Speaker #1Maria Podcast de la tanière sacrée qui veulent vivre leur vie selon leurs codes, leurs visions, et vivre chacun de leurs passages initiatiques dont le premier est la naissance d'un enfant, dans leur puissance et sous leur seule autorité. Ce podcast est un moyen de nous relier les unes aux autres, de cœur à cœur. pour éveiller notre énergie féminine de liberté. Le nouveau monde est là et il s'inscrit à travers notre capacité à éveiller nos élans à oser choisir notre vie. Ici, tu suis le chemin dans lequel tu choisis par toi-même, pour toi-même. La manière dont tu veux vivre ta vie, la manière dont tu veux donner naissance à ton bébé. Sans phare, sans faux semblants, écoute les histoires des femmes qui ont accouché par elles-mêmes, qui ont transcendé leurs doutes et qui ont écrit leur histoire selon leur vérité. Hello à toutes, merci d'être présentes pour ce nouvel épisode dans lequel j'ai envie de venir comme démystifier La perfection, dans laquelle on est souvent plongé et dans laquelle on a souvent une croyance profondément ancrée qu'il faut qu'on corresponde à quelque chose de parfait. Ce qui signifie qu'on n'a pas trop le droit d'avoir des émotions, des vagues émotionnelles. Et même pendant la grossesse, et même pendant le postpartum. Et je vais rentrer directement dans le vif du sujet parce que c'est hyper brûlant pour moi, donc je ne vais pas faire d'intro. Mais ça m'amène directement sur le fait qu'on entend souvent et on est baigné dans notamment cette phrase qui dit « Ah, elle ne va pas bien, elle a des émotions, elle est hystérique. » Elle va avoir ses règles, comme si ce n'était pas quelque chose. de normal, comme si c'était pas quelque chose d'acceptable, comme si c'était trop. Alors qu'on a le droit d'avoir des émotions, on a le droit de péter des câbles, on a le droit d'avoir des grosses vagues, au même titre que les autres, au même titre que les hommes. On n'a pas à être toujours lisse, douce, toujours à l'écoute. Toujours dans la compréhension, dans l'empathie. Il y a des fois ça tire et dans ces moments-là on va l'exprimer et des fois mal. Et ben ça veut pas dire que derrière on va pas se remettre en question et essayer de progresser en termes de communication et d'expression. Mais on a le droit de ça. Et quand on sait que la grossesse c'est un moment vraiment particulier. dans lequel on a plein de choses qui nous submergent, plein de choses qu'on se prend plein de face, alors même que tout peut bien aller, on peut avoir des choses qui remontent. Alors parfois une grossesse peut être très douce, très calme, puis il n'y a rien de particulier, c'est totalement normal aussi. Et parfois, c'est un tsunami émotionnel, pour plein de raisons. Pour plein de raisons. Par exemple parce qu'on porte une histoire de nos mères, de nos grands-mères, des femmes de notre famille. Il y a des choses qui remontent et des fois même dont on n'avait même pas conscience. Parfois parce que nous on a vécu des choses dans notre histoire à nous, des violences, des agressions. Des situations difficiles, douloureuses, des blessures, et ça, ça remonte à ce moment-là. Ou alors parce que là, dans notre instant de vie, il y a des choses qui nous font bosser, comme on dit. Par exemple, typiquement, on est une famille recomposée. Et là, ce qui va remonter à l'intérieur de nous au moment de la grossesse avec le nouveau compagnon, ça va être, on est une famille recomposée, mon enfant à naître, il ne va pas voir ses frères et soeurs tout le temps. Par exemple. Et tout ça, c'est à notre insu. Tout ça, ça se met en lumière à l'intérieur de nous, ça surgit parce qu'on doit le voir. Moi je crois, dans ma vision de la grossesse, et dans ma vision de ce que le bébé déjà, il amène, c'est à nous faire voir ce qui doit être vu pour nous aider à nous libérer. Donc tout ce qui remonte, c'est une invitation. A voir et à nous libérer. J'ai déjà entendu des personnes qui pensent et qui disent que pendant la grossesse, on ne cherche pas à aller guérir des choses, on ne cherche pas à aller travailler, à aller remuer un petit peu la boue, comme on dit à l'intérieur de nous. Je pense que s'il n'y a pas de raison d'aller remuer la boue, parce que tout va bien, ben tout va bien. Mais en revanche... Quand il y a des choses qui émergent et qu'on a des émotions, qu'on a des peurs qui remontent, quand on est envahi par des sensations, là on doit en faire quelque chose. Parce que sinon, c'est peut-être pendant la naissance que ça va se jouer ou en postpartum. Donc c'est clairement un cadeau que de voir ce qui se joue à l'intérieur de nous et d'aller... Le libérer, d'aller le guérir, d'aller redonner la place à ce qu'il doit être pour ouvrir l'espace pour notre bébé. Donc on a le droit d'être submergé par plein de choses. Et puis, ce qui me venait aussi, ce qui m'a amenée à ça en fait, ma première réflexion, c'était dans l'ère du virtuel, il y a... Un grand cadeau, c'est qu'on a accès à plein d'informations, à plein de partages de vie, etc. qui nous soutiennent, qui nous inspirent, qui nous ouvrent l'esprit, qui nous nourrissent dans certains endroits de nous-mêmes. Mais la contrepartie, c'est l'image qu'on nous montre et qui parfois peut nous donner la sensation que la femme, là qu'on est en face de nous à travers le partage sur le réseau social, elle vit quelque chose de tellement beau extraordinaire c'est tout lisse elle est heureuse et merveilleux ou alors quand on va voir des pages de personnes qui ont une vision très engagée comme je peux la voir on peut avoir l'impression que c'est tellement clair que quand la femme elle est enceinte cette même femme là qui partage sa vision engagée quand elle est enceinte du coup c'est simple c'est évident qu'elle n'est pas traversée par des doutes ou des remises en question je ne sais quoi mais nous quand du coup on va être enceinte que nous on est observatrice de tout ça et qu'on est enceinte et si on est amené à en fait mince je croyais être sûr de moi mais finalement je suis plus sûr typiquement je prône le fait qu'on donne naissance à la maison mais en fait je suis plus sûr j'ai envie d'aller Je crois. On se dit, ouais, mais c'est pas normal en fait, parce que je suis pas cohérente avec, entre ma pensée et ce que je vis. Et on peut être tiraillée et avoir l'impression qu'il faut correspondre à un discours. Pour pouvoir être comme validée, comme être légitime. Et ça, j'ai envie de le casser aujourd'hui à travers ce partage. Je voudrais dire que... On a chacune des grossesses différentes, des histoires de grossesse, des histoires de naissance, etc. différentes et qu'il n'y a pas un modèle parfait. Et qu'il n'y a surtout aucun modèle à atteindre, aucune perfection à atteindre. Et que même les femmes qui partagent leur vision, leur conception, leur croyance forte, par exemple d'une naissance à la maison, d'une naissance même sans sa femme, etc. Quand elles-mêmes sont enceintes, elles peuvent, pas toujours, mais elles peuvent très bien être traversées par tout un tas. de questionnement, de doute, de remise en question, etc. Parce que, comme je le disais au début de l'épisode, on a nos propres histoires familiales, nos propres histoires personnelles, notre propre histoire de vie à l'instant T, et que tout n'est pas lisse. Et même pour ces petites femmes qui peuvent partager des choses très belles, des images très belles, qui nous font rêver, qui viennent nourrir une part de nous qui a envie de ça, Mais dans la réalité, elles vivent leur propre vague. On va pas se leurrer, en fait. On est toutes comme ça, et je veux dire, c'est normal. Et c'est même sain. Parce que c'est ça le job, en fait, de la naissance. C'est de vraiment ouvrir, ouvrir, ouvrir des espaces, libérer, libérer. Et qu'à chaque naissance, c'est un rite de passage où on laisse une part de nous pour renaître à plus grand. Pour renaître à plus affirmé. Pour renaître à plus près de... de notre essence de femme et de mère. Donc à chaque fois, on se dépouille en fait. On se dépouille. Donc bien sûr qu'on est traversé par des choses. Et par exemple, je vais partager ce qui s'est passé pour moi pour ma dernière grossesse. Donc ma cinquième grossesse. J'ai déjà donné naissance avant ça trois fois à la maison. Deux fois avec sa femme et une fois sans sa femme. Donc j'ai une certaine, on va dire... expérience du sujet, plus toutes les formations, recherches, etc. que je peux avoir. Donc je veux dire, je ne suis pas une novice, je ne suis pas mal informée, etc. J'ai aussi des personnes autour de moi vers qui me tourner pour répondre à mes questions, me soutenir, etc. Et pour ma dernière grossesse, la cinquième, là j'ai un suivi très très léger, pour ainsi dire. Je fais que les échos et que la dernière prise de sang, donc c'est vraiment très l'edge. C'est à l'écoute de moi, de mes ressentis, de mes besoins, de ce qui me paraît juste à ce moment-là. Et il n'y a pas de sage-femme de prévu, parce que c'est mon chemin, c'est la suite logique, parce que ça se pose comme une évidence pour moi. Et j'ai une amie qui doit venir à la maison, au cas où, et être présente pour ma... pour ma fille qui a à ce moment-là deux ans et quelques. Voilà, donc j'ai organisé ça pour que ce soit d'un certain côté sécuritaire et en même temps aligné avec moi, etc. Plus toute la préparation que j'ai pu faire en amont et tout. Donc je suis convaincue, j'ai cheminé, j'ai eu plusieurs grossesses, plusieurs expériences de grossesse de naissance. Les choses sont très claires pour moi. Je suis consciente de la physiologie, de notre nature de mammifère, tout ça je le sais ! Et malgré tout, pendant la grossesse, il y a des choses qui se sont encore révélées. C'était pas la grossesse, c'est trop bien, c'est super, c'est que petits nuages et petits papillons. Parce que je suis inhumaine. Et que ça aurait pu être ça, et ça aurait été génial. Et si c'est le cas pour vous, c'est super. Évidemment que je ne vais pas remettre ça en cause et dire qu'il faut absolument passer par des vagues émotionnelles. C'est absolument pas mon discours. Mais pour dire que... Peut-être que je peux refléter, je peux peut-être donner une image à l'extérieur de la femme qui sait, la femme qui a déjà vécu ça et du coup, voilà, elle ne va traverser pas rien en fait. Elle va juste vivre sa grossesse avec certitude, avec confiance et puis donner naissance à son bébé avec confiance. Et oui, j'avais confiance et j'étais dans cette certitude mais en même temps, j'avais quand même mes propres vagues émotionnelles parce que là, j'étais hors système, totalement hors système. Pour moi, ça, ça a été à ce moment-là assez challengeant parce que j'avais quand même la petite voix des fois qui venait, qui disait « Ah, et si ? » « Et si il se passe quelque chose ? » ou alors le besoin de sécurité des fois qui pouvait être remis au centre. Parce qu'en fait, c'est dans ce moment-là où il n'y a pas de sage-femme, où je ne vais pas avoir de médical. Je suis dans ma pleine responsabilité. À moi, toute seule, je ne peux pas reporter la responsabilité sur quelqu'un d'autre. Et ça, ça c'est un grand saut ! Parce que dans la vie, quand est-ce qu'on est dans notre pleine responsabilité ? On n'est pas habitué à ça en fait, on est toujours dans cet état d'infantilisation. Quand on est enfant, on est bien sûr les enfants de nos parents qui nous traitaient. Jusque là, des choses peuvent changer au fur et à mesure des générations, mais jusque là... Voilà, c'était nos parents, quoi. Donc, on écoutait nos parents. Les médecins, qui sont comme supérieurs à nous, donc on se sent enfants à écouter, ils savent mieux que nous et tout. Toutes ces fois, on se dédouane en fait. Comme je ne sais pas trop, je vais faire. Même si je ne suis pas d'accord, je vais laisser l'autre faire. Comme ça, même inconsciemment, on n'a pas toute la responsabilité. S'il se passe quelque chose, je pourrais dire que c'est sa faute. Pourtant, c'était lui qui avait le savoir. Moi, je lui ai fait confiance. C'est sa faute. Et donc là, la grossesse s'ensuivit en étant pleinement dans mon écoute intérieure, dans le respect de moi-même. de ce qui me paraît juste, etc. Je suis dans ma pleine responsabilité. Et le fait de ne pas avoir sa chambre à domicile, clairement, c'est être dans sa pleine responsabilité de quoi qu'il arrive, j'assume. Et ça, c'est un autre... Ça pourrait donner office à un autre épisode. Mais d'être dans sa pleine responsabilité, waouh, des fois, ça pique un peu quand même. On ne va pas se mentir. Alors, je ne sais pas, peut-être que si j'avais une autre grossesse, je la vivrais différemment parce que j'ai déjà passé, en fait... Comme ce processus-là, ce rythme de passage-là, et que du coup il y a quand même des choses qui se sont libérées, affirmées, j'ai trouvé encore plus de sécurité, encore plus d'affirmation, encore plus de légitimité à l'intérieur à plusieurs niveaux. Donc peut-être qu'aujourd'hui ce serait différent, mais à ce moment-là, même si ma théorie, mon esprit, mon mental savaient des choses, il a fallu que je passe par tous ces petits doutes. pouvait émerger toutes ces petites craintes, cette peur d'être responsable pour vrai entièrement et ne pas pouvoir dire c'est la faute de l'autre. Et ça n'a pas rendu ma grossesse moins belle, mon accouchement moins magique, moins puissant etc. Mais voilà je voulais nommer le fait d'être vigilante à l'image que peuvent retourner, qu'on peut avoir en fait, parce que ce n'est pas forcément ça que la personne en face, elle veut transmettre, mais c'est nous qui voyons ça de l'extérieur. Donc de l'image qu'on se donne de l'autre par rapport à ce qu'il peut dire ou montrer, c'est une facette qu'on voit, c'est un angle de vue, c'est un côté du prisme, mais ce n'est pas l'entièreté des choses. Et ça, pour pouvoir être... comme indulgent avec soi-même, être doux avec soi-même quand on vit des choses qui ne correspondent pas à quelque chose de parfait, qu'on accueille nos vagues, qu'on soit dans l'écoute de ça et de se dire mais en fait je suis normale, je suis normale. Et que ce souvenir qu'on n'est pas seul et qu'il y a des personnes autour de nous pour nous accompagner, nous écouter, nous épauler, des personnes qui sont formées, qui sont passées par là, qui... qui ont ce rôle de mère, de sœur, de sagesse, de porteuse de sagesse. Et ça aussi, ça pourrait être l'office d'un autre épisode, mais qu'on n'a pas à tout porter seul et qu'on doit faire partie d'une communauté, d'une tribu qui nous ressemble. Et qu'elle est là. Elle est là, peut-être qu'on ne la voit pas toujours parce qu'on n'est souvent pas habitué à ça. Mais elle est là, ça je peux vous le dire. Voilà ce qu'elle avait envie d'être posé aujourd'hui. N'hésitez pas à venir me faire un petit message, à partager comment vous vous sentez à l'écoute, ce que vous avez pu vivre, si vous avez une histoire à me raconter, qu'est-ce que ça vient éveiller à l'intérieur. Ce sera une grande joie pour moi de vous lire et de vous répondre. Et si vous vous sentez appelé par cette tribu, cette communauté, souvenez-vous que j'ai mis en place un cocon virtuel, un village virtuel gratuit dans lequel vous êtes les bienvenus. Donc là encore, vous pouvez m'envoyer un message pour en savoir plus et pouvoir y rentrer. Merci beaucoup pour votre écoute. Merci beaucoup pour votre présence et pour ce que vous vous offrez à vous-même. Et puis, je vous dis à tout bientôt pour un nouvel épisode. Ciao, ciao ! Et avec leur soutien, tu peux écrire ton histoire selon ta vérité.