- Speaker #0
Et si la créativité pouvait donner naissance à un projet entrepreneurial solaire et rentable ? Laura a fait de cette idée une réalité. Après une première déception dans l'entrepreneuriat, elle a choisi de créer son propre réseau mêlant créativité, sororité, vision et business. Un épisode lumineux, inspirant, pour ouvrir le tout premier chapitre de La Toulonnaise. Salut Laura ! Salut Alizé ! Je suis super contente de te retrouver aujourd'hui pour ce premier épisode de podcast. Ça fait maintenant un an et demi, je pense, que je te suis sur les réseaux. Ah oui ? Et je t'ai toujours trouvée hyper solaire et bienveillante avec ta communauté. Et du coup, je suis ravie qu'on puisse partager ton parcours entrepreneurial.
- Speaker #1
Merci beaucoup. En tout cas, je suis hyper contente d'être ici.
- Speaker #0
Alors, dans un premier temps, si tu veux bien, Laura, je vais te laisser te présenter en nous donnant ton prénom, ton âge, ce que tu faisais avant de te lancer dans l'entrepreneuriat, ce que tu fais aujourd'hui et depuis combien de temps.
- Speaker #1
Ok. Alors, je m'appelle Laura. J'ai 28 ans. Avant de faire tout ça, j'étais hôtesse d'accueil dans un institut de beauté à Toulon. Maintenant je suis créatrice d'événements pour les femmes entrepreneurs Donc j'anime tout ce qui est atelier business, formation, after work, moments bien-être Des moments de déconnexion pour aider les femmes à développer leur business Et rencontrer du monde et se faire un réseau Et depuis combien de temps ? Ça va faire deux ans au mois de mars
- Speaker #0
Là t'es en train de me parler de ce que tu fais aujourd'hui Moi je t'invite à repartir quelques années en arrière Et j'aimerais bien savoir quel genre de petite fille tu étais Est-ce que tu étais une genre de petite fille discrète, plutôt turbulente ? T'étais déjà déterminée à l'époque, comment tu étais ?
- Speaker #1
Alors non. Pas du tout. J'étais une fille très timide. Vraiment, pour moi, parler à l'oral devant plein de personnes, c'était impensable. J'étais très collée à ma mère. J'ai dû faire du théâtre pour justement un peu m'aider à m'exprimer, ce qui ne m'a pas aidée du tout parce qu'au final, je n'aimais pas du tout cette pratique-là. J'ai fait mon lycée. J'ai fait énormément de stages. Je pense que ça m'a aidée vraiment professionnellement parlant. Ensuite, j'ai fait un BTS. J'ai continué mes stages. Et me voilà lancée dans le bain du travail. Mais sinon, j'étais une fille très timide. Ok. Très timide.
- Speaker #0
Et du coup, tu dis que tu étais dans le salariat privé jusque-là. Oui. Qu'est-ce qui t'a donné envie ? Ça a été quoi le déclic pour toi pour entreprendre ?
- Speaker #1
Alors, c'est vraiment arrivé par hasard. C'est ce que je dis à chaque fois. J'ai fait pendant quatre ans et demi, j'ai travaillé dans un institut en tant qu'hôtesse d'accueil. Et je suis partie du jour au lendemain. En fait, j'ai été licenciée. Tout simplement parce que c'était compliqué financièrement là-bas. Ils m'ont fait partir au bout de 4 ans et demi. Ça a été très compliqué pour moi de savoir ce que je voulais faire parce que je suis de nature très créative, qui va un peu partout. Je me suis dit, Laura, essaye de te concentrer. Qu'est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Qu'est-ce que tu as envie d'apporter aux gens ? Pour moi, c'était impensable de retourner dans le salariat. Vraiment, je ne voulais vraiment pas. Je me dis que dans tous les cas, toute la créativité que j'avais, je n'aurais pas pu la mettre à profit dans le salariat. C'était impossible.
- Speaker #0
Et du coup, à quel moment tu t'es dit, ok, c'est maintenant, je me lance. Et déjà, comment tu as eu cette idée-là ? Parce que du coup, tu n'es pas issue de l'entrepreneuriat. Est-ce que tu as un entourage d'entrepreneurs ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer ?
- Speaker #1
Alors, je pense honnêtement que c'est ma créativité qui a fait que, et je me posais des questions, mais je me suis lancée dans quelque chose qui n'a rien à voir avec ce que je fais actuellement. Au bout de trois mois, j'adore voyager. Je me suis dit, pourquoi pas devenir travel planner, organiser des voyages sur mesure pour des personnes. Je me suis spécialisée dans tout ce qui était road trip, voyage, van, famille. J'ai fait ça.
- Speaker #0
C'est ce que tu as fait avant de lancer Synergy. C'est ça.
- Speaker #1
J'ai fait ça trois mois après d'être licenciée. Ce que je ne conseille pas du tout. Parce que pour moi, il vaut mieux prendre le temps, réfléchir à ce qu'on veut. Mais dans tous les cas, je ne regrette pas. Parce que sinon, je n'aurais jamais fait ce que je fais là actuellement. J'ai fait ça pendant six mois. Et c'est vrai que ça ramait un peu. J'avais beaucoup de dossiers, mais je ne prenais pas le plaisir à le faire. Je n'aimais pas du tout. J'étais tout le temps en visio avec les clients, c'était des personnes de Normandie, de Paris qui me contactaient. Donc c'est vrai que je ne les voyais pas, je n'avais pas ce rapport humain, ça me manquait beaucoup. J'étais seule chez moi de 8h à 20h, c'était horrible. Donc ce que je faisais, c'est que j'allais dans des événements comme je crée moi maintenant, des réseaux d'entrepreneurs. En fait, je n'aimais pas du tout la dynamique. On était 40, on se levait en pitié, sauf que je dis toujours pour moi que quand tu vas distribuer ta carte de visite à 40 personnes, personne ne va te rappeler. Parce qu'en fait, on ne te connaît pas. On n'a pas pris le temps de discuter avec toi. Moi, demain, tu me donnes ta carte comme ça dans la rue, je ne vais pas t'appeler. Pourtant, tu fais du bon boulot.
- Speaker #0
Il n'y a pas eu de connexion.
- Speaker #1
Et à chaque fois que j'allais dans des endroits comme ça, tout le monde se connaissait. Donc, personne ne t'intègre. C'était limite le goûter entre copines. Je me disais non, ce n'est pas du tout ce que je veux. Et j'avais besoin de développer cette activité. Et un jour, je me suis dit, bon, je ne suis pas la seule à penser ça. pourquoi pas créer un événement pour les femmes Mais c'est vraiment venu par hasard, pas du tout dans le but d'en vivre. C'est juste que je me suis dit, en fait, je suis partie de mon pourquoi. J'en ai eu besoin à ce moment-là. et bien je l'ai créé
- Speaker #0
Du coup, tu dirais que c'est quoi ton pourquoi ?
- Speaker #1
Mon pourquoi, c'était la solitude. Je me sentais seule, je voyais personne. Et justement, créer des connexions. C'est ça. Et du coup, créer des connexions comme moi, j'en avais besoin pour développer cette première activité que j'ai lancée.
- Speaker #0
Je te doute bien que ce que tu dis, ça me parle énormément. Moi, ça fait quand même huit ans que je suis à mon compte. Et que je travaille toute seule de chez moi aussi. Et que je suis avec effectivement des femmes un peu partout en France, mais rarement du coin. Et c'est pour ça que j'ai eu envie de... connecté avec ces femmes qui font tout le monde aujourd'hui, qui font vibrer le cœur de tous.
- Speaker #1
Oui, mais je comprends. Mais du coup, tu vois que c'est hyper important de créer cette relation humaine et au final, ça, tu ne pourras jamais le remplacer.
- Speaker #0
Et donc finalement, c'est ces trois mois de Travel Planner qui t'ont fait arriver à Synergie Féminine.
- Speaker #1
En fait, j'ai lancé ça trois mois après avoir été licenciée et j'ai fait Travel Planner pendant six mois. Et oui, du coup, c'est par rapport à ça. J'ai un peu décroché sur la fin. Je continue à avoir des dossiers. Mais je les envoyais à des collaboratrices qui faisaient la même chose que moi. Je faisais de l'apport d'affaires. Et après, j'ai lancé ce réseau. Je faisais un événement par mois pour commencer. Mais vraiment pas dans le but d'en vivre. C'était vraiment, je me mettais ma créativité à profit. Je me suis dit, qu'est-ce que j'aurais aimé, moi, trouver quand je me suis lancée à mon compte ? Donc, je faisais des événements dans des villas avec des photographes pros où on faisait des shootings photos pour LinkedIn, Instagram, tout ça.
- Speaker #0
Tu avais quand même l'envie de faire bien les choses. Oui, par contre, oui. Ouais ouais je sélectionnais vachement les prestataires Est-ce que tu t'es sentie encouragée Quand tu t'es lancée ou pas Parce que du coup si t'avais pas vraiment d'entourage Vraiment proche d'entrepreneur Est-ce qu'à un moment on t'a regardé avec des yeux Genre qu'est-ce que tu fais
- Speaker #1
Alors non pas du tout Sur ça j'ai eu beaucoup de chance parce que c'est vrai J'en parle autour de moi et j'ai des personnes qui me disent C'est vrai que de mes amis je suis pas soutenue Ça j'ai toujours eu de la chance Mes amis elles ont toujours été derrière moi Même si elles comprenaient pas forcément ce que je faisais Forcément tu parles à une cible Merci. C'est vrai que quand tu n'es pas dans l'entreprenariat, tu ne comprends pas trop ce qu'on propose. Mais elles ont toujours été là pour moi et elles sont fières de moi actuellement. Donc je suis super contente.
- Speaker #0
Et à quel moment tu t'es dit que tu pouvais en vivre, que ça pouvait être une activité à part entière ?
- Speaker #1
Quand j'ai vu l'ampleur que ça prenait, honnêtement, quand j'ai lancé le premier événement, je suis allée dans un café brunch à Solesville. Je suis arrivée, je leur ai dit, voilà, je lance un réseau d'entrepreneuses. J'ai besoin de tant de places, tant de chaises. Je vais booker votre salle tel jour, il faudra tant de crèmes, cookies, tout ça. Je vais arriver et en fait, il faut absolument que je le book dans ma tête, c'était il faut que je le remplisse. Parce que je me disais, si j'arrivais et que ce n'était pas complet, j'allais un peu le vivre comme un échec. Et au final, au bout de deux semaines, ça a été complet alors que l'événement était dans un mois et demi. Donc ça a pris une ampleur.
- Speaker #0
Je me sens que tu dégages, tu rayonnes en tout cas ce que tu as envie de donner. Et je pense que les femmes, ça les attire forcément. Oui, sûrement. Et que c'est plus accessible et accueillant. Et est-ce que tu te souviens du coup de ce mélange d'émotions au tout début, quand tu as créé ce premier poste, quand tu as créé ce... Tu vois, quand tu as... déposer ton numéro de sirète par exemple. Tu vois, tout ce qu'il dit, en fait, ça devient concret. J'envoie des invitations. Est-ce que tu te souviens de ce mélange ?
- Speaker #1
Je me souviens très bien parce que, en fait, je rentrais, pour tout dire, d'un réseau d'entrepreneurs que j'avais fait pas très loin de chez moi. Et en fait, ça ne s'était pas très bien passé parce que quand j'étais travel planner, j'ai rencontré une fille qui faisait la même chose que moi. On était dans un même groupe de formation. Je suis allée la voir. bien tout honneur, pour me présenter, pour lui dire salut, comment ça va ? Voilà, mais c'est Laura, je te vois sur le groupe trop bien. Et en fait, ce qu'elle m'a fait, c'est qu'elle m'a tourné le dos, dans l'air de dire on est concurrente. Voilà. Ne me parle pas. Sauf qu'en fait, on n'avait pas du tout la même cible. Vraiment, honnêtement.
- Speaker #0
Mais même si vous aviez la même cible, en fait, il y a de la place pour tout le monde.
- Speaker #1
Exactement, mais dans tous les cas, elle, c'était, bon voilà, je ne vais pas forcément dire les détails, mais ça n'avait rien à voir. Et je me suis dit, ouais, ça va être compliqué. Et ça, en fait, ça m'a mis un coup parce que je me suis dit, moi qui est un peu dans le monde des bisounours où tout est beau, tout est rose, je me confondre vraiment à ce truc-là de concurrence. Et je me dis, en fait, les personnes qui pensent comme ça, en fait, elles ne sont pas intelligentes. Parce qu'au final, moi, quand j'ai arrêté cette activité-là, j'avais plein de dossiers sur le coude. Et en fait, je ne savais pas du tout à qui les donner. J'ai trouvé une personne sur Insta qui faisait la même chose que moi, que j'adorais l'ADA. et j'ai envoyé tous mes dossiers. C'était des dossiers à 1000, 1500 euros. Et je lui ai rien demandé en complément. Je lui ai tout donné. En fait, c'est hyper bête.
- Speaker #0
C'est des connexions. En fait, les connexions, elles vont au-delà du business.
- Speaker #1
Mais exactement.
- Speaker #0
Et du coup, j'imagine que tu es rentrée de cet événement. Tu avais le moral dans les chaussettes.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Ça a été compliqué. Je suis rentrée chez moi. Pendant toute la route, le trajet, j'étais là. Franchement, ça m'a mis mal. Parce que c'était tout un truc qui s'est passé. Parce qu'au final, on devait tourner au niveau des tables pour pitcher avec les autres et dire ce dont on avait besoin actuellement. Et cette personne s'est retrouvée à la même table que moi. Je m'assois, il n'y a aucun souci. Et elle me regarde et me dit, non mais là, ça ne va pas le faire du tout. Elle se lève et elle me dit, non mais...
- Speaker #0
Oui, parce que vous étiez à la même table, vous êtes concurrente. Ça veut dire que vous allez pitcher la même offre, plus ou moins. La même activité, voilà. Voilà, la même activité du mec. Et du coup, elle n'était pas OK avec ça, alors que toi, tu étais complètement OK avec ça.
- Speaker #1
Moi, il n'y avait aucun souci. Et elle s'est levée et elle me dit, non, mais en fait, deux travel planners à la même table, ça ne va pas le faire, quoi. Et elle se lève, elle va voir l'organisatrice, mais vraiment d'un pas décidé et énervé, en disant, je veux changer de table. Et je me suis dit, mais mon Dieu, je suis là, j'arrive, j'ai 26 ans, tu en as 50. Je me suis dit, mais c'est qui l'adulte, c'est qui qui a plus de maturité que l'autre et en fait ça m'a mis un coup Et je suis rentrée chez moi et tout le trajet, j'ai cogité et je me suis dit non, mais en fait, je vais en créer un. Je vais en créer un. Tant pis, on verra ce que ça donne. Dans tous les cas, j'ai besoin de créer du lien pour justement vendre ma prestation. Donc, Advient que pourra. Le soir, j'ai fait mon logo, j'ai fait ma structure, mais vraiment quelque chose sur Kenva très basique. J'ai lancé le compte et là, d'un coup, ça a explosé.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu comment ça se passe, Synergie Féminine, aujourd'hui ? Et déjà, pourquoi tu es partie sur cette cible-là et pas un réseau d'entrepreneurs avec des hommes et des femmes, par exemple ?
- Speaker #1
Alors, tout simplement parce que j'ai choisi ma cible parce que ça me parlait plus. En fait, j'avais peur que ça commence à devenir des lieux de rencontre. Voilà, que des hommes viennent...
- Speaker #0
Pour rencontrer des femmes.
- Speaker #1
Pour rencontrer des femmes. Et ça arrive. Ce qui peut être humain et naturel, attention, tu peux rencontrer l'homme de ta vie aussi ce soir-là. Mais je n'avais pas envie que ça devienne un truc comme Tinder. Oui,
- Speaker #0
tu n'avais pas envie que ce soit une étiquette de ton réseau. Non,
- Speaker #1
pas du tout. Et au final, j'ai choisi la cible des femmes parce que j'en suis une. C'est ce qui me parlait le plus parce que je parle le même langage. Donc, c'était plus simple pour moi aussi.
- Speaker #0
Et alors, explique-nous un peu comment ça marche.
- Speaker #1
Alors, c'est des événements. J'en crée à peu près 10 à 15 par mois. Ça peut être autant des ateliers business que des moments de détente, donc des moments où on fait des cours de yoga avec un brunch, des ateliers créatifs, donc je fais des apéros peinture. Ça peut être des after work aussi, très très simple, mais aussi beaucoup d'ateliers business parce que le but, c'est de développer ton projet pro. Et je travaille du coup avec des prestataires à côté, qui viennent et qui créent une formation ou qui justement partagent leur expérience.
- Speaker #0
Et comment tu les trouves du coup ces prestataires-là ?
- Speaker #1
Alors, soit on vient me démarcher et dans ces cas-là, on fait un entretien pour voir si ça match aussi au niveau du tempérament des deux côtés, voir aussi ce qu'elles peuvent apporter dans le réseau. En fait, c'est beaucoup au feeling.
- Speaker #0
Et ta communauté aujourd'hui, tu penses qu'elle vient pour les ateliers ou est-ce que tu penses qu'elle vient pour toi ?
- Speaker #1
Honnêtement, je pense qu'elle vient la première fois pour les ateliers et elle revient pour moi, pour l'ambiance qu'il y a parce que c'est que des petits groupes. On est dix maximum à chaque fois, donc tout le monde peut prendre la parole. On a toujours un thé, un café, de quoi manger. Et honnêtement, je suis très proche des clientes qui viennent. Je leur écris, je prends des nouvelles. On va se boire un café des fois. Je pense que j'ai cette proximité-là qui aide. Si on était peut-être 40, 50, je ne pourrais pas l'avoir.
- Speaker #0
Et c'est quel type de femmes qui viennent aux ateliers ? Est-ce que c'est des femmes qui ont déjà de l'expérience ? Est-ce que c'est des femmes qui se lancent ?
- Speaker #1
C'est beaucoup des filles qui se lancent ou des filles qui stagnent un peu, qui ont des problématiques. qui, justement, sont un peu dans un mood, j'ai envie d'arrêter.
- Speaker #0
Elles ont besoin d'être boostées.
- Speaker #1
Oui, elles ont besoin de ça. Et tous les événements que je propose, je pense que ça les aide aussi à repartir avec un bon mindset, mine de rien.
- Speaker #0
Et toi, qui es plutôt du côté de l'organisation de ces ateliers-là, est-ce que tu profites de ces ateliers business qui sont aussi pour toi ?
- Speaker #1
Oui, en tout cas, les ateliers business m'aident beaucoup, à moi aussi. Après, c'est vrai que j'ai des... Les ateliers business, j'en profite 100%. Par contre, il y a certains où je vais toujours courir à droite, à gauche, voir si tout est bien en place. Et je suis vachement sollicitée le jour J. Donc en fait, je ne peux pas forcément me poser. J'avais fait une journée qui s'appelle Évasion et Ambition. D'ailleurs, c'était incroyable. C'était toute une journée dans une villa à Pignon. Et c'était avec un coaching le matin. Tu avais une masseuse, tu avais une photographe pro, tu avais la PC. Mais je n'ai pas profité une seconde.
- Speaker #0
Oui, parce que tu es comme un wedding planner. Tu ne profites pas du tout du jour J. Je suis couvrée. Et tu cours dans l'organisation.
- Speaker #1
Tout le monde me disait, mais pourquoi tu n'as pas pris ton maillot ? Je me suis dit, en fait, je vais rentrer dans la piscine, je vais devoir ressortir. Et puis, ce n'est pas grave. Dans tous les cas, je le fais pour elle.
- Speaker #0
Comment tu fais quand toi, tu as le moral dans les chaussettes et que tu dois quand même être là et scolaire pour ces femmes qui viennent ?
- Speaker #1
C'est dur, des fois c'est dur, mais on n'a pas le choix parce que c'est notre travail. Donc, je ne vais pas forcément le montrer.
- Speaker #0
Je pense que dans n'importe quel chemin entrepreneurial, on a des doutes, on a des bad moods, on a des creux. Tu en as déjà vécu ? Oui, en deux ans.
- Speaker #1
Oui, bien sûr quand même. Je te pose tout le temps des questions. Est-ce que c'est bien ce que je fais ? Est-ce que c'est assez ? Est-ce que ça leur plaît vraiment ? Qu'est-ce que je fais ? En fait, je pense que...
- Speaker #0
Tu as un entourage quand même. Oui. Est-ce que tu as quand même des business friends qui sont plus que des femmes qui partagent les ateliers et qui sont là ou qui viennent ? Des filles que j'ai connues. Oui, qui sont vraiment des amies. Et à qui tu peux... Tu vois où tu dis, bon, là, j'en ai marre. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. J'en ai plein. J'en ai plein. Je peux en citer. J'ai Lou de l'alchimie. J'ai Lilou qui organise des pigniques. J'en ai plein, honnêtement. mais je pense que Mon entourage aussi, à côté de mes amis, je peux vachement me reposer dessus.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a été le plus dur jusqu'ici que tu n'avais pas du tout anticipé ?
- Speaker #1
Alors ce que je n'avais pas du tout anticipé, c'est que ça prenne autant d'ampleur et que je sois autant sollicité, que ce soit par message et quand je rencontre des personnes, parce que ça me met une grosse charge mentale. Et c'est dur de déconnecter de mon téléphone, je suis toujours avec. Je passe mon temps d'écran, il ne me met même pas le regard des quoi.
- Speaker #0
Et tu dirais que c'est ça la réalité derrière le succès ? C'est la charge mentale et d'être derrière le trésor tout le temps ?
- Speaker #1
Oui, on n'en parle pas assez. Parce que souvent, on me dit, oui, mais bon, ça fait partie de ton travail. Oui, mais bon, c'est normal, estime-toi heureuse. Mais j'ai le droit aussi des fois de craquer ou...
- Speaker #0
Et de t'accorder des temps, des connexions aussi.
- Speaker #1
Mais je n'y arrive pas.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, tu peux être là à 100% quand tu es là, mais tu peux aussi t'accorder des moments de barrer. Oui, mais c'est pas dur. Parce que tu as peur d'une... probable répercussion si tu...
- Speaker #1
J'ai peur que si je réponds pas dans la minute ou que je mets deux jours à répondre que la personne me dise bon bah c'est bon je laisse tomber elle est pas sérieuse alors que ça m'est jamais arrivé jusqu'ici mais par exemple quand je pars en vacances c'est impossible pour moi de couper mon téléphone sauf si je pars à l'étranger qu'il y a un décalage horaire et que j'ai pas le choix
- Speaker #0
Parce que pour toi c'est un gage de qualité en fait d'être toujours hyper accessible j'ai un peu ce problème là aussi et c'est compliqué Alors tu le sais Laura, ce podcast c'est aussi pour aider les femmes qui aimeraient se lancer à le faire, à juste oser et inspirer si on peut. Qu'est-ce que tu voudrais offrir comme message à une femme qui hésite à se lancer aujourd'hui ?
- Speaker #1
En fait, il ne faut pas avoir de regrets.
- Speaker #0
Il faut se lancer.
- Speaker #1
Oui, il faut se lancer pour moi. Il faut oser. Oui, il faut oser. Que ce ne sera pas toujours facile et que l'entreprenariat c'est les montagnes de Russe. Il ne faut jamais regarder des personnes qui disent oui, prends ma formation. à tel prix, tu verras, tu vas faire 10 000 euros dans le mois.
- Speaker #0
Qui est devenu, on dirait, un peu le limite de l'entrepreneur.
- Speaker #1
En fait, ça se construit, c'est petit par... Un pas devant l'autre. Un pas devant l'autre, tu plantes tes graines, ça prend le temps que ça prend. Et aussi de toujours écouter les retours clients que tu as, restructurer. Et en fait, dans tous les cas, c'est...
- Speaker #0
Se remettre en question.
- Speaker #1
Oui, se remettre en question tout le temps.
- Speaker #0
Et quel conseil tu donnerais à la version de toi qui débutait ?
- Speaker #1
Je dirais de... De prendre confiance que ça va aller et que dans tous les cas, tout ce qui est confiance en soi, ça va venir avec l'expérience aussi.
- Speaker #0
On va passer maintenant à une partie, à ton lien à Toulon.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce qu'on est quand même sur la toulonnaise. Et tu dirais que c'est quoi ton lien à Toulon ?
- Speaker #1
Eh bien, écoute, je ne suis pas du tout d'ici. Bon, je ne suis pas très loin, mais moi, je suis de Saint-Cyr-sur-Mer. Donc, Toulon, ça n'avait pas très longtemps que j'y suis. J'ai juste fait mon BTS ici. Mais je dirais... que c'est une ville dynamique qui m'apporte beaucoup dans ce que je fais actuellement et que j'ai rencontré que des personnes incroyables sur mon chemin qui font que j'en suis là aujourd'hui aussi. Toutes les connexions que j'ai créées et je trouve que c'est bien parce que je vois beaucoup de personnes qui se lancent, qui se mettent à leur compte également et qui font des projets innovants. C'est trop bien.
- Speaker #0
Et si ton entreprise était un quartier de Toulon, tu dirais que ce serait lequel et pourquoi ?
- Speaker #1
Je dirais le Mourillon.
- Speaker #0
D'ailleurs, il me semble que tu as ton espace de coworking au Mont-Rion.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Tu as trois minutes de la plage si j'ai envie de boire un verre en bord de mer. C'est fin, j'adore.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu aimes ici et que tu trouves nulle part ailleurs ?
- Speaker #1
Alors, je dirais que ça fait quand même vachement convivial, très familial. Mine de rien, tout le monde, ce n'est pas très grand.
- Speaker #0
C'est quoi ? Et ça a changé aussi.
- Speaker #1
Oui, ça a changé, tu vois, autour des Halles, tout ça, Cour Lafayette et tout. Je trouve que c'est quand même assez sympa. Et bah après tu crées du lien, tu vas boire le café chez la personne d'en face, t'as une personne qui a un magasin, tu t'entends bien avec elle, tu peux passer la voir. Je trouve que c'est vachement familial
- Speaker #0
Alors maintenant, on va parler de ton futur. Tu te vois où dans un an avec Synerge Fémini ?
- Speaker #1
Alors dans un an, j'aimerais créer de plus gros événements.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Des événements beaucoup plus importants. Je n'en ai pas encore fait.
- Speaker #0
Important de quel genre ?
- Speaker #1
Alors, ce que j'aimerais trop créer, ce n'est pas encore d'actualité, mais j'aimerais vraiment, c'est de créer peut-être sur une journée avec plein de mentors, des intervenants, des experts. Une journée pour les personnes qui ont envie de se lancer et qui n'osent pas encore. Et c'est une journée où on va vraiment te booster, on va te donner toutes les clés, on va créer des connexions pour que tu aies toutes les clés pour te lancer dans l'entrepreneuriat. Ça, j'aimerais trop.
- Speaker #0
Et j'imagine du coup que ce sera différent de celui que toi, tu as fait quand tu t'es lancée et qui du coup... Elle répondait pas. Exactement. Parce que c'est... Est-ce que c'est pas ça un peu le piège ? C'est de se dire en fait, je suis venue de ce style d'événement. tu as créé des petits événements et du coup maintenant je veux créer des gros événements qui vont te venir tu vois du coup un peu comme ces événements là que tu as fui non pas du tout parce que en fait là où je suis allée il n'y avait pas du tout par exemple de connexion avec l'intervenante qui l'organisait tu vois elle restait en retrait elle nous laissait faire,
- Speaker #1
jamais elle venait nous voir pour nous dire tout se passe bien et toi qu'est-ce que tu fais dans la vie moi honnêtement je m'intéresse à ce qu'on soit 10, 15, 30,
- Speaker #0
40 en fait il faut un leader Voilà.
- Speaker #1
C'est ça. Alors, seule, bien évidemment, je ne peux pas l'organiser, il faut dire sûr, et je ne peux pas être partout. Mais non, c'est vraiment des événements en one shot, vraiment une fois dans l'année, histoire d'eux, mais pour les personnes qui ont envie de se lancer et qui n'ont pas toutes les clés, qui n'osent pas. Et justement, ce serait vraiment une journée où elles en auraient l'opportunité.
- Speaker #0
Donc ça, ce serait le truc encore un peu plus... Ouais. Ce serait vraiment de créer. J'ai vu aussi que tu avais créé un événement, et pas des moindres, c'est un voyage ?
- Speaker #1
Oui. Oui. Alors, c'est un séjour que j'organise à Ibiza, en partenariat avec une travel planner, d'ailleurs, que j'ai connue quand je faisais ça. Et on organise ça du 4 au 7 juin. C'est sur 4 jours. Ça va être un programme incroyable. Donc, on ne fait que des prestations premium pour un petit prix, honnêtement. Et Ibiza, dans tous les cas, c'était logique que je fasse un premier séjour là-bas.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que c'est mon île coup de cœur. Vraiment, je pourrais demain... Tu le dis, va vivre là-bas, tu as une opportunité. Je prends mes valises. Pour le côté festif ? Non, rien à voir. Parce que le côté fête, il n'est que dans le sud. Ce n'est pas le plus joli en soi. Mais je ne sais pas, je pense que c'est inexplicable. Il faut vraiment y aller pour avoir cette connexion. Et j'y suis allée trois fois. Et à chaque fois, c'était un pur bonheur. C'est quoi pour toi la réussite, la vraie ? Être en paix. Pour moi, ce n'est pas l'argent. Parce que tu peux avoir l'argent et ne pas être en bonne santé, ou ne pas être entourée, ne pas être épanouie. De toute façon, l'argent, oui, tu peux acheter le matériel, mais tu n'achètes pas la santé, tu n'achètes pas des connexions, des relations. Pour moi, ce n'est pas ça. Moi, c'est être en paix, être bien avec soi-même, pouvoir faire des choses que tu veux quand tu peux. Et non, c'est la santé, voir tes proches. Moi, c'est ça.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui te fait le plus vibrer en ce moment ?
- Speaker #1
Alors pro, je dirais les retours clients que j'ai. Je n'aime pas dire le mot client parce que pour moi, ce n'est pas des clients. Mais je le dis parce que c'est un terme global. Mais les retours que j'ai où on me dit merci Laura, c'était super, ça va m'aider. Et de me dire que je leur donne ce petit coup de boost aussi à chaque fois qu'elles partent de mes événements.
- Speaker #0
Laura, on arrive sur la dernière partie du podcast et j'ai un petit jeu, une petite question-réponse, d'accord ? Donc 15 questions, peut-être 16. Réponse spontanée, sans réfléchir, pour savoir quelle toulonnaise tu es.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ton passe-temps favori du moment ? Manger. Le geste ou rituel qui te fait du bien instantanément ? Me faire des soins visage. Un de tes rêves pas encore réalisés ? Vivre à Ibiza. Une femme qui t'inspire, connue ou pas ? Ah bah si, Anne-Claire qui est coach sur Aix. Ton mantra ou ta phrase qui t'accompagne ? Ose. Ton spot secret ou presque où tu vas te ressourcer ?
- Speaker #1
J'irai Port d'Alon à Saint-Cyr.
- Speaker #0
Ton restaurant préféré à Toulon ?
- Speaker #1
Hoi An, le restaurant vietnamien, tu connais pas ?
- Speaker #0
Juste là ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Un mot pour décrire l'énergie de Toulon ?
- Speaker #1
Vivant.
- Speaker #0
Un mot pour décrire Synergie Féminine ?
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
L'objet indispensable dans ton sac de chef d'entreprise ?
- Speaker #1
Mon ordinateur.
- Speaker #0
La chose la plus folle que tu aies faite pour ton business ?
- Speaker #1
Me lancer.
- Speaker #0
Si tu pouvais déléguer une seule tâche à vie, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
La gestion de mes messages privés. C'est vraiment... Le meilleur sujet.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
oui, oui.
- Speaker #0
Le meilleur conseil business qu'on t'ait donné ?
- Speaker #1
J'irai fonce comme j'irai pour tout le monde.
- Speaker #0
Et enfin, quelle entrepreneuse tu aimerais voir au micro de la Toulonnaise ?
- Speaker #1
Je dirais Lou de l'Alchimie Concept Store.
- Speaker #0
Merci beaucoup Laura pour ce partage. J'espère qu'il l'inspirera et qu'il permettra aux femmes d'oser. Et je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci beaucoup Alizé, à très bientôt.