Speaker #0Salut tout le monde et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit. Comment on fait pour prendre des décisions qui soient rapides ? Comment arrêter en fait de demander l'avis de 10 personnes avant de décider ? Et d'ailleurs pourquoi ? Est-ce que certaines personnes semblent capables de choisir et de prendre une décision en à peine quelques secondes ? Et pourquoi d'autres, et peut-être que c'est votre cas, passent des heures ou restent dans l'indécision ? Eh bien écoutez, je vous propose que dans cet épisode, je puisse vous proposer une méthode particulière pour prendre des décisions rapides et s'y entraîner. Parce qu'honnêtement, c'est la skill à développer absolument. Et particulièrement d'ailleurs, si vous êtes entrepreneuse, vraiment comment faire pour évaluer une situation en quelques secondes, comment muscler justement ce réflexe-là et prendre des décisions rapides et évidemment des bonnes décisions. Tout à fait. Je suis Chloé Blum, entrepreneur au Multicasquette. Et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement. et de trouver plus d'épanouissement. Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous. Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast. Alors bonjour à tous, j'espère que je vous retrouve en forme cette semaine. Aujourd'hui c'est un sujet que vous m'avez demandé pas mal de fois et que je vous ai proposé d'ailleurs dans d'autres épisodes, la capacité à prendre des décisions rapides et même en fait la capacité à prendre des décisions tout court parce que... Bon déjà, si vous êtes entrepreneurs, c'est vraiment sûrement une des compétences les plus importantes justement pour porter ce que vous faites, pour porter votre business, votre entreprise, votre équipe, etc. C'est juste vraiment la skill la plus importante. On ne peut pas être un ou une chef d'entreprise sans être capable de prendre des décisions. Et en fait, plus vous allez faire grandir votre business, plus vous allez devoir prendre des décisions de manière rapide parce que vous allez être confronté à des situations qui nécessitent des décisions qui sont rapides. Mais en fait, cet épisode, il s'adresse aussi à tout le monde, parce que la capacité à prendre des décisions fait qu'on... va beaucoup moins subir des situations dans lesquelles on se sent un peu impuissante ou des situations dans lesquelles on attend que ce soit d'autres personnes qui fassent le choix à notre place ou qui prennent des décisions à notre place ou que le temps fasse son effet et que ce soit le temps qui prenne des décisions. Il y a une espèce de forme de lâcheté dedans encore une fois, mais ce n'est pas toujours de la lâcheté. Et justement, c'est un peu ce truc-là dont moi je voulais vous parler. C'est que le fait de ne pas savoir prendre des décisions, ce n'est pas un trait de personnalité. Ce n'est pas du tout une personnalité. Ce n'est pas un truc lié au signastro ou quoi que ce soit. C'est vraiment, encore une fois, une compétence qui va s'entraîner. Le truc, c'est peut-être que vous, actuellement, vous êtes justement dans une situation, dans un comportement, et ce peut-être depuis des années, et ce n'est pas forcément le cas depuis des années, mais peut-être que ça l'est, de demander conseil à dix personnes avant d'être capable de prendre une décision ou de remettre au lendemain une décision indéfiniment, de changer d'avis en boucle, de peser le pour et le contre pendant mille ans avant de prendre une décision parce que vous avez peur, etc. Donc vraiment, j'insiste là-dessus, ce n'est pas un trait de caractère, ce n'est pas une fatalité. C'est vraiment une compétence qui va s'entraîner comme un muscle et plus vous allez développer ce réflexe-là, plus vous allez arriver à le faire sans que ça vous prenne énormément d'énergie, énormément de charge mentale. Le fait de décider vite, ça ne veut pas du tout dire réfléchir moins, ça veut juste dire apprendre à réfléchir autrement et apprendre à penser autrement. Et justement, si vous êtes entrepreneuse, il faut savoir que la notion d'indécision, c'est un coût direct et c'est un coût même chiffrable, honnêtement, pour être honnête. Contrairement à ce que vous avez vu, à certaines situations ou même à la vie de salarié parfois. Quand moi, j'étais salarié, je sais qu'une décision qui était non prise, en fait, mon manque de décision, par exemple, dans certains endroits, ça pouvait rester invisible pendant longtemps. Et en fait, ce n'était pas vraiment ça qui allait impacter l'entreprise dans laquelle je travaillais. Quand vous êtes entrepreneur, ce n'est plus du tout le même coût. Vous payez très cher votre indécision. Donc, qu'est-ce qui fait déjà dans un premier temps, qu'est-ce qui fait qu'on est dans de l'indécision, qu'on a du mal à prendre des décisions pour notre vie pro ou notre vie perso ? Dans un premier temps, évidemment, il y a le facteur. émotionnelle qui va être par exemple la peur de se planter ou la peur de regretter le choix qui est fait. Ça c'est aussi un truc que je vois beaucoup, le fait en fait d'avoir peur de se mouiller, le refus de se mouiller, en fait si vous voulez de continuer un peu à tremper l'orteil dans l'eau froide sans jamais vraiment vouloir y aller et de toujours préférer la notion d'inaction à l'engagement. Donc effectivement la peur de se planter, le fait de regretter le choix qui est fait, en fait le fait de ne pas vouloir s'engager dans une voie et dans une décision parce qu'on a peur de le regretter, il y a une espèce de faux mot finalement dedans. C'est vraiment la peur de s'engager dans une voie, parce que le fait de s'engager dans cette voie-là, ça va nous fermer d'autres portes. Donc ça aussi, il faut comprendre que prendre une décision, c'est un engagement, c'est sûr. Donc c'est aussi intéressant d'aller voir votre rapport à l'engagement. C'est un engagement, c'est assumer d'avoir un avis, c'est aussi potentiellement le fait d'accepter de déplaire, accepter de se tromper, accepter d'aller dans la mauvaise direction. Dans tous les cas, une décision, on peut aussi la défaire. Pas toute, mais la plupart du temps, on peut la défaire. Donc il y a souvent ce truc-là, ce facteur un peu émotionnel. que je vois chez beaucoup de gens qui n'arrivent pas à prendre de décision, c'est préférer l'inaction à l'engagement et refuser de se mouiller. Ce n'est pas possible en fait. Pour prendre une décision, vous devez vous mouiller, vous devez plonger dans l'eau. Autre chose, ça va être un truc que je vois pas mal aussi chez, par exemple, certaines personnes parmi vous qui me parlent de comment elles fonctionnent dans leur entreprise, leur personal branding, etc. Ça va plus être le frein cognitif, c'est-à-dire, si vous ne prenez pas de décision, ce n'est pas parce que vous avez peur de vous engager ou que vous n'y arrivez pas. C'est parce que vous êtes dans l'incapacité de lire une situation rapidement à plusieurs niveaux. Et donc ça, moi, c'est quelque chose que je vais vous transmettre aujourd'hui. C'est comment est-ce qu'on arrive à évaluer une situation sur plusieurs niveaux différents pour la lire, avoir toutes les infos, enfin en tout cas pas mal d'infos, assez pour pouvoir prendre une décision rapidement. En gros, c'est comme si vous étiez dans une difficulté à peser le pour et le contre, à peser plusieurs paramètres en simultané plutôt qu'en séquentiel. Voilà, en gros, c'est un peu ça. Donc ça, c'est pas du tout un manque de volonté, c'est pas du tout un... une peur de l'engagement ou quoi que ce soit, c'est plutôt un manque d'entraînement d'une faculté précise et ça, ça s'entraîne. Le fait de lire des situations rapidement sur plusieurs niveaux, c'est quelque chose qui s'entraîne. Effectivement, il y a un facteur inné là-dedans, mais il y a aussi un facteur de « je m'entraîne et j'apprends » . Il y a un autre facteur aussi que je vois, par exemple, que j'ai pu voir chez mon conjoint ou que j'ai pu voir aussi chez des proches à moi, c'est la notion de sidération. En fait, c'est quelqu'un qui va se figer dès qu'une décision lui est demandée. Et ça, c'est aussi souvent, sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, mais de ce que j'ai pu voir par exemple chez certains proches, ça peut être le fait de jamais avoir été poussé à décider par soi-même, par exemple pendant l'enfance, ou dans un parcours de vie, ou dans le milieu professionnel dans lequel on évolue, etc. C'est aussi beaucoup le cas chez les personnes qui sont dans la notion de phoning et de people pleasing. En fait, si vous voulez, c'est un peu le cas de pas mal de personnes qui ont l'habitude de valider leur choix juste, uniquement par rapport au regard extérieur. avant d'agir. Et donc en fait ça les met directement en sidération, c'est comme en fait je ne peux pas décider par moi-même, mais en fait les seuls repères que j'ai pour prendre des décisions c'est l'extérieur et donc j'entre dans une forme de sidération parce que mon système nerveux est largué complet, ça me dit danger danger, danger de mort, en gros c'est un peu ça, enfin j'en rajoute mais je pense que vous pouvez un peu comprendre le truc donc il faut vraiment différencier la sidération ponctuelle qui est face à une situation qui est nouvelle ou un fort enjeu, quelque chose qui arrive honnêtement à tout le monde, de la sidération un peu chronique si vous voulez, comme mode de fonctionnement par défaut de en gros je ne suis pas capable de décider par moi-même parce que je n'y ai jamais été poussée. J'ai juste appris qu'en fait, je devais tout le temps exister uniquement par rapport à l'autre. Ça donne un peu ce truc de qu'est-ce que tu veux manger ? Je ne sais pas et toi, comme toi, non mais on fait comme toi, je te laisse choisir. C'est un peu ce truc-là. Et ça, ce n'est pas forcément de la lâcher. On est vraiment dans un système d'adaptation entre guillemets du système nerveux. Et c'est vraiment un mode, un fonctionnement qui est reconnu et c'est un mode de survie. Voilà. Un autre facteur. qui joue beaucoup sur l'indécision, c'est le perfectionnisme décisionnel. En gros, c'est pour toutes les personnes, et je vous vois parce que je sais qu'il y en a plein parmi vous, qui croient qu'en gros, il existe la bonne décision unique. Il faut arrêter avec ça. Je vous dis tout de suite, il faut arrêter avec ça. Si vous pensez qu'il suffit de chercher très longtemps et assez longtemps pour trouver la bonne décision unique, vous vous plantez. En fait, c'est rarement avec le temps qu'on a plus d'informations pour trouver la bonne décision. En général, c'est dans les premières minutes, premiers jours qu'on a un maximum d'infos avant de pouvoir prendre une décision. Donc ça ne sert à rien de faire durer dans le temps. C'est pas la même chose qu'avoir la peur de se tromper, c'est vraiment une exigence de perfection qui est appliquée Ausha lui-même. Et en fait, le truc, c'est qu'on perd du temps, on n'aura pas forcément plus d'infos, on est dans un espèce de figement, et plus ça va, plus le temps s'écoule, plus on perd d'estime de soi, on est en peur, en angoisse, etc. Et là, le perfectionnisme s'accroît en plus, donc c'est un peu le serpent qui se mord la queue. Un autre facteur qui peut jouer aussi, c'est l'absence de hiérarchie de vos valeurs ou des valeurs claires. En gros, si vous savez pas ce qui compte vraiment pour vous sur le long terme. en termes de sécurité, en termes de liberté, en termes de croissance, quelles sont vos valeurs profondes, quelles sont vos stratégies, vos besoins, quelles sont même vos envies, vos désirs, etc. Si vous ne vous connaissez pas, si vous ne savez pas ce qui compte profondément pour vous, c'est impossible d'évaluer rapidement une situation. Le problème ici, en fait, ce n'est pas du tout la méthode avec laquelle vous prenez des décisions, c'est plutôt l'absence de boussole interne, si vous voulez. En fait, c'est comme si vous manquiez de critères de tri, et forcément, on ne peut pas prendre de décision de cette manière-là. Un autre facteur aussi qui joue beaucoup, c'est quand il y a une de nos identités, entre guillemets, qui va rentrer en jeu. Une forme de menace identitaire, c'est quand, en fait, la décision que vous êtes censée prendre, elle va engager votre image de vous. Et qu'en fait, le fait de choisir, par exemple, X plutôt que Y, ça devient être un choix, ça devient trancher entre qui on est ou qui on n'est pas. Donc niveau de pression maximum, niveau d'engagement identitaire maximum, ce qui fait que ça rend le choix hyper lourd et plus qu'il ne devrait l'être objectivement. Un autre facteur aussi, c'est... et ça c'est aussi quelque chose que je vois beaucoup beaucoup et qui peuvent être liés aux réseaux sociaux par exemple quand on écoute des conseils un peu partout, tout le monde etc. En fait c'est la surcharge la surcharge d'informations qui fait qu'on sait plus où donner de la tête, on est complètement largué, on a comparé 15 avis, 15 concurrents, 15 méthodes on n'arrive pas à trancher et l'espèce de masse de données dans laquelle on est plongé, ça finit par noyer notre esprit critique et notre capacité de jugement propre et c'est bien pour ça qu'en fait c'est C'est vraiment hyper important, certes, de se renseigner parfois, mais d'arrêter d'écouter 150 000 avis, puisque de toute façon, les avis qu'on vous donnera ne sont faits que de projections et d'expériences personnelles, et on ne peut pas décider à votre place. En fait, c'est d'où l'intérêt, je fais le lien avec ce qu'il y a avant, avec les points précédents aussi, de connaître ce qui est important pour vous, vos valeurs, votre boussole intérieure. Un autre facteur évidemment qui joue sur l'indécision, c'est le fait d'être contrôle freak en fait. L'intolérance à l'incertitude, le besoin qu'on a d'avoir un contrôle total, la difficulté qu'on a à parfois lâcher prise, à tolérer que l'issue ne soit absolument pas garantie. En fait, on ne préfère pas prendre le risque plutôt que... Par exemple, ça c'est un truc que je vois, il y en a plusieurs parmi vous qui m'ont déjà envoyé des DM, et en fait, je sais que vous allez être là-dedans. C'est ce truc de, en fait, je n'ai pas envie de me lancer parce que si ça ne marche pas, je n'arriverai pas à assumer que ça ne marche pas, j'ai trop peur du ridicule, etc. Il y en a même, d'ailleurs, c'est le contraire, c'est qu'elles ont trop peur de réussir, mais ça, c'est autre chose, c'est souvent le premier. Et donc, en fait, ce qu'on fait dans ces moments-là, c'est qu'on retarde indéfiniment pour repousser l'inconfort de l'inconnu, pour repousser le fait qu'on n'ait pas de garantie, plutôt que d'apprendre à l'habiter, en fait, d'être dans cet inconfort, apprendre à faire avec cet inconfort, etc. Un autre facteur aussi qui joue pas mal sur l'indécision, c'est tout ce qui va être loyauté. J'en ai déjà parlé dans d'autres épisodes, ça, c'est la notion de loyauté systémique, qui est donc, en fait, quand je parle de loyauté systémique, c'est... Le fait qu'on appartient tous à un système qui peut être notre famille ou un environnement, en tout cas on fait partie d'un système, et que parfois par loyauté c'est un petit peu comme si votre subconscient avait passé des pactes. Par loyauté on va pas savoir prendre de décision, parce qu'en fait c'est comme s'il y avait une espèce de peur, d'angoisse sous-jacente, que décider pour soi ça allait bousculer tout l'équilibre du système. Donc ça allait bousculer tout l'équilibre familial existant, tout l'équilibre relationnel existant. Par exemple ça c'est un truc que je vois et que moi j'ai aussi. J'ai pas mal d'entrepreneurs qui sont issus de familles comme moi, où par exemple, la notion d'autonomie ou de réussite individuelle, c'est pas forcément la norme, ou le fait de gagner de l'argent, c'est pas forcément la norme, ou le fait d'avoir une vie qui peut sortir un peu des cases, des standards, etc. C'est pas forcément la norme. Ce qui fait que décider très vite et décider pour soi, ça peut être vécu émotionnellement comme si c'était une trahison au milieu d'où on vient. Et donc ça, je vous redonne un exemple perso. C'est aussi un truc, par exemple, que moi, j'ai vécu par le passé. avec la notion d'argent ou avec la notion de succès. En fait, j'avais peur de réussir, peur de gagner de l'argent ou peur d'être visible ou peur d'avoir de la notoriété ou quoi que ce soit parce que j'avais peur qu'en fait ce soit... Et ça, c'était vraiment inconscient. Ça va au-delà de j'avais peur. C'était l'impression que j'allais crever. C'est plus ça pour être honnête. Parce qu'en fait, c'était déloyal au milieu d'où je viens. À savoir, moi, je viens d'un milieu qui est simple, avec une famille qui est simple, avec... J'ai toujours vu mon père trimé pour gagner de l'argent, ma maman mère au foyer, etc. Et en fait, c'est un milieu vraiment ultra standard. C'est patriarcal pour le coup, vraiment hyper traditionnel on va dire. Et c'est vrai que ça a été dans les premières années, ça a été une des choses les plus difficiles que j'ai dû apprendre à travailler et à me dire en fait je ne suis pas en train de trahir le milieu duquel je viens, je ne suis pas en train de trahir ma famille, etc. Si moi je m'en émancipe, si je réussis différemment, si je construis une vie qui est différente, etc. Voilà, je referme la parenthèse. Autre chose qui peut aussi nous pousser à rester dans l'indécision et à... créer une difficulté à décider les choses. C'est le sentiment d'illégitimité tout simplement, le fait de ne pas se sentir légitime de trancher seul, donc de chercher des validations extérieures en permanence. C'est pas forcément la peur du jugement, c'est plus vraiment avoir une conviction profonde que on n'a pas l'autorité pour décider pour soi-même. Donc si vous êtes dans ce cas-là, vous rappelez juste bien, vous faites souveraine, vous faites mon atelier souveraine d'ailleurs, qui est à tout petit prix, je vous le dis, ou vous faites l'atelier La Source, parce que ça vient travailler là-dessus. Donc là, je viens de balayer en gros au lit. Les facteurs qui entrent en compte, évidemment, il y en a encore plein. Évidemment, chaque situation est ultra personnelle, mais je pense qu'il y a peut-être des choses dans lesquelles vous pouvez vous reconnaître. Donc, comment on fait ? Alors moi, je peux juste vous parler de ma méthode. Je n'ai pas étudié les neurosciences ou quoi que ce soit, mais je me sens assez légitime de vous filer la manière dont je vais fonctionner là-dessus parce que pour le coup, je décide vite et je décide beaucoup et je passe ma vie à décider forcément, vu que je suis entrepreneur et plein d'autres trucs. Donc, en fait, ce que je voulais vous partager avec vous, c'est un peu... Ma méthode qui pourrait s'appeler un scanner à trois axes. En gros, dans toutes les situations, quelles qu'elles soient, pour prendre des décisions, que ce soit par rapport à mon business, par rapport à ce que je veux manger, par rapport au sport que je veux pratiquer, les gens que je veux fréquenter, etc. La situation, je la passe dans un scanner, en gros. Mais quand je vous dis ça, c'est pas du tout un truc que je fais consciemment, entre guillemets. C'est un truc qui se passe en un éclair de seconde, parce que c'est devenu un réflexe, en fait. C'est devenu un muscle qui, bam, se contracte et qui passe le truc dans le scanner. Mais j'ai décortiqué ce truc-là. notamment en thérapie, etc., pour comprendre comment je prenais des décisions. Et donc, je me suis dit, pourquoi pas vous le filer ? Donc, en gros, pour prendre une décision, je passe la situation dans un scan et qui va analyser le truc selon trois grands axes. En réalité, je pense qu'il y en a un peu plus que ça, mais je n'ai pas réussi complètement à tout décortiquer ma manière de penser puisque je vous dis, c'est trop rapide pour que je... J'ai conscience de comment je fais le truc. La première chose, c'est l'axe temporel. En gros, quand je suis dans une situation, mais vraiment même pour décider de ce que je veux manger, un des critères d'évaluation, c'est l'axe temporel. C'est en gros, quel va être le gain sur du court terme face aux bénéfices qui vont être sur du long terme. C'est vraiment toutes les décisions que je prends, et particulièrement par rapport à mon business, c'est est-ce que ce choix-là va servir ma trajectoire ? Est-ce que ça va servir ma vision ? Est-ce que ça va servir ma stratégie ? Est-ce que ça va servir mon long terme ? Et je pèse toujours le gain court terme et le bénéfice long terme. Voilà, en fait, c'est un peu le rapport énergie-temps, énergie-argent, énergie... Voilà, il y a vraiment la notion de bénéfice, mais axée dans le temps. Parce que, encore une fois, pour prendre une bonne décision, et ce, de manière très rapide, si on corrèle pas la décision qu'on prend à notre vision long terme ou au bénéfice, finalement, à long terme, ou quoi que ce soit, et qu'on regarde que le court terme, c'est en général comme ça qu'on prend des décisions de merde, et vice-versa, si on corrèle uniquement... Je suis désolée de dire ça, mais... Si on prend des décisions qui sont uniquement pour servir le bénéfice long terme, en général, on sacrifie beaucoup la notion de plaisir à court terme. Donc, c'est un juste équilibre. Je ne dis pas que c'est le juste milieu. Je pense que c'est un équilibre qui est ultra personnel et qui dépend de chacun. Voilà, à vous de voir un peu comment vous voulez faire ça. Le deuxième pilier, enfin le deuxième axe qui est dans ce scanner-là, en fait, c'est l'axe humain. En fait, c'est que pour prendre une décision, je check hyper rapidement les besoins émotionnels de toutes les parties qui sont engagées. Donc, les miens évidemment, mais pas seulement les miens. C'est quoi les besoins émotionnels de toutes les parties engagées ? C'est quoi les émotions de toutes les parties engagées ? C'est quoi les besoins financiers de toutes les parties engagées ? En fait, où est-ce que ça va se situer le moins de casse possible pour tout le monde ? Tout en sachant que je suis aussi à l'aise avec le fait qu'il y ait quand même de la casse de certains côtés, parfois du mien, parfois des autres, etc. Donc, ce n'est pas du tout se dire, je veux faire en sorte que ma décision fasse le moins de mal à tout le monde, etc. Parce que parfois, ce ne sont pas les bonnes décisions. Mais c'est quand même quelque chose qui rentre en compte de se dire, en fait, les besoins émotionnels des parties engagées, sont hyper importants. Donc moi, je check mes besoins émotionnels, évidemment, mais on ne peut pas prendre des décisions qu'en fonction de soi. Donc c'est se dire, en fait, comment est-ce que j'ai envie de gérer la situation pour que ce soit le plus respectueux possible de mes besoins, qu'ils soient émotionnels, financiers, en termes de sécurité physique, physiologique, ce que vous voulez, mais que ça prenne aussi en compte les besoins des autres. Ça, c'est mon axe, dans le sens où je suis très empathique et c'est quelque chose qui est super important pour moi, de prendre des décisions comme ça, parce que je n'arriverai pas à dealer avec le fait... de prendre des décisions que pour ma gueule, mais encore une fois, ça, ça me regarde. C'est ma manière de faire, vous n'êtes pas du tout obligés de faire cette manière-là. Si cet axe-là, vous avez envie de le tège et de garder que votre axe à vous, vous le faites, je veux dire. Et enfin, il y a un autre axe dedans qui est l'axe un peu plus historique. Donc c'est que quand je prends une décision, et alors ça, je pensais que c'était vraiment du bon sens et que tout le monde le faisait, mais je me suis rendue compte que ce n'est pas tout le temps le cas, et même chez soi, et c'est intéressant de le regarder. Quand on prend une décision, Si on prend une décision sans tenir compte des enseignements passés, on prend des décisions de merde encore une fois. En gros, c'est la capacité à balayer de manière très rapide tous les enseignements passés d'une situation qui sont similaires. Si vous le faites pas, il faut vous poser des questions. En gros, vous faites partie des gens, entre guillemets, qui ne renièrent pas les leçons du passé. Entre guillemets, j'insiste. Je vous donne un exemple très simple, très concret encore une fois. Ce que je vais décider de manger le soir, ça va être aussi en fonction de ce que j'ai déjà mangé dans la journée et de comment j'ai prévu de m'entraîner le lendemain. et de ce que j'ai prévu de manger le lendemain, ou quoi que ce soit, ou quoi que ce soit. Donc si vous voulez, en fait, c'est une décision, elle ne se fait pas juste à un instant T, elle prend en compte mes antécédents et le futur. Voilà, donc il y a un axe. En fait, on revient à un axe temporel, mais c'est plus historique, si vous voulez. C'est moins stratégique, c'est plus historique. C'est plus l'apprentissage pour que chaque événement et chaque moment affine ma manière de prendre une décision et que ce soit de plus en plus juste et de plus en plus pertinent, etc. Voilà. En fait, c'est juste pour que vous puissiez voir que ce mécanisme-là, il est déjà actif partout et vous faites sûrement vraiment exactement la même chose. Il y a de très grandes chances. Donc, c'est comment est-ce que vous pouvez appliquer ça même, par exemple, à votre business. Voilà. La question qui va relier finalement ces trois axes à chaque fois, c'est toujours qu'est-ce qui sert ma vision long terme avec le moins de casse possible ? Qu'est-ce qui va faire que ça sert mes besoins émotionnels, etc. Et que ce soit une décision qui soit la plus pertinente possible par rapport à mes valeurs, par rapport à mes ambitions. par rapport à ma stratégie, etc., tout en prenant compte les facteurs autres que moi à l'intérieur aussi, parce qu'il y a forcément d'autres personnes qui sont aussi engagées. Et il faut vraiment comprendre aussi que ce scan-là, dont je vous parle depuis tout à l'heure, ce réflexe un peu de scan, c'est un truc qui se fait... C'est pas un truc qui se fait en boule comme ça, c'est un truc qui se fait tout le temps en parallèle de toutes les décisions que je dois faire, ce qui fait que c'est un truc qui va être rapide, dont j'ai pas forcément conscience, et il n'y a pas de hiérarchie entre chaque pilier. Voilà. Vous pouvez appeler la méthode du scanner, si vous voulez. Encore une fois, si ces trois axes-là ne vous parlent pas, vous pouvez aussi les remplacer. Maintenant, ce que je voudrais, c'est vous proposer des outils pour pouvoir vous entraîner à prendre des décisions rapidement. Donc, vous choisissez ceux qui vous correspondent. le plus et franchement appliquez-les, c'est assez facile. C'est aussi des choses qu'on peut utiliser facilement dans le business ou dans la vie de tous les jours. Premier outil, c'est le test de la réversibilité. En gros, c'est la première chose que vous allez faire, c'est que vous allez catégoriser la décision en fonction de est-ce qu'elle est réversible ou non. Et vous n'allez allouer du temps de réflexion qu'aux décisions qui sont irréversibles. Pour les autres décisions, toutes celles qui sont réversibles, vous allez les faire le plus rapidement possible. Donc ça, c'est juste de l'entraînement. Voilà, réversibilité. C'est juste le premier check à faire, en fait. Le deuxième outil que vous pouvez utiliser, enfin, la deuxième chose que vous pouvez faire, c'est d'utiliser un timeboxing qui soit assez radical. En gros, ça veut dire que vous allez vous imposer une contrainte de temps pour prendre une décision, donc une contrainte de temps qui soit stricte, et vous y tenir en réduisant progressivement le temps alloué. Par exemple, vous allez vous dire, je dois prendre une décision en trois heures. Alors, attention, il y a des décisions qui mettent plus de temps. Évidemment, je compte sur vous pour... Faire preuve d'esprit critique et de lucidité par rapport à ce que je dis. Il y a des décisions qui prennent trois minutes, mais par exemple, vous allez vous dire, pour tout ce qui concerne les repas, je vais prendre une décision en moins de trois minutes. Pour tout ce qui concerne mon business, je vais prendre une décision en moins de trois heures. Vous voyez, ça va être ce genre de truc-là, par exemple. Donc, vous imposez des contraintes de temps, et puis petit à petit, vous arrivez à les réduire. Et en fait, ça, ça va vous créer de l'entraînement de comment est-ce que je peux prendre une décision sous stress rapidement, tout en étant objectif, parce qu'en fait, je sais que ça ne va pas... Je ne vais pas prendre une décision ad vitam aeternam, en fait, la durée de temps. La durée nécessaire pour prendre ces décisions n'est pas éternelle. Voilà. Un autre outil que vous pouvez utiliser aussi, c'est la règle du 70%. C'est-à-dire que, parce que ça c'est pareil, c'est un truc que je vois beaucoup, et donc ça fait le lien avec ce que je vous disais un peu plus tôt. Pour toutes les personnes qui attendent d'avoir toujours beaucoup et toutes les informations pour pouvoir prendre la décision, celles qui visent l'exhaustivité à tout prix, qui veulent vraiment être sûres de n'avoir aucun détail. En fait, vous êtes dans la FOMO quand vous faites ça. Essayez plutôt de vous imposer la règle du 70%. En gros, c'est d'arriver à prendre la décision dès que vous avez assez d'informations. pour l'apprendre. Parce qu'en fait, parfois, c'est pas un détail qui va faire la différence. Sauf si vous êtes au courant qu'il y a une info en particulier qui vous manque et que c'est celle-ci qui peut tout faire basculer. Mais ça, c'est pas dans tous les cas. Donc si c'est pas le cas pour une certaine décision, dès que vous considérez que vous avez 70% des infos, vous y allez. Un autre outil que vous pouvez utiliser, c'est juste de vous entraîner sur toutes les petites décisions du quotidien. Donc manger, ménage, organisation, lever, ou quoi que ce soit. Et arrêtez de délibérer sur des choses qui n'ont pas d'enjeu. Un autre outil que vous pouvez utiliser, c'est de limiter le nombre d'options en amont. C'est-à-dire, ça c'est aussi un truc que je fais pas mal, c'est d'arrêter de considérer toutes les options, c'est de procéder par élimination. C'est typiquement le genre de truc que je fais quand je suis au resto. J'adore bouffer, je suis hyper gourmande. Et donc à chaque fois que je suis là et que je vois 150 000 plats qui me plaisent, le premier truc que je fais, c'est que je mets un filtre sur tout ce que je... peux pas manger, par exemple, je suis intolérante aux produits laitiers, donc tout ce que je peux pas manger, tout ce qu'il y a des produits laitiers, bam, ça dégage, il va me rester que quelques options. Bon, effectivement, là, c'est trop riche, trop gras, par exemple, pour que je mange ça avant d'aller me coucher, parce que quand je digère mal, après, cauchemar, sueur, tout ce que vous voulez, donc tous les trucs trop riches, etc., je les dégage, et du coup, en fait, ça me crée une espèce de liste réduite, où j'ai limité le nombre d'options en amont, ce qui fait que, après, j'ai plus que 2-3 choix au maximum, et là, je vais commencer à réfléchir et à vraiment pencher sur, ok, qu'est-ce que je choisis ? Donc je... Vous avez vu, je vous cite beaucoup le truc de qu'est-ce que je veux manger, parce qu'évidemment, j'allais en manger, parce que je trouve que c'est un très bon exemple, même par rapport au business. Une autre chose que vous pouvez faire aussi, c'est d'apprendre à prendre des décisions qui soient satisfaisantes plutôt que des décisions qui soient optimales, c'est-à-dire chercher le choix qui soit suffisamment bon pour qu'il soit fait plutôt que le meilleur choix qu'on pourrait faire, qui est peut-être caché quelque part, auquel on n'a pas accès. Autre chose que vous pouvez faire, et ça, je m'adresse particulièrement aux femmes, évidemment, ici, c'est de réduire votre charge décisionnelle globale. On a une charge décisionnelle et on peut être en surcharge décisionnelle et la charge mentale décisionnelle, c'est un sacré délire. En fait, le fait de tout le temps être en train de prendre des décisions pour tout, pour tout le monde, de gérer, etc., d'être la personne sur qui repose toute la charge décisionnelle, que ce soit concernant le foyer, la bouffe, les enfants, les voyages, les trajets, etc., ça, ça fait péter un câble et c'est ce qui fait qu'en fait, quand vous arrivez dans votre business, vous n'arrivez plus à prendre de décision. Et d'ailleurs, cette charge décisionnelle, on a un certain quota, si vous voulez, entre guillemets, qui... qui va varier en fonction de tout le monde. Et quand on est épuisé, quand on est fatigué, quand on est hyper stressé, il faut savoir qu'on n'est pas du tout capable de prendre des décisions de la même manière. Donc, tout ce que vous pouvez déléguer, automatiser, routiniser, décharger, ou éviter de prendre des décisions, honnêtement, faites-le, parce que ça, ça va vous préserver de l'énergie décisionnelle. Un autre outil, et sûrement, je pense que c'est le meilleur pour prendre des décisions, c'est votre corps. En fait, votre corps, c'est une des meilleures données pour prendre des décisions. Et en fait, c'est vraiment apprendre... à repérer les sensations de contraction versus d'expansion face à un choix. En fait, c'est pas du tout prendre les décisions en fonction de nos émotions. C'est pas ça dont je parle, parce que vous, on peut avoir peur ou quoi que ce soit. C'est plutôt prendre une décision en fonction de est-ce que ça ferme mon corps ou est-ce que ça ouvre mon corps. En gros, je peux avoir peur, mais je sens que mon corps s'ouvre parce qu'en fait, j'ai peur, mais je sens que ça reste une opportunité ou que ça reste quelque chose qui va être vers le meilleur. Ou au contraire, c'est une sensation de contraction parce que ça me fait chier, parce que ça me ferme, parce que ça me contrarie, parce que je sens que ça va... pas, je sens que c'est pas juste, etc. Donc c'est apprendre aussi à décider de cette manière-là. Et maintenant j'insiste, tous ces outils que je viens de vous partager, ça ne remplace absolument pas votre discernement sur les décisions qui sont à très fort enjeu. Ça ne remplace pas votre discernement ni votre esprit critique sur les décisions irréversibles, où dans ces cas-là, prendre le plus de temps et prendre du temps, c'est totalement légitime et c'est totalement nécessaire aussi. Et vraiment, il y a des décisions qui prennent du temps. C'est vraiment hyper important. Mais dans tous les cas... Si je devais récapituler, entre guillemets, le fait de prendre des décisions, c'est pas un don, c'est vraiment un truc qui se muscle. Essayez déjà d'utiliser un petit peu tous les outils que je vous ai partagés là. Et puis, si vous pouvez faire une petite action, quelque chose de tout simple aujourd'hui ou après l'écoute de ce podcast ou quoi que ce soit, c'est choisir la décision du jour et lui appliquer par exemple le scanner à trois axes ou un des outils que je vous ai partagés, vous le faites, en fait, tout simplement. Voilà. De mon côté, je vous embrasse fort. J'espère que vous allez prendre les meilleures décisions et le plus de décisions qui sont pertinentes pour vous. J'espère que ça vous a plu. Envoyez-moi un petit message ou mettez-moi un petit commentaire juste que je sache si ça a pu vous apporter des petites choses et que ça vous sera utile pour votre business. Je vous embrasse et à la semaine prochaine. Ciao !