- Vivien
Chers auditeurs, bienvenue dans ce nouvel épisode tout à fait spécial de la Machine à Sens, votre podcast dédié aux sociétés à mission. Je m'appelle Vivien Pertusot et j'ai le plaisir de l'animer. Alors, tout à fait spécial parce que j'ai la grande joie de vous présenter un tout nouveau format où nous abordons des thématiques que nous explorons avec 3-4 invités sur plusieurs épisodes. Et pour inaugurer ce nouveau format, j'ai décidé de traiter d'une personne clé du dispositif de la société à mission, le manager de mission. Le manager de mission, c'est un nouveau rôle. qui est le fruit de la pratique. La loi n'oblige pas les entreprises à en avoir un, mais il est indispensable pour assurer la coordination et la réussite de la mission. C'est un rôle au coup pour multiples. Dans certaines entreprises, c'est une ligne de plus dans une fiche de poste. Dans d'autres, c'est un poste quasi à temps plein. Il y a quelques incontournables sur lesquels nous reviendrons, mais le périmètre de jeu est quand même assez vaste. Et pour nous éclairer durant ces quatre épisodes, j'ai le plaisir d'être accompagné par un trio de chocs. Agnès, Mylène et Pierre-Alix. Je leur laisserai le soin de se présenter dans un instant. Mais déjà, bonjour à vous trois.
- Agnès
Bonjour. Bonjour.
- Vivien
Et cette série, c'est aussi la leur. Ils la co-construisent avec moi et je tiens à les remercier de prendre ce temps pour que ces échanges soient le plus utiles et le plus animés possible. Pour ce premier épisode, nous avons décidé de brosser un panorama assez global du rôle de manager de mission. Alors l'idée, ce n'est pas de vous abreuver de concepts et de théories. mais de rentrer dans l'intimité du quotidien d'un manager de mission en utilisant leurs expériences respectives dans des contextes très différents, vous allez le voir. Et je le répète jamais assez souvent, la société à mission se construit par le terrain et le partage d'expériences. C'est vraiment tout le but de cette série. Alors bon, j'ai pas mal parlé, on va rentrer dans le vif du sujet, mais déjà pour faire connaître les trois personnes qui vont nous accompagner pendant cette série. Je vais vous laisser vous présenter tous les trois parce qu'on va quand même passer un petit peu de temps ensemble sur ces quatre épisodes et donc c'est pas mal que les auditeurs puissent vous connaître. Et je vais le faire en fonction de l'ordre des personnes qui s'affichent sur mon écran. Je vais commencer par toi Mylène.
- Mylène
Bonjour à tous, je m'appelle Mylène Princet-Heyd et je suis chef de projet RSE et manager de mission pour KS Groupe. KS Groupe, c'est un groupe familial de BTP qui regroupe... maintenant 450 collaborateurs répartis en 12 filiales et qui vont du gros œuvre jusqu'à l'aménagement intérieur en passant par l'ensemble des lots techniques du bâtiment. Et nous sommes société à mission depuis décembre 2023.
- Vivien
Et toi, tu es manager de mission depuis décembre 2023 aussi ?
- Mylène
J'ai été embauchée en septembre 2022, notamment dans ce cadre-là, oui.
- Vivien
Est-ce que tu peux nous donner trois mots ? qui résume pour toi ton expérience de manager de mission et pourquoi cela ?
- Mylène
Alors, challenge, parce que ce n'est pas une mince affaire de passer société à mission et de l'animer. Ensuite, tension, parce qu'il faut gérer pas mal de tensions, c'est-à-dire les contradictions qu'on peut avoir, on en reparlera certainement par la suite. Et surtout, chef d'orchestre. Alors, c'est deux mots, mais parce qu'effectivement, ça reflète bien mon métier.
- Vivien
Ok, challenge, tension et chef d'orchestre. Ok, merci Mylène. Agnès, à ton tour de présenter.
- Agnès
Oui, alors moi je suis Agnès Warcollier, manager de mission chez LPME, et puis également responsable de Grand Compte et responsable de la région Sud, parce que je suis basée à Marseille. Alors, qui on est ? LPME, c'est un cabinet de conseil spécialisé sur tout ce qui touche au marché public. On est 14. répartis un peu partout en métropole et en Outre-mer. Et nous traitons tout ce qui touche à l'achat public, depuis l'organisation achat, la passation des appels d'offres, jusqu'à des missions contract management, pour accompagner nos clients dans une exécution conforme des contrats, mais aussi dans la recherche d'un équilibre contractuel qui permet une relation durable. Alors notre raison d'être, c'est ensemble construisons une commande publique performante et responsable. impactant positivement nos territoires parce que ce que l'on veut, c'est accompagner les acteurs du service public pour ancrer une commande publique durable, mais aussi renforcer la dynamique des entreprises dans leur engagement vers l'achat responsable, l'achat durable, ce qui permettra, et c'est l'objectif utile, de développer les territoires par cette commande publique durable. C'est vraiment ce qui nous anime chez LBMA et donc on essaie... de faire en sorte, et moi en particulier en tant que manager de mission, d'impliquer chaque membre de l'équipe LPMLE dans le partage, la promotion et la diffusion de cette raison d'être.
- Vivien
Et donc là, aujourd'hui, tu es manager de mission, mais tu as aussi eu le rôle de référente de mission avant de devenir manager de mission.
- Agnès
Oui, alors effectivement, je suis manager de mission dans l'organigramme qu'on a fait l'an dernier, parce que depuis 2025, on a créé un comité de mission. Mais auparavant, donc on est une société à mission depuis 2021. Et donc en 2021, j'ai été nommée référente de mission puisqu'on n'avait pas... l'obligation d'avoir un comité de mission puisque nous sommes moins de 50 salariés. Et donc, effectivement, j'étais référente jusque-là.
- Vivien
Et même question que pour Mylène, si tu devais identifier trois mots pour parler de ton expérience de manager de mission, ce serait lesquels ?
- Agnès
J'aime beaucoup le mot de chef d'orchestre qu'a donné Mylène, je m'y retrouve tout à fait. Alors moi, je le verrais un peu plus large, je dirais collectif parce que pour moi... le manager de l'émission, il ne peut avancer que si l'admission est portée par toute l'entreprise. Et puis aussi parce que le manager de l'admission, je pense que c'est un peu important, peut-être qu'on verra dans ces podcasts, c'est qu'il doit faire le lien aussi entre l'équipe dirigeante et le comité d'admission. Ce sont peut-être des choses un peu différentes à dire. Donc ce mot de collectif, pour moi, il est primordial. Le deuxième mot, je dirais concret, Parce que pour moi, la notion n'a de sens que si elle se traduit en action et en résultats mesurables. Il faut faire absolument risquer les objectifs statutaires qui sont plutôt sur le long terme par des objectifs opérationnels de court terme. Et qu'ils soient bien compréhensibles par tous. Et puis, le troisième, je dirais l'innovation. Parce que le poste de manager de mission, c'est quand même une fonction nouvelle. avec une fiche de poste qui est à construire assez souvent et en tout cas qui doit se réinventer assez souvent pour assurer que l'entreprise suit bien la raison d'être qu'elle s'est fixée pendant toute sa vie. Voilà.
- Vivien
Super, très bien. Je vois qu'on a trois nouveaux termes. C'est bien. On va voir avec toi Pierre-Alex. Si on retombe sur les mêmes termes, mais déjà, est-ce que tu peux te présenter ?
- Pierre-Alix
Oui, bien sûr. Alors moi, je m'appelle Pierre-Alix Binet. Je travaille à la Banque Postale, entreprise à mission depuis février 2022, où je suis responsable du pôle transverse et stratégie ESG à la direction de l'engagement citoyen. Et donc, je suis manager de mission depuis le début, puisque effectivement, comme Mylène, je suis arrivé un peu avant pour préparer... le passage en entreprise à mission pour la banque postale. Et depuis, je suis en charge de tout le suivi, du qualité de mission, des indicateurs qui permettent de suivre l'avancement des objectifs de la mission. Nous, on en a trois, mais j'y reviendrai. Et donc voilà, je fais un peu de teasing pour nos auditeurs. Et donc voilà, en gros, cette mission de la banque postale, pour nous, elle est extrêmement importante parce qu'elle permet de structurer tout. notre stratégie d'engagement vis-à-vis de nous-mêmes et aussi vis-à-vis de nos clients parce que là où un acteur financier est particulièrement d'impact, c'est sur ses portefeuilles d'investissement et de financement. Pour nous, c'est plus de 99% de nos émissions de CO2 et puis notre impact, c'est comment on oriente et on réoriente les flux de financement vers la transition et l'entreprise à mission nous permet de mettre un cadre, des objectifs clairs euh et d'être crédible grâce à des législations par un organisme tiers indépendant, etc.
- Vivien
Et donc même question qu'à Mylène et Agnès, si tu devais identifier trois mots qui représentent un peu ton expérience de manager de mission, ce serait lesquels ?
- Pierre-Alix
Bien évidemment je dirais les mêmes, mais je vais passer en dernier. Donc moi ce que je dirais, c'est peut-être pour avoir un esprit un peu banque postale, je parlerais de citoyenneté, parce que c'est vrai que sans doute, Pour moi, c'est le mot le plus distinctif pour nous, parce que ça signifie agir dans l'intérêt général, favoriser l'inclusion, accompagner les territoires et contribuer à la cohésion sociale. Et c'est tout ça que l'on fait dans l'entreprise à mission, donc citoyenneté. Après, il y a une dimension d'engagement, parce que la mission, ça ne signifie pas seulement une déclaration d'intention. On va au-delà de la raison d'être, qui est un élément fort de la mission, mais on va encore au-delà. Pour moi, tout ça se traduit par des engagements concrets. On a des indicateurs très précis qui nous permettent de suivre l'avancée de notre mission. Et donc, je dirais vraiment engagement pour toute raison. Ensuite, la dimension proximité, ce qu'on va chercher de mesurer, c'est comment la mission se décline vis-à-vis de nos collaborateurs, vis-à-vis de nos clients. Nos clients sont les entreprises, les territoires, les particuliers. Et la dimension un peu spécifique de la Banque Postale, c'est son ancrage territorial. Donc, voilà. c'était la proximité donc engagement et citoyenneté pour être un peu différent des autres que j'aurais pris évidemment
- Vivien
Non mais c'est très bien d'avoir joué le jeu de trouver trois autres termes et je trouve que c'est bien parce que là vous couvrez très bien les différentes facettes du rôle de manager de mission et ça montre un peu justement le côté multifacette de ce rôle et le fait qu'il peut avoir des déclinaisons un petit peu différentes d'une entreprise à une autre en fonction de la taille, en fonction de l'identité de l'entreprise, la structuration, etc. Et c'est ça qui va être intéressant avec vous trois, c'est qu'on va avoir trois réalités d'entreprise aussi et la manière dont vous pouvez évoluer à l'intérieur de ces entreprises. Donc c'est super intéressant d'avoir vos retours par rapport à ça. Justement, on va passer un petit peu... On va rentrer dans le concret et on va lever un petit peu le capot de ce que c'est d'être manager de mission. Alors je vais me charger de faire une intro légèrement théorique, comme ça la partie un petit peu réverbative, c'est moi qui vais la faire et puis je vous laisse le partage d'expériences et les éléments bien plus intéressants à partager. Donc c'est vrai que comme je le disais tout à l'heure, rôle de manager de mission, ce n'est pas un rôle qui est défini par la loi, c'est vraiment un rôle qui s'est écrit dans la pratique. certes dans la théorie on en parlait déjà mais c'est vrai que ça s'est dessiné dans la pratique et un terme que j'aime bien aussi c'est un peu le rôle de cheville ouvrière de la mission surtout en interne, c'est une personne qui s'occupe souvent de la coordination opérationnelle de la mission, du suivi des indicateurs de l'organisation des comités de mission de la rédaction co-rédaction rapport de mission, parce qu'en vrai, on sait que ce n'est pas les comités de mission qui rédigent les rapports de mission, et qui agit comme point de contact privilégié de l'OTI pendant les vérifications. D'ailleurs, je tiens à signaler, et pour nos auditeurs aussi, je pense que 30 minutes avant le début de l'épisode, Mylène nous a envoyé un mail en disant, moi je suis un peu tatillon, et il y a un terme que j'aimerais qu'on fasse attention de ne pas utiliser, c'est audit. Donc on va parler de vérification. Diversification, c'est le terme. effectivement le terme consacré, on va essayer de s'y tenir parce qu'on aura un épisode qui sera consacré aussi à la vérification et après en fait c'est presque une sorte de super chef de projet d'être manager de mission mais ça c'est les parties on va dire un peu les incontournables mais le champ d'action peut être beaucoup plus vaste et comporter des actions en communication interne être en interaction avec les directions métiers pour traduire la mission dans des projets à leur échelle associer les équipes dans des réflexions d'évolution de mission, de faire un peu de porte-parole là aussi, de la mission auprès de différentes parties prenantes externes, et bien d'autres choses. Vous en avez un petit peu parlé déjà dans la manière dont vous, dans les trois mots que vous associez aux managers de mission. Et d'ailleurs, chef de projet, je trouve que c'est peut-être pas forcément un bon terme, parce que projet, généralement, il y a un début et il y a une fin. Donc vous êtes presque chef de démarche. Il y a un début. Et puis la fin, en fait, elle n'existe pas. C'est continuellement animé. Voilà un petit peu pour la partie théorique. Comme je le disais, c'est un poste qui n'existe pas. C'est un rôle qui n'existe pas. J'aimerais qu'on se plonge un petit peu, qu'on se replonge dans vos expériences respectives. Et si vous vous souvenez de la manière dont on vous a proposé de devenir manager de mission.
- Mylène
Moi, en fait, c'était assez facile puisque effectivement, comme je l'ai annoncé, dans ma fiche de poste. à l'embauche, clairement il cherchait quelqu'un pour structurer la démarche RSE et pour accompagner le passage en qualité de société à mission. Ce qui fait que déjà j'avais ce rôle de pilier et un peu central en fait pour effectivement organiser ce passage, construire ce passage en société à mission. Ce que je trouve très intéressant, c'est que comme tu le disais Vivien, il faut quand même rappeler Merci. que la qualité de société à mission, elle est récente. Elle date de 2019, de la loi Pacte. Ce qui fait que pour moi, ce rôle de manager de mission, il est en construction. Et en fait, c'est à nous de lui donner finalement l'envergure qu'on souhaite lui donner. Alors bien sûr, en dialogue avec nos directions, on n'est pas tout seul à décider. Mais finalement, on a une marge de manœuvre qui est suffisamment large pour... tester des choses qu'on va inclure ou pas. Et c'est ça que je trouve passionnant dans l'aventure parce que finalement, on est vraiment pilote et aux manettes de cette mission. En tout cas, moi, c'est comme ça que j'ai été intronisée en tant que manager des missions. Et ça touche à la fois de l'opérationnel, c'est aussi de la coordination, ce sont des arbitrages, c'est comme tu le disais, être... à l'interface avec l'OTI. Donc, moi, il n'y a pas eu d'effet surprise. Alors, je ne connaissais par contre pas du tout comment ça fonctionnait une société à émission, mais comme mon entreprise a été accompagnée et que j'ai été formée, en fait, sur ce sujet-là, ça a été plus facile par la suite. Mais voilà, et ce que je trouvais très intéressant, effectivement, c'était de pouvoir finalement créer son poste, ce qui est une chance extraordinaire.
- Vivien
Ça a été pareil pour toi, Pierre-Alix ?
- Pierre-Alix
Oui, un petit peu différemment parce que... quand j'ai souhaité rejoindre la banque postale on m'avait pitié le job sur le fait que j'allais venir structurer la stratégie d'engagement citoyen avec une direction toute décente qui était la direction durabilité qui venait d'être créée pour porter le plan stratégique et l'élément qui m'a convaincu c'est justement qu'on allait essayer de passer entreprise à mission réunir les éléments qui allaient nous permettent de lutter à cette qualité de nos missions. Et c'est ça qui m'a convaincu, parce que le fait d'aller chercher les membres du comité de mission, d'aller faire des propositions à notre COMEX, d'aller ensuite faire des propositions d'animation de ce comité un petit peu particulier, à la fois dans la gouvernance, mais n'étant pas un comité de gouvernance, d'être le plomb entre l'extérieur et l'interne. ça m'avait beaucoup motivé de choisir les éléments qui allaient nous permettre de structurer notre suivi de notre stratégie, donc d'avoir un élément très stratégique, ça m'avait beaucoup intéressé, puis de voir en fait que nous notre PDG était très intéressé par la façon dont on allait construire ce dispositif, et donc d'avoir un lien direct au top management parce que j'allais s'occuper de l'entreprise à l'issue, et par ailleurs ce que j'ai C'est pour ça que ça m'avait vraiment attiré. Une fois que j'avais mis les mains dans le cambouis, ce qui m'avait encore plus intéressé, c'est que par les indicateurs, j'allais m'intéresser à plein de métiers différents dans la banque. J'allais enfin pouvoir, alors c'était un niveau macro-stratégie qui m'intéressait, mais aussi aller m'intéresser à chaque métier, chaque contrainte, chaque ambition, chaque culture aussi d'équipe différente et de pouvoir trouver une cohérence d'ensemble. Et c'est pour tous ces éléments-là que j'avais été très content de rejoindre la Banque Postale à l'époque pour participer à la création de cette aventure. Et j'aime beaucoup aussi le fait de voir aussi créer son job. C'est le format qu'on allait définir pour l'entreprise à mission à la Banque Postale. Ça allait être en fait un peu les missions que j'allais avoir en tant que manager de la mission. Et c'était quelque chose de très intéressant.
- Vivien
C'est intéressant et on reviendra d'ailleurs sur un petit peu comment vous positionnez dans l'organisation. Parce que c'est, encore une fois, comme ça, un nouveau poste, un nouveau rôle, enfin un nouveau rôle, nouveau poste. D'ailleurs, dans certaines entreprises, c'est plus un nouveau rôle qu'un nouveau poste. Mais en tout cas, c'est quelque chose de nouveau, quoi. Et dans une organisation, vu l'ampleur qu'une mission doit avoir au sein de l'entreprise, ce n'est pas un rôle quelconque. Ce n'est pas un rôle périphérique. Et tu le dis très bien, Pierre-Alix, c'est très transverse. Donc forcément, ça peut avoir des incidences assez importantes sur la manière dont les relations se structurent avec d'autres directions. Et toi, ton côté Agnès, comment ça s'est fait ? Parce que pour le coup, tu es la seule qui n'a pas dans son titre, ou en tout cas dans sa fiche de poste, le côté sustainability, ESG, RSE, tout ce que tu veux.
- Agnès
Tout à fait. Du coup, on écoute. Mylène et Pierre-Alix, c'est ce que je me disais, moi l'histoire est un petit peu différente, parce qu'en tout cas, et puis du coup, je n'ai pas été recrutée pour faire manager de mission ou quelque chose autour de la durabilité. L'histoire est un peu différente, mais on se retrouve quand même dans... Pourquoi on a été choisis pour faire ça, je pense ? Comme tu l'as dit tout à l'heure, moi, au départ, en 2021, le dirigeant de l'APME m'a proposé d'être référente de mission. Pourquoi il me l'a proposé à moi ? C'est qu'on est dans une PME, et une PME où les décisions sont prises de manière très participative, ce qui est sans doute d'ailleurs une des causes de notre choix d'être société à mission. Et donc, en fait, ce qui s'est passé, c'est que... L'élu de Paris, pour ne pas le nommer, le président de l'EPME, nous a parlé du modèle de société à mission en 2021. Encore une fois, il faut se rappeler que la loi Pacte était vraiment encore toute jeune. Moi, je ne savais pas ce que c'était encore qu'une société à mission. Donc, on a un peu cheminé ensemble sur qu'est-ce que c'est qu'une société à mission, qu'est-ce que ça apporterait et qu'on ferait ça. Et je pense que ça a été assez naturel qu'il me propose la fonction parce que... J'ai montré à ce moment-là ma grande motivation à ce que le LPME devienne société à mission, parce que quand j'ai compris de quoi il s'agissait, je me suis dit que c'était ce qu'il fallait qu'on fasse, parce que je crois beaucoup dans le fait qu'il faut donner du sens dans le travail qu'on fait pour qu'on se lève tous les matins, en se disant que ça vaut le coup de se lever, et je trouvais que dans le modèle on retrouvait bien ça, plus. le fait de contribuer au bien commun. Et ça, ça fait partie des raisons pour lesquelles j'ai passé toute ma carrière à travailler pour ou au sein ou pour le secteur public parce que, pareil, j'avais ce besoin de faire quelque chose qui contribue au bien commun. Et donc, je pense que j'ai montré toute ma motivation à ce qu'on s'inscrive dans ce chemin-là pour qu'on me propose la fonction. Et en même temps, c'était un grand saut dans le vide parce qu'encore une fois... En 2021, je ne savais pas trop ce qu'il fallait que je mène derrière ce joli titre. Alors, on ne l'a pas encore cité, mais moi, j'ai été beaucoup accompagnée par la communauté des entreprises à mission. Donc, je tiens à citer le nom parce que dans ce démarrage, au-delà de la motivation, il fallait aussi savoir quoi faire. Et la communauté a été très aidante pour la mise en place de tout ça.
- Vivien
et c'était très bien j'en avais besoin il y a un point effectivement que tu as mentionné c'est peut-être clair pour beaucoup mais peut-être pas pour tous nos auditeurs, c'est la différence entre référent de mission et manager de mission je vais la faire très brièvement c'est assez simple, un manager de mission c'est un rôle qui n'existe pas juridiquement en tout cas c'est un peu le coordinateur en chef de la mission Merci. Tandis que référent de mission, c'est un rôle qui existe juridiquement, puisque c'est un rôle qui est accessible aux entreprises de moins de 50 salariés qui ne souhaitent pas avoir de comité de mission, parce qu'elles n'ont pas l'obligation. Et donc, c'est le même rôle que le comité de mission, mais qui revient à une seule personne. Ça peut être une personne interne à l'entreprise, comme dans ton cas Agnès, ça peut être aussi une personne externe à l'entreprise. En tout cas, l'idée, c'est que cette personne joue le rôle de comité de mission. Donc, elle rend un avis sur les différents objectifs, elle interagit avec l'entreprise, etc. Voilà pour la petite parenthèse théorique. Alors là, c'est une des raisons pour lesquelles aussi je souhaitais vous avoir tous les trois, c'est que vous avez une certaine expérience du rôle de manager de mission. Alors... Je ne sais pas si vous vous souvenez de comment vous voyiez le poste quand vous l'avez pris et la manière dont vous souhaitiez le structurer, etc. Est-ce que vous pouvez nous partager quelques éléments qui ont vraiment beaucoup changé entre le moment où vous avez pris ce rôle et aujourd'hui la manière dont vous le gérez ? Que ce soit, encore une fois, dans les relations avec vos différentes parties prenantes, dans la manière dont vous structurez votre activité en interne, etc. Voilà, quelques éléments, retour d'expérience, ce n'est pas des rapports d'étonnement, maintenant ce ne sont plus des rapports d'étonnement, ça fait un peu plus de trois mois, mais c'est des rapports de « ah oui, moi je pensais que c'était ça et en fait pas du tout » ou à l'inverse, chemin faisant, on a fait évoluer le poste de cette manière-là parce que c'est comme ça que ça prend sens chez nous.
- Agnès
Je veux bien enchaîner. Oui,
- Vivien
vas-y Agnès.
- Agnès
Alors, moi, justement, comme je parlais beaucoup, on était en 2021 après la loi Pacte, et que par ailleurs, dans notre cabinet, je ne suis pas juriste, mais je suis entourée de beaucoup de juristes, parce que dans la commande publique, c'est quand même une composante importante. Moi, je pensais que ce serait un poste et un chemin qui seraient faits de pleines contraintes. Et en réalité, je me suis vite aperçue que justement, la loi Pacte, elle fixait un cadre, mais que derrière, il y avait beaucoup de liberté et que tout était à créer. Et donc, c'était à la fois ce qui faisait tout l'intérêt du poste, mais aussi toute la complexité. Parce que finalement, l'intérêt du cadre et de tout, quand tout est tracé, finalement, il suffit de remplir des cases et puis on se dit on a tout bon. Et bien non, ce n'était pas du tout ça. Quand même une petite surprise, parce que j'imaginais que la loi nous disait tout ce qu'il fallait faire. Mais en même temps, c'était bien, parce que puisqu'il n'y avait justement pas ce cadre, ça nous obligeait à avoir une démonstration permanente, on tenait le cap et que nos réalités opérationnelles étaient bien en phase avec notre raison d'être. Donc voilà, mais c'est vrai que je me souviens que moi j'ai eu ce moment un peu de « ah, mais en fait, on fait ce qu'on veut finalement » . Et dans ce « on fait ce qu'on veut » , encore une fois, les méthodes, les outils que j'ai pu mettre en place, grâce notamment à tout ce que la communauté des entreprises à nutrition a pu faire dans ces périodes-là, m'ont permis de structurer. parce que c'est important quand même de le faire, mais avec quand même un cadre de liberté qui était assez surprenant pour quelque chose qui nous conduit vers une qualité juridique aussi, parce que l'intérêt de la société à mission, c'est que c'est quand même une qualité juridique, ce qui est son originalité, plus que son intérêt, c'est même son originalité par rapport à n'importe quel autre label. Voilà, c'est un peu ça qui a été à la fois surprenant et enthousiasmant, je dirais.
- Vivien
Je t'ai vu beaucoup hocher la tête, Mylène. Tu rejoins Agnès ?
- Mylène
Alors, je rejoins beaucoup Agnès sur le fait que le manager de mission doit vraiment veiller à ce que la qualité de société à mission influence réellement les pratiques de l'entreprise. Et au début, quand on m'a dit « Ok, on passe société à mission » , un peu naïvement peut-être. Je me suis dit, c'est trop bien, tout le monde va être embarqué, les deux patrons sont vraiment complètement là-dedans, ils vont embarquer les équipes, ça va être facile. Et en fait, non, parce qu'en plus, après, on est nous-mêmes en tant que manager de nos missions. En tout cas, moi, j'ai été accompagnée et par la SEM, effectivement, dont parlait Agnès, et par un bureau spécialisé. un consultant spécialisé qui nous a accompagnés. Et donc, je commençais déjà à avoir un peu trop le nez dans le guidon, en maîtrisant les acronymes, etc. Et je me rendais compte qu'il y avait parfois un petit fossé qui commençait à se créer entre le terrain et ce qu'on me demandait de porter. Parce qu'il faut mettre en place plein de choses. Il faut à la fois avoir un comité de mission, sélectionner les membres du comité de mission, embarquer les collaborateurs. veiller à ce qu'effectivement l'ADG, on applique bien ce qu'elle souhaite faire, se faire connaître et reconnaître. Donc c'était un peu tout en même temps qui arrivait. Ce qui s'est aussi passé au tout début, c'est que j'avais peut-être trop le souci de porter la mission à la place d'eux, c'est-à-dire de prémâcher beaucoup le travail, et donc finalement de ne pas laisser suffisamment de place aux équipes opérationnelles. Et c'est là où effectivement j'ai appris de mon erreur, c'est que justement la qualité de société à émission, l'objectif c'est de changer nos pratiques. Et que si on veut vraiment changer les pratiques, il faut en fait que ça diffuse partout au sein des équipes et que le terrain soit vraiment là. Et que notre rôle de manager c'est de faciliter, c'est d'accompagner, c'est d'animer, c'est de s'assurer qu'en fait tout le vocabulaire qu'on emploie, soit compris à la fois par les DG, mais aussi par par les compagnons. Voilà. Donc ça, c'était vraiment ce qui m'avait le plus... C'est le plus gros, je pense, retour d'expérience que j'ai pu avoir. Et après, effectivement, le fait d'avoir maintenant du recul, ça veut aussi dire qu'il faut qu'on fasse vivre notre mission dans le temps. Et donc là, mon rôle évolue un peu. Alors sans aller parler de lanceur d'alerte, par contre, effectivement, il faut particulièrement qu'on soit en veille par rapport aux orientations de l'entreprise. C'est-à-dire qu'effectivement, en tout cas pour moi, il faut faire attention au fait de ne pas juste parler de la communication sur la société à mission, mais la vivre pleinement. et donc euh euh vraiment réussir à articuler performances économiques, environnementales, sociales, et de pouvoir faire des arbitrages qui prennent en compte notre mission et à chaque fois ramener les décisions stratégiques de l'entreprise à ça.
- Vivien
intéressant je sais que quand on a préparé ces épisodes Pierre dit que c'était là c'est important qu'on parle de performance économique aussi dans le rôle de manager de mission donc là tu vois c'est même pas toi qui en a parlé le premier c'est Mylène et toi de ton côté ce que... Tu en as un petit peu déjà parlé de la manière dont ça a évolué, mais peut-être l'évolution la plus importante entre le moment où tu as pris le poste et là où tu en es aujourd'hui.
- Pierre-Alix
Quand on a voulu structurer la stratégie de durabilité de la banque postale en 2021, on s'est rendu compte qu'on avait des difficultés à définir des indicateurs pilotables de suivi parce qu'on n'avait pas forcément de process qui nous permettait de capter la donnée. On ne savait pas comment on allait faire remonter l'ensemble des... crédit vert par exemple on savait pas comment on allait remonter le nombre de formations en ESG ou en finance durable donc on a établi des certaines façons de créer le process pour que on puisse avoir les données qui nous permettent de piloter des sujets c'est grâce à l'entreprise Ambition qu'on a créé ça, on a défini les cadres on a réuni les bonnes personnes et puis on s'est fixé un cap, une ambition qui n'était pas seulement, voilà, on va former l'ensemble des collaborateurs mais on va avoir l'information nécessaire, on va avoir la volonté de créer d'autres formations ici pour attirer les collaborateurs sur ces enjeux-là et les attirer à se former. On va aussi avoir cette vérification par l'invalidité indépendante que nous on a souhaité chaque année, qui nous permet en fait d'avoir, de gagner en crédibilité et en précision dans les grandes pilotages. que Entre maintenant et il y a 4 ans, on a beaucoup plus de sérieux et de crédibilité dans les chantiers que l'on souhaite suivre pour montrer qu'on suit une stratégie réelle de durabilité à la banque costa. Pour moi, c'est vraiment ça notre crise à l'élection. Avec le complice supplémentaire, c'est qu'on a institutionnalisé la place de nos parties prenantes, internes et externes, dans le communiqué des élections. Donc on a beaucoup plus l'habitude et c'est beaucoup plus fluide dans la façon dont on a interrogé nos parties prenantes sur les... sujets stratégiques. C'est beaucoup plus fluide avec nos parties prédentes internes et externes et on est beaucoup plus on a des éléments plus tangibles, crédibles, précis pour mener notre stratégie de durabilité. Pour moi, si ça va en termes de la mission, la différence entre le début et aujourd'hui.
- Mylène
Alors moi, je me permettrais juste de rebondir. Effectivement, merci Pierre-Alix de m'avoir fait penser. Le gros changement qu'on a eu, c'est qu'effectivement au début, on était très scolaire. C'est-à-dire qu'on voulait mettre en place des indicateurs de suivi, etc. Et on a eu notre première vérification à Blanc-Hont. Et en discutant avec notre ETI et avec d'autres parties prenantes externes, je me suis rendu compte, et la direction a bondé en ce sens, c'est qu'on partait sur des indicateurs qui étaient déjà existants, soit en RH, soit en RSE, et que finalement, on était assez en quatre. encarté et assez contraint finalement par les indicateurs qu'on s'était fixés et qu'on était un peu serré et contraint. Et donc là, on a fait complètement exploser ces indicateurs de Société à Mission pour plus partir sur des explorations, des phases de tests. Puisque la Société à Mission, l'objectif c'est de faire évoluer le modèle d'affaires et de tester des choses finalement qui n'existaient pas jusqu'alors. On essaie de trouver le bon indicateur ou la bonne idée qui pourrait servir à la mission. Ça, c'est la grosse évolution.
- Pierre-Alix
Est-ce que je peux rebondir sur ce rebond ? Parfait. C'est le principe. Ok, super. Par rapport aux indicateurs, il ne faut pas se laisser enfermer. On a eu les mêmes enjeux. Il faut qu'on ait une vision sur plusieurs années, qu'on sitienne et qu'on pilote le chantier, mais on est sur des sujets d'innovation et aussi prospectifs. Et donc comment innover lorsqu'on a défini nos priorités de chantier 4 ans avant ? Ce qu'on s'est dit, c'est qu'on a 3 objectifs statutaires dans nos statuts. On a l'objectif de transformation interne, de transformation vis-à-vis de nos clients. On va développer des produits ESG. Et puis, on a un troisième objectif qui est de promouvoir de nouvelles pratiques, de nouveaux standards ESG sur la crête. avec une forte dimension d'innovation. Et là, on a défini des objectifs, des indicateurs, des chantiers, en fait, qui nous permettent de nous projeter sur les sujets que l'on souhaite absolument aborder, mais on ne sait pas comment s'y prendre. Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas comment s'y prendre qu'on va les enlever de notre mission. Donc nous, on a mis, par exemple, l'adaptation au changement climatique, le financement de la biodiversité, développer une IA la plus citoyenne possible, un sujet hautement complexe. avoir des sites de décarbonation de nos portefeuilles avec des nouveaux standards post-SBTI donc tout ça on a voulu, vraiment c'est très important pour nous de l'avoir dans notre mission mais on ne fait pas figurer ces indicateurs dans le calcul de l'intéressement des collaborateurs ce que l'on fait pour le reste on a encore des finissibles pour 2030 alors qu'on les a fait pour le reste et on a des clauses de revue plus régulières qui se permettent de Merci. continuer de brainstormer. Voilà, donc on a essayé de combiner en fait la partie cible stricte et sauter l'air en même temps sur des sujets précis et en même temps d'avoir une dimension innovation forte sur notre troisième objectif statutaire.
- Vivien
Bien, merci de ce rebond de rebond Pierre-Alix. Je vous propose qu'on passe au premier instant musical. Les habitants du podcast le savent, j'aime bien ponctuer les... L'épisode de ces moments un peu musicaux. Et donc là, comme vous êtes trois, il va y avoir trois par épisode, donc ça va être pas mal. Donc ça veut dire que vous allez quand même devoir trouver tous les trois, quatre morceaux qui ont une signification particulière. On va commencer par toi Agnès. Est-ce que tu pourrais nous partager ton coup de cœur musical ? Ça peut être ton coup de cœur du moment, quelque chose qui est lié à... à nos sujets sur l'admission, ou alors quelque chose qui n'a absolument rien à voir, mais qui te suit de longue date ?
- Agnès
Alors, moi, j'aimerais qu'on écoute le petit pêcheur, une jeune chanteuse qui s'appelle Manon Lisa, parce que je pense qu'avec ce premier épisode de podcast, c'est une chanson qui résonne beaucoup avec le modèle de la société à mission. Alors, je ne suis pas certaine qu'elle y pensait, elle, en écrivant le texte, mais en tout cas, c'est... En gros, quand vous l'écouterez, vous verrez, c'est l'histoire d'un petit pêcheur qui rencontre un homme d'affaires. Et je trouve que cette chanson, en une fois, elle exprime très bien l'intérêt de trouver un sens à son travail plutôt que de vouloir juste faire du profit. Et puis aussi, elle exprime bien l'intérêt de contribuer au bien commun dans son activité professionnelle. Alors voilà, je trouve que ça correspond bien. et puis l'autre chose c'est que À la base, je ne la connaissais pas, cette chanson, mais c'est une chanson que ma fille de 14 ans écoute en boucle avec ses copines. Et je trouve que c'est aussi important d'écouter ce que la jeunesse a envie de faire, parce que la jeunesse, pour moi, c'est quand même l'avenir de nos entreprises. Et donc voilà, je trouve que c'est riche d'enseignement, cette chanson.
- Vivien
C'est parfait. Alors moi, je ne la connaissais pas. Je me suis dit, vous la connaissez, Mylène et Pierre-Alice, mais on va l'écouter.
- Agnès
C'est l'histoire d'un petit pêcheur qui pêchait que le matin, parce que pour lui le bonheur c'était d'être avec les siens, profiter de sa famille, les arder sur le sable, regarder grandir ses filles, les aprèmes au calme. Un jour qui se reposait à côté de sa barque, une question lui fut posée par un homme d'affaires en cravate. A quoi te sert de dormir sur le port alors qu'au fond de la mer tant de poissons nagent encore ?
- Vivien
On arrive au bout de la première partie de cet épisode, j'espère que ces premiers échanges vous ont plu. La seconde partie sortira la semaine prochaine. Avant de se quitter, je transmets un appel à soutien. Si cet épisode vous a plu, abonnez-vous à la chaîne de La Machine à Sens pour ne manquer aucun des prochains épisodes. N'oubliez pas non plus de noter l'épisode ou le podcast en fonction de votre plateforme, un 5 étoiles par exemple, ça peut être pas mal. C'est très très important pour le référencement du podcast et pour en faciliter la découverte par de nouveaux auditeurs. Et pourquoi pas aller un peu plus loin en recommandant cet épisode à votre entourage, à votre réseau. Un post LinkedIn serait absolument formidables, par exemple. Et dernière étape du soutien, j'ai mis en place un système de tippling il y a quelques mois maintenant, pour m'aider dans la production de ma newsletter et de ce podcast. En fait, c'est une forme de soutien financier qui m'aide à couvrir les divers coûts directs liés à la newsletter et au podcast, et également et surtout à sanctuariser le temps nécessaire pour vous proposer des contenus aussi qualitatifs que possible. Tous les détails sont dans les notes de l'épisode. En tout cas, merci encore de votre écoute et à la semaine prochaine pour la suite de cet échange.