas. Et pourtant, il y a encore des pros de la psy qui... s'appuie sur cette idée. Je ferme la parenthèse ici autour de ce tronc commun qui pourrait être donné par l'État, parce que l'État pourrait se tromper et on pourrait cultiver des systèmes pervers, des systèmes malsains, des systèmes erronés. Quelle idée je peux vous proposer du coup, plutôt intéressante à mon sens, et je conscience que ça peut être un petit peu prétentieux de ma part, mais euh déjà vous pouvez construire une charte éthique. Et si l'État mettait son nez dedans et proposait aux praticiens une charte éthique unique, ça pourrait être intéressant. Mais là où ça pourrait poser problème, notamment, je prends l'exemple du milieu du tarot, il y a mille et une façons d'utiliser le tarot. Si on se retrouve à avoir une charte éthique et déontologique unique, ce serait particulier, parce que ça ne conviendrait pas à toutes les façons d'employer la carte mensible, et ça finirait par appauvrir un domaine d'activité. Je n'irai pas t'ouvrir. un domaine de compétence, un outil, et ce serait dommage. Alors, moi, j'ai eu une autre idée. Et si l'État proposait un dossier à remplir pour que chaque professionnel propose sa charte éthique, réfléchie, mûrie, justifiée, et la soumette à un organisme d'État qui la validerait, la noterait, la corrigerait... Et ce serait seulement une fois ce travail effectué que le professionnel pourrait se lancer dans son activité. Alors, j'ai conscience que ce modèle pose problème parce que ce serait sans doute un modèle payant. Ce serait parce que ça créerait des emplois pour travailler sur ces chartes éthiques. Ce serait quand même une masse titanesque de travail. Mais effectivement, si l'État a vraiment à cœur de mettre son nez dedans, je pense que ça pourrait être quelque chose d'assez intéressant. Je ne sais pas. comment ça pourrait être mis en place. J'ai conscience que ça ferait du travail en plus pour tout le monde. Mais je pense que c'est important, en tout cas, et je vous en ai parlé dans un épisode précédent, l'épisode du pape, de concevoir une charte éthique. Donc, si vous, en tant que professionnel, vous vous dites, ah ouais, moi, faire une charte éthique, ça me fait un peu... ça me casse les pieds. Eh bien, je vous invite à retourner sur cet épisode du pape où je vous avais proposé un modèle de charte éthique à compléter parce que c'est vraiment... important pour ne pas tomber notamment dans les dérives qu'on a évoquées précédemment. Voilà, on passe à l'étape suivante de mon analyse, les conséquences du film. Alors, bien sûr que ce film va entraîner une hausse de la méfiance, un vrai emploi de ce terme de gourou, mais moi ce qui m'embête, c'est qu'il y a une grosse ambiguïté avec les créateurs de conflits. Déjà, dans tout ce qui... Et de l'ordre de la promotion du film, Pierre Ninet semble bien avoir saisi certains traits de son personnage, mais il y a une grosse ambiguïté entre le personnage qui est Matt, un coach qui organise des meetings avec des centaines de personnes devant lui et toute une équipe derrière lui, et le coach comme Mireille, je reprends l'exemple, ou un coach comme Pierre ou Paul-Jacques, qui pourrait travailler en one-to-one et créer du contenu sur les réseaux sociaux. pour gagner un peu en visibilité. Il y a une sacrée ambiguïté qui est faite. Résultat, les plus impactés par ce film, je pense que ça va être les petits, les solopreneurs, comme vous et moi. Ceux qui travaillent avec acharnement, avec passion, avec entièreté, et qui n'ont pas forcément toute une équipe derrière eux. Or, quand on regarde les chiffres, on se rend compte que c'est souvent les plus installés qui sont les plus dangereux. Et d'ailleurs, je vous invite à écouter l'émission de France Inter, « Grand bien vous fasse » du 3 février 2026. Avez-vous besoin d'être coaché ? Parce que dans cette émission, il y a des chiffres assez forts autour des dérives du coaching. Et vous verrez que ce n'est pas forcément Mireille qui crée des incidences, mais c'est peut-être plus des Mathieu, des coqs qui battent, mais aussi des grands noms en France et à l'étranger qui... qui ont eu des actes et des dérives majeures. Voilà, donc les petits vont être impactés, les gros vont avoir, à mon sens, peu de conséquences parce qu'ils ont les armes en termes de com' pour rebondir et se dédouaner. Et ça va avoir une incidence, surtout quand je vois le nombre de personnes qui commentent le film et qui créent des posts, qui créent des avis, des vidéos, et qui ne sont pas aller voir le film. Moi, je me suis dépêché d'aller voir le film parce que je pense qu'il est important de savoir ce qui se passe dans notre milieu et comment on en parle. Mais quand je vois le nombre de personnes qui s'expriment à ce sujet sans même aller voir le film et qui font des amalgames, effectivement, ça va nous toucher. Alors, assurez-vous, eh bien, revenez sur mon épisode du Pape, faites votre charte éthique et vous allez voir, vous aurez toutes les armes pour vous défendre quand on vous accusera. Et soyez droits dans vos baskets. Et ça va ronder. Mais effectivement, on a essuyé une petite tempête. D'ailleurs, si cette émission vous a plu, dites-moi en commentaire si vous êtes allé voir le film, si vous comptez aller le voir, ce que vous avez pensé de mon avis. Et si vous voulez aller plus loin, je vous invite, avant qu'on se quitte, d'aller regarder la série, je ne sais plus où elle est disponible, qui s'appelle Apple Cider Vinegar. Excusez-moi pour mon anglais un peu pourri. C'est une série qui traite justement des dérives du bien-être et création de contenu dans le milieu du bien-être. J'ai trouvé cette série hyper intéressante parce qu'elle présente plusieurs visages, plusieurs façons de pratiquer, des nuances, mais aussi des profils qui se laissent abuser par le pouvoir qu'elles ont entre les mains. Et c'était vraiment passionnant. Bien sûr, on ne peut pas demander à un film qui déroule 12 heures de proposer autant de contenu qu'une série le propose en une dizaine d'heures. Mais vraiment, si ce sujet des dérives dans le milieu du bien-être vous intéresse, et aussi autour de l'influence dans le milieu du bien-être, allez voir Apple Cider Vinegar. Et je vous rappelle, allez voir le document Terre sur Tony Robbins qui est sur Netflix. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Encore une fois, si ça vous a plu, n'hésitez pas à partager ce podcast à d'autres entrepreneurs qui pourraient en avoir besoin ou bien si vous avez regardé le film « Gourou » , à me partager votre avis et à l'envoyer cette vidéo ou ce podcast à quelqu'un que ça pourrait intéresser. Bonne après-midi, bonne soirée ou bonne journée et à bientôt pour un prochain épisode de la Lecture Obscure.