- Générique
La Sainte Famille, le podcast pour grandir ensemble. La Sainte Famille, c'est des conversations enregistrées en une prise, sans montage ni retouches, des partages inspirés et inspirants pour grandir ensemble.
- Estelle
Bonjour la Sainte-Famille,
- Claire
bonjour la Sainte-Famille, bonjour Estelle,
- Estelle
bonjour Claire.
- Claire
Alors la température familiale, comment c'est chez vous là ?
- Estelle
Voilà. Et toi Claire, c'est comment ?
- Claire
Écoute, alors moi je regarde toujours le matin. Ce matin, écoute, il y avait un regain d'énergie chez nous, c'était dynamique, il y avait de l'élan et c'était pas le cas les derniers jours. Donc un peu des flèches, tu vois, qui partaient, mais bien quoi, des flèches.
- Estelle
Ouais, dans les bonnes directions. Exactement.
- Claire
Ok, très bien. Et toi ? Eh bien, écoute, c'était... très, je dirais, silencieux. Un peu, chacun avait envie d'être seul. J'ai eu cette sensation. Je crois qu'on l'a tous remarqué. Et c'est vrai que ces derniers temps, il s'est passé une chose assez intéressante par rapport à ça. Parce que ce n'est pas la première fois que ça se passe. Je pense que c'est aussi avec l'hiver. Ah oui, oui. Tu vois. Et que, par exemple, c'est ce qui m'a fait amener ce sujet d'aujourd'hui. C'est que Marlon me demande un petit déjeuner au lit. une semaine avant d'aller au collège et tout ça. Ça arrive. Et c'est vrai que j'aime... Moi, je trouve que c'est tout à fait... Ça fait du bien parfois, oui. De prendre son petit-déjeuner au lit ?
- Estelle
Ben oui. Ah ouais, son petit-déjeuner au lit. Ben oui, on est tous d'accord.
- Claire
Je ne sais pas. Il y a des gens qui détestent ça. Il y a des gens qui détestent manger dans leur lit.
- Estelle
C'est vrai, c'est vrai. Bon, ce n'est pas le cas de mon fils. Et c'est vrai que parfois, il nous demande de lui apporter son petit-déjeuner au lit. et aussi parce que c'est vrai que les semaines pour nos enfants sont parfois assez éprouvantes. Et c'est vrai que je ne me suis jamais posée la question, une autre question que de dire oui. Je n'ai jamais eu une autre réponse que de dire oui, parce que j'aime lui faire plaisir et j'aime sentir que c'est des choses qu'on peut se demander en famille, qu'on peut vraiment, c'est appréciable de pouvoir se donner ça. Et j'ai laissé cheminer ma pensée. Et puis, c'est vrai que je me suis dit, si je parlais de ça, par exemple, à mes parents, pas forcément qu'à mes parents, mais à d'autres parents, comme je l'ai déjà fait. On peut me dire, ah bon, mais attends, tu lui fais son petit déjeuner au lit ?
- Claire
Ah oui, t'es à son service.
- Estelle
Voilà, t'es à son service. Et c'est vrai que là, je me suis dit, j'avais envie qu'on parle de ça.
- Claire
Ah oui.
- Estelle
Parce que souvent, en fait, on est très souvent tenté de dire non à nos enfants. Moi, je trouve, vous allez me dire ce que vous en pensez là, dans la sainte famille. Je pense qu'on n'a pas le temps, on est fatigué, on est stressé. on a ça à faire.
- Claire
On a le sentiment de donner beaucoup aussi des fois, en tant que parent. Déjà, dans la base. Pour les enfants, on demande plus.
- Estelle
Exactement. C'est bon, quoi.
- Claire
Voilà. C'est bon, hein ? Bien sûr.
- Estelle
Je suis tellement d'accord avec ce que tu dis, Claire. Et c'est ça, c'est le truc, c'est que de dire tout d'un coup, on dit non. Je peux avoir un petit déjeuner au lit ? Non. Et c'est vrai que franchement, parfois, il me l'a demandé. J'étais fatiguée. J'étais pas forcément à cet endroit-là. Voilà, dans mon propre moment. Mais malgré tout, j'ai quand même dit oui. Et je ne me sens pas du tout subir, attention, je n'ai pas dit oui en me disant non. Je le fais parce que ça me fait vraiment plaisir au fond. Et ça me réconcilie au contraire avec une... Un vrai oui. Un vrai oui, voilà. J'aime me réconcilier avec les vrais oui.
- Claire
Oui, oui.
- Estelle
Et du coup, je me suis dit, bon nombre de parents en fait... Est-ce que j'en suis arrivée à cette conclusion ? Tu vas me dire ce que tu en penses, et vous allez me dire ce que vous en pensez dans la sainte famille. On a peur de l'enfant roi dans notre société.
- Claire
Ah oui, à fond. C'est sûr que là, oui, en fait, c'est vrai que pour moi, ce n'était pas un exemple non plus alarmant, de demander un petit déjeuner au lit, mais c'est vrai que ça peut amener à ça, dans un extrême. En fait, en gros, oui, c'est vrai qu'il y a une façon de penser aussi qui pourrait dire que, si je dis oui à ça, après, ça va aller jusqu'où ? Et je ne pourrai plus dire non. Et c'est vrai que moi,
- Estelle
Merci.
- Claire
Ce qui me vient en tout cas, c'est qu'en fait, justement, si tu es un vrai oui pour ça, ça ne veut pas dire que c'est open bar, c'est oui pour... Ce n'est pas le Yes Day.
- Estelle
Ce n'est pas le Yes Day.
- Claire
Ce n'est pas le Yes Day, mais on peut aussi dire non dix minutes après pour autre chose.
- Estelle
Bien sûr.
- Claire
Et c'est... Bon, après, ça demande aussi de la souplesse et de la maîtrise peut-être quelque part. Mais en tout cas, il faut s'y autoriser.
- Estelle
Bien sûr. Et puis peut-être qu'on doit s'interroger quand on a des enfants. sur finalement c'est quoi un enfant roi. Parce que je pense que quand on regarde l'état de notre société actuelle, ceux qu'on dit être des enfants rois, je trouve que ce sont des enfants qui ont en réalité, qui sont extrêmement pauvres, je dirais, gueux en amour. C'est-à-dire que, tu comprends ?
- Claire
Oui absolument.
- Estelle
Ceux dont on dit ils ont tout, ils ont tout, et en fait ils se comportent, ce qu'on appelle l'enfant roi c'est finalement, je crois, si je ne me trompe pas, c'est l'enfant qui ne respecte plus en fait rien, qui ne respecte plus les valeurs d'amour, les valeurs de respect.
- Claire
Je crois que quand on parle d'enfant roi aussi, dans la société, on parle du caprice et on parle aussi des rapports de pouvoir qui sont inversés. On parle d'enfants et de familles dans lesquelles c'est l'enfant qui commande et c'est à l'enfant qu'on obéit alors qu'on voudrait l'inverse. J'ai l'impression que c'est ça dans l'imaginaire collectif. La peur, elle est là. C'est la perte du pouvoir et que les manettes soient confiées à l'enfant. C'est ça, c'est hyper intéressant parce que déjà, de quel pouvoir on croit qu'on dispose en tant que parent ?
- Estelle
Et c'est exactement là où je voulais en venir. Mais elle est… Non, mais non, mais j'adore, c'est pour ça que j'adore quand on se retrouve, parce que c'est tellement plaisant d'être ensemble, tous ensemble. Et voilà, c'est ça, c'est-à-dire que c'est quoi notre pouvoir en fait de parent ? Déjà, avant d'avoir peur que notre enfant devienne un enfant roi, On doit peut-être se demander si nous, est-ce qu'on se comporte en roi et reine en tant que parents ? Est-ce qu'on se comporte avec...
- Claire
Avec élégance.
- Estelle
Avec élégance.
- Claire
Avec noblesse.
- Estelle
Exactement. Quelle est notre autorité réelle ? Comment elle se manifeste ? Est-ce que c'est une autorité forcée ? Est-ce que c'est une autorité...
- Claire
D'amour.
- Estelle
D'amour.
- Claire
Ou de pouvoir.
- Estelle
Exactement. Oui, oui. Comment ? Une forme de... Est-ce qu'on est un capitaine à la maison ? Est-ce qu'on est un... Un guide ? Un facilitateur ? Est-ce qu'on est un confident ? Est-ce qu'on est un ami, parfois ? Je veux dire, les parents, on a quand même beaucoup de... Ce qui est merveilleux, je trouve, c'est quand on peut utiliser plein de casquettes. On a plein de casquettes, en fait. Et il faut savoir...
- Claire
Oui, non, mais on a plein de casquettes et qui ne... En fait, la question n'est pas de savoir qui domine.
- Estelle
Non.
- Claire
Parce que quand tu évoques ces... Plein de casquettes. Je nous voyais parfois très haut, parfois très bas. Mais pas dans la domination.
- Estelle
Oui, c'est ça.
- Claire
On peut se mettre à genoux, à côté, par terre et parfois debout. Et parfois, c'est nous qui portons. Voilà, il y a une souplesse dans les postures.
- Estelle
Oui, tout à fait. Et c'est ça. Et c'est pour ça que j'ai l'impression aujourd'hui que quand même, selon comment nos enfants se comportent, on doit vraiment s'interroger en tant que parents. Moi, je sais que souvent... Les parents qui viennent me voir en me disant « oui, on aimerait que vous rencontriez notre enfant » , je leur dis « on va d'abord se rencontrer ensemble, là, sans lui, si vous voulez bien, parce que souvent l'enfant, il n'est qu'une conséquence, je dirais, un peu malheureuse de beaucoup d'écueils parentaux. » Oui, et ça, c'est très embêtant parce qu'on pense que c'est l'enfant qui a un problème. Parce qu'en fait, c'est notre miroir.
- Claire
Exactement.Il reflète et il porte le symptôme d'un dysfonctionnement ailleurs.
- Estelle
Et je vais vous dire quelque chose. Moi, je veux que mon fils soit un roi.
- Claire
Mais bien sûr.
- Estelle
Quand je dis un roi, ce n'est pas le roi tel que justement on les appelle.
- Claire
Ce n'est pas le roi tyran.
- Estelle
Non, c'est ça. C'est le roi pour lui-même. C'est le roi qui va assumer sa force, sa puissance, sa faiblesse. Le souverain. Et comme celui qu'on a très peu connu finalement, même dans l'histoire du monde.
- Claire
Bien sûr, bien sûr.
- Estelle
Mais c'est ça en fait. Et on doit faire de nos enfants des reines et des rois de leur destin, de leur... Oui,
- Claire
de leur propre royaume.
- Estelle
Exact.
- Claire
Oui, oui, bien sûr. C'est fort cette notion de souveraineté. C'est vrai qu'elle est rarement reliée à l'enfance. Enfin, c'est quelque chose qu'on peut... En tout cas, la souveraineté, c'est un thème assez présent dans le développement personnel ou la spiritualité, etc. Mais c'est quelque chose qu'on essaye de contacter adulte, de maîtriser son royaume, son territoire. Mais qu'est-ce qu'on pourrait aussi évoquer ou partager pour bien dissocier cet enfant aimé qui va grandir dans sa souveraineté de l'enfant roi qui devient un tyran. Et là où il y a beaucoup de souffrance et pour l'enfant et pour les parents et pour tout le système familial. tu vois pour prendre la bonne pente et pas se tromper dans l'endroit?
- Estelle
Encore une fois, c'est l'amour, enfin je dis c'est l'amour, mais c'est-à-dire que c'est l'amour qui est juste. C'est pas trop plein, enfin on peut jamais donner trop d'amour, je pense pas. Mais par contre, on peut donner un amour qui n'est pas à sa place. C'est-à-dire un amour qui en fait a peur.
- Claire
Exactement, qui est biaisé, j'allais dire.
- Estelle
Un amour qui a peur de ne pas être à la hauteur, c'est fini, on est déjà en dehors de l'amour. Un amour qui se culpabilise, on est à côté. Je veux dire, acheter un petit... notre enfant voulait quelque chose, il pleure et finalement on veut le consoler, on se dit j'ai mal agi, puis une heure plus tard on lui achète un petit cadeau pour se faire... Voilà, ou suite à une dispute familiale, voilà. On offre un quelque chose, mais tout ça, il faut regarder ce qu'il y a derrière nos comportements.
- Claire
Absolument.
- Estelle
Est-ce qu'on est juste ? Est-ce que c'est vraiment de l'amour ? Ou est-ce que c'est, comme tu dis, un amour cachette ?
- Claire
Et puis, est-ce qu'on s'aime aussi ? C'est-à-dire quand tu dis oui à ton fils pour le petit déjeuner... tu le fais aussi par amour pour toi. Tu aimes faire ça. Mais bien sûr. Et tu aimes t'exprimer en tant que mère à travers ce geste.
- Estelle
Bien sûr.
- Claire
Et ce n'est pas que lui faire plaisir, c'est un oui que tu t'offres aussi.
- Estelle
Absolument.
- Claire
Je pense que ça, c'est une vraie clé, parce que est-ce que je dis oui à la demande de l'autre ou est-ce que je réponds aussi à quelque chose que j'aime ?
- Estelle
Oui, c'est ça.
- Claire
C'est un vrai oui.
- Estelle
Et c'est ça, un vrai oui. C'est ça, peut-être aussi le fait de... Alors là, on parle de cet exemple que j'aime faire. il y a d'autres choses que je m'interroge énormément sur beaucoup d'autres... Oui, moi ça me parle aussi énormément.
- Claire
Nos deux enfants ont le même âge, je vois très bien.
- Estelle
Moi, je ne suis pas du tout... Je veux dire, je ne suis pas la mère parfaite qui... Voilà, mais juste dans ces moments-là, c'est vrai que j'ai envie de dire oui. Et le plus souvent, c'est vrai que c'était un peu la direction que j'ai voulu prendre en tant que mère, de me dire j'ai envie de dire oui. J'ai envie de dire oui. J'ai envie que tout soit possible pour nos enfants. Pas que pour le mien d'ailleurs, pour nos enfants, pour les enfants que je croise. Et c'est vrai que ça, dans la Sainte-Famille, j'ai... Est-ce que justement... Quel regard vous portez sur les enfants ? Est-ce que vous avez peur parfois justement que votre enfant prenne la main et ait de l'emprise sur votre... Enfin, ils ont tous de l'emprise sur nous, c'est normal et il faut qu'on en soit content de ça quand même. Mais est-ce que parfois vous avez l'impression d'être en danger, que ça vous met en danger en fait ?
- Claire
Oui, ça part sur une voie irratrapable,
- Estelle
oui.
- Claire
Et puis aussi, là on parle d'emprise et de danger, mais émotionnellement aussi, parce que ça peut aller loin, les enfants après qui sont dans des réactions émotionnelles très fortes, c'est pour ça des fois qu'on peut dire oui alors qu'on pense non, qu'on n'ose pas,
- Estelle
tout à fait. Et c'est pour ça que de trouver la justesse, de trouver l'équilibre, c'est vrai que parfois, moi je préfère que mon enfant m'en veuille un peu. Parce que parfois, je n'ai pas de réponse. Je ne sais pas comment agir par rapport à ça. Souvent, je me dis, mais toi, qu'est-ce que tu ferais à ma place ? Parce que là, moi, je n'ai pas envie de faire autre chose que là, ce que je te propose. Je n'en suis pas capable. Donc, pour l'instant, il faut qu'on laisse un peu de silence entre nous. Chacun va réfléchir et on se retrouve plus tard. Mais il ne faut pas hésiter. Je crois qu'il ne faut pas hésiter à ne pas, comment dire, on n'est pas là pour non plus se trahir.
- Claire
Exactement. Et puis, je crois qu'on peut aussi se demander, si on hésite, de se dire, ok, quel est le risque, vraiment ?
- Estelle
C'est ça.
- Claire
Quel est le risque ? Si là, je dis oui, qu'est-ce que je me raconte que je risque et que mon enfant risque ?
- Estelle
Mais c'est tellement ça...
- Claire
Vraiment. Et ce n'est pas faire une dissertation. Ça peut... En fait, je me dis quoi ? Que si je lui sers le petit-déjoli, alors après, tous les matins, c'est quoi ? Il ne va pas se lever ? Il ne saura pas faire cuire son oeuf ? Quand il sera marié, il se fera servir par sa femme ? Non, mais on va loin. J'ai une fille et je peux me dire la même chose. Attends, mais si elle me répond comme ça, comment ce sera quand elle sera en couple, etc. Donc, il y a...
- Estelle
Absolument. Toutes ces choses. C'est tout ce qu'on projette.
- Claire
Qu'est-ce qu'on projette comme peurs? quelles sont... Et revenir à maintenant. Revenir à la maintenant.
- Estelle
Le présent. Juste mon enfant souhaite ça. Exactement. Comment je peux y répondre ? Il n'y a pas de projection dans le futur. Et avoir confiance en ce que nos enfants deviennent.
- Claire
Et il y a une écrivain, je suis désolée, je cherche son nom de famille dans ma tête depuis une minute, je ne le trouve plus, mais je l'adore et je le mettrai dans les notes du podcast. Ok. Donc je lis le blog et elle écrit beaucoup sur la maternité. Et j'avais lu un article dans lequel elle disait justement qu'en fait elle avait décidé, elle s'était mise d'accord avec elle-même pour dire oui aux envies de ses enfants qui n'appartiennent qu'à l'enfance. Par exemple, acheter des donuts... dégueulasses du supermarché à 1 euro rose avec des bonbons dessus c'est à dire en fait en tant qu'adulte je n'ai jamais eu envie de ça enfin il n'y a qu'un enfant de 8 ans qui peut trouver ça génial et désirable et donc je lui dis oui et il n'y aura pas de frustration à cet endroit là et en faisant ça elle prend le pari que c'est bon il n'a pas été frustré là dessus donc en fait il va jamais passer sa vie à manger des donuts chimiques oui mais il y a quelque chose qui est exaucé qui est hyper contextualisé et qui débordera sur rien. J'avais trouvé cet exemple vraiment génial. Je vous mettrai la référence de l'article en question.
- Estelle
Mais chacun doit trouver sa recette avec son enfant. Chacun doit trouver la complicité avec lui et savoir que parfois on dit non et c'est important de le dire. Et notre enfant, s'il nous connaît bien et si on est souvent juste, il acceptera. Il va bouder peut-être. Il ne va pas être content. Mais là, je parle quand il est un peu plus grand. C'est vrai qu'au début, comme tu parlais des émotions qui débordent. Mais les émotions qui débordent, moi je trouve ça fabuleux. Mais moi j'adore les adultes aussi qui ont des émotions qui débordent. Bah oui !
- Claire
Les adultes tyrans ! Non, on n'adore pas, on n'adore pas.
- Estelle
Non mais parce que pour moi, un enfant dont les émotions débordent, c'est loin d'être un tyran. C'est juste un être humain qui a besoin de dire et qui ne sait pas comment le dire. Et sa voix et son corps l'expriment pour lui. Et parfois je trouve qu'on doit revenir à ça entre adultes. Ça ne veut pas dire qu'on est là en train de prendre toute la place. Voilà, ça déborde, ça déborde. C'est vrai, c'est vrai. Quand on s'aime en famille, quand ça déborde, qu'est-ce qu'on fait tous ensemble ? Eh bien, on se console, on s'entre...
- Claire
On s'absorbe,
- Estelle
on s'absorbe. Mais oui, mais c'est vrai en fait, c'est ça. Enfin, moi je trouve, moi c'est un peu mon... C'est un petit peu ce que je souhaite, c'est un peu mon idéal. Voilà, c'est ce que je... En fait, c'est ce que je vise. Donc voilà,
- Claire
c'était... Merci Estelle
- Estelle
Merci, Claire, et à tous.
- Claire
Merci à vous d'être de l'autre côté, à écouter, à réfléchir, à répondre aussi avec nous à tout ça.
- Estelle
Et surtout, si vous avez justement, encore une fois, des suggestions, des choses auxquelles on n'a pas pensé, c'est toujours hyper intéressant, on peut revenir sur un sujet. Avec grand plaisir d'ailleurs, c'est vraiment notre... Exactement.
- Claire
Des plongées sur des détails, des angles particuliers.
- Estelle
Et si vous avez un cas particulier à nous soumettre, que vous voulez qu'on explore ensemble, mais avec plaisir. Nous, c'est une joie d'être ensemble, de se retrouver dans la Sainte Famille tous ensemble. Donc, plein de belles choses à vous.
- Claire
Et la Sainte Famille vous aime.