Speaker #0Ça y est, on est à la fin du mois d'août et ça va faire plus de 3 mois, 90 jours que je n'ai pas scrollé sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram. Instagram c'est le seul réseau social que j'utilisais majoritairement, j'utilise pas TikTok, Snapchat et tout ça. En fait, depuis que j'ai fait ce changement radical, parce que clairement... Ça faisait un moment que je pensais à diminuer Instagram, mais j'avais beau me mettre un temps d'écran, je le dépassais. J'avais beau enlever mes notifications, ça ne m'empêchait pas d'aller dessus. C'est comme si c'était plus fort que moi. Et en fait, là, je dirais à partir du mois de mai, je me suis sentie vraiment en phase de transition dans ma vie. J'ai senti comme si j'étais en train de changer et que j'avais besoin de faire le vide et de... mieux entendre ce qui se passe à l'intérieur de moi pour mieux répondre aux questionnements que je me pose parce que j'étais vraiment dans cette phase de flou de je sais ce que je veux plus mais j'ai du mal à savoir ce que je veux je sais ce qui me dérange dans ma vie mais j'ai du mal pour autant à savoir par quoi je veux le remplacer en fait quand tu es dans cette phase de transition où tu sens que tu es en train de changer ben souvent tu vas être un peu pollué on va dire si tu es trop confronté à l'extérieur Et quand je dis l'extérieur, c'est pas forcément que les gens qui t'entourent, mais surtout ce que tu consommes de manière régulière et quotidienne, donc les réseaux sociaux. Ça va t'empêcher de penser par toi-même, de faire le vide et d'être au clair avec ce que tu désires profondément, parce qu'à force de consommer quotidiennement de manière répétée la manière de voir la vie des autres, la manière de réussir des autres, leurs projets, leurs idées, qui sont très bien, mais... qui sont les leurs et non pas les tiennes, c'est un peu comme si tu t'injectais répétivement leurs manières de fonctionner. Et du coup, tu ne peux pas accéder aux tiennes parce qu'en fait, à force de regarder à l'extérieur, c'est un peu comme si tu t'injectais leurs règles en fait. Et tu n'entends pas les tiennes de manière inconsciente. C'est-à-dire qu'on ne s'en rend pas forcément compte parce que c'est quelque chose qu'on fait en mode pilote automatique. Moi, quand je consommais Instagram, j'étais en mode pilote auto. Je ne me posais pas la question. Certes, je regardais du contenu inspirant, mais c'est très facile aussi de bifurquer sur du contenu qui l'est beaucoup moins et qui est un peu débile. C'est-à-dire qu'il ne te rend pas plus intelligent ou plus énergique en quittant l'application. Et en fait, ça faisait vraiment un long moment que j'avais essayé pas mal de choses pour... diminuer ma consommation Instagram parce que je voyais que c'était ma manière de succomber au plaisir immédiat, c'est-à-dire que quand je suis face à la difficulté, quand je suis dans un bad mood, quand j'ai des émotions qui me dérangent, quand je vis quelque chose qui m'est désagréable, qu'est-ce que fait l'esprit ? Il va chercher à compenser ce moment désagréable par de l'agréable. Et qu'est-ce qu'il va choisir ? Vu que lui, il veut de la facilité, il va t'amener vers du plaisir immédiat. ça peut être la nourriture comme ça peut être les réseaux sociaux, parce que ça te fait des shots de dopamine, comme ça peut être plein d'autres choses qui t'apportent vraiment du plaisir de manière facile et immédiate, sans effort. Le problème, à court terme, c'est intéressant parce que ça répond action-réaction. Ça répond à un problème de manière rapide. Le problème, c'est qu'à long terme et à moyen terme également, tu perds un peu ton pouvoir dans ta manière de décider et d'agir face à ces genres de situations. En fait, ça va t'arriver, ça va devenir une habitude à partir du moment où tu ne te poses pas de questions sur le sujet et tu laisses les choses se faire. Je ne suis pas une personne qui, de plus en plus en tout cas, aime vivre en se laissant aller et en se disant « voilà, c'est comme ça, je ne me pose pas de questions » . Je n'ai pas envie d'être un robot qui juste est victime de sa propre manière de fonctionner. Mais j'ai envie de faire l'inverse, d'être plutôt actrice et d'être le pilote de mes émotions, mes envies, mes difficultés, plutôt que d'être le pantin de mes émotions, mes difficultés, mes peurs, mes insécurités. Bref, j'ai essayé plusieurs méthodes et je n'ai jamais réussi de manière durable à diminuer drastiquement ma consommation au point de la maîtriser sur Instagram. Et en fait, quand je suis rentrée dans cette phase de transition, à peu près dans ces eaux-là, j'ai vraiment senti qu'Instagram me polluait l'esprit et m'empêchait de penser par moi-même, m'empêchait de me connecter à mes idées, mes manières de voir les choses, ma vision de la vie, mes projets à moi, sans... m'injecter les idées des autres, les projets des autres, ce qui me semble cool, génial, en le voyant tous les jours chez les autres. Et j'ai vraiment senti qu'en fait, c'était soit je répétais le même schéma que d'habitude et je vais tout le temps sur Instagram, et en fait, oui, il y a plein d'idées trop géniales, mais le problème, c'est que c'est les idées des autres et qu'à force, je n'ai même plus conscience de mes propres idées, mes projets. Ou alors, en fait, je... J'essaye de faire sans Instagram et de voir ce qui se passe. Qu'est-ce qui me vient personnellement ? Parce que là, du coup, je n'ai plus accès à ça de manière en excès, en fait. Parce que clairement, je pense que j'allais sur Instagram, comme je l'utilisais aussi pour mon travail, pour me faire connaître, créer du contenu, tout ça, entre 3 heures, non, des fois, c'était 2 heures. On va dire entre 2h30 et 6 heures par jour. Tu mets ça à la semaine, au mois, à l'année, c'est énorme. Forcément, c'est énorme. Et on ne va pas se mentir, sur ces temps-là, oui, certes, je crée du contenu, je fais des choses, mais quand je scrolle, ça peut prendre des heures aussi, de manière distincte dans la journée, en fait. Et j'ai vraiment eu envie d'appuyer sur... Tu vois, c'était vraiment une envie. Ce n'est pas, je me suis dit, il faut. C'est vraiment parti de là, j'ai envie que ça change, et j'ai envie de voir qu'est-ce qui se passe si je fais différemment. Au pire, ça fait rien, je reviens dessus. Au mieux, ça fait quelque chose et en fait, je change, je casse cette habitude qui vient me diriger en fait. Parce que j'ai vraiment eu l'impression à ce moment-là, quand j'ai perçu ça, d'être le pantin d'Instagram, d'être entre guillemets victime d'Instagram en mode c'est plus fort que moi, j'arrive pas à m'arrêter en fait. C'est carrément une drogue. Et du coup, je me suis dit mais je vais laisser ça pendant combien de temps encore ? Pendant combien de temps je vais donner mon temps ? à Instagram. J'ai envie de changer ça, mais j'ai envie que ça soit utile et j'ai pas envie de juste dire j'arrête Instagram. Non, c'est pas le sujet, c'est un peu comme quand t'arrêtes de fumer ou autre, t'arrêtes pas juste de fumer, t'arrêtes tout ce que ça comporte et tout ce que ça vient chercher. Sauf que ton esprit n'aime pas le vide. Donc si tu lui proposes d'enlever quelque chose, forcément il va le remplacer par quelque chose. Donc je me suis dit à ce moment-là, je sais pas encore par quoi je vais le remplacer, mais je prends conscience que forcément je vais faire autre chose à la place. Et j'ai envie d'observer ce qui va se passer et par quoi je vais être attirée si je n'ai plus moyen d'aller sur Instagram. Donc ce que j'ai fait, c'est que j'ai retiré l'application de mon téléphone. Parce que l'application est tellement bien faite que ça te pousse à passer du temps sans même te rendre compte de combien de temps tu es dessus. C'est vraiment fait d'une manière à ce que ça soit hyper agréable de consommer et de passer beaucoup de temps dessus. Donc je me suis dit, bon par contre, tout le monde n'a pas mon numéro de téléphone, mon WhatsApp et tout ça. Donc je vais aller sur Instagram, sur le site internet pour... checker mes messages de temps en temps. Donc j'y vais, là pour te dire, pour te faire une moyenne, j'y vais entre 3 et 10 minutes par semaine depuis le mois de mai-juin. Et ça, forcément, en fait, le site Instagram est hyper mal fait. Donc tu peux pas passer du temps dessus. C'est pas fait pour passer du temps. Donc en fait, comme c'est mal fait, ton cerveau, il va pas associer ça à du plaisir immédiat. Il va associer ça à contrainte. Donc s'il voit une contrainte, son but, ça va être de l'éviter au maximum. Donc forcément, j'arrive dessus, je fais ce que j'ai à faire et je me casse. Ce qui est génial parce que du coup, déjà, je ne perds pas de temps, entre guillemets. Je fais ce que j'ai à faire et basta. Je ne me laisse pas biaiser par des shoots de dopamine en scrollant, en regardant les likes, en likant d'autres choses, en me disant « Waouh, c'est trop bien, elle a une super idée. Oh là là, elle a un super projet, c'est trop inspirant ce qu'il fait. Moi aussi, j'aimerais faire la même chose. » Et en fait, je pars après dans un biais qui me fait me... me piéger moi-même en fait. Et encore une fois, je ne dis pas que c'est le cas pour tout le monde, je te parle vraiment de mon expérience à moi et d'à quel point j'ai pris conscience que ça venait de diriger ma vie, mes choix, mes décisions, mes projets, vraiment énormément de choses en fait, sans même m'en rendre compte. Et en fait, c'est comme ça qu'on construit des croyances. Les croyances se forment à partir de répétitions, les croyances agréables et désagréables. Donc forcément, si tous les jours... je consomme de manière répétée et régulière la même chose, je vais me construire des croyances qui ne sont pas les miennes. Donc on parle des croyances sociétales avec la société, les politiques, notre famille, notre éducation, tout ça. Mais aujourd'hui, Instagram et les réseaux sociaux ont un impact incroyable sur notre manière de penser, de décider sur nos projets, sur nos choix. Et quand je me suis rendue compte de ça, donc là, je te fais le... je te le dis T'en parles mais avec du recul. Mais sur le moment, ma décision c'était surtout pour m'aider à faire le vide sur qu'est-ce que je veux vraiment. Parce que je sentais que je n'arrivais pas. à être au clair avec ça, parce qu'en fait j'étais constamment en train de regarder ce qui se passe chez les autres. Certes c'est inspirant, mais tout ce qui est bon en excès ne l'est plus. Trop d'inspiration, ça tue l'inspiration en fait. Ça tue tes propres ressources à choisir, à décider, à créer. Et en fait je me suis rendu compte que je créais beaucoup en fonction de ce que je voyais à l'extérieur. Donc ça a des avantages. Mais comme je t'ai dit, tout ce qui est bon en excès ne l'est plus. Et donc trop d'inspiration, ça vient vers l'inverse. L'effet inverse, au lieu de t'inspirer, ça vient te saboter. Donc quand j'ai arrêté ça, au début ça a été assez bizarre parce que je me suis rendu compte que j'avais plein d'automatismes. J'allais sur Instagram sans même m'en rendre compte, en mode habitude. Je n'avais rien à faire. Bam, je cherche mon application et c'est là où je me rends compte. Je me dis, non, je ne l'ai plus. Du coup, ça casse direct mon automatisme que j'avais à remplacer le vide, l'ennui en allant sur Instagram. Je ne faisais pas ça à chaque fois que j'avais ce ressenti, mais ça arrivait quand même souvent. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'à partir du moment où je n'avais plus accès à la vie des gens à l'extérieur, alors bien sûr, tu as toujours accès à tes proches, à la télé, mais c'est plus contrôlé parce que c'est moins facile d'accès. Tu as envie de lire un livre. Ça va te demander de le lire, ça va te demander un effort, tu ne vas pas avoir accès directement à des petites vidéos qui durent 5 à 30 secondes, que tu enchaînes pendant des heures, tu vois. Donc du coup, c'est un peu comme si tu as été plus en maîtrise de ta manière de t'inspirer. Tu décides quel livre tu vas lire, tu décides quel reportage tu vas regarder, quelle vidéo YouTube tu vas regarder. C'est des formats plus longs, donc ça vient aussi travailler mon rapport à... mon niveau de concentration a considérablement augmenté. c'est-à-dire qu'en fait, à force d'utiliser des contenus hyper court et de m'habituer à scroller, à vite zapper, zapper, zapper en fait je me suis rendu compte que mon niveau de concentration il était celui il était devenu celui d'un poisson rouge clairement j'étais très facilement perturbable, très facilement dérangée, je me disais oui je sais faire plein de choses en même temps mais en fait à tout faire en même temps on est nulle part à la fois donc j'avais vraiment du mal à me concentrer dans une tâche de manière durable, c'est à dire je pouvais le faire de manière courte et enchaîner plein de petites choses, mais faire quelque chose de long, c'était compliqué pour moi. En l'espace de 15 jours sans Instagram, j'ai vu vraiment des résultats. C'était pas le butin, mais j'ai vu vraiment des résultats sur ma capacité à me concentrer, ma capacité à être créative, à penser par moi-même, mais aussi mon niveau de confiance et d'estime de moi. C'est-à-dire que je n'ai plus besoin de regarder si mes idées, mes projets sont validés par l'extérieur. C'est-à-dire, est-ce que d'autres personnes font les mêmes projets ? Est-ce que pour eux ça marche ? Qu'est-ce qu'en pense finalement la société sous une certaine forme ? En fait, là, comme je ne suis plus confrontée à la validation extérieure, à ce qu'en pensent les autres, aux projets des autres, et bien en fait, je ne suis confrontée qu'à ma manière de penser, sauf si bien sûr je le partage à des amis et je leur demande, mais ce n'est pas trop mon style de demander l'avis des gens. Et bien là, le fait d'être confrontée uniquement à ma manière de penser, sans aller voir quel est le dernier projet à la mode par exemple, ou sans voir ce qui fonctionne ou pas sur Instagram, ça m'a permis de m'autoriser à avoir des idées qui peut-être ne sont pas du tout à la mode, qui peut-être ne sont pas dans l'air du temps, qui peut-être sont jugées par l'extérieur. tu vois tout ce cheminement là j'ai vraiment reconnecté à des projets que j'avais depuis des années mais qu'avec la puissance et l'impact d'Instagram, je me serais jamais autorisée parce que d'après ce que je consomme, ça va à l'inverse des mentalités que je suivais sur Instagram. Par exemple, donner un exemple, quand tu es entrepreneur, tu vas suivre beaucoup d'entrepreneurs sur Instagram et donc forcément tu vas pas forcément suivre des salariés parce qu'en fait ça va à l'encontre quand tu es entrepreneur, tu es content d'être devenu entrepreneur donc en général tu fuis le fait de devenir salarié parce que ben c'est un peu vu comme retournant en arrière. comme un échec. Tu vois, tu vas venir confirmer les choix. que tu fais en fonction de ce que tu consommes sur les réseaux sociaux. Donc c'est plein de choses comme ça qui m'ont montré à quel point j'étais pas maître de mes choix, de mes projets, de même mes idées créatives. Alors bien sûr qu'il y en a, mais en fonction de ton niveau de consommation régulier, ça va vraiment venir biaiser. Est-ce que tu es en train de créer des projets qui t'animent vraiment ou est-ce qu'en fait tu es en train de suivre ? inconsciemment les projets des autres, les moods des autres, et ça, ça m'a... Je me suis vraiment rendue compte à quel point j'étais biaisée, en fait, sur certains sujets. Donc c'est un peu comme si ça m'avait libérée de beaucoup de croyances sociétales liées à Instagram et autres, de couper les ponts avec ça. Alors c'est aussi, bien sûr, il n'y a jamais que des avantages, donc c'est aussi très difficile. Quand t'as pris l'habitude de partager des choses sur les réseaux avec tes amis et tout, du jour au lendemain, de ne plus rien partager, j'ai vraiment été un peu frustrée au début de me dire mais comment je vais faire ? Est-ce que je vais pas être rejetée par mes amis ? Est-ce que justement il n'y a pas des personnes avec qui je suis souvent en contact grâce aux stories et tout ça qui vont en fait arrêter de me donner des nouvelles ? Et en fait ce qui est génial c'est que c'est vraiment bien fait dans le sens où les gens qui sont vraiment importants pour toi, dans les deux sens du terme, les gens pour qui t'es vraiment important, ils vont pas s'arrêter au fait que est-ce que t'as des réseaux sociaux ou pas. Donc ça va faire un tri naturel des gens que tu gardais par habitude parce qu'en fait t'avais un moyen de les contacter et des gens avec qui t'as vraiment envie de garder dans la vie et peu importe ce qui se passe, qu'il n'y ait plus de réseaux sociaux, qu'il n'y ait plus de téléphone ou autre, tu te débrouilles pour avoir des contacts et même tu changes ta manière d'avoir des relations. Donc ça a fait un petit tri quand même au niveau de mes relations. J'ai même découvert des personnes... pour qui je ne donnais pas forcément de nouvelles et qui, en fait, on a eu envie de se donner des nouvelles. Donc c'est assez intéressant de voir à quel point on se surprend à croire qu'on a certains proches proches. Et en fait, ça change un petit peu en fonction de nos décisions. Donc ce que j'ai continué à faire, parce que tu ne peux pas t'empêcher de faire ce qui t'anime. Ça va marcher au début, mais chasse le naturel et revient au galop. J'adore partager, j'adore prendre des photos au coucher de soleil, j'adore prendre des photos quand je fais du sport. C'est quelque chose qui m'anime. D'abord pour moi, parce que j'aime ça. Je n'ai pas besoin de l'envoyer à quelqu'un pour dire « Ah, je suis trop contente » . Je le fais d'abord pour moi et ensuite j'ai envie de le partager aux gens à qui il compte pour moi. Donc ce que j'ai continué à faire, c'est-à-dire ce que je mettais en story avant pour tout le monde, j'ai envoyé aux gens à qui j'avais vraiment envie de le partager. Donc au début, ça a un peu surpris mes proches parce que c'est pas du tout dans l'air du temps d'envoyer des photos maintenant de ce qu'on fait par message ou WhatsApp. C'est parce que maintenant, il y a les stories, donc on prend plus l'habitude. C'est un peu comme des mini-cars postales, tu vois, où tu parles en temps et en heure et tu t'adresses vraiment à une seule personne plutôt qu'à une communauté entière de la majorité des gens que tu ne connais pas. Et en fait, c'est marrant parce que ça resserre les liens et ça met beaucoup plus de... de sens, de personnalisation, d'importance. C'est ça. Ça met beaucoup plus d'importance dans les liens. Je me suis vraiment rendue compte d'à qui j'avais vraiment envie de partager mon quotidien et à qui, en fait, ce n'était pas forcément important pour moi de le partager. Donc, des fois, j'ai quand même encore ces envies de me dire j'ai envie d'inspirer les gens et de leur montrer ce qui est possible et tout ça. Donc, je me dis, je vais garder le format qui m'anime, c'est le podcast. Parce que finalement... Je trouve qu'il y a assez de... Je sais pas, ça m'anime moins à remettre sur les réseaux sociaux parce que je connais le prix à payer aussi et j'en ai pas l'envie. C'est-à-dire qu'il y a plus pour l'instant pour moi, dans mon niveau de perception, d'inconvénients que d'avantages à aller sur Instagram. Ça fait plus de 90 jours que j'ai réussi à m'en libérer. Et là, j'ai clairement pas envie de retourner dessus. Ça serait vraiment choisir la facilité. Et là, j'ai pas d'intérêt. Vraiment, je me sens libérée de ça. J'ai l'impression d'avoir... passer le sevrage et de m'en être vraiment détachée. Donc bien sûr qu'il y a un prix à payer, mais j'ai aussi, et c'est ça qui est hyper important, c'est qu'au-delà d'avoir augmenté mon temps disponible dans ma journée, parce que forcément 3 à 6 heures sur Instagram, ça me fait 3 à 6 heures à faire d'autres choses parce qu'on est tous 24 heures par jour, c'est nous qui décidons comment on consomme. Et bien en fait, ça m'a permis de reprioriser des choses, mais sans même me poser des questions. Je n'ai pas commencé à me poser en disant, bon, qu'est-ce que maintenant je fais de mon temps ? Non. Je me suis dit, en fait, je pense que la personne qui se connaît le plus, c'est soi-même. Donc je me fais confiance et je sais très bien que l'esprit n'aime pas le vide, donc il va le remplacer par quelque chose qui l'anime. Donc je n'ai pas commencé à chercher des réponses en me disant, qu'est-ce que je vais faire à la place de ce temps ? Je savais très bien que j'allais trouver des choses à faire et c'est venu de manière naturelle. parce que se poser des questions... constructive c'est bien, mais à outrance par fuite du vide c'est problématique parce qu'en fait tu viens t'empêcher de faire quelque chose qui est aussi naturel. Et ça t'apprend aussi à lâcher prise et arrêter de vouloir toujours être en maîtrise et en contrôle de tes faits et gestes parce que finalement tu as peur du vide. Donc là, je me suis dit, j'ai vraiment envie de vivre cette phase de transition. J'ai envie de la vivre. Je n'ai pas envie de m'échapper. Je n'ai pas envie de me dépêcher à avoir des réponses. Je n'ai pas envie de remplir les cases. Je sais très bien qu'elles vont être remplies. Mais j'ai envie de profiter de ce temps pour moi, pour me recentrer, me reconnecter à mes idées. Peut-être découvrir des projets dont je n'avais pas conscience parce que je ne me le permettais pas avec ce que je consommais, c'était un peu comme si c'était opposé. Effectivement, ce qui s'est passé, c'est qu'en 90 jours, je dis en 90 jours, mais ça s'est passé avant, mais là, ça ne me fait que continuer. Mais sur ces 90 jours, ce qui s'est passé, c'est que ma vie a fait un 360 degrés, professionnellement et personnellement. J'ai gagné un temps monstre de vie que je n'aurais jamais pu faire. si j'avais gardé les mêmes habitudes de consommation extérieures. Et je trouve ça assez impressionnant parce que de un, c'est gratuit, c'est-à-dire que ça ne m'a rien coûté financièrement d'arrêter Instagram. Je n'ai pas eu besoin de faire quoi que ce soit ou d'investir dans quoi que ce soit pour avoir tous ces résultats. D'ailleurs, je les ai écrits dans ma newsletter la dernière. J'avais justement fait une liste de tout ce que ça m'avait fait gagner. Et bien sûr, ça me fait aussi perdre des choses comme je te l'ai expliqué. On n'est jamais en train de que gagner ou que perdre. Tu as toujours les deux. Et plus tu arrives à percevoir les deux, plus tu es en équilibre. Et moins tu es dans l'illusion et dans le fantasme, donc plus tu es dans la réalité de ce qui se passe. Je ne sais plus ce que je disais du coup. Mais tout ça pour dire qu'effectivement, ma vie a fait un 360 degrés. Je te raconterai dans un prochain épisode quand je me sentirai... J'aurais l'envie de le raconter, parce qu'il s'est passé énormément de choses pour moi, dont je ne pensais pas possible, honnêtement. Là, si on m'avait dit que j'avais fait tous ces changements-là en début d'année, il y a un an, deux ans ou trois ans, je ne l'aurais jamais cru. Je ne l'aurais même jamais envisagé. Et j'aurais vu ça d'un œil, je pense, à la fois surprise, à la fois dans l'incompréhension. Parce que je n'avais pas la mentalité me permettant de le voir comme ça, du fait d'être complètement biaisé, pas complètement, mais beaucoup obnubilé par l'extérieur. En fait, en vrai, je ne pensais pas être autant impactée par les réseaux sociaux. C'est vraiment en faisant cette cure, entre guillemets, et en faisant ce choix que je me suis rendue compte de l'impact. C'est un peu comme quand j'ai fait mon stage de méditation, je pensais que j'étais quelqu'un... plutôt présente dans ma vie. J'ai fait mon stage de méditation où j'ai médité 10 heures par jour. Je me suis rendue compte que je n'étais absolument pas présente. Enfin, j'étais présente à un certain niveau, mais en faisant le stage, je me suis rendue compte que j'étais très loin du véritable état de présence. J'étais présente selon mes règles et ma vie et j'ai vu à quel point je pouvais largement faire mieux et je n'étais qu'à 3% d'un état de présence. Et bien là, c'est la même chose. Vraiment, je me suis rendue compte que je pensais... que Instagram me biaisait à 5% 5 ou 10% que ça avait un pouvoir sur moi à 5 ou 10% vraiment franchement je me sens maître de mes pensées, de mes choix et tout donc j'ai retiré Instagram au bout d'une semaine dans ma manière de penser, d'agir, de décider de choisir, de regarder l'avenir de me projeter je me suis rendue compte qu'en fait Instagram, sans même m'en rendre compte, me biaisait, ce que je consommais sur Instagram, me biaisait à 70%. C'est énorme. Mais c'est fou à quel point, tant qu'on est dedans, on ne se rend pas compte. C'est un peu comme quelqu'un qui fume. Il sait très bien que voilà, arrêter de fumer, c'est important, blablabla. Mais il ne se rendra compte de son impact que le jour où il aura arrêté de fumer depuis plusieurs mois ou années. Quand il aura récupéré ce qu'il avait. perdu mais plus conscience quand il fumait en fait. C'est fou ce besoin qu'on ait de sortir de ce dans quoi on est pour se rendre compte, prendre conscience, pour avoir ce déclic de se dire waouh en fait on est rarement dans la réalité de ce qu'on vit vraiment tellement qu'on est pollué au niveau de l'esprit. Donc voilà tout ça pour dire que je suis très contente. les résultats que j'ai, de ce que je découvre. Alors là, ma vie, clairement, comme je te l'ai dit, elle a complètement changé. J'ai fait des choix différents professionnellement, je te raconterai prochainement, dans ma vie perso également. J'ai eu l'impression de moi-même changer et de découvrir un peu une autre personne parce que je me suis détachée de tout ça et les choix que j'ai faits. Il y a aussi un avantage incroyable, c'est que j'avais vraiment du mal à me projeter. Dans ma vie, c'est pas que lié à Instagram, mais je sais que ça joue aussi par rapport à mes choix, parce que finalement, tout est imbriqué. C'est-à-dire, je consomme Instagram qui vient diriger un peu mes choix, mes projets, ma manière de voir la vie, les idées que j'ai, les envies que j'ai. Et donc forcément, derrière, tout s'imbrique. Et j'avais vraiment ce blocage à me voir à long terme de manière inspirante, de manière inspirée. C'est-à-dire que j'ai... depuis un moment, depuis très longtemps, depuis des années, j'ai du mal à me projeter dans l'avenir. J'ai des idées, j'ai des envies, mais de là à me visualiser et à... à me dire c'est exactement là où je veux aller, c'est ça que je veux dans ma vie, ben il y a un monde. C'est oui, j'ai des idées, j'ai des envies, mais de là, est-ce que je sois hyper inspirée, déterminée et tout ? Non, j'ai pas forcément, j'ai pas d'idées hyper claires, j'ai pas de projets hyper définis. Par contre, à court terme, oui. À court terme, je suis très forte et voilà. Et par contre, je manque de vision à moyen et à long terme. Et ça me biaisait parce que quand j'ai des amis qui me demandaient oui, dans un an, t'as envie de faire quoi ? Viens, on fait ça dans un an. Moi, j'étais là, mais à tantôtant, on n'y est pas encore. Il peut se passer plein de choses. Et là, aujourd'hui, depuis tous ces changements, forcément, j'ai changé de projet. J'ai changé d'ambition. J'ai changé d'idée. Je me suis reconnectée à mes propres envies, à ma manière de penser. Et du coup, paradoxalement, maintenant, j'ai une vision long terme où j'arrive à me projeter. Et quand je te dis long terme, c'est 5, 10, je ne vais pas dire 20 ans, parce que ça serait mentir, mais je suis en train de construire ça de manière... hyper facile alors qu'avant ça m'était impossible. Et encore une fois, pareil, j'ai pas commencé à me poser des questions, ça m'est venu tout seul. Pourquoi ? Parce que quand on a des difficultés, en plus je le sais, c'est mon métier de base, donc je sais comment ça fonctionne au niveau de l'esprit, mais il y a toujours une différence entre le savoir et le pratiquer. C'est pour ça qu'on dit souvent les gens qui ont le plus de connaissances sont souvent ceux qui sont le plus piégés dans leur propre vie parce que c'est pas les connaissances qui font qu'on a une vie qui nous inspire, c'est ce qu'on en fait. Et oui, il y a des moments où j'ai plus de connaissances que de concret, on va dire. Et là, je me suis vraiment rendue compte que, en fait, ce qui est important, ce n'est pas vraiment d'avoir des idées, des projets, mais c'est d'être tellement connectée à quelque chose qui nous inspire personnellement qu'en fait, les réponses, elles viennent toutes seules, sans se poser de questions, sans être en mode introspection. et pour rien que je repasse un podcast sur ce sujet de ce que j'ai pas mal d'idées en tête là mais ouais c'est ça je me suis surtout rendu compte que paradoxalement je me fais plus confiance qu'avant c'est à dire j'écris beaucoup moins j'ai moins le besoin de poser mes pensées parce que comme je suis plus connectée à elles bah en fait je les entends plus facilement j'entends plus facilement mes idées mes envies des réponses aux questions que j'aurais pu avoir dans le passé. C'est un peu comme si mon puzzle se comblait enfin, et tous les trous que j'avais dans le passé, que je ne comprenais pas forcément, qui ne faisaient pas sens, ou les moments de ma vie où je n'avais pas forcément de résultats, ou les moments de ma vie où ça bloquait, ou les moments de ma vie où je n'avais pas de réponse, où je me sentais en difficulté, aujourd'hui en ayant pris ce recul et en m'étant accordé du temps précieux de qualité, J'ai pu avoir les réponses parce que d'habitude, ma manière de répondre à mes questions, c'est de me poser un peu sur le papier, mais ensuite de replonger sur Instagram et d'aller me reconnecter encore une fois à l'extérieur. Là, j'ai pris l'habitude de me déconnecter de l'extérieur. Du coup, j'ai plus d'espace pour m'entendre. J'ai plus d'espace pour me connecter à mes pensées, pour leur donner de la crédibilité. j'ai moins d'espace pour me comparer pour regarder ce qui se fait à l'extérieur et tout ça. Et donc forcément, je gagne énormément de temps dans l'évolution de mes projets et mes envies. Et ça, ça vaut tout l'or du monde. Donc voilà, j'espère en tout cas que ça t'aura inspiré. Peut-être que ça sera l'opportunité pour toi de faire le point sur ta consommation des réseaux sociaux, sur à quel point ça t'impacte. Est-ce que tu t'es sentie concernée quand je t'ai partagé tout ça ? Est-ce que ça t'a piqué ? ça a généré des émotions quand je t'en ai parlé ? Ou est-ce que t'es déjà dans ce process ? Enfin, toi, où tu en es actuellement dans cette relation à l'extérieur ? En tout cas, c'est une question hyper importante qui permet derrière de reprendre la main sur sa propre vie, quoi. Voilà. En tout cas, merci d'avoir écouté. Je te souhaite une excellente journée et je te dis à bientôt !