Speaker #0Chaque semaine, je te guide pour introduire l'éducation financière simplement, avec des bases concrètes qu'ils pourront utiliser toute leur vie. En ce moment, je suis en train de construire mon programme d'éducation financière pour aider les parents à éduquer leurs enfants financièrement. Et j'ai décidé de partager ça publiquement, de partager à trois ce processus. pour te montrer mes réflexions et les choix que je fais autant purement pédagogiques, mais également les choix purement financiers pour ce programme. Aussi parce que je pense que ça peut t'aider, simplement parce que les réflexions que j'ai m'amènent à... Enfin, c'est ce qui m'a aidée à mettre en place une éducation financière pour mes enfants. Et du coup, je te le donne, je te partage tout ça parce que si ça peut t'aider, c'est génial. Et puis, il y a la deuxième raison derrière tout ça qui est que si je viens le dire... publiquement ici, ça veut dire que je m'engage à aller jusqu'au bout. Dans l'épisode précédent, en te parlant des environnements que je suis en train d'intégrer dans le programme d'ailleurs, j'ai mentionné assez rapidement le concept de guide financier. Je t'ai expliqué que le parent pouvait préparer l'environnement financier de son enfant pour multiplier les occasions d'apprentissage. Et je t'ai parlé de cette posture de guide, mais sans vraiment rentrer dans le détail, sans vraiment t'expliquer ce que j'entends par là. Et surtout, sans t'expliquer ce que j'attends concrètement d'un parent qui est dans cette posture. Et il se trouve que cette semaine, en avançant sur le programme, c'est justement une partie sur laquelle j'ai beaucoup travaillé. Parce que moi, cette posture, elle est devenue assez naturelle chez moi. D'ailleurs, elle vient de ma formation Montessori, de mes années de pratique, de l'observation autant de mes enfants que des autres enfants qui étaient en classe. Et forcément, de tout ce que j'expérimente aujourd'hui encore avec. autant mes enfants que les autres enfants. Mais toi, si tu n'as jamais été formé à ça, tu n'as aucune raison de savoir spontanément quoi observer, quand intervenir, quand expliquer, quand poser une question ou quand simplement laisser ton enfant aller un peu plus loin dans son raisonnement sans que tu n'interviennes. Et bien évidemment, je ne peux pas faire un programme en te disant « observe ton enfant et tu vas sentir ce qu'il faut faire » . Tu vas me répondre « ok, merci Clarisse, mais... » Dans la vie pratique, la vie de tous les jours, je ne sais pas ce que ça veut dire. Donc, mon travail en ce moment, c'est justement de prendre quelque chose qui est devenu assez naturel et instinctif chez moi et de réussir à le traduire en quelque chose de pratico-pratique, de suffisamment concret pour que toi aussi, tu puisses te l'approprier. Et surtout, qu'avec le temps, cette posture puisse devenir beaucoup plus naturelle chez toi. Et en travaillant là-dessus, je me suis retrouvée face à une question. Quelle place est-ce que je veux aider le parent à prendre pendant que son enfant accueille cette éducation financière ? Et là, je me suis rendu compte qu'il y avait une petite contradiction dans ce que je veux moi-même avec mes filles. Et je pense que c'est le lot de tous les parents. Donc, on va en parler ici. Parce que je veux qu'elles soient autonomes, mais je veux qu'elles sachent un réfléchir par elles-mêmes, qu'elles sachent analyser une situation et en fonction de cette analyse, prendre une décision avec leur argent. Et de préférence, qu'elles fassent tout ça sans avoir besoin de moi, de mon intervention. Donc sur le principe, je suis totalement convaincue. Le problème, c'est quand elles commencent à utiliser cette autonomie que je leur laisse pour prendre une décision que je trouve totalement aberrante ou nulle. Allez, on va s'arrêter là dans les objectifs. Et là, tout de suite, mon amour de l'autonomie, il est légèrement mis à l'épreuve. Parce qu'il y a une grande différence entre dire « je veux que mes filles apprennent après moi » leurs propres décisions et les regarder prendre une décision en pensant intérieurement. Mais pourquoi tu fais ça ? Je t'ai déjà expliqué tellement de fois. Et derrière cette petite contradiction, il y a une question pédagogique. D'un côté, il y a est-ce que je veux apprendre à mes filles à prendre leurs propres décisions ou est-ce que je veux qu'elles apprennent à prendre seules les décisions que moi je considère comme étant bonnes ? Parce que du coup, ce n'est pas la même chose. Et c'est là en fait que la posture de guide devient intéressante et où ça te ramène un petit peu sur... le chemin que tu es censé suivre avec ton enfant. Je vais déjà commencer par expliquer ce que c'est un guide financier pour qu'on ait la même base de compréhension. Quand je parle de guide financier, j'utilise vraiment le mot guide dans le sens Montessori. Et non, je ne suis pas en train d'essayer de te transformer en gourou de la finance familiale. Pour moi, le guide financier, c'est la posture que le parent va progressivement apprendre pour accompagner les apprentissages financiers de son enfant. Et pour comprendre cette posture, il faut faire une petite distinction entre enseigner quelque chose à un enfant et accompagner la construction d'une compétence chez lui. Parce qu'évidemment que tu vas, à un moment donné, enseigner des choses à ton enfant. Mais être un guide, ça ne veut pas dire, ben, je ne lui explique rien, je le laisse découvrir tout seul comment fonctionne l'argent. Tu vois, les deux ne sont pas opposés. La posture d'enseignante et la posture de guide ne sont pas opposés. Parce que forcément, il y a des connaissances, des notions qu'il ne peut pas inventer. Ça veut dire que tu dois lui apporter cette connaissance, tu dois lui apporter cet enseignement. Tu vas lui expliquer, tu vas lui prêter des outils, tu vas lui donner des informations. Et il y aura même des moments où tu vas simplement lui donner la réponse à une question. Donc, je n'oppose pas l'enseignant et le guide en disant, l'un est mauvais et l'autre bon. D'ailleurs, ce serait totalement faux. Moi-même avec mes filles, je passe de l'un à l'autre instinctivement. Quelquefois dans la même conversation, je peux passer d'une posture à une autre et revenir à une autre posture. Comme ça, juste au fil de la conversation et au fil de ce que j'observe chez mon enfant. Mais dans tout ça, il y a une différence que je cherche à faire. Parce que quand je suis principalement dans une posture d'enseignante, je me demande qu'est-ce que je veux apprendre à mon enfant. Qu'est-ce que je veux lui apporter comme notion. Donc je vais expliquer. Je vais vérifier qu'elle a compris l'information que je lui ai apportée et si jamais il y a une erreur, on va la corriger ensemble. Alors que quand je suis dans une posture de guide, je vais ajouter une question à ma réflexion, c'est qu'est-ce que je veux que cet enfant devienne progressivement capable de faire sans moi ? Et cette question, je me la pose parce que mon objectif n'est pas seulement que mon enfant sache me réciter des choses sur l'argent. Je ne veux pas seulement qu'elle sache ce qu'est un budget, je veux qu'elle devienne progressivement capable d'organiser. leur argent, d'arbitrer entre plusieurs possibilités d'achat, de dépense ou d'épargne. En fait, j'aimerais qu'elle soit capable de pouvoir raisonner et d'anticiper certaines conséquences avant de prendre une décision. Donc, la posture de guide que je prends me permet de ne pas me demander seulement qu'est-ce que je dois lui apprendre, mais je dois aussi garder en tête qu'est-ce que je veux qu'un jour qu'elle soit capable de faire seule. Et à partir de là, la manière d'accompagner un enfant... Parce que quand tu rentres dans cette dynamique, tu sais qu'à certains moments, il faut expliquer, il faut montrer. Quelquefois, il faut poser une question ou apporter une information qui est manquante. Il faut créer peut-être une occasion d'expérimenter un concept qui a été vu plus tôt. Et parfois, et ça, c'est vraiment la partie la plus difficile à faire quand tu es dans une posture de guide, c'est que ton intervention consiste justement à ne pas intervenir, soit ne pas intervenir du tout. ou ne pas intervenir immédiatement. Parce que l'objectif n'est pas d'apporter directement l'apprentissage à l'enfant, mais qu'il soit capable de raisonner et de construire son raisonnement pour arriver à participer à cet apprentissage lui-même. Donc quand tu es dans une posture de guide financier pour ton enfant, tu sais vers quoi tu veux l'accompagner, mais tu ne fais pas le chemin à sa place. C'est-à-dire qu'à un moment donné, tu ne vas pas forcément lui donner la solution. Il faudra lui laisser le temps d'évoluer et d'apprendre par lui-même. Et je te dis ça et je réalise que tout ce que je construis dans le programme s'envoie tellement bien. Oui, autosatisfaction, je travaille dur sur ce programme, donc j'ai quand même le droit d'être contente si je trouve qu'il fait particulièrement sens. Je vois vraiment comment toutes les pièces s'emboîtent et comment tout ça répond à l'objectif qui est d'offrir une éducation financière à nos enfants. Il y a une vraie logique. Donc, d'abord, le plan d'apprentissage, parce que si tu veux commencer l'éducation financière de ton enfant, je ne veux pas que tu te retrouves à te demander tous les quatre matins, bon, ok, je lui apprends quoi maintenant ou on fait quoi là aujourd'hui ? Il a huit ans, qu'est-ce qu'il est censé savoir ? Est-ce que je peux commencer par l'épargne, par l'investissement ? Est-ce que je n'ai pas oublié quelque chose ? Non, le plan d'apprentissage est vraiment là pour te donner une direction. Donc, il te permet de savoir ce que tu cherches à construire, pourquoi tu le construis et comment les apprentissages vont progressivement s'articuler les uns avec les autres. Cependant, avoir un plan ne suffit pas. Parce que je peux te donner la plus belle des progressions du monde, si derrière tu dois transformer chaque notion en un courant du samedi matin à 10h, je pense que j'ai raté quelque chose. Et si tu te rappelles bien, c'est pour ça que j'avais intégré les environnements préparés dans ce programme. Ils prennent leur place. Le plan répond en quelque sorte à qu'est-ce que je cherche à construire chez mon enfant. Alors que les environnements préparés répondent à qu'est-ce que je peux mettre en place dans sa vie pour qu'il ait réellement l'occasion de construire tout ça. Et du coup, il y a la troisième place dans tout ça et c'est 3. Parce que c'est 3 qui a le plan et c'est 3 qui prépare l'environnement. La situation d'apprentissage peut arriver exactement comme on l'espérait. Et là, tu peux quand même faire tout le travail à la place de ton enfant. Tu peux lui donner de l'argent à gérer et lui dire exactement comment il doit le gérer. Tu peux lui donner la possibilité de choisir et lui expliquer immédiatement quel est le meilleur choix. Et peut-être que quand je t'évoque ça, et si jamais quand je te l'évoque, tu ne vois pas en quoi c'est un problème de faire ça, c'est que vraiment tu dois travailler sur cette posture de guide. Quand on travaille sur ta posture de guide financier, ça te permet de savoir quelle place 3 tu dois prendre pendant que cet apprentissage se construit chez ton enfant. Et tout ça pour finalement arriver au même objectif, c'est-à-dire que l'accompagnement que tu lui donnes aujourd'hui, qui l'apprend avec toi. lui permet d'être capable de résonner avec son argent sans toi à l'avenir. Mais ça, je veux le traduire dans la méthode. Je veux vraiment que ce soit clair parce que je ne veux pas seulement que tu sors du programme en sachant ce que tu dois faire. Je veux que ce soit concret et pratico-pratique pour que tu puisses réellement le faire. Et progressivement, je voudrais que ce soit suffisamment intégré pour que tu n'aies pas besoin, à chaque fois que ton enfant te pose une question sur l'argent, de te dire, attends, attends, j'ai vu ça dans... tel module, telle leçon, telle vidéo de Clarisse, qu'est-ce que Clarisse avait dit à ce moment-là ? Je veux que tu aies des repères au départ, que tu comprennes la logique derrière et que tu puisses faire tout ça vivre dans votre quotidien. Et qu'avec le temps, cette manière d'accompagner ton enfant devienne beaucoup plus naturelle et instinctive chez toi. Je vais te donner un exemple. Imaginons que ma fille ait 20 euros. Elle garde cet argent pour s'acheter un squishy, parce que là, apparemment, c'est... La squishy area, donc les fans, et tout son argent est censé passer dans ça. Si un jour elle voit autre chose qui coûte 15 euros, et elle me dit, ben maman, je vais acheter ça, moi, intérieurement, je me dis, ah non, c'est une mauvaise idée, elle a tel objectif, elle a telle chose qu'elle veut acheter, elle devrait garder son argent pour ça. Parce que je sais qu'elle économise pour autre chose, je sais que si elle dépense 15 euros maintenant, ça va retarder un achat qui compte réellement pour elle. Et toute cette petite... Cette situation permet justement de voir comment les trois pièces dont je viens de te parler, le plan d'apprentissage, l'environnement et ta posture vont agir. Une fois que tu as ton plan d'apprentissage, tu sais ce que ton enfant est en train de construire à l'instant T. Par exemple, comprendre que lorsqu'on dispose d'une somme limitée, choisir et l'utiliser pour quelque chose a forcément un impact sur ce qu'on pourra faire avec cet argent ailleurs, ou plutôt ce qu'on ne pourra pas faire avec cet argent ailleurs. si tu as Si tu as travaillé sur l'environnement physique, tu as permis à cette situation d'exister pour de vrai, c'est-à-dire que ta fille dispose réellement d'argent, elle sait combien elle a, elle sait où est-ce que cet argent est rangé, elle sait comment est matérialisé son projet et elle se retrouve donc face à un choix à faire avec son argent. Quand tu as préparé son environnement physique, tu ne travailles pas sur quelque chose d'hypothétique. C'est-à-dire que tu n'as pas besoin de lui préparer une fiche pour lui expliquer, bon... Alors, Sarah a 20 euros et elle souhaite acheter, tu vois ce que je veux dire, étant donné que ta fille est Sarah, elle a réellement 20 euros dans les mains. Donc, le plan me permet de savoir ce qui peut être travaillé et l'environnement physique lui a donné cette opportunité de vivre cette expérience. Et maintenant, il y a ta posture. Parce qu'une fois qu'elle t'a posé cette question, maman, je veux acheter ça, c'est pas une question, mais elle te l'a dit. Elle veut acheter ça, tu fais quoi ? Tu peux parfaitement lui donner la bonne réponse. Tu peux lui dire, ben non, garde ton argent, n'oublie pas que tu économises pour autre chose. Si tu dépenses 15 euros maintenant, tu vas devoir attendre encore plus longtemps pour acheter cette collection de squishy dont tu n'arrêtes pas de me parler depuis des semaines. Et financièrement, ce que tu viens de lui dire est parfaitement pertinent. Tu lui as rappelé son objectif, tu lui as montré la conséquence de son achat et tu l'aides potentiellement à éviter une décision qu'elle pourrait regretter. Mais si tu regardes maintenant ce qui vient de se passer d'un point de vue pédagogique, qui a fait le raisonnement ? Ce n'est pas elle, c'est toi. C'est toi qui t'es souvenu de son premier objectif. C'est toi qui as fait le lien entre les deux possibilités. C'est toi qui as anticipé la conséquence et c'est toi qui as comparé les deux situations. Et au final, c'est toi qui as conclu, mais il vaut mieux que tu gardes tes 20 euros. Ton enfant peut parfaitement comprendre ton explication. Il peut même suivre ton conseil. Mais c'est principalement ton raisonnement qu'elle vient de suivre. Maintenant, si on reprend la même situation et que tu lui dis « D'accord, et si tu utilises tes 15 euros pour ça, qu'est-ce que ça change pour la collection de squishy que tu souhaites acheter ? » Là, tu n'es pas en train de la laisser se débrouiller seule. Alors, je réalise qu'instinctivement, pour moi, c'est plus normal de dire là, laisser de parler de l'enfant au féminin parce que j'ai que des filles autour de moi. Mais si jamais tu es un garçon, ne t'offusque pas, je m'adresse aussi aux petits garçons et aux filles. On est inclusif ici. Donc, on continue. Si jamais tu lui poses la question, qu'est-ce que ça change pour la collection de squishy que tu veux acheter ? Là, tu la laisses à débrouiller seule, tu l'accompagnes, tu lui apportes un élément dont elle a besoin pour pouvoir continuer sa réflexion ou même l'entamer. Peut-être qu'elle n'avait pas du tout réfléchi à ça, mais tu ne lui donnes pas la conclusion. C'est elle qui doit se souvenir de son autre objectif. C'est elle qui doit comprendre que même les 15 euros ne peuvent pas servir à deux choses. Donc ça ne peut pas servir à se faire plaisir sur l'instant et ça ne peut pas servir en même temps un objectif à moyen ou long terme. C'est elle qui doit mettre les deux possibilités en balance. Et progressivement, elle apprend à se poser elle-même une question qui sera très utile pour elle dans n'importe quelle situation. Si je choisis de faire ça maintenant avec mon argent, qu'est-ce que ça change pour le reste de mes projets ? Mais maintenant, il y a un problème. C'est-à-dire qu'elle a pris sa décision. Parce que tout ce que je viens de te raconter est génial. Mais si elle te répond, ah oui maman, mais finalement, je vais garder mes 20 euros. Ok, hyper contente. Elle a gardé son argent, ça a fonctionné, elle a raisonné, elle a fait ce qu'elle était censée faire. Mais imaginons qu'elle réfléchisse et qu'elle dise, oui, si je dépense les 15 euros, il ne me restera que 5 euros. Je vais devoir attendre plus longtemps pour acheter cette construction de squishy. Ok, très bien, elle a compris. Ce n'est pas la décision que moi j'aurais prise avec l'argent, mais elle aura le mérite de... pouvoir être justifiée par un raisonnement qu'il y aura eu derrière. Elle a compris ce qu'elle perd et ce qu'elle gagne avec ses deux choix et la conséquence lui convient. Du coup, la conséquence lui convient, mais par contre elle ne me convient pas à moi. C'est là que ma magnifique conviction sur l'autonomie commençait réellement à être testée. Parce que ma fille n'a pas raté son raisonnement. Elle a compris la conséquence, elle a vu tout ce que ça pourrait donner et malgré tout ça, elle n'a simplement pas pris la décision que moi j'aurais prise. Et je trouve qu'il faut vraiment arriver à ce moment-là à dissocier ce que moi j'estime être le plus juste, parce que j'ai cette maturité de me dire, il y a des choses qui sont plus importantes pour moi et que je souhaite économiser pour ça. Et je trouve que cette distinction est extrêmement importante. Parce qu'en fait, quand on est parent, on peut réellement confondre ah, mon enfant n'a pas compris ce que j'ai essayé de lui expliquer, ah, mon enfant a compris, mais Il ne choisit pas ce que moi j'aurais choisi de faire, ce que moi j'estime être le plus juste comme comportement. Alors que si elle a compris que cet achat va retarder son autre projet et qu'elle considère malgré tout que pour elle, aujourd'hui, ça vaut le coup, elle a fait un arbitrage. Pas nécessairement l'arbitrage que moi j'aurais fait, mais elle a pris en compte les informations et elle a décidé toute seule. Du coup, parce que j'ai été confrontée à ça un nombre incalculable de fois, particulièrement quand nous étions en vacances, Est-ce que je veux réellement apprendre à mes filles à prendre leurs propres décisions ou est-ce que je veux leur apprendre à prendre seules les décisions que moi je considère comme bonnes ? La nuance est légère parce qu'on peut très facilement créer une espèce de fausse autonomie. On dit réfléchis par toi-même, mais ce qu'on pense intérieurement c'est réfléchis bien jusqu'à ce que tu comprennes pourquoi maman a raison. Et je ne suis pas en train de dire que pour développer son autonomie financière... Il faut que l'enfant décide de tout, il faut le laisser décider seul. Non, il reste un enfant et il y a des décisions qui ne lui appartiennent pas encore. Il y a des règles familiales, il y a des limites, il y a des comportements sociaux, sociétaux qui sont adaptés et d'autres qui sont inappropriés. Il y a des situations dans lesquelles le parent doit intervenir. Mais si dans une situation donnée, j'ai décidé que ma fille avait réellement la possibilité de choisir, ou plutôt je m'en suis rendu compte. Alors, il faut aussi que j'accepte. qu'à l'intérieur de cette marge de décision, elle puisse choisir différemment de moi ou de ce que j'estime être juste comme décision. Sinon, ça veut dire que je ne lui demande pas réellement de prendre une décision, je lui demande de trouver toute seule la réponse que moi j'attends. Et c'est ce que je dois réussir à rendre concret comme posture pratico-pratique pour toi. Parce que cette manière d'observer l'enfant, de regarder ce qui est en train de se construire, de réfléchir à la place que je dois prendre moi. C'est profondément lié à ma pratique de Montessori. Le problème, c'est que toi, tu n'as pas besoin de devenir éducatrice Montessori pour pouvoir prendre cette posture avec ton enfant. Et tu n'en as pas besoin si toutefois on t'apporte les informations te permettant de piloter ton apprentissage, piloter ton enseignement financier avec ton enfant. Du coup, c'est ce que je fais pour toi dans le programme actuellement. Je dois décomposer, traduire et rendre concret tout ça pour t'aider. Et une fois que c'est fait, je dois réussir à construire des repères qui vont t'aider à savoir quoi regarder et comment te positionner. C'est-à-dire que la méthode doit te donner suffisamment de structure pour qu'un jour, tu n'aies plus besoin de penser à la structure et que ça devienne naturel chez toi de fonctionner comme ça. Mon objectif, c'est que progressivement, tu comprennes tellement la logique. que tu puisses l'adapter à ton enfant ou tes enfants, à son âge, à sa personnalité, à ce qu'il est en train de vivre. Parce que je ne peux pas prévoir dans un programme toutes les situations financières que ton enfant rencontrera jusqu'à ses 18 ans ou 30 ans. Et heureusement, mais je peux essayer de te donner une manière de réfléchir et d'agir qui, elle, pourra t'accompagner dans toutes les situations. Et c'est pour ça que le mot guide prend vraiment tout son sens. Parce que la finalité, ce n'est pas que tu deviennes indispensable. La réussite de tout ce travail qu'on va faire ensemble, ce n'est pas que ton enfant devienne excellent pour venir te demander « Maman, qu'est-ce que tu penses que je devrais faire avec mon argent ? » Je veux que ton enfant puisse se passer de ton avis. Je veux qu'il puisse progressivement construire suffisamment de repères de connaissances, d'expériences et de raisonnements pour pouvoir prendre une décision même quand tu n'es pas là et surtout quand tu n'es pas là. Parce qu'au moment où tu ne seras pas là, Ce qui va prendre le relais, c'est sa capacité à réfléchir quand elle sera seule devant un choix. Et forcément, si tu veux réellement construire ça, tu vas devoir accepter qu'elle s'entraîne à décider et qu'elle s'entraîne à supporter les conséquences de ses décisions. Et qu'en s'entraînant donc à décider, elle décide parfois de prendre une décision que tu n'aurais pas faite, que tu n'approuves pas, une décision qui ne te va pas, mais pour autant qu'il y aura... qui l'aura amené sur son chemin de la réflexion, son chemin du raisonnement. En travaillant sur ta posture de guide financier, je veux t'aider à prendre la juste place pendant cette construction, avec comme objectif de devenir progressivement de moins en moins nécessaire dans le raisonnement financier de ton enfant. Donc voilà, c'est là où j'en suis dans la construction de cette partie du programme, et si tu veux continuer à suivre les coulisses avec moi, et être prévenu lorsque le programme ouvrira ses portes, Tu peux t'inscrire. à ma newsletter privée. Je te mets le lien en description de cet épisode. Et moi, je retourne à essayer de transformer des années de pratique, des réflexes, des formations en un programme qui sera pépite pour toi et ton enfant. C'est déjà fini. Pense à t'abonner et à laisser un avis 5 étoiles. Si tu n'en vois pas d'intérêt, sache qu'en plus d'être informé de chaque nouvel épisode, tu contribues au succès de ce podcast. Plus il y aura de mamans impliquées comme toi dans l'éducation financière de leurs enfants, plus nous aurons des enfants capables de réfléchir, décider et agir avec l'argent de manière stratégique et intentionnelle. Alors je te dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et en attendant, rejoins-moi sur Instagram sur la Montessori financière.