- Speaker #0
Donc on s'en fout que t'as que 25, t'as déjà 25,
- Speaker #1
fonce.
- Speaker #0
Le besoin profond c'est la confiance en soi. Tu vois directement la conclusion quoi, une demande et c'est la confiance en soi. Ce fameux fake it until you make it. Laisse de la place aux autres, laisse de la place à la douceur, laisse de la place au bonheur bordel.
- Speaker #1
Bienvenue dans la table de Seb, votre rendez-vous mensuel, on parle d'entrepreneuriat, de management et surtout d'humain, surtout aujourd'hui vous allez voir. Ici on s'assied à table avec des gens qui osent entreprendre, qui prennent des grosses décisions, qui parfois se plantent, se relèvent, continuent d'avancer. L'idée c'est de s'inspirer d'histoires réelles, d'être plus lucide, plus solide et un peu moins seul dans nos aventures entrepreneuriales. Alors abonnez-vous, explorez les autres épisodes sur YouTube, sur Apple Podcast, sur Spotify. C'est en partageant qu'on progresse, donc interagissez, mettez vos commentaires, dites-moi ce que vous en pensez. Nous ça nous motive à continuer de trouver d'autres invités toujours plus inspirants. Je m'appelle Sébastien Vandenbergh, on démarre. Vous êtes entrepreneur, dirigeant ou manager. Aujourd'hui, je reçois Mickaël Ricquart, le fondateur de Pulse. Avec lui, on va décortiquer ce qui se fait passer de l'idée à l'exécution. Et sans brûler les ailes. Mickaël a compris très tôt que pour se battre le cœur d'un business, il fallait d'abord prendre le pouls des équipes. On va parler de leadership, de moments de doute, de décisions clés et puis surtout de conseils actionnables pour piloter votre entreprise et vos équipes. Mickaël c'est le genre de profil que j'adore il n'y a pas de blabla c'est un plan clair, de l'exécution pure avec une boîte d'outils pleine il y a un outil pour chaque situation avec Pulse il s'est attaqué à un gros morceau c'est les managers, les dirigeants c'est pas les profils les plus tendres les plus malléables, pas les plus faciles à déformer mais ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de comprendre comment tu t'es construit pour en arriver là c'était quoi ton câblage quand t'étais gamin est-ce que t'as plus appris sur les bancs de la fac ou les mains dans le cambuit dans ta boîte, comment tu t'es lancé, c'était quoi le déclic, et puis j'aimerais profiter de t'avoir aujourd'hui pour que tous nos auditeurs et tous ceux qui nous regardent puissent repartir avec quelque chose. Donc voilà, j'aimerais que tu me donnes des clés pour faire exploser le potentiel de nos équipes. Bienvenue sur l'épisode. Bonjour Mickaël. Bonjour Sébastien. Mickaël, je pense que ça fait 13-14 ans qu'on se connaît. Tu m'as coaché, t'as coaché pas mal de managers dans mes équipes aussi. D'ailleurs, ironie, c'est que t'as un de tes coachs qui est là chez moi en ce moment en train de coacher mon équipe. Ça c'est pur hasard. Salut Zou. C'est quoi le type de coaching que tu fais le plus souvent ? C'est quoi la demande classique ? On va souvent arriver sur de la confiance en soi finalement. C'est là qu'on va avoir une demande. au départ. Et puis, en fait,
- Speaker #0
le besoin profond, c'est la confiance en soi.
- Speaker #1
Tu as directement la conclusion. Une demande, c'est la confiance en soi.
- Speaker #0
Oui, parce qu'en fait, la demande de départ, elle va être, par exemple, sur « je voudrais davantage m'affirmer dans mon bord avec mes associés » ou « je voudrais développer mon leadership » ou « je voudrais un peu plus mieux gérer les conflits » . Et en fait, on arrive souvent sur une zone de confiance en soi et de remise en un petit grade. Et c'est ça qu'on pose beaucoup en coaching, finalement. C'est ça qu'il y a bien souvent en coaching de dirigeant et de manager.
- Speaker #1
On va y revenir, on va explorer tout ça. Avant d'aller plus loin, peut-être que je te propose de te présenter.
- Speaker #0
Oui. Je m'appelle donc Mickaël Ricquart, comme l'appellait le chef, on peut y aller, je suis petit, j'ai 49 ans cette année et j'ai fondé le cabinet il y a 13-14 ans. A titre plus personnel, j'ai le bonheur de vivre avec Lucille qui est la maman de nos 4 enfants.
- Speaker #1
Entrepreneur et 4 enfants, on va y revenir un peu.
- Speaker #0
Oui, c'est un pari qu'on a fait, on est un peu flou tous les deux. Et j'ai un autre bonheur, c'est de vivre depuis 25 ans maintenant sur les rives du lac d'Annecy, à Saint-Joriot précisément, qui est un lieu de vie absolument incroyable, je me sens très privilégié. Et à côté de ça, j'aime beaucoup le sport. Je suis beaucoup dehors le week-end. Et puis, je suis addict depuis 5 ans du padel. Cette pratique qui monte en puissance de partout. Et je fais des tournois et je m'éclate avec ça. Et je fais aussi de la musique.
- Speaker #1
Donc, je joue aussi avec des copains. On s'amuse à rester jeune dans des garages. Excellent. Tu viens d'où ? Je viens de Lille. Il me semblait bien. Alors, je t'ai préparé un petit truc. Je t'ai préparé une tarte au maroilles. Et je l'ai culinée moi-même hier. C'est pour ça que ça sent bon. J'ai chargé l'équipe qui tourne. Ils me maudissent. Il y a vraiment une belle odeur de maroilles. C'est un vrai maroilles que tu nous as cuisiné. Et puis pour accompagner ça, je crois qu'on boit un peu de bière. Je n'ai pas pris une bière du Nord, j'ai pris une bière du Chimay. Chimay, on est collé à la frontière du Nord. Il y a une petite histoire, c'est parce que j'ai mon cousin qui est père abbé à l'abbaye de Secourmont, à Chimay. Et en étant père abbé de l'abbaye, je trouve qu'il est le patron. De l'abbaye de Chimay, à la brasserie. Un business man. Un business man, voilà Damien, je te salue. Cool, quand t'étais gamin, ça ressemblait à quoi chez toi ? Il faisait quoi tes parents ?
- Speaker #0
Alors, ce qui est assez étonnant, c'est que je viens d'un monde d'enseignants.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mes deux parents étaient profs.
- Speaker #1
C'était les 9 ans que Bernard Sulliger, qu'on a interviewé il y a quelques ans, ça ne prédestine pas l'entrepreneuriat, ça c'est clair je pense.
- Speaker #0
Absolument, mais ça qui est fantastique, c'est que j'ai découvert le monde de l'entreprise très très tard, et un peu sans a priori et sans filtre, mais vraiment de façon très brute et de l'intérieur.
- Speaker #1
Quel genre de gamin t'étais quand t'étais jeune ? Justement, t'étais plutôt premier de classe et t'étais clown ?
- Speaker #0
Les deux.
- Speaker #1
Comment ça les deux ?
- Speaker #0
Ben oui, j'étais premier de classe et je faisais le clown, et puis je savais m'arrêter à temps. En fait, c'était les copains que tu prenais derrière, parce que j'avais sa sensibilité de me dire « Putain, il faut s'arrêter, la prof, elle va s'énerver, elle va s'élire. Putain, les gars, arrêtez, arrêtez, vous faites quoi ? » Et puis, donc oui, plutôt première classe, plutôt mention très bien, plutôt ce profil-là.
- Speaker #1
Ouais, facilité.
- Speaker #0
Ouais, voilà, bon, c'est comme ça.
- Speaker #1
Tu travailles beaucoup, ou pas tant, à la maison de tes parents ? Alors, quand on a les parents-profs, souvent, il faut que les devoirs soient faits à l'heure, c'est suivi, quoi.
- Speaker #0
Écoute, moi, j'ai un secret, j'ai compris, je pense, assez tôt. J'écoutais énormément en cours. Ah,
- Speaker #1
j'ai le même, je dis la même chose à mes gamins.
- Speaker #0
Et franchement, ça a beaucoup marché Évidemment qu'il y a du boulot derrière Mais 80% du boulot pour moi c'était Tant qu'à être là sur les cours A l'époque il n'y avait pas de téléphone donc je n'étais pas distrait
- Speaker #1
Tu as appris à performer quelque part à l'école Parce que justement tu dis, tu avais ta méthode Tu écoutais vachement le cours, comme ça tu n'avais pas besoin de faire de devoir à l'école A la maison ou le soir Et puis les notes elles suivent, tu as bien écouté Donc c'est une manière de performer finalement C'est une méthode qui a été construite Est-ce que tu étais un peu leader à l'école ?
- Speaker #0
dans la chambre de récon. Je peux du coup rebondir si tu veux bien sur ce que tu disais avant. Je pense que ce qui m'a aidé, Sébastien, à construire déjà un modèle de performance, c'est parce que je faisais beaucoup de sport. Je faisais beaucoup de tennis à l'époque. Et je faisais du coup de la compétition de week-end et des tournois en semaine. Et donc à un moment donné, il a fallu commencer à articuler. Quand tu es en première terminale, il faut commencer à bosser, il y a des examens. Et donc du coup, pour pouvoir partir à faire ton tournoi à une heure de là, en sortant des cours, il fallait avoir bossé, donc avoir écouté en cours. Donc je pense que c'est un peu ce...
- Speaker #1
C'est intéressant finalement de bien t'organiser. pour arriver vite à passion de sport ?
- Speaker #0
Finalement, je n'avais pas trop le choix si je voulais que les deux fonctionnent. C'est là que j'ai développé des techniques qui sont amusantes, que j'utilise toujours aujourd'hui. J'avais 49 ans. Je suis un adepte de la micro-sieste. Et en fait, j'ai commencé à 17 ans à faire des micro-siestes pour pouvoir être en forme le soir. Après le repas ou vers 17h, je mettais mon réveil. J'avais commencé à lire des trucs sur les micro-siestes régénératives. On est en 94. Et je faisais des micro-siestes de 20 minutes pour pouvoir le soir. Et c'est une... L'habitude que j'ai encore aujourd'hui, ça fait partie de mes routines, d'aller faire une micro-sieste après le repas.
- Speaker #1
Premier outil, tu peux nous partager juste un petit truc, comment on démarre une micro-sieste ? Faut se vider, faut faire quoi ?
- Speaker #0
Oui, alors la micro-sieste en fait consiste tout simplement, c'est tout simple, on peut tous le faire, à s'allonger, à fermer les yeux, surtout pas à mettre le bouchon d'oreille ou à éteindre la lumière, on est dans le vrai mesurement, on entend les bruits, puisque c'est une sieste, c'est pas du sommeil, et on va tout simplement... écouter sa respiration, comme vous pouvez le faire quand vous faites du yoga, de la méditation, ou d'appeler une conscience, ou peu importe. Et juste regarder le ventre respirer, juste laisser les muscles se relâcher, avoir conscience que tout se relâche. Et tout d'un coup, on va partir dans autre chose, et on va se rendre compte qu'on est parti. C'est terminé.
- Speaker #1
C'est chouette de pouvoir s'endormir comme ça, parce qu'il y a souvent, typiquement, je dois prendre l'avion demain, il faut que je me lève absolument à 5h pour être à l'aéroport à temps. Donc il faut absolument que je me couche d'eau et que je dorme, parce que sinon je vais être crevé. tu te mets ce stress et tu n'arrives pas à t'endormir. Finalement, c'est contre-productif. Ce que tu dis, c'est de ne pas enlever les éléments extérieurs, les garder, juste se concentrer.
- Speaker #0
C'est vraiment lâcher, laisser venir, accepter ce qui se passe. Et encore une fois, c'est comme les mémoires, c'est comme le bus, c'est comme le sport, c'est comme la musique, ça s'apprend. Il faut être un peu persévérant au début. Au début, par exemple, si je parle de ma modeste expérience, je mettais un réveil pour 20 minutes, ensuite un réveil 15 minutes. Je me suis aperçu qu'après, je me réveillais tout seul. Et là, depuis une dizaine d'années, au bout de 3-4 minutes... Je sonde dans la côté et je reviens. Il n'y a pas besoin de réveil et je suis en capacité de le faire avant un coaching de dirigeant. C'est-à-dire qu'il est 56.
- Speaker #1
Oui, je me sens plus stressé. Il faut que le cours arrive dans 4 minutes. Je me mange 3 minutes. C'est ce que j'ai essayé de faire avant. Les coupages, c'est parce que je ne suis pas encore bon. Je n'ai pas réussi à le faire.
- Speaker #0
C'est comme ceci de l'entraînement. Et après, ça devient un automatisme. C'est comme tout.
- Speaker #1
À l'école, tu étais un leader déjà ?
- Speaker #0
Alors oui. C'est vrai qu'en primaire, il y avait la bande à récar et la bande à leu.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Voilà. Donc la bande à récar, la bande à leu, elles s'affrontaient, on se battait. souvent c'est pas la première classe le vieux heure c'est vrai c'est un peu le c'est vrai moi j'étais un footole c'était un rugbyman je faisais pas encore de tennis donc il était costaud le Arnaud et voilà et ça a duré jusqu'au collège c'est assez amusant donc oui je sais pas d'où ça vient mais ça s'est passé comme ça en tout cas est-ce que le fait d'être un leader dans la cour de récré tu te disais déjà un jour je serai patron mais non non mais je pense que j'ai pris goût au fait de de... D'influencer, en fait, de dire des choses et puis de dire, tiens, je suis écouté et puis il se passe des choses. Ce petit goût, peut-être, je n'étais pas de mot dessus, mais de la transformation et de l'impact. Ça, potentiellement, ça a dû semer des petites graines dans la cour de récré.
- Speaker #1
De transformer ou de soigner son égo ?
- Speaker #0
Bien sûr, soigner son égo aussi. Bien sûr.
- Speaker #1
Merci de ton honnêteté.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
On veut devenir chef, on veut devenir patron, directeur, mais c'est pour des mauvaises raisons. C'est par ego.
- Speaker #0
Évidemment que j'aimais bien aussi le foot, le brassard bleu-blanc-rouge quand j'étais capitaine. J'étais content aussi. Je n'y ai pas toujours été. Donc j'ai appris à l'être et à ne pas l'être. Tu apprends aussi à jouer avec ton ego. Je crois que l'ego, moi je suis assez détendu avec ça. C'est quelque chose qui nous est constitutif. Il y a le bon ego, il y a le mauvais ego. C'est comme le stress, c'est comme l'impression. Il y a du bon stress, du mauvais stress. C'est une question de dosage. avec les gosses, c'est la même chose. Donc je ne me bats de côté l'ego, on a besoin aussi d'avoir une bonne image de soi, c'est pour ça qu'on fait attention à la façon dont on s'habille, la façon dont on paraît, on se coiffe, etc. Parce qu'on se sent plus en confiance et après on a un meilleur impact, donc tout ça est assez positif, dans la mesure où on y met une limite et après sinon ça devient un dégocentrisme, c'est un petit peu désagréable pour tout le monde, et qu'on peut pour soi d'ailleurs.
- Speaker #1
Le déclic de l'entrepreneuriat du coup ce n'est pas à l'école, ça va venir plus tard, on y regardera du coup. Tu as fait quel cursus, quelles études ?
- Speaker #0
Alors écoute, pour être complet, simple et synthétique, j'ai d'abord fait une prépa véto. Pour tenter d'être vétérinaire, je décroche le concours à l'écrit, mais ça ne suffit pas. Et je me démotive de l'oral, je ne bosse pas mon oral, parce que je sais que je suis pris en parallèle pour faire une école d'ingénieur en agriculture avec une spécialisation agroalimentaire. Donc au départ, je suis ingé, indus, agroalimentaire.
- Speaker #1
D'accord, donc tu avais quand même l'envie d'avoir ce côté nature, agriculture, soit élevage, soit vétérinaire, soit avec l'ultima.
- Speaker #0
Oui, il y a un côté, j'aime beaucoup être dehors, le cycle, les saisons, le pragmatisme aussi, ce qu'on appelle le BSP, le bon sens paysan. Et j'ai une vision assez positive aussi du monde agricole qui, pour moi aussi, apporte encore beaucoup dans nos équilibres, dans la société en général.
- Speaker #1
Et du coup, tu as commencé ta carrière dans ce domaine-là ?
- Speaker #0
Eh bien oui, du coup, je me suis spécialisé dans le lait, donc j'ai commencé chez Yoplait, chez Rian, dans le fromage. Donc un cursus au départ très prod, R&D, qualité, méthode.
- Speaker #1
Tu as resté combien de temps salarié de boîte comme ça dans ce domaine-là ?
- Speaker #0
Très peu parce qu'en fait, je fais essentiellement mes stages, mes mémoires de fin d'études là-dedans. Et j'ai une place en or chez Uplay, ingénieur méthode, le salaire, la voiture, tac, Mais je me sens un peu enfermé dans une usine. Et j'ai ma petite femme, déjà à l'époque, Lucie, on a tombé amoureux sur les bancs de l'école. qui me dit, tu nous décris comment, dans 10-15 ans, tu nous vois comment ? Et je lui dessine le job, l'entreprise, la Volvo break, le chien, la maison. Elle me dit tout de suite, putain, t'as raison. Et c'est là qu'on est partis vivre au Canada pendant quelques années.
- Speaker #1
C'est elle qui t'a fait ce délai de partir à l'étranger, être changé de vie.
- Speaker #0
Lucille.
- Speaker #1
Elle va bien te regarder, elle le verra, je pense. Parfait, donc aventure au Canada.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On te parlait d'un job là-bas, salarié.
- Speaker #0
On part avec ce que tu connais peut-être, les PVT, les permis de vacances-travail. Il y a des accords entre la France et la Suisse et le Canada. En en deux, les work-perming-holiday. Et en fait, tu pars juste pour un an plutôt que pour faire barman ou serveur. Le truc, c'est qu'on a trouvé des boulots très intéressants dans nos branches. Moi, j'étais développeur à R&D dans une industrie agroalimentaire. Super job. Lucie a trouvé aussi un super job. Et en fait, on a eu envie d'y rester. C'est un pays très attirant. On a découvert des tas d'ethnies, on a eu des jobs intéressants, on s'est éclaté, les premiers salaires, pas d'enfants, et finalement on a voulu y rester, on a failli devenir résident permanent, demander l'historité canadienne, et finalement notre beau pays, la France, nous a finalement bien manqué, la culture, les saisons, la gastronomie également, et donc on est revenu au pays au bout de trois ans, après une expérience canadienne du coup solide, qui nous a grandement fait grandir. Parce qu'il a fallu se vendre en partant de zéro. Ton diplôme, on ne le connaît pas. Ton bagage, on ne le connaît pas. Et on a appris finalement à aller à la rencontre des gens. On a développé notre audace, je pensais, notre courage en se lançant comme ça à l'étranger.
- Speaker #1
C'est exactement la question que je voulais te poser. Qu'est-ce que tu en as retiré de cette expérience à l'étranger ? Il y a plusieurs invités qui m'ont dit le conseil qu'ils peuvent donner aux jeunes, finalement, c'est de partir à l'étranger, découvrir d'autres cultures et de gagner du temps sur leur carrière.
- Speaker #0
Je partage.
- Speaker #1
Donc toi, il a développé l'audace, tu as développé des skills, en fait.
- Speaker #0
Oui, il y a l'audace, et avec l'audace, je mettrais aussi, Seb, le côté chemin de travers. Chemin de traverse. C'est-à-dire qu'elle a voir un voyage, je l'avais chez Uplay. Donc, ingénieur, mes dollars, après j'en fais quoi ? Directeur d'usine, directeur de site, blablabla.
- Speaker #1
Tu as aussi appris à te mettre à risque, à dire, c'est simple, je plaque ça, c'est simple.
- Speaker #0
Sortir un petit peu peut-être des vieux schémas, des vieux modèles, et puis suivre aussi ta voie, parce que celle-là, c'est celle qu'on veut pour toi. Moi, évidemment, mon maître de stage, il veut ça pour moi, il sent bien le potentiel, il met le salaire, il met le truc, il me fait briller les yeux. Et puis sans la carrière, c'est attirant. Mais en fait, il le fait pour lui. Qu'est-ce que je veux, moi ? Et nous, on avait deux choses qui nous animaient avec ma femme. C'était le côté aventure, le côté liberté. Et je pense que du coup, quand tu pars comme ça à l'étranger, tu développes aussi un potentiel entrepreneurial, puisque tu te mets en risque. Tu pars de zéro, t'es à l'aventure, t'es en terrain inconnu, tu sais pas ce qu'il va se passer, et puis tu comptes sur toi, à un moment donné c'est un peu la bite et le couteau, quand on est parti avec 3000 balles, 3000 dollars, et puis j'ai envie, beaucoup d'envie. Donc tu vas à la niaque, plutôt qu'arrête que j'ai tel diplôme, donc je mérite tel salaire et tel poste, tu vas à la conviction, et ce qui est génial pour ça, c'est que les Canadiens, les Nord-Américains sont très pragmatiques, et si tu leur inspires confiance, ils disent ok tu vas être chef, bah tiens prends le bâton, de toute façon au bout de 15 jours ça marche pas, on arrête. Donc il y a cette souplesse aussi, qui fait qu'on a pu faire des expériences incroyables. On a la chance que ça a marché, ça a duré.
- Speaker #1
Quand tu es rentré en France, tu as fait quoi ?
- Speaker #0
Écoute, c'est amusant comme histoire, parce que là, à nouveau, je tire mon chapeau à Lucille et à ma femme, et au monde féminin en général, parce qu'en fait, ensemble, on dit, allez, on rentre en France et on veut de la montagne. Donc on cherche, pour ceux qui connaissent la géographie française, Drome Isère, Savoie Haute Savoie. Et on dit, le premier qui trouve, la première qui trouve, l'autre suit. Une bonne femme moderne, c'est elle qui trouve. Dans le revlochon. pas dans le Maroilles et donc du coup c'est comme ça qu'a commencé l'aventure en Haute-Savoie à Annecy dans le Roblochon et on s'est installé donc à Annecy en 2004 suite à cette nouvelle aventure qui s'annonçait pour nous en France et donc toi tu fais quoi à ce moment-là ? alors moi du coup je suis d'abord je fais un travail extrêmement intéressant j'ai la chance du coup d'être suivi par une coach pendant quelques séances et cette coach fait avoir un nouveau regard sur moi et tu vois je vais te citer une anecdote toute simple C'est qu'à mon domaine, on est en séance, comme ça, en coaching collectif. Et puis je lui dis, Annie, là, il y a une opportunité de poste dans l'industrie agroalimentaire. Du coup, je ne sais pas si je postule, parce que du coup, c'est carrément dans mes cordes. J'ai fait ça, je réponds, le savoir-faire, le savoir-être, le savoir, j'ai de l'expérience pour me vendre, etc. En même temps, je suis pas sûr que ce soit exactement ce que je veux faire. Qu'est-ce que t'en penses ? Et là, on est en 2004. Et j'entends ça 200 fois par an, depuis 2004, à travers des personnes qui m'accompagnent. Et en fait, la réponse, elle a été excellente. Et je vous invite à vous la poser vous-même. Quand vous vous posez cette question, elle m'a dit, je pense que la réponse est dans la question. Je me disais, elle est fainéante ou quoi ? Ah oui, c'est vrai, c'est ça être coach, c'est être fainéant. Attends, donc son effet miroir, c'est, putain, la raison, la réponse, c'est qu'en fait, il ne faut pas y aller.
- Speaker #1
C'est que tu l'as déjà, en fait.
- Speaker #0
Et la réponse, je l'ai déjà. Et puis, je n'y suis pas allé. Et j'ai réfléchi sur qu'est-ce que j'avais vraiment envie de faire au fond de moi, du conseil, et je suis allé dans le conseil. Puis dans le coaching, on va en parler.
- Speaker #1
C'est intéressant, l'idée c'est vraiment pas de faire ta pub, mais quand tu dis par contre j'étais accompagné par une coach, et ça c'est cette capacité à extraire finalement ce qu'on a au fond, quelque chose qui est très dur à faire soi-même en fait.
- Speaker #0
Bien sûr, alors c'est vrai que bon moi j'ai 10 000 heures de coaching donc je sais aussi m'auto-coacher, mais je ne suis jamais autant satisfait quand je me fais coacher, enfin moi je me fais coacher tous les ans en fait. Oui c'est vrai, c'est comme se chatouiller si vous voulez. si je m'approche de toi et que je te chatouille, tu vas te marrer. Par contre, essaie de te chatouiller, excusez-moi pour ce geste un petit peu trivial, mais il ne se passe rien en fait. C'est difficile de se faire de l'effet sur soi-même. Et l'autre, s'il est bon, un peu sur basse, comme on apprend en coaching, il va t'aider à trouver tes solutions.
- Speaker #1
Excellent. Du coup, tu ne fais pas ça ? Tu ne te trouves pas dans l'agroalimentaire ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Tu es quoi ?
- Speaker #0
Je vais dans le conseil. J'ai fait la passerelle entre mon diplôme et mon histoire agricole. et le conseil, et je rentre dans un cabinet qui fait du conseil d'entreprise spécialisé dans le monde rural. Donc essentiellement des sociétés agricoles, dont je deviens conseiller des chefs d'entreprise agricoles, qui sont souvent des poules d'associés, qu'on appelle en grec, groupement agricole d'exploitation en commun. Et donc j'accompagne ces gens-là pendant 8 ans à créer, développer, céder leur boutique. D'abord sur un aspect très gestion et puis de plus en plus... Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
C'est un parquis sur le genre de structure ?
- Speaker #0
Ça c'est une structure autonome.
- Speaker #1
D'accord, c'est des privés de conseil.
- Speaker #0
C'est des privés de conseil, exactement. Je ne sais pas si on peut la nommer...
- Speaker #1
C'est tu.
- Speaker #0
Oui, très bien. Et ceci s'appelle le Serf France. C'est un très très beau réseau qui fait partie du réseau des experts comptables. C'est un réseau de plus de 12 000 collaborateurs en France.
- Speaker #1
Donc tu as vraiment une vision plutôt financière pour des accompagnés financièrement, donc à la reprise de leur exploitation.
- Speaker #0
C'est une vision très chiffre, très économique, financière. Donc je suis chef d'orchestre, autour de moi j'ai des juristes, des fiscalistes, des comptables, des experts comptables. Je suis le pivot de la relation, c'est le conseiller de l'entreprise. Et puis on aide finalement le dirigeant à prendre ses décisions. Donc ça, ça me plaît à un moment, mais quand je commence à voir que mes petits collègues, qui ont 10 ans de plus que moi, ont ouvert la voie sur des sujets plus RH, d'accompagnement, de management, sur de la formation des dirigeants, sur du recrutement, sur de la cohésion entre associés. J'ai dit, ça m'intéresse ça. Et là, j'ai développé ça à fond pour la boutique.
- Speaker #1
C'est là que tu as, pour la boutique, pour Surf France ? Surfrance, d'accord. Quand est-ce que tu deviens entrepreneur du coup, parce qu'on offre son avance ? J'arrive toujours à le lancer.
- Speaker #0
On y arrive. Écoute, on y arrive parce que je suis venu par tomber complètement amoureux, comme si j'étais dedans quand j'étais petit. On me renvoie aussi, quand je me forme au coach, j'ai juste oublié dedans quand j'étais petit. Ça se passe très bien, l'impact client est bon, j'ai du plaisir. Je deviens coach interne de l'entreprise. Donc du coup, je vois ce que c'est. Je goûte à l'intervision, à la supervision coaching. Je monte d'un cran et je sens que c'est ça que je veux faire. Et là, je vais voir mon boss et je lui dis, Jacques, on a un problème. C'est que du coup, moi, je veux faire ça, mais ça, c'est 2% du chiffre d'affaires de la boutique et c'est 2% de son ADN. Donc je sais très bien qu'il va me falloir trois générations pour impulser la boutique dans ce que j'aime. Je veux sortir du game et je vais le faire pour moi. Il le comprend très bien. Mon deal, j'ai presse pour lui pendant quelques mois. Et puis surtout, je développe et je bastonne pour ouvrir grand les vannes. Et puis aujourd'hui, c'est 250 clients et 800 000 euros de chiffre d'affaires.
- Speaker #1
Alors, il y a un déclic parce que tu tombes amoureux du coaching, de la partie RH, coach et les divisions, tout ça. Mais tu passes quand même d'une... Plusieurs... plus de dix années de salariat, situation confortable, t'as le fun sauce, tu bosses, t'es au bord du Laganzine, faut payer la maison au bord du Laganzine. Bien sûr. Et puis là, t'as vu combien d'enfants en ce moment-là ?
- Speaker #0
Je l'ai créé la boîte l'année de la naissance du troisième, la naissance de Paul.
- Speaker #1
Donc t'as quand même des responsabilités sur les épaules.
- Speaker #0
Bien sûr. Et c'est ça qui est génial.
- Speaker #1
Ah bah c'est ça qui est génial. C'est ça que je touchais. C'est les vibrants. C'est moi qui te lance à ce moment-là. Parce que c'est chou.
- Speaker #0
Mais c'est ça qui est génial. Mais il y a un peu de folie, bordel. C'est trop tracé, c'est trop fade, c'est trop facile. Je suis comme ça, chacun fait ce qu'il veut dans le vin, mais il y a un peu de folie. À quatre enfants, c'est de la folie. Mais c'est ça qui met aussi du piment, qui met du sel. Il y a aussi cette histoire d'audace. Il y a du jeu là-dedans. Il y a du jeu. L'entrepreneuriat, c'est du jeu. Et puis...
- Speaker #1
Il faut rester jeune finalement, être entrepreneur, c'est rester bon.
- Speaker #0
En tout cas, de rester frais. Parce que du coup, t'es rattrapé aussi le corps ne l'en pas. Même si au pas de l'eau, je gagne contre des mecs de 25 ans. Mais néanmoins, garder la valeur fraîcheur. C'est-à-dire l'envie, la curiosité. En fait, tu sais aussi ce qui s'est passé Seb, c'est que je m'ennuyais.
- Speaker #1
C'est souvent ça qu'on entend de la part des invités. C'est la routine, ça fait 14 ans que j'apprends.
- Speaker #0
14 ans que j'apprends chaque jour de ma vie, chaque seconde de ma vie, j'ai tout eu à apprendre. J'ai eu à apprendre à gérer, j'ai eu à apprendre à investir, j'ai appris à recruter, j'ai appris à fidéliser, j'ai appris à motiver, j'ai appris à vendre, j'ai appris à faire du recrutement, du conseil, du coaching. En fait, j'apprends tous les jours, j'ai appris à faire du réseau. J'ai appris à parler en public. C'est ça qui est passionnant. Dans les boîtes, on n'a pas toujours la possibilité d'ouvrir grand les horizons. Il y a plus de liberté pour expérimenter, essayer. Et puis, quand tu gères ton salaire, tu gères un budget. Quand tu es dirigeant, tu gères un budget x10 ou x50. Du coup, tu peux prendre un peu plus de risques dans les expérimentations, sur des formations, sur des choses. Tu t'es trompé, mais c'est moins grave. de jouer avec l'argent de ta boîte que jouer avec ton argent perso. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Il y a un moment où tu t'es dit si je ne le fais pas, je ne le ferai jamais.
- Speaker #0
Ouais. Et ça, tu vois, ma grande fierté, Cézanne, c'est ma femme plus loin que ça. C'est que quand je commençais à en parler, tu vois, très, très en amont, très, très en amont, deux, trois ans avant, j'étais retourné au Québec et là, j'ai rencontré le père de ma belle-sœur qui vit là-bas, le beau-père de ma belle-sœur et qui, lui, avait des cheveux blancs. et qui me dit « Ah ouais, c'est bien ton projet. » Non, non, mais c'est intéressant de réfléchir à un projet très dubitatif. Et ça, ça te nourrit, en fait, ça te met en pique. Quand les anciens sont dubitatifs, ils n'ont pas confiance en toi. Et puis, il te dit « Tu vois, moi, je l'ai envisagé de me faire et je pense que je vais le faire parce que j'ai suffisamment de cheveux blancs pour le faire. » Et à l'époque, à 35 ans, j'étais full brun.
- Speaker #1
Mais tu te rends compte que tu es trop jeune pour aller conseiller les autres.
- Speaker #0
Exactement. Et bien, je pense que si je ne l'avais pas fait à 35, je n'aurais pas eu toute cette énergie, cette enthousiasme, cette curiosité. Et franchement, le rythme que j'ai eu de 35 à 40, je suis incapable de l'avoir aujourd'hui. Et c'est ce qui a permis de poser les bases de la boutique. Donc moi, je dis à ceux qui nous écoutent, foncez,
- Speaker #1
Si vous hésitez à vous lancer...
- Speaker #0
Fonce très tôt, on s'en fout des cheveux blancs. Ce que tu vends, c'est tes tripes, c'est ton âme, ton trip et ton âme. L'identité d'un gamin, d'un adulte, se forge à 6 ans. Donc en fait, ce que t'as au fond de toi, tu l'as très tôt. Donc on s'en fout que t'es que 25. T'as déjà 25. Fonce.
- Speaker #1
C'est chouette. Tu te rappelles ton premier jour dans ta première boîte, dans ta boîte, ton premier client ? Parce que tu n'as pas grand-chose à vendre, tu n'as que 35 ans, tu es jeune, tu n'as pas les cheveux gris. Comment tu vas convaincre ton premier client de te suivre alors que tu n'as pas de référence, tu n'as pas tout ça ?
- Speaker #0
Oui. Écoute, ça se joue sur de la connexion. chacun fait comme il le sent moi je prends du temps pour comprendre connecter, établir la connexion et qu'il y ait une envie mutuelle d'y aller et là l'envie mutuelle elle s'est faite avec un paysagiste qui était un peu barré et qui était un peu paumé aussi avec un virage stratégique pour sa boîte et à l'époque j'avais pas de locaux donc du coup pour frimer j'allais dans des hôtels de luxe des espaces de coworking un peu de luxe où le café coûtait 10 balles mais du coup qui donnait de la valeur à la prestation directement
- Speaker #1
Premier renseignement. Oui,
- Speaker #0
c'est ce fameux fake it until you make it. C'est-à-dire qu'à un moment donné, et c'est aussi d'y croire, c'est-à-dire qu'à un moment donné, tu es convaincu que ton système a de la valeur, que ton produit est bon et qu'il va avoir de la valeur ajoutée. Donc avec un pricing élevé, tu mets les moyens, tu mets l'engagement. Et j'ai fonctionné comme ça pendant tout le développement de la boîte. Et ça, ça m'a tenu, y compris dans l'investissement. J'ai pris le risque de recruter, ben maintenant t'as pas le choix, faut nouveler ton salarié, ben faut envoyer. J'ai pris le risque d'investir dans des locaux, putain l'endettement il est costaud, ben maintenant faut envoyer. Ben oui mais t'as pas le choix. Donc se projeter sur du positif pour se mettre en mouvement et atteindre ce positif. C'est un fonctionnement qui à mon avis est assez louable parce qu'il te met en mouvement de façon prospective et positive.
- Speaker #1
T'as des employés maintenant du coup chez Pulse ? C'est quoi l'ADN chez Pulse ?
- Speaker #0
Ça ne va pas trop te surprendre, c'est l'envie. L'envie d'y aller, l'envie de connecter, l'envie de comprendre, l'envie d'être utile, l'envie d'être impactant. L'équipe est remarquable. Et tout le monde chez Puuulse, Camille, Irène, Coralie, Carole, Lina, Romain, moi, on est tous animés par l'envie d'être impactant et qu'il y a un avant et un après. Et que la personne soit hyper contente.
- Speaker #1
C'est de marquer finalement les gens qui passent dans votre camion.
- Speaker #0
Tu as raison.
- Speaker #1
C'est de les marquer à vie. Tu as raison.
- Speaker #0
C'est impactant. Tu as raison. Et du coup, j'aime à dire qu'on aime que le client qui vient chez nous ait une expérience totale. Et ça commence. à l'accueil. Donc tout le monde est impliqué depuis l'assistante jusqu'à la facturation où on retrouve l'assistance. C'est une expérience remarquante, d'où les locaux sympas, d'où...
- Speaker #1
Très sympa, tu es le premier de l'égionnel.
- Speaker #0
Ouais, je te remercie, il y a des victoires.
- Speaker #1
Si je demande à Romain, qui est là derrière avec les équipes, ce qu'il pense de toi. Romain, il bosse chez toi, du coup, pour préciser, mais qu'est-ce qu'il va penser de toi, qu'est-ce qu'il va penser de l'ADN de Puuulse ?
- Speaker #0
Romain qui, non seulement bosse chez Puuulse, mais qui est aussi associé chez Puuulse, exactement. Romain, qu'est-ce qu'il pense de moi ? Quand on fait des exercices comme ça, parce que ce qu'on pratique chez les clients, on le pratique aussi entre nous de temps en temps des exercices de cohésion, de renforcement positif entre nous Romain, qu'est-ce qu'il pense de moi ? Je pense qu'il dirait le côté visionnaire le côté très actif et puis le côté grand sage, grand frère vieux sage, vieux frère ça dépend comment tu le dacquines t'as plus 35 ans lui il les a,
- Speaker #1
il a 37 La culture d'entreprise, c'est un truc qu'on met en place ou c'est un truc finalement qui vient des trilles du dirigeant ?
- Speaker #0
Je pense que la réponse est dans la question.
- Speaker #1
Je n'ai pas vu venir ça.
- Speaker #0
Les deux Sébastien, les deux évidemment c'est la poule et l'œuf. En fait, j'aime beaucoup ta question parce que c'est ce que tu mets en place qui va favoriser une culture, c'est la culture que tu vis qui va favoriser ce que tu mets en place, donc sous ta, sous toi il monte. Et après tu as évidemment parlé du cœur, c'est vrai qu'en coaching... On aide les gens à s'aligner entre la tête, le cœur et les tripes. Et vous savez que la culture d'anthropus, c'est quelque chose qu'il faut faire descendre. C'est-à-dire, si c'est trop concept, si c'est trop des fiches de poste, si c'est trop des manuels de bonne pratique, c'est bien, c'est utile. Et ça, pour moi, c'est la conséquence. Au départ, ça doit venir de là, et même d'un petit peu plus bas, au-delà du centre. C'est-à-dire, qu'est-ce qui te motive, qu'est-ce qui t'anime ? Parce qu'en fait, ta boîte, c'est toujours la tienne. Et si elle fonctionne, c'est là que elle te ressemble. Et tu peux délayer, tu peux faire émerger les talents et en même temps conserver un ADN qui te ressemble. Donc du coup, oui, je pense que l'équipe d'entreprise vient de qu'est-ce que tu veux qu'il se passe dans ta boîte. Et il y a cette phrase que j'aime bien qui dit la culture d'une entreprise, c'est ce qui se passe en équipe quand tu n'es pas là. Et si toi, quand tu reviens un peu avec le jour, tu t'aperçois qu'il s'est passé des choses extraordinaires qui te plaisent alors que tu n'étais pas là. banco. Là, pour le coup, ton ego, il en prend un coup. Mais tant mieux. C'est une nouvelle. Ça veut dire que là, tu as de l'autonomie.
- Speaker #1
J'ai eu la chance de m'offrir une parenthèse de deux mois en Australie en 2024. Et quand j'ai vu ce qui s'est passé pendant ces deux mois, je ne sais pas, on a atteint un palier de culture entreprise qui est remarquable. C'est chouette, ça. Je salue toute mon équipe. C'est eux, la culture entreprise, c'est eux. On avait défini la culture d'entreprise un peu différemment. On m'a dit, c'est quand tu accueilles un nouvel employé. C'est le message qu'il va envoyer vers 13h à sa femme, et qui va dire « j'ai été accueilli de cette manière-là, c'est génial » . Et c'est aussi ce qu'il va dire.
- Speaker #0
à d'autres personnes qui va croiser six mois après qu'ils soient partis de l'entreprise. Absolument.
- Speaker #1
Oui, absolument. En fait, c'est la promotion ou la contre-promotion qu'on va faire de toi. Je suis d'accord avec ça. Et ça permet de faire une passerelle, Sébastien, sur l'importance du coup des quatre premières semaines d'intégration d'un collaborateur.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Alors, si c'est trop un effort de se dire, merde, on accueille quelqu'un, il faut qu'on fasse ci, il faut qu'on paraisse ci, c'est dommage. L'idéal, c'est que ce soit assez naturel. Néanmoins, c'est-à-dire, créons les conditions aussi pour que le naturel puisse s'exprimer.
- Speaker #0
Donc, anticipons, préparez, etc. Intéressant. On dit toujours ça, préparez.
- Speaker #1
Il y a trois choses qui sont importantes.
- Speaker #0
Tant de boîtes où tu arrives et ton ordinateur n'est pas là, ton téléphone n'est pas là, tu n'as pas tes accès, il va falloir quelques jours pour qu'elle te mette ses accès, alors qu'en fait, c'est rien que des outils techniques.
- Speaker #1
Trois tips par rapport à ça pour rebondir sur tes propos. Un, se mettre à la place de la personne qui arrive. pour imaginer dans quel état elle est, tout est nouveau, etc. Donc en se mettant à la place, je réagis mieux. J'imaginais un peu son stress aussi. Exactement. Deux, une seule chose, la personne doit se sentir attendue. Un,
- Speaker #0
attendue. On a quelqu'un qui a dit, je note tout. Elle doit se sentir attendue.
- Speaker #1
Et la troisième personne, c'est se rappeler que ça n'est pas fini. C'est-à-dire qu'un recrutement réussi, c'est un tiers, Bien sûr que c'est un tiers le recrutement en tant que tel. Ma fiche de poste, bien cadrer les entretiens, faire le bon choix. Ensuite, ça ne suffit pas. Un tiers l'intégration, le cas de première semaine, et un tiers le management derrière.
- Speaker #0
Merci. Merci. Est-ce que tu avais des moments de doute sur l'aventure Puuulse ? Oui.
- Speaker #1
Il y en a un qui va paraître évident.
- Speaker #0
Covid, je pense, comme tout le monde.
- Speaker #1
Donc on ne va pas trop en parler parce que ce n'est pas ça qui est le plus pertinent, je pense, pour nos auditeurs. Parce que ça, forcément, ça me rend doute. Ceci dit, j'en parle quand même une petite minute. Parce que c'est un moment qui, finalement, fondamentalement, m'a renforcé, a renforcé la boutique.
- Speaker #0
Je pense que ça a renforcé beaucoup de boîtes. Soit les boîtes sont mortes, c'est celles qui ont survi à ça, en général, sont plus fortes. Et qu'est-ce que ça t'a appris ? Qu'est-ce que ça a changé ?
- Speaker #1
Je vais être juste très, très concret. Première chose fondamentale, maintenant, on peut tout traverser. Je le pense sincèrement. J'en parle quand même une minute. Première chose, c'est qu'une fois que tu as traversé le Covid, tu peux tout traverser. En tout cas, c'est ma conviction et c'est ce que je me suis dit. Je me souviens quand j'ai remonté les locaux de Puuulse. J'étais seul. Je rattaquais avant tout le monde. J'ai hurlé un cri, tu sais, mais j'étais raca. J'ai hurlé un cri de putain, c'est reparti pour 10 ans. puisque le Covid est arrivé après 8 ans de boîte. Et en fait, je me suis dit, putain, on a survécu à 42% de chiffre d'affaires qui disparaissent. On a survécu à la trésorerie divisée par 10 en deux mois. On a survécu à la montée de charges en chiffre d'affaires. On a survécu au surendettement ponctuel. Putain, mais on peut tout traverser en fait. Donc ça, c'est vraiment la bonne nouvelle. Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Là, je l'ai vraiment vécu à l'intérieur. Donc, j'ai envie de dire à nos entrepreneurs, à nos futurs entrepreneurs. Une grosse claque peut aussi être l'opportunité, finalement, de s'en tirer plus fort. Pour être encore plus concret, 80% du staff est parti en 2020 pour aller faire leur rêve d'enfance, son rêve d'enfance. Et on a renouvelé le staff. Et là, j'ai décidé de remodeler les profils de collaborateurs. J'ai pris des coachs plus expérimentés, plus seniors, plus capés. J'ai également les salaires plus élevés,
- Speaker #0
plus gros risques.
- Speaker #1
Oui, forcément. J'ai revu également la politique salariale avec la rémunération périphérique, etc. Et puis, du coup, j'ai laissé plus de place aussi à l'équipe. Donc, j'ai revu aussi ma politique RH. Et puis, j'ai également revu ma politique d'intégration pour faire quelque chose de plus léger, en internalisant plus qu'en externalisant, pour être plus souple, plus autonome et également faire de l'optimisation de charges. sur l'intégration des nouvelles personnes. Donc, quelques exemples concrets post-Covid. Si on rebondit maintenant sur d'autres moments de doute, moi, mes doutes, Sébastien, ils sont plutôt dans mes choix maladuraux. Tu vois ? Non, je remets en cause et je dis, tiens, est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que j'ai bien compris ? Est-ce que j'ai bien ressenti ? Est-ce que j'ai bien perçu ? Mes moments de doute, ils peuvent être parfois sur des stratégies commerciales. est-ce que je suis en train de mettre ma bonne énergie au bon moment en fait j'apprends de plus en plus en avançant à être focus sur les objectifs, sur notre ADN, sur ce qu'on est et quand je doute, finalement c'est un signal mon cerveau est en train de me dire t'es peut-être plus dans le focus là donc le doute est un signal de besoin de recentrage je pense
- Speaker #0
Merci. Pour ceux qui nous écoutent, si vous avez traversé des moments difficiles, moi ça m'intéresse de les avoir en commentaire, et puis qu'on puisse débattre un petit peu dessus sur ce que vous avez mis en place, ce qui vous a permis de tenir aussi dans ces moments de doute, ou ces moments de difficulté, ce serait intéressant de partager ça un petit peu. C'est quoi ta routine ?
- Speaker #1
Alors j'ai surtout une routine du matin et une mini-routine du soir.
- Speaker #0
Déjà t'es du matin ?
- Speaker #1
Lève-tôt. Ouais, je suis plutôt un lève-tôt, couche-tôt. En fait je considère globalement ma vie comme une...
- Speaker #0
Tu te lances sur le club de 5h du mat' là ? Non. 5am club.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Se lever à 5h en fait, faire une heure d'une méditation, de sport, et puis un autre truc, je sais plus quoi, pour partir la journée du bon pied quoi. Non, c'est pas à ce point-là ? C'est ça, c'est exactement ça. Si, si.
- Speaker #1
Non, c'est pas à ce point-là. Ah, c'est ça. Alors je suis plutôt effectif, je l'ai fait, le lever 5h30, je l'ai expérimenté pendant peut-être un an ou deux. C'était une époque où on était moins nombreux, donc il y avait un peu plus de sujets à gérer en même temps. Du coup je suis au taf à 7h15. Néanmoins, le réveil se donne un peu plus tard maintenant. Alors la routine du matin, elle tourne autour des étirements. Autour des séances de yoga, je vais faire des postures, ceux qui connaissent la salutation au soleil, qui est un standard de yoga que je fais depuis 25 ans maintenant. Et j'ai vraiment vu la différence, notamment quand j'allais voir mes enfants à l'époque où j'étais plus jeune et que j'allais les réveiller pour les mettre en mouvement le matin. Je n'allais pas du tout les voir dans la même disposition d'esprit, selon que j'avais fait ou pas. ma routine.
- Speaker #0
C'est-à-dire que quand tu ne la faisais pas, tu étais déjà un peu dans le boulot ?
- Speaker #1
J'étais plus grincheux, j'étais plus géracide, j'étais moins patient. J'étais encore dans l'énergie de la sortie du sommeil. Je n'étais pas encore centré sur l'eau. Alors que là, tu commences à t'étirer, tu commences ta posture, puis tu sens que le corps s'ouvre, ça monte à la tête. Comme il y a des postures, souvent, où tu es un peu à l'envers, il y a le sang qui monte. Et du coup, ça y est, tout se réveille. Le verre d'eau, chose toute simple, avec trois gélules de spiruline. qui est une algue remplie de choses, de naturelles. Tous les jours, trois peluches de spiruline, un verre d'eau, la posture de yoga pendant 5-10 minutes, pas plus.
- Speaker #0
Jusqu'à présent, je ne repoussais pas. Une demi-heure à ça, je n'ai pas le temps. C'est vraiment léger. Ça suffit de faire un break à partir du...
- Speaker #1
L'idéal, effectivement, quand je saisis l'opportunité d'en faire une demi-heure ou une heure, un vrai cours, c'est assez... Les bienfaits sont encore plus durables. Mais déjà, C'est le côté, vaut mieux faire... peu et souvent qu'une heure et demie, tout est en manco.
- Speaker #0
Et le sport, à côté ? Ah oui, du paddle, de la musique, c'est pas un sport cérébral. C'est souvent, c'est régulier, quelle approche t'as ?
- Speaker #1
J'ai la chance de kiffer mon sport, de ma raquette, trois balles, une paire de baskets, mon vélo, cinq minutes après, je suis avec trois copains, et on joue au paddle et on s'éclate. Ça, c'est un bonheur absolu, j'ai beaucoup de chance. Donc ça, ça me détend énormément, parce que c'est ludique, donc c'est trois fois par semaine. Deux fois, c'est le minimum, trois fois, c'est l'idéal. lundi soir, mercredi ou jeudi soir, et une fois dans le week-end.
- Speaker #0
Deux fois, c'est le minimum. Je ne vais pas parler de disposition physique, mais c'est mental. Je ne crois pas que c'est le minimum.
- Speaker #1
En fait, je le sens. Je ne sais pas si ceux qui nous écoutent ou celles qui nous écoutent le ressentent aussi. Si je n'ai pas pu avoir un sport le lundi soir parce qu'il pleuvait, c'est un sport extérieur, je crois que j'en ai le boulot lundi, tout le reste, pareil le mardi, les déplacements, etc. Un mercredi, j'arrive le jeudi. S'il n'y a pas eu une séance de sport depuis le dimanche, ça ne va pas du tout, en fait. Donc je ne suis pas dans de bonnes dispositions. Et j'aime à dire, Sébastien, qu'en tant que dirigeant, si on n'est pas bien dans notre tête, on a des dangers publics. Et c'est ce que m'avait dit une coach aussi, en tant que nous coach. Donc du coup, moi, je la double casquette. Et elle a raison. Si je ne suis pas lucide, si je ne suis pas un minimum bien, si je ne me suis pas défoulé, si je ne me suis pas libéré, en fait, je vais faire des mails de merde. Je vais faire de la merde, en fait. Et je vais mettre un problème sur un problème, le dette un apporteur de solutions, je pense. en tant que dirigeant, on doit surtout être des éclaireurs et des apporteurs de solutions.
- Speaker #0
Effectivement. Quand un dirigeant vient te voir pour la première fois, toi ou tes équipes, c'est quoi le symptôme le plus courant ? Tu m'as parlé tout à l'heure de confiance en soi, mais du coup, la question classique qui vient, c'est un problème de temps, d'ego, de peur ?
- Speaker #1
C'est pas un problème. C'est un souhait.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est un désir. On vient de voir souvent avec des souhaits.
- Speaker #1
C'est ça qu'il y a derrière. C'est un désir. J'aimerais, mais je n'y arrive pas. J'aimerais mieux m'entendre avec mon associé. J'aimerais mieux m'organiser. J'aimerais faire du sport trois fois par semaine. J'aimerais me libérer du temps. J'aimerais... mieux communiquer avec mes équipes, j'aimerais être moins stressé. En fait, c'est un désir.
- Speaker #0
C'est souvent, tu me parles de choses assez émotionnelles, ou est-ce que c'est aussi de la stratégie, j'aimerais qu'on soit là, puis je n'arrive pas à emmener la boîte là-bas ? Ou c'est plutôt organisation d'équipe ?
- Speaker #1
On a vraiment de tout. En fait, notre travail, ça va être accompagné là où il y a besoin. Donc, tu as des profils qui arrivent en étant beaucoup au départ sur le sujet Orga, sur le sujet Process, sur le sujet Optimisation et Efficience. Souvent des profils très à gauche, très rationnels. Et puis, ils apprennent dans la science de coaching et se rendent compte qu'en fait, si là, ça ne marche pas, c'est peut-être qu'ils ont quelque chose à les libérer là parce qu'ils ont surinvesti ce côté-là et ils ont peut-être allé chercher. Donc, on va travailler tout simplement. sur du lâcher prise, sur une communication plus douce, sur être plus doux aussi avec eux-mêmes. Et comme par hasard, ça va libérer l'efficience et tout ce qui vole derrière. Et puis à l'inverse, des personnes qui nous viennent sur des sujets plus j'ai du mal à communiquer, et puis on ne va pas s'apercevoir que c'est en mettant en place peut-être des routines, des process, des règles du jeu, donc en allant basculer sur une sphère qui est moins la leur, qu'on va pouvoir libérer quelque chose qui est important pour eux, une communication à Roshan El-Fleed. Donc on apprend aux gens finalement à développer plus leur potentiel, rationnel, irrationnel, réflexion, émotion. Mais tout ça, ils ne le savent pas. C'est des discussions comme on fait là, et puis à travers de l'outil, de la posture, du questionnement, de l'effet miroir, la personne se questionne, voit les choses différemment et trouve ses propres solutions.
- Speaker #0
Un dirigeant ou un manager, souvent, c'est quelqu'un qui fait très attention à son image toute la journée. Ça peut être fatigant, mais ce n'est pas le sujet. C'est vrai. Il arrive chez toi, est-ce qu'il te dit tout, tout de suite ? Ou est-ce qu'il y a justement souvent des choses que les dirigeants ou les managers ne te disent pas et que tu es obligé d'aller chercher ? C'est quoi ce sport en général ?
- Speaker #1
Lundi dernier, j'étais en visio avec Pierre, qui pilote une botte de 110 personnes, qui fait 86 millions. Et il parle, Il s'en joue généralement une heure et demie. Et il parle pendant facilement 45 minutes. J'ai fait ça, Et je me dis, ils ont le temps de combler le vide en fait. Il veut éviter le sujet, il n'est pas pas habitué. Mais je le laisse parler, j'accueille, Mais je ressens ça. Je me fais confiance et à un moment donné, je lui dis, je marque juste un temps de silence. Et on n'est pas trop à l'aise avec les silences, donc du coup il y a un petit espace. Je continue le silence et je lui dis « qu'est-ce que tu ne me dis pas ? » Et là on a commencé à dérouler une pelote de l'aime. C'est-à-dire qu'effectivement notre rôle c'est de patienter, de mettre à l'aise, d'établir la confiance pour que les choses viennent d'elles-mêmes. Et c'est pour ça aussi que les lieux sont agréables, inspirent la détente, et que le dirigeant doit toujours se sentir très à l'aise avec sa coach ou son coach, et donc il doit toujours avoir le choix de son coach ou de sa coach.
- Speaker #0
Je fais juste une petite pause pour vous dire que ça nous encourage vraiment si vous vous abonnez, vous likez, vous enregistrez. Merci, on continue. Si on veut être performant mais sans exploser en plein vol, il y a des divisions qui font des burn-out, c'est quand même un métier. Mes managers sont souvent sous pression aussi, la population a eu quand même pas mal de burn-out. C'est quoi le petit truc, le truc non négociable à mettre en place dans son agenda ou la routine à prendre ? Toi, tu as ta routine, tu nous en parlais, mais le truc facile qu'on peut mettre en place et qui garantit quand même de ne pas trop faire burn-out ?
- Speaker #1
Alors, je pourrais dire mille choses. Je vais choisir de te dire ça et de vous dire ça. Soyez un dirigeant normal.
- Speaker #0
Vous vous souvenez de Nicolas Sarkozy,
- Speaker #1
qui était président de la République, si je ne dis pas de bêtises, de 2007 à 2012, à peu près. Et en fait, il était sur tous les écrans, sur tous les fronts, sur tous les sujets. On voyait courir au bord de la plage. Il était sur tous les dossiers, partout, omniscient, omniprésent. Il contrôlait tout, il supervisait tout. Et en fait, on parlait d'hyper-président. Et à un moment donné, il y a eu des candidats concurrents en 2012 qui ont dit, moi, je vais être un président normal. Dix-neuf candidats sont allés sur ce terrain-là, et ça m'a parlé, parce que je travaillais beaucoup trop, parce que j'étais probablement au bord du burn-out, et j'avais beaucoup de charge mentale, et je me suis dit, tu vas être un dirigeant normal, c'est normal de faire du sport. Deux à trois heures par semaine. C'est normal, si t'aimes la musique, de faire de la musique une fois tous les quinze jours. C'est normal d'avoir tes gamins tous les jours. C'est normal de voir des amis. C'est normal quand t'as hyper bien bossé depuis le camp à 17h30. C'est normal de dire non à une sur-sollicitation. Ce côté rester dans la normalité, souvent ce sont des profils hors normes. des personnes très rapides, hyper actives, etc. Ne rajoutons pas à ça. Parce qu'en fait, j'ai l'impression que les entrepreneurs, on voit bien à travers le coaching, plus de 10 milliards de coaching des dirigeants, ont peut-être tendance à rajouter sur quelque chose qui est déjà là. Il y a déjà beaucoup d'activités, beaucoup de surcharge mentale, ne viens pas en rajouter toi. Donc ça passe par quoi ? Ça passe par de la confiance. Et là, je suis prise. Et confiance en toi, et confiance en l'avenir, et confiance en tes gars, et confiance en tes filles, et confiance en tes clients, ça va marcher.
- Speaker #0
Quelque part, assume tes choix de ne pas être là à 17h30 parce que tu vas jouer au paddle avec tes potes, quand ?
- Speaker #1
Absolument. En fait, t'as pas à justifier, t'es au rendez-vous, tu... Évidemment, bosser. J'ai lu il y a 15-20 ans des bouquins sur la semaine des 4 heures, etc. Bon, tout est relatif. Je pense qu'il n'y a pas d'illusion. Le dirigeant, c'est du hardworking, il se fait sans rien. Et donc, du coup, tu n'as pas à te justifier. Et puis, la simplicité, l'authenticité, c'est-à-dire que c'est bien de les prendre des tips, c'est bien de se faire coacher, c'est bien d'écouter des podcasts, mais surtout à toi qui nous écoutes, le meilleur dirigeant, c'est toi, le meilleur manager, c'est toi, fais du toi. Fais du toi, Arthur, fais du toi, Stéphanie, et c'est ça qui va marcher. Et de plus en plus, en plus, les collaborateurs ont ce besoin d'authenticité, de simplicité, même de vulnérabilité, posent les choses, disent... passe du je veux à j'ai besoin, passe du je sais à j'aimerais qu'en pensez-vous. Implique, laisse de la place. Laisse de la place. Laisse de la place au temps. Laisse de la place aux autres. Laisse de la place à la douceur. Laisse de la place au bonheur, bordel.
- Speaker #0
Merci. Je pense que c'est le meilleur conseil. Et effectivement, ça résonne parce que tu me connais, parce que tu m'as coaché et tu sais très bien que j'ai un espèce de petit démon ici qui s'appelle la culpabilité. Ça m'empêche effectivement de faire ce que tu dis, mais j'essaye, j'essaye, et c'est dur. C'est dur, mais c'est vrai. Je sais que c'est ce qu'il faut faire, en fait, finalement.
- Speaker #1
On est constitué de beaucoup de repères, d'injonctions, et les petites choses, tu le sais Sébastien, font parfois des grands résultats. L'idée en coaching, c'est surtout pas d'imaginer en trois séances de faire ça. L'idée, en fait, c'est d'être en mouvement. Donc, travailler sur une chose que je lâche sur ma culpabilité déjà, Bye, peep ! l'important c'est d'être en mouvement donc c'est vraiment la technique des petits pas et là à nouveau mettre de la douceur parce que là à nouveau le dirigeant classiquement va être exigeant il va s'en rajouter ah putain j'ai honte de me sentir coupable honte x culpabilité c'est exponentiel, bam, je me bloque je me verrouille, libérons tout ça donc nous en rajoutons pas et pour ça douceur douceur accepté d'y aller par étapes, soyez indulgent avec vous-même, et du coup, quelle est la petite chose que je commence demain matin pour me sentir moins coupable ? Et doucement, tout doucement, à l'image des micro-siestes, et qui après, finalement, sont intégrées, deviennent des automatismes, et en trois minutes, elles ont le même effet qu'il y a vingt minutes, quand il fallait une méthode, un réveil, etc. Y aller par étapes.
- Speaker #0
On est dans le sujet un peu du rapport au temps, aussi. Oui. Beaucoup d'entrepreneurs, en fait, se noient dans l'opérationnel. au début et puis tu recules les embauches parce que tu sais faire et puis tu as moins confiance finalement, les autres ne devraient pas faire aussi bien que toi donc tu continues de faire toi-même dans les entrepreneurs que tu vois passer, c'est quoi en général la première chose à déléguer, à arrêter de faire lui-même ?
- Speaker #1
Tu vas tourner autour de l'administratif et de la comptabilité, j'ai vu les dirigeants se cramer, bosser samedi, du coup arriver le lundi fatigué, irascible, donc pas très lucide, pas très à l'écoute, c'est dommage pour des dirigeants managers. Et puis aussi, du coup, qu'il arrive avec un complexe du surtravailleur en tête. Moi je travaille, moi je travaille le week-end, mais on s'en fout en fait, c'est ça, y'en a rien à foutre, y'en a rien à foutre, c'est pas le bon exemple du tout en fait. Donc en fait, tout de suite qu'on s'en donne du temps, qu'après il te va le rajouter, tu vas gagner quoi, 5 000 balles sur ta compta ? Mais on s'en fout. Parce que le temps que tu libères en charge mentale et en temps effectif pour aller chercher du client, pour être disponible, pour libérer tes collègues et tes collaborateurs, va te rapporter bien plus que 5 000. Donc tout ce qui va concerner les métiers d'expertise et des spécialisations, en tout cas c'est le chemin que j'ai pris, c'est le chemin qui me paraît juste quand je vois aussi encore des personnes qui veulent le garder. Et il faut savoir aussi lâcher même si on a la compétence en fait. Parce qu'on peut tous faire des PV d'AG, c'est pas compliqué, en plus avec Internet, avec l'IA. On peut faire des trucs juridiques, des trucs financiers, des trucs RH, des accords, tu sais quoi, des assistantes, des juristes, des avocats, et toi c'est quoi ta valeur ajoutée en fait ? C'est quoi ta valeur ajoutée ? Donc en fait, plutôt que de dire ce qu'on lâche, je le dirais plus positivement Sébastien en disant, c'est quoi qui fait ton impact, vraiment ? En fait c'est ta zone de génie, ta zone d'impact, ta zone de talent. Donc là j'encourage tout entrepreneur en devenir... ou présent, de lire un ouvrage qui m'a été conseillé par des personnes de l'équipe et je les en remercie. Merci Romain, merci Camille, et qui nous a aidés et qui pourra vous aider. Le mec s'appelle Collins et il a écrit un bouquin qui s'appelle Good to Great. Ça a été mal traduit en français par De la performance à l'excellence. Il nous fait prendre conscience que ton entreprise, comme ton dirigeant, les deux seront bons s'ils sont dans leur hérisson. Lisez le livre, mais ce que je peux vous dire, c'est que le livre est un livre. être dans son hérisson. Le livre en parle très très bien, mais ce que je veux simplement dire, c'est que ce qui va faire que tu vas être dans ta zone d'impact, et ça tu ne le délèves pas, et le reste tu peux, c'est les choses qui sont à la rencontre de trois cercles. Premier cercle, C'est ce que tu as plaisir à faire, ce qui te fait kiffer, ce qui t'anime. Est-ce que du coup il y aura de l'alignement et de l'impact ? Est-ce que tu n'auras même pas besoin de te forcer et tu vas inspirer et engager autour de toi ? Donc la notion de ce qui te fait plaisir. Deuxième cercle que tu croises, c'est ce que tu fais mieux que les autres. Ton facteur différentiel. Ce qui fait que les gens vont dire « ouais c'est différent, c'est mieux » . Et la troisième chose, c'est ce qui alimente le moteur économique de ta boîte. Et les trois choses, quand elles se rencontrent, dans les cercles, quand tu les dessines, t'imagines bien, ça nous fait une petite zone grise. Là c'est le horizon de ton cabinet. Tu peux faire ça en tant qu'entrepreneur et tu dis, c'est ça, je mets 80% de mon énergie là-dessus.
- Speaker #0
J'abandonne le reste, toi.
- Speaker #1
Le reste, 80-20. En tout cas, à un moment donné, pour être exemplaire, parce qu'il y a aussi des imprévus, etc., il faut savoir être souple.
- Speaker #0
Good to great.
- Speaker #1
Good to great, je recommande cette lecture que tu peux appliquer à l'échelle de ton entreprise, à ton échelle, à l'échelle de tes collaborateurs, tes commerciaux, tes managers. Et elle renforce finalement l'humanité et la pertinence et la puissance de ta boîte.
- Speaker #0
Merci pour ce partage. On profite, si vous avez d'autres idées de bouquins, vous pouvez nous les mettre en commentaire, ce sera intéressant pour tout le monde. On mettra celui-là, avec un lien sur une librairie connue. Gestion de crise, quand tout crame autour, t'as perdu ton plus gros client, on va pas parler Covid, mais voilà, ça pue quand même, ça se passe vraiment pas bien. Qu'est-ce qu'on fait en tant qu'entrepreneur, en tant que dirigeant, en tant que manager, pour pas paniquer ? C'est quoi le petit outil, la petite astuce pour... Restez calme. D'ailleurs, j'ai fait... C'est peut-être un bon moment.
- Speaker #1
Bien sûr, à nouveau, on part de répondre à tes questions, Sébastien, je crois. Je pense que la première chose, c'est de ne pas réagir à froid. On sait très bien qu'à chaud, on est des êtres d'émotion. Du coup, l'émotion peut nous faire réagir de façon un peu plus... Il n'est pas forcément dans la bonne direction. Donc, laisser l'émotion émerger, venir. Attendre 24-48 heures pour laisser redescendre. À nuit,
- Speaker #0
porte-gabons. Tu t'es au moins passé la nuit.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, exactement. Minimum une nuit dessus.
- Speaker #0
Tu ne dors pas bien. Non,
- Speaker #1
tu ne dors pas bien, mais justement, c'est bien que tu ne dors pas bien parce que du coup, il se passe plein de choses.
- Speaker #0
J'ai le cerveau guidon, en fait.
- Speaker #1
La deuxième chose, moi, je dirais, c'est de demander un effet miroir à droite ou à gauche. Parce qu'en fait, la chose t'affecte tellement, tu n'es plus lucide et tu n'es plus objectif. Donc, ton époux, ton épouse, ton enfant, un regard d'enfant, c'est extrêmement intéressant. Je suis persuadé. Il ne faut pas forcément consulter des grands pontes ou des grands experts. Il faut aussi consulter un ami qui est complètement dans autre chose, consulter un enfant, sa femme qui fait complètement autre chose, qui est dans l'enseignement, peu importe, et pour avoir un avis complètement extérieur.
- Speaker #0
C'est-à-dire lui dire un petit peu ce que tu comptes faire, la réaction que tu comptes avoir, et puis te faire challenger finalement par contre c'est un extérieur.
- Speaker #1
Je vis ça, ça me fait chier, c'est dur, j'ai envie d'abandonner, qu'est-ce que t'en penses ? Et être lucide dans ses demandes. Je ne te demande pas de me faire plaisir, je ne te demande pas de... Juste, qu'est-ce que ça t'inspire ? J'ai un exemple comme ça d'une personne. C'est dur, elle se sépare, il y a trois enfants. Monsieur avait plus de revenus qu'elle, elle était indépendante, c'est compliqué, il va falloir se reloger, etc. Et en fait, elle vient nous voir, elle nous pose ça. Nous, on ne connaît pas son univers, l'univers d'architecte d'intérieur, etc. Et en fait, on nous renvoie une image de la situation. On nous dit, attends, t'as fait ça, t'as fait ça, t'as telle expérience, t'as tel machin, tout ça. Juste on reformule, t'en es là, t'as fait ça, t'es capable de faire ça. Donc en fait, tu vas faire ça, l'étape d'après tu fais ça, t'as des potes qui peuvent t'aider, après on fait ça, après tes clients il y en a là, il y en a là. Donc en fait, c'est juste une question de temps, mais en fait t'es dans ta courbe du changement, mais t'es déjà en train de rebondir en fait. Ah mais j'ai pas vu comme ça. Et elle n'est pas du tout ressortie pareil. On veut juste faire un effet miroir de ce qu'on percevait de la situation. C'est ce qu'on travaille souvent en coaching. En coaching, on apprend à se mettre ce qu'on appelle en position méta, c'est-à-dire à regarder la situation dans laquelle on est. Donc il y a des protocoles en coaching qui permettent ça. C'est finalement ça qu'on fait tout simplement, soyons pragmatiques. C'est apporter un effet miroir. Donc je dirais, deuxième tip, c'est d'aller demander un effet miroir à quelqu'un de l'extérieur.
- Speaker #0
Excellent. Gestion de la vie pro, vie perso. Alors tu as donné des clés finalement, en n'étant pas coupable de se mettre des moments dans l'agenda pour aller faire du sport. On parle souvent d'équilibre. Quand on monte sa boîte, il y a beaucoup de travail à fournir. Il faut taper dedans. C'est des moments durs, souvent les deux premières années d'une boîte sont quand même assez difficiles. C'est quoi le secret, quelque part, pour que ta vie perso, finalement, te nourrisse, nourrisse ta performance au boulot ? Comment tu te mets en place un board mental qui est là pour t'aider, finalement, dans ta famille ? C'est quoi les petites astuces ?
- Speaker #1
Alors, enrichi des expériences de tous ceux qu'on a en coaching et de la mienne. Je dirais que c'est évidemment propre à chacun. Je serais un menteur et un faux magicien si je disais le type.
- Speaker #0
C'est un truc pour plus le menteur, c'est vrai.
- Speaker #1
Exactement. Donc du coup, ce qui, pour moi, est le plus pertinent, c'est simplement de regarder un peu à l'intérieur et de dire, qu'est-ce qui me ressource ? T'es un mec, meuf, t'es une pile ? Je vais la décharger comme un malade, comme une malade pendant deux ans. Avant, il va falloir la recharger. Donc déjà, un, sois prêt à la décharger. Elle sera beaucoup plus souvent déchargée que chargée. Il faut se mentir. Deux, que ce soit clair avec toi-même et clair avec ton entourage. Moi, je pense que quand on monte une boîte, c'est un projet de vie. Ma femme vient de signer pour acheter une entreprise. Je suis co-acteur du truc et les enfants en ont entendu parler depuis deux ans.
- Speaker #0
Quatre enfants, deux entrepreneurs à la tête. Waouh !
- Speaker #1
La folie, la folie, la vérité, la folie, il n'y a que ça de vrai. C'est le grand sel de la vie. Et du coup, ce soit clair avec ton compagnon et ou ta compagne. Parce qu'à un moment donné, les dégâts sont collatéraux, tout le monde est embarqué dans l'histoire, pour le dire positivement.
- Speaker #0
C'est le premier avancement.
- Speaker #1
Et ne pas se raconter de mensonges. Moi, je fais un truc digital, je process, ça va tous border digitalement avec l'IA, ça va partir en automatique, je bosse 4 heures, je lève la dette d'un million, ça s'emboute. Oui, il y a forcément des exemples, ça marche. Et on entend beaucoup parler. C'est une recette,
- Speaker #0
moi je prends.
- Speaker #1
Je sais aussi que tu es un gros bœuf à l'ailleurs. Donc être clair avec soi-même, être clair avec son entourage proche. Et puis après, c'est simplement regarder à l'intérieur les choses qui se ressourcent, les choses simples. Est-ce que toi, c'est plutôt de faire des vraies vacances, auquel cas, le deal avec ta femme, avec tes employés, c'est quand tu break, tu break. Est-ce que toi, ton truc, c'est le sport ? Du coup, d'être très clair dès le début et avec tes employés. Vous ne me verrez pas certains midis. Vous ne me verrez pas certains matins avant 9h et demi, parce que c'est hyper inspirant, en plus en termes de culture, entreprise, transparence, authenticité, etc. Donc, qu'est-ce qui te ressource ? Si c'est le sport, mets-le au cœur. Si c'est ta famille, mets-le au cœur. Si c'est les vacances, mets-le au cœur. Donc, focus sur le truc qui te ressource et t'en fais une chasse gardée. Et ça, c'est non négociable. Et c'est ce qu'on est en train de travailler avec ma femme, qui du coup commence à aller dans la boîte et tac, tac, le déplacement, la distance, etc. Et en fait, elle le sait, on en avait déjà parlé il y a six mois, et c'est ce qu'on est en train de... travailler aussi, pour travailler ces discussions autour d'une bière, c'est qu'elles sont les gardes fous que tu te mets, ce qui est finalement non négociable. Je pense que ça va tourner autour du yoga du matin. Donc il est possible que certains matins, elle arrive plus tard, mais elle va arriver en super disposition, elle va être très impactante et ça sera inspirant.
- Speaker #0
Ce qui veut dire aussi que c'est un impact peut-être sur toi, dans le sens où, elle, c'est yoga le matin, c'est son moment, faire le petit déj pour les gamins, ce sera toi. Oui,
- Speaker #1
tu as raison. Oui, alors je pense à nouveau que c'est un projet de vie avec mon partenaire, ta partenaire. Et donc du coup, beaucoup de communication. C'est très important que le couple soit solide et de la communication. Un, parce que ça va beaucoup par les boulots. Deux, parce que ça va tanguer en termes d'énergie. Et donc du coup, il faut rester complice, rester solidaire face aux enfants. Donc de la communication, de la communication d'un couple. Donc oui, ce genre de choses sur le petit-déj est un exemple clarifiant. Le mardi et le jeudi, du coup, c'est carrément toi. Et puis genre... On a fait un tout con, par exemple, c'est sur les devoirs des enfants, sur le dernier. Moi, je suis la dominante sur Paul et Lucie la dominante sur Gaspard, donc le petit dernier. Donc du coup, on sait qui va s'occuper de quoi, ça évite le flou. Il a une telle note. Légèrement pointe, sur les devoirs. Télécalin et les deux ont droit.
- Speaker #0
J'espère. La solitude du dirigeant, on n'en a pas parlé. tu l'as touché un petit peu en disant pas hésiter d'aller faire des effets miroirs avec des gens extérieurs mais comment quand on est dirigeant on se construit un entourage sur lequel on peut s'appuyer qui nous supporte et qui fait qu'on ne porte pas tout le poids sur nos épaules je
- Speaker #1
crois beaucoup au réseau de dirigeants je trouve que c'est très vertueux souvent c'est le soir, la journée est terminée de plus en plus ce sont des moments aussi de convivialité avec des moments d'inspiration on travaille à une intervention, un atelier, une conférence inspirante Et du coup, de façon détendue, tu es parti de la journée ? Oui, je suis parti de réseau. Alors, pareil, je peux partager un type. J'ai été gourmand en réseau au démarrage et je me suis aperçu qu'en fait, il valait mieux en faire moins et puis faire bien et tenir dans la durée. À la fois parce que c'est ce qui t'amène, du coup, tu t'enrichis, tu donnes et tu reçois. Et puis par réseautage, c'est ce qui t'amène aussi du bise dans la durée. Donc, plutôt faire de la qualité que la quantité. Donc, oui, j'ai parti de réseau et je vois bien qu'on se nourrit mutuellement. Donc j'encourage beaucoup à aller dans des réseaux où on est nourri. Donc des réseaux type APM, réseaux d'entreprendre, où c'est JD, où il y a du coup aussi des interventions de l'extérieur.
- Speaker #0
Je pense qu'au sort de la solitude, c'est aussi s'oxygéner.
- Speaker #1
Et donc c'est des moments où on s'oxygène.
- Speaker #0
C'est quoi le défaut ou l'habitude toxique qu'ont 80% des dirigeants et sans s'en rendre compte surtout ? La volonté de maîtriser,
- Speaker #1
la volonté de contrôler.
- Speaker #0
Et souvent, c'est...
- Speaker #1
Je le vis, ouais. Il y a 100%. Je ne vois pas se te voir.
- Speaker #0
Mais oui, ça c'est un thème récurrent.
- Speaker #1
C'est dur de lâcher prise, de déléguer les clés à un manager ou à un Twitter.
- Speaker #0
Les gens sont formidables, à condition qu'on recrute les bons, bien évidemment, et je sais qu'à peine le recrutement, et moi-même également, même si la dernière fois on a reçu 106 CV, on a de la chance, mais qu'on n'a pas forcément autant de choix qu'il y a 10-15 ans en arrière. Donc, évidemment, c'est de recruter les bons et de savoir s'entourer. Et en même temps, après, une fois qu'ils sont là, c'est de savoir les libérer. On a une conviction chez Pulse, c'est qu'il y a un potentiel sous-exploité dans nos équipes. À la fois en termes d'impact pour la boîte, création de valeur, et puis de plaisir au travail et de fierté d'appartenance. Sur ces deux volets-là, les gens, en moyenne, on a mesuré sur à peu près 50%. 50% d'impact pour ta boîte et 50% d'épanouissement. C'est con.
- Speaker #1
C'est l'énergie perdue.
- Speaker #0
C'est l'énergie perdue, en fait. Et en libérant ça, 60,
- Speaker #1
70, 75... C'est quoi, le petit truc ?
- Speaker #0
Le vaisseau. C'est qui, la personne ? C'est qui, la personne ? C'est pas une commerciale.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
C'est Yann. C'est pas une coach. C'est Camille. C'est pas une formatrice. C'est Carole. C'est pas une assistante. C'est Lina. C'est pas un associé. C'est Romain. C'est qui ?
- Speaker #1
C'est de parler de l'humain d'abord, et avant de parler de la fonction.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui l'anime ? Qu'est-ce qui la fait triper ? Comment elle fonctionne ? Comment elle communique ? Qu'est-ce qui la motive ? La motivation, ce n'est pas juste les chiffres et les primes. Il y a d'autres choses. Il y a d'autres leviers. Donc, en fait, remettre de l'humanité, ce n'est pas un gros mot. C'est simplement se redire, j'ai qui en face de moi ? Personne ne se lève le matin pour t'enrichir, Sébastien. Personne ne se lève le matin pour m'enrichir. Les personnes sont là, et je dis les choses avec détachement. essentiellement pour se faire plaisir, s'épanouir, grandir. Ok, qu'est-ce qui l'épanouit ? Qu'est-ce qui l'a fait grandir ? Qu'est-ce qui l'a motivé ? Et moi, du coup, je suis juste un créateur de conditions pour faire émerger ça. Et c'est évidemment complètement imparfait, et c'est néanmoins une forme d'idéal et d'objectif qui permet aux personnes de se réaliser aussi en tant que personnes. Et là, tout d'un coup, elles osent. Elles sont force de proposition. Ah ben c'est bizarre, je me mets une pression sur les épaules. Ben oui, mais c'est toujours toi qui prends les décisions, qui vérifiez, qui contrôlez. Bon, puis, hé, l'être humain, il est fainéant. Toi, moi, on est des fainéants. La qualité première, je vois bien mes gamins. La nature humaine, elle est fainéante par nature. Et c'est une qualité. On est constitué comme ça. La nature a fait en sorte qu'on ne dépense pas bêtement de l'énergie si on voulait en dépenser moins. Donc, à un moment donné, si je sais que le chef va repasser derrière, si je sais que mon manager va contrôler, si je sais que de toute façon, il va reprendre mon mail, Je fais la V1 minimum, minimale. Si je lui dis, j'ai confiance en toi, on va au client, elle a peut-être dû passer deux fois plus de temps au début, donc c'est un investissement, ça va te coûter. Mais derrière, autonomie, fierté, responsabilité. Alors peut-être le mail n'a pas tout à fait la même structure que toi. C'est une phrase que j'aime bien, qui dit qu'à partir du moment où la personne a bien compris le pourquoi, laisse-lui faire le comment. Ça reste toujours vrai pour moi.
- Speaker #1
Merci. Peut-être une dernière question, t'as 49 ans. Dans 15 ans, Pulse, ça existe encore ?
- Speaker #0
Ouais, écoute, on est en train d'organiser une suite potentielle avec Romain, il prend des parts petit à petit, il a 11 ans de moins, on verra ce que ça donne, tout est ouvert, elle a aussi l'acceptation. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je n'irai pas jusqu'à 70, parce que c'est quand même un gros rythme, et je vois bien aussi, ce que je faisais à 35, je ne le fais pas aujourd'hui, je ne le ferai pas forcément à 70. Voilà, donc je suis toujours passionné par l'humain, par le relationnel, j'ai eu des appels depuis en politique, en politique... face ton humble à l'échelle d'une mairie. C'est peut-être des choses, le monde associatif aussi, pour faire des choses utiles et impactantes, à la fois socialement et environnementalement, parce que c'est les sujets aujourd'hui sur lesquels j'en vis aussi les tapeteurs.
- Speaker #1
Ceux qui seront chez Pulse dans 15 ans, t'aimerais qu'ils disent quoi de toi, ton passage chez Pulse ?
- Speaker #0
Ce n'est pas le plus important. Ce que j'aimerais surtout, c'est qu'ils disent voilà ce que j'ai vécu. Voilà ce que j'ai vécu, voilà ce que ça m'a permis, voilà en quoi j'ai grandi, voilà ce que ça m'a inspiré. Mais c'est pas lié à ma petite personne. Moi, je suis un maillon dans la chaîne. Donc, je sais pas, surtout qu'ils parleront positivement de leur expérience et que modestement, ce qu'ils auront vécu là, ça inspirera ce qu'ils pourront semer ailleurs avec leur style, leur vie, leur chemin. En tout cas, l'équipe que j'ai aujourd'hui, j'espère qu'on va continuer encore longuement ensemble parce qu'ils sont vraiment top.
- Speaker #1
Top. Merci Mickaël.
- Speaker #0
Merci Sébastien pour ce temps, ce partage.
- Speaker #1
Non, vraiment, merci. parce que c'était riche et plein de conseils concrets, plein de leviers activables, donc top. Et si vous aussi, vous avez retenu une chose, un conseil, ça m'intéresse de l'avoir en commentaire, ça fera un rappel pour tout le monde, ce sera utile pour toute la communauté. Et si cet épisode vous a inspiré, imaginez l'impact que ça peut avoir si vous le partagez. Alors partagez-le à vos collègues, à vos amis, à vos proches. Le truc qu'ils retiendront, c'est peut-être pas le truc que vous avez retenu, mais je suis persuadé que ça leur sera utile. Je m'appelle Sébastien Vandenbergh, poursuis les prochains épisodes, connectez-vous à moi sur LinkedIn, sur Instagram, à bientôt sur la table de scène.