Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Mon quotidien m'ennuie alors que je suis pourtant occupée du matin au soir. Comment est-ce que je pourrais faire pour me sentir un peu plus stimulée ? J'ai besoin de stimulation intellectuelle.
Comment est-ce que je peux faire pour trouver des sources d'inspiration qui m'ouvrent vraiment l'esprit et pas juste de l'info de surface ? comment nourrir mon intellect sans tomber dans l'ennui ou au contraire dans le trop intellectuel qui change absolument rien à ma vie.
Eh bien écoutez, c'est ce fameux sujet que vous m'avez demandé pour beaucoup d'entre vous qu'on va aborder aujourd'hui dans ce tout nouvel épisode.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui selon moi permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Salut tout le monde, très heureuse de vous retrouver aujourd'hui.
Je sais absolument pas ce qui m'arrive en ce moment, je sais pas, les sujets comme ça, de faire semblant d'être bête, ensuite nourrir son appellé, machin, bref, tous ces trucs, c'est des choses qui en ce moment me traversent beaucoup d'un point de vue personnel et que j'ai quand même traversé ces dernières... deux années. Du coup, j'ai vraiment à cœur de vous transmettre des choses là-dessus.
Ça, c'est un sujet que j'ai abordé pas mal de fois, mais de manière différente à chaque fois dans différents épisodes. J'en ai aussi beaucoup parlé dans tout ce qui était énergie, j'en parle dans le programme solaire.
Évidemment, c'est un sujet pour moi qui me parle beaucoup puisque ça reste... Ça a été une des grandes problématiques dans pas mal de domaines dans ma vie, que ce soit dans ma vie professionnelle où j'ai fini par faire un bore-out, que ce soit dans mon couple où je dis souvent que je m'ennuie et que j'ai besoin d'être un peu plus stimulée, que ce soit avec des amis, que ce soit dans mon travail. En fait, il y a plein de domaines. En fait, dans tous les domaines, j'ai besoin d'être beaucoup stimulée intellectuellement et besoin d'être beaucoup nourrie.
Donc, c'est un sujet que j'ai beaucoup exploré au lieu de simplement me dire que c'était moi qui étais chiante et qu'on me demandait trop. j'ai appris à écouter, si vous voulez, un peu mes standards et mes besoins, et à savoir y répondre de manière autonome aussi, parce qu'il y a aussi ce truc-là, c'est qu'il ne faut pas attendre des autres qu'ils comblent ce besoin-là, alors qu'eux-mêmes ne l'ont pas forcément. Donc ça, c'est un truc aussi qu'on reverra ensemble pendant l'atelier. Mais du coup, d'y répondre de manière assez autonome, et surtout d'arriver à définir de manière précise c'est quoi en fait précisément chez moi, et donc chez vous aussi, aller voir comment ça se manifeste de manière précise chez vous, ce besoin d'être stimulé intellectuellement. Parce que... Tout le monde n'a pas la même manière d'être stimulé intellectuellement. Tout le monde n'a pas la même manière d'être nourri intellectuellement. Et que moi, justement, tout ce qui va être très intellectuel, c'est quelque chose qui ne me stimule pas intellectuellement. Mais je vais vous expliquer ça un petit peu plus tard.
Donc bref, on aborde ce sujet-là aujourd'hui. Et déjà, je pense que c'est intéressant de poser le constat qui est qu'il y a beaucoup de femmes... Alors, je m'adresse principalement aux femmes sur ce podcast-là, mais en réalité, c'est aussi valable pour les hommes, évidemment, ici. En gros, il y a beaucoup de personnes qui sont intelligentes. qui sont sensibles, mais qui s'ennuient mentalement dans leur quotidien. Et ça, cet ennui-là, c'est des choses qui vont créer... Honnêtement, c'est quelque chose qui va créer énormément d'angoisse. En tout cas, moi, je le vis beaucoup comme ça, jusqu'au bore-out, en fait, finalement. Beaucoup de rumination, beaucoup d'angoisse existentielle, etc., même si on est occupé. Il y a beaucoup, beaucoup de gens très intelligents et très sensibles qui vont, justement, vraiment s'ennuyer mentalement, qui vont, du coup, se sentir assez angoissés de cet ennui-là, qui vont avoir la sensation de tourner un peu à vide, et qui vont... Non pas forcément toujours chercher à fuir, mais qui peuvent parfois développer des troubles, développer des pulsions, des compulsions, des addictions, ce genre de choses-là, pour essayer de compenser un peu cette angoisse et cette sensation de vide. Et c'est absolument... En fait, c'est là qu'il ne faut absolument pas nous sortir ce truc, encore une fois, de « apprends à t'ennuyer » ou de « c'est parce que tu fuis que tu ne sais pas être face à toi-même et que tu ne sais pas être face au vide » ou quoi que ce soit.
En fait, la stimulation, la stimulation intellectuelle, je ne cesserai de le dire, ce truc-là, c'est un carburant pour notre cerveau, mais au-delà du cerveau, pour moi, c'est notre énergie vitale. Et la stimulation intellectuelle, sans ça, je meurs. Et donc c'est aussi quelque chose qu'il faut apprendre à se réapproprier, c'est que c'est ok d'être comme ça. C'est juste aussi d'être comme ça. On peut ne pas être comme ça. Moi je connais des gens qui sont absolument pas comme ça, et c'est fantastique pour eux. Moi je suis comme ça, c'est fantastique pour moi. Et je crois que c'est vraiment important d'apprendre à se réapproprier ça, surtout dans un monde où on nous dit de plus en plus, et on tient de plus en plus ces discours-là, en tout cas dans l'univers très bien-être, dev perso, machin, dans lequel, bon, moi, je gravite, et dans lequel vous gravitez si vous m'écoutez. On entend de plus en plus qu'il faut apprendre à ralentir, qu'il faut en faire de moins en moins.
J'avais déjà fait un épisode là-dessus sur l'ennui. Mais on nous diagnostique aussi, un peu avec la psychologie de comptoir, des pseudo-problématiques qu'on n'a pas quand en fait on ne supporte pas l'ennui. Mais au-delà de l'ennui, quand on a, entre guillemets, tout ce qu'il nous faut, mais que malgré ça, ça ne nous convient pas, que c'est insuffisant, que c'est insatisfaisant, on croit souvent que c'est nous le problème.
Donc déjà, première chose, c'est se réapproprier ce constat-là, qui est qu'il y a énormément de personnes intelligentes, sensibles, qui s'ennuient, même si elles sont occupées.
Il y en a beaucoup qui s'ennuient dans leur couple, il y en a beaucoup qui s'ennuient dans leur travail, il y en a beaucoup qui s'ennuient dans leur quotidien, qui s'ennuient dans les conversations. Ça ne veut pas dire qu'elles n'aiment pas leur couple, ça ne veut pas dire qu'elles n'aiment pas leur travail, ça ne veut pas dire qu'elles n'aiment pas leur relation, mais elles ont besoin de plus, et le niveau de stimulation est insuffisant. Donc ça, j'en ai déjà beaucoup parlé dans les épisodes de podcast que j'avais fait sur le besoin de challenge, sur l'ennui, etc. Allez les écouter suite à ça si jamais vous avez besoin.
Deuxième constat que je pense qu'il est important de poser aussi, c'est que... L'enjeu, c'est pas juste de mariner dans des trucs super intellectuels et d'apprendre des faits qui sont nouveaux, et d'apprendre des nouvelles informations ou d'apprendre juste une nouvelle compétence.
En fait, l'enjeu ici, c'est d'apprendre à nourrir profondément notre esprit, lui donner en fait de quoi tourner pour qu'il tourne pas à vide, d'affiner aussi son discernement, et de maintenir en fait ce que moi j'appelle une vitalité intellectuelle. Parce que pour moi, la nourriture intellectuelle, c'est de l'énergie vitale en fait. C'est vraiment... j'allais utiliser une expression qu'on dit chez moi dans ma famille mais que vous n'allez pas comprendre donc ça ne sert à rien donc je vais me retenir en fait c'est de maintenir une d'être vigoureux intellectuellement voilà moi j'appelle ça comme ça j'ai envie d'être vigoureux, j'ai envie d'être vive et pour être vive et pour être vigoureuse j'ai besoin d'être nourrie, j'ai besoin que mon appétit soit écouté et j'ai besoin d'arriver à j'arrive difficilement à satiété mais j'ai besoin de ce truc là, d'être rassasiée quand même intellectuellement Voilà donc. Donc on va partir de ce point de vue-là.
Et là, je voudrais vous proposer sept clés. Encore une fois, il n'y a pas d'ordre, il n'y a pas d'échelle de valeur. C'est sept trucs que moi je trouve super importants et que je peux faire tenir dans un épisode qui ne sera pas trop long. Il y en a d'autres, trouvez aussi les vôtres. Mais prenez ce qui vous parle, ne prenez pas ce qui ne vous parle pas.
La première clé, c'est d'arriver à identifier très précisément le domaine, le sujet, le moment de la journée aussi où votre esprit est en train de s'éteindre. vous avez beau être occupé, vous sentez qu'en fait votre esprit s'éteint parce qu'en fait, en fait on parle d'une forme d'aliénation.
On parle vraiment d'une forme d'aliénation. L'idée c'est de repérer les moments dans la journée où justement votre pensée elle est en mode automatique. Et ça c'est quelque chose que j'explique aussi souvent, c'est que il y a beaucoup de métiers qui sont dénigrés parce que c'est des métiers qui sont pas forcément intellectuels, alors que c'est des métiers qui ont une très très forte pénibilité, honnêtement, qui sont extrêmement répétitifs, et qui peuvent être extrêmement aliénants justement parce qu'il n'y a pas du tout de stimulation intellectuelle, et bien c'est très difficile. de faire ces métiers-là, c'est vraiment difficile.
Moi, je me rappellerai toujours des jobs que je faisais quand j'étais étudiante, à mettre des étiquettes sur des vêtements, à nettoyer, à faire des trucs, à coller des étiquettes sur des cartons à répétition, etc. Au début, je me disais, c'est génial, je n'ai pas à réfléchir, je pose ma tête et je fais mon truc, mais pas du tout. En fait, au bout de trois jours, c'était extrêmement aliénant et vraiment, c'est des métiers qui peuvent être à très forte pénibilité.
Donc ça, c'était une première chose, mais c'est que du coup, dans votre quotidien, même si vous avez un métier qui peut paraître intellectuel, et donc moi, je m'inclus aussi là-dedans, en fait, en réalité, il y a des moments dans la journée où notre pensée, elle va passer en mode automatique, où en fait, on n'a plus de jus de cerveau, mais on continue de ruminer sans cesse sur le truc, et reconnaître également les moments dans votre journée dans lesquels, en fait, vous avez des habitudes qui anesthésient votre attention, c'est-à-dire qui ne font plus... en fait des habitudes qui font que vous n'êtes plus en train de réfléchir penser par vous-même et vous faire du bien, vous êtes en train de vous anesthésier, d'essayer d'accaparer votre cognition tout entière dans un truc parce qu'en fait, c'est trop angoissant de tourner à vide.
Je vous donne des exemples, ça va être le scroll, le scroll passif sur TikTok, Instagram, etc. Moi, je suis la pro du scroll, bon, pas trop passif parce que c'est beaucoup sur des sujets qui m'intéressent, mais je me retrouve très facilement happée sur mon téléphone, sur les réseaux sociaux, donc ça, je pense que c'est ma seule et unique addiction et je me soigne.
Ça peut être aussi des discussions répétitives. Vous savez, ça, c'est un truc qui est ultra usant. Moi, c'est un truc vraiment que je trouve qui est caliénant, en fait. C'est d'avoir constamment les mêmes discussions avec les mêmes personnes. En fait, on sait déjà comment ça va se passer quand on va se voir. On va se dire tout le temps la même chose. On va revenir sur des trucs qu'on s'est déjà dit 15 fois et qu'on s'est déjà posé 15 fois parce qu'en fait, on n'a peut-être pas grand-chose en commun. Ou alors, vous savez, ces amitiés d'enfance, où à chaque fois qu'on se voit, en fait, on fait que de se remémorer des souvenirs d'avant. Parce qu'en fait, notre relation, elle ne tient plus que là-dessus. et on fait que de parler d'autres gens qu'on avait peut-être en commun, et en fait la relation elle tient plus sur rien, et c'est un peu aliénant, et en réalité c'est pas du tout nourrissant. Donc ça peut être un exemple par rapport à vos relations, et ça peut être aussi dans votre quotidien le multitâche constant, d'être partout à la fois, de devoir tout gérer, d'être en mode survie, donc sachez qu'il y a énormément de femmes qui sont aussi là-dedans, dans leur quotidien,
ça c'est des choses qui anesthésient complètement notre attention, qui encore une fois c'est mes termes, il n'y a rien de scientifique dans ce que je vous propose ici, Mais c'est des habitudes. des pulsions, des addictions qui accaparent notre cognition et qui sont, vraiment j'insiste là-dessus, qui sont aliénantes. Et je crois que c'est ça, la première chose à faire, c'est d'arriver vraiment à essayer d'identifier quand est-ce qu'on s'éteint et avec quelle habitude on s'éteint.
Je vous donne un exemple que j'ai vécu encore là ces deux dernières semaines, c'est que avant, avec mon conjoint, le soir on regardait énormément de séries sur Netflix, moi je suis une... j'adore. les séries, les films, etc. Je suis super au fait de toutes les nouveautés. J'adore, vraiment, c'est un truc qui me plaît énormément et qui me plaît beaucoup. Je consomme énormément de films, de séries et de bons trucs. J'aime vraiment ça. Un peu comme pour les bouquins. Sauf que on sait tous que se blinder d'écran avant de dormir, c'est quelque chose qui altère profondément la qualité du sommeil. Et donc, il y a deux ans, on a décidé qu'on arrêtait de faire ça, qu'on coupait nos écrans tant de temps avant d'aller dormir, qu'on lisait beaucoup plus, etc. Ce qui fait que moi, ces derniers mois, j'ai beaucoup plus... plus lue et effectivement ma qualité du sommeil s'en était grandement améliorée. Sauf qu'il y a des moments, et en ce moment c'est le cas, depuis quelques mois, où on traverse des très grosses angoisses et donc moi j'ai des très grosses angoisses existentielles, je pense que j'ai des niveaux d'angoisse qui ont atteint un stade de record ces derniers mois où j'ai tous mes tics et mes tocs qui sont même en train de ressortir et je pense que je pourrais faire d'ailleurs un épisode juste là-dessus. alors pas sur mes tics et mes tocs parce que tout le monde s'en fout, mais sur les signaux de l'angoisse en fait et des angoisses profondes. que la tricotillomanie, enfin ce genre de choses-là, dont je pourrais éventuellement vous parler si ça vous intéresse.
Et donc pour essayer de parer un peu à ces angoisses le soir, quand j'arrive dans mon lit et que je n'ai plus à réfléchir, et je n'ai plus rien qui vient me nourrir intellectuellement, je vais avoir tendance à chercher des sources qui vont m'anesthésier, donc je vais commencer soit à scroller, soit je vais trouver quelque chose à faire en fait, sur mon téléphone, sur mes mails ou quoi que ce soit, soit je vais repartir dans des films, des séries, des trucs comme ça. Et de nouveau, ben... évidemment mon sommeil s'en retrouve altéré et ce qui se passe c'est qu'en fait j'ai l'impression de ne pas dormir de la nuit alors que je dors mais en fait je passe ma nuit en boucle sur le film ou la série que j'ai regardé, sur la couture que j'ai fait de travers parce que je me suis mise à la couture et en fait je tourne en boucle tout le temps sur un truc, en fait ça c'est vraiment des gros signaux de l'angoisse mais c'est aussi clairement quand en fait j'ai eu une habitude qui était là pour essayer de m'anesthésier et en plus de ça j'ai pas été vraiment nourrie intellectuellement. Donc ça, on va y revenir.
Le deuxième conseil que je voulais vous donner, c'est justement de bien choisir vos sources de stimulation.
Parce que, en fait, c'est pas parce que quelqu'un vous conseille une source de stimulation qui est sûrement bonne pour elle qu'elle va être bonne pour vous. Je pense que c'est important d'être bien au fait et bien, vraiment avec une grande finesse, c'est un travail à faire dans de la dentelle, en fait, finalement, parce qu'on parle de votre énergie, de faire une vraie sélection des choses qui vous nourrissent profondément.
Je vous donne un exemple. Moi, je lis plein de livres différents. Je vais lire de la philo, je vais lire beaucoup de fantaisie, j'adore la fantaisie. Je lis des thrillers, et puis je lis beaucoup d'essais. Des essais sur des sujets d'actualité, féminisme, des problèmes systémiques, ce genre de choses-là. Et c'est ce que j'expliquais dans une de mes dernières newsletters, c'est qu'il y a des lectures que je n'arrive pas à lire le soir parce qu'elles ne me nourrissent pas du tout. Et le soir, moi j'ai besoin d'être nourrie par de l'imagination, un monde où je peux m'évader, etc. Donc en fait j'ai énormément de fantaisie et de thrillers le soir, mais les essais et la philo le soir, vous ne me donnez pas ça. lire de la philo le soir, peut-être qu'il y a des gens que ça va nourrir intellectuellement, moi absolument pas, ça me prend juste la tête en fait, ça ne fait que me prendre la tête.
Donc être nourri intellectuellement, c'est pas forcément chercher à faire l'intellectuel, d'accord ? Je veux juste replacer ça au bon endroit.
Donc c'est pas parce que quelqu'un vous dit qu'il écoute des conférences d'astronomie le soir et je connais des proches à moi qui sont comme ça et qui en écoutent et parfait, que vous, c'est quelque chose qui va vous nourrir et qui va vous convenir, d'accord ? Donc justement faire attention à ça. et vice versa. C'est pas parce que, je sais pas, quelqu'un va regarder une série qu'elle va adorer et qu'elle trouve nourrissante, etc., que vous, vous allez forcément l'aimer. Moi, la plupart du temps qu'on me recommande des séries ou des films, à part quand c'est mon frère qui a les mêmes goûts que moi ou éventuellement mon conjoint, franchement, la plupart du temps, quand on me recommande des séries, quand des potes à moi m'en recommandent, je les trouve nulles parce qu'on n'a pas du tout la même manière d'être nourri. Je les trouve bateau, on devine déjà la fin. En fait, ça dépend juste des goûts. Et je pense que moi, ce que je leur recommande, ça m'étonnerait qu'ils aiment aussi. Même chose avec les livres, avec tout.
Donc essayez de choisir vos sources de stimulation en fonction de votre ressenti. Qu'est-ce qui directement vous fait du bien ? Donc sélectionnez vos lectures. Ça peut être aussi des épisodes de podcast. Je ne vais pas citer de nom parce que je n'ai pas du tout envie de... Je n'ai pas envie d'être critique par rapport à des professionnels du podcast, n'est-ce pas ? Et je n'ai pas envie d'être critique en public tout simplement.
Mais par exemple, il y a un podcast qu'on m'a énormément recommandé. un gros podcast français qu'on m'a beaucoup recommandé et que je suis donc allée voir parce qu'on m'a dit que c'était génial et que ça allait être des histoires auxquelles j'allais m'identifier et tout. Et en fait, je trouve ça nul, en fait. Je trouve ça nul parce que je trouve que la personne qui pose les questions, etc., c'est bateau, c'est pas intéressant, il n'y a pas d'esprit critique, c'est pas très profond. Je trouve ça random, la manière de poser des questions, c'est pas très pertinent, je trouve pas ça très fin. C'est pas des questions qui sont vraiment intéressantes, etc. Alors que, bon, en plus, c'est quelqu'un qui a un capital sympathie incroyable. Mais, voilà, juste, j'ai pas accroché. Donc, bon, ben, finalement, j'écouterai pas. C'est pas grave. Du coup, je vais essayer de trouver d'autres... type d'écoute par exemple. Bon, en l'occurrence, en ce moment, les podcasts, c'est pas mon truc. Mais ça serait un exemple, en tout cas.
Ça va être la même chose avec les documentaires. Je donne un exemple, vous n'êtes pas obligés de regarder un documentaire, je sais pas, un documentaire féministe si jamais c'est quelque chose qui vous nourrit pas le soir. Si vous avez envie de regarder un documentaire sur les hyènes ou la vitesse de nage du requin blanc, bah allez-y. Vous voyez, ça c'est un truc, des documentaires animaliers que peut-être que vous adorez, je ne sais pas. Bon, bref, je vais pas continuer à enfoncer les portes ouvertes, mais voilà, ça peut être... des idées, c'est de sélectionner des sources qui vous stimulent pour de vrai.
Pareil avec les conversations. Essayez de choisir des conversations qui vous nourrissent vraiment plutôt que de vous divertir. Et ça, ça demande forcément de remettre un peu en question son entourage aussi. Je dis pas de couper les liens du tout, attention, j'ai pas du tout dit ça, mais on a besoin de voir des gens parce qu'on les aime, mais finalement, on sait déjà comment ça va se finir, et à chaque fois, ça nous divertit un peu, mais ça nourrit profondément pas, et on en repart, on est souvent frustrés, on est ennuyés, on est... Moi, je sais que je culpabilisais beaucoup. J'étais très... profondément triste parce que j'avais l'impression d'être déjà en train de faire le deuil de la relation alors que la relation n'était pas finie, c'était juste qu'en fait je sentais que ça me nourrissait plus et quand une relation ne nous nourrit plus, il y a de sérieuses questions à se poser dessus, ça veut pas forcément dire qu'on y met fin, mais on se pose beaucoup de questions parce que finalement on se rend bien compte que la relation n'est plus un lieu d'épanouissement pour nous, qu'elle ne contribue plus à notre épanouissement, à notre comment est-ce que je peux dire à l'expression de notre plein de notre pleine énergie là où est-ce qu'on peut aller de plus en plus loin, on est vraiment sur un phénomène d'expansion, moi les relations c'est la manière dont je les vois, dans toutes mes relations j'ai envie de pouvoir m'expanser, et on parle vraiment d'une volonté de puissance, je peux dire ça comme ça, et quand en fait il y a des relations qui ne nourrissent plus, qui divertissent juste, ben voilà c'est cool, mais on sent qu'en fait on repart en ayant tout aussi faim, tout aussi soif, en étant parfois un peu drainé, et donc c'est pas forcément des situations qui sont faciles.
Là où je voulais justement revenir, et ce que je vous disais au début de l'épisode, c'est que quand j'ai posé cette problématique-là, que ce soit à des thérapeutes, à des proches, à des professionnels, etc., de « en fait, je me sens pas assez stimulée intellectuellement, je me fais chier » , ou même « je me sens pas vraiment nourrie dans les échanges, ce qui fait que j'ai la flemme d'en avoir » , j'ai même ce truc où, souvent, je balaye en amont, en fait, j'anticipe l'activité, la conversation, la relation, et tous ces trucs-là, avant même d'y avoir mis les pieds.
Dans ma tête, je fais un check-up de « ok, est-ce que je sais comment ça va se passer ou pas ? » et ça m'arrive très régulièrement d'avoir même la flemme de commencer quelque chose parce qu'en fait, je sais déjà comment ça va se passer et du coup, ça ne m'intéresse pas. Et ça, c'est un truc que j'avais souvent.
Et donc, quand j'expliquais ça justement aux thérapeutes, aux pros, même à des proches, etc., j'ai souvent été confrontée à une réponse qui, moi, m'a un peu perturbée où on me conseillait justement des trucs super intellectuels. Donc, on repart sur l'idée des conférences de l'astronomie. de discuter avec des grands mathématiciens, ou des gens qui sont super intellectuels, ou de lire que de la philo qui est un peu compliquée, de lire du Spinoza, etc., ou de se plonger dans du Dostoïevski, bon c'est pas compliqué mais quand même. Et en fait j'avais envie de dire oui mais non,
oui mais non. Et du coup j'étais presque complexée, pas vraiment complexée, mais un peu douteuse par rapport à moi je vais dire, de me dire mais en fait peut-être que je me trompe sur ma personne, je crois que j'ai besoin d'être stimulée intellectuellement, mais en fait les trucs intellectuels ça me fait chier. Donc en fait, peut-être que je ne suis pas super intelligente et qu'en fait, ce dont j'ai besoin, ce n'est pas ça. En fait, c'est peut-être juste d'être occupée ou quoi que ce soit. Jusqu'à ce qu'en fait, je comprenne que non.
En fait, c'est juste que ma manière d'être intellectuelle n'est pas la manière d'être intellectuelle d'autres personnes qui peuvent être intellectuelles aussi. Je sais que ça fait beaucoup de mots intellectuels, mais en gros. Ma manière d'être nourrie et stimulée intellectuellement ne va pas forcément être celle du cliché qu'on voit très régulièrement avec les petites lunettes rondes, des maths, de l'astronomie, de la philo, etc. Non. Pas forcément, en fait.
Donc je vous le dis, si jamais vous ressentez aussi ce truc-là. Je me suis rendu compte que moi, ce que je veux, en fait, c'est que j'ai pas envie que ce soit juste intellectuel, j'ai envie d'interagir. En fait, j'ai envie que ce qui va me nourrir, j'ai envie que ça change ma vision du monde. J'ai envie que ça change ma manière d'être, j'ai envie que ça me remette en question. J'ai envie que ça bouleverse mon monde, j'ai envie que ça remette en question mon monde. J'ai envie que ça me fasse être différente de ce que je suis encore aujourd'hui et que toutes mes structures s'en retrouvent chamboulées, s'en retrouvent changées. J'ai envie que ça me fasse me poser des questions, mais des questions existentielles. J'ai envie que ça me fasse voir les gens différemment, ressentir différemment. En fait, j'ai envie d'être bougée. Voilà, c'est ça, j'ai envie d'être bougée. Si ça, c'est quelque chose qui résonne en vous, là, au moment où je vous le dis... On est sur un petit peu de brin d'intensité, n'est-ce pas, dont on parlera dans l'atelier du 11 septembre.
Voilà, dites-moi si jamais ce que je viens de vous dire, ça vient vibrer, ça vient vous faire bouger, vous m'envoyez un DM, je veux savoir.
Mais voilà, donc en fait, je me suis déjà rendue compte de ça. Quand je vous parle de choisir ses sources de stimulation, il y a effectivement, évidemment, le fait d'apprendre qui va nous stimuler, mais surtout, chez moi, ça prenait la forme de, en fait, j'ai besoin d'expérimenter, j'ai besoin de comprendre, et surtout, plus que tout, Si vous avez besoin d'être stimulé intellectuellement, privilégiez toujours des formats qui vont provoquer la réflexion plutôt que de la consommation passive.
Si vous regardez un documentaire précis sur je ne sais pas quel philosophe, machin, etc., qui ne vous amène aucune réflexion, mais qui vous fait consommer de l'info en vous disant « je vais apprendre ça, je vais en repartir avec beaucoup plus d'informations et plus de trucs » , peut-être très bien, mais dans ce cas-là, vous êtes plutôt dans un objectif de performance plutôt que dans une idée de nutrition intellectuelle. Ça, c'est juste mon point de vue, en fait. Je trouve que la consommation passive, c'est un peu comme à l'école, où en fait, c'est pas comme ça qu'on imprime le mieux. Et puis, c'est pas ce qui nous fait bouger, en fait. Donc, un format qui vient vous faire réfléchir, qui vient vous faire vous poser des questions, en réalité, je trouve, et encore une fois, c'est personnel, ça veut pas dire que c'est la vie de tout le monde, je trouve que c'est beaucoup plus impactant et beaucoup plus nourrissant. C'est aussi pour ça que les commentaires que vous m'envoyez, quand vous les posez sur YouTube, sur Apple, Spotify, en DM sur Insta, les mails, etc. Quand vous me dites qu'en fait, vous n'êtes pas toujours d'accord avec moi, mais que les épisodes que je vous propose vous font vous poser des questions, c'est le meilleur truc ever en fait.
Moi, tout ce que je veux, c'est ça. C'est juste que vous puissiez réfléchir, qu'une fois que vous avez éteint cet épisode, que ça ne reste pas en mode « Ah tiens, j'ai appris ça » . Non, je ne vous ai rien appris en réalité. C'est juste, est-ce que vous allez essayer de repenser à ce sujet-là ? Est-ce que vous allez penser différemment à ce sujet-là ? Ou peut-être que vous allez vous conforter dans ce que vous pensez ? Est-ce que vous allez plutôt réfléchir ? Est-ce que vous allez vous poser des questions ? Que vous soyez d'accord avec moi ou pas d'accord avec moi, d'ailleurs, je m'en fous, en fait. D'ailleurs, vous n'avez pas du tout besoin de le préciser, que vous êtes d'accord ou pas d'accord avec moi. Ne vous inquiétez pas. Mais en fait, c'est juste ça, que vous puissiez réfléchir et être nourri pour ensuite en faire quelque chose.
Moi, j'ai la sensation d'avoir tout gagné et je me dis, ok, génial, je ne suis pas là pour vous apprendre des choses, je suis plus là pour vous faire bouger. Et peu importe dans quel sens, c'est vous qui décidez du sens dans lequel vous bougez. J'ai juste envie de pouvoir vous faire bouger et de vous faire un peu vibrer.
Ensuite, le troisième conseil que je veux vous donner, c'est d'arriver à introduire la pensée critique dans votre quotidien.
J'ai fait un épisode entier là-dessus, sur son aspect critique, donc je vous invite à aller l'écouter après cet épisode-là. Mais du coup, très simplement, comment on va faire ça ?
Chaque information que vous intégrez et qui vous paraît pertinente et qui vient vous faire bouger, qui vient vous faire vibrer, qui vient résonner à l'intérieur de vous, qui vient vous faire bouger, il n'y a pas d'autre mot, essayez de le transformer plutôt en une question à creuser. Voilà, ce n'est pas juste « oh, j'apprends quelque chose » , c'est « oh, tiens » . ça, qu'est-ce que ça me dit, qu'est-ce que ça raconte sur moi comment je me sens là-dedans, qu'est-ce que j'ai envie d'apprendre et qu'est-ce qui se passe à l'étranger, comment ça se passe dans ce truc-là ? donc c'est un petit peu comme pour tout.
la danse, je pense que si je progresse et si je vous en parle autant, alors que je suis loin d'être danseuse, c'est parce qu'en fait j'en ai fait une question à creuser qu'est-ce que ça m'apprend, pourquoi, ça vient d'où, c'est quoi le style et comment on fait ça et qu'est-ce qu'elles ont en fait, qu'est-ce qu'elles ont compris, les danseuses qui dansent super bien, elles ont forcément compris un truc sur leur corps aussi, et compris une sensation et compris une manière de, et compris ceci etc. en fait, donc c'est une une question à creuser.
Même chose avec la couture en ce moment. Donc je me suis mise plus sérieusement à la couture. Vous savez déjà que je suis passionnée de vêtements, d'habillement, de style vestimentaire, etc. J'ai fait plusieurs épisodes là-dessus. Mais là, en ce moment, du coup, je me suis mise à coudre. Puis j'ai commencé par un truc très très simple, un pantalon sur mesure en soie qui glisse et qui est transparent où il faut que les coutures soient parfaites même dedans. Mais en même temps, je n'avais pas choisi un truc simple. Et en fait, j'en fais une question à creuser. Je ne suis pas là en train de vouloir regarder des tutos pour le faire. je me suis plutôt dit, en fait, attends, comment est-ce que je veux me sentir dans ce pantalon, et qu'est-ce qui se passe, et ça serait quoi les meilleures solutions, et qu'est-ce qui existe dans le monde, et c'est quoi l'histoire du tissu, et comment ça s'est fabriqué, en fait j'en fais juste une question à creuser. C'est un exemple, pareil pour la mode, mais pareil pour plein d'autres sujets, pareil pour le racisme, le féminisme, l'écologie, le corps,
je vous reparle de tout ça, je ne suis absolument pas concernée par le racisme, étant donné que, en tout cas pas directement, étant donné que je suis blanche et que... En fait, je fais partie des personnes qui sont privilégiées par rapport à la question du racisme, et pour autant, c'est un sujet auquel je m'intéresse énormément, justement pour pouvoir le comprendre, justement pour pouvoir comprendre ça, pour pouvoir comprendre aussi mieux mon conjoint, pour pouvoir m'initier à ces sujets-là, puisque finalement, je suis totalement concernée, puisque justement, je suis du côté des privilégiés, je suis totalement concernée. Et donc j'ai envie de m'éduquer sur ces sujets-là. Et au lieu d'essayer d'apprendre bêtement « Ah, ça c'est quoi ? Et puis ça, ça veut dire quoi ? Et puis ça, ça veut dire quoi ? » En fait, j'en fais des questions à creuser. me pose des questions là-dessus. J'essaie vraiment de réfléchir, de lire des témoignages, de lire des avis, de lire des opinions. À chaque fois, de plein de côtés différents, en fait, pour essayer de, moi, m'approprier le sujet. Voilà. Et ça, ça permet vraiment... d'être nourri aussi intellectuellement.
Une chose que vous pouvez faire avec la notion de pensée critique, comme je vous l'avais dit une fois dans un épisode, c'est de noter un peu vos idées, vos sujets et les questions à creuser, ou même les réactions que vous avez parfois, ou les réactions d'autres personnes qui peuvent vous marquer, dans un carnet ou dans la note de votre téléphone ou quoi que ce soit, pour un peu mieux les structurer, puis pouvoir y revenir quand vous avez plus d'énergie. Et puis n'hésitez pas aussi à ouvrir des conversations là-dessus. Qu'est-ce que tu penses de... Tiens, je me demande ça. Est-ce que toi tu as déjà pensé...? c'est vraiment... Toujours essayer d'ouvrir un sujet comme des questions à poser et à creuser.
Ensuite, le quatrième conseil que je voudrais vous donner, c'est quelque chose dont j'ai déjà beaucoup parlé aussi, c'est d'être stimulé par le corps et par les sens. Parce qu'en fait, être stimulé intellectuellement, ce n'est pas juste stimulé dans notre tête.
En fait, le mouvement, les sens, l'odorat, la vue, la marche, le sport, la danse, tout, Toutes ces choses-là, les sens et votre corps, ça peut être vraiment des déclencheurs d'idées, des déclencheurs de réflexion. Donc si vous avez besoin d'être nourri intellectuellement, n'hésitez vraiment pas à passer plutôt par un véhicule qui soit extérieur, plutôt que de chercher, de mouliner à tout prix qu'est-ce qui pourrait vous stimuler intellectuellement, c'est essayer plutôt de passer par le corps et de passer par les sens.
Donc quand, je sais pas, admettons que vous faites une certaine pratique sportive, posez-vous des questions à propos de cette pratique-là, à propos de votre corps, de qu'est-ce que ça veut dire, de comment vous vous sentez, intéressez-vous même parfois à vos douleurs corporelles, à vos blessures. intéressez-vous en fait aux différentes manières, parfois de guérir, parfois de vous sentir mieux, parfois d'améliorer quelque chose. Ça, ça nourrit aussi beaucoup intellectuellement.
Et une autre chose aussi que je pourrais vous dire pour stimuler le corps et l'essence, c'est de ne pas hésiter à alterner des phases de concentration très profondes et des phases de lâcher prise totale pour oxygéner la pensée.
Je vous donne encore une fois des exemples. Une phase de concentration profonde, pour moi en ce moment, ça pourrait, je suis sur la création d'une semaine de festival en ligne que j'ai envie de vous couvrir. proposé au mois d'octobre, donc ça me demande beaucoup de création. Je suis pendant six heures non-stop en train de créer, concentrer sur mon ordi, j'en oublie de manger. Et après cette phase de concentration profonde, tac, je lâche complet, je vais mettre de la musique, je vais bouger, je vais jouer avec mes chattes, je vais rire, je vais manger, grignoter un truc, enfin voilà, quelque chose qui n'a rien à voir.
En fait, ça me fait faire de l'air. Et de façon, enfin, mon crâne a une différence de température à ce moment-là. Quand je suis dans les phases de concentration profonde, j'ai chaud à la tête. Dès que j'oxygène, dès que je lâche prise, j'arrive à retrouver de l'air, retrouver de l'espace. Mais j'ai besoin des deux, encore une fois. Donc, c'est vraiment pas hésité à faire ça.
La sixième clé que je voudrais vous proposer, c'est de vous entourer de cerveaux vivants. Je peux dire plutôt d'essayer de vous entourer de personnes qui vont vous challenger, qui vont parfois vous confronter et qui vont aussi vous nourrir.
Ce n'est pas le rôle des autres de remplir ce besoin-là chez vous. Mais n'hésitez pas à aller chercher un entourage, des conversations où vous vous sentez un peu challengé intellectuellement. En fait, je ne vais pas vous ressortir le cliché d'on a la moyenne des 10 personnes qui nous entourent, ou des 5 personnes, ou je ne sais pas trop quoi, ce n'est pas forcément vrai. Mais ça va être à vous, en fait c'est à vous d'être le moteur de votre propre évolution, de votre propre nutrition. Et ça c'est un truc dont je ne cesse de rappeler, c'est si vous avez besoin d'être stimulé, si vous avez besoin d'intensité, c'est vous le moteur. personne ne va venir vous sauver, personne ne va venir changer les choses à votre place, personne ne va prendre des décisions à votre place. Donc je pense qu'il faut sortir de cette utopie, de cette illusion, qui peut être un peu parfois victimaire de « j'attends que les choses changent, j'attends que quelqu'un vienne enfin remplir mon besoin » , et se dire en fait « ok, ça ne va pas, mais en fait je ne peux qu'être mon propre moteur. »
Donc je vais essayer d'aller chercher des conversations où je vais me sentir challengée un petit peu intellectuellement. Je vais aller chercher des situations dans lesquelles je vais me sentir un peu... bouger, dans lesquelles je vais me sentir vibrée. Je vais essayer d'éviter plutôt des cercles où la parole, elle est hyper superficielle et on se dit tout le temps la même chose et où en fait, je me sens pas challengée et où je me fais chier. En fait, c'est vraiment, je suis mon propre moteur et je vais plutôt vraiment essayer d'aller m'entourer de personnes, parfois, de temps en temps, qui peuvent me challenger, qui peuvent me stimuler, etc., etc.
La question qui va venir, je le sais déjà, ça va être, oui, mais du coup, on fait comment pour rencontrer ces personnes-là ?
Rappelez-vous, vous êtes votre propre moteur. Donc, ça pourrait nécessiter un autre épisode à part entière, mais en effet, le fait de rencontrer de nouvelles personnes, ça demande forcément de nouvelles habitudes et de nouvelles décisions. On ne peut pas rencontrer de nouvelles personnes en faisant tout le temps la même chose, donc ça va nécessiter de s'ouvrir, d'aller vers les gens alors qu'on ne le faisait peut-être pas d'habitude, d'aller fréquenter de nouveaux endroits, de nouveaux lieux, de se faire des amis. Donc ça nécessite de nouvelles démarches. Mais ça ne peut que venir de vous, d'être ce moteur-là.
Et enfin, la septième clé que je voulais vous partager, en fait, j'ai simplement fait dans cette clé-là la liste Des verbes qui, moi, me nourrissent le plus intellectuellement, parce que je me suis rendu compte qu'en fait, c'était quand j'étais en train de faire ça que je me sentais profondément nourrie.
Et donc, voyez s'il y en a un, deux, trois, cinq, je sais pas, qui résonnent beaucoup plus pour vous et qui vous font vraiment vibrer. Si jamais c'est le cas, n'hésitez pas à aller les tester. Et voyez peut-être s'il y en a même que vous n'avez pas du tout dans votre vie, pour aller peut-être justement les chercher.
La première chose, c'est d'apprendre.
Donc ça, on en a déjà parlé, apprendre. Que ce soit d'apprendre des compétences, d'apprendre des capacités, d'apprendre des informations, d'apprendre un savoir-faire. En fait, apprendre, Donc apprendre la couture, apprendre la danse, apprendre à dessiner, apprendre plein de choses sur le thé.
Là, je vais partir au Japon dans quelques mois, donc je suis en train d'apprendre plein de trucs sur le Japon. Voilà, ça peut être... En tout cas, apprendre, c'est quelque chose qui peut nourrir. Rappelez-vous, l'idée, c'est de ne pas être passif quand on apprend, mais d'être plutôt dans la réflexion et le côté actif, acteur, proactif.
Un autre verbe aussi, moi, qui me nourrit énormément, c'est de résoudre. Résoudre. En fait, j'adore résoudre et solutionner des problèmes. Résoudre des énigmes, des problématiques, des situations bloquantes ou quoi que ce soit, c'est quelque chose qui ne me fait pas tourner à vide, puisque ça me donne de l'énergie plus qu'autre chose, parce que j'ai enfin la sensation de pouvoir être branchée sur une prise dans laquelle je peux mettre tout mon jus, en gros.
Donc ça, c'est quelque chose qui peut être très nourrissant. Et en effet, si dans votre vie, vous n'avez jamais rien à résoudre, pas de problématique ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à aller en chercher. Ça peut être avec des énigmes, ça peut être avec des jeux, ça peut être avec des problèmes que vous posez. N'hésitez vraiment pas à aller chercher des endroits où vous pouvez résoudre des choses. Voilà, ça fait du bien de résoudre des trucs. C'est très satisfaisant, je trouve.
Un autre verbe, c'est de comprendre.
Chercher à comprendre. Chercher à comprendre plutôt que juste savoir. Savoir, c'est génial. Comprendre, je trouve que c'est le savoir, mais intégré dans le corps. Ma vision des choses, c'est celle-ci. Quand on comprend quelque chose, c'est un savoir qui devient presque indélébile. C'est comme les maths, plutôt que d'apprendre par cœur quand on les comprend, elles deviennent existantes pour quasi toujours dans notre corps, parce qu'on comprend exactement comment ça fonctionne et pourquoi ça fonctionne comme ça. Donc essayez de comprendre des choses plutôt que de juste les savoir. Ça, c'est très nourrissant.
Un autre verbe aussi, c'est de débattre. De ne pas hésiter à débattre avec des gens. que vous aimez, que vous n'aimez pas. Donc ça peut être de vous faire des cafés débats, des cafés philo. Il y a des rencontres aussi de personnes comme ça qui se font, d'assister à des conférences dans lesquelles il y a des débats, de débattre avec des potes, de débattre avec votre partenaire. En fait, c'est d'essayer d'organiser des débats.
Moi, ça, c'est un truc que j'adore faire aussi. C'est même de faire des débats avec des gens que j'apprécie. On a tous des points de vue différents. Il y a des règles du jeu. Et pas hésiter justement à mettre ça sur la table. C'est des choses qui sont très intéressantes, avec toujours une idée de médiation au milieu, puisque... L'idée, c'est quand même de ne pas s'embrouiller.
Une autre manière qui va être très nourrissante aussi, intellectuellement, c'est de transmettre. En fait, la transmission, j'en ai beaucoup parlé aussi, c'est une manière de savoir, comprendre, apprendre, résoudre tout. La transmission, ça peut être extrêmement satisfaisant pour certaines personnes. Pas pour tout le monde, mais pour certaines personnes. Donc, est-ce que vous avez cette notion de transmission dans votre vie ? Essayez d'aller voir.
Un autre verbe aussi, ça va être d'inventer et d'imaginer.
Voilà, moi, c'est un truc qui me stimule. énormément, quand j'ai quelque chose à créer, à inventer, à imaginer, alors là, j'ai le cerveau qui carbure à 2000, et c'est très satisfaisant et ça va m'occuper pendant très longtemps, parce qu'en fait, je me sens... je m'achouille, je m'achouille intellectuellement, je sens que je peux prendre mon temps, je sens que je peux vraiment bien me nourrir et bien apprécier toutes les saveurs de ce qui est en train de se passer au moment où je suis en train d'inventer, au moment d'imaginer.
Et un autre verbe aussi que je vous ai mis là, c'est d'élaborer des stratégies. Voilà.
Moi, c'est un truc que j'adore faire de... penser à des stratégies pour que ça se passe comme j'ai envie que ça se passe, en gros, que ce soit avec des jeux de société, que ce soit avec des groupes, que ce soit quand on a des défis, que ce soit dans le travail, que ce soit dans du marketing. En fait, d'élaborer des stratégies, ça nécessite d'anticiper des choses. La stratégie, en fait, élaborer une stratégie dans peu importe le domaine que ce soit, c'est très satisfaisant parce que ça nécessite beaucoup de compétences différentes. Une vision d'ensemble et des visions micro, vision macro, vision micro. Donc voilà, ça requiert plein de liens intellectuels qui peuvent être très stimulants.
Et puis donc encore une fois, tout ça, vous allez aussi l'avoir dans votre vie pro, vie perso, les relations pourquoi pas. N'hésitez pas à aller chercher des énigmes, des jeux, une manière de créer, avoir de la création dans votre vie aussi. Et surtout, un dernier truc aussi que je n'ai pas précisé mais qui me semble très important, c'est d'avoir des discussions avec des gens en dehors. de votre bulle, à tout prix. Parce qu'à force de fréquenter tout le temps des gens qui sont comme nous, on oublie qu'à l'extérieur c'est pas comme ça, quoi, en fait. Et puis... je sais plus à qui je le disais l'autre fois, elle disait, mais en fait, à force de fréquenter des gens qui sont tous pareils, en fait, on devient con.
On devient con parce qu'en fait, on devient persuadé que notre réalité, c'est la réalité de tout le monde. On oublie, en fait, la différence. On oublie de se frotter à des mondes qui sont différents. On oublie la réalité de chacun. On oublie la nuance. On oublie le contraste. On oublie toutes ces choses-là. Donc, allez avoir des discussions avec des gens qui ne sont pas comme vous. D'où l'intérêt aussi d'entretenir parfois des amitiés ou des relations avec des gens qui n'ont rien à voir avec nous. Voilà.
Et moi, je sais que j'adore avoir des amis qui ne sont pas spécialement entrepreneurs ou qui ne travaillent pas du tout dans le même domaine que moi. Je n'ai absolument personne dans mon entourage qui est dans le développement personnel et c'est un immense tant mieux. Et franchement, c'est magnifique et c'est hyper nourrissant. Voilà, donc ça, c'est quelque chose qui peut être très intéressant.
Je vais m'arrêter là parce que je voulais vraiment que l'épisode soit plus court que la moyenne et je n'ai pas encore grandement réussi aujourd'hui. Donc j'espère que déjà ça, ça pourra vous donner un petit aperçu des choses qui sont possibles. On s'en reparle, ne vous inquiétez pas.
Ce que je voudrais vous redire en conclusion, c'est vraiment de vous rappeler que stimuler votre intellect, c'est entretenir votre énergie vitale, donc il faut vraiment respecter ça et respecter ce besoin et respecter vos standards. Vous n'avez pas à vous satisfaire de ce qui est insuffisant, ça c'est une chose. Et l'invitation que je voudrais vous poser, c'est de vous rappeler que vous êtes le moteur de ce qui va vous stimuler, donc de vraiment choisir tous les jours quelque chose d'assez concret pour nourrir votre esprit, nourrir votre intellect.
Voilà.
Je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode sur un sujet qui n'aura rien à voir. Et je vous embrasse.
A très vite.
Ciao.