Speaker #0Salut, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, il n'y aura pas d'invité, il n'y aura que moi, mon micro et mes recherches. Ça faisait quelque temps que je ne l'avais pas fait, ça m'a manqué, donc je me suis dit aujourd'hui c'est une bonne occasion pour faire un épisode en solo. Alors, le sujet d'aujourd'hui... Il s'agit de la vie étudiante et particulièrement sur la santé mentale des étudiants. J'espère que tu vas aimer cet épisode, j'ai pris énormément de temps à le faire parce que j'ai fait énormément de recherches. Toutes les sources seront mises dans la description pour que tu puisses par toi-même regarder si t'as envie. Juste avant de commencer l'épisode, je tiens juste à remercier à toutes les personnes qui ont... liker, partager, commenter dans mon premier réel sur Instagram. Vraiment, parce que croyez-moi, ça a été une aventure de faire cet épisode, enfin de faire cette vidéo, de la publier encore plus. Donc croyez-moi, pour moi c'est une énorme étape. Donc voilà, franchement, merci beaucoup de m'avoir soutenue. Et si t'as pas encore eu l'occasion d'aller voir sur le compte Instagram, n'hésite pas à y aller, de liker, de partager. Moi ça m'aide, et voilà. Donc merci beaucoup en tout cas. Franchement ça m'a touchée, ça m'a fait hyper plaisir. Bon, maintenant il est temps, je vais parler de mon sujet. Alors, tout d'abord il faut prendre en compte l'aspect général en France. La santé mentale représente un enjeu majeur de santé publique parce que selon la commission européenne, la France est l'un des pays les plus touchés par le suicide en Europe. Le taux global de suicide est estimé à environ 13%. avec des variations régionales importantes. En 2021, la région Limousin affiche le taux le plus élevé d'Europe, avec 21,85% pour 100 000 habitants, suivi par la Bretagne. Là, quand j'apprends ça, j'ai deux réactions. La première, je suis choquée qu'il s'agit du Limousin. Et de deux, pourquoi le Limousin ? Vraiment, il y a quoi dans le Limousin pour qu'il y ait un taux aussi élevé ? J'ai une réponse. C'est tout simplement parce que le limousin est un lieu géographique très rural, et ensuite de ça, la population est vieillissante. Il y a environ 28% de la population à plus de 60 ans. Donc c'est vraiment énorme, il y a un manque de services et aussi d'animation sociale. Donc ça pousse à l'isolement, et il y a donc un taux vraiment énorme sur le suicide dans le limousin. Je ne vais pas plus m'étaler sur la psychologie du vieillissement, parce que j'ai prévu de faire tout un épisode avec mon amie Lola qui est psychologue. On a fait d'ailleurs un épisode déjà sur les prisons pour mineurs, avec son aide. Je trouve que c'est un sujet très impertinent, on apprend beaucoup plus sur le décor du monde carcéral pour les jeunes, et je pense que ça peut même faire une forme de connexion avec la suite de cet épisode. Donc si t'as l'occasion de l'écouter... je te le conseille, il est hyper intéressant, franchement j'ai adoré l'interviewer. Et donc, pour mieux se recentrer sur le sujet de la vie des étudiants, en fait, tout simplement, la santé mentale des jeunes et des étudiants est extrêmement compliquée actuellement. C'est un enjeu social vraiment très important. Parce que, tout simplement, quand on est étudiant, on entame la vie dite étudiante, et résultat on entre dans l'enseignement supérieur, l'autonomie, les premières expériences professionnelles et aussi personnelles, mais également la pression, la perspective d'avenir, l'isolement, la précarité financière. Il y a énormément de facteurs à prendre en compte quand on entre dans les grandes études. Et je pense que c'est très important d'en parler. Alors, les statistiques que je vais énoncer par la suite, je me suis énormément basée sur le livre La Santé des étudiants, écrit sous la direction de Ferrez Belglite, Aline Boé, Yannick Morvan, Arnaud Régnier-Lollier, Élise Tenrette et Élise Verlet par les études et recherches de 2020 sous la documentation française. Encore une fois, toutes les sources seront dans la description. Et les réponses sont basées sur 1 875 étudiants. C'est aussi important à prendre en compte. Il se trouve que dans les études supérieures, souvent les femmes présentent des taux plus élevés d'épisodes. dépressifs, 17,4%, alors que les hommes, 11,3%. Mais par contre, il y a... plus de tentatives de suicide, de pensées suicidaires, pour les hommes que pour les femmes. En France, il y a trois fois plus de tentatives de suicide chez les hommes que chez les femmes. Et j'ai aussi trouvé que les étudiants issus des disciplines lettres et sciences humaines et sociales présentent des taux plus élevés de dépression et de pensées suicidaires, 21,6% pour les lettres et pour les SCH, 12,3%. Cela s'explique par des perspectives professionnelles plus incertaines, car moins de perspectives d'avenir. C'est un sujet très sensible en ce moment, les métiers littéraires sont beaucoup plus précaires, ou alors surbouchés, tels que le journalisme. Le seul métier avec une sécurité d'emploi, pas possible d'être viré et financièrement, c'est l'État qui paye, c'est l'enseignement. Mais à cause des conditions de travail, désormais c'est de moins en moins pris en compte. des perspectives d'avenir. Alors que c'est un très très beau métier à l'origine d'être enseignant, mais malheureusement, avec les difficultés de métier, de plus en plus quittent l'enseignement. De toute façon, j'ai prévu de faire tout un épisode sur l'enseignement, mais ce sera avec un invité. Alors, ceux qui sont dans les filières scientifiques et techniques, il y a aussi un taux élevé, mais un peu moins, parce que les perspectives d'avenir sont beaucoup plus ouvertes. beaucoup plus disponibles, on va dire, dans quelque sorte. Mais par contre, il y a un stress tellement élevé que le taux reste élevé, tout simplement à cause de leur pression d'études. Car souvent, ils ont une charge de travail juste énorme. Car oui, les étudiants en médecine, en ingé ou en architecture ont une charge d'études juste énorme, avec une pression de malade. Et en médecine... Non seulement ils ont plusieurs concours à faire basés sur les résultats, donc sur la compétition, et en plus de ça, ils n'ont même plus le droit de redoubler, si je ne me trompe pas. Pour les étudiants, les périodes à risque correspondent souvent à l'entrée à l'université, donc Bac plus 1. Il y a un taux de 26%. Pour la quatrième année, donc quand ils entrent pour le master, il y a un taux de 18%. Et pour le M5, un taux de 16%. Ce qui reste énorme, évidemment. des moments clés puisque c'est la sélection des masters, il y a la pression de la dernière année, il faut rendre le mémoire. Il y a énormément d'enjeux quand on entre pour le M1, M2. Donc tout ça, c'est des petits faits que je trouvais hyper intéressants à mieux analyser la situation des étudiants, tout simplement, pour mieux vraiment quantifier la situation. Bien sûr, il y a d'autres facteurs liés à la santé mentale des étudiants. il y a évidemment la pression académique, l'incertitude professionnelle, la précarité financière, l'isolement. Mais il y a aussi trois faits que je n'avais pas tout de suite pris en compte. C'est vraiment en lisant que je m'en suis remarquée. C'est l'alimentation, les premières relations affectives, donc les premières relations amoureuses, et aussi les consommations de substances. Souvent dans la vie des étudiants, dans l'alimentation, il y a très souvent des TCA, des troubles du comportement. alimentaire. Il y en a plus qu'on ne le croit en réalité. Les étudiants sont souvent plus touchés au TCA plus que la population générale avec une proportion plus élevée cumulant plusieurs troubles. Les femmes étudiantes sont à 30% alors que les hommes deux fois moins, ils sont à 15%. Là je pense que s'il y a deux fois plus de femmes qui sont touchées par les TCA c'est en lien. à la pression corporelle de la femme et de l'image de la beauté des femmes. C'est en partie une raison. Il y a des multifacteurs, mais je pense que c'est l'un des raisons aussi qui pousse à qu'il y a plus de femmes que d'hommes. Car souvent, dans les imaginaires collectifs en Occident, il s'agit d'une femme fille, une langeline, etc., ce qui rajoute une pression supplémentaire sur la vie des femmes. Après, il y a un autre fait dans l'alimentation, en général, dans la vie des étudiants, il y a la précarité financière. Donc il faut faire attention à ce qu'on dépense. Donc l'alimentation prend un véritable coût, la vie est chère. Donc résultat, parfois ils ne vont pas manger de bonne qualité avec le bon rythme. Donc ça a forcément des conséquences sur ses efforts intellectuels. Ça pousse à la fatigue et ça peut toucher forcément à la santé mentale, à la dépression, des périodes très anxieuses. Donc aussi, ça prend en compte. Puis, il y a la consommation des substances qui sont légèrement en dessous de la population générale, des 18-25 ans, donc des personnes qui ne sont pas en études supérieures. mais avec quand même des variations selon les âges, sexe et filière. Il y a plus de femmes que d'hommes qui, à vous, consommaient des substances. 57% pour les femmes, 42% pour les hommes. Bien sûr, là, ces pourcentages sont globales avec alcool, cannabis et des dopants cognitifs. C'est assez surprenant, je pensais l'inverse. À un moment donné, dans le livre, il est expliqué qu'il y a eu un très manque de présence pour répondre à ce questionnaire. C'est plus les femmes qui ont répondu que les hommes, et en plus de ça, la plupart des personnes disaient qu'ils ne consommaient pas, donc il y a de très grandes chances que les personnes qui consomment, en fait, n'ont pas pris le temps à répondre. Je vous en explique un petit peu pour mettre bien en évidence les résultats. Il y a beaucoup de consommation de dopants cognitifs dans les études en médecine, mais par contre là où il y a le taux le plus haut, c'est en STAPS, que ce soit en tant que substance, et alcool. Il se trouve que quand tu prends des drogues comme le cannabis, etc., forcément, cela a des impacts sur tes capacités intellectuelles dans les études. Donc au final, il est très difficile après de suivre le bout. Certes, sur le coup, ça détend la pression, mais si tu le prends quotidiennement pendant X temps, à la fin, cela peut toucher sur la mémoire, même sur l'anxiété, sur même des symptômes dépressifs. Donc au final, cela peut devenir contre-productif et dangereux même pour ta santé. Après, là par contre, c'est ce qu'on m'a expliqué dans ma vie en général, que souvent, qu'ils ont commencé à consommer après les études, parce qu'en fait, il y avait une pression si forte et intense que désormais, ils ont besoin de lâcher prise entièrement, et ça peut se comprendre en réalité, vu la pression énorme qu'ils ont dans les études, puisque dans les études supérieures, cela apporte un temps d'investissement juste gigantesque. Parce que oui, c'est vrai dans les études supérieures à l'université. En tout cas, là je parle vraiment des universités, je parle pas des DUT, BTS, etc. Là je parle vraiment des facs. Il y a en général 25 heures de cours par semaine. Après, ça dépend encore une fois par filière. Mais en général, ça en est 20 heures de cours, mais à côté, il faut faire toutes les recherches, toutes les études, donc au final, ça ramène par 40 heures d'études par semaine. Donc ça dépasse les heures de travail attendues en France puisque c'est 35 heures. C'est pour ça que quand il y a des personnes qui disent « Oh ça va, t'en es tout de suite, ça va, t'as 20 heures de cours par semaine. » Non, je ne suis pas d'accord en fait. Là, on en est à 40 heures de révision d'investissement de son temps. C'est juste énorme. Donc je ne suis pas d'accord quand les gens disent « Oh ça va, t'as bu, ça va. » Et encore, ça dépend des matières. Il y a des gens qui vont entrer en médecine, là, ils vont juste doubler ce temps en temps normal. Enfin, c'est juste énorme. Parce que oui, quand c'est les périodes d'examens, de révisions, alors là, on dépasse littéralement les 40 heures. Et franchement, on double les chiffres. Vraiment. Quand j'étais en Espagne, lors de mes périodes d'examens, j'ai compté mes heures. Je devais donc rendre des dossiers de 50 pages dans chaque matière, en plus des révisions, parce que forcément, les dossiers, il fallait tous les rendre au même moment. Et en parallèle, t'as les examens qui tombent. J'ai compté mes heures. Je faisais 102 heures par semaine de révision. Oui, je faisais 102 heures de révision par semaine lors des périodes d'examen. C'était juste énorme. J'avais cours de 8 heures à... Enfin, je révisais de 8 heures à 13 heures. Pause. Je remangeais ensuite à 14 heures. Je prenais les cours jusqu'à 18. et ensuite de 19h à minuit je révisais et après je reprenais un petit peu jusqu'à 2 ou 3 heures du matin. Enfin bref, c'était juste énorme. Après là, il s'agit des périodes de révision, donc c'est vraiment une période exceptionnelle. Et puis en plus de ça, moi j'étais en Espagne, je suis française, donc je devais prendre plus de temps pour enregistrer les choses, etc. Je suis assez lente pour comprendre les choses, etc. avec mon aphasie. Il y a pas mal de facteurs à prendre en compte, bien sûr, mais en général, tu vas... clairement doubler tes heures quand tu fais ta période de révision. Donc ouais, en moyenne, tu tombes de 40 heures par semaine, tu tombes à 80 heures par semaine. Et sachant, souvent, les révisions tombent en même temps que tes heures de cours. Donc vraiment, tu ne sors pas ta tête des bouquins. Par exemple, à l'université d'Espagne où j'étais, la bibliothèque était ouverte 24 heures sur 24. Vraiment. Genre, il y avait des gens à 3 heures, 4 heures du matin, qui étaient toujours là en train de réviser. Vraiment, c'était QUE ça. Mais après, quand tu révises Tellement intensément, quand tu vis vraiment des périodes très intenses, normal que ça ne tient pas en fait. Et ça, ça va durer pendant des années. C'est pas juste une année comme ça. Non, non, non, c'est pendant des années que tu fais ça. C'est juste extrêmement épuisant. Autant que mentalement, que émotionnellement. Après, il y a une autre chose qui est intéressante en France, c'est l'ambiance des universités. Parce que souvent dans les études telles que Histoire, Sciences, Lettres anciennes... Souvent, il y a une forme de snobisme intellectuel, je trouve, et il y a un système un peu hiérarchique. Il y a le professeur, il sait, tu es l'étudiant, tu ne sais pas, tu es ignorant. Pas tous, il y a des profs incroyables, qui sont des bonnes personnes et des bons professeurs, mais pas que. Il y a des professeurs, vraiment, tu y vas avec la boule au ventre. Vraiment, parfois, tu vas dans des cours, tu as la boule au ventre, parce que vraiment, tu n'as pas envie de voir sa tête, parce que tu sais très bien que ce professeur, il va... Clairement atomiser tout le monde. Pour une raison, on ne sait pas, mais il le fait. Et chose qui n'est pas vraiment présente en Espagne, les profs et les étudiants, ils se tutoient déjà, nous en France, on se vouvoie toujours. Même les professeurs, entre eux, en Espagne, avec les étudiants, ils se checkent, voilà. Ils font des blagues, ils rigolent, ils prennent des bières entre eux à la pause-déj. Ils prennent des bières à la pause-déj. Et vraiment, j'ai vu ça, j'ai dit, c'est incroyable, c'est génial. Voilà, j'ai juste... qui fait le système étudiant de l'Espagne parce que c'est beaucoup plus détendu dans l'environnement en général. En plus de ça, quand on est dans les grosses universités, dans les facultés, il y a des effectifs qui sont énormes au début. Parfois, tu es à plus de 300 dans l'amphithéâtre. Tu deviens rapidement invisible dans cette masse. Tu deviens très rapidement juste un numéro étudiant. Et ça, c'est très difficile. Après, bien sûr, avec le temps, tu te fais des amis, tu t'habitues. Comme dans la vie, on s'habitue à tout, mais au tout début, c'est très perturbant. Et quand t'es dans un amphi avec plus de 300 personnes, j'avoue, tu te sens très seule. Ensuite de ça, quand t'as les examens et que t'as les résultats ensuite de ça, bah, y'a une sélection, donc t'as de moins en moins d'étudiants. Certes, à la fin, tu as beaucoup plus le rapport humain à humain, c'est vrai, mais avec les sélections année après année, qu'au final, y'a de moins en moins d'étudiants. Et à la fin, limite, tu penses à... C'est un peu l'ambiance genre « Colin, tu vois, t'es là, t'es dans les études, et à la fin, il n'en restera qu'un, voilà, et c'est toi qui dois réussir » . À un moment donné, parfois, dans certaines études, c'est comme ça. En médecine, c'est trop la compétition. Vraiment, c'est une dinguerie. Donc c'est normal qu'à la fin, on se pose vraiment des questions sur le système, sur comment ça se passe, et est-ce que vraiment c'est à quel prix aussi. Cette question de « à quel prix je dois souffrir pour réussir » . Il y a beaucoup de cette question-ci là qui se pose entre étudiants. Voilà, tu peux très rapidement te sentir seul quand tu entres à la fac, parce qu'au début t'es 400 personnes, tu quittes souvent ta ville, ta famille, tes amis, parfois tu quittes tout un pays, et par la suite tu peux ressentir très rapidement ce sentiment d'isolement social. Or, l'être humain est un être social, il a besoin d'interagir. Et quand il y a eu la période Covid, ça a été extrêmement difficile pour les étudiants, puisqu'ils étaient coincés dans leur chambre étudiante, en général à 9 mètres carrés, éclairés par leur PC en révisant les cours téléchargés par leur prof. Bref, la condition était juste catastrophique. Et c'est là où il y a eu le plus de décrochage dans les études supérieures. Après, il y a aussi le rapport, c'est la précarité étudiante. En France, nous avons des aides financières, la bourse sociaux, les bourses au mérite. Jusqu'à 26 ans, c'est l'État qui paye complètement ou partiellement les études. Il y a énormément d'aides financières aussi pour le logement, il y a les chambres crousses. Après, il y a évidemment des soucis par rapport à tout ça. En ce moment, il parle d'enlever les APL, par exemple. C'est le bazar, mais en temps normal, la France est l'un des pays qui aide le plus. Quand j'ai parlé avec des suédois, allemands ou espagnols, nous les français, on était ceux qui avaient le plus d'aide financière pour faire Erasmus, par exemple. Et le dernier facteur que j'ai trouvé très intéressant, un sujet qu'on ne pense pas forcément, mais la vie affective des étudiants. Car très souvent, ce sont les tout débuts des vies intimes, pour les femmes et aussi pour les hommes, car oui, effectivement, la vie personnelle peut affecter sur sa vie. étudiantes, y compris sur cette santé mentale. Je ne parle pas d'un 100%, mais que ça participe, encore une fois. Vraiment des facteurs transversaux. et qui cumulent l'un après l'autre la situation des vies quotidiennes des étudiants. Parce que la santé mentale des jeunes en France est un enjeu social et de santé publique, la détresse étudiante se manifeste par la dépression, les pensées suicidaires, les troubles alimentaires, la consommation à risque, influencée par le sexe, l'âge, la filière, le niveau d'études, sa perception d'avenir aussi, comprendre ces facteurs est essentiel pour mettre en place des dispositifs de prévention adaptés. D'abord, il faut que les étudiants puissent consulter plus facilement, sans que ce soit un parcours du combattant. Désormais, il y a un dispositif de santé psy étudiant en France. Cela permet à bénéficier à 12 séances gratuites, pas chez un psy, partenaires renouvelables. Ensuite de cela, ce serait intéressant de créer des espaces d'écoute et de parole sur le campus, des mises en place de points d'écoute d'étudiants animés par des psychologues ou des pairs formés, des étudiants référents en santé mentale, il y en a de plus en plus. Ensuite de ça, ce serait bien de créer des ateliers de gestion du stress, des médiations, sophrologie, voire des groupes de parole, peut-être. Tout dépend de l'université qu'ils peuvent proposer. Après, évidemment, il y a déjà des associations qui existent pour ça. Il existe Nightcall. C'est possible de discuter avec des étudiants qui, avec une formation, il me semble, de mémoire. j'avais déjà lu, il parlait qu'il y avait une formation quand même derrière, pour être capable d'accueillir toutes les informations que la personne peut apporter. Et ça parle sur la santé mentale des étudiants, encore une fois. Ce n'est pas des psychologues, mais c'est quand même vraiment un espace d'écoute et qui peut aider grandement pour son bien-être. Après cela, il y a aussi lutter contre la précarité étudiante, c'est très compliqué évidemment, parce que là on parle de... d'une stabilité matérielle. Il y a déjà les crousses à 1€, ensuite de cela il y a aussi des épiceries solidaires étudiantes pour obtenir de la nourriture gratuitement. Donc il y a quand même des aides, après ce n'est toujours pas assez évidemment, mais c'est déjà un début. Ensuite de ça, ce serait bien de favoriser des liens sociaux pour lutter contre l'isolement. Bien sûr des espaces communs, conviviaux, des cafés solidaires, des clubs... des associations étudiantes, évidemment il y en a souvent, il y en a énormément sur les campus je pense que si tu vas dans les BDE tu vas avoir tous les résultats possibles, toutes les informations voilà, il y a forcément quelque part une page Instagram qui doit être en lien à ton université probablement et après je pense le plus simple et ce qui est le moins coûteux ce serait juste simplement d'en parler de normaliser la parole sur la santé mentale que C'est possible de ne pas se sentir bien parce qu'on est juste accablé d'informations, de pression, de moments difficiles dans sa vie, que ce soit personnel ou professionnel. Donc juste en parler, normaliser la parole, ce sera déjà une très très bonne chose. Voilà, c'est la fin de l'épisode. J'espère que ça t'a plu. J'ai parlé de beaucoup de choses, il y a eu beaucoup d'informations. Il est vrai, il s'agit de la vie quotidienne des étudiants pourtant. Donc voilà, j'espère que cela apportera des informations, que ça peut potentiellement t'aider et j'espère réellement que cet épisode t'a plu. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt. Bisous !