Speaker #0Je voudrais parler aujourd'hui de plein de choses que je vis en ce moment et qui sont un peu difficiles sur le plan de la charge mentale et de l'implication de mon compagnon dans notre foyer, dans notre famille et autres et le mystère qui entoure l'incompréhension qu'il peut avoir de ce que je vis, de ce que... Je lui explique régulièrement, je ne suis pas la seule femme à parler de ça, enfin la seule partenaire, on sait qu'il peut y avoir aussi des déséquilibres dans des couples qui ne sont pas hétérosexuels. Moi je suis dans un couple hétérosexuel. Il y a un vrai problème de communication qui est en train de se transformer. Il y a toujours eu une guerre des genres, les femmes contre les hommes, les hommes contre les femmes, on le voit depuis très longtemps, ce n'est pas vraiment nouveau tout ça. Il y a toujours eu des blagues, des stéréotypes, des clichés véhiculés, etc. Ce n'est pas vraiment nouveau. Ce qui est nouveau, en revanche, avec le numérique, c'est que ça devient de plus en plus présent dans nos vies. Et il y a ce grand mystère de communication entre les hommes et les femmes. Les hommes et les femmes n'ont pas l'air de vraiment se comprendre. Et c'est un truc que j'aimerais bien, moi en fait ce qui m'intéresse là, ça va être, pour moi, c'est vraiment pour moi de lever un petit peu le mystère sur ce truc-là, pour mon couple, parce qu'en fait là on n'est pas bien ensemble, et on n'est pas bien ensemble en partie parce qu'il y a ce problème de compréhension de l'autre, qui est très prégnant, très fort. Et il y a un truc autour de la communication. Ce n'est pas possible qu'on répète autant de fois les choses et que je ne sois jamais entendue ou comprise par mon partenaire. Ce n'est pas possible. Et je n'ai vraiment pas de solution toute faite à ce sujet. J'ai une idée de développement de ce podcast qui va aller dans ce sens-là. Maintenant, il faut que je le mette en place. Donc ça, c'est pareil, ça va demander du temps. Comme toujours, tout est une question de temps. Mais j'aimerais vraiment mettre en place quelque chose pour que mon compagnon et moi arrivions à nous comprendre. Parce que je ne crois pas... Alors, connaissant mon compagnon, je sais que je lis beaucoup de témoignages qui parlent de partenaires plutôt toxiques. Je... J'ai... Je suis assez convaincue d'avoir un compagnon, un partenaire qui a vraiment à cœur de faire au mieux. Et qui a vraiment à cœur d'apporter le meilleur pour sa famille. Et ce qui ne l'empêche pas de passer à côté de l'essentiel. J'ai un partenaire qui est fondamentalement... Dans sa personnalité, quelqu'un de gentil. Et je trouve ça dommage, en fait, que ça se passe comme ça. Qu'il y ait ce fossé entre nous, quoi. Des exemples tout bêtes. Il s'est passé tellement de choses, en fait. Avec ma grossesse qui avance, etc. Le fait qu'il y ait un déménagement à prévoir, qu'il y a des travaux à prévoir pour pouvoir déménager. J'ai déjà un dossier MDPH à remplir pour mon petit garçon et compagnie, et sur le plan financier ceci et cela. Et en fait, il y a tellement de choses qui se passent, en plus de l'anxiété, d'une anxiété générée par les nouvelles du monde, parce qu'on ne va pas se mentir, il y a des choses pas très jolies qui se passent en ce moment, mais cette anxiété un peu généralisée, et bien je... Disons qu'il y a des choses que je n'arrive plus à juste laisser couler. Je ne les ai pas forcément coulées avant, mais c'en est à un point où ça fait trop. Ça fait trop et quand ça fait trop, on a envie de partir. Et là, en ce moment, je me questionne parce que j'ai un homme bon avec moi, que j'aime pour beaucoup, beaucoup de choses. Et d'un autre côté, en fait, ça ne fonctionne pas parce qu'on ne se comprend pas. Et ça, plus toute la charge mentale qu'on se paye tous les deux dans des domaines différents, en fait, ça épuise et il n'y a pas suffisamment de moments d'échange, de qualité, de complicité, de rire, de tendresse pour soutenir toutes ces angoisses et tout ce qu'on vit en ce moment qui n'est pas terrible. Donc il y a des choses qui m'exaspèrent plus que d'habitude et on est là sur, c'est vraiment une incompréhension. Mon compagnon est un point d'interrogation sur ces sujets-là, il y a des choses que je n'ai pas accès. Alors j'ai une compréhension de ce qui se passe de par mes lectures et autres. Mais de voir le phénomène se produire sous mes yeux, c'est différent. Quand tu le lis, tu fais ah oui, oui, et puis après ça t'arrive et tu le vois et tu fais mais c'est pas possible. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas que, par exemple, ce matin, je monte au deuxième étage, c'est là où j'ai mon bureau, pour enregistrer un podcast. Alors ça ne devait pas être forcément sur ce sujet, mais bon, voilà. Je prends ce qui est là, un épisode de podcast, et là j'arrive et je vois le bac de linge qu'il était censé étendre hier soir. Alors c'est même pas moi qui lui ai demandé, il a pris l'initiative de... et c'est rare, c'est pour ça que je le dis, parce que c'est moi qui m'occupe principalement du linge d'habitude. Là, il prend l'initiative, il dit je vais l'étendre la lessive et je monte là-haut et je vois qu'il y a la moitié de la lessive qui n'a pas été étendue. Et je me questionne, je me dis mais c'est pas possible, je ne comprends pas, je ne peux pas comprendre. Comment tu peux oublier ? d'étendre la moitié de la lessive. T'es en train de le faire et puis quoi ? Je comprends pas. J'ai pas encore de réponse parce qu'il va évidemment vouloir se justifier. Parce que c'est une dynamique qu'on retrouve aussi beaucoup dans les couples, en mal de communication. Les accusations d'un côté, la justification de l'autre. Et... Et je bug, parce qu'en fait, ce qu'il ne comprend pas, et que j'ai pourtant essayé d'expliquer plusieurs fois, c'est que quand il fait ce genre de choses, parce que c'est récurrent, la dernière fois, je lui demande de monter, je suis enceinte de bientôt 8 mois, je lui demande de monter la caisse de linge que j'avais déjà triée, pliée. Une caisse de linge petite, ça demande 2 minutes pour le ranger. Il monte la caisse de linge parce que l'information c'était « peux-tu monter la caisse de linge ? » et à aucun moment dans sa tête il va se dire « ah oui, je monte la caisse de linge et puis je le range parce que ça prend vraiment deux minutes. » Et encore, vu le linge qu'il y avait à l'intérieur de la caisse, deux minutes c'est large. Tu as vraiment le temps de traîner pour ranger trois pulls de pantalons. Si tu mets deux minutes, c'est que tu veux mettre deux minutes. Et à aucun moment ça lui est venu à l'esprit que je monte la caisse de linge, je range le linge et c'est logique. Et de me dire que j'aurais dû détailler. Tu montes le linge. Et on en est où pour que je doive ? C'est un adulte, c'est très difficile pour moi de comprendre qu'il ne peut pas le faire de façon spontanée ou naturelle. Ranger le linge qu'il vient de monter, c'est... Je devrais faire quoi en fait ? Lui dire, alors là tu vois, tu as tes avant-bras, tu as des mains au bout, tu vas attraper la caisse de linge, tu la portes contre ton torse, tu vas monter les escaliers, tu vas alterner pied gauche, pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit, pour monter les escaliers, tu penses bien à respirer tout le long, puis tu arrives là-haut, et puis tu vas poser la caisse de linge à côté de l'armoire, et puis tu vas prendre... la première pile de linge et puis tu vas la mettre dans l'armoire, tu la prends avec tes mains, tu la poses dans l'armoire bien sûr que j'exagère, bien sûr que c'est pas super sympa mais c'est dingue de se dire que Le mec monte le linge et il pense même pas à le ranger, alors que c'était, enfin, ça suit, d'aller au bout d'une tâche, quoi. Et donc c'est, voilà, ce linge-là que je suis montée, je suis montée ce matin avec l'intention de faire un podcast et ça m'a complètement déprimée, j'ai failli pas le faire. Ça m'a scotché, enfin ça m'a, je me dis mais quel manque de considération. pour sa partenaire, parce qu'en fait, il sait sans le savoir, parce que ce n'est pas intentionnel. Il ne laisse pas la moitié de ce linge, parce qu'il y a des personnes qui pourraient faire ça, de se dire, elle me fait chier avec son linge, celle-là, je vais étendre la moitié du linge, et puis pour bien lui donner une leçon. Il y a des connards comme ça, et des connasses, pardon. Il y a des gens comme ça. Ce n'est pas le cas de mon partenaire. Il ne fait pas ça intentionnellement pour me... pour m'impacter. Mais le fait est qu'il sait et ceux s'en rendent compte que quand il fait ce genre de choses, il y a quelqu'un qui va passer derrière lui. Il n'a pas à s'en préoccuper complètement et pleinement parce que il y a Bobonne à la maison qui va s'en occuper pour lui. Et je trouve ça dingue parce qu'encore une fois, ça venait vraiment de lui et je n'ai rien demandé. Je n'ai rien... Enfin, je ne sais pas. Je n'ai rien demandé. Et tu fais, mais ce n'est pas possible. Et comment un adulte ne peut pas comprendre qu'en laissant du linge humide en boule dans la caisse, il va finir par potentiellement moisir. Et puis surtout, à la fin, tu te retrouves avec des vêtements qui puent, qui a envie d'avoir des vêtements qui puent sur lui toute la journée. Je dois expliquer ça à mon compagnon adulte et c'est vraiment difficile. Et c'est difficile parce qu'en fait, ça impacte notre relation de couple, dans le sens où, déjà, je ne me sens pas respectée. Je ne peux pas me sentir respectée quand mon temps a moins de valeur, finalement, que le sien. Et surtout, j'ai du mal à le voir comme un adulte, comme un homme, en fait. Ça impacte aussi la vision que j'ai de lui. Comme il y a des choses qui ont changé, parce qu'il y a des choses qui ont changé pour mon compagnon, il s'est mis à cuisiner. Il s'est mis à cuisiner sans prendre en compte le fait que, et c'est ça la charge mentale, sans prendre en compte le fait que cuisiner c'est bien. Mais quand tu cuisines pour ta famille, c'est bien aussi de penser à la santé de ta famille et qu'on ne peut pas manger, alors c'est pas ce qu'il fait mais... Ne pas manger que des pâtes au repas, ou que des pizzas, ou que des burgers, ou que des choses hyper faciles à faire, et sans avoir réfléchi un minimum à l'équilibre qu'il peut y avoir dans une assiette, et que ce soit pour ton enfant. Que tu ne veuilles pas manger de légumes, c'est ton problème, mais tu as un enfant qui a besoin de choses pour bien grandir, et tu as une femme enceinte, diabétique. qui a aussi besoin de choses particulières pour pouvoir être au mieux de sa forme, pour que le bébé puisse se développer au mieux dans son ventre. Et à aucun moment il ne se poserait la question de savoir ce que doit manger une femme enceinte, diabétique, ou l'équilibre alimentaire qu'il faut pour un enfant de 6 ans. Et donc je faisais partie de ces couples qui se disent, oui, il fait des efforts, je vois qu'il fait des efforts, effectivement. Il s'occupe des poubelles de la salle de bain, ça c'est oui, bien sûr, il fait la vaisselle une fois de temps en temps, oui d'accord. Il sort les chiennes, oui c'est vrai qu'il sort les chiennes plus que moi. Et puis il fait les repas en ce moment le soir. Et je me dis, c'est assez. Comparé à ce qu'il faisait avant, c'est pas mal. Et puis en plus, c'est lui qui ramène l'argent à la maison. Bah oui, il ramène l'argent à la maison, puisque moi, mon temps est dédié à ma famille, au foyer, et que du coup, en fait, je n'ai même pas le temps d'avancer sur mon projet professionnel. J'ai quoi ? J'ai quelques heures à peine par semaine. Et ces heures-là, elles ne sont pas suffisantes pour mener à bien une carrière. Mais ça, ben ça... Et c'est fou de... De me dire que même moi qui suis informée, qui me renseigne, qui suis informée et qui est portée par ce sujet au quotidien et aussi par rapport à mon activité professionnelle, même moi, j'ai intériorisé le fait que ce soit assez, alors que c'est vraiment le strict minimum. Et je m'en suis vraiment rendue compte, là il y a eu un clash entre nous il y a quelques jours, où vraiment je voulais le quitter. Alors je suis peut-être aussi un petit peu driveée par mes hormones de grossesse, mais on ne va pas mettre tout sur le dos de la grossesse, ce serait un peu facile. Comme à chaque fois qu'une femme s'énerve, elle doit avoir ses règles, elle n'est pas dans la bonne phase de son cycle. J'ai été stupéfaite d'apprendre au cours d'une conversation qui au départ c'était, je ne sais même pas de quoi c'est parti, mais c'était assez drôle. Et j'ai vite ri jaune et je... Ça m'a mal fini avec vraiment l'envie de partir, de me rendre compte en fait de l'ampleur, l'ampleur de la charge mentale que je me paye et que lui... Parce que je suis le cerveau de la maison et apparemment ça c'est... Et du coup il n'a pas besoin en fait d'aller, d'enregistrer quoi que ce soit dans son cerveau parce qu'il y a quelqu'un qui le fait pour lui. Il ne connaît... Voilà. Stupéfait de me rendre compte qu'il ne connaît aucun des prénoms ou des noms des personnes qui s'occupent de notre enfant au quotidien. Notre enfant a des rendez-vous médicaux dû au diagnostic de troubles. Pour le moment, on a un rendez-vous médical. Donc, le prénom d'une personne à retenir. Mais il a vu d'autres personnes, il a vu des neuropsychiatres, il a vu une pédopsychiatre, il a vu une kinésiologue. Il fait de l'éveil musical et de la piscine, donc il a un professeur d'éveil musical et il a quatre professeurs à la piscine. Et donc, au quotidien, sa maîtresse et son atsem. Enfin, sa maîtresse, ses maîtresses. Et ça, je ne suis même pas sûre que mon compagnon ait cette information-là, parce qu'il a une maîtresse le matin, une maîtresse l'après-midi. Donc, ses maîtresses, son atsem et ses copains de classe. Et toutes ces personnes qui gravitent autour de notre enfant. Et au cours de la conversation, je me rends compte que mon compagnon ne connaît le prénom d'aucune de ces personnes. Aucune. Même pas le prénom de la maîtresse. Et ça m'a scotché. Je me suis dit, mais ce n'est pas possible. Il ne connaît même pas le prénom de sa maîtresse. Ce qu'ils ne connaissent pas, le prénom des maîtres nageurs, encore, bon, ils sont nombreux. Ce n'est pas lui qui emmène notre enfant à la piscine, puisque je suis le parent par défaut. Il ne se pose même pas la question de savoir qui emmènera notre enfant à la piscine. Voilà, donc c'est toujours moi. Donc, il n'est pas en contact avec ces personnes, pourquoi pas. Le professeur d'éveil musical, si, va le voir régulièrement. La maîtresse, il la voit tous les jours, la maîtresse. Les copains d'école de notre enfant, c'est pas comme si notre enfant n'en parlait jamais. Les professionnels de santé qui s'occupent de notre enfant. Je trouve ça complètement fou de se dire que cet homme qui dit aimer son enfant s'intéresse si peu à la vie de son enfant. qui ne connaît même pas le prénom de la maîtresse de son enfant, ou le nom de ses amis. Il va avoir les deux principaux, ok. Moi, des amis de mon enfant, je peux en citer 6 ou 7, voire 8. Parce que je parle avec mon enfant. Parce que je retiens. Et l'excuse qu'il m'a donnée, c'était que lui ne s'intéresse pas. Oh mais moi, de toute façon, les autres, je m'en fiche. Je ne m'intéresse pas aux autres. Bah oui ! Mais en fait, là, il ne s'agit pas des autres. C'est-à-dire que moi, la maîtresse, je connais son prénom, mais je ne sais pas si elle est mariée, je ne sais pas si elle a des enfants, je ne sais pas si elle a un chien, un chat, je ne connais pas les résultats de sa dernière analyse sanguine. Je ne parle pas à sa maîtresse. C'est-à-dire que s'intéresser aux autres, qu'est-ce que ça veut dire, qu'est-ce que ça signifie ? Juste retenir le prénom. Un prénom qui est répété plein de fois. Dans la maison, chaque jour, un prénom qui apparaît sur tous les documents en lien avec l'école. C'est-à-dire qu'il ne les lit pas, ces documents. Ça veut dire qu'il ne parle pas avec son enfant, ou alors qu'il ne retient pas ce que lui dit son enfant. Et s'il ne retient pas ce que lui dit son enfant, à quel moment tu te dis qu'il s'intéresse à son enfant ? Je ne m'intéresse pas spécialement aux autres non plus. Par contre, je m'intéresse à mon enfant. Et donc, ce qui intéresse mon enfant me concerne aussi, de ce fait. Donc oui, sa maîtresse, je connais son prénom, parce qu'en fait, mon enfant m'en parle. Et puis parce que je suis en charge des papiers. de l'école, parce que lui, il ne les regarde pas. Et ce décalage-là, il est fou. C'est-à-dire que en fait, il a grandi, lui, en ne se préoccupant que de ce qui l'impactait, lui. C'est-à-dire que s'il n'est pas directement concerné, parce que retenir des prénoms, ça, il peut le faire. Il retient tous les prénoms de ses collègues, il retient le prénom des chefs, de ses chefs, et il va retenir les prénoms de plein de personnes avec qui il va discuter, même une fois sur ses applis de rencontres amicales et tout ça. Il va retenir tout ça, et il a une super mémoire, parce qu'il va retenir énormément de choses sur des sujets qui le concernent lui, qui l'intéressent lui, vraiment. Donc ce n'est pas un problème de mémoire, ce n'est pas un problème de mémoire, c'est un problème d'intérêt. Il ne s'intéresse que, il ne va retenir en fait que ce qui le concerne directement, que ce soit dans ses centres d'intérêt ou parce que c'est son travail ou parce que... Et à aucun moment donné, il ne va retenir en fait les informations qui nous concernent nous, que ce soit son fils ou moi. Alors que moi, j'ai été éduquée comme beaucoup de... de femmes finalement vers les autres. C'est-à-dire que le soin, l'attention aux autres, etc., ça fait partie de mon éducation. Et ça se répercute sur notre couple, parce qu'en fait, du coup, il ne va pas retenir les choses qui sont importantes pour moi. Par exemple, on a essayé de voir une médiatrice. de couple pendant un an, on a fait ça, de 2025 à fin 2025. Et elle nous a lâchés, c'était normal qu'elle le fasse, parce qu'elle avait en face d'elle mon compagnon qui ne s'est pas investi dans le processus pour sauver son compte. Parce qu'en fait, il ne comprenait pas tout ce qui n'était pas lui. On a parlé par exemple des langages de l'amour. Il y a un livre qui parle des différents langages de l'amour et qui explique que beaucoup de conflits, de problèmes de communication dans le couple viendraient du fait qu'on n'a pas forcément le même langage de l'amour. Et que du coup, on a du mal à... Quand la personne n'a pas le même langage de l'amour que nous, on ne va pas ressentir son amour. Elle va nous le montrer à sa façon, sauf que ce n'est pas quelque chose qui va nous toucher parce que ce n'est pas notre façon de communiquer l'amour. Je ne connais plus exactement le détail des langages de l'amour. Il y a les services rendus, il y a les cadeaux, il y a les temps de qualité passés ensemble, il y a les gestes physiques. Et le dernier, ça doit être... Je ne sais plus, mais il y a quelque chose aussi autour des mots. Je ne sais pas, je ne les ai pas sous les yeux. Ils sont dans un carton. Le livre est dans un carton. Je pourrais les chercher sur Internet, mais... Disons que je les mettrais en description. Et on n'a pas le même langage de l'amour. Lui, c'est sur les services rendus, donc il va préparer tous les matins. J'arrive en bas et il y a mon tasse avec... Je prépare mon petit déjeuner, entre guillemets, c'est pas préparer un petit déjeuner, mais disons qu'il y a la tasse, il y a une cuillère, il y a le sachet de thé, etc. Sauf que moi, ça ne me touche pas du tout, parce que mon langage à moi, c'est le toucher. Ben, ça ne me touche pas. Ben, moi, c'est le toucher, justement. Donc, j'ai besoin d'être embrassée, j'ai besoin qu'on me tienne la main, j'ai besoin qu'on me fasse des câlins, qu'on me fasse des bisous. J'ai besoin de tendresse, quoi, au quotidien. Et lui, ce n'est pas du tout son truc, mais vraiment pas. C'est-à-dire que j'ai choisi pour compagnon, et je pense que ça parle aussi de mon histoire familiale, parce que j'ai eu un papa pas très présent, j'ai choisi pour compagnon quelqu'un qui... Il ne comprend pas du tout ce langage, c'est-à-dire qu'il ne m'embrasse pas, il ne me prend pas dans ses bras, il ne me caresse pas, il ne va pas me vouloir être. Par exemple, si on regarde un film, il ne va pas spontanément se mettre à côté de moi pour qu'il y ait un contact physique. Je vois beaucoup ça chez mes parents, par exemple, quand ils regardent un film ensemble, mes parents se mettent... Côte à côte, et même, pour moi, ça c'est le truc ultime, c'est ma mère pose ses jambes sur les genoux de mon père, et mon père caresse les jambes de ma mère pendant le film. C'est un truc que je ne pourrais jamais vivre avec mon compagnon, parce qu'il n'est pas tactile, ce n'est pas son langage à lui. Et donc la médiatrice proposait, parlait des langages de l'amour, et expliquait... de nous demander de choisir chacun pour soi. Mais cinq actions que pourrait faire le partenaire pour montrer son amour ? Qu'est-ce qui, moi, me toucherait ? Je choisis cinq actions qui me toucheraient et qui me feraient me sentir aimée, en fait. Et la même chose pour mon compagnon. Et à aucun moment, sur toute une année, il a la liste, il a cinq actions. Donc une action, c'est tout simple, ça peut être juste me dire bonne nuit le soir. C'est des choses simples, on ne parle pas de grandes déclarations d'amour, on parle de petits gestes au quotidien pour renforcer le lien. Et donc cinq actions, dire bonjour, parce que pareil, mon compagnon ne dit pas bonjour, ne dit pas bonne nuit. Dire bonne nuit, faire un bisou qui dure un peu plus qu'un smack d'une seconde. Quand j'ai le droit au smack d'une seconde, écrire un petit mot, un petit mot tendre le matin, pas forcément tous les matins, mais une petite action, ça peut être de dire juste « Bonne journée ma chérie, je t'aime » , ou dire « Je t'aime » , c'est pareil, mon compagnon n'est pas du tout dans les mots, il ne me dit jamais qu'il m'aime, il ne dit jamais à son fils qu'il l'aime. Donc ces cinq petites actions, ce n'était même pas possible pour lui. En un an, on lui a expliqué régulièrement, on lui donne une liste, on prémâche le travail, on lui explique tout. Et non, ça ne le touche pas, donc ça ne le concerne pas. Et donc il a continué de me montrer son amour en préparant mon petit déjeuner, sauf que ça ne me touche pas vraiment en m'apportant un verre d'eau le soir, sauf que ça ne me touche pas spécialement. Donc je sais qu'il y a de l'amour parce que je connais les gestes. Le fait qu'il y ait toujours une bouteille d'eau le soir, je sais que c'est... Enfin, pour nous... Avec notre enfant, je sais que c'est sa façon de nous montrer qu'il nous aime, je le sais. Mais ça ne me remplit pas, ça ne remplit pas mon réservoir d'amour. Il a la liste, il sait ce qu'il doit faire, mais même choisir une action, ce n'est pas possible. Parce que ça ne le touche pas particulièrement. Donc il y a ce truc où tu te dis, mais comment faire ? Alors c'est peut-être dû à la... C'est peut-être une spécificité de mon compagnon qui pourrait avoir un trouble du syndrome autistique. Si un jour il consentait à aller se faire diagnostiquer, mais ça n'arrivera pas, ça pourrait être une de ces spécificités. Mais c'est aussi quelque chose que je vois régulièrement dans les témoignages. Donc, ce n'est pas que ça. Il y a vraiment ce truc d'éducation. d'imprégnation de la société, où vraiment il est tourné vers ses besoins, mais par contre dès qu'il s'agit de sortir un petit peu de ses besoins et d'aller au contact de l'autre, et dont sa partenaire est son fils, c'est insurmontable, ça ne devient pas possible. Alors que moi j'ai été éduquée dans l'autre sens, donc forcément je vais être plus attentive. À lui, à ses besoins, et puis aux besoins de notre enfant, et puis être plus dans l'explication, dans la justification de ses comportements, dans l'excuse, etc. Et puis à un moment donné, ben merde, ça suffit quoi, ça suffit. Et on arrive à des situations où là, moi je suis au bord de la rupture. Je ne veux pas que ça arrive, j'aime mon compagnon de tout mon cœur, parce que j'ai aussi une image, une vision de ce que pourrait être notre couple. Alors qu'elle est peut-être complètement folle, je m'accroche peut-être à des chimères, seul l'avenir le dira. Mais le fait est que c'est un homme bon et qu'il est plein de bonne volonté. Donc j'ai l'espoir de voir cette vision que j'ai pour notre couple se manifester un jour. Ou alors j'aurai passé toute ma vie à espérer pour rien, on verra. Toujours est-il que ce genre de situation, d'incompréhension, de problème de communication arrive fatalement à un désir de rupture. Et même pas pour trouver mieux ailleurs, parce que pendant longtemps je me disais, ah là là, quand j'étais plus jeune, mais si je ronge, je vais me retrouver toute seule. Je vais me retrouver toute seule, qui voudra l'autre, parce qu'il y a des problèmes d'estime et de confiance en soi qui sont assez importants. Qui voudra de moi qui suis trop grosse, trop moche et puis en plus trop exigeante et trop... Bah oui, parce qu'on finit par croire qu'en fait le problème c'est nous aussi. C'est peut-être moi qui suis beaucoup trop exigeante, etc. Bah non, non, quand ton mec fait le minimum, c'est pas toi qui es trop exigeante. Et même le minimum dans la relation est dans le fait de vouloir se comprendre l'un l'autre et que ce ne soit pas toujours à la femme de faire le travail. Le travail pour justement... créer cette connexion, ce lien, qu'il y a aussi quelque chose comme ça qui se fasse des deux côtés, qu'il y ait une vraie volonté de l'autre côté de de régler les problèmes, et ça passe par une remise en question de soi, et ça passe aussi par de la documentation, par des lectures, par l'écoute de certains podcasts, et puis, évidemment, par l'aide de professionnels, mais à un moment donné, c'est bon, c'est pas que à nous de... de faire ça. J'ai cette vision pour mon couple, à voir ce qui se passera. Pendant longtemps, je pensais que personne ne voudrait moi. Ce n'est même pas partir pour quelqu'un d'autre ou pour l'espoir d'une relation meilleure. Là, c'est vraiment partir pour être seule et n'avoir à gérer que mes enfants et moi, ne serait-ce que mon activité professionnelle qui est au point mort. Et au point mort, pourquoi ? Parce que... Parce qu'il y a des dysfonctionnements dans notre organisation, dans notre vie de couple et autres. Je suis super informée, j'ai un métier qui me permet de pallier aux problèmes d'organisation et malgré tout ça, je porte aussi une charge mentale de dingue. Et j'ai des problèmes de communication avec mon partenaire qui ne permettent pas de régler ce problème. Donc j'ai un projet pour essayer de combler le fossé entre mon partenaire et moi. Maintenant, je ne sais pas du tout ce que ça donnera parce qu'il n'y a pas de solution. Il n'y a pas de solution toute faite parce que ça demande vraiment une volonté. Des deux partenaires, quoi. Et volonté, mais dans le sens où il faut que ce soit aussi léger et agréable, parce que sinon, ça ne se fera pas, quoi. C'est très lourd d'avoir toujours des discussions sur la charge mentale et sur le fait de ne pas être réellement tendu et tout ça. Et l'autre ne va pas forcément le prendre correctement, parce que plutôt que de prendre ses responsabilités et de se dire « il y a un problème, il faut que je fasse quelque chose » , J'ai peut-être pas les solutions, c'est peut-être pas la solution dont me parle ma compagne, mais il y a peut-être quelque chose à trouver. Je prends mes responsabilités et je vois qu'il y a un problème, effectivement. Il va plus facilement, c'est plus facile de se victimiser, de se dire, bah oh, je suis une merde, arrête pas de me critiquer, ou alors oui, de reporter le truc sur l'autre. Ah, elle est chiante aussi avec toutes ses exigences et compagnie. Et puis, merde, oui, c'est vrai que là, j'ai été nulle et compagnie. Ben non mais, enfin... juste prendre ses responsabilités, de dire, ben oui, là, je vois qu'il y a un truc qui ne va pas, bon, déjà, je vais demander pardon parce que je vois bien qu'elle a été affectée, et ce, même sans reconnaître sa culpabilité, ce n'est pas forcément de dire, j'ai été une merde, je te demande pardon, mais de dire, ah oui, là, je vois que quand j'ai fait ça, il s'est passé ça pour toi, je comprends, j'aimerais bien qu'on en parle pour trouver des solutions ensemble, juste se responsabiliser sur la... les situations. J'ai ma part de responsabilité, il a sa part de responsabilité, et donc qu'est-ce qu'on fait de tout ça ? Est-ce qu'on reste chacun de son côté à se victimiser, à se dire que l'autre est le problème, ou à un moment donné, on se réunit et on en discute. Mais pour ça, il faut avoir deux partenaires qui soient alignés, avec l'envie de faire en sorte que ça s'améliore pour tout le monde. Donc voilà pour ce petit épisode improvisé par des situations qui se sont passées très récemment. Et je n'ai même pas parlé de l'anniversaire de mon fils. Et là aussi, c'était un gros dossier. C'est épuisant, c'est des petites choses, c'est du quotidien et c'est épuisant. Et moi avec ce podcast et avec les formations que j'ai suivies, que je compte suivre et autres, il y a vraiment ce truc de... c'est du quotidien et c'est mon métier. Et quand je m'appelle la magie du quotidien, c'est pas pour... c'est pas comme ça, c'est pas assez réfléchi, c'est vraiment je... Je crois vraiment que le bonheur, c'est pas dans ce qui arrive de façon ponctuelle et extraordinaire. Non, c'est vraiment dans le quotidien que se trouve le bonheur. Et là, cette charge mentale et ce qui se passe au quotidien, ça ne permet pas en tout cas de voir où se situe la magie. Je vous laisse. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Vous pouvez partager cet épisode s'il vous a plu. Moi, je vais le partager à mon partenaire. Je vais le partager à mon partenaire et j'espère qu'il pourra entendre que je ne le critique pas. Ce ne sont pas des critiques contre lui, c'est vraiment des questionnements. Je me pose des questions sur comment continuer avec lui et j'ai envie que ça s'améliore. Et j'ai envie en fait de trouver aussi des réponses pour d'autres femmes et d'autres couples qui vivraient les mêmes choses que nous. Il y en a beaucoup, Je vous dis à très vite.