Speaker #0Hello, j'espère que tu vas bien. Nouvel épisode de podcast aujourd'hui sur le sujet de l'entrepreneuriat, le salariat, bref, la sphère professionnelle. Comme tu as pu le savoir si tu as écouté mes derniers épisodes, j'ai été pendant 5 ans... uniquement entrepreneur. Et le 1er juillet, j'ai repris une activité en plus de mon entrepreneuriat de salariat. C'est vachement intéressant parce que, avant janvier 2021, donc... De 2014 à 2020, j'étais salariée. Puis ensuite, pendant 5 ans, j'étais entrepreneur. Donc j'ai vraiment pu vivre les deux. Et là, je redeviens, après avoir été que entrepreneur, salariée. Ma vision du salariat a complètement changé parce que je suis passée par la phase d'entrepreneuriat. C'est-à-dire que je trouve qu'en France, notamment, encore plus depuis les réseaux sociaux, l'aspect salariat est très, très mal vu. c'est vu vraiment comme pour des gens qui sont fainéants qui choisissent la facilité et en même temps si tu ne deviens pas entrepreneur c'est que tu n'as pas d'ambition un peu comme si être salarié c'était une bête noire et qu'en plus de ça c'était dans une prison parce que du coup tu ne peux pas faire ce que tu voulais quand tu voulais tu as un salaire assez bas bref c'est vraiment on a étiqueté ça comme quelque chose de négatif et à fuir en poussant les gens le plus possible à devenir entrepreneur et du coup on se retrouve aujourd'hui avec des entrepreneurs pour la majorité en burn-out parce qu'ils ont suivi ce mouvement et en y allant ils ont dû se rendre compte que c'était un peu comme une publicité mensongère on te vend quelque chose de c'est génial tu verras tu vas être à ton compte tu travailles quand tu veux, où tu veux personne ne te dit ce que tu as à faire quand tu dois le faire tu gagnes beaucoup mieux ta vie bla bla bla. Si c'était si facile, ça se saurait. Et c'est un peu comme toutes les pubs, quand ça parle que du positif, souvent ça pue. L'entrepreneuriat comme le salariat, ce n'est ni que positif ni que négatif. Et quand on résume le salariat au négatif et on prend l'entrepreneuriat en que positif, on amène des gens à se créer des fantasmes et à tomber de haut quand ils sont en en train de vivre parce qu'ils vont se rendre compte que c'est beaucoup plus compliqué que ça. Surtout quand on choisit ça un peu par fuite, entre guillemets, de « je ne sais pas ce que j'ai envie de faire, ça me paraît plus facile de devenir entrepreneur » . Et je suis passée par là aussi, honnêtement, quand j'étais salariée. Donc avant de me lancer à mon compte, j'étais conseillère financière en banque. Je subissais clairement mon travail. Je ne supportais plus qu'on me dise ce que j'ai à faire, qu'on me demande de faire des choses. Je ne supportais plus le fait d'être dans un bureau enfermé. J'avais l'impression de passer à côté de ma vie. Mon salaire, ça allait. J'avais des bons avantages, j'avais une bonne situation. Je ne supportais plus non plus le fait d'arriver à telle heure. Le fait d'être dans un cadre. le fait que toutes mes journées seront... ressemblent et en même temps en fait en vrai de vrai donc ça c'était ce qu'on voit superficiellement et quand on va plus en profondeur ce qui me dérangeait je le dis aujourd'hui avec le recul c'est que je manquais de sens dans ce que je faisais je me sentais enfermé dans une décision que j'avais prise mais qui était obsolète à ce moment là c'est à dire qu'elle faisait sens mais je ne l'ai pas entretenu je les prises pour acquise et comme tout quand on prend les choses pour acquis à un moment donné ça se dégrade pourtant le métier n'a pas changé il est le même que quand je suis arrivé mon bureau était le même que quand j'étais arrivé rien n'a changé mais moi j'ai changé et je n'ai pas fait évoluer les choses en fait et c'est pour cette raison qu'à un moment donné ben ça ne marche plus soit tu évolues et tu fais évoluer les choses avec toi ou soit et ben tu vas les subir jusqu'à temps que tu n'es plus assez de place pour respirer dans la situation donc c'est là où la majorité des gens peuvent amener être amenée à aller jusqu'au burn-out. C'est la capacité à en faire trop, à travailler trop et à brûler de l'intérieur. Et en fait, moi, je me suis arrêtée avant parce que j'ai, on va dire que ça aurait pu m'arriver dans le passé, par contre, d'arriver à ce stade-là, mais pas à ce moment-là. Bref, du coup, j'avais l'ambition de devenir entrepreneur. Je voulais même être digitale nomade, blablabla. C'était un peu mon kiff à l'époque. Mais je voulais surtout ferme l'opposé de ce que je faisais en fait je voulais fuir ma situation plus qu'être entrepreneur je voulais trouver une situation idéale qui me permettent d'éviter les ...inconfortable du contexte que j'avais créé dans le présent. En fait, ce n'était pas « j'ai envie d'être entrepreneur » , c'est « j'ai envie d'être ailleurs que là où je suis actuellement, car j'ai de l'ingratitude pour ce que je vis, je déteste ma décision et je me déteste pour être encore ici » . ici. Voilà la vérité. C'était pas j'ai envie d'être entrepreneur. En vrai de vrai, c'était plus ça. Bien sûr, j'avais un projet de cœur par contre qui était là depuis un an. C'était de devenir coach en développement personnel. Déjà pour moi, parce que ça m'intéresse incroyablement. J'ai fait face à tout ce qui m'a mis en lumière depuis le décès de mon père. C'est ce qui m'a vraiment mis en lumière à quel point notre esprit peut nous détruire et nous construire à la fois. J'ai vraiment voulu en faire une quête, mieux comprendre et approfondir tout ça et en même temps le partager au plus grand nombre. C'est pour ça que j'en ai fait mon métier à ce moment-là. Donc de coup, je suis devenue entrepreneur. Je suis restée qu'entrepreneur pendant 5 ans. Et en même temps, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai fait face à toutes les insécurités et à tous les... choses sur lequel je ferme les yeux quand j'étais salarié je me suis rendu compte à quel point en fait c'est un peu on se rend compte de la chance qu'on a deux choses quand on les a perdu donc quand j'ai perdu le salariat quand j'ai changé de statut j'ai fermé chapitre je me suis rendu compte de la chance que j'avais d'avoir un salaire peu importe mon degré de motivation peu importe mon degré d'énergie peu importe mon degré d'envie de compétences ou autres j'ai été payé le même montant que je bosse on va je bosse et tout tout le temps, peu importe la quantité de mon niveau de travail, mais que je bosse bien ou que je bosse à moitié, tu es payé. Je me dis, mais t'imagines la chance que tu as. Quand tu es entrepreneur, tu es payé si tu bosses. Tu ne bosses pas, tu n'es pas payé. Pourquoi ? Parce que tout dépend de toi. C'est toi le patron. Certes, c'est un avantage parce que tu fais ce que tu veux quand tu veux, mais par contre, quand tu n'as pas la capacité à t'automotiver de manière régulière, tu n'as pas la capacité à te discipliner, à mettre tes émotions sous le tapis, parce que... tes émotions, si tu les laisses te diriger dans l'entreprenariat, tu vas avoir un chiffre d'affaires extrêmement fluctuant, c'est-à-dire que c'est tes émotions qui vont te dire si tu vas faire du chiffre ou non. Quand tu déprimes, tu ne feras pas de chiffre. Quand tu seras hyper happy, tu vas en faire. Ce n'est pas possible. Ça, ça veut dire que tu es vraiment dirigée par ton mental. Ce qui s'est passé pour moi, pas au début, je dirais, j'étais extrêmement disciplinée, mais par vague à un moment donné. Je me suis aussi rendue compte que j'avais de la chance d'avoir quelqu'un qui me guides dans mon travail et qui me disent ce que j'ai à faire parce que du coup ça m'enlevait la charge mentale en tant qu'entrepreneur de tout devoir à penser, de tout réfléchir et qu'en fait tout vient de moi. Alors je parle vraiment de quand tu travailles seule, je ne parle pas de quand tu délègues. Après, bien sûr, je me suis mise à déléguer, mais c'est très compliqué de déléguer à des gens quand c'est toi qui décides de déléguer, alors que quand tu es dans une entreprise, chacun est à son poste et en fait, tu as une charge mentale beaucoup moindre. tu fais ce pour quoi tu es payé. Tu ne t'es censé, entre guillemets, même si des fois, il y a du dépassement, mais en général, il y a plein de métiers qui travaillent ensemble. Et tu ne fais pas plusieurs métiers, tu en fais un, tu dépasses un peu tes compétences sur certains trucs, mais c'est tout. Alors que là, tu fais littéralement plusieurs métiers en un. Donc finalement, tu n'es pas mieux payé en étant entrepreneur. En fait, tu divises ton salaire par le nombre de métiers que tu fais. Tu n'es pas payé, tu es sous-payé même, entre guillemets. Bien sûr, tout dépend combien tu factures, mais honnêtement quand je... tu prends les choses factuellement, non, l'entreprenariat n'est pas une solution de réussite financière, il est plutôt une solution d'échappatoire aux personnes qui pensent que le salariat est un problème. En vrai de vrai, l'entrepreneuriat, c'est quelque chose d'extrêmement chouette aussi. Là, c'est parce que vraiment, je compare. Moi, j'ai adoré et j'adore toujours parce que je suis toujours entrepreneur et salariée aujourd'hui. Mais j'ai vraiment découvert l'envers du décor quand j'y étais. Un peu comme si personne ne nous montre à quel point tu peux te sentir très seule. J'ai eu des phases où je me suis sentie extrêmement seule, déjà parce que personne dans mon entourage n'est entrepreneur, que ce soit dans ma sphère familiale, amicale ou pote ou autre, personne. donc du coup j'étais là toute seule et en même temps ça m'a permis aussi de me construire toute seule et de pas être biaisé par les modèles des autres finalement même si avec instagram au fur et à mesure je me suis aussi un peu collé à ce qui se faisait parce que ça te permet de te sécuriser de voir ce qui se fait ailleurs surtout si ça marche mais encore une fois des fois ça m'éloigne aussi de ce que j'avais envie de faire parce qu'à force de suivre ce que font les autres on oublie nous ce qu'on a vraiment envie de faire et pourquoi on est là bref donc vraiment sur l'aspect financier c'est quelque chose qui est très très challengeant, tu as intérêt à savoir bien gérer tes émotions, tes peurs et tes insécurités parce que les finances c'est un peu une prolongation de ta manière de gérer tes peurs. Plus tu es quelqu'un qui se sent en insécurité, plus tu vas avoir du mal à demander de l'argent, à... Proposer un prix juste, à le faire de manière générale, à te promouvoir, à parler de toi, à mettre en avant ce que tu fais. Et ça, c'est hyper intéressant. L'entrepreneuriat, ça va te demander d'être intimement convaincu par ce que tu fais. ça va mettre en lumière ton niveau de confiance et de courage et ton niveau de détermination à suivre un fil rouge si tu n'en as pas des débuts et que tu es un peu venu ici comme un échappatoire de jeu suis là mais je ne sais pas trop pourquoi, la réalité va vite revenir. Tu ne peux pas rester dans l'entrepreneuriat si tu ne sais pas pourquoi tu es là. Peut-être que tu es là pour apprendre des choses et pour te montrer à quel point tu avais de la chance d'être dans ce travail, mais que juste tu n'avais pas le mental te permettant de rester, tu avais besoin d'apprendre des choses entre deux. C'est un peu comme quand, par exemple, tu es en relation de couple et tu ne sais pas pourquoi tu n'en peux plus de cette relation. Puis le jour où tu deviens célibataire, tu te rends compte que cette personne, en fait, elle était géniale. Mais toi, par contre, tu n'avais pas la capacité de la garder parce que tu as besoin de faire un travail sur toi d'abord, de traiter tes insécurités, blablabla. Et bien là, c'est pareil. Des fois, on est dans des situations qui sont trop fortes pour nous. Et en fait, on va avoir besoin de travailler notre relation à nous-mêmes pour pouvoir être plus solide face à ce genre de situation. Quand je parle de solidité, je ne parle pas d'ego en mode no pain, no gain, je suis fort. Non, je parle de cette capacité à faire face à nos difficultés, à nos insécurités, à les regarder en face pour pouvoir faire en sorte d'arrêter de les mettre de côté et de fermer les yeux parce qu'en fait, elles ressortent tout le temps qu'elles en ont l'occasion. Et dans tout, pour n'importe quel domaine. Donc si tu n'as pas cette capacité et que tu ne le fais pas, crois-moi dans ce genre de situation, que ce soit l'entrepreneuriat ou autre, ça va ressortir. Donc, tout. tu auras deux solutions. Soit de saisir la main qui est tendue et de t'y confronter et de travailler cette relation à tout ça. Ou soit d'abandonner, de revenir à une situation qui te semble plus facile et en fait, du coup, tu recrées un cercle vicieux parce que tu es parti dans l'entreprenariat pour la facilité et finalement, tu repars dans le salariat pour la facilité. Et chasse au naturel, il revient au galop. Donc là, ça va être ton opportunité de travailler sur toi. De toute façon, quand tu ouvres les yeux, tu vois tout de suite quelles sont les choses sur lesquelles je ferme les yeux je mets de côté tant bien que mal mais reviennent dès qu'elles en ont l'opportunité et ça revient toujours ça ne s'oublie jamais l'inconscient il est là toujours il est parfois en sommeil mais il est toujours présent et dès qu'il trouve l'opportunité de de te montrer tes faiblesses t'es pas Non, je pourrais dire abîmé, il va te les mettre en lumière. Bref, en tout cas, j'ai trouvé ça hyper intéressant. Vraiment, l'entrepreneuriat, ça m'a confrontée à beaucoup de parents de moi dont je n'avais pas conscience. J'imaginais ça beaucoup plus facile, beaucoup plus stylé, beaucoup plus chouette. Alors j'ai expérimenté tout ce que je voulais. J'ai créé tous les concepts que je voulais. J'ai fait tous les formats que je voulais. Je voulais être digital nomade, je voulais travailler à distance, travailler en phase, blablabla. J'ai tout fait. Et je me suis rendue compte que... Finalement, on accorde beaucoup d'importance au statut, aux façons de faire, mais pas assez au sens qu'on y met. Aujourd'hui, si je devais me garder une seule leçon, peu importe le domaine professionnel que je sois entrepreneur ou salarié, c'est de mettre du sens dans le quotidien et non pas dans les 5 ans, dans les 10 ans, dans l'année qui vient mais dans le maintenant en fait, parce que le plus important, ce que tu vis tous les jours, c'est le maintenant c'est pas le plus tard peu tard tu vas y être à un moment donné, et encore que si tout va bien entre guillemets. Alors que le maintenant, en fait, il est à chaque instant et tous les jours. Et je me suis rendu compte que parfois dans l'entrepreneuriat, j'étais trop dans mes objectifs, j'étais trop dans le après, dans voilà ce que j'aimerais créer, voilà ce que j'aimerais faire vivre aux gens. Et en fait, je n'étais pas du tout à certains moments dans le présent, dans à quel point j'aime et je prends soin de mon activité aujourd'hui. Qu'est-ce que je fais aujourd'hui que j'aime dans mon actif ? Et en fait, c'est vrai qu'à certains moments, je n'aimais pas forcément ce que je faisais dans le quotidien, mais j'aimais les projets que j'avais. Donc ça voulait dire qu'en fait, j'étais plutôt attachée à une illusion et détachée de mon quotidien. Et ça, c'est ce qui va te faire quitter l'entreprenariat à certains moments. C'est de ne pas avoir de gratitude, de reconnaissance et d'amour pour ce que tu fais déjà. et avoir trop d'envie d'être ailleurs. maintenant et ça c'est assez destructeur et en même temps révélateur d'à quel point tu manque de sens dans le maintenant c'est pour ça que la J'ai choisi cette activité que je fais aujourd'hui. Donc là, je suis infirmière de nuit depuis le mois. J'étais deux jours d'abord en juillet. J'ai pas exercé depuis 11 ans, ça a été un énorme challenge. Je crois que je le raconte aussi. Mais là, je suis revenue en tant que salariée. en tant qu'infirmière depuis juillet. Je travaille de nuit depuis octobre. Et je m'étais dit, en fait, je crois que c'était il y a un ou deux ans, le plus important pour moi, ce n'est pas ce que je fais comme métier. Je ne me résume pas à un métier. je ne suis pas un métier le plus important pour moi c'est ce que je fais dans mon quotidien à quel point je me sens rempli à quel point je me sens utile à quel point je me sens investi et à quel point je me sens nourri peu importe ce que je fais peu importe l'étiquette qu'on met sur le métier je suis infirmière je suis avocat je suis machin je m'en fous le plus important pour moi je me résume pas comme je t'ai dit un métier on est beaucoup plus que ça c'est à quel point j'aime mon quotidien est ce que j'ai fait à quel point j'ai envie de me lever de ma matin, à quel point je suis contente d'aller me coucher et je me sens remplie de gratitude et ça pour moi ça a énormément de valeur en tout cas j'ai reconnecté à ce métier, je l'ai expliqué dans les précédents podcasts donc je vais pas me réexpliquer mais j'ai expliqué un peu le sens et tout ça, ça faisait vraiment énormément de sens ça m'est venu d'une intuition, blablabla et vraiment j'adore mon quotidien et on a eu l'impression, ouais mais t'as pas eu peur t'es redevenue salariée, mais les gars devenir... salarié, c'est pas rétrogradé de l'entrepreneuriat, c'est juste un statut. Au contraire, pour moi, j'ai énormément grandi et j'ai encore plus d'audace et de maturité de me dire qu'en fait, je peux tout faire. Je peux être entrepreneur, je peux être salarié. Je suis pas limitée par un statut, je suis pas limitée par un métier. Et en fait, je suis multitâche aussi, dans le sens où j'ai tellement créé d'expériences que, peu importe ce que je fais, c'est pas ça qui va résumer est-ce que j'aime Merci. pas ce que je fais, c'est plutôt ce que j'en fais dans mes journées. Et ça j'adore. Mais c'est vrai qu'à aucun moment je me suis dit... Ah si, au début, avant de prendre ma décision, je me suis dit waouh, mais je vais passer d'entrepreneur à salarié. Donc ça c'est le statut social, c'est très challengeant vis-à-vis des autres. Mais vis-à-vis de soi, ce qui va te challenger, c'est plutôt l'ego en mode mais du coup je suis qui ? Je redescends ? Pas du tout en fait. Je me trouve au contraire beaucoup beaucoup plus humble à me dire. en fait je suis capable de faire les deux et de jouer avec les deux que de devoir décider d'un statut et devoir être défini par un statut en fait c'est pas parce que tu es entrepreneur que du coup tu es plus important que quelqu'un d'autre c'est pas parce que tu es salarié que tu es moins important que quelqu'un d'autre non plus tout dépend de ta posture ton attitude et ce que tu fais dans ton quotidien ça fait très longtemps je n'étais pas senti autant épanouie dans ce que je fais dans dans ma sphère professionnelle j'adore le fait d'avoir match et les deux parce que ben en fait j'ai affiné au fur et à mesure de mes expériences ce qui me convient à moi et me nourris moi personnellement alors le fait de me détacher des réseaux sociaux m'a permis justement de faire le tri et le vide parce que oui le fait d'être constamment connecté à la vie des gens ça devient injecté énormément d'idées de croyances et d'injonction alors qu'on en a déjà suffisamment et à force ben oui en fait je savais plus faire le tri entre les fantasmes que j'ai, les idées que j'ai et les envies profondes que j'ai parce que j'utilisais les réseaux deux heures par jour et en fait deux heures par jour c'est énorme, on dit toujours tu es la moyenne des gens que tu fréquentes donc oui les comptes sur Insta que tu vas aller voir et que tu fréquentes, alors moi je regardais beaucoup de comptes d'entrepreneurs et en fait à force je trouvais ça hyper malsain dans le sens où c'est toujours poussé à faire plus, plus de chiffres, plus de clients et je me suis dit mais en fait est-ce que cette vie de toujours plus me donne envie Pas du tout, moi ça me met la... pression j'ai l'impression de courir et de pas prendre le temps de profiter et de kiffer ce que je suis déjà en train de vivre je pense qu'avec tout ce que j'ai vécu j'ai une valeur de la vie qui grandit de jour en jour après bien sûr j'en prends soin avec tout ce que je fais désormais concernant la sagesse le fait de ralentir parce qu'avant moi j'étais quelqu'un toujours plus aussi toujours dans l'action toujours plus fort et je suis capable de faire plus et je vais me montrer blabla mais j'avais des choses à me prouver en fait tout simplement je suis passé par cette phase et aujourd'hui après avoir passé cette phase maintenant je suis en en mode j'ai rien à me prouver, j'ai juste envie de prendre soin de ce que je fais déjà, de qui je suis déjà, de ma vie en fait tout simplement, jour après jour. Alors ça veut pas dire que j'ai pas de projet, c'est juste que je suis tellement connectée à maintenant que du coup mes projets, ben ils viennent tout seuls en fait. Mais j'ai pas besoin d'attendre d'y être pour kiffer. J'ai pas besoin d'attendre que quelque chose se termine et que je l'atteigne pour me dire c'est bon maintenant je peux aimer ce que je fais. Non, j'aime d'abord ce que je fais. j'aime le processus. Je l'adore et j'ai beaucoup de gratitude pour ça. Et ensuite, oui, j'ai des projets. C'est mes fils rouges, mes lignes directrices qui sont aussi dans la possibilité de changer. Mais vraiment, ça me montre à quel point j'ai évolué. sur ce sujet parce qu'avant j'étais plus sur l'inverse c'est à dire pas finalement je me rendais même pas compte que mon quotidien ne me plaisait pas mais j'étais tellement galvanisé et dirigé par mes projets que j'en oubliais de faire en sorte de d'aimer mon quotidien en fait j'étais tellement attaché à atteindre des projets des objectifs des gaules des visions que j'en oubliais de prendre soin de ce que j'avais déjà c'est un peu le je serai heureuse quand j'aimerais ma vie quand j'aurais confiance en moi quand non en fait c'est tout ça c'est vraiment un fantasme une illusion et encore une fois chaque chemin est juste chacun chacun chacun son tour au caraport. chacun son parcours. Mon chemin c'est bien, il me correspond à moi en fonction de mon vécu, de ma personnalité. Peut-être que toi il va te parler, il va raisonner des idées, des choses qui te parlent à toi, mais en aucun cas je suis un modèle à suivre. Je veux juste partager ma manière de voir les choses. J'espère que ça te fera écho et que ça te permettra de faire un peu le tri dans tout ce que tu vois, dans tout ce que tu entends. Je pense que plus important aujourd'hui c'est de de casser un peu les codes et d'arrêter. de fantasmer des sortes de situations, d'arrêter de blâmer les gens qui sont salariés. Le salariat n'est une prison ou l'entrepreneuriat n'est une prison que pour les personnes qui se sentent en prison avec eux-mêmes de base. On peut très bien avoir le même métier, avoir deux personnes qui le vivent complètement différemment. Donc c'est jamais le métier le problème, c'est jamais la situation, c'est toujours la personne qui le vit qui est en fait confrontée à ses propres insécurités, à ses parts d'ombre, à ses peurs qui fait qu'elle va le vivre d'une certaine manière, vraiment. ne vous laissez pas influencer par des personnes qui parlent trop conceptuelles qui parlent trop de gros sujets qui font des généralités parce qu'en fait les généralités elles ne représentent pas la réalité et le plus important c'est de regarder votre manière de vivre à vous et de vous intéresser plus à vous même parce que oui quand tu t'intéresses à toi tu te donnes du crédit tu te dis bah oui moi aussi je mérite tu te donnes de la considération et en fait, En fait, c'est comme si tu reprenais ta place dans un monde où tu es peut-être en mode spectateur ou suiveur, tu vois. Et je pense que l'une des meilleures choses qui te permettent de te détacher de tout ça, c'est vraiment d'observer tes propres expériences, d'en tirer des leçons, d'observer ta manière de te comporter dans des situations, de regarder un peu les émotions qui viennent. Tiens, qu'est-ce qui serait... chez moi qu'est ce que j'ai l'impression de revivre et de ne pas avoir terminé parce que oui il ya des choses tant qu'on les a pas résolu elles vont se répéter moi je sais qu'il ya plein de situations qui se sont répétées aujourd'hui qui se répète encore j'ai honte en aucun cas tout résolu, mais j'avance tranquillement avec plus de sérénité. En tout cas, je te souhaite de faire en sorte de plus en plus prendre soin de toi à l'intérieur, c'est-à-dire de tes pensées, de ta gestion émotionnelle, de ta capacité à être à l'aise avec toi-même et ce qui se passe à l'intérieur, c'est-à-dire être à l'aise avec le silence, tout ça, je ferai plusieurs podcasts sur ce sujet, mais vraiment, Toutes les réponses sont dans ta tête. si tu acceptes d'y faire face et de te créer un espace de calme te permettant de t'y confronter arrêtons d'avoir peur de nous-mêmes et de croire que l'extérieur c'est mieux que nous, ce qui est bon pour nous c'est totalement erroné et ça va te faire juste t'éloigner de la réalité majoritairement, je ne vais pas dire à chaque fois parce que je ne veux pas faire de généralité non plus, mais voilà voilà ce que je peux te dire sur l'entrepreneuriat le salariat. En tout cas, sois fière du métier que tu fais. Il n'y a pas de meilleur métier ou de métier plus facile ou autre. La facilité, elle vient de nous-mêmes et de notre capacité à mettre du sens dans ce qu'on fait. Aujourd'hui, par exemple, je suis dans un secteur, comme je t'ai dit, là, je fais infirmière. Il y en a plein qui subissent à fond leur métier. On fait le même métier. Moi, je ne le subis pas. Et peut-être que je l'aurais subi il y a 11 ans quand j'étais sortie du diplôme, mais parce que je n'étais pas la même personne à l'intérieur. Aujourd'hui, je sais pas. pourquoi je le fais, il fait énormément sens pour moi. J'adore ce que je fais. Il y a d'autres fois où, bien sûr, mon degré d'amour diminue un peu parce que peut-être que je suis un peu plus fatiguée et ce n'est pas grave, ça fait partie du jeu. Mais majoritairement, je me sens extrêmement chanceuse de le faire et vraiment, je prends plaisir à le faire. J'essaie de ne pas me laisser submerger par les gens qui, eux, n'en peuvent plus. Mais après, dans tous les métiers, il y a des gens qui adorent ce qu'ils font. fond et il y a des gens qui le détestent et qui n'en peuvent plus. Mais n'oubliez jamais qu'en général, ce n'est pas le métier qu'ils détestent, c'est plus leur capacité à ne pas réussir à se mettre en mouvement, à changer, à bouger, à se regarder, tout ça. Voilà. En tout cas, j'espère que ça t'a été utile, que ça t'a fait écho, que ça t'a aidé d'une certaine manière. Je te souhaite de prendre soin de toi, de prendre soin de ce que tu fais dans ton quotidien et c'est déjà énorme. Merci. Merci, bonne journée à toi et à bientôt.