Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien, je te fais un retour sur ce qui se passe en termes de changements depuis mon arrêt des réseaux sociaux. Donc c'était début juin il me semble, enfin mais je sais plus, bref, peu importe, ça fait environ juin, juillet, août, septembre, octobre, bah bientôt 4 mois. Donc en gros on est entre 4 et 5 mois sans consommer de manière régulière, à répétition, les réseaux sociaux quotidiennement et plusieurs fois par jour. Et je peux te dire, comme je te l'ai dit dans le podcast d'avant, que ma vie vraiment a fait un tournant. Elle a pris un tournant, mais à 360 degrés. C'est-à-dire que j'ai pas eu des petits changements, j'ai eu vraiment des bouleversements dans plusieurs de mes domaines de vie. Et ça m'a bien chamboulé, et en même temps, comme j'ai pas résisté, je me suis fait confiance, et que je me sentais quand même plutôt pilote, bah en fait c'est un peu comme si j'avais enchaîné comme un peu un effet boule de neige. J'ai vraiment senti que pour la première fois depuis longtemps, je me suis fait confiance. C'est aussi parce que j'ai appliqué mon épisode de podcast sur comment vivre une transition de manière sereine. Je pense que c'est l'avant-avant-dernier. Et ça m'a énormément aidée. C'est-à-dire qu'en fait, avant de couper les réseaux sociaux, je ne sais plus si je l'ai dit dans l'épisode d'avant, mais j'ai coupé pour une raison, pas pour me faire un challenge en mode qu'est-ce qui se passe. Non, en fait, c'est parce que j'étais, en termes de vie pro, un peu perturbée, si je peux dire ça comme ça. C'est-à-dire que j'ai lancé tous les projets que je voulais lancer, très contente des résultats, mais ça fait 5 ans que je suis en activité, je me suis bien rendue compte que j'étais très orientée performance et résultats. En fait, à force d'être obnubilée par le résultat, j'ai oublié de moi qui fais le process. Et en fait, plus j'avance maintenant et plus... Ça s'inverse, c'est-à-dire que le résultat est important mais doit être la conséquence du fait que je kiffe le process et non plus une priorité. Parce que les dernières années, quand je mettais ça en priorité, je me suis rendue compte qu'à force, je faisais des choses parce que ça marche, mais derrière, moi, je n'étais pas pleinement remplie ou satisfaite ou investie ou tout ça. donc j'ai ressenti ça en fait j'ai fait ma dernière experience mind adventure c'était en mai en avril Et j'ai adoré, ça a été génial, j'ai vraiment vécu une expérience incroyable, je me suis sentie à ma place, c'était puissant, c'était beau, c'était authentique. J'ai adoré le faire avec les personnes avec qui je l'ai vécu, je sais qu'en plus elles vont écouter le podcast. Elles continuent à me faire des retours comme quoi en fait on a semé des graines et les changements continuent et c'est hyper puissant et j'en suis trop contente. Parce que ce qui comptait avant tout pour moi c'était pas de vivre quelque chose d'incroyable et de fort sur le moment, mais surtout que ça ait un impact et des déclics pour... les mois, voire les années à venir. Et c'est ce qui se passe, donc j'en suis très contente. Sauf que quand je suis rentrée, je m'attendais en fait à me dire c'est bon, maintenant je vais faire ce concept-là tout le temps. Donc j'ai commencé à créer un plan d'action. Je me suis dit, ok, comment je fais en mode business ? Comment je fais pour faire en sorte que je sois rentable, mais que je fasse que ça, et en même temps que ça soit accessible, et blablabla. Et en fait, quand je faisais ce plan, je ne me sentais absolument pas dedans. Je me sentais pas investie, ça ne raisonnait pas en moi, je suis très à l'écoute de mes ressentis, je sentais qu'il y avait il y a quelque chose qui n'allait pas. Oui certes sur le plan voilà c'est rentable, c'est machin, c'est chouette, mais en fait ça me parlait pas. Donc j'étais sur le moment déçue parce que je comptais beaucoup là dessus et en fait je me suis rendu compte à partir de ce moment là que j'avais plus d'idées c'est à dire j'avais lancé tous les concepts que je voulais lancer, je les ai tous concrétisés, je les ai tous vécus, je les ai tous fait vivre, j'ai eu du résultat sur la majorité, voire tous et en fait une fois que j'ai passé celui-là je suis rentrée, j'ai laissé quelques semaines pour émerger parce que ça a été aussi fort pour moi de le vivre et il s'est passé plein de choses, j'ai eu l'impression rien que d'en parler, là je sens que ça me touche mais j'ai vraiment eu l'impression d'être allée au bout d'un chapitre et en fait ça m'a fait peur parce que l'être humain n'est pas à l'aise avec le vide et vraiment à ce moment-là, j'ai eu l'impression d'être face à un vide. Mais tu vois, d'être au bord d'une montagne et en face, il y a le précipice. Et en fait, de me sentir oppressée, d'être dans la peur et de me dire ok, mais en fait, j'ai aucune vision sur l'après. J'ai fait tout ce que je voulais faire et là, voilà, j'en suis là. Blocage. J'ai beau imaginer avoir... Plein d'idées, il n'y en a aucune qui m'emballe plus que ça. Quand je reviens sur ce que j'ai déjà fait, je les ai déjà faits et ce n'est pas ça que je veux. Et en fait, à ce moment-là, forcément, quand on se sent dans l'inconfort, on va souvent chercher la réponse ailleurs. Qu'est-ce que je fais à ce moment-là ? Je consomme. Instagram comme d'habitude, je regarde ce que font les autres, je regarde les business des autres, je regarde les gens qui m'inspirent sur Instagram, je regarde un peu tout et n'importe quoi parce qu'à ce moment-là j'ai besoin de décompresser, j'ai besoin de plaisir immédiat. Sauf qu'en fait je me rends compte au même moment où je le fais parce que forcément dans ce moment-là vu que je me sens en inconfort et dans la peur et tout ça, je vais le consommer en excès à la hauteur de l'inconfort que je suis en train de vivre. Ça me permettait de calmer un peu ces peurs en moi et tout ça. Me rassurer en voyant les autres, tu vois. C'est un peu paradoxal, mais c'est ce qui se passe à l'intérieur. Et en fait, au moment où je capte qu'en fait, je suis en excès sur Instagram et qu'en fait, au même moment, ma vie n'avance pas, c'est-à-dire que je n'ai pas de réponse à mes questions et juste je les ai mis en suspens en me faisant croire que j'avançais en regardant la vie des autres, mais moi, en attendant, en fait, je suis en stand-by. Et bien, c'est là où j'ai pris cette décision de, en fait, stop. Parce que certes, les gens ont des très beaux projets, ont des très bonnes idées, et certes c'est inspirant d'aller sur Instagram, mais en excès, bah en fait c'est paradoxal parce que tu n'arrives plus à être inspiré de toi-même. C'est-à-dire que tu te sers des autres pour te donner des idées, donc les idées sont extérieures, et tu n'entends plus quelles sont les tiennes, et de quelle manière toi, t'as envie de faire les choses et de vivre les choses. C'est un peu comme si tu te rentrais à l'intérieur de ta tête à une... Une notice un peu de voilà ce que tu devrais faire, ce qui marche bien, voilà ce qu'est la réussite, voilà ce que tu dois faire, blablabla. Mais qu'en fait, tu t'autorises pas à te dire mais toi comment t'as envie de faire les choses si t'oublies comment font les autres, si t'oublies les modèles sociaux, si tu oublies les gens les plus connus sur Instagram. Comment toi t'as envie de vivre ta vie, de vivre ta vie professionnelle, bref on peut prendre ça dans tous les domaines de vie, c'est la même chose. Et en fait à ce moment là je me suis dit waouh mais en fait Instagram là tout de suite ne m'aide pas du tout. Et au contraire, m'enfonce parce que ça crée un écart entre mes envies et les envies que je vois et que je consomme tous les jours de manière répétée. Parce qu'en plus de ça, quand on va sur les réseaux, en général, on n'y va pas une fois par semaine, on y va plusieurs fois dans la journée. Donc c'est un peu comme si tu te bourrais le crâne de croyances extérieures au tien, de modèles sociaux extérieurs au tien. et quand je me rends compte de ça C'est là où je décide de couper les réseaux sociaux. Je me dis en fait, bon, ça va peut-être pas marcher, mais c'est pas grave, j'ai envie d'essayer parce que là je sens que j'ai pas de réponse, j'ai envie d'en avoir, je sais que rien n'arrive par hasard, et j'ai envie de me confronter à ce vide et de le vivre pleinement. Mais si ce vide je le remplis des réseaux sociaux, bah en fait je vis pas véritablement mon vide et du coup j'ai pas de réponse. Enfin j'ai des réponses mais qui me viennent de l'extérieur, et qui sont pas forcément les miennes. Bref. C'est ce qui fait souvent, pas perdre de temps, mais te fait faire des gros détours dans ta compréhension de toi parce que tu passes d'abord par des choses qui ne t'appartiennent pas. On va raccourcir ça comme ça. Donc je prends cette décision de supprimer mon application Instagram, même si j'aime aussi, comme je te l'ai dit, partager, poster des choses. Là je me dis, ce qui est encore plus important pour moi, c'est de me retrouver, faire le tri dans mes pensées, repenser par moi-même. Et voir ce qu'il se passe. Au pire, il ne se passe rien. Et tant pis. Et ça ne fait jamais de mal de se couper des réseaux sociaux. Et au pire, j'ai peut-être un début de réponse ou quelques réponses. Donc je fais ça. Première semaine, forcément, un peu dure. Je suis en sevrage, c'est-à-dire que je me rends compte que je vais sur mon téléphone, mais tu sais, par automatisme, je ne me rends même pas compte que j'essaie de chercher mon application Instagram. Et quand je me rends compte, je me dis, waouh, en fait, c'est tellement ancré à l'intérieur de moi, c'est fou. Bref, un peu comme une drogue, quoi. Et les semaines avancent et là j'applique, c'est là où j'ai enregistré justement mon podcast sur comment vivre une période de transition avec beaucoup de sagesse plutôt que beaucoup de rigidité. Je crois que c'est mon avant-avant-dernier épisode, bref c'est dans les trois derniers. Donc je me l'applique, c'est-à-dire que dans ces moments-là on a tendance à fuir les moments d'inconfort. Donc comme je te l'ai dit, en allant sur les réseaux sociaux... En mangeant de la malbouffe, gras, du sucre et tout ça. En allant vers l'alcool, la clope, tout ce que tu veux, jeux vidéo, bref. Tout ce qui va te permettre d'éviter de te mettre face à ta situation. Et là, moi je prends la décision de me mettre face à ma situation. Donc je coupe. Et là je commence à me dire, ok, j'ai envie de vivre ce vide pleinement. C'est-à-dire que je n'ai pas envie de fuir. Je n'ai pas envie de mettre de résistance. J'ai envie de lâcher prise et de voir ce qui me vient. J'ai envie de me faire confiance et de me dire, ok, bon, qu'est-ce qui va se passer à l'intérieur de ma tête si je me laisse tranquille ? C'est-à-dire que dans cette phase, je ne commence pas à me poser des questions pour avoir des réponses. Je commence pas à me dire, ok, qu'est-ce que je vais faire, machin. Ça, je l'ai déjà fait. Donc là, juste... Dans ma tête, je sais ce que je veux, c'est me sentir épanouie professionnellement, et kiffer mes journées, me sentir utile, me sentir investie, et faire des choses, je sais ce que je veux au plus profond de moi. Donc je ne me pose aucune question, je laisse mon esprit tranquille. J'arrête de vouloir toujours combler le vide, c'est-à-dire question, vite il me faut une réponse, vite je ne tolère pas l'inconnu, l'imprévu. Non, là je me dis ok, je me fous la paix. Je me laisse tranquille, je me crée un état de calme mental, donc c'est pour ça que je lâche Insta et plein d'autres choses. Je me retrouve, donc je passe du temps à méditer, à lire un peu, je ne me prends pas la tête à essayer de chercher des choses, vite il faut que je fasse ci, il n'y a pas de il faut, je dois juste, j'observe ce qui se passe, je me fais confiance, et je me fous la paix sur les questions que je me posais. Donc j'arrête de me les poser, et je me concentre sur l'instant présent. En plus à ce moment-là, je refais Vipassana, donc c'est fin juin. pendant 4 jours, donc j'ai médité pendant 40 heures en 4 jours. Donc ça me permet de me recentrer encore plus et de venir me créer un espace encore plus présent. Mais même sans ça, j'ai commencé à avoir un début de réponse avant. En fait, ça m'a vraiment fait comme si j'avais été au bout d'un chapitre. J'ai vraiment senti ça, c'est-à-dire qu'à la fin... Où je me suis rendue compte, voilà, j'ai tout créé, j'ai plus d'idées. J'ai ressenti à l'intérieur de moi comme un peu une phase de deuil, en mode, ben voilà, j'ai été au bout de ce que je voulais. J'ai créé tous mes projets, et point. Et moi, c'était à ce moment-là où vraiment j'ai commencé pas à paniquer, mais à me sentir vide. Et dans la peur de, mais en fait, je suis quoi sans ça ? Qui je deviens si je fais pas ce que je fais, si je continue pas là-dedans ? Bref, c'est là où il y a eu plein de questions qui sont venues, donc je me suis mise à écrire un peu pour sortir les pensées que je pouvais avoir dans ma tête, et mieux les comprendre. Et là, ce qui s'est passé, donc je me suis laissée quelques jours, voire semaines, je pense 2-3 semaines. Finalement, ça va vite, 2-3 semaines, quand tu regardes pour avoir des réponses à des questions que tu te poses parfois depuis des années. Donc, je me suis laissée ce petit temps-là. Où je me suis laissée tranquille et je me suis aussi fait confiance. Je ne me suis pas laissée tranquille en mode je fais semblant de me faire confiance et peut-être que j'aurai des réponses. Je me suis dit en fait j'ai toujours toutes les réponses à l'intérieur de moi. Si et seulement si je me laisse l'espace pour les entendre. C'est ce que j'enseigne. Donc si je n'arrive pas à appliquer ce que j'enseigne, ça va être compliqué. Du coup là je me suis vraiment fait pour moi et j'ai eu l'impression que ça faisait... Je ne sais même plus dire la dernière fois que j'ai vécu quelque chose d'aussi fort intérieurement. Et quand je me suis laissée ce temps... J'ai commencé à avoir des débuts de réponse qui m'ont fait vraiment flipper parce que je m'attendais à tout sauf à ces débuts de réponse. Mais j'étais là aussi pour lâcher prise et me faire confiance et m'entendre au-delà de ce que je vois à l'extérieur, sur les réseaux, sur ce qu'on me dit, sur ce que certains pensent que la vie devrait être, machin. L'objectif c'était de repenser par moi-même et me reconnecter à mes idées, à mes rêves, à mes projets à moi, peut-être de mon enfance, de y a longtemps, que j'ai mis de côté parce que j'ai vu. Sur un tel ou un tel que maintenant c'était ça qu'il fallait viser. Bref. Donc je reconnecte à des choses mais qui datent. Qui datent tellement que sur le moment ça m'étonne. C'est-à-dire qu'en fait quand j'ai ressenti ce vide lié au deuil, je me suis rendu compte qu'en fait j'étais en train de fermer un énorme chapitre de ma vie. 11 ans à peu près. J'ai vraiment ressenti ça. C'est pas que je me suis dit oh là là je ferme un chapitre de 11 ans. C'est que j'ai ressenti que là j'étais allée au bout de beaucoup de projets. Et que j'avais fini ma mission, entre guillemets, et que maintenant je pouvais en démarrer une nouvelle. Que ce chapitre-là était terminé, et que maintenant j'étais prête intérieurement, mentalement, physiquement, en termes de maturité aussi, en termes de conscience, à passer à l'étape d'après. Et ça, énorme flip, parce que sur le moment, pas de réponse. Donc je ressens que j'ai terminé un chapitre, mais je n'ai pas... de réponse de c'est quoi le chapitre d'après. Donc c'est là où je commence à faire cette phase de vide ou bref réseaux sociaux, machin, tout ça. Et c'est là où j'ai mes réponses. Et quand j'ai mes réponses, à la fois c'est comme une intuition en mode c'est pur, il n'y a pas de jugement en mode c'est chouette, c'est nul, c'est bien, c'est mal, c'est positif, c'est négatif. Je suis un peu surprise. Et en même temps, ça fait tellement sens. Comment je pourrais t'expliquer les choses ? Je n'ai expliqué mon parcours professionnel à personne, à part les gens que j'ai rencontrés ces dernières semaines, et à mes proches. Je voulais vraiment l'annoncer quand j'étais vraiment dedans, parce que là ça va faire 3-4 mois du coup que ça a bougé. Et je voulais vraiment avoir ce recul de me dire, ouais mais c'est pas parce que ça vient juste de bouger que je le raconte, j'avais envie de le vivre aussi pour moi. D'en tirer des leçons d'abord, de vivre mon truc à moi avant de toujours... Bam, j'ai un truc, je le partage, je le partage, je le partage. j'avais envie de... Laisser tranquille mon intimité aussi, et surtout mettre de l'intimité dans ma vie tout simplement. Je vais t'expliquer pourquoi maintenant je te dis j'ai fermé le chapitre 11 ans. En fait, il y a 11 ans, j'étais en études d'infirmière, donc j'ai terminé en 2014. Et en fait, en dernière année, c'est l'année où j'ai perdu mon père. J'ai jamais dit... que je ne voulais pas être infirmière, que ce n'était pas un métier pour moi. Ça venait de moi. C'est moi qui ai dit, je veux être infirmière et tout ça. Voilà, bref. Je fais mon diplôme, première année, deuxième année, troisième année. Mon père décède dans le dernier semestre. Et en fait, ça m'a fait un gros choc. Ça m'a remis en question et tout de suite, ça m'a coupé l'herbe sous le pied sur le fait de devenir infirmière. Je n'arrivais plus à me projeter. Je n'arrivais plus à avoir l'envie d'être dans ce métier. C'était pas possible pour moi de m'occuper des gens, d'être présente pour les gens, d'être investie, alors qu'à l'intérieur de moi, je venais d'être vidée, détruite, parce que vraiment, sur le moment, je le vivais très mal, surtout de la manière dont ça s'est passé. Pour rappel, mon père, il s'est suicidé. Donc c'est ce qui a été vraiment très traumatisant et choquant pour moi, à l'époque, puisque j'avais 21 ans. Et ça m'a vraiment bousculée dans mes choix de vie à ce moment-là. J'ai été jusqu'à mon diplôme grâce à ma mère qui m'a poussée parce que j'avais envie clairement d'abandonner. En fait, j'étais écoeurée du fait de prendre soin des gens alors que sur le moment, j'étais très déçue de moi de ne pas avoir pu prendre soin de mon père à ce moment-là. Donc c'était impossible pour moi de prendre en plus soin des autres, des gens que je ne connaissais pas. Bref, alors que j'étais excellente dans ce que je faisais, j'adorais la technique, j'étais hyper investie et vraiment ça me plaisait. Du coup, j'ai changé de métier après et j'ai enchaîné différents métiers. Et en fait, quand aujourd'hui je regarde les choses avec plus de recul, vu que maintenant j'ai 11 ans d'expérience sur ce sujet, par rapport à quand j'étais dans le moment, forcément je ne voyais pas les choses de la même manière, je me suis rendue compte que tout ce parcours que j'ai fait, c'était d'abord pour essayer de me chercher, d'abord de me comprendre, de savoir ce que je voulais, qui j'étais, parce que finalement, c'est un peu comme si... Ça m'avait confrontée un peu à je sais pas trop qui je suis, ce que je vaux. Tu vois, ça m'avait vraiment remué. Et surtout, c'est à partir de ce moment-là où j'ai vraiment voulu comprendre le fonctionnement de notre esprit. Comment on est capable de s'auto-détruire comme de se construire. Est-ce qu'il est possible d'être heureux ? Est-ce qu'il est possible d'être épanoui ? Je veux découvrir comment on fait pour être en paix à l'intérieur de soi. Je veux découvrir et je vais tout faire pour. Je vais l'expérimenter, je vais le propager ensuite, enfin bref. Mais je voulais d'abord le faire pour moi. Et c'est d'abord ce que j'ai fait avant d'en faire mon métier. Puis ensuite, en faisant mon métier, j'en ai en plus profité pour aller encore plus en profondeur dans mes connaissances, dans mes expériences. Donc c'est pour ça que j'ai essayé plein de choses parce que j'avais cette cause profonde à l'intérieur de moi avec ces questionnements de je veux comprendre, est-ce qu'il est possible réellement d'être heureux, d'être épanoui, d'aimer sa vie ? Où en fait, on est des êtres qui sont amenés à souffrir et tout ça, tu vois, c'était ma quête intérieure. Et quand j'ai eu toutes mes réponses et que j'ai découvert plein de choses et que j'ai compris en fait ces questionnements que je pouvais avoir, ben petit à petit, quand tu réponds à des questions qui sont hyper importantes pour toi, c'est un peu comme si t'avais plus besoin de chercher des réponses, tu vois ce que je veux dire ? Et c'est ce qui s'est passé pour moi, mais... inconsciemment, c'est-à-dire que je ne me rendais pas compte, je faisais les choses, et en fait dans mon inconscient, je ne captais pas, mais je le faisais aussi pour ça, pour mettre du sens et faire le lien avec ça. Et puis une fois que j'y suis arrivée, et bien sûr je continue, mais personnellement entre guillemets, mais une fois que j'y suis arrivée et qu'à l'intérieur de moi j'ai senti que j'avais rééquilibré ce déséquilibre entre questionnement et réponse, c'est à partir de ce moment-là où j'ai commencé à avoir le vide professionnel de... En fait, ça manque de sens, parce que je le faisais pour une raison, puis ensuite j'ai eu mes réponses, et du coup, quelles sont mes nouvelles raisons de continuer, entre guillemets, je te le dis un peu de loin. Et quand j'ai fait cette période de transition, où je me suis un peu recentrée sur moi, et j'ai lâché Insta, et j'ai fait de l'introspection, et j'ai mis beaucoup de silence, cette idée d'infirmière m'est revenue en tête, mais de manière vraiment comme quelqu'un qui me le soufflait à l'oreille. C'est sorti de nulle part. Et effectivement, en restant sur les réseaux sociaux, je ne me serais jamais autorisée à penser au métier d'infirmier. Mais jamais de la vie, parce que quand t'es entrepreneur, déjà tu suis que deux entrepreneurs. Du coup, selon la loi entrepreneuriale, c'est has-been d'être salarié. Enfin bref, t'as tous ces schémas avec ces croyances sociétales, tu vois, et c'est la quête du toujours plus. En plus, quand tu regardes sur Instagram, tout le monde se taille de droite à gauche. Et finalement, c'est assez complexe de trouver sa place et de l'assumer sans culpabiliser, sans avoir honte. Et du coup, sans même te rendre compte, ça vient trier. Des idées de projets, dans ce que tu juges acceptable ou non par rapport à ce que tu consommes comme contenu. Et moi comme là j'arrête de consommer, je crée le vide, je crée une phase de silence, je me ressens sur moi et je me reconnecte à des envies vraiment profondes et intérieures qui me concernent, qui font sens pour moi, pas forcément pour d'autres, pour la société, pour machin, mais c'est ce que je voulais. Je voulais savoir, ok, quand je me coupe de tout, à quoi je pense ? Quelles sont mes envies ? Quels sont mes projets ? Qu'est-ce qui me vient à l'esprit ? Alors au début, ça continue d'être ce que tu viens de consommer sur les réseaux, machin et tout. Mais petit à petit, c'est un peu comme si ton esprit se nettoie et il vient un peu écouter ce qui vient de toi. Donc cette idée d'infirmière me revient. Souvent, je me dis, wow, mais attends, attends, infirmière, mais bref, mon mental revient. Il se dit, mais attends, mais comment ? Mais je n'ai pas exercé depuis 11 ans. Du coup, je commence à rechercher, comment ça marche en fait, quand on n'a pas exercé depuis autant de temps ? Je me dis en fait j'en sais rien si j'aime bien ou pas. Bref, mon mental s'active parce qu'il y a un confort plus plus plus. Puis ensuite je me recalme et je me dis ok, si cette idée m'est venue, c'est pour une raison. On n'a aucune pensée, enfin toutes nos pensées ont une raison d'être. Et si celle-là est apparue dans un moment de pureté sans jugement, c'est qu'il y a quelque chose à explorer. Ça ne veut pas dire que c'est ma vocation ou que je dois absolument faire ci ou quoi. Mais ça veut juste dire que c'est un sujet que je peux travailler. Et regarder ce qu'il y a derrière. Donc bref, je pense à ça, je le garde pour moi. Parce que je n'ai absolument pas envie, vu que c'est fébrile, que c'est tout neuf. Je n'ai pas envie que si je l'exprime, l'extérieur vienne me rajouter des jugements. Leur manière de voir les choses. Non, en fait, j'ai envie de le garder pour moi. Et de voir ce que ça me fait et qu'est-ce qui me vient derrière. Et là, le lendemain, ou je ne sais plus, quelques jours après, bref, dans la semaine. Je viens écrire une lettre de motivation, mais chose que j'ai pas faite depuis longtemps en plus, mais bref, qui explique un peu mon parcours, et je l'écris mais d'une traite, d'une manière hyper intuitive, j'ai pas besoin de réfléchir et tout, j'avais vraiment envie de l'écrire, ça venait vraiment du cœur, et j'explique un peu le pourquoi du comment, qu'est-ce qui fait que j'ai été diplômée il y a 11 ans mais que j'ai pas exercé, qu'est-ce que j'ai fait entre deux, parce que là, faut quand même que je me vende, si jamais j'ai envie de faire ce métier, mais en fait j'avais juste envie de vivre le processus. j'étais pas là en mode « Ah, vas-y, il faut que ça marche, c'est bon, j'ai trouvé. » Non, j'ai envie d'affiner, d'aller voir, parce que je suis curieuse et j'ai envie d'expérimenter, parce que peut-être qu'en le faisant, ça va me connecter à d'autres choses. Mais j'ai envie d'essayer d'aller dans cette direction et de voir à quoi, qu'est-ce que ça réveille, à quoi ça me connecte, qu'est-ce que je découvre. Parce que finalement, c'est une nouvelle manière de me découvrir. Parce que c'est ultra inconfortable de passer du coq à l'âne en termes de métier, que ce soit de passer d'entrepreneur à salarié, mais juste de passer de salarié dans un métier à salarié dans un autre métier, ça implique de passer d'un niveau entre guillemets expert dans un métier, parce que t'as beaucoup d'expérience, t'as des résultats, blablabla, à un niveau débutant dans un autre. Donc ça demande de mettre son égo de côté, de faire preuve de vulnérabilité, et c'est assez confrontant en fait. Très challengeant, très inconfortable, donc ça génère du stress, de l'anxiété, tout ça, tout ça. Bon, quand je pense à tous ces côtés, entre guillemets, négatifs, nouveaux et inconnus, bien sûr, mais ça fait partie du process, et en même temps j'ai une part en moi, un peu la part enfant, qui me dit mais en fait va juste voir, te mets pas la pression, te dis pas ça va marcher ou c'est bon c'est ça ou pas, juste va voir. T'as rien à perdre, t'as tout à gagner, mais... une chose est sûre dans ma vie, ce que je déteste le plus au monde, c'est de ne pas essayer et d'avoir des regrets. La vie est trop trop courte pour se dire pour ne pas avoir de réponses sur des questions que tu te poses, pour ne pas savoir parce que tu n'as pas osé le faire. Donc je me suis dit en fait j'y vais. Au pire j'y vais une semaine. Au pire j'y vais deux semaines. J'en sais rien. Mais j'ai envie d'aller voir. Alors avec beaucoup de peur mais j'ai quand même envie d'y aller. Donc je vais sur Indead et tout ça et bref je regarde un peu les ... Parce que je suis sortie de là-dedans, donc je sais même pas où on en est aujourd'hui, est-ce qu'il y a de la demande, pas de demande, enfin voilà, je suis vraiment en mode très nouveauté, donc je regarde un peu juste les annonces mais sans... Sans être hyper convaincue, tu vois, juste par curiosité, je fais un peu un état des lieux. Je me mets un peu en mode veille, ok, il se passe quoi ? Qu'est-ce qu'il y a comme offre ? Ça en est où aujourd'hui ? Et bref, je me renseigne un peu, je postule à gauche, à droite, mais sans réelle conviction, juste je suis contente de le faire. Tu vois, je suis en mode de trust the process, je suis vraiment dedans à ce moment-là et je ne suis pas en mode, j'espère qu'on va me dire oui, non, je m'en fous. Juste je suis contente de le faire et d'assumer et d'oser. Et peu importe si on me retient pas, c'est pas grave, je ferai autrement et voilà, je suis vraiment contente du process. Et la semaine d'après, je suis appelée par plusieurs centres hospitaliers et autres, et je suis assez étonnée, parce que je me dis, wow, alors, soit il y a une pénurie, et du coup ils prennent tout ce qu'ils trouvent. Bon après j'ai expliqué d'une manière assez intéressante aussi mon parcours, par rapport à le fait que je vienne pas de ce domaine. Ça me permet d'avoir une manière de voir les choses complètement différente de ceux qui sortent des études ou qui ont été que dans ce secteur. Tu vois, tu n'as pas la même manière de voir les choses. Par rapport forcément à mon parcours, c'est logique que tu aies des personnes qui soient différentes. Et du coup, je suis appelée par plusieurs centres. Donc j'y vais. Et là, je me rends compte que ça va être chaud. Ça va être chaud. parce que ben en fait j'ai oublié beaucoup de choses parce que après mon diplôme j'ai pas exercé donc j'ai fait trois ans d'études sans exercer donc j'ai pas eu cette manière d'apprendre par répétition oui certes j'ai eu des stages mais c'est tout donc les études sont loin en plus 11 ans Donc ça je l'exprime bien sûr dans mes entretiens d'embauche pour pas vendre quelque chose qui n'est pas vrai. Et je négocie aussi des jours de binôme pour réapprendre. Je sais, j'ai confiance en moi, je sais que ça va revenir vite mais voilà. Et donc là j'ai commencé le 1er juillet dans un centre... pas très loin de chez moi, et en fait j'avais postulé pour un centre de grands brûlés, de personnes polytraumatisées, donc qui ont été amputées ou qui ont subi des traumatismes physiques, enfin bref. Et sur l'aspect psychologique, ça m'intéressait beaucoup. Mais sans savoir ce que ça va donner, parce que tant qu'on n'y est pas, on ne peut pas savoir si on va aimer, donc que ça soit au niveau de l'équipe, du centre, blablabla, bref. et en fait Merci. Quand j'y vais, je me sens plutôt stressée et en même temps contente d'oser et d'essayer. Sans me dire en plus, sans mettre la pression de... En fait, c'est ma réponse ou quelque chose d'hyper fermé. Je me dis, je vais expérimenter, je vais tenter cette nouvelle expérience sans savoir ce que ça va donner. Je sais que j'ai envie d'y aller parce que je sais que ça nourrit quelque chose en moi, mais je ne sais pas quoi exactement. mais j'ai envie d'y aller parce que ça me parle et je n'ai pas envie de rester en mode je ne saurais jamais en fait. Et donc là, j'y suis depuis le 1er juillet. Donc ça va faire bientôt 3 mois. Ça a été très très dur au début, beaucoup d'informations, énormément de nouveautés, un rythme complètement différent de ce que je vivais là en tant qu'entrepreneur. Là, j'ai des horaires postés et tout ça. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et comment j'allais gérer les choses mentalement et physiquement parce que je passe du coq à l'âne mais sur tous les plans. Et en fait, je ne savais pas. Je me suis dit, en fait, ça passe ou ça casse. C'est soit je me plais, j'aime bien et en fait, je me sens utile, investie. Comme j'avais dit au début, ma priorité, ce n'est pas le métier que je fais, c'est le quotidien, c'est les actes que je fais. à quel point mon quotidien me remplit, me fait me sentir accomplie et que j'ai de l'amour pour ce qui se passe dans ma journée. Et c'est ça que je voulais voir. Est-ce que j'ai de l'amour pour ce qui se passe dans ma journée ou en fait est-ce que je m'ennuie, est-ce que je me demande ce que je fous là et mon mental parle beaucoup et tout ça. Et en fait je me suis rendu compte que je me suis découvert hyper énergique, mais vraiment hyper énergique. alors je dis pas que je l'étais pas avant Mais là, quand je regarde mon quotidien là, en tant qu'infirmière là où je suis, ben en fait, je suis debout tout le temps. Alors qu'avant, dans mon métier d'entrepreneur, je suis quand même assise la majorité du temps derrière mon PC pour créer plein de choses et tout ça. Et quand je suis avec mes clients, évidemment, je suis debout. Mais là, je suis debout tout le temps, je suis confrontée à des gens tout le temps. C'est-à-dire, je suis sollicitée que ce soit par professionnels médicaux, paramédicaux, mais aussi les patients pendant 7-8 heures, entre guillemets. Donc je m'attendais à rentrer et à être rincée en fait. Et ben non. Alors ça dépend. J'ai découvert déjà que j'étais pas du matin. C'est-à-dire que quand je commence ma journée par travailler à 6h du mat, je suis rincée quand je rentre. Par contre, quand je commence ma journée par travailler à 14h, ou à 9h, et ben en fait j'adore faire mon sport juste avant. En fait j'ai pas de problème à me lever tôt, genre à 6, 7h, j'ai aucun problème. Mais par contre, j'ai de la difficulté quand il s'agit d'entamer le travail directement. J'ai vraiment besoin d'avoir un moment pour moi juste avant, que ce soit le sport ou une heure ou deux. Donc ça, c'était hyper intéressant. En fait, j'ai découvert des choses dont je n'avais pas conscience de moi, parce que comme je suis en train de vivre quelque chose qui n'a rien à voir, en fait, ça me confronte à des parts qui étaient en sommeil, que ce soit psychologiquement. J'ai découvert un nouveau rythme de vie qui me convient pour l'instant, donc je suis toujours en observation. J'ai eu du coup des nouvelles intuitions sur ce que j'avais envie de faire. C'est-à-dire que quand j'étais entrepreneur, et je dis j'étais parce que pour l'instant je crée un nouveau chapitre, je ne dis pas que je ne le serai plus parce que j'ai ça en moi et j'ai envie de continuer, mais je pense que je vais surtout changer la forme. Parce que comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu la sensation de fermer un chapitre, et c'est le cas. Et donc si j'en rouvre un nouveau et je suis en train, c'est pour faire quelque chose d'une nouvelle manière et pas de recopier ce que j'ai déjà fait, même si c'est beaucoup plus facile et que des fois mon esprit a envie de ça. Mais tout ça pour te dire que cette nouvelle expérience me confronte vraiment à énormément de parts en moi dont je n'avais pas conscience et réveille des choses autant agréables que désagréables. parce que forcément quand t'es confronté à un stade débutant que tu sais pas, que tu dois demander que parfois tu as un poids pour l'équipe, ça vient de confronter à ton aisance, à ta gestion du stress, à ta capacité à lâcher prise, à ton niveau de confiance en toi, à ton niveau d'audace, ta capacité à t'exprimer et à assumer pleinement ta position, à prendre tes responsabilités. Plein de fois, j'ai été confrontée au fait d'assumer que je ne sais pas, qu'il y a plein de choses que j'ai besoin de revoir, que oui, je suis diplômée, mais en fait, j'ai plein de manques parce que je n'ai pas exercé, parce que j'ai été dans d'autres secteurs. Par contre, j'ai d'autres choses à apporter. Sur l'aspect psychologique, prise en charge. Et donc ça c'est chouette aussi. J'ai découvert que j'adorais le fait de travailler en équipe. Et vraiment c'est hyper important pour moi. Et je pense que c'est ce qui me manquait aussi là. Dans la manière dont j'avais construit mon activité pro. Le fait de travailler toute seule tout le temps. Ça a des avantages. Mais en fait tout faire toute seule. A un moment donné moi ça ne m'intéresse plus. Parce que j'aime le fait de pouvoir échanger avec d'autres professionnels. Soit qui font le même métier que moi. et qui peuvent me compléter, ou soit, parce qu'ils ont différents points de vue, enfin tu vois un peu ce côté-là, ou soit des professionnels qui ne font pas le même métier que moi, avec lesquels on peut échanger, partager, se souder, pouvoir compter l'un sur l'autre, avoir cette activité pluridisciplinaire hyper intéressante. Je t'ai parlé du côté sociabilité, avant je disais en étant qu'entrepreneur que j'ai une jauge sociale assez basse, c'est que... J'ai besoin d'être seule et tout, mais là, mais pas du tout, là, ça fait trois mois, je vois des gens tout le temps. Alors au début, c'était un peu confrontant et dur parce que je t'ai dit, je suis passée du coq à l'âne du jour au lendemain, donc il m'a fallu un petit temps d'adaptation, genre une ou deux semaines, je pense, ou peut-être trois, je sais plus, peu importe. Mais là, je me rends compte que j'aime ça, mais que j'ai aussi besoin de mes moments seuls, mais genre beaucoup moins qu'avant. En fait, j'en ai besoin, genre, même pas, je dirais... Une heure tous les deux jours, solo, ou juste avant de dormir. Alors qu'avant, je me disais que j'avais besoin d'après-midi, ou j'avais besoin de matinée, ou j'avais besoin de journée solo. C'est vraiment intéressant à quel point, en fonction de ce qu'on fait quotidiennement, on change pleinement. C'est vraiment hyper intéressant. Ensuite, ce qui a changé. Déjà, je suis très reconnaissante de ça, d'avoir été prise malgré mon parcours. Ça va, j'ai eu mon diplôme quand même. Mais je suis très reconnaissante... de là où je suis, parce que je suis vraiment tombée dans un endroit où je me sens vraiment bien, j'aime ce que je fais, ça veut pas dire que je resterai ou quoi, j'en sais rien, mais j'aime là où je suis maintenant, j'aime mon quotidien, je me sens investie, je me sens utile, je me sens... Dans l'apprentissage continu, et ça c'est hyper important pour moi, je suis tout le temps debout, donc je suis active, je fais plus de sport qu'avant, alors qu'avant j'avais plus de temps, c'est vraiment hyper intéressant et j'aime ça. Donc là je me suis remis au crossfit alors que j'avais déjà été il y a quelques années, mais en même temps à ce moment là je faisais pas mal de muscu, là j'ai diminué la muscu, je cours trois fois par semaine. et ça m'allait en tant qu'entrepreneur et là en fait je me suis dit j'ai envie de Construire un peu plus mon corps, d'être un peu plus solide aussi parce que quand tu cours et si tu fais pas de renfou à côté c'est là où tu peux te blesser. Et j'aime le fait d'avoir un corps esthétique qui me convienne entre guillemets. Et j'ai envie de faire quelque chose d'assez ludique. Donc tu vois je m'étais dit bah je vais pas faire du crossfit alors que je vois déjà plein de gens la journée. Bah pas du tout. Là ça me nourrit vraiment donc tu vois par exemple le fait de courir solo. Bah ça peut être mon moment seul, un peu méditatif parce que souvent je mets pas de musique à 95% du temps. Et du coup, ça vient super bien se compléter. Donc là, ça va faire bientôt un mois que j'ai rajouté deux séances de CrossFit par semaine. Et ça, j'adore. Vraiment, je suis tombée dans une box que j'aime bien, donc à voir à long terme. Ensuite, qu'est-ce qui a changé ? Personnellement, j'ai rencontré une personne. Donc ça faisait plusieurs années que j'étais célibataire et que j'avais du mal à m'ouvrir et à tomber sur des personnes qui m'intéressent. Il y a plein de gens partout, plein de gens. physiquement attirant, intéressant et autres, mais moi j'avais vraiment, même si j'essayais de mettre toute ma bonne volonté, avec du recul je sais qu'à l'intérieur je me faisais croire que j'avais envie, mais tous mes comportements, mes attitudes et mes pensées me montraient qu'en fait c'était pas pour les bonnes raisons et qu'en fait j'en avais pas réellement envie. Et là j'ai rencontré une personne et j'en suis très contente parce que j'ai réappris à aimer aussi en étant en relation. Ça c'est hyper important pour moi et je m'y attendais pas. On dit toujours, ça arrive toujours quand tu t'y attends pas, c'est bateau, mais je l'avoue. Et du coup ça est hyper confrontant aussi pour moi parce que c'est facile de dire que t'es heureux quand t'es célibataire, mais forcément quand t'es célibataire tu n'as aucun compte à rendre et tu ne dépends que de toi. Donc là ça m'a aussi reconnectée à des insécurités dont je n'avais pas conscience en relation, parce que finalement... ça faisait longtemps que j'avais pas été en relation donc je ne pouvais pas savoir comment j'allais réagir, qui j'allais être, quelle personne j'allais être et qu'est-ce que ça allait réveiller en moi donc ça a réveillé des insécurités des peurs qui étaient en sommeil depuis le moment où j'étais célibataire donc c'était assez intéressant, très confrontant, très déstabilisant ah moi j'ai tout fait en même temps, comme ça c'est fait non entre guillemets ça s'est pas fait en même temps mais presque et c'est ... Je trouve ça incroyable à quel point quand on lâche prise et qu'on se fait confiance, les choses arrivent d'elles-mêmes. Sauf si on a le cerveau, enfin l'esprit embrumé, qu'on est tout le temps sursollicité, qu'on ne se crée pas l'espace pour penser par soi-même et faire le vide. Là, je me rends compte et du coup, je laisse de plus en plus de vide dans mes journées, même si des fois, j'avoue, j'ai envie de consommer un peu les réseaux sociaux. Je sais que c'est plus par facilité. Et pour combler le vide justement qu'autre chose. Donc maintenant quand je le vois, voilà, c'est tout, je le capte. Et des fois, à la place par exemple, je vais regarder Netflix ou d'autres choses. Donc je fais aussi des choses comme ça. Mais c'est différent, on dirait. Parce que de toute façon, l'esprit n'aime pas le vide. Donc il va toujours le combler par quelque chose. Et quand tu le laisses faire, c'est là où du coup tu vas avoir tes réponses. Tout ça pour dire ça. Financièrement aussi. Ah non, avant de revenir là-dessus. Et un truc hyper intéressant, c'est qu'en tant qu'entrepreneur, j'ai vraiment, depuis mon début d'activité, eu du mal à me projeter dans l'avenir. C'est-à-dire que j'avais des... Tu vois, je t'ai dit que j'étais assez créative, j'avais plein d'idées de projets. Mais à chaque fois, j'arrivais pas à me projeter à plus de trois mois, on va dire. Par exemple, tu me disais, fais ton plan de projet pro pour les un an, cinq ans. moi ça m'angoissait, vraiment blocage j'avais beau essayer de me visualiser et autre je ne voyais rien mais genre néant, un point où un jour je me suis même dit moi je suis pas quelqu'un qui visualise ou qui arrive à me projeter c'est totalement faux, ça c'est ce qu'on se dit pour se rassurer dans les moments où on a pas les réponses qu'on veut, entre guillemets. Pourquoi je te dis ça ? Parce que depuis que j'ai reconnecté à cette expérience du métier d'infirmière, j'ai eu d'autres choses qui me sont venues, d'autres projets que j'avais déjà en étant en études d'infirmière, mais que j'avais oubliés, mis de côté, parce que ça ne résonnait plus avec ce que je faisais. Et en fait, là, aujourd'hui, j'arrive à me projeter au moins sur deux ans, voire je commence un peu sur les cinq ans. chose qui était impossible pour moi mais vraiment je n'arrivais pas à me projeter j'avais beau essayer faire les plans écrits machin ce que tu veux blocage donc quand je le faisais c'était plus en mode machinal en mode très mental je sais à peu près ce que je veux mais en fait ça ne résonnait pas à l'intérieur, je n'étais pas convaincue je n'avais pas d'image claire quand je me visualisais et là en fait j'ai des images claires, je me vois clairement ça m'anime ... Je ne sais pas si je vais vraiment le faire ou pas, mais ça me donne une direction, un fil rouge hyper clair. Et ça, ça a énormément de valeur pour moi. Et du coup, j'en suis très contente. Qu'est-ce que je peux te dire d'autre ? C'est déjà pas mal, je pense. Donc voilà, tout ça pour te dire ça. Je suis très contente de construire ce nouveau chapitre de ma vie. Je n'ai pas envie d'aller trop vite. Je sais que je vais faire d'autres choses et tout ça, mais j'ai envie d'apprécier le process. Je n'ai plus envie de courir après les choses. Je sais que je vais recréer d'autres choses, mais j'ai envie de me laisser le temps de le faire. J'ai pas envie, comme je te l'ai dit, de courir. J'ai envie de kiffer. Là, je kiffe. J'ai déjà plein de choses à faire parce que je suis en réapprentissage et tout ça. Et plein de chamboulements aussi dans les mois à venir. Donc voilà, en tout cas, je suis très contente. Je voulais juste te dire une chose, c'est que si toi aussi, t'es dans une phase de transition, de changement, que tu n'oses pas ou autre... Ce que je pourrais te dire, c'est que la seule manière de savoir si c'est une bonne ou une mauvaise décision, même s'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise, mais bref, c'est de l'essayer. C'est la seule manière d'effacer de ton esprit tes idées. C'est en les concrétisant. Et c'est vraiment hyper important parce que ton esprit a besoin de preuves. Surtout, je parle quand tu as des idées ou des incertitudes. Et le silence, ça va vraiment t'aider. vraiment, quand on dit toutes les réponses sont à l'intérieur, toutes les réponses sont à l'intérieur toutes les idées que j'ai eues les envies que j'ai eues là qui me reconnais que t'as quelque chose vraiment fort elles sont venues de ma tête, de mon état interne, tu vois ce que je veux dire, et pas de c'est quelqu'un qui m'a parlé de ça ou j'ai vu ça sur les réseaux et ça a l'air trop cool, non c'est en fait je me suis juste fait confiance j'ai arrêté de croire que les réponses étaient à l'extérieur même si des fois on a l'envie et Et on peut aussi, c'est juste qu'on va faire des détours. Et je me suis juste autorisée à me laisser aller 15 jours, 3 semaines, pour voir ce qui allait se passer et qu'est-ce que j'allais entendre en fait. Et voilà, je trouve ça toujours incroyable à quel point on est loin de savoir tout sur soi, et sur tout le monde, et sur l'être humain, et sur notre esprit. Et j'ai vraiment envie que tu... Que tu essaies de ton côté ou que ça te parle en tout cas. Voilà, en tout cas, je te souhaite une excellente journée et je te dis à bientôt.