Speaker #0Salut, j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, ça va être totalement différent. Parce que tout simplement, je n'ai jamais fait d'épisode sans faire de recherche. J'ai fait toujours avec un interview ou alors avec un sujet basé sur des recherches. Mais aujourd'hui, ça ne va pas du tout être... Sur ça, ça va juste être moi et mon ressenti. Juste ça. Aujourd'hui, je pars en roue libre. Voilà. Aujourd'hui, cela va être un sujet plutôt nébuleux, puisque je vais parler de l'avenir et du changement. Là, il n'y aura pas de bonne raison, il n'y a pas de mauvaise raison, pas de bonne ni de mauvaise réponse. Il y aura juste moi et ce que je pense, en général, dans la vie, par rapport à ce sujet. Donc, n'hésite pas. à t'installer correctement, prends un café, un thé, qu'importe, et on est partis. Je pense que cet épisode va plus s'adresser aux personnes plus jeunes qui ont la vingtaine, ou même un peu en dessous, puisque là, je vais parler plutôt de l'avenir. Et c'est plutôt effrayant, c'est l'une des trucs qui me fait vraiment, mais ça me fait peur, l'avenir. On sait pas ce qui va se passer demain, on sait pas ce qui va se passer encore moins dans deux, dans cinq, dix ans. Donc alors, dans 50 ans, on n'en parle même pas, quoi. Et je pense que c'est pour ça que ça peut être intéressant d'en parler. Enfin, peut-être qu'il n'y a que moi que ça effraie, hein. Mais souvent, on en parle de plus en plus que, bah ouais, c'est effrayant, l'avenir. Certes, j'en ai un peu parlé dans l'épisode « La vie étudiante » , mais là, je vais parler plutôt de mon ressenti et non juste sur des faits. Je ne sais plus pas par où commencer, mais je me suis peut-être dit de commencer quand j'ai eu mon AVC à 13 ans. Oui, oui, carrément. Parce qu'en fait, c'est là où je me suis rendu compte que dans la vie, tout peut changer littéralement du jour au lendemain. Vraiment, du jour au lendemain. Et ça, je m'en suis rendu compte, en fait, j'avais 13 ans, donc c'est quand même assez jeune pour se poser des questions aussi profondes. Mais c'est là où je me suis rendu compte qu'en fait, tout peut changer. Vraiment, du jour au lendemain. Parce que c'est ce qui s'est passé pour moi. La veille, j'organise l'anniversaire d'une pote. Le lendemain, au final, je me retrouve dans un hôpital en train de faire opérer le cerveau. Du coup, c'est là où je me suis vraiment rendu compte que ça peut changer. Tout n'est pas vraiment marqué dans le marbre. Certes, c'est un cas extrêmement précis, qu'en temps normal, ce n'est pas le cas. Je pense que ça peut se rendre compte que tout peut changer dans la vie et c'est une réalité. Et après ça, quand j'ai repris ma vie, etc., donc quand j'ai repris en troisième, on va dire, c'est là où j'ai eu vraiment un problème, vraiment une difficulté à reprendre ma vie normale. Je veux dire dans le sens que j'avais énormément de mal. de préparer des événements, des fêtes, une sortie entre copines, en famille. J'avais extrêmement du mal à me projeter parce que je savais très bien que tout pouvait changer du jour au lendemain. Vraiment, et ça je parlais de ça quand j'avais donc 13 ans, j'avais extrêmement du mal à me dire, ok, dans deux semaines on fait un truc. Dans ma tête j'ai dit, wow, stop, non, en fait, on va déjà projeter pour. demain, ça va déjà être très très bien parce que dans deux semaines, on sait pas ce qui peut se passer parce que en fait, j'ai là je dis ça mais en fait c'est un traumatisme bon maintenant ça va beaucoup mieux maintenant je peux projeter des trucs sur des années mais au tout début, à ce moment là quand j'étais petite, bah j'étais en mode, bah non en fait, je peux pas enfin, je le faisais quand même mais j'étais vraiment pas très bien je me suis dit, ouais mais j'étais en insécurité je me sentais pas très bien, je me disais mais ça se trouve, ça va pas se passer, ça se trouve je vais... Je vais repartir à l'hôpital, tu vois, c'est possible. Ou l'autre personne. C'est pas très joyeux, je l'affirme. Je rigole, parce que si je parle que de façon monotone et triste, à la fin, on va tous pleurer à la fin de l'épisode, et c'est pas ce qu'on veut, tu vois. Et c'est là aussi que je me suis rendue compte que dans la vie, on peut pas considérer quelque chose comme acquis. Parce que ça peut changer, en fait, littéralement. Et vraiment, c'est quelque chose qui a duré pendant pas mal d'années. Pendant des années, je n'arrivais pas à me projeter. C'était genre... le jour même ou le lendemain, mais pas plus. Et vraiment, ça me dérangeait sinon. Et c'est que des années plus tard, c'est que récemment, peut-être, vous savez quoi, 4-5 ans, que je peux de nouveau me projeter et organiser des trucs sur... Ok, on s'organise sur 3 mois. Je ne pouvais pas, mais maintenant, je peux de nouveau me projeter des trucs, j'organise des choses sur des années. Enfin, voilà. Mais au tout début, c'était complexe. Et j'avoue que parfois, il y a de nouveau des petites phases. souvent quand il y a des gros événements que j'ai grave hâte que je suis vraiment en mode oh ça va être trop bien et tout là ça me fait peur parce que j'ai peur qu'il y ait une merde qui se passe entre temps et que je peux pas aller là-bas je travaille aussi avec ma psy je travaille dessus, vous inquiétez pas mais enfin voilà et c'est donc ça fait que quelques années que je peux de nouveau me projeter selon moi dans la vie il est impossible de construire une vie si on ne vit que sur le moment présent Alors oui, il faut vivre le moment présent, mais il faut aussi construire un avenir, il faut faire des projets, des objectifs, bref, il faut trouver un cap dans sa vie. Et quand on vit uniquement Carpe Diem, à la fin, ce n'est pas possible, ce n'est pas faisable sur le long terme, tout simplement. Là où j'ai énormément changé, c'est lors de l'université. Je pense, de toute façon, c'est la plupart des gens où c'est à l'université que ça change, puisque c'est quand on sort... du contexte scolaire, vivre chez les parents, et que là, d'un seul coup, on est totalement autonome, indépendant, etc. Donc c'est là, je pense, c'est pour ça qu'on a le plus de changements dans notre vie, parce que vraiment, c'est le début de notre vie, en tant qu'adulte. De base, j'ai fait des études d'histoire, personnellement, parce que je voulais devenir prof. Mais moi, en gros, au lieu de faire 3 ans, j'ai fait 5 ans pour ma licence. J'ai redoublé 2 fois. Ma L1 puis ma L2. Et... C'est là que je me suis rendue compte, mais en fait, ce n'est pas fait pour moi. Je ne veux plus devenir prof, ça ne me correspond plus. Et c'est avec le temps que je m'en suis rendue compte. Donc, tu entames des études pour un truc, et au final, tu te rends compte, mais en fait, je ne veux même plus faire ça plus tard. Mais tu es quand même en plein milieu dedans, et moi, perso, je n'aime pas arrêter quelque chose que je suis en train de faire. Enfin, je suis dedans, je veux avoir mon diplôme, je veux être fière de moi d'avoir mon diplôme. J'ai réussi, et en plus, j'ai terminé en beauté en Espagne avec mon Erasmus. Au final, c'est très bien ce qui s'est passé. Au fond, je trouve que c'est ce qu'il me fallait. Je devais passer par ça pour en arriver là où j'en suis actuellement. Mais il est vrai que pour penser toutes ces années en université, je les ai très mal vécues. Les partiels, blablabla. C'était n'importe quoi, mais vraiment, c'était très très mal. Après, ma première année où j'ai redoublé, en réalité... C'était une année extrêmement enrichissante, parce qu'à côté, je faisais mes études, mais à côté, je travaillais et je faisais plein de trucs à côté. Donc, au fond, la première fois où j'ai redoublé, je l'ai très bien vécu. La deuxième fois, là, je l'avais très mal vécu, par contre. Mais il y avait d'autres facteurs. Enfin, voilà. Et c'est pour ça que j'ai préparé tout un Erasmus, et au final, bref, c'est génial, j'ai fait un Erasmus, et tant mieux, au final, d'être passé par là, ce qui m'a poussée à vivre autre chose. Et c'est là où je voulais en venir, c'est que quand j'ai... À partir de ma L2, en fait, et quand j'ai redoublé aussi ma L2, c'est là où je me suis vraiment rendue compte que je ne sais pas du tout ce que je voulais faire de ma vie. Et c'est là, surtout en L2, parce que là j'étais vraiment mal, c'était une année très très difficile, et c'est là où je me suis rendue compte, mais je ne sais pas ce que je veux dans ma vie. J'ai l'impression de ne pas avoir d'avenir. Et c'est là où j'ai vraiment cette question que je me posais, très fréquemment, mais... Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? Est-ce que j'ai un avenir même ? Parce que là, actuellement, tout ce que j'ai fait, ça a terminé par un échec. Je ne sais même pas ce que je veux faire. Je redouble à chaque fois mes années en licence. Est-ce que j'irai jusqu'au bout ? D'accord, j'arrête, mais je me suis quand même engagée. Donc, au final, j'ai pleuré, j'ai transpiré, j'ai donné des heures là-dedans. Donc, je ne peux pas non plus abandonner comme ça juste parce que c'est trop difficile. bah non en fait c'est pas ça que ça fonctionne je suis dans je vais aller jusqu'au bout je veux être fier de moi je veux prouver à moi même que je peut réussir ? Et c'est là où je me suis vraiment posé ces questions-là pendant bien une année. Et c'est pour ça qu'en parallèle, je préparais mon Erasmus parce qu'en fait, je devais penser à autre chose. Je devais préparer quelque chose de nouveau, de différent, quelque chose qui sortirait de ma zone et de penser à autre chose, tout simplement, à voir qu'il y a potentiellement un avenir à côté. Et vraiment, quand... tu es persuadé de ne pas avoir d'avenir, ben, c'est pas ouf. C'est pas ouf parce que vraiment, tu te sens vraiment mal. T'as vraiment l'impression de ne pas avoir de raison même d'être là. Tu vois, t'es là, t'es en mode, mais putain, en fait, je vois tout le monde. Le pire, c'est ça, c'est quand tu vois que tous tes proches avancent, ont des projets, fait ci, fait ça, et que toi, t'es là. Tu te dis, bon bah, je suis là. C'est déjà ça. C'est compliqué, c'est compliqué. Donc ouais, c'est pour ça qu'à ce moment-là, c'était méga important que je... que j'imagine quelque chose d'autre, que je pense à autre chose, et c'est pour ça que j'ai commencé à préparer mon Erasmus. Bon, je suis partie en Espagne, et ça c'est génial, j'ai kiffé mon année. C'était pas simple, hein, c'était pas simple. Mais franchement, j'ai vraiment pris du plaisir à vivre autre part, de faire autre chose. En fait, sortir de mon habitude, sortir de ma zone de confort, parce que ma vie ne correspondait pas à ce que j'attendais, ça ne se passait pas bien, bah vas-y, on part. Et ça s'est passé clairement mieux, je le sentais. Je revivais. Ce n'était pas simple parce que j'avais énormément de cours et tous les cours étaient en espagnol et je me prenais des grosses claques. Ah oui, bon d'accord, je ne parle pas du tout espagnol quand je suis arrivée. Mais au final, j'ai eu la meilleure raison de ma vie. J'ai pris la meilleure décision de ma vie de partir à 2000 kilomètres pour une année. Vraiment. Et en plus, en Espagne, les mentalités sont très différentes et sont beaucoup plus cool, beaucoup plus relax sur plein de points. Mais il y a aussi... Un truc hyper intéressant, c'est qu'en Espagne, les personnes âgées de 70-80 ans vont à l'université. Ils font des cours. Au début, je croyais que c'était les profs. Non, non, non, c'est des élèves. Ils font les TD, ils rendent leur dossier. Tu vois, tout pareil. Sauf qu'ils sont vraiment des personnes âgées. Et donc, j'ai déjà parlé, mais pourquoi, comment ? En France, ça ne se voit pas. Ça n'existe quasiment pas, en fait, en France. Ils ont le droit. On a le droit en France de reprendre ses études à 80 ans. Mais c'est juste que ça ne se connaît pas, ça ne se fait pas. Alors qu'en Espagne, si. Énormément de personnes âgées reprennent leurs études. Alors oui, certes, en général, c'est que quand ils étaient jeunes, ils ne pouvaient pas avoir en cours parce qu'ils n'avaient juste pas les moyens. Et que maintenant, ils peuvent. Enfin, en Espagne, c'est quand même payant. Même les universités publiques, c'est quand même 2000 euros à l'année. Et eux, leur licence, c'est 4 ans. Donc, il y a quand même un gros budget à sortir. Mais quand même, les personnes âgées peuvent de nouveau reprendre les cours. Et pour eux, c'est normal de le faire. J'ai fait un exposé avec une femme de 60 ans à peu près. J'ai fait un exposé avec elle. Et c'est devenu ma copine, vraiment. Et elle a 60 ans. Mais franchement, j'ai adoré. Et ça montre que vraiment, en fait, dans la vie, tu peux réellement te permettre de faire ce que tu désires de faire. Que dans la vie... C'est ok si tu veux reprendre des études à 60 ans, tu peux. Si de tes 18 à tes 30 ans, tu veux faire autre chose, vas-y, fais autre chose. Et t'as le droit, t'as le droit en fait. Et c'est ça qui m'a vraiment rassurée. Je me suis dit, ah ouais, la différence, vraiment, tu peux le faire. Tu peux faire des choses différentes que la plupart des gens. Moi un jour le plus beau conseil qu'on m'a donné Quand j'étais en Espagne C'est un couple belge S'il passe par là je vous fais des bisous Et Vraiment, on m'a dit et ça m'a rassurée, mais en fait, Mélissa, j'ai connu des personnes qui sont maintenant 70-80 ans, mais en fait, ils n'ont jamais vécu. Ils ont vécu, mais ils n'ont jamais réellement vécu. Alors, Mélissa, ne te prends pas la tête et juste vis tes jeunes, profite, fais des choses, tente, juste aie le maximum d'expérience dans ta vie. Et on m'a dit, Mélissa, tu as 23 ans et actuellement, tu as beaucoup d'expérience déjà. Et quand on m'a dit ça, ça m'a rassurée. Vraiment, ça m'a rassurée. je me suis dit pas en retard. Je suis pas en retard sur la vie. Et j'avais vraiment l'impression à un moment donné de l'être. Et vraiment, ça m'a rassurée parce qu'à un moment donné, je commençais vraiment à m'inquiéter. Vraiment, j'étais vraiment, merde, je suis en retard en fait. J'ai pas d'avenir. Je suis en retard sur Actuellement. Alors comment ça va être pour le futur, tu vois ? Vraiment, j'avais tout mélangé. C'était la panique. Sachant que je voyais mes amis, ils étaient en M2 pendant que moi, j'étais en L3. Je me suis dit, merde ! Ça, c'était pas le plan initial. Et c'est pour ça que ça m'a vraiment rassurée d'être en Espagne, parce que j'ai rencontré plein de gens qui ont des vies différentes, et ça, de nationalités différentes, de pays différents, et ça, ça m'a rassurée vraiment beaucoup, ça m'a vraiment rassurée. Je pense que je stressais énormément par rapport à ça, parce que depuis qu'on est gosses, c'est vraiment, t'as des études, t'as un job, t'as une maison, tu te maries, t'as l'air de gay gosse, t'achètes le Labrador. Tu vieillis ensuite dans une petite banlieue française. Tu vois, c'est vraiment ça qu'on présente depuis qu'on est gosses. Et quand t'es pas trop dans les rails, ils sont attendus, là c'est un peu la panique, je trouve. Enfin, en général, c'est ce qu'on présente, en tout cas, je trouve. Et il y a un autre truc aussi qu'une amie espagnole m'a dit. Et ça, je trouve que c'était hyper intéressant. En fait, déjà, ils sont beaucoup plus détachés aussi parce que même la façon de parler se détache par rapport à la langue française. C'est-à-dire, je m'explique un peu mieux. En France, on va dire je suis et point. Alors qu'en Espagne, ils ont ser et estar. Dans les deux cas, ça veut dire je suis, c'est être. Mais dans la situation, ça va changer. Par exemple, estoy. c'est temporaire. C'est quelque chose, je suis, temporairement. Alors que le soy, c'est vraiment je suis et c'est ce qui m'incarne. Par exemple, je suis malade. En France, on ne pourra dire que ça, je suis malade. Et directement, on va penser en mode, ça peut passer de tout, ça peut vraiment être une maladie qui va être grave pour toi ou alors, en fait, t'as juste un rhume. Tout dépend. Alors que en Espagne, tu veux dire estoy encansado ou alors soy encansado. Et là, tout change. En mode, soit estoy, je suis malade, j'ai un rhume, ça va être temporaire, t'inquiète pas. Ou alors soy, ah oui, vraiment, tu es, tu l'incarnes, c'est vraiment compliqué. Et je trouve que c'est intéressant parce que ça montre que tu prends un détachement réel avec les problèmes. En fait, tu prends un détachement et tu sais que c'est temporaire, donc ce n'est pas grave, ça va pas durer toute ta vie. Alors que que dans la langue française, c'est que tu es. Tu vois, je suis. Et c'est ça qu'il y a beaucoup de changements et je trouve que c'est hyper intéressant. Et comment en France, on est vraiment... On va tout de suite s'inquiéter parce que, bah, c'est je suis. On est, ok, d'accord, c'est comme ça. Actuellement, c'est comme ça. Et pour l'instant, je vois pas ce qu'il y a plus tard puisque c'est maintenant qui compte. Alors que en Espagne, eux, il y a plus de détachement. Ils disent, ok, bah, je suis. Ok, mais estoy. Donc, C'est pas grave ! Si c'était soy, là, c'est que vraiment, c'est dedans. Tu vois ce que je veux dire ? Et ça, je trouve ça hyper intéressant comment les mentalités changent par rapport à ça. Et voir ça, ça m'a vraiment permis de me rendre compte que dans la vie, tu peux prendre d'autres décisions. La vie, ce n'est pas juste une seule façon de voir. Tu peux voir plein de choses différentes. Et ça, ça m'a vraiment rassurée. Ce n'est pas que ça et rien d'autre. Non, en fait. Si tu veux entamer une nouvelle vie plus tard, tu peux. Ce qui se passe dans ta vie, c'est pas forcément grave toute ta vie. C'est grave peut-être actuellement parce que t'es dedans. Mais ça se trouve que dans X années, bah c'est fini. Et ça, ça m'a vraiment rassurée. Et vraiment, je vois des gens, ils vivaient à l'autre bout du monde, ensuite ils sont partis, ils sont repartis autre part. Vraiment, il y en a qui ont vraiment vécu sur plein de pays différents. Et ça, ça m'a vraiment rassurée. Et je me suis rendue compte que dans la vie, tu peux avoir plusieurs vies. Et ça m'a rassurée vraiment énormément. Dans le sens que tu peux partir vivre 10 ans au Japon, et hop, ta vie elle est terminée, et dans tous les 10 prochaines années, tu peux partir vivre en France, en train d'élever des chèvres, tu vois. Tu peux, tu peux faire ça aussi. T'as plusieurs vies dans ta vie. Tu peux te marier à 35 ans, reprendre tes études, divorcer à 40, rencontrer quelqu'un à nouveau. Enfin, il y a plein de trucs que tu peux faire dans ta vie. Et dans tous les cas... C'est ta vie, donc tu peux avoir plusieurs vies dans ta vie. Et ça m'a vraiment rassurée. Mais pour connaître tout ça, il a fallu que je change quelque chose. Et à ce moment-là, c'était de vivre en France. Il a fallu que je change où je vis. Et je suis partie à 2000 kilomètres pour l'apprendre, tout simplement. Et je sais que ça m'a fait vraiment du bien, ce changement dans ma vie. Parce qu'actuellement, j'ai eu mon diplôme. Ça fait genre deux mois que je suis rentrée. Je ne sais pas ce que je vais faire dans ma vie. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire. Mais là, par contre, je suis OK avec ça. Je suis ok, je me dis ok, c'est juste maintenant, mais plus tard je ferai des choses. Actuellement, je fais des choses, j'ai des projets. Tu vois, maintenant j'ai des projets, je vois l'avenir et en plus de ça, je suis d'accord que les choses vont changer. Et c'est pour ça que je me dis que dans la vie, on est vraiment à une décision. Parce que si je n'avais pas parlé avec la dame d'Erasmus dans le hall de l'université, en fait, je n'aurais pas pris cette décision-là, je ne serais pas partie. Après, il y a plein de petites décisions qui te prennent en compte chaque jour et qui te mènent à faire quelque chose, à créer quelque chose. Ça, c'est ce que je pense. Tu prends une décision là, ça va te pousser à faire d'autres décisions, d'autres choix, etc. Tu vois, tu as une porte et après ça se trouve sur deux portes. Tu ouvres l'une de ces deux portes, ça va tomber sur trois portes, etc. Et je pense que c'est un peu comme ça que ça fonctionne. Et ce n'est pas forcément simple de prendre la bonne décision. Mais je pense qu'il n'y a pas de bonne décision. Tu prends juste une décision à ce moment-là parce que tu considères que c'est ce qu'il me faut. Donc... En fait, ce que je veux dire, c J'ai pris la décision de partir en Espagne, puis après j'ai pris la décision de créer mon podcast, puis après j'ai pris la décision de commencer à faire des réels sur Instagram. Après de base, c'était clairement pas prévu dans ma vie, clairement pas, clairement pas, j'ai jamais pensé que j'allais faire ça. Mais je me suis dit, bah en fait, je pense que ça pourrait être sympa de faire ça, donc vas-y je le fais. Est-ce que ça va m'apporter quelque chose ? Je n'en sais rien. Actuellement ça m'apporte déjà des choses, c'est un point de vue personnel, parce que je grandis tout simplement, là actuellement je grandis de ouf. Et je trouve que c'est hyper intéressant. Je trouve que c'est méga intéressant, je trouve, personnellement, parce que c'est des trucs qui me parlent. En plus de ça, il faut prendre en compte que, en prenant des décisions, ça va t'amener à d'autres décisions. Ok ? Imagine, tu as peur d'un truc. Ok ? Tu prends la décision d'affronter cette peur. Tu vas dire, ok, c'est fait, c'est validé. Maintenant, tu vas arriver à un niveau supérieur. Bah, à la fin, tu vas dire, ok, je peux aller à ce niveau supérieur. Et c'est un peu ce que je me suis rendu compte, par exemple, un truc tout con, je sais pas, au début j'avais peur de faire des podcasts, ok, maintenant j'avais peur ensuite de faire des réels, maintenant j'en ai fait, je suis pas encore ok, tu vois, avec ça, tu vois, tout le monde me voit dans ma tête, ça me fait un peu peur, mais maintenant ça va déjà mieux, parce que j'ai tenté, j'ai changé quelque chose dans ma vie, et ça je trouve ça juste fascinant quand tu prends une décision, après ça te rassure sur les prochaines étapes dans ta vie je trouve, parce que tout simplement tu... prends une assurance de ouf. Souvent, je me dis, si j'aurais pas eu mon AVC, j'aurais pas eu de gros problèmes de santé par la suite. J'aurais pas eu de difficultés à l'école, donc j'aurais pas redoublé à l'université, donc j'aurais fait ma licence en 3 ans, que j'aurais pas fait d'Erasmus, j'aurais pas rencontré toutes les personnes que j'ai rencontrées, et j'aurais encore moins lancé ma chaîne de podcast, en fait. Donc, au fond... Peut-être que dans ma situation, en tout cas, et là je parle bien de ma situation, c'est peut-être un mal pour un bien au fond. On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve, on ne sait pas ce que les choses peuvent se passer. On ne peut pas savoir que parfois une mauvaise chose peut apporter une bonne chose. Et inversement, on ne peut pas savoir. Penser ainsi, ça m'aide énormément à donner un sens, une logique. Et ensuite, ça me permet de positiver ce qui m'est arrivé. Et je trouve que c'est mieux de penser comme ça, mais après ça c'est mon avis personnel. Et c'est pour ça que je pense vraiment que nos changements, et souvent les changements qu'on ne prévoit pas, nous amènent vraiment à changer des plans beaucoup plus lointains, des avenirs beaucoup plus incertains, ceux qu'on imagine le moins. Donc moi qui a... toujours eu peur de l'avenir, de ne pas voir ce qui va se passer plus tard, ça m'aide énormément à me dire, au fond, ça va. Au fond, ça va le faire, je ne vais jamais m'abandonner à moi-même. Donc, en fait, tout va bien se passer. Il y a un plan. Après, encore une fois, appelez ça comme vous voulez. Avenir, religion, destin, univers, appelez ça comme vous voulez. D'accord ? Mais je pense réellement que ça, c'est des choses qui nous dépassent et ça peut vraiment t'aider à voir la vie différemment de base. Et ça, ça m'aide énormément par rapport à ça. Après, je me permets de dire ça parce que ça fait 10 ans que je réfléchis là-dessus. Littéralement, j'ai eu mon problème à 13 ans, maintenant j'en ai 23. Donc vraiment, je me permets de penser comme ça parce que ça fait 10 ans que je fais cette réflexion. Et quand j'en aurai 33, je penserai encore différemment, ça c'est sûr et certain. Mais actuellement, je peux me permettre de le dire. Et avant de terminer l'épisode, il se trouve que quand nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. Et ça, c'est un truc que je crois réellement. C'est une citation de Marianne Williamson. Et ça, j'y crois vraiment. Parce que c'est quand quelqu'un que je voyais que, en fait, eux, ils n'ont pas peur de tenter ça, alors moi aussi, je peux le faire. Et après j'ai des amis qui m'ont dit mais Mel t'as tenté de faire ça, moi ça m'a donné envie de faire ça. Et inconsciemment ça fait une sorte de cercle vertueux où tout le monde s'entraide sans même qu'on s'en rende compte. Et tout ça juste parce que t'as eu peur d'un truc, t'as décidé de passer autre. Et ça a grave inspiré d'autres personnes et ça je trouve ça juste fascinant. Bon en tout cas à la fin je me suis un peu évadée. Un peu trop loin peut-être, que je vous ai peut-être perdu entre temps, et ça j'en suis désolée. Mais ça m'a fait plaisir de parler... calmement en parlant juste de mon expérience et de ma perception de la vie. Je pense que c'est intéressant, je l'ai bien aimé. Après, je ne vais pas faire que ça non plus, là je le fais une fois parce que littéralement j'étais bloquée entre j'ai pas d'invité et mes sujets actuellement, ils ne sont pas des solos mais avec des gens, donc bref. En tout cas, j'espère que tu as aimé cet épisode, que tu as passé un bon moment. N'hésite pas à t'abonner, à liker. et surtout n'hésite pas aussi à t'abonner sur mon compte Instagram, ce sera aussi avec plaisir. Et je te souhaite une très bonne journée et à la prochaine !