- Liberlo
La minute praticiens, un podcast Liberlo. Un post à publier sur Instagram ce matin, une newsletter à terminer cette semaine, ce compte TikTok qu'il faudrait peut-être lancer sans oublier, le site à remettre à jour et ce projet de podcast qu'on a dans un tiroir. Lorsqu'on est praticien et qu'on veut développer son activité, la communication digitale peut vite donner le vertige. On entend souvent qu'il faut être partout pour espérer se faire connaître, pourtant, être partout, ça n'est pas forcément la bonne stratégie. Surtout c'est souvent le meilleur moyen de s'épuiser. Alors comment choisir où communiquer, comment savoir ce qui fonctionne vraiment, et comment tenir dans la durée sans y laisser tout son temps et toute son énergie ? Dans cet épisode, nous en discutons avec Céline Merlaud, consultante en communication et en branding qui accompagne les praticiens et praticiennes au quotidien, et avec Anaïs Devichi, ostéopathe, doula et professeur de yoga prénatal et postnatal qui a fait le choix, assumé, d'un seul canal pour développer sa visibilité. Vous écoutez La minute praticiens, le podcast qui prend le temps de faire grandir votre activité. Lorsqu'on démarre son activité de praticien ou que l'on cherche à la faire grandir, la tentation est réelle de multiplier les canaux de communication pour, pense-t-on, multiplier les opportunités. Sur le papier, l'équation semble logique, mais dans la pratique, elle se heurte à une réalité beaucoup moins confortable. Céline Merlaud est consultante en communication et en branding, spécialisée dans l'accompagnement des thérapeutes. Elle constate que ces derniers ont souvent le même réflexe, la volonté d'être présent sur beaucoup de canaux pour maximiser leur visibilité. Un réflexe qu'elle invite à questionner.
- Céline Merlaud
Avec la multitude de canaux possibles, c'est vrai qu'on peut vite se dire il faut que je sois partout parce que comme ça, je serai visible à plein d'endroits différents et donc j'ai d'autant plus de possibilités d'obtenir des clients. Mais est-ce que c'est vraiment la bonne stratégie ? Honnêtement, je ne le crois pas. Parce qu'être partout, sur tous les réseaux, tous les événements, publiés, même si dans la vraie logique, on se dit je me présente partout, donc je suis plus visible, donc j'attire plus. On oublie quand même trois aspects principaux de ce sujet-là. C'est que, déjà, on a un temps limité et une énergie limitée. Donc la visibilité, ça demande d'être présent, d'être cohérent et régulier. Avec le temps qu'on a et l'énergie qu'on a, on ne peut pas être sur tous les fronts de la même façon. Ensuite, être visible, c'est bien évidemment le nerf de la guerre, parce que si on n'a pas de visibilité, personne ne sait que vous existez. Mais en même temps, On a besoin de confiance pour pouvoir vendre son service à quelqu'un. Donc être visible de manière sporadique et un petit peu par-ci, un petit peu par-là, ça ne crée pas cette confiance-là. Donc non, être partout, ce n'est pas forcément la bonne stratégie parce que votre énergie va être diluée, votre message va être dilué, alors qu'être constant sur le bon endroit, c'est devenir identifiable et reconnaissable.
- Liberlo
Pour Céline, être partout, c'est aussi prendre le risque de ne jamais vraiment maîtriser les spécificités d'un canal de communication, qu'il soit physique comme un événement ou digital comme Instagram par exemple.
- Céline Merlaud
Si vous faites un événement, vous allez prendre du temps à rentrer dans votre rythme et à apprendre de vos erreurs sur comment mener un salon, comment mener l'événement, comment mettre en place des discussions qui soient pertinentes et vous sentir à l'aise dans cet environnement-là. Mais si vous le faites deux fois par an, à chaque fois vous redémarrez de zéro. et ça devient toujours pesant de recommencer cet espace-là. Pareil sur Instagram, si vous vous appropriez les codes de cette plateforme-là parce que vous postez une fois tous les mois, vous avez l'impression de redémarrer à zéro et vous perdez tout le momentum que vous pourrez créer sur cette plateforme-là.
- Liberlo
Une fois qu'on a compris qu'il ne faut pas être partout, reste à savoir comment choisir ses canaux. Sur ce point, Céline a une recommandation claire. Minimisez le nombre de canaux actifs et attribuer un rôle bien défini à chacun.
- Céline Merlaud
Pour choisir intelligemment ces canaux de communication, personnellement, je préconise de ne pas dépasser trois canaux actifs. J'ai bien dit actif parce que on pense souvent, par exemple, à un site internet comme un canal de communication. C'en est un, mais il est extrêmement passif. Vous le faites une fois, les gens viennent et regardent certaines informations, vérifient vos prix, vos services, etc. Mais ce n'est pas là que vous allez vous présenter de manière régulière. Donc, trois canaux actifs. Et ces trois canaux ont des rôles différents. Donc il y a le canal principal que vous allez utiliser pour faire de l'acquisition de clients. Et donc c'est là où vous êtes le plus régulier. Ensuite, vous avez le canal plutôt relationnel. Là, vous allez justement affiner cette confiance avec les personnes que vous avez rencontrées. Donc ça peut être une newsletter, ça peut être en message privé, en petit groupe, des échanges un peu plus directs. Et enfin, il y a un canal relais, celui où votre message va peut-être circuler un peu plus et où la personne va pouvoir consulter de manière autonome ce que vous portez comme valeur et comme vision de votre métier. Donc par exemple, le blog, certains réseaux sociaux ou des contenus qui sont un peu plus pérennes.
- Liberlo
Anaïs Devichi, notre deuxième invitée, est ostéopathe, doula et professeure de yoga prénatale et post-natale. Elle a fait un choix encore plus radical, celui de miser sur un seul canal pour développer sa visibilité. Une décision qui n'allait pas de soi et qu'elle a longtemps pesée.
- Anais Devichi
Je me suis quand même posé pas mal de questions à ce niveau-là et j'ai fait le choix de partir sur un seul canal, donc Instagram, pour commencer déjà et pour vraiment mettre mon énergie à un seul endroit. Parce que je pense que quand on se disperse trop, on fait... Un petit peu, mais on ne se donne pas à fond et je pense que ça ne marche pas assez en fait. Je me suis posée la question plusieurs fois et je me la pose encore aujourd'hui de savoir si je reste uniquement sur Instagram ou si je dois développer d'autres canaux. Principalement, moi j'avais en tête aussi de potentiellement créer un podcast pour parler aussi aux jeunes mamans et aux futures mamans qui consomment aussi beaucoup ce Instagram. Et après, il y a le réseau social comme Facebook, qui aussi est quand même assez utilisé.
- Liberlo
Aujourd'hui, Anaïs ne regrette pas son choix. Pour elle, l'important est de mettre son énergie quelque part et de se concentrer sur ce qui fonctionne bien pour soi.
- Anais Devichi
Clairement, se disperser, je pense que c'est le mal du professionnel, parce qu'on a envie d'être partout. C'est clair, on a envie de toucher le plus de personnes, on a envie d'aider le plus de personnes. En fait, on parle à tout le monde, mais à personne à la fois. Et je pense que le plus important, c'est de mettre son énergie quelque part et de garder un peu son cheval de bataille et potentiellement de rajouter plus tard d'autres canaux une fois qu'on a bien apprivoisé le premier et qu'on a bien compris comment ça fonctionne, que ça fonctionne bien pour nous. Et là, on peut s'ouvrir à autre chose.
- Liberlo
Ne pas être partout, choisir ses canaux, d'accord. Mais concrètement, on doit être où alors ? Et surtout, comment savoir si notre communication engage réellement des résultats ? Parce qu'entre poster régulièrement et poster utilement, il peut y avoir un pas. Pour Céline, choisir ses canaux demande de prendre du recul et de se poser les bonnes questions.
- Céline Merlaud
Ça part de trois questions assez simples. Où est-ce que mes clients prennent réellement leurs décisions ? Où est-ce qu'ils cherchent l'information ? Ils comparent, ils se rassurent, voilà. Quelle est mon énergie ? Est-ce que ça me nourrit ou ça m'épuise vraiment ? Parce que si on se met en tête de faire quelque chose qu'on déteste, ça ne sera jamais maintenu dans le temps. Par exemple, j'ai travaillé avec une naturopathe qui avait dans l'idée absolue de développer sa visibilité sur les réseaux sociaux et de changer un petit peu sa pratique pour passer un peu plus en visio. Mais dès le départ, elle m'a dit qu'elle ne supportait pas les réseaux sociaux. Donc, on a eu beau travailler sur comment ça fonctionne, quoi faire, un calendrier éditorial, etc. Elle a posté deux fois et c'est le premier truc qui sautait dans son agenda parce qu'elle ne supportait pas. Et donc, elle n'a pas eu de résultat. Donc,
- Anais Devichi
se connaître, c'est vraiment quand même hyper important. Et enfin, son positionnement aussi. Donc, c'est être clair sur qui j'aide, quels problèmes précis je résous, pourquoi on me choisirait moi et pas quelqu'un d'autre. Vous avez des façons de faire, des façons de voir qui sont propres et c'est important de les mettre en avant. Donc, quelqu'un qui ne pratique qu'en local ou quelqu'un qui va pratiquer... plutôt sur des formations de manière générale, n'auront pas les mêmes besoins de communication. Donc l'idée, c'est que le canal, ça amplifie ce que vous avez mis en place comme stratégie et comme direction, et pas forcément l'inverse. Le canal ne doit pas dicter ce que vous faites et où vous travaillez.
- Liberlo
Sur la clarté, Céline va plus loin. Elle évoque le client de cœur et souligne qu'il faut vraiment comprendre son comportement.
- Céline Merlaud
De manière générale, quand on veut pouvoir trouver son client de cœur savoir où aller le trouver justement pour pouvoir obtenir de nouveaux clients. Pour moi, ça passe par une étude de client, d'avatar, tout simplement. Il faut pouvoir comprendre comment votre client pense, quelles sont ses problématiques, où est-ce qu'il va pour choisir ses prestataires, où est-ce qu'il va pour se renseigner sur ses problématiques, à qui il fait confiance, et ensuite, à partir de là, vous construisez votre propre réseau de communication. Donc, si je prends comme client de cœur une maman, par exemple, elle va aller peut-être sur Instagram pour déconnecter les moments où c'est un peu dur. ou pour parler à ses copines. Elle va aller peut-être dans des groupes de mamans sur l'éducation positive sur Facebook, par exemple. Elle va écouter des podcasts comme La Matrescence, ce genre de choses. C'est là où vous savez que votre client de cœur est, et donc c'est ici que vous devez communiquer. Donc sans cette compréhension de votre client de cœur vraiment profonde, où vraiment on est dans sa tête et on comprend ses freins, etc. forcément, vous risquez d'aller taper un peu partout et de ne pas avoir les résultats espérés.
- Liberlo
Cette démarche, Anaïs l'a suivie justement pour choisir où communiquer. Elle nous explique comment elle a identifié sa cliente idéale et comment ce travail a déterminé son choix de se concentrer sur Instagram.
- Anais Devichi
En réalité, j'ai mis déjà un petit moment à me décider vraiment à choisir une cible à qui parler, parce que même en étant doula ou professeure de yoga, c'était les femmes ma cible principale mais les femmes c'est hyper large et donc trouver vraiment mon angle d'approche ça m'a pris un peu de temps parce que j'aime accompagner les femmes et du coup c'était compliqué de choisir quelle partie de leur vie j'ai envie d'accompagner. J'ai fait un travail avec des personnes extérieures professionnelles qui m'ont accompagnée pour vraiment définir ma cible définir le business que je voulais avoir et du coup trouver une personne type qui serait ma cliente idéale. Et en développant ça, le but, c'est d'étudier aussi son comportement à elle, de cliente idéale, de sur quels canaux elle va, ce qu'elle cherche sur ses canaux. Et moi, du coup, les futures mamans, c'est plutôt des femmes entre, on va dire, 20, des fois un peu plus jeunes, et 40-45 ans. Parce qu'on a quand même des grossesses tardives aussi, de plus en plus. Et ces femmes-là, elles sont principalement sur Instagram. Et c'est un réseau qui, moi, me parle beaucoup parce que c'est un réseau que je consomme aussi beaucoup personnellement. Donc, naturellement, je me suis tournée plus vers ce réseau-là.
- Liberlo
Qu'on se rassure, comme pour n'importe quel praticien ou praticienne, cette démarche structurée et ce choix clair d'un canal principal n'ont pas été une évidence tout de suite pour Anaïs. Avant de mettre en place sa stratégie de communication actuelle, elle communiquait déjà, mais de façon bien différente.
- Anais Devichi
Avant Instagram, j'avais une communication assez restreinte, on va dire, dans le sens où je communiquais un petit peu avec un site internet. Très vite fait, on va dire, sur Instagram, pas du tout de la même manière qu'avec la stratégie que j'ai mis en place aujourd'hui. C'était totalement différent. Je communiquais plus en présentiel, en allant voir les professionnels aux alentours, en allant à des rencontres, des réunions, des salons aussi d'ailleurs. Après, la distribution de flyers, ce genre de choses, ce n'était pas du tout la même communication et pas du tout la même façon et la même stratégie qu'il y avait derrière. En tout cas, Google Business qui est quand même un bon pilier sur une localisation de lieu.
- Liberlo
Le site Internet et la fiche Google My Business, Céline rappelle d'ailleurs que ce sont des essentiels.
- Céline Merlaud
Pour moi, l'incontournable, ça serait d'avoir un site Internet et une fiche Google My Business, vraiment. Déjà parce que si en plus vous avez un cabinet, cela veut dire que la fiche Google My Business va vous référencer localement. Et ça, c'est vraiment important. C'est aussi par là que passent les recherches aujourd'hui de praticiens. Ensuite, choisir un réseau social. Est-ce que je choisis Facebook, Instagram, LinkedIn ? Ça dépendra de à qui vous vous adressez. Si vous vous adressez à des insomniaques, peut-être que Instagram, à 2h du matin, c'est le meilleur moment pour vous d'être visible. Ou Facebook, d'ailleurs, parce que les deux sont couplés, donc ça multiplie votre visibilité assez facilement. Si vous êtes sophrologue et que vous voulez faire des ateliers en entreprise, allez communiquer sur LinkedIn. Si vous préférez travailler avec des particuliers, ce ne sera peut-être pas le meilleur endroit pour aller communiquer.
- Liberlo
Une fois le canal choisi, encore faut-il savoir si ce qu'on y fait fonctionne. Anaïs a intégré cette dimension dans sa manière de travailler sa communication et elle constate que ça marche.
- Anais Devichi
J'analyse mes stats sur Instagram pour vraiment pouvoir voir le contenu qui fonctionne. Et donc pour moi, un contenu qui fonctionne, ça va être du contenu qui, aussi bien d'ailleurs en post qu'en story, qui va faire des vues et des réactions. Par réaction, j'entends des partages, des likes, des enregistrements et des commentaires. Et pour les stories, on a aussi les réponses aux sondages, par exemple, les réponses aux questions qu'on peut poser. En quatre mois, j'ai réussi à gagner plus de 3000 followers. J'ai réussi à avoir des gens vraiment qualifiés qui répondent régulièrement à mes stories et qui vraiment essayent de venir en DM, me parler, partagent leurs problèmes. Et pour moi, ça, c'est hyper important et ça apporte beaucoup de valeur à ce que je fais. Et c'est aussi ça qui m'aide à... créer de nouveaux contenus, parce que le but, c'est vraiment de répondre à leurs besoins et à leurs attentes. Et donc, ça passe par les interactions qu'on a avec la communauté qu'on crée sur Instagram.
- Liberlo
Lorsqu'on est praticien, on a des journées déjà bien remplies. Entre les séances, la gestion administrative et la vie personnelle, la question du temps est centrale. Or, communiquer demande du temps. Beaucoup plus qu'on ne l'imagine quand on débute. Anaïs a fait le calcul.
- Anais Devichi
Le temps que je prends pour communiquer sur Instagram, par semaine, ça me prend, je pense, 5-10 heures. Ça dépend, c'est très variable d'une semaine à l'autre. Dedans, j'inclue vraiment beaucoup de choses. j'inclus déjà avoir l'inspiration de trouver de quoi parler, qu'est-ce que je veux apporter de nouveau ou de recycler, entre guillemets, le sujet, de faire, filmer ou créer un carousel, ce genre de choses. Et ensuite, de tout assembler, donc faire le montage, faire le son, la musique, etc. Mine de rien, ça prend quand même un peu de temps. Et donc, après, de poster et de aussi, ce qui me semble important, c'est, ok, on poste, mais c'est aussi d'analyser ce qui se passe derrière et pas juste de poster et de bon, voilà, c'est fait, j'ai fait mon job et puis voilà, parce qu'en fait, ça, ça marche pas. Ce qui marche, c'est d'analyser aussi notre contenu et donc je passe aussi pas mal de temps à regarder mes statistiques, regarder ce qui se passe, ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins bien.
- Liberlo
5 à 10 heures par semaine, c'est beaucoup. Mais pour Anaïs, cet investissement reste soutenable précisément parce qu'elle l'a concentré sur un seul canal.
- Anais Devichi
En choisissant de me focus vraiment sur un seul canal, ça m'a permis aussi de gagner en énergie et en temps. Parce que comme je disais, mine de rien, c'est hyper chronophage. Et si on est partout, on doit produire partout. Et pour produire partout, ça demande encore plus de temps. Et moi, je suis maman, je n'ai pas un temps infini non plus. J'ai mon activité professionnelle dont Instagram fait partie maintenant aujourd'hui. Mais je ne peux pas passer 20 heures par semaine à faire de la communication parce que j'ai décidé d'aller sur 3000 réseaux. Il faut préserver son temps et son énergie. Et même, ça demande beaucoup d'énergie de créer du contenu.
- Liberlo
Et Anaïs, qui se dirige vers une activité en ligne, voit les bénéfices de ce temps contraint consacré à sa communication.
- Anais Devichi
Ce que m'apporte Instagram dans mon business aujourd'hui, C'est vraiment déjà de la visibilité. J'avais vraiment besoin de toucher des personnes en nombre, on va dire, et donc d'avoir vraiment cette visibilité avec des personnes qui sont qualifiées, qui viennent s'abonner sur mon compte et qui sont intéressées par ce que je propose réellement. En deuxième temps, ça m'a aussi aidée à faire des rencontres professionnelles et à pouvoir avoir des réseaux de professionnels sur mon secteur. mais aussi plus large d'ailleurs, pour accompagner au mieux les clients, les clientes qui vont venir me voir ou qui m'ont déjà vue. Et donc, pouvoir aussi échanger avec des personnes qui vivent la même chose que moi. Ça, ça me paraît hyper intéressant et important parce que mine de rien, en tant qu'entrepreneur, on est souvent enfermé dans son cadre, dans son cabinet, dans son espace. Ça me paraît hyper. C'est important d'avoir ce réseau avec des personnes avec qui échanger en bienveillance sur les sujets qu'on traverse au quotidien en tant qu'entrepreneur, mine de rien. Aujourd'hui, le but, c'est de vraiment vendre mon programme en ligne. C'est pour ça que j'ai vraiment charbonné dans la visibilité et sur mon compte Instagram. Et je suis vraiment fière des résultats parce que, mine de rien, je trouve que c'est quand même un bon retour sur investissement en peu de temps. Je pense que sur du présentiel, pour le coup, c'est peut-être plus Facebook qui va être pertinent. Et moi, ce n'est pas mon objectif aujourd'hui. Mon objectif, c'est le online. Et le online, il faut toucher des gens plus largement que sur une localisation.
- Liberlo
Pour Céline, une clé pour tenir dans le temps, c'est comme Anaïs, de penser à la visibilité, mais pas seulement.
- Céline Merlaud
La vraie question, finalement, ce n'est pas est-ce qu'il faut ou pas être sur les réseaux, c'est est-ce que la stratégie est suffisamment claire ? derrière la visibilité. Parce que vous pouvez poster 150 fois par jour si vous n'avez pas de stratégie, que votre message n'est pas compris. Même si vous arrivez à avoir 10 000 abonnés, des fois, ça ne sert à rien. Il y a eu des cas d'influenceurs qui ont lancé un produit avec des milliers d'abonnés et qui ont fait 20 euros de vente parce qu'ils n'avaient pas de stratégie derrière. Donc, la visibilité sans intention, ça ne va pas forcément créer de clients, ça va juste créer du bruit. Donc autant économiser notre énergie. On ne veut pas forcément devenir des influenceurs. On veut juste pouvoir transmettre notre pratique de manière authentique et efficace.
- Liberlo
Et pour celles et ceux qui détestent les réseaux sociaux, bonne nouvelle. Il existe selon Céline d'autres voies tout à fait viables pour développer votre visibilité.
- Céline Merlaud
Est-ce qu'on peut développer une clientèle sans être hyperactif sur les réseaux sociaux ? Oui, évidemment. J'ai envie de dire qu'il faut choisir ses batailles, parce que ça ne veut pas dire que ce sera plus simple que si on est sur les réseaux sociaux, et inversement, les réseaux sociaux, ça ne veut pas dire que ce sera forcément simple. Mais on peut y arriver. Comme je disais, je pense qu'il est utile d'être présent sur les réseaux sociaux, mais ça n'a pas forcément besoin d'être un canal principal de communication. Là, vous allez vraiment essayer d'attirer le gros de votre clientèle. Ça peut être un canal relais qui va montrer une facette différente de votre personnalité, de votre activité, de ce que vous soutenez comme valeur et de comment vous menez votre pratique. Puis ensuite, on peut avoir d'autres canaux de communication, digital ou non d'ailleurs, qui permettent de développer son activité autrement. Donc ça peut être du bouche à l'oreille structuré, donc potentiellement. en incitant vraiment ses clients à faire du bouche à oreille. Des partenariats intelligents, encore une fois. En ligne ou dans la vraie vie, c'est tout à fait possible. Du référencement local, on en a parlé avec Google My Business. Des interventions, des conférences, des annuaires spécialisées. Encore une fois, en ligne, il y en a beaucoup. Une newsletter, c'est une autre façon d'être digital.
- Liberlo
Une fois la stratégie posée, reste la régularité. Selon Anaïs, c'est plus important que la fréquence.
- Anais Devichi
C'est hyper important de s'écouter dans sa communication et de garder son authenticité. Je pense que c'est clairement la partie qui est difficile parce qu'on voit des vies parfaites sur les réseaux, sauf que l'authenticité, c'est ce qui fait acheter, en vérité. Et c'est hyper important de s'écouter si... Pour nous, c'est bien de communiquer qu'une fois par semaine. C'est déjà énorme une fois par semaine. Et pas se culpabiliser de dire « J'ai absolument pas posté, il faut absolument que je poste vite, rapidement quelque chose, etc. » Non, c'est juste que ça prend du temps des fois à trouver son rythme, à l'accepter. Mais je pense que la régularité, c'est plus important aussi de se dire que... Pour moi, peut-être que la communication, c'est une fois par semaine. Et une fois par semaine, c'est très bien. Et au fur et à mesure, parce que mine de rien, quand on prend l'habitude d'eux, ça devient plus rapide aussi de faire les choses. Et moi, je passais des fois trois heures sur un seul poste. Et je n'étais même pas fière de moi. Je faisais zéro visibilité, on va dire. Et ça m'a juste permis de gagner en expérience, ce qui m'a permis plus tard d'être plus rapide. Et peut-être qu'au début, on commence trois mois sur une fois par semaine et ensuite, on passe à deux fois, trois fois et ça augmente comme ça et ça permet de nous écouter.
- Liberlo
Enfin, une dernière chose pour permettre de gagner en efficacité, la clarté. C'est l'ultime conseil de Céline.
- Céline Merlaud
Donc, si un praticien devait faire une seule chose pour exister durablement en ligne, pour moi, ce serait vraiment de devenir limpide. Limpide sur une seule chose, à qui je parle précisément ? connaître, encore une fois, mon client de cœur pour pouvoir choisir le canal, pour pouvoir choisir le message, pour pouvoir potentiellement avoir une identité aussi visuelle qui lui parle. Donc c'est, qu'est-ce que cette personne a comme problème ? Quelles sont ses pensées ? Quelles sont ses peurs ? Quelles sont ses hésitations ? Et en fait, qu'est-ce que je l'aide à transformer ? Comment je résous ces problèmes-là ? Donc en fait, la clarté sur son client de cœur, c'est ce qui va faire que vous allez pouvoir utiliser tous les outils et les canaux digitaux de manière optimale. Parce qu'en ligne, en fait, tout va être amplifié. C'est une vraie loupe. Les réseaux sociaux sont une vraie loupe. Une loupe de ce qui fonctionne ou de ce qui ne fonctionne pas. Donc si votre message est flou, ça va se voir tout de suite. Parce que personne ne va comprendre ce que vous dites, donc vous n'allez pas avoir d'engagement. Si votre cible n'est pas claire, pareil, ça se ressent immédiatement. Et vraiment, j'insiste, la stratégie ne veut pas dire perdre son authenticité. Ça veut dire faire les choses avec intention, avec clarté. choisir un canal, s'approprier ses codes pour pouvoir les utiliser à son avantage et répéter un message qui soit clair, cohérent, dans le temps.
- Liberlo
Au fond, ce qui ressort de ces deux témoignages, c'est que la communication digitale, quand elle est choisie, assumée et alignée avec qui l'on est, devient un vrai levier. Pas une course à l'épuisement, ni une obligation à laquelle on se plie en culpabilisant. Céline et Anaïs nous le disent. Mieux vaut être présente au bon endroit pour les bonnes personnes avec un message clair que d'être sur tous les fronts. Et la clarté sur sa cible, sur son positionnement, sur ce qu'on a envie de transmettre, c'est finalement ce qui permet de construire une visibilité qui tient dans le temps. On se retrouve bientôt dans La minute praticiens, le podcast qui prend le temps de faire grandir votre activité.