Speaker #000:00:00:01 - 00:00:27:01 Intervenant 1 Les gens qui pensent qu'ils devraient se mettre à leur compte pour pouvoir partir en vacances autant qu'ils veulent. Et puis du coup, avoir leur propre planning. Je pense qu'ils se mettent le doigt dans l'oeil, très profondément. D'avoir des robots qui débarrassent ou qui apportent les assiettes, pourquoi pas. Je me suis fait quand même bouli harceler, tu vois ? Pas du tout du harcèlement sexuel, mais du harcèlement vraiment mental, tu vois. 00:00:27:03 - 00:00:43:17 Intervenant 1 Aujourd'hui, je reçois une femme qui a décidé de craquer le vernis de la bonne élève pour se confronter à la réalité brutale du terrain, Rebecca Hababou a fait le parcours parfait Paris, école hôtelière de Lausanne, les palaces cinq étoiles, mais sous le luxe et le service impeccable. Elle a vu aussi la ville, la violence d'un milieu qui s'essouffle. 00:00:43:17 - 00:00:59:07 Intervenant 1 Alors à 30 ans, elle a décidé de tout reconstruire à sa sauce. Elle conseille aujourd'hui les plus grands établissements, de la déco au marketing, du business plan au recrutement. Mais elle gère aussi une boîte de nuit à Genève. Autant vous dire que si elle sait ce que c'est que la responsabilité quand on gère la sécurité de l'humain à 3 h du matin. 00:00:59:09 - 00:01:17:17 Intervenant 1 Au milieu de tout ça, l'anime aussi le podcast Qui-vive, pour donner la parole à ceux qui sont dans les coulisses de la culture et du monde de la nuit genevoise. Alors comment on passe d'une Google formatée à une entrepreneure pleine d'énergie ? Pourquoi le milieu de l'hôtellerie doit ignorer, changer sa manière de manager et comment on garde son discernement dans un monde qui automatise tout. 00:01:17:18 - 00:01:34:18 Intervenant 1 Et même le sourire du serveur au final. On va parler de recrutement, de chef de sécurité incendie, de management hardcore et de quête de liberté. Bienvenue dans le podcast Rebecca. Merci beaucoup ! Je te propose de présenter même si j'ai fait une présentation un peu longue. Mais qu'est ce que tu me dirais de toi ? 00:01:34:20 - 00:01:53:23 Intervenant 2 Alors donc merci beaucoup ! Je m'appelle Rebecca donc j'ai 35 ans, j'ai grandi à Paris comme tu l'as dit, dans une famille très heureuse, portée par l'entrepreneuriat. Donc mon père avait monté aussi des entreprises, notamment Colombus Café, une chaîne de café. C'est lui qui l'a montré, c'est lui qui l'a monté. Alors son rêve, c'était de le vendre à Starbucks. 00:01:54:00 - 00:02:10:07 Intervenant 2 Je crois pas que ça. Enfin, je sais que ça s'est pas fait finalement, mais il a. Il a eu plusieurs activités, il faisait du conseil en service client, il a écrit des bouquins pour parler du service client dans les années nonante où c'était pas du tout un sujet. l'Accueil du client, c'était très américain. Et donc moi j'ai grandi avec ce papa. 00:02:10:07 - 00:02:14:24 Intervenant 2 Et puis ma mère qui avait un énorme poste dans l'industrie pharmaceutique. Donc vraiment. 00:02:15:04 - 00:02:20:18 Intervenant 1 Comment comment ton père, il arrivait justement à parler du service client des années nonante alors que c'était pas du tout le sujet. 00:02:20:20 - 00:02:42:03 Intervenant 2 Et bien en fait, il a été voir, il était aux Etats-Unis avec, il a fait une école de commerce et puis son meilleur ami de l'époque avait fait un stage à New York, il a été lui rendre visite et là bas, ils ont découvert la culture du service à l'américaine. Et en rentrant, ils ont aussi découvert Starbucks. Et donc en rentrant, ils ont écrit ce bouquin qui s'appelait Service compris, qui expliquait finalement que tu dois dire bonjour à un client quand ils traversent la porte. 00:02:42:06 - 00:02:57:23 Intervenant 2 Enfin, il a juste posé par écrit des trucs un peu basiques et ensuite il a fait des conférences pour des grosses grosses boîtes françaises. À cette époque là, personne ne faisait ça. Donc c'est là où il s'est vraiment un peu différencier. Et puis ils ont gagné beaucoup d'argent assez vite grâce à ce livre et grâce à ces conférences. 00:02:57:24 - 00:03:19:12 Intervenant 2 Et ensuite ils ont demandé comment bus café pour faire le café à l'américaine. Et là, c'était une aventure un peu plus compliqué. Et d'ailleurs, ce qui est assez drôle, c'est que quand j'ai gradué de l'école de Lausanne, mon père était là à la cérémonie de remise des diplômes et il m'a dit si j'avais recruter des gens de l'école hôtelière de Lausanne pour m'aider dans cette aventure, je crois que je n'aurais pas fini par vendre parce que ça s'est fini un petit peu de manière compliquée. 00:03:19:14 - 00:03:42:06 Intervenant 2 Donc ça, c'était terrible. Donc tout ça pour dire que j'ai grandi donc dans cet environnement là, une famille qui mes parents avaient une situation financière assez confortable. Et donc j'ai deux petites sœurs et j'ai toujours été un petit peu indépendante, très vite responsabilisée, très vite à me prendre vraiment le lead sur des trucs. Donc j'ai toujours été un peu leader dans ce genre de choses. 00:03:42:09 - 00:04:03:08 Intervenant 2 Et la famille, ça a toujours été méga important, important pour moi. Et et voilà. Donc bref, j'ai grandi donc à Paris. Moi j'aime pas du tout cet endroit, j'ai pas été Paris, j'ai du mal à être Paris, j'aime pas bien quand j'y retourne, je suis contente de voir ma famille et quelques potes mais vraiment ça me tend. Je rentre dans le métro, j'ai l'impression qu'on est dans le tiers monde et je crois que c'est aussi. 00:04:03:08 - 00:04:19:22 Intervenant 2 Tu sais, quand tu verbalise des choses négatives, il t'arrive des trucs négatifs. Du coup, j'arrive à Paris, je sors du train gare de Lyon, je me dis putain, ça me saoule d'être là et bam, un clochard qui me passe devant, qui me bouscule ou alors des trucs un peu désagréable. Donc j'ai créé ce truc avec Paris qui est pas très positif mais mais voilà. 00:04:19:23 - 00:04:36:01 Intervenant 2 Et donc j'ai à 18 ans, je suis parti faire l'école autour de Lausanne, c'était pas du tout prévu. Mon père voulait que je fasse une école, lui a fait l'ESSEC en France, il voulait que je fasse la même chose. Sauf qu'il n'a jamais accepté le fait que j'étais nulle en maths et je suis toujours d'ailleurs nulle en maths. 00:04:36:03 - 00:04:46:02 Intervenant 2 Et il m'a forcé à faire un bac S. Je fais math. J'ai eu quand même trois sur 20 au bac. Christian huit J'ai eu mon bac parce que j'ai eu des bonnes notes en philo. 00:04:46:04 - 00:04:46:14 Intervenant 1 Sur les autres. 00:04:46:14 - 00:05:02:18 Intervenant 2 Notes et en français, mais j'ai été très mal orienté et Et en fait, j'ai découvert les côtés de Lausanne lors d'un voyage au Vietnam. On était dans un hôtel pour aller boire un verre avec mes parents en fin fond de la montagne, et je vois à la réception une petite blonde de 18 ans et je dis Qu'est-ce que tu fais là ? 00:05:02:19 - 00:05:17:20 Intervenant 2 Et elle me dit qu'elle fait glisser qui est notre école hôtelière. Et en fait, je ne sais pas, genre elle m'a parlé de ce qu'elle faisait et j'ai eu une espèce de famille et donc rentrer à l'hôtel, encore au Vietnam, j'ai postulé à l'échelle en ligne et puis quand je suis rentré à Paris, j'ai dû aller à Chambéry passer le TOEFL. 00:05:17:21 - 00:05:37:21 Intervenant 2 Et puis ensuite j'ai été à l'école la journée section et donc j'ai été acceptée avant d'avoir mon bac. Et donc moi qui étais très nul finalement en S etc, je me suis un peu relâché, j'étais assez bon. Mon futur est tout tracé sur. l'écran de l'avoir. Voilà, récemment donc, je me suis réveillé comme il fallait et donc j'ai débarqué à l'école hôtelière à 18 ans, donc très jeune. 00:05:37:22 - 00:05:55:06 Intervenant 2 Moi je suis né en juillet, donc vraiment en septembre j'étais baby et j'ai débarqué là bas, dans cet endroit où tout le monde est complètement habillé, en costard, très formel. Et pour la première fois, j'étais là où je devais être. J'étais bonne à l'école parce que tu as parlé tout à l'heure du vernis de de la jeune fille parfaite. 00:05:55:07 - 00:06:15:15 Intervenant 2 Alors j'ai toujours été un peu mauvaise à l'école parce que quand j'ai commencé, mon sang fou un peu. Mais je le dis parce que c'est important, je crois que ça a quand même vachement fait qui je suis. Mes parents m'ont mis dans une école bilingue quand j'étais toute petite, et en fait c'était plus anglais et français et donc j'ai jamais appris à lire et en français et surtout du CP, là tu vois en France. 00:06:15:17 - 00:06:35:23 Intervenant 2 Et du coup quand je suis arrivé, l'école a dû fermer parce qu'en fait on parlait plus sur le lac français et quand je suis arrivé le système français, j'avais déjà des lacunes et j'ai jamais personne a pris le temps de me remettre à niveau et donc j'ai passé ma mon enfance et finalement toute ma scolarité. Ouais et donc en fait, je crois que ça m'a mis dans un truc un peu nul, tu vois, et on m'a dit bah non mais t'as pas le niveau pour s'y pour ça. 00:06:35:23 - 00:06:57:13 Intervenant 2 Alors qu'en fait, juste personne n'avait deux fois que j'ai toujours ressenti la responsabilité très indépendante, que si je voulais pas m'en sortir, en tout cas que personne n'allait m'aider et que si je voulais il fallait que je me bouge moi même. Et donc ça a beaucoup je crois, façonné si je suis. Et voilà, donc tout ça pour dire que j'arrive à la chaîne et là, enfin, je suis entouré de gens qui valorisent qui je suis. 00:06:57:14 - 00:07:12:16 Intervenant 2 Donc jusqu'à présent, enfin je parle quatre langues. Alors à l'époque j'en parlais, j'en parlais que trois, mais mais j'avais appris à l'école et là on valorisait parce qu'en fait tout d'un coup, je pouvais parler avec tous les gens, alors que quand j'étais à Paris, tout le monde s'en fichait finalement de cette partie là. Et donc je passais quatre ans formidables à beaucoup trop marrer. 00:07:12:16 - 00:07:31:03 Intervenant 2 Alors j'étais très sage mine de rien, ma crise d'ado de sortir en boîte de nuit, je la fais plutôt maintenant que quand j'avais 20 ans. Ce qui surprend vraiment mes potes de l'époque, parce que j'ai toujours été la première à rentrer, parce qu'on avait cours le lendemain, etc. Et puis du coup, aujourd'hui, ça les fait pas mal rire quand ils connaissent un peu mon quotidien, mais mais voilà. 00:07:31:03 - 00:07:50:11 Intervenant 2 Et puis du coup, si on continue après le HL, je rentre à Paris, je bosse dans la restauration, je bosse. C'était une question spécifique aussi. Je te déroule mon parcours, donc je vois dans une boîte qui fait des recettes de chef étoilé, dans des bocaux en verre et je suis recruté par un ancien gars de l'aile. 00:07:50:13 - 00:07:54:13 Intervenant 1 Après toutes tes expériences dans les hôtels cinq étoiles, tu m'as dit que tu avais beaucoup voyagé en fait. 00:07:54:14 - 00:08:09:03 Intervenant 2 Alors les voyages c'était après. Ouais, en fait, j'ai fait juste un stage à Courchevel dans un hôtel qui s'appelait Cheval Blanc, un stage opérationnel où j'étais femme de chambre et commis au restaurant. C'était horrible. C'est là le truc extrêmement violent. Peut être On y reviendra. 00:08:09:04 - 00:08:09:16 Intervenant 1 On y reviendra. 00:08:09:16 - 00:08:32:19 Intervenant 2 Ça. Et puis après le deuxième stage, j'étais à Bruxelles au siège de Starwood qui aujourd'hui à partir à Maria. Mais ça c'était dans les bureaux, ça c'était assez chill. Et les gros voyages, ils sont venus après. Donc je suis après l'école, je suis arrivé à Paris, je bosse dans cette boîte qui fait cette restauration et je développe toute la partie B2B et je crée des événements et je suis très indépendante dans la structure et c'est très compliqué. 00:08:32:19 - 00:08:51:06 Intervenant 2 Ça se passe pas hyper bien avec le dirigeant. Donc au bout d'un an, j'arrête et je vais bosser au début à Paris. Donc l'hôtel t'appelle Yum qui a aussi une maison à Paris à Verbier. Pardon. Donc je bouge du Paris au Verbier, je fais une saison à Verbier et après j'ai été à Tel Aviv où là je vis pendant trois ans. 00:08:51:08 - 00:09:23:01 Intervenant 2 Je passe un an au Sheraton, énorme hôtel, 800 chambres, un peu pas glauque mais c'est une ancienne type d'hôtellerie. Et après je bosse au Normand qui est un boutique hôtel de fous furieux où là je passe un an incroyable. Et puis ensuite je vais à Shanghai où là joint des amis de l'aile qui avait monté des bars. Le café des stagiaires, il en avait quatre, trois à Shanghai, un à Bangkok et il me demande de diriger les opérations pour le groupe, ce que j'accepte volontiers. 00:09:23:01 - 00:09:55:14 Intervenant 2 Et donc je quitte Tel-Aviv du jour au lendemain et je débarque à Shanghai. Et je retrouve mon père justement à l'aéroport, à Charles de Gaulle, qui vient avec moi à Shanghai, juste assurer que je n'allais pas dans un traquenard Qui connaissait mes copains. Il est où là ? C'est quoi ce plan ? Et du coup, Et voilà, là je fais trois ans à Shanghai et il y avait un établissement à Bangkok, donc j'ai fait beaucoup d'allers retours et j'ai débarqué à Genève, ce qui va nous amener peut-être à la suite des questions en 2019, parce qu'en fin 2018, j'ai perdu deux de mes grands parents en un mois. 00:09:55:14 - 00:10:18:12 Intervenant 2 Et donc, réalisant que la Chine quand même très loin et que j'avais envie d'être proche de ma famille, je me suis dit j'arrête l'Asie, je rentre. Donc j'ai pris trois mois pour faire endosser à la suite de leur de leur décès et j'ai débarqué à Genève parce que un ami de l'époque dirigeait une boîte de boulangerie ici. Enfin diriger les opérations pour une boîte de boulangerie et m'a débauché pour prendre la direction d'un Exactement. 00:10:18:14 - 00:10:19:17 Intervenant 2 Et voilà. 00:10:19:19 - 00:10:45:05 Intervenant 1 Très bien. Aujourd'hui tu es entrepreneur, On s'intéressera un petit peu à comment on saute dans le dans ce, dans ce statut d'entrepreneur. Mais pour bien comprendre, tu m'as dit que tes parents, enfin ton père était entrepreneur. Effectivement, avec Colombus Café, ça tu m'as dit en préparant l'émission, je l'ai vu bosser comme un chien, je l'ai vu stressé. Ça t'a pas dégoûté de l'entrepreneuriat ? 00:10:45:07 - 00:11:04:03 Intervenant 2 Non parce qu'en fait ça m'a toujours impressionné. J'ai toujours trouvé ça assez assez impressionnant parce qu'il a vraiment un truc avec les gens. En fait, On s'est toujours un peu moqué de lui parce que il connaît beaucoup de monde et puis à chaque fois il dit Ah non mais lui c'est un copain, lui c'est un copain et en fait c'est pas vrai, c'est pas ça des jeunes. 00:11:04:05 - 00:11:19:01 Intervenant 2 Et en fait maintenant, moi je suis un peu comme ça, tu vois, quand on me dit tu connais un tel, comment tu connais ? Ah bah je sais pas, c'est un copain. Donc ça c'est quelque chose qui m'a toujours, qui m'a toujours impressionné. Après j'étais petite, je réalisais pas le stress, juste on le voyait pas souvent mais Mais quand il en parlait il avait l'air de. 00:11:19:03 - 00:11:36:14 Intervenant 2 Il avait l'air de se régaler après lui, son aventure entrepreneuriale c'était pas la même que la mienne parce que il avait il était associé déjà moi je suis indépendante et enfin en tout cas dans l'une des entreprises. Et aussi il a monté une chaîne et les packs étaient différentes. Je me compare pas nécessairement en revanche dans le quotidien. 00:11:36:14 - 00:11:44:23 Intervenant 2 Et puis la force et la résilience, je crois que lui, c'était un modèle. Et puis en ce sens, ça m'a toujours inspiré. Ouais. 00:11:45:00 - 00:12:05:02 Intervenant 1 À l'inverse, tu m'as dit aussi en préparant ta maman avait un bon poste dans l'industrie pharmaceutique et et tu m'as dit quand on est une femme, on est un peu formaté, on est un peu éduqué justement à prendre une place dans la société, assez cadrée et pas forcément le chemin de l'entrepreneuriat. Donc tu as tu as eu aussi cette éducation là par par ta maman je pense. 00:12:05:02 - 00:12:18:05 Intervenant 2 Ouais, un truc assez. Il voulait que je fasse une. Mes parents voulaient que je fasse une grande école. Alors l'école de Lausanne est une grande école, mais pas au sens de mes parents, enfin eux, dans le monde dans lequel on a grandi. 00:12:18:05 - 00:12:19:04 Intervenant 1 L'école de commerce. 00:12:19:05 - 00:12:47:09 Intervenant 2 Voilà, donc tu fais une grande école, tu sais, tu fais du droit ou tu es médecin. Globalement c'est ça un peu les carrières qui sont tracées. Et effectivement, il n'a jamais été question de ne pas travailler ma famille. C'est pas du tout ça le délire. Mais c'est vrai que ils m'ont toujours soutenu, mais quand j'étais petite on me disait pas tiens, toi tu vas avoir un jour ton entreprise, mais mes grands parents, Mon grand père m'a appelé ma petite aubergiste parce qu'effectivement il pensait tous que j'étais finalement serveuse dans un restaurant et c'est pour ça que j'avais fait quatre ans d'études en Suisse. 00:12:47:09 - 00:13:11:23 Intervenant 2 Je leur expliquais que non mais. Mais bon, je me suis un peu perdu dans ta question. Ouais, j'étais un peu formaté à être enfin, on n'est pas élevé pour avoir une grande gueule quand on est une femme. En tout cas dans les années nonante en France, c'était pas vraiment ça le sujet. Et et dans dans mon cercle très proche des gens avec qui j'ai grandi, je suis une des seules à être indépendante et entrepreneur. 00:13:11:23 - 00:13:14:15 Intervenant 2 Aujourd'hui, la plupart sont un peu casés. 00:13:14:16 - 00:13:27:17 Intervenant 1 Alors l'école hôtelière de Lausanne, moi j'avais un peu cette image justement qu'on t'apprend à devenir être un serveur et aubergiste, gérer des hôtels, mais pas forcément devenir entrepreneur. Et tu m'as dit qu'il y avait une spécialisation entrepreneuriale. 00:13:27:19 - 00:13:47:13 Intervenant 2 Alors il y a quand même Voilà, il y a trois spécialités en dernière année marketing, finance ou entrepreneuriat. Et ils sont quand même très très chaud de l'entrepreneuriat. Le Parce qu'il y a un incubateur d'innovation, il y a tout un hub qui n'est pas destiné aux anciens élèves, C'est vraiment un truc général. Et non, tu as quand même beaucoup de gens de HL qui se lancent à leur compte. 00:13:47:13 - 00:13:59:09 Intervenant 2 Il y en a quand même pas mal, pas nécessairement dans la restauration ou l'hôtellerie, ça c'est enfin c'est vrai. Et puis du coup, moi j'ai choisi de faire ça, mais tu m'as posé la question de savoir si j'étais. J'avais toujours su que je voulais être entraîneur et en fait. 00:13:59:10 - 00:14:02:06 Intervenant 1 Tu m'as répondu oui, Je me mets toujours su que j'aurai ma boîte un jour. 00:14:02:07 - 00:14:18:23 Intervenant 2 Mais en fait j'ai réfléchi. Et puis en fait je sais pas si j'ai vraiment toujours su. Enfin, j'ai fait un peu entrepreneuriat parce que c'était le truc le plus le plus intéressant, dans le sens où je n'avais pas envie de faire du marketing parce que j'avais l'impression que ça allait être un niveau un peu superficiel. Et la finance n'a jamais été mon délire. 00:14:18:24 - 00:14:43:04 Intervenant 2 Enfin, on est en dessous en fait. Non mais du coup j'ai appris et enfin j'ai fait ce cours là. Et puis puis je me suis dit tiens, c'est marrant, c'est intéressant. Et puis je crois qu'il y avait des gens qui m'avait dit qu'ils avaient fait ça et que c'était c'était cool. Donc c'est pas. Et après effectivement de faire le cours, ça m'a aussi ouvert les yeux sur ce que c'était vraiment l'entrepreneuriat que tu avais pas besoin d'avoir une nouvelle idée de réinventer l'eau solide pour pouvoir te lancer. 00:14:43:06 - 00:14:51:06 Intervenant 2 Mais d'un côté peut être qu'inconsciemment j'ai toujours su et puis en fait je ne sais pas, je me pose pas. Ouais, peut être. 00:14:51:08 - 00:15:16:02 Intervenant 1 Justement à 30 ans, à 30 ans, tu tu sautes dans le tu montes une boîte de conseil Bali pas c'est ça. Alors tu fais, tu fais tout à 360 degrés pour tous les établissements hôteliers, restauration. Tu m'as parlé de clinique aussi. En fait, tout ce qui est dans l'accueil du client, tu m'as parlé de plan de financement, de business plan de recrutement du staff. 00:15:16:04 - 00:15:37:10 Intervenant 1 Comment à 30 ans, tu arrives à être crédible face à tes clients alors que potentiellement tes clients, ils ont deux fois ton âge en fait ? Comment tu vas conseiller optimiser des process chez un chef cuisinier qui a deux fois ton âge ? Comment tu arrives à te dire surtout que c'est ta première boîte, Tu montes le truc, tu n'as pas encore de référence quand on se défend dans la meute. 00:15:37:12 - 00:15:58:21 Intervenant 2 Alors déjà, mes premiers clients, c'était pas des chefs qui avaient deux fois mon âge. En fait, ça s'est fait un peu par hasard que je sois devenu, que j'ai monté ma boîte parce qu'en fait. Donc quand je suis arrivé à Genève, je bossais, donc j'étais directrice d'un resto qui était qui était sinistre, et au bout de six ou huit mois, j'ai arrêté parce que ça me coûtait plus, que ça me rapportait ce mot là. 00:15:58:21 - 00:16:21:24 Intervenant 2 C'est hyper important pour moi, qui est un peu une boussole dans ma vie. Et pour piloter un peu des décisions, j'y pense souvent. Et donc là, c'est la première fois que j'ai vraiment appliqué ce truc là parce que c'était c'était vraiment l'angoisse cet endroit, c'était glauque. Et puis en plus, la personne qui m'avait recruté m'avait menti. En fait, il m'avait dit qu'il avait la possibilité de, que je pouvais faire tout ce que je voulais et qu'il allait toujours me soutenir et que la direction voulait qu'on implémente du changement. 00:16:21:24 - 00:16:38:04 Intervenant 2 Mais c'était faux. Et donc je me suis retrouvé pendant six mois à mettre en place des trucs. Y avait qui se sont jamais réalisé. Donc du jour au lendemain j'ai démissionné. Et Genève, c'est pas un endroit où tu peux rester sans rien faire pendant trop longtemps. Et donc je faisais des extras dans la restauration, j'étais serveuse pour le coup, je vendais des ramens. 00:16:38:04 - 00:16:56:11 Intervenant 2 J'ai bossé dans tous les restos de la même de la place parce que j'adore ça. Et encore aujourd'hui d'ailleurs, ça ne va pas du tout dégoûté. Et en gros, je commence à parler avec des potes de laquelle a un gros réseau à Genève et je leur dis j'aimerais bien faire ce que je faisais à Shanghai, à savoir donc diriger les opérations mieux d'être employé par un groupe. 00:16:56:14 - 00:17:14:04 Intervenant 2 Je fais ça en freelance et puis comme ça, pour des gens qui ont besoin d'un petit truc et puis whatever, en fait, je les aide et puis voilà. Et donc, et j'en parle comme ça à une pote, mais vraiment random. Et puis deux semaines après, je reçois un message d'une nana qui me dit bonjour, il paraît que vous faites du conseil dans la restauration, moi j'avais jamais verbalisé le truc. 00:17:14:04 - 00:17:21:19 Intervenant 2 Si tu veux, je n'avais jamais dit conseil. Voilà, je veux monter un concept. Est-ce qu'on peut se rencontrer ? J'étais ok. Elle s'appelait Leïla. 00:17:21:20 - 00:17:24:14 Intervenant 1 Il bouche à oreille avait été plus vite finalement que toi. Tu avais plus monter ta boîte. 00:17:24:19 - 00:17:47:10 Intervenant 2 Moi j'avais rien à monter à ce stade, j'en avais juste parlé. Je continue à vendre des ramens le 12 h, le soir et voilà. Et puis donc on se rencontre. Il a Nana, une nana sublime qui avait épousé un mec assez riche et qui voulait monter un concept de matcha, la copie coller d'un concept américain. Et elle avait déjà trouvé une arcade et son mec était architecte, et elle voulait que je l'aide à mettre en place les process et créer tout le truc. 00:17:47:12 - 00:17:51:16 Intervenant 2 Et donc j'ai dit ok. Et donc elle me dit bon ok, ça. 00:17:51:18 - 00:17:52:22 Intervenant 1 Bonheur de dire ok. 00:17:52:24 - 00:18:15:01 Intervenant 2 En fait oui grave genre t'es chaud. OK va y, on y va et on verra. Et donc elle me dit va y, c'est combien ? J'étais là, attends j'arrive, je te redis sur une idée. Et donc là d'ailleurs, mon père m'a envoyé un exemple de contrat qu'il avait, que j'ai utilisé pendant deux ans. Et puis merde, comment je vais l'appeler ma boîte ? 00:18:15:01 - 00:18:30:05 Intervenant 2 En fait, il faut bien qu'il y ait un truc sur le sur l'en-tête. Et du coup je l'ai appelé Mali, pas parce que c'est les initiales de mes grands parents qui était décédé justement avant. Donc Maurice, Liliane et Paul, il y en a un quatrième évidemment, puisque c'était quand même deux couples, mais j'ai jamais connu Charles, donc qui est dans. 00:18:30:08 - 00:18:32:02 Intervenant 1 Le Mali en fait. 00:18:32:04 - 00:18:52:02 Intervenant 2 Charles Mais j'avoue, tu avais pas vu. OK. Waouh, c'est très très puissant ! Merci beaucoup pour ce partage. J'adore ! Et donc du coup. Et ma sœur bosse, elle est. Alors elle va se vexer si les graphismes elle bosse dans une grosse grosse boîte de marketing à Londres. Donc je dis tu peux me faire un logo et elle me fait ok. 00:18:52:02 - 00:19:10:10 Intervenant 2 Et puis du coup elle m'a pondu mais genre overnight, vraiment, genre pendant la nuit. Et puis comme ça j'ai envoyé un devis. Alors au début je sais que tu avais 400 francs à la journée, donc on comprend aujourd'hui peut être pourquoi j'ai des problèmes de trésorerie, mais en gros j'étais Avalide c'est quoi Go ? Et en fait pour répondre à ta question, c'est l'expérience qui me donnait de la légitimité. 00:19:10:11 - 00:19:24:07 Intervenant 2 Bon déjà à l'école de Lausanne quand tu as fait cette école ici, en tout cas en Suisse, c'est comme si la avait fait Polytechnique en France, tu as vraiment un truc de leur marketing est vraiment très très fort. Après je pense que c'est vraiment une très bonne école. Moi je change la vie. Ouais ouais, mais je veux dire ça nous. 00:19:24:09 - 00:19:37:14 Intervenant 2 Et puis je crois qu'en fait, c'est le fait d'avoir bossé à tous les niveaux d'un hôtel ou d'un resto, Je dis non mais en fait ça va ça très compliqué. Si tu veux il y a une méthode et du coup je vais appliquer la méthode et puis je vais je vais la prendre par la main cette cliente et puis on va on va y aller ensemble. 00:19:37:15 - 00:20:01:11 Intervenant 2 Et c'est ce qu'on a fait. Et c'est comme ça que j'ai la première cliente. Et ma deuxième, c'était sa sœur qui s'appelait Julie, qui était une mannequin, une encore une fois une fille sublime. J'ai cru que à un moment mon positionnement c'était les femmes sublimes qui veulent manger des concepts dans la restauration. Maintenant ça c'est un peu arrêté et et je l'accompagnais pour monter Bretzel et Gretel et je sais pas si vous avez entendu parler, ils font des bretzels en bas de chocolat et elle, c'est ma deuxième cliente et je l'accompagnais pendant un an. 00:20:01:13 - 00:20:02:01 Intervenant 2 Et voilà. 00:20:02:02 - 00:20:18:05 Intervenant 1 Très bien. l'Hôtellerie c'est un domaine, effectivement. C'est un domaine où les carrières, elles, se font assez rapidement du change de rôle, assez vite. Et du coup, effectivement, comme tu le dis, tu arrives à 30 ans, tu as une expérience de folie parce que tu as tu as vu quasiment tous les postes d'un hôtel finalement en 30, en. 00:20:18:07 - 00:20:20:06 Intervenant 2 Oui, plus ou moins. Enfin je pas appris. 00:20:20:08 - 00:20:32:20 Intervenant 1 Qu'il sort H un petit peu qui bosse bien. Tu as possibilité d'évoluer, C'est peut être une différence avec d'autres industries où on se met dans un dans un métier, et puis on y reste pendant 20 ans, on fait toujours la même chose. Là c'est quand même assez varié. 00:20:32:21 - 00:20:35:15 Intervenant 2 Ouais. 00:20:35:17 - 00:21:01:03 Intervenant 1 Il y a aussi le fait que l'hôtellerie c'est un milieu qui a changé ces dernières années. Tu m'as parlé un petit peu de management toxique, de c'est un peu le je vais pas dire du fordisme ou de la musique des des anciennes années, mais où il y a quand même un management qui est assez dur, m'a parlé de contexte un peu hardcore et ça c'est quelque chose qui change aujourd'hui, qui doit encore changer. 00:21:01:05 - 00:21:17:02 Intervenant 2 Alors aujourd'hui, je suis je ne suis plus stagiaire dans un établissement cinq étoiles. J'ai rencontré une petite anecdote qui vraiment pose bien le contexte de cette industrie. Donc je débarque à donc 19 ans au Cheval Blanc à Courchevel et. 00:21:17:04 - 00:21:18:22 Intervenant 1 Tu vas leur faire une pub d'enfer j'ai l'impression. 00:21:18:22 - 00:21:36:24 Intervenant 2 Donc en fait c'est important que ça se sache. Après peut être que ça a changé, je suis pas sûr, à moins qu'ils essaient des travaux de rénovation, je suis pas sûr. En gros on arrive donc on était stagiaire et je partage une chambre au troisième sous-sol. Donc voilà le truc c'est un hôtel, les gens payent des millions pour leurs chambres etc que je partage avec une nana. 00:21:37:02 - 00:21:56:12 Intervenant 2 Il s'avère que elle était sommelière au resto et puis moi j'étais femme de chambre au début de mon stage, donc je bossais la journée et la nuit, enfin le soir et la chambre c'était vraiment mais genre c'était plus petit que le studio et ça c'était juste le contexte dans lequel on évolue. Et puis en fait quand tu es femme de chambre, tu es vraiment la le plus bas de l'échelle. 00:21:56:13 - 00:22:14:12 Intervenant 2 Enfin tu vois, c'est vraiment horrible et et donc tu passes ta journée à porter des matelas parce que Lili sont hyper confortable dans des hôtels cinq étoiles, pèse demi-tonne et là tu vois, c'est quand même Et surtout c'est hyper dur en fait de nettoyer une chambre dans le moindre détail. Tu dois plier les rideaux d'une certaine manière avec un angle. 00:22:14:13 - 00:22:18:01 Intervenant 2 Enfin c'est vraiment un délire, mais ça encore allé dans les femmes de chambre. 00:22:18:04 - 00:22:20:15 Intervenant 1 C'est un travail de l'ombre, on voit pas, on dit jamais merci. 00:22:20:17 - 00:22:34:24 Intervenant 2 Et puis les clients c'est des malades, genre moi j'ai une meuf qui m'accuse d'avoir volé sa brosse, j'étais alors déjà à ce que je fais avec ta brosse et en plus on l'avait rangée tu vois. Donc en gros après tu vois, tu lui montres et puis la meuf elle te dit même pas désolé et tu vois genre enfin tu vois. 00:22:35:04 - 00:22:57:08 Intervenant 2 Et ça, ça c'était dur mais c'est pas ton sac était difficile, c'est quand j'étais commis au resto, comme ça j'ai quand même un truc où dans la restauration, tu as beaucoup de gens qui ne font pas d'études et qui commencent à quatorze ans en apprentissage, un peu un peu hardcore, surtout à cette époque là. Et et donc. Et il y a quand même un truc où les gens sont un peu rageux par rapport aux gens qui font des écoles hôtelières, notamment à l'école de Lausanne, parce qu'effectivement c'est une école qui coûte cher quand tu es pas suisse. 00:22:57:09 - 00:23:15:13 Intervenant 2 Et du coup ils se disent c'est que des gosses de riches qui vont là bas. Enfin, je fais les raccourcis, mais c'est des raccourcis qui sont très répandus dans l'industrie. Et donc moi je débarque et effectivement j'avais une jolie montre que mes parents m'avaient offert, etc. Et donc je crois que direct ils repèrent un peu, voilà mon environnement, j'ai grandi alors que je suis là à bosser comme une loupe et tout. 00:23:15:14 - 00:23:31:02 Intervenant 2 Et en gros ils m'ont. Je me suis fait quand même bouli harceler, tu vois où les mecs ils étaient là, Je retiens va y, passe la panneau, ça t'as dû jamais faire ça dans ta vie. Alors j'ai passé l'aspirateur. On t'a déjà montré. C'est un tueur, un truc, vraiment. Et puis les mecs qui se mettaient à plusieurs, tu vois, et d'un pas du tout du harcèlement sexuel, mais vraiment mental. 00:23:31:02 - 00:23:47:12 Intervenant 2 Tu vois, tu as 19 ans, tu es là, tu as rien demandé, tu as envie de faire ton stage et en plus le pire c'est que moi je parlais justement, alors je parlais très bien anglais puisque j'ai fait une école bilingue et tout. Et puis du coup j'étais commis. Donc quand tu es commis, tu portes un plateau devant la table avec deux assiettes max. 00:23:47:14 - 00:24:04:06 Intervenant 2 Ton taf c'est juste de faire en sorte que l'assiette ne bouge pas. Et puis il y avait les clients qui parlaient aux serveurs, donc au chef de rang, et les mecs qui capte rien parce que c'était des gars, ils parlaient pas anglais tu vois. Et donc en gros tu as une interaction tout quand même en lumière en fait, pendant 30 secondes, le client et dix jours, je peux avoir du sel en anglais au serveur qui capte pas. 00:24:04:09 - 00:24:14:21 Intervenant 2 Et puis moi à un moment je suis là, genre en fait il veut juste du sel. Et puis là je me fais convoquer au bureau parce que j'ai parlé des trucs en lunaire, tu vois. Donc c'est ça, surtout que de la violence comme ça. Et puis ensuite il. 00:24:14:21 - 00:24:17:05 Intervenant 1 Me toi. 00:24:17:07 - 00:24:36:10 Intervenant 2 Alors qu'en fait tu te dis la priorité de moi. En tout cas mon éducation c'est ça, c'est que le client il est le sel, On s'en fout de qui lui apporte en fait. Et déjà à priori il aurait dû déjà l'avoir sur table déjà. Donc première erreur. Mais ça c'est un écosystème de la viande. Et tu vois par exemple, en cuisine, il y avait donc les mecs, ils étaient quand même en coquilles, c'était c'était chaud. 00:24:36:11 - 00:24:55:15 Intervenant 2 Franchement c'était compliqué dans les saisons, c'est n'importe quoi, tu vois le rythme, parce que les mecs ils ont quatre mois pour faire l'argent et puis tu bosses dans ces univers et donc en fait ils bossent à 12 h et soir et puis le soir après ils sont tellement fatigué qu'ils doivent décompresser, ils sortent, va en boîte, ils se démonte la tête, ils recommencent tous les jours et les mecs m'appelaient petites lunettes quand je rentrait. 00:24:55:17 - 00:25:09:17 Intervenant 2 Et ça en fait c'est c'est du harcèlement aussi, tu vois, tu peux pas. Alors c'était pas méchant et c'était pas là. Mais bref, tout ça pour dire on va pas s'éterniser là dessus mais hyper traumatisant. Ouais, ou ça m'a juste peut être ça m'a juste traumatisé tu vois. Je sais pas dans quelle mesure ça m'a. 00:25:09:18 - 00:25:19:00 Intervenant 1 Mais dans dans le conseil que tu donnes maintenant établissement, ça te Ça t'a forgé, ça te. Déjà je porte un conseil différent justement, tu conseilles des méthodes différentes. 00:25:19:01 - 00:25:26:10 Intervenant 2 Déjà je choisis mes clients, enfin dans le sens j'ai aucun client qui aurait une cuisine dans laquelle il se passerait ça finalement. 00:25:26:11 - 00:25:29:21 Intervenant 1 Pourtant, tu pourrais justement changer les choses. 00:25:29:23 - 00:25:47:01 Intervenant 2 Alors oui et non. Parce qu'en fait, il y a un moment, quand les mecs ils sont trop fins, quand tu laisses avoir ce genre de comportement, c'est que toi tu es pas du tout. Et en fait c'est comme si tu expliquais tu vois, tu peux pas. Il y a un dicton qui dit tu peux pas expliquer aux mouches pourquoi le miel. 00:25:47:02 - 00:26:03:17 Intervenant 2 Enfin, why better than en fait, si les mecs ils laissent faire ça, c'est juste qu'on ne va pas perdre son temps à leur expliquer que tu peux pas le faire. Tu vois, ils sont trop loin, ça m'intéresse pas. En revanche, j'ai des j'ai des clients. J'ai accompagné Jacob d'un chef qui est Étoile Michelin et qui est passé par une phase. 00:26:03:17 - 00:26:30:00 Intervenant 2 Il. Ça fait 30 ans qu'il fait de la cuisine. Effectivement, avant il avait un comportement un peu plus dur en cuisine parce que c'était la normalité finalement. finalement exacte. Et puis maintenant il en est vachement revenu. Et puis du même en parle tu vois, lui même dit qu'il travaille sur lui même pour après. En même temps la violence elle vient aussi parce que c'est dur d'être en cuisine, tu vois, tu bosses dans un truc qui fait 150 degrés, tes deux bouches la journée, tu as des cloques partout, tu te coupes, tu te brûle, c'est chaud sur le plat tout de suite, tu vois. 00:26:30:01 - 00:26:58:01 Intervenant 2 Du coup, en fait, il y a quand même un environnement de de ça. Mais oui, je pense que ça nous a forgé. Après, les audits, c'est pas ce qu'on fait le plus en réalité. On accompagne surtout, on prend par la main le porteur de projet sur tous les aspects auxquels il va être confronté. Donc les audits, on en fait quand on doit implémenter du changement, mais c'est souvent tu vois, une demi journée pour comprendre un peu comment ça fonctionne et dire OK, là tu as un problème, ici tu as un problème là. 00:26:58:02 - 00:27:18:00 Intervenant 2 Généralement on a des chefs qui quand il y a un vrai chef en place, lui il gère la partie vraiment cuisine, j'ai jamais dû faire et en plus j'ai pas les skills. Moi je suis pas, je suis pas chef de cuisine, je suis pas executive chef donc je peux faire des fiches techniques, je peux faire des coûts de revient à l'argent, disent ça c'est des trucs que tu fais sur Excel, mais mettre en place des process, mais tu vois, de l'hygiène par exemple, on peut faire. 00:27:18:02 - 00:27:26:23 Intervenant 2 En revanche, je ne vais pas expliquer à un chef, tu vois comment faire que c'est plat et meilleur goût. Ça c'est ça, ouais. 00:27:27:00 - 00:27:50:09 Intervenant 1 l'Hôtellerie elle change aussi je pense, par la manière dont on fait le service. On parlait un petit peu ailleurs en préparation de Des robots qui t'amène, qui t'amène main, qui t'amène ton plat, a de l'expérience client finalement qui change dans ses dans ses restaurants, qui commande sur des tablettes et finalement tu demandes même plus conseil à un serveur, tu commences juste ton plat et puis ça par un robot qui te la porte, tu vois plus personne. 00:27:50:09 - 00:28:10:05 Intervenant 1 Alors dans certains restaurants, tu me disais à Londres, là un restaurant thaïlandais où tu tu vois les cuisiniers à travers la vitre, tu vois quand même un humain travailler au final. Mais l'expérience à table, elle change complètement. C'est quoi ta ta vision de ce que va devenir la restauration demain ? Est ce qu'on perd un peu l'âme ? 00:28:10:07 - 00:28:32:16 Intervenant 2 Alors je n'ai pas la prétention de. C'est vraiment juste basé sur mon expérience personnelle et puis ce que j'en pense, je pense qu'il y a deux de réponses à cette question. La première, c'est qu'on ne va pas toujours au restaurant pour les mêmes raisons. Et il y a un truc de de convenance, de nécessité ou en fait tu vas au resto parce que tu as besoin de manger et du coup le 12 h par exemple, dans ce contexte, t'as besoin que ça aille vite et de ne pas payer trop cher. 00:28:32:16 - 00:28:51:10 Intervenant 2 Parce que c'est ça la réalité. Les gens avaient payé le moins cher possible et avoir le plus possible. Et donc dans ce contexte, effectivement d'avoir des robots qui débarrassent ou qui apportent les assiettes, pourquoi pas. Après c'est eux qui vont poser l'assiette jusqu'à la table, donc le extrême, enfin le dernier step en fait, ça va quand même être un humain qui va le faire ça. 00:28:51:10 - 00:29:05:11 Intervenant 2 Moi je suis pas nécessairement contre, toute façon c'est la réalité, c'est la nature, ça sert à rien d'être contre. Et je pense que le 12 h où tu vois dans des situations où tu es avec tes enfants et tu as un samedi après 12 h, tu veux les occuper, eux, ça les fait marrer. Et puis en fait la nourriture est bonne et puis pas trop cher, je pense que c'est pas gênant. 00:29:05:12 - 00:29:23:21 Intervenant 2 En revanche, il y a quand même un truc où la restauration traditionnelle, les gens qui s'embêtent à vraiment proposer des choses hors du commun, qui te font vivre une émotion, ils n'auront jamais des robots, en tout cas que tu verras dans. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut être qu'un jour ils en auront mais. Mais je crois que c'est pas la même restauration, c'est pas la même approche. 00:29:23:21 - 00:29:42:09 Intervenant 2 Et puis tu cherches pas toujours à vivre une émotion, parfois tu veux juste te restaurer et c'est ok. Mais. Mais je pense que dans la restauration c'est vivre des choses, celles dont tu te souviens et celle pour laquelle tu es prêt à payer plus celle ci. Il y aura toujours de l'humain et la technologie peut t'aider à faire des choses. 00:29:42:09 - 00:30:09:24 Intervenant 2 Après rien n'empêche que derrière c'est peut être de la plus de machines qui t'aide. Tu vas peut-être que tu as des robots qui font le ménage, ou peut être que oui ça franchement tant mieux. Et que du coup c'est vrai que la restauration c'est un métier qui est pénible et peut être que dans certains à certains niveaux. Donc si il y avait des machines qui remplaçait les humains à certains postes pour leur éviter de faire les tâches relou, peut être que ce serait pour tout le monde et du coup ils seraient plus disposés à être cool avec les clients et vendre une expérience. 00:30:09:24 - 00:30:10:08 Intervenant 2 Tu vois ? 00:30:10:09 - 00:30:25:02 Intervenant 1 Qu'est ce que tu regardes dans un quand tu vas au resto, toi qui est du métier, tu regardes plutôt la cuisine ou le service ? C'est un peu ça. Tu me disais on a on a tous une appétence différentes ou une sensibilité différente que tu regardes en premier toi ? 00:30:25:04 - 00:30:46:10 Intervenant 2 Moi, le service parce que j'ai fait plus de service dans la vie. Moi j'ai jamais bossé en cuisine, j'ai bossé au contact de cuisinier du coup, mais j'ai été en service. Je regarde avant même de regarder l'expérience que moi j'ai. Je regarde si le resto est plein, je regarde la ambiance, regarde la lumière, je regarde la musique. Je suis très sensible à ce genre de truc et je suis. 00:30:46:12 - 00:30:47:16 Intervenant 2 Je ne suis pas du tout relou. 00:30:47:20 - 00:31:05:08 Intervenant 1 Sur la cuisine elle-même, mais plus sur le web justement. Et alors ? Je suis je suis exactement câblé comme toi moi finalement, j'y vais pas spécialement pour la nourriture en elle-même, Donc finalement, le chef étoilé, tout ça, c'est pas là où je vais habituellement. Par contre, je suis hyper sensible au service et le restaurant avec des robots mais j'y arrive pas quoi. 00:31:05:14 - 00:31:24:10 Intervenant 2 Ouais bah après moi en fait j'ai jamais fait. Alors j'étais à ce truc à Londres où effectivement le robot à côté du serveur avec les assiettes. En fait j'étais avec mon neveu, ma nièce qui était obsédé par ce truc, alors je trouvais ça rigolo. Mais moi ça ne m'a pas choqué plus que ça parce qu'en fait, il y avait quand même une une personne qui nous faisait de la vente. 00:31:24:12 - 00:31:27:19 Intervenant 2 Ça sert à quoi d'être choqué ? Même si on est choqué en réalité. 00:31:27:21 - 00:31:50:17 Intervenant 1 Pas choqué mais Mais c'est vrai que j'ai pas envie d'aller dans ces restes là. Là pour le coup ils perdent un client, peut être d'autres, mais tu dis il y avait un serveur à côté des robots, ça c'est pas partout, parce qu'il y a quand même des restaurants où le robot remplace le porteur d'assiettes, on va dire. Ouais et et tu me disais l'autre jour on peut remplacer le porteur d'assiettes par un robot, mais il y a toute la partie conseil. 00:31:50:17 - 00:32:10:23 Intervenant 1 C'est pas un serveur, c'est pas juste un porteur d'assiettes. Sauf que quand on a remplacé la partie porteur d'assiettes, on a remplacé, je sais pas, peut-être 67 % de son boulot. Pourquoi payer les 30 % restants ? On vire la personne terminée, on laisse que le robot quoi. Puis pour le conseil, et là, là, là, c'est un truc quoi. 00:32:11:00 - 00:32:21:06 Intervenant 2 Après tu vois, ça dépend, parce que le resto dont tu me parlais, où tu as été et tu as commandé sur iPad, et puis voilà, le produit était très spécifique, c'était de la nourriture asiatique, il me semble. Et puis du coup. 00:32:21:07 - 00:32:23:10 Intervenant 1 C'est le Royal châtelain ça. 00:32:23:13 - 00:32:39:21 Intervenant 2 Mais du coup tu veux l'essence ? Elle est différente ton attente, elle est différente en tant que client, tu veux manger, C'est aussi c'est un buffet à volonté, plus ou moins. Donc en fait tu es beaucoup moins sensible à la, à la qualité gustative etc. Tu veux juste en avoir pour ton argent en fait. Et avoir beaucoup ça t'amuse. 00:32:39:21 - 00:33:07:21 Intervenant 2 L'expérience est amusante et ils ont ils capitalisent un peu sur l'amusement et le divertissement versus le restaurant dont je parle à Londres, Typhoon Typhoon. C'est une grosse grosse chaîne taïwanaise et. Et à Londres en l'occurrence, ils ont. C'est immense le truc, ils font 500 couverts si tu veux, et je trouve que là ils hyper bien la technologie parce que tu as un robot, tu en as pas dix, tu vois le truc qui fait 2000 mètres carrés immenses, qui traverse la salle et que c'est juste ça va plus vite. 00:33:07:22 - 00:33:25:00 Intervenant 2 Et tu pour avoir été commis. Et au runner, tu vois le gars qui porte les assiettes de la cuisine jusqu'à la salle et juste va tenir le plateau finalement, Bah moi, si j'étais aujourd'hui stagiaire au Cheval Blanc et qu'on a vu un petit robot comme ça, peut être que ma vie aurait été vachement plus agréable. Parce qu'en. fait ouais. 00:33:25:00 - 00:33:41:14 Intervenant 2 Ou en tout cas, peut être que j'aurais été, j'aurais fait du service ou de la vente, tu vois un peu plus du commercial parce que tu peux prendre plus de temps avec le client. Si la cuisine, tu sais quand tu as fait là parce que tu entends que la cuisine appelle un serveur pour débarrasser les plaques pour qu'il reste chaud, mais en fait tu dois vite couper court à la discussion avec la table. 00:33:41:14 - 00:33:57:23 Intervenant 2 Tu vois, tu peux pas continuer à leur dire que le poulet il vient de la ferme de justice, en l'occurrence au Royal Vernis. Je crois pas que le poulet vienne de la ferme de justice, donc de toute façon il t'aurait pas expliquer ça pendant 3 h. Mais ouais après je sais pas, c'est difficile à dire. 00:33:58:00 - 00:34:08:21 Intervenant 1 Sur un petit peu sur l'entrepreneuriat, tu as parlé tout à l'heure de liberté quand tu parlais de de ton papa Ouais, on est libre quand on est entrepreneur. 00:34:08:22 - 00:34:10:20 Intervenant 2 Alors non, au contraire. 00:34:10:22 - 00:34:16:10 Intervenant 1 Tu m'as dit un truc que je te coûte parfois vaut mieux un patron que des clients. 00:34:16:11 - 00:34:18:01 Intervenant 2 Ouais, clairement. 00:34:18:07 - 00:34:20:15 Intervenant 1 Explique un peu bas. 00:34:20:16 - 00:34:31:08 Intervenant 2 Ouais, je pense que les gens qui pensent qu'ils devraient se mettre à leur compte pour pouvoir partir en vacances autant qu'ils veulent, et puis du coup avoir leur propre planning. Je pense qu'il faut mettre le doigt dans l'oeil très profondément. 00:34:31:09 - 00:34:36:02 Intervenant 1 C'est ce qu'on voit des des patrons, des entrepreneurs, ce qu'on se dit, mais pas. 00:34:36:03 - 00:35:05:24 Intervenant 2 Alors vraiment pas. Je sais pas quelle est ta réalité et si tu as trouvé une clé, tu me la partage volontiers. Mais non non, moi je trouve que c'est déjà C'est hardcore l'entrepreneuriat moi ça. Mais je te dis ça mais un peu tombé dessus et j'avais pas vraiment. Enfin si je pouvais faire en fait. La vérité ça reste, ça va pas rester entre nous en l'occurrence, mais j'ai envie un peu mes employés, parce qu'en fait, eux ou elles font ce que je fais au quotidien, elles sont payés pour ça, tu vois, Et en fait elles ont un taf et puis sécurisé plus ou moins, voilà. 00:35:06:01 - 00:35:08:01 Intervenant 1 Et moins 9 h à le faire. Elles sont libres. 00:35:08:02 - 00:35:24:03 Intervenant 2 Ou alors elles ont elles sont à Dieu merci, hyper proactif tu vois le. Répondre aussi à des messages le week end quand les clients qui est ce qu'on est dans une industrie quand même qui est non-stop. Et puis en l'occurrence, on a aussi d'établissements de nuit, eux ils sont. Les filles sont moins sollicités la nuit, mais elles sont toujours très réactive et. 00:35:24:04 - 00:35:39:16 Intervenant 2 Mais ce qui est sûr, c'est que voilà, quand elles font ce que je fais. Mais c'est leur job. Et puis du coup, à la fin de la journée, voilà, moi mes enfants, mes patrons, c'est les clients, tu vois. Donc en fait, et surtout le fait d'en avoir plusieurs et beaucoup, ça fait qu'en fait t'as jamais fini. 00:35:39:17 - 00:35:41:06 Intervenant 1 Tu as pas un peu trop. 00:35:41:08 - 00:35:58:20 Intervenant 2 C'est horrible, Tu as plein de patrons et avec leur personnalité, avec leurs leurs problématiques et puis on est on reste quand même externe, on n'est pas dans leur entreprise. Donc en fait il y a des changements et du coup tout d'un coup ton interlocuteur c'est plus le même. Et donc je crois pas que la liberté ce soit le terme. 00:35:58:20 - 00:36:18:03 Intervenant 2 En revanche, je suis libre de mes décisions et de mes choix, même si parfois je les regrette, je peux m'en prendre un peu à personne, c'est à dire que c'est moi qui décide. On y va, on n'y va pas, on y va comme ça, avec cette proposition, avec ce prix, avec cette offre et et ouais, ça, ça c'est complexe. 00:36:18:03 - 00:36:20:11 Intervenant 2 Ouais, c'est très complexe. 00:36:20:15 - 00:36:29:09 Intervenant 1 Tu as plein de patrons, plein de charges, plein de responsabilités, plein de clients. Et puis tu t'es rajouté un truc sur le dos, une boîte de nuit. 00:36:29:10 - 00:36:31:18 Intervenant 2 Ouais. pourquoi je suis malade ? 00:36:31:20 - 00:36:48:09 Intervenant 1 C'est pourquoi ? Pourquoi une boîte de nuit, c'est de l'adrénaline. C'est l'envie de sortir chez toi finalement ? De sortir en boîte dans ma boîte ? Non, C'est se créer une expérience que tu idéalises de la boîte de nuit et de faire de pouvoir avoir un impact sur sa sur le lieu. 00:36:48:11 - 00:37:01:08 Intervenant 2 Non en fait ça mais je l'ai pas du tout cherché ce truc pour le coup, alors vraiment pas. J'étais en fait j'ai rencontré mon associé du club pour avec à travers ma hyper en fait j'étais chez Jean-Luc. 00:37:01:08 - 00:37:02:03 Intervenant 1 Chez Jean-Luc, en vieille. 00:37:02:03 - 00:37:20:01 Intervenant 2 Ville, exactement à Bel-Air. En fait, je fais, j'ai parfois je travaille avec des associés, donc j'ai un gars notamment qui s'appelle Philippe, qui est un mec que j'aime beaucoup, qui est beaucoup plus âgé que moi et qui a une boîte de conseil, un peu comme la mienne, sauf que lui, il est tout seul et il mandate des associés par mission. 00:37:20:02 - 00:37:42:18 Intervenant 2 Donc on n'a pas le même business modèle. Et moi je préfère avoir des employés malgré les les impacts que ça a sur la trésorerie. Mais comme ça au moins, dès qu'il y a quelque chose de nouveau qui arrive, bam, on arrive et on peut dérouler. Et lui, il travaille avec des associés ponctuels dont je fais partie. Et donc on avait bossé dans pas mal de missions ensemble et il me dit un jour tiens, il y a un musée, une fondation qui veut ouvrir un resto. 00:37:42:20 - 00:37:57:18 Intervenant 2 Moi je les ai rencontrés, je pense qu'ils sont chauds. Voilà le devis, tu peux aller les voir pour vendre le truc. OK, donc je débarque dans une étude d'avocat et là je vois donc mon futur associé, je sais pas à l'époque que c'est mon associé et puis cinq autres personnes, et puis moi je débarque, tu me vois là ? 00:37:57:19 - 00:38:16:20 Intervenant 2 Donc si j'y arrive, je pose mon truc, je fais ma mission de vente, ça se passe très bien. Et le président de la fondation de ce musée, mon futur associé, m'enchaîne un peu, un peu de 1000 questions et tout. Et quand on finit le rendez vous, il me raccompagne et me dit Écoutez, j'aime beaucoup votre énergie, j'ai un autre projet, je peux vous en parler. 00:38:16:22 - 00:38:39:13 Intervenant 2 Il me dit bah j'ai une boîte de nuit chez Jean Luc et j'aimerais bien, je cherche quelqu'un pour bosser avec moi et tout. Donc moi je me suis dit je vois des dollars à la place des yeux en mode ok, ça aide mon client, je vais, je vais le faire, je vais le rincer quoi. Le gars Et donc elle me dit on peut se revoir et tout dans un meeting machin et je lui dis ok bah tiens va y Moi pour ce prix là, quand il y a tout refait, je te mets ton truc en place et tout et il me dit non non, faites moi, je veux qu'on fasse aussi parce que j'en ai 00:38:39:13 - 00:38:51:10 Intervenant 2 marre qu'on m'explique que d'avoir des gens qui font, qui mettent en place des choses et qui ne prennent pas les responsabilités financières derrière, je veux un ou une associé ou. OK bon bah merci. Ciao. Bon après 12 h moi c'est bon. Genre je. 00:38:51:10 - 00:38:52:14 Intervenant 1 Sortais, les gens parlaient pas ou pas. 00:38:52:14 - 00:39:10:01 Intervenant 2 Du tout, j'allais au resto, j'allais tu vois, j'allais boire des verres. Mais tu vois quand je rentrais à 2 h du matin, c'était vraiment c'était le max. Et puis ça a duré trois mois. La petite histoire Je me suis fait draguer professionnellement, enfin genre vraiment. Il m'invite à dîner machin il y a un moment Charbon, tu sais quoi ? 00:39:10:03 - 00:39:31:11 Intervenant 2 Genre ok. En fait pas qu'il m'a saoulé mais c'est bon, arrête de me fatiguer. Genre on va on va le faire. Et donc je débarque dans ce truc que je fréquentais pas. D'ailleurs c'est drôle parce que quand j'ai repris, suis allé trois fois avec une pote, c'est la même pote pour voir un peu. Et donc j'arrive la première fois et je suis accueilli par Ely qui bosse toujours moi et qui était très sympa. 00:39:31:11 - 00:39:51:08 Intervenant 2 Et c'est vide, mais genre vide et un peu glauque tu vois. Et la pâte elle me dit mais t'es skieur et tout, tu trouves quand même ? Ouais je sais pas, je le sens. OK. Et puis surtout la deuxième fois, j'ai du mal. Après rebelote, vide. Jean-Claude qui est vraiment pas cool. Et puis bref. Et puis après voilà. Donc là, il y a deux ans. 00:39:51:10 - 00:39:57:17 Intervenant 2 Et pourquoi j'ai dit oui, je sais pas. Genre effectivement, je crois que l'opportunité. 00:39:57:19 - 00:40:01:03 Intervenant 1 De deux soirées ou c'est vite quand même deux, j'alerte quand même. 00:40:01:04 - 00:40:21:11 Intervenant 2 Ouais mais écoute aujourd'hui je regrette pas ce que maintenant on est, c'est plein. Je te laisse demander à des gens qui sont pas loin, mais ouais ouais, c'est c'est cool, ça marche bien maintenant tu vois, on a. Je crois que j'avais besoin. J'avais deux deux enjeux. Le premier, c'est que je j'ai un truc avec les opportunités ou genre je pense qu'on crée sa chance et on crée son destin. 00:40:21:11 - 00:40:39:22 Intervenant 2 Et puis quand il y a quelque chose qui se présente, alors il faut le saisir. Après, c'est pas pour autant que tu vas devenir ça dépend quels sont les indicateurs de succès finalement de la chose. Est ce que c'est de l'apprentissage ça ? Alors je suis très très successful si c'est l'apprentissage, l'indicateur. En revanche, si c'est l'argent, si c'est le profit, ça peut être pas encore. 00:40:39:22 - 00:40:56:23 Intervenant 2 Je peux encore arriver mais il y avait surtout d'opportunités, je voulais pas passer à côté. Un truc aussi Vous ne voulez pas, Quelqu'un d'autre y arrive ? Enfin je veux dire. Alors pardon, c'est un peu bizarre ce que je viens de dire. J'ai beaucoup d'admiration et de respect pour tous les gens, pour tout ce qu'ils font. Et puis je suis très admirative de énormément d'entrepreneurs, surtout dans ce milieu là. 00:40:57:00 - 00:41:29:02 Intervenant 2 Mais je me suis dit si on me le propose, c'est que je peux le faire. Et donc la question c'est pas est ce qu'on le fait ou on ne fait pas, c'est comment on le fait et du coup on se creuse la tête et puis on active un peu le réseau pour y arriver. C'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que un des éléments qui revenait parfois chez Malika, c'est qu'on me disait non mais de façon enfin des gens qui signait pas nécessairement, tu vois, Il me disait non en fait, en gros tu es gentil, mais toi t'as pas d'établissements, donc genre reste tranquille tu vois. 00:41:29:04 - 00:41:31:04 Intervenant 2 Et du coup je me suis dit tiens. 00:41:31:06 - 00:41:32:11 Intervenant 1 À le servir aussi ma vie pas du. 00:41:32:11 - 00:41:56:09 Intervenant 2 Coup voilà. Et du coup voilà. Et donc en fait, alors effectivement, enfin c'est très intense d'avoir un établissement de nuit, déjà parce que c'est moi je l'ai pris sous l'angle de l'hospitalité du FBI, de la restauration. Et puis quand j'étais à Shanghai, je gérais déjà des bars. Donc tout ce que. Et c'est drôle comme le temps, tu peux prise des compétences et des pratiques et ça te revient instantanément. 00:41:56:09 - 00:42:10:10 Intervenant 2 C'est à dire que quand je me suis retrouvé chez Jean-Luc au début pendant trois mois, je faisais que observer déjà toute l'équipe. Il se méfiait de moi parce qu'il avait jamais entendu parler de moi, il savait pas qui j'étais, c'était franchement il était hardcore avec moi, il était vraiment. Je me suis un peu. Vico. Je me suis senti comme. 00:42:10:10 - 00:42:28:11 Intervenant 2 Comme à l'époque du Cheval Blanc. Bon, moi c'était moins vénère quand même, C'était plus rigolo déjà les choses déjà. Ouais mais en fait au début je sais pas, genre je la ramenait pas trop. Je suis, je suis assez, je peux être assez discrète comme personne. Et puis du coup tu vois, genre je ramassais les poubelles, je leur donnais les gars, j'étais juste là et voilà. 00:42:28:12 - 00:42:44:22 Intervenant 2 Et au début je restais pas très longtemps parce que la déformation professionnelle de l'hospitalité, c'est que dans la restauration, même dans le bar, c'est jamais le bordel. En fait, les gens ils sont quand même assis et puis même à un bar, finalement à 2 h du matin, c'est fini. Et là chez Jean-Luc, ça ferme à 5 h. Bon, à l'époque, on ferme à 4 h et on ouvrait à 23 h. 00:42:45:00 - 00:43:01:05 Intervenant 2 Aujourd'hui, c'est 21 h à 5 h. Mais à un moment, genre vers 1 h, 1 h et demie, ça commence à être rempli. Il faisait tu vois, il fait chaud les gens, tu vois, c'est la nature de l'activité de la nuit. Et moi, en gros, plus le temps passe et plus je vrillait. Tu vois donc mon équipe genre mais c'est l'hiver non ? 00:43:01:07 - 00:43:17:19 Intervenant 2 Il y a des trucs là, c'est pas bien. Et un jour il me dit en fait je t'explique, là ça va partir et puis c'est cool. En fait, c'est ça que les gens veulent et ça veut dire que c'est une bonne soirée. Donc tu as deux options soit tu bois un verre et puis tu restes et puis tu arrêtes de me casser les couilles, ou alors tu rentres chez toi. 00:43:17:20 - 00:43:27:13 Intervenant 2 Et donc pendant trois mois, je rentrais chez moi parce que je n'arrivais pas à. Et puis là maintenant c'est bon, j'ai compris comment ça fonctionne. Mais du coup voilà. 00:43:27:15 - 00:43:39:06 Intervenant 1 C'est quelle clientèle aujourd'hui qui sort dans les boîtes ? Parce que finalement, depuis le Covid, on dit les jeunes, ils sortent plus, c'est vrai, plus beaucoup de jeunes qui sortent, finalement, c'est des. C'est des trentenaires quarantenaires qui sortent ou. 00:43:39:08 - 00:43:56:19 Intervenant 2 Des gens. Nous, on a des clients. Alors, jeunes, effectivement, nous, on n'a jamais été une boîte pour les gens. Très jeune, j'ai cru que ça, depuis 60 ans, c'est un peu une institution plutôt d'after et tout, mais c'est plus le cas aujourd'hui. On est plus du tout une boîte d'after, on n'a pas du tout les très jeunes et effectivement, tant mieux pour nous parce qu'ils ne sortent plus tant que ça. 00:43:56:19 - 00:44:22:21 Intervenant 2 Et surtout quand ils sortent, ils boivent pas beaucoup d'alcool. Bon, ils prennent pas mal de drogue, mais du coup ils peuvent pas beaucoup d'alcool. Voilà exactement. Et du coup notre cible c'est plutôt 27 45 ans, même 50 ans. Il y a des gens plus âgés qui viennent, ça dépend des soirées aussi, très électro. Après mon DJ résident, David, Madame lui il a 50 ans, donc il a une crowd aussi qui est un peu cet âge là, même si ses potes sortent pas tous les week-ends. 00:44:22:23 - 00:44:45:02 Intervenant 2 On a quand même pas mal cette clientèle là, mais c'est très éclectique, on a vraiment des profils différents et et c'est vrai que de toute façon les gens consomment moins d'alcool avant, alors tant mieux pour la santé publique. J'imagine un peu plus relou pour mon chiffre d'affaires. Mais d'un autre côté, on a d'autres leviers. Il y a aussi on organise différentes soirées, on fait pas mal de dîner ou en fait, on fait venir un pianiste qui chante et qui fait danser tout le monde en même temps. 00:44:45:02 - 00:44:57:00 Intervenant 2 On sert un repas, donc on essaie de se diversifier pour toucher aussi d'autres clientèles selon les concepts de soirées. Mais c'est vrai que les gens sortent, les jeunes sortent moins quand. Montana Ouais. 00:44:57:02 - 00:45:01:24 Intervenant 1 J'ai perdu le nom du. Constellation de Constellation, ça fait peur. 00:45:02:01 - 00:45:03:04 Intervenant 2 Ouais. 00:45:03:06 - 00:45:11:16 Intervenant 1 Tu me disais on fume plus, on n'utilise plus de bougies. Donc finalement, le feu, on n'y pense même pas. C'est dire quoi ? Ça veut dire que c'est un accident qui aurait pu arriver n'importe où. 00:45:11:17 - 00:45:27:08 Intervenant 2 Ouais, alors nous alors ce que je sais, moi j'ai une passion dévorante pour les bougies, mais qui est très frustrante aujourd'hui parce qu'on en a plus, on les a enlevé, mais je trouve que ça crée vraiment un truc incroyable. Et puis en fait, quand c'est dans des petits photophores, on peut partir du principe que ça craint rien et en fait. 00:45:27:10 - 00:45:49:23 Intervenant 2 Alors je dirais pas que ça peut arriver n'importe où parce que eux, ils ont quand même cumulé un certain nombre de de trucs, enfin notamment la mousse au plafond. Après je pense pas qu'il faille rentrer dans les détails parce que ça respect pour les victimes et puis pour le pour le drame qui est arrivé, mais en tout cas nous déjà, bon, moi j'ai découvert ça le 2 janvier parce qu'on a fait une énorme soirée le 31 décembre en collaboration avec l'audio. 00:45:50:04 - 00:46:09:11 Intervenant 2 Donc moi le 1ᵉʳ janvier déjà je suis rentré chez moi était 14 h et du coup j'ai pas réalisé ça avant le 2 janvier et ça nous a beaucoup, beaucoup fait réfléchir ou tout de suite. On a mis en place des trucs chez Jean-Luc, alors on était déjà en règle dans le sens où on avait des extincteurs, on avait des sorties de secours, on n'avait pas de mousse au plafond. 00:46:09:12 - 00:46:29:17 Intervenant 2 On ne fait pas rentrer des gens qui ont pas 18 ans. Toute façon, c'est pas notre Lancelle, comme je disais tout à l'heure, mais mais effectivement, tout de suite, on a on en a parlé de mon associé et puis on a mis en place un peu des formations avec le staff, on a nommé un responsable de sécurité chaque soir, en fait, on a fait réviser tous les extincteurs, les sorties de secours, enfin on a beaucoup, beaucoup travaillé là dessus. 00:46:29:18 - 00:46:33:12 Intervenant 2 C'était un peu un wake up pour beaucoup de gens je crois, en tout cas pour moi. 00:46:33:18 - 00:46:40:22 Intervenant 1 Typiquement les les sorties de secours, on y met vite une petite tape de grand, comme ça on fait un service en plus à cet endroit là ou. 00:46:41:00 - 00:46:48:15 Intervenant 2 Alors nous elle est cachée en cuisine, la sortie de secours, les deux sorties et c'est pas on stocké plutôt des des caisses ou des cartons. 00:46:48:17 - 00:46:53:15 Intervenant 1 Quelque part ? Le marché de la boîte de nuit aussi je pense qu'il a. Il y a quand même pas mal chuté depuis le Covid. 00:46:53:21 - 00:46:55:23 Intervenant 2 Ouais alors je sais pas, j'avais pas avant, mais. 00:46:56:00 - 00:47:16:13 Intervenant 1 Un marché qui est quand même sous pression, il faut arriver à faire du chiffre, c'est quand même le but d'une discothèque, c'est une bombe, de l'alcool au final, c'est pas juste de passer de la musique. Donc on bourre de plus en plus de gens dedans, on prend des mineurs s'il y a encore plus de monde, on crée des espaces toujours un peu plus grand, quitte à penser un petit peu la sortie de secours. 00:47:16:15 - 00:47:34:07 Intervenant 1 C'est quelque part un marché qui pousse à ça. Je veux pas décharger évidemment des patrons du conseil parce que c'est pas le but, mais Mais quelque part, il y a beaucoup d'établissements chez qui il serait certainement pu arriver, parce qu'il y a une petite erreur à un endroit qui fait qu'un accident peut se produire. Alors oui, tu disais eux, ils ont ils ont quand même cumulé zéro. 00:47:34:07 - 00:47:55:23 Intervenant 1 Ouais, ils ont bien travaillé pour ça. Mais une erreur bête finalement peut arriver aussi, un drame comme ça. Et donc l'accident finalement fait réfléchir et puis te fait changer tes tes process, ton organisation. C'est quelqu'un que t'as fait finalement à partir du janvier à former les gens peut dire. 00:47:56:00 - 00:48:16:14 Intervenant 2 Mais juste, je vais juste revenir sur un truc que tu dis, c'est que je crois pas que ce soit l'industrie qui fait que les gens sont plus ou moins rigoureux. Il y a un truc, c'est que quand tu es entrepreneur et quand tu vois, tu dois en fait tu as un truc un peu éthique où humainement la question se pose à un moment ou à un autre de prendre un raccourci ou non. 00:48:16:15 - 00:48:32:21 Intervenant 2 Et je crois pas que ce soit l'industrie qui fasse que tu prends des raccourcis ou pas. Je crois que c'est un truc aussi très personnel, très, tu vois, ou genre en fait, parce que le choix t'appartient toujours. Enfin nous par exemple, on n'a jamais blindé le club parce qu'en fait j'ai pas envie que les clients soient comme des sardines. 00:48:32:21 - 00:48:46:09 Intervenant 2 Et ça c'est un truc indépendamment de la sécurité, c'est juste un truc d'expérience client. Moi je suis obsédé de expérience client et de service. Et du coup, c'est ça qui coûte aussi très cher parce que du coup, j'ai beaucoup de staff, j'ai beaucoup de je mets en place plein de trucs qui coûtent cher et du coup je compense. 00:48:46:09 - 00:49:06:06 Intervenant 2 Les gens consomment d'alcool, ok, bah je leur vend des des événements, tu vois des trucs un peu avec des goodies, avec des trucs où ils payent peut être un peu plus cher, mais du coup il se passe quelque chose. Donc je crois effectivement dans l'industrie tu dois faire de l'argent et peut être que tu prends des raccourcis, mais tu vois tu as un truc en fait, tu as de la sécurité, tu as si tu veux faire les choses bien, tu peux faire les choses bien. 00:49:06:06 - 00:49:18:16 Intervenant 2 Et même si tu as l'impression de faire plus de marge, peut être que tu vas effectivement dans un resto acheter de la matière première qui peut être un peu moins bio, un peu moins faite à Genève, peut être un peu moins cher. Mais ça, ça t'appartient. En tant que. 00:49:18:18 - 00:49:25:10 Intervenant 1 Ce que tu dis, c'est l'obsession du dirigeant qui va driver un petit peu le show. Se mettre en place, c'est l'expérience client. 00:49:25:11 - 00:49:25:20 Intervenant 2 Ouais. 00:49:25:23 - 00:49:30:09 Intervenant 1 Tu vas prendre des décisions d'une certaine direction, C'est ton obsession, c'est le résultat financier. 00:49:30:11 - 00:49:30:20 Intervenant 2 Exactement. 00:49:30:22 - 00:49:31:22 Intervenant 1 Tu vas sûrement prendre des mauvaises. 00:49:31:23 - 00:49:48:23 Intervenant 2 Exactement et exactement. Et je pense que c'est ça qu'ils ont fait, eux. Et puis après, ça en dit aussi juste sur la personnalité du du dirigeant ou mais donc ce qu'on a mis en place, c'est ça, ta question. Voilà, c'était de la de la formation du staff, revoir un peu que tout fonctionne comme il faut, dégager les issues de secours. 00:49:48:23 - 00:50:11:16 Intervenant 2 On a réaménagé un tout petit peu l'arrière et et après c'est pas très compliqué en fait. Et du coup je pense que peut être que plutôt qu'il y ait des drames comme ça pour nous rappeler ce genre, l'importance de ce genre d'action. Peut être que c'est aussi à l'État d'envoyer des courriers, de dire ok, il y aura cette semaine une campagne de vérification de contrôle, enfin voilà, peut être que c'est ça qui aiderait aussi. 00:50:11:18 - 00:50:24:22 Intervenant 1 Ouais en tout cas merci de ton honnêteté de dire avant c'était pas parfait, on a fait le ménage aussi chez nous et j'espère que ça aura servi malheureusement à pas mal de d'établissements. On parle un peu de ton podcast ? 00:50:24:23 - 00:50:26:04 Intervenant 2 Ah bah si tu veux avec plaisir. 00:50:26:05 - 00:50:36:15 Intervenant 1 Qui vivent ouais. Ton C'est quoi ton but ? Pourquoi tu fais ça en plus de tout le reste ? Parce que je veux dire, tu bosses la journée à conseiller ? Tu bosses la nuit dans une discothèque ? 00:50:36:16 - 00:50:37:03 Intervenant 2 Non mais ! 00:50:37:05 - 00:50:39:19 Intervenant 1 Et puis il restait encore un peu de temps à caser pour un podcast. 00:50:39:24 - 00:50:44:16 Intervenant 2 Alors déjà, je bosse pas tant que ça la nuit. 00:50:44:18 - 00:51:08:09 Intervenant 2 Je passe le jeudi et effectivement j'y suis un peu le vendredi et le samedi, mais c'est pas tout le temps. Enfin en tout cas plus maintenant. Au début oui non le podcast en fait, c'est venu suite à passer un peu de temps dans la nuit où j'ai rencontré beaucoup de gens qui qui ont des profils très différents, des gens que je rencontre la journée avec ma Lipa et on a des discussions parfois hyper intéressante et je me dis que ces gens là méritent d'être un peu plus lien en lumière. 00:51:08:09 - 00:51:26:16 Intervenant 2 Par exemple, tu vois, en un j'ai son qui bosse à l'audio par exemple, un énorme club. Lui je trouve que parfois il te raconte des trucs était là OK. En fait c'est fou de réaliser que le fait que quand il y a un DJ qui mixe un gros DJ qui a payé assez cher, et ben si la lumière au moment de la performance elle n'est pas hyper bien réglée. 00:51:26:16 - 00:51:34:22 Intervenant 2 Et puis c'est pas sur le drop que tu as la lumière en fait, l'expérience pour les clients, elle est beaucoup moins bien et ça en fait en tant que client, tu réalises même pas, tu vois juste que ça. 00:51:34:24 - 00:51:38:02 Intervenant 1 Tu ressens un truc bizarre. Finalement c'était pas si bien que ça. 00:51:38:03 - 00:51:38:20 Intervenant 2 Et du coup moi c'est. 00:51:38:20 - 00:51:39:11 Intervenant 1 Ça. 00:51:39:13 - 00:52:00:13 Intervenant 2 Mon délire, c'est de mettre en lumière ces gens là et. Et aussi j'aime bien écouter les histoires. Et puis bon, je suis un peu addict à la dopamine, genre j'ai besoin qu'il se passe toujours des trucs, j'ai besoin de ça. Après c'était aussi un enjeu, un peu de marketing aussi peut être, tu vois pour ma Lipa, pour montrer un peu ce qu'on fait, mais c'est très C'est un projet un peu plaisir pour moi, c'est un peu le cadeau que je me fais. 00:52:00:14 - 00:52:06:06 Intervenant 1 C'est exactement pour ça que je fais la table de Seb. On s'est rencontré des gens intéressants. 00:52:06:08 - 00:52:21:10 Intervenant 2 Et juste le kiff de pouvoir partager un moment après. Après ouais c'est ça reste du temps tu vois. Et puis c'est du temps que tu passes à vendre des prestas ou à faire ton admine. Mais mais mais c'est ça qui fait aussi que tu tiens, je trouve, sur la durée. 00:52:21:12 - 00:52:28:05 Intervenant 1 Quand un enfin tu t'interviewer DJ des chefs pour pas que pas que la nuit en fait. 00:52:28:06 - 00:52:28:22 Intervenant 2 Non, que la nuit. 00:52:29:03 - 00:52:37:06 Intervenant 1 Simplement c'est l'hospitalité en général. Voilà donc aussi bien des chefs, des DJ, quels types d'autres profils et l'heure des fournisseurs. 00:52:37:06 - 00:52:53:23 Intervenant 2 Par exemple, j'ai interviewé Quentin qui a qui produit les spiritueux luxe helvétique. C'est du gin. C'est aussi un très bon copain. On est le premier club au monde à avoir mis son Jean genevois à l'inverse. Donc voilà, on est on est assez copain et moi j'aimais bien, c'est intéressant et il bossait dans la banque avant, quand tu vois. 00:52:53:24 - 00:53:08:16 Intervenant 2 Et puis là tout d'un coup, il commence à distiller du gin et ça fait cinq ans et ça marche super bien. Et là il a mis ses bouteilles à l'aéroport. Enfin tu vois, moi j'aime bien ce genre d'ambiance. J'ai une amie qui a des restos, des restos thaïlandais justement, soit ça tout le Sandrine et voilà. Enfin bref, j'aime bien. 00:53:08:21 - 00:53:13:23 Intervenant 2 Après ça fait pas très longtemps, j'ai commencé en novembre, j'ai diffusé trois épisodes. Pour l'instant. 00:53:14:00 - 00:53:34:19 Intervenant 1 J'ai interviewé Tancredi, Pascal le patron de Gia Prosecco qui fait un procès premium. OK je conseille pour ton établissement, je te conseille Interview aussi. Merci. Qu'est ce que tu vas tu leur pose comme question en fait qu'est ce que tu vas chercher ? C'est de C'est un DJ ou un chef ? C'est quelqu'un qui est un peu un peu solitaire non ? 00:53:34:19 - 00:53:44:12 Intervenant 1 Il est dans des positions où il doit penser son menu seul, il doit penser son animation seul, c'est de s'être cassé un peu cette solitude. Je vais chercher dans ton podcast. 00:53:44:14 - 00:54:06:01 Intervenant 2 C'est marrant que tu compares les DJ, les chefs, parce que j'ai un truc que je me suis dit, c'est que c'est un peu ils ont la même approche parce qu'ils ont des produits bruts. Donc le chef il va avoir des des fruits, de la viande et puis un DJ va avoir des tracks et ensuite ils vont les travailler, mélanger pour proposer une expérience client qui va créer une émotion et aussi bien le DJ que le chef. 00:54:06:01 - 00:54:27:02 Intervenant 2 Finalement, c'est ça le range. Donc c'est être à la fois assez, assez créatif et fort pour pouvoir proposer un truc unique qui s'est jamais vu. Mais en même temps, ça doit être bon et ça doit répondre aux attentes un peu du client. Donc je trouve que ça, c'est intéressant de pouvoir les comparer. Et moi ce qui m'intéresse c'est pas tellement la solitude, c'est plutôt la partie un peu émotionnelle qui se cache derrière. 00:54:27:04 - 00:54:49:18 Intervenant 2 Justement un DJ, qu'est ce que tu ressens quand tu es derrière les platines ? Genre il se passe quoi toi tu vois ? Et puis un chef, je lui ai demandé où est ce que tu t'inspires ? Comment tu fais pour te renouveler systématiquement ? Il y a un chef, Serge La Brosse. Il est chef depuis 30 ans, il a la Chaumière, donc un restaurant étoilé à traîner depuis dix ans, et il a le Rotary Club qui vient manger toutes les semaines. 00:54:49:19 - 00:55:01:17 Intervenant 2 Ils n'ont jamais mangé le même entrée, le même plat, le même dessert en dix ans, c'est ouf ! JAMAIS ! Comment tu fais pour lui ? J'ai pas encore interview mais on en a parlé. 00:55:01:19 - 00:55:05:17 Intervenant 1 Voilà de faire le menu à la maison pour une semaine, Alors. 00:55:05:17 - 00:55:06:07 Intervenant 2 Là. 00:55:06:09 - 00:55:09:03 Intervenant 1 Ça fait en tous les jours sur dix ans. 00:55:09:05 - 00:55:28:05 Intervenant 2 Non ? J'aime bien juste avoir un peu. Je suis juste curieuse en fait par nature. Et puis j'aime bien mettre en lumière et je trouve que la jeunesse c'est dur. Tu vois, c'est pas facile d'être entrepreneur, d'être, d'être indépendant, de porter ses activités et je trouve que d'avoir de temps en temps une bouffée d'air frais, de la visibilité un peu gratos, juste de partager. 00:55:28:06 - 00:55:48:22 Intervenant 2 Et puis aussi pour les gens, je trouve que c'est cool de pouvoir découvrir ce qui se passe derrière les coulisses, tu vois. Et puis c'est des noms que tu connais tu des établissements qui sont connus ? Donc après j'ai pas vocation à devenir un podcast ultra très connu. Moi je fais ça pour moi et puis pour les copains. Et puis en fait, le premier épisode que j'ai fait, c'est une amie qui m'a interviewé moi. 00:55:48:24 - 00:55:59:05 Intervenant 2 Et en fait, je crois que je voulais que mes parents comprennent la vie que je mène et ce qu'ils comprennent pas trop, et j'ai du mal à leur expliquer. Donc c'est assez personnel en fait comme exercice. Je crois que c'est vrai. 00:55:59:09 - 00:56:01:17 Intervenant 1 Comprennent pas ce que tu fais, mais ils sont fiers quand même. 00:56:01:19 - 00:56:19:10 Intervenant 2 Je crois. Ils me prennent un peu pour une folle. Après je leur raconte pas tout parce que ça ferait un peu stressé je crois. Mais. Et c'est drôle parce qu'une de mes sœurs, elle a un job très très corporate. Et puis tu vois, elle 9 h à 17 h, à 17 h 03, elle est partie. Tu veux, tu peux être en feu, elle en a rien à foutre, elle est vraiment partie. 00:56:19:11 - 00:56:38:22 Intervenant 2 Et moi je suis complètement l'inverse. Et du coup, c'est que parfois elle me dit là j'en peux plus, épuisée, vivement demain, je suis en télétravail machin, t'es là en fait ? Waouh, on est complètement dans des galaxies différentes. C'est marrant parce que les enfants, on a été élevé pareil, enfin on a les mêmes gènes. A priori on devrait être similaires, Mais n'oublie pas. 00:56:38:24 - 00:56:53:01 Intervenant 1 Ton conseil à une jeune comme toi qui une jeune comme t'étais quand tu es, quand tu as fait le HL, tu conseilles quoi ? Quelle quelle branche ? Quel Quel avenir ? 00:56:53:03 - 00:57:16:12 Intervenant 2 Je lui conseillerais de de se rencontrer elle même déjà le plus vite possible, de comprendre ce qui la rend heureuse très vite et. Et ensuite de trouver un secteur qui l'anime. Mais un truc vraiment profond tu vois, un truc de flamme que tu as. Parce que quoi qu'on fasse dans cette dans la branche qui elle trouvera finalement, c'est d'être dans un environnement qui te plaît, qui est cool. 00:57:16:13 - 00:57:29:15 Intervenant 2 Peu importe ce que tu fais au final, c'est aussi avec les gens avec qui tu bosses je pense. Je lui dirais aussi de se méfier et de faire confiance. Son instinct Tu vois, il y a des gens, il ne faut pas aller bosser avec eux, Il y a des comportements qui sont pas du tout ok et il ne faut pas les accepter. 00:57:29:16 - 00:57:31:22 Intervenant 1 Et quand il y a un doute, il y a pas de doute, il faut partir. 00:57:31:23 - 00:57:36:14 Intervenant 2 Ouais, tu vois un truc très un peu animal comme ça et. 00:57:36:16 - 00:57:43:00 Intervenant 1 Et pour se, pour se retrouver, pour se, pour se sentir et savoir ce qu'on va faire, il faut faire quoi ? Faut multiplier les expériences, multiplier les stages. 00:57:43:02 - 00:58:03:01 Intervenant 2 Je pense qu'il faut se retrouver seul, Il faut partir, il faut partir loin. Enfin c'est ce que j'ai fait. Tu vois, j'étais déjà quand je suis arrivée à Lausanne, c'était l'aventure, même si ça à 4 h de train de Paris, pendant un an, je. Quand je rentrais à Paris, je pleurais systématiquement 3 h dans le train Lausanne, le Paris Lausanne du dimanche soir. 00:58:03:01 - 00:58:15:17 Intervenant 2 Il était vénère, tu vois. Et ça forge, tu vois, tu te dis en fait, quand tu te retrouves tout seul, quand tu as plus tes parents qui sont là à dire voilà, mange, ça fait ci, fait ça, même si tu as dit il y a, même si t'as déjà 18 ans, tu es majeur officiellement, mais. 00:58:15:18 - 00:58:16:24 Intervenant 1 Tu grandis vraiment en ce moment là. 00:58:17:01 - 00:58:30:04 Intervenant 2 Bah ouais en fait. Et surtout tu te poses la question en fait. Je veux quoi en fait ? Qu'est ce que j'aime ? Tu vois le week-end tu es là, personne ne te force à faire quoi que ce soit. Tu as envie de faire quoi ? D'aller au musée ? Tu as envie d'aller manger ? Tu as envie d'aller ? Enfin voilà. Et c'est là où tu te rends compte. 00:58:30:04 - 00:58:43:20 Intervenant 2 Après, quand tu es en Chine, c'est encore plus violent parce que du coup, là, tu es confronté à des des cultures complètement différentes. Et puis du coup, qu'est ce que tu prends d'une culture ou de l'autre ? Et je crois que c'est là où tu te rends compte. Après je pense aussi que tu te découvre au fur et à mesure. 00:58:43:20 - 00:59:05:17 Intervenant 2 Et l'entrepreneuriat c'est une aventure de chaque instant pour pour savoir qui tu es et échanger. Je crois qu'il y a un truc aussi où tu tu peux changer quand tu veux. Enfin tu vois, tu n'as pas besoin d'attendre le 31 janvier, le 31 décembre ou le nouvel an chinois. Enfin même si un peu un truc genre un peu spirituel où tu te dis allez, ça y est, j'ai des bonnes résolutions, je pense que tu peux littéralement changer d'une minute à l'autre. 00:59:05:17 - 00:59:10:09 Intervenant 2 Et puis tu peux décider de mettre en place des trucs dans ta vie tout de suite. 00:59:10:11 - 00:59:14:20 Intervenant 1 La vraie liberté d'entrepreneur finalement, c'est que tu as plein de patrons qui sont tous tes clients. 00:59:14:21 - 00:59:15:11 Intervenant 2 Ouais. 00:59:15:13 - 00:59:24:10 Intervenant 1 T'as pas une grande liberté sur toutes les missions que tu fais voir dans tes clients, mais finalement société, tu l'oriente vers là où tu veux, C'est ça ta liberté au final. 00:59:24:11 - 00:59:46:23 Intervenant 2 Ouais ouais, mais la responsabilité envers les employés, elle est tellement forte que parfois c'est ça aussi qui fait le pilotage. Je crois que pour et c'est ça mon enjeu, moi, principal aujourd'hui. Et puis je me demandais comment j'ai fait, si c'était dur pour moi de me lancer, d'avoir mon premier client. En fait, c'est beaucoup plus dur aujourd'hui qu'au début, parce qu'au début j'étais toute seule déjà, et puis en fait, les clients venaient les uns après les autres. 00:59:46:23 - 01:00:09:08 Intervenant 2 Et d'avoir les clients, c'est jamais été ça vraiment le problème. Je trouve pas que ça continue, mais c'est plus le pilotage tu vois, de l'entreprise, c'est plus le côté faire ton taf, à savoir conseiller des gens sur les différents aspects en même temps, trouver les clients, enfin le commercial et après tout le pilotage. J'ai les employés. J'ai beaucoup de chance aujourd'hui, j'ai une super équipe, mais il y a eu des moments où c'était plus compliqué. 01:00:09:10 - 01:00:27:16 Intervenant 2 Tu vois, j'ai encore du mal à prendre des décisions difficiles. Tu vois, de licencier quelqu'un par exemple. Pour moi, c'est genre un truc dramatique qui vraiment est un dernier, dernier, dernier recours et j'ai préféré me mettre moins en danger financièrement, mais vraiment en danger, genre zone rouge plutôt que d'avoir. Parce qu'en fait, je me dis toujours que c'est moi qui ai fait de la merde. 01:00:27:16 - 01:00:42:06 Intervenant 2 Si l'employé je dois licencier, c'est parce que c'est de ma faute. Et ça c'est un truc judéo-chrétien vraiment à la con dans le fait de me détacher. Mais c'est pas cette éducation là de good girl de genre. Non non, soit gentille machin, il est là le problème tu vois. Et du coup. 01:00:42:08 - 01:00:57:05 Intervenant 1 J'ai un peu le même sentiment effectivement, quand j'ai jamais aimé licencier quelqu'un, c'est sûr. Puis je pense que quand on entend preneur, tu es là pour te dire je vais construire quelque chose de grand, on va tous y aller ensemble, on une équipe, on va tous dans la même direction. Et puis là, là tu en as un de l'équipe, tu es obligé de le retirer quoi. 01:00:57:07 - 01:00:57:21 Intervenant 1 Ça c'est dur. 01:00:58:00 - 01:01:14:06 Intervenant 2 C'est hyper dur. Mais c'est paradoxal parce qu'en fait, d'un côté je me dis putain, c'est de ma faute, j'ai pas trouvé assez de clients, j'ai pas fait assez. Et puis après, d'un autre côté et a posteriori, tu vois, mais genre un an après je me dis non mais en fait la personne qui était là, elle m'avait dit qu'elle allait faire quelque chose qu'elle n'a pas fait alors que moi j'étais des défauts. 01:01:14:06 - 01:01:29:05 Intervenant 2 Mais quand je dis à un client que je vais faire quelque chose, je le fais. Peu importe combien ça me coûte finalement, parce que parfois ça va être plus compliqué. Quand on disait tout à l'heure on se lance, même si on sait pas dès le départ comment on va faire la mission, on serait à l'avion en vol. Et moi je le construit la vie en toi, je me bouge le cul pour le construire. 01:01:29:07 - 01:01:44:08 Intervenant 2 Et la personne qui a été, qui a bossé pour moi et qui a pas fait ça déjà moi, c'est dramatique émotionnellement parce que je me dis je suis hyper déçue parce que je me dise pas possible que des gens soient comme ça, tu vois, c'est tellement éloigné de moi que j'ai du mal et puis après voilà, je prends sur moi. 01:01:44:08 - 01:02:03:10 Intervenant 2 Mais du coup maintenant j'essaie de changer et d'être un peu plus ferme. Mais mais je le traîne encore ce boulet, tu vois, de d'émotionnel, de se dire c'est moi qui ai mal fait, tu vois ? Et du coup, il y a aussi un truc où parfois je n'osais pas envoyer des factures à des clients parce que je me dis que c'est pas assez bien ce qu'on a fait, tu vois. 01:02:03:12 - 01:02:04:21 Intervenant 2 Et ça, ça. 01:02:04:23 - 01:02:06:02 Intervenant 1 De donner pour notre réseau. 01:02:06:04 - 01:02:26:20 Intervenant 2 Exactement. Exactement. Mais du coup, mais c'est la réalité, tu vois, il y a un truc ou c'est psychologique ? Enfin, je trouve que ce qui est compliqué dans notre métier et dans cette tactique, dans l'entrepreneuriat, quelle que soit l'industrie, c'est qu'en fait ton activité dépend tellement de toi personnellement. Tu vois, tu disais quand tu étais salarié, tu étais malheureux, tu parlais mal, enfin tu vois, tu étais pas très cool avec tes enfants etc. 01:02:26:23 - 01:02:42:10 Intervenant 2 Ben en fait, quand on est quand tu es stressé, quand tu n'es pas bien, quand tu as des tensions, en fait c'est même pas que tu parles mal à tes employés, c'est qu'en fait tu peux pas donner à ton à ton entreprise l'énergie dont elle a besoin. Tu vois, c'est nous qui mettons le gasoil dans la locomotive puis on en a plus. 01:02:42:12 - 01:02:46:03 Intervenant 2 Tu fais quoi ? Tu vois ? 01:02:46:05 - 01:02:47:09 Intervenant 1 Merci. 01:02:47:11 - 01:02:48:10 Intervenant 2 Merci beaucoup. 01:02:48:12 - 01:03:05:02 Intervenant 1 Alors, on a vu que j'entreprenais, ça peut vous tomber dessus tout jeune ou finalement ressortir après 30 ans. Dans la table de Seb, on interroge des entrepreneurs qui ont démarré à tout âge, avec différentes expériences, avant ou pendant. Et à chaque fois, il y a quand même un truc, un point commun. Ça, c'est ça qui m'intéresse, c'est que c'est que c'est de l'humain. 01:03:05:03 - 01:03:28:02 Intervenant 1 Alors la révolution technologique, les aléas climatiques, les accidents de parcours, ça forge une certaine résilience et et si c'était ça finalement, la résilience qui définit ce qui est être un entrepreneur ? Alors, cet épisode vous a plu ? Enregistrez le. ICI, on accueille des invités aux parcours concrets qui peuvent vous donner des idées. Alors retrouvez la table de Seb sur YouTube, Spotify, Apple Podcast. 01:03:28:04 - 01:03:37:21 Intervenant 1 Votre soutien nous motive à continuer à vous proposer des invités qui nous inspirent. Voilà, je m'appelle Sébastien Vandenbergh. Retrouvez moi sur LinkedIn. Instagram. A très vite sur la table de Seb.