Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit, comment on fait pour... poser nos limites avec nos clients, avec notre audience, avec nos followers, etc. sans devenir froide, sans devenir inaccessible. Comment est-ce qu'on fait pour se préserver, se protéger des projections, de l'idéalisation, des attaques, etc. sans justifier ni nourrir en permanence cette dynamique-là. Je fais cet épisode suite à la partie 1 que j'ai sortie il y a quelques semaines qui était vraiment sur pourquoi est-ce que nos clients ou les personnes qui nous suivent, notre communauté, etc. font des projections sur nous ou quoi que ce soit, je vous invite à écouter d'abord cet épisode 1 si vous ne l'avez pas encore écouté. Et ceci est la suite puisque nous allons voir aujourd'hui comment on fait pour se protéger, pour retrouver un rapport sain aux personnes qu'on impacte et qu'on accompagne. Et dans cet épisode, je vous dévoile vraiment les réflexes à adopter si vous êtes en train de construire une audience, une clientèle et très particulièrement si vous avez un personal branding et que vous êtes visible sur les réseaux sociaux. Je suis Chloé Blum, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement. Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous. Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast. Alors, salut tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour ce sujet-là, puisque Merci. Je pense que vous aurez pu le noter. En fait, j'ai fait la partie 1 en vous disant, vous me direz si vous voulez la partie 2. J'ai eu quelques messages, mais pas tant, mais j'en ai eu quelques-uns. Et j'ai jamais sorti la partie 2. Genre, la meuf a oublié. Bah écoutez, pourquoi pas, finalement, mais mieux vaut tard que jamais. Voici la partie 2, tout simplement. Donc la partie 1, je vous le rappelle vraiment, on a parlé de tout ce qui était relations parasociales, effets de transfert, pourquoi nos clients, nos followers, etc. nous aiment et nous détestent à la fois. Enfin voilà. Donc je vous conseille vraiment de l'écouter pour comprendre toutes les dynamiques qui entrent en jeu et ça vous concerne, que vous soyez sur les réseaux sociaux ou pas, ça vous concerne notamment si vous accompagnez des gens. Donc ça va concerner autant une ou un psychologue qu'une influenceuse, ce que je parle là. En fait c'est à partir du moment où il y a une relation qui n'est pas forcément d'égal à égal qui va se créer quand une personne va créer des projections. Bref, donc aujourd'hui dans cet épisode-là j'ai envie de parler avec vous de comment est-ce qu'on fait pour se protéger de ça, de qu'est-ce qu'on fait. Je vous le dis tout de suite, je ne vais pas pouvoir tout vous partager dans cet épisode-là, parce qu'en réalité, c'est un sujet que je ponce et que j'ai poncé sa grand-maman ces dernières années. C'est-à-dire que je l'ai abordé avec des chamans, avec des énergéticiens, avec des psychologues, avec des thérapeutes, avec ma mère, avec mon père, avec mon mec, avec moi-même, avec mes Ausha. J'ai lu des bouquins là-dessus, avec des sociologues, avec des philosophes. Bref, c'est un sujet, je pense que c'est sûrement... Le sujet sur lequel, un des sujets sur lequel j'ai le plus bossé sur moi. Donc c'est une discussion qui est infinie. Mais je vais essayer de... En fait, ce que j'ai fait, c'est que j'ai essayé de retranscrire les best-conseils que je pouvais vous donner, qui sont facilement applicables, en petits bullet points pour que vous puissiez le faire. Parce qu'en plus de ça, c'est marrant, il y a deux jours, j'étais dans un repas entre potes et je parlais de ça. Je disais à un pote à moi, c'est important que tu reconnaisses en toi que tu as un besoin de fasciner les autres. C'est quelque chose que je vois aussi chez moi en miroir, que j'ai pu voir et sur lequel j'ai travaillé, parce qu'on souffre à la hauteur de ce besoin qu'on a, dans le sens où, si t'as envie de fasciner les autres, tu vas en fasciner, et tu vas avoir aussi le retour de bâton. En fait, tu peux pas te plaindre que tu crées des gens entre guillemets qui sont fascinés, et ensuite qui font des projections sur toi, parce qu'en fait, il y a ce désir qui existe aussi chez toi. Et en fait, le truc, c'est que c'est un travail de posture à faire, sur soi, et en fait, ils m'ont demandé sur le coup, mais comment t'as fait ? que Tu disais qu'avant, c'était un truc qui t'arrivait beaucoup dans ta communauté ou quand tu rencontrais des gens qui se comportaient un peu comme des fans, qui avaient une relation malsaine, qui projetaient énormément sur toi. Et en fait, tu dis que ce n'est plus du tout le cas depuis 2-3 ans. Qu'est-ce qui a changé ? Et donc, je vais vous expliquer ce qui a changé dans cet épisode, mais ma réponse principale, ça a été j'ai énormément travaillé ma posture et mon rapport en fait à mon audience, à mes clientes et même j'ai revu aussi mon business model. Bref, je vais vous en parler tout de suite, j'arrête de m'épancher. Mais du coup, je trouvais que ça tombait bien. Voilà. Donc, le premier conseil que je peux vous donner, c'est justement ça. C'est qu'il y a une chose à comprendre, et c'est le truc numéro un, en fait, qu'il faudra tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps bosser. Que vous soyez psy, thérapeute, coach, accompagnant, énergéticien, que vous organisez des retraites, peu importe si vous êtes visible sur les réseaux sociaux, entrepreneur, influenceur, peu importe. Votre posture, c'est le truc qui va tout le temps, tout le temps falloir bosser. Et moi, je suis assez effarée. Ça, je vous fais un petit dépôt comme ça qui, bon, peut-être que vous vous en foutez, mais petite note personnelle quand même, petite opinion perso, parce que pourquoi pas, c'est mon podcast finalement. En fait, je suis assez effarée de voir qu'il y a beaucoup de professionnels, alors c'est très loin d'être une majorité, mais il y a beaucoup de professionnels qui ne tiennent pas leur posture professionnelle. Et donc, ça craint, en fait, finalement, moi, je trouve. Je crois que je vous avais déjà parlé de mon prof de Qigong qui n'est plus mon prof de Qigong aujourd'hui parce que le mec ne tient pas sa posture et en fait adore quand les élèves le positionnent en gourou et donc c'est extrêmement problématique. Ça veut dire que le mec veut prendre une posture ascendante et une posture de gourou. Bref, je vous passe les détails mais du coup c'est régulièrement qu'en fait on va se retrouver face à des professionnels qui ne tiennent pas leur posture pro. Tout le monde n'est pas capable de voir que ce sont des personnes qui ne tiennent pas leur posture pro. et qui vont nourrir une relation qui n'est pas normale avec les personnes, avec leurs clients ou avec leurs abonnés ou quoi que ce soit. Je ne suis pas en train de cracher sur ces gens-là parce que je sais que moi, j'ai fait la même chose. Je sais aussi que j'avais un rapport à... En fait, notamment dans mes premières années sur les réseaux sociaux et dans l'entrepreneuriat, j'ai eu aussi ce besoin de fasciner là et j'ai eu un rapport aux autres qui était plus « J'ai tellement besoin de reconnaissance que j'ai aussi envie qu'on m'idéalise. » On n'en paye les pots cassés assez rapidement. Et donc, à partir de là, moi, j'ai très vite compris qu'il fallait justement énormément... bosser cette posture-là, intérieur-extérieur, avant de poser un cadre extérieur. On ne peut pas commencer à poser un cadre aux gens, à nos clients, à nos abonnés, aux personnes qu'on accompagne ou à nos patients. Enfin, je parle de patients, mais bon, moi, je ne suis pas du tout patient. Enfin, je ne suis pas du tout thérapeute. On ne peut pas faire poser ce cadre-là si on n'a pas bossé nous-mêmes notre posture. Et en fait, c'est ça le truc, c'est que il y a dans la notion de posture, qu'on doit adopter posture professionnelle, il y a une responsabilité qu'on prend, ce qui fait que c'est très différent de Je me défends juste. En fait, il y a une différence entre moi, je mets des limites et je tiens ma posture, et je me défends juste. En gros, le fait de tenir une posture et de mettre des limites qui sont saines, etc., ça vient d'un endroit qui est très stable. Alors que le « je me défends et je me protège » , ça vient d'un endroit qui est assez blessé. Tout à l'heure, en intro, je vous parlais du besoin de fasciner. Je pense que c'est aussi un truc qu'il faut reconnaître chez soi. je sais que c'est difficile et que tout le monde n'aura pas envie forcément de le reconnaître et c'est ok, vous faites bien comme vous voulez mais en tout cas moi c'est un truc que j'ai pu aussi identifier chez moi, le besoin de fasciner ou le besoin d'être admiré et de voir en fait à quel point ce besoin là chez moi, il entretenait les dynamiques dont je voulais me protéger du coup c'était vraiment le serpent qui se mordait la queue en gros j'ai fini enfin j'ai vraiment, je me suis demandé à quel point je nourris cette relation aux autres parce qu'elle me nourrit en retour dans mon besoin d'être vue, dans mon besoin d'être aimée, dans mon besoin d'être validée, dans mon besoin de fasciner, dans mon besoin d'être exceptionnelle, etc. Et en fait, je me suis rendue compte que ah ouais, putain, ça fait mal, mais c'est pas si faux, en fait, finalement, c'est un peu vrai, j'ai besoin d'être exceptionnelle, j'ai besoin de fasciner, j'ai besoin d'être admirée, machin. Donc en fait, il y a une part de moi, même inconsciente, qui va nourrir ce truc. En fait, j'occupe et je prends une posture qui continue de nourrir ce truc-là. Donc forcément, en fait, je donne le bâton pour me faire battre, finalement. L'idée, encore une fois, c'est pas de culpabiliser, mais c'est plutôt de se responsabiliser du truc. Et puis, la posture aussi que moi, j'ai énormément, énormément bossée, c'est j'ai appris à vous décevoir. Et je dis vous, parce qu'il y a des personnes qui vont m'écouter parmi vous qui sont des clients, des clientes, des abonnés, peu importe en fait. J'ai appris à être décevante pour vous et à être complètement OK. J'ai appris à supporter l'image écornée que vous pouvez avoir de moi. J'ai appris à supporter les projections que vous pouvez faire de moi qui sont fausses. J'ai appris à supporter le fait que vous avez une idée de moi qui, de toute façon, n'est pas vraie puisque l'immense partie d'entre vous... vous ne me connaissez absolument pas, mais vous avez une idée de moi, que vous pensiez que je sois géniale ou quoi que ce soit, ou que je sois une vraie connasse. De toute façon, on a tous des idées à propos de quelqu'un. Et c'est un truc qui m'a vachement insupportée pendant plusieurs années. Je sais que j'en ai pas mal parlé dans le podcast où je disais, je sais qu'il y a quand même même des gens qui viennent et qui achètent des places pour me voir en conférence, alors qu'ils ne peuvent pas me blairer, mais juste pour se confirmer que je suis une profonde connasse. Et d'autres, parce qu'ils m'adorent. Pareil au final. J'ai appris à traiter ça au même niveau. En fait, j'ai appris à supporter une image qui n'était pas vraie, que les gens avaient à propos de moi. Plutôt que de courir après le contrôle total de mon image, mon image en ligne et mon autorité, etc., je la gère très bien. Je trouve que je la gère très bien pour le coup, ça fait partie du personal branding, etc. Mais en fait, avant, je ne supportais pas l'idée qu'on ait une fausse image de moi. Ça me faisait extrêmement mal et du coup, j'avais besoin, si vous voulez, de convaincre tout le monde de qui j'étais. Ça, ce n'est pas une posture pro, entre guillemets. C'est une posture qui fait qu'on alimente des projections. Voilà, je vais dire ça comme ça. Et autre chose aussi, c'est le fait de vouloir se faire bien voir, le fait de vouloir avoir un rôle de sauveuse ou même de ne pas vouloir avoir un rôle de sauveuse parce que c'était un truc qui m'arrivait beaucoup, qu'on me place dans un truc de sauveuse, j'ai écouté tous tes podcasts, ils m'ont tellement changé la vie, tu m'as sauvée, tu m'as sauvée. Alors non, pas du tout. Quand on enregistre des trucs sur son lit, là, en l'occurrence, je pue, je sors du pilates et je suis en train d'enregistrer dans un micro avec mon pantalon qui pue. Je vais lui prendre ma douche après, c'est promis. Mais au-delà de ça, ce que je veux dire, c'est qu'à l'époque, je disais juste merci. Aujourd'hui, j'aime bien juste recadrer, simplement parce qu'en fait, j'ai pas envie de valider quelque chose qui n'est pas vrai dans la relation et dans la dynamique. Encore une fois, on n'est pas obligé, juste moi, c'est ma manière de faire. Pareil, le... Donc moi j'ai appris à vraiment sortir du rôle de la sauveuse, sortir de la figure parfaite aussi, et je me suis attelée à la tâche, un, d'accepter d'être perçue comme banale, mais deux, d'être une meuf banale exceptionnelle, entre guillemets. Je vous explique, en gros avant j'avais envie d'être exceptionnelle, aujourd'hui j'ai envie d'être une meuf banale qui fait son petit bout de chemin, et du coup le petit bout de chemin il peut être exceptionnel entre guillemets, et c'est ça que j'ai envie de partager. Donc pour moi il y a une différence, je sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais en tout cas pour moi il y a une diff. Voilà. Donc en fait, le plus gros travail, ça a été dans la posture, dans ce que je nourrissais avec les autres, avec les clients, etc. Je vous donne un exemple qui est tout bête, mais moi, pendant des années, je disais « salut les amis » en story, dans les podcasts, etc. J'ai arrêté de le faire. Vous ne me voyez plus depuis deux, trois ans. C'est « salut la commu » , « bonjour la commu » . On n'est pas amis. Et ça passe par des trucs qui sont tout bêtes, mais j'ai dû passer par plein de rattrapages de ma posture qui voulaient… tout le temps faire la meuf super accessible, etc. Alors qu'en fait, je pense que je suis accessible et que je suis... Enfin, vraiment, on peut discuter facilement avec moi, mais en préservant mon intimité et en préservant ma posture de « je suis accessible mais pas atteignable, en fait, je suis ici pour mon boulot » . Voilà, bon, j'espère que ça pourra vous parler. Mais en tout cas, c'est vraiment un très très gros travail de posture et de conscience de soi, au premier lieu, en premier lieu. Le deuxième point, justement, c'est ça. C'est de vraiment développer la conscience de soi qu'on a en temps réel. C'est donc d'apprendre chez soi à repérer les signaux d'une sollicitation qui dépasse le cadre professionnel. En fait, on le ressent très bien, j'en suis absolument convaincue, que tout, on ressent, même si on ne met pas de conscience dessus, on ressent quand on a une sollicitation de la part de quelqu'un, d'une cliente, d'un client, d'une abonnée, peu importe, quelqu'un qui vient nous solliciter. qui vient nous dire un petit truc, nous faire une petite remarque, nous envoyer un petit mail, un petit message, un petit machin, qui dépasse le cadre professionnel. Et très clairement, ça provoque un truc dans notre corps parce que, couic, ça crée une petite tension, ça crée une petite envie de fuir, ça crée un besoin de rassurer immédiatement, ça crée tout de suite un sentiment de culpabilité. Ça va créer un truc qui n'est pas en train de faire appel à votre posture pro, mais qui est en train de faire appel à des trucs qui se situent chez vous. C'est en train de faire appel à des insécurités que vous avez, c'est en train de faire appel à des parties de vous. Au contraire, qui ne sont pas des insécurités, mais qui peuvent être des parties plus maternantes ou quoi que ce soit. Mais ça fait appel à quelque chose chez vous qui dépasse largement le cadre professionnel. Et donc ça, c'est apprendre à repérer ces signaux-là dans votre corps. Et justement aussi à faire la différence entre une émotion qui va vous appartenir et une émotion que vous êtes en train d'absorber de l'autre, et notamment la projection finalement que vous êtes en train de vous approprier. Parce que ça aussi, c'est le truc, c'est que je ne citerai jamais assez cet exemple d'une ou un, je ne sais pas, parmi vous, qui m'a dit un jour... Par rapport au podcast, et ça m'a vachement marquée, pourtant c'était il y a déjà plusieurs années, Chloé, arrête de t'approprier les projections de tes haters. Parce que t'es tout le temps en train de te justifier alors qu'en fait l'immense majorité s'en branle, pardon de le dire. En fait ça c'est tes haters qui te disent ça, mais t'es en train de t'approprier les projections. Et en fait ça m'a mis un hypercute, ça m'a fait vachement de bien de me dire « Oh, putain je l'avais pas vu dire celle-là, c'est hyper vrai, c'est hyper juste. » En fait... c'est à moi d'apprendre à faire la différence plutôt que de m'approprier un truc et de commencer à rentrer sur le même jeu qu'une personne dont je n'ai pas à rentrer dans le jeu. Ce n'est pas une structure de phrase française, mais vous avez compris. Voilà, ok ? Donc ça, c'est la première chose. Et c'est aussi d'apprendre à nommer ce qui se joue avant de répondre à cette personne-là. Par exemple, je ne vais pas vous donner plein d'exemples, parce qu'en vrai, je ne suis pas là pour étaler mon truc, me. Moi, j'ai déjà eu des demandes lunaires, des messages, des gens qui ont déjà chopé le numéro de mon conjoint pour essayer de m'appeler, d'avoir accès à moi, des gens qui ont payé des coachings avec mon conjoint pour essayer peut-être de se rapprocher de moi, bref. Et du coup, la question à se poser, c'est est-ce que cette personne, elle s'adresse à moi ou est-ce qu'elle s'adresse à une fonction que je remplis pour elle ? Voilà, je pense que c'est assez important de se poser cette question-là et d'essayer d'observer vos propres patterns aussi. Quand est-ce que ça se joue ? Avec qui ? Dans quelle situation ? À qui ? Et dans quelle situation j'ai le plus de mal à dire non, etc. Troisième chose que vous pouvez faire, c'est de poser un vrai cadre explicite en amont, plutôt qu'en réaction. Ça ne protège pas tout le temps, mais ça protège une grande partie du temps. Vous pouvez le définir par écrit, pour vous et après pour l'autre, ce que vous êtes dans cette relation et ce que vous n'êtes pas. Par exemple, mentor oui, thérapeute non, ami non, etc. Enfin, ça c'est vous qui voyez. Vous pouvez communiquer aussi ce cadre-là de façon récurrente dans votre contenu, avec vos clients, dans vos échanges, et surtout pas uniquement au moment où il y a un problème qui survient. Et donc ça, c'est aussi un travail que j'ai fait depuis trois ans avec vous, avec la communauté, avec mes messages, etc. C'est qu'en fait, j'ai très, très, très, très régulièrement communiqué ce cadre dans tout mon contenu. J'ai recommuniqué ce cadre, j'ai reposé des limites, j'ai mis des scuds à la communauté, j'ai recadré. Et j'ai posé ce cadre très régulièrement, même de manière hyper agréable et juste avec des petites touches de rappel, etc. En fait, en anticipant bien avant qu'il y ait des problèmes. C'était vraiment histoire de repréciser ce qu'on est l'un pour l'autre, finalement. Donc voilà, et vous pouvez en fait en faisant ça, donc en tout cas moi c'est ce que j'ai fait, donner des règles assez claires et assez visibles sur ma disponibilité. Donc mes délais de réponse, les canaux par lesquels je suis contactable, est-ce que je suis contactable finalement, les horaires, etc. Enfin voilà, et ça c'est des trucs que vous pouvez faire même quand vous faites du one-to-one, quand vous coachez ou quoi que ce soit. Et ça c'est un truc aussi, un travail à faire pour vous, c'est qu'il faut accepter que poser un cadre en amont, ça va faire fuir certaines personnes parce que... Comme j'en discutais encore avec mon conjoint ce midi, joyeusement, puisque nous avons encore cette discussion-là, il y a des personnes qui vont vouloir vous contacter, acheter vos produits, etc. Non pas pour vos produits ou pour ce que vous avez à proposer en tant que professionnel, mais pour essayer d'être potes avec vous, ou pour essayer d'avoir accès à vous, ou pour essayer d'avoir un rapprochement avec vous, etc. Et c'est là où vous vous rendez compte en fait que le cadre en amont, il y a plein de personnes qui ne sont pas ok avec et qui n'achètent pas, en fait ils ne veulent pas le cadre, ils veulent souvent dépasser la relation professionnelle que vous proposez. Je peux vous redonner des exemples aussi. Il y a des personnes qui vont vouloir prendre un mentorat entrepreneurial avec moi en one-to-one. Et quand on creuse, en fait, on se rend compte que la personne, elle ne sait même pas ce qu'elle veut. Ce qu'elle veut, c'est devenir pote avec moi ou se rapprocher de moi et avoir des contacts, des trucs comme ça. Bon, du coup, ça, ça ne marche pas. Et en fait, on s'en rend compte parce que quand on pose le cadre et que j'explique, en fait, je t'explique, moi, je ne suis pas contactable pour ci, pour ça, je ne suis pas ta coach, je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela. Bam, en fait, c'est plus intéressant. Et ça peut être la même chose avec d'autres personnes qui vont vous prendre des brainstormings, du one-to-one, des séances de thérapie, peu importe en fait. Donc voilà, c'est juste que poser le cadre, ça va faire fuir certaines personnes, mais en fait c'est carrément acceptable parce que ça va faire fuir les personnes qui de toute façon n'étaient pas prêtes à le respecter. Donc voilà, à partir de là, c'est très bien. Ensuite, l'autre point que je peux vous partager aussi, c'est d'apprendre à réagir dans l'instant sans vous laisser déborder. C'est-à-dire, quand vous recevez un message qui est très chargé en projection, Essayez de ne pas répondre à chaud, ou avec agressivité, ou dans vos émotions, etc. En fait, ça c'est l'erreur que moi j'ai beaucoup fait au début, parce que vraiment je recevais des dingueries, et ça m'arrive encore. Vous ne voyez pas ce côté de moi, vous voyez que le côté un peu soft. Tout le monde croit que je suis cash, mais je suis soft, la vérité ici je suis très soft. Mais en réalité je suis quelqu'un qui rentre énormément dans le lard. Dans ma vie perso, je suis très tranchante, je rentre énormément dans le lard, et je suis une personne qui est très tranchée de manière générale. Et donc... Si je ne me comportais pas de manière professionnelle à quelqu'un qui ne m'écrit pas de manière professionnelle, c'est-à-dire qui fait des projections, en fait, je lui mettrais un énorme scud. Je lui mettrais un énorme scud en lui balançant des... Alors pas du tout des insultes ou quoi que ce soit, mais des vérités auxquelles elle n'a pas envie de se confronter. Et le truc, c'est qu'en fait, ça serait sortir de ma posture, ça n'a aucun intérêt. Et donc j'ai appris, en fait, avec le temps, à répondre en restant dans ma posture professionnelle. comment un En fait, comment est-ce qu'un professionnel répondrait ? Ce qui fait qu'en fait, on ne rentre pas dans le jeu de la personne qui est en train de faire des projections. Et ce qui fait aussi que, du coup, ça coupe. En fait, ça repose le cadre automatiquement sans qu'il n'y ait rien besoin de faire. Voilà. Donc, même quand, par exemple, il y a quelqu'un de votre équipe, salarié, prestataire, une cliente ou peu importe, qui vous envoie un message bourré de projections, plein d'émotions, machin, un vendredi soir, au lieu de prendre le temps de répondre direct pour vous dire j'apaise le feu, la réponse, ça peut être aussi... « Bonjour machin, j'ai bien pris note de ton message. En revanche, je ne travaille pas ce week-end. Je te répondrai lundi ou je te propose qu'on s'appelle lundi. » C'est un des exemples que je vous donne, mais parce que c'est encore arrivé à une copine à moi il n'y a pas très longtemps. Voilà, ça peut être une des choses. Donc c'est aussi ne pas hésiter à utiliser des formules types pour pouvoir gagner du temps sans s'excuser de le prendre. Vous avez totalement le droit de le prendre. Acceptez aussi qu'il y a un silence comme une réponse à part entière. C'est totalement possible aussi. Vous avez le droit de ne pas répondre. Ça, c'est aussi tout à fait possible. C'est ce que je fais par exemple aujourd'hui avec des personnes qui vont m'envoyer des DM qui, pour moi, dépassent l'entendement ou qui ne collent pas du tout à la relation que je vais avoir avec eux. « Salut ma belle, on ne se connaît pas, je viens de te découvrir, je suis à Bali, viens, on va boire un café. » Et il faut aussi apprendre à distinguer une urgence réelle d'une urgence qui va être ressentie par l'autre. C'est deux choses différentes. Cinquième point, apprenez aussi à distinguer l'impact que vous avez et votre responsabilité. C'est un principe qui est hyper important à comprendre aussi, c'est que vous pouvez toucher profondément quelqu'un sans être responsable de ce qu'il en fait. notamment là je pense vraiment à toutes les personnes qui sont visibles sur les réseaux sociaux, je répète, vous pouvez toucher profondément quelqu'un sans être responsable de ce qu'il fait de ça en fait, voilà, vous n'êtes pas obligé de réguler les émotions de votre audience ou de vos clientes en temps réel. Voilà, vous n'êtes pas obligé de ça. Vous pouvez juste accepter qu'en fait, il y a une personne en face de vous qui va être déçue, qui va être en colère, qui va projeter, etc. Ce n'est absolument pas un signal que vous avez quelque chose à réparer. Voilà, ça c'est hyper utile de comprendre ce truc-là en fait. Ensuite, sixième chose que vous pouvez faire, c'est aussi recadrer sans pour autant couper la relation. Donc vous pouvez utiliser des phrases de recadrage qui soient très douces et qui soient fermes aussi, qui vont réaffirmer le cadre sans pour autant rejeter la personne, en faisant aussi preuve d'empathie. Vous pouvez vraiment apprendre à séparer la notion de recadrage de rejet, c'est pas la même chose, on peut totalement mettre une limite tout en restant très chaleureuse. Et il faut aussi juste accepter en fait que recadrer c'est pas un acte d'agressivité, c'est aussi un acte de responsabilité, de clarté, de souveraineté, etc. Et la septième chose que je voulais vous dire aussi, c'est de vous préserver structurellement, pas au coup par coup. C'est-à-dire mettez en place des espaces, des relations. Faites de la thérapie, etc. Nouez des relations, trouvez des espaces dans lesquels vous n'êtes pas votre fonction. Il faut que vous ayez des amis, qu'ils soient en dehors de votre métier. Que vous ayez en thérapie, que vous ayez des hobbies qui ne soient pas en lien avec votre travail. Tout ça, c'est des choses qui sont tellement, tellement, tellement, tellement importantes. Réduisez aussi l'exposition quand le besoin s'en fait sentir, tout simplement. Ce ne sera pas un échec. Acceptez de ne pas être disponible par tout le monde. Acceptez d'être accessible mais pas atteignable. Pas dispo pour tout le monde. pas tout le temps et pas sur tous les canaux et évidemment revoir et rechecker régulièrement ce que vous partagez de vous et pourquoi vous le faites parce que ça aussi c'est des choses qui évoluent moi si je regarde ce que je partageais de moi il y a 5 ans vous connaissiez tout mon parcours introspectif, les doutes que je traversais les dossiers que j'étais en train de travailler sur moi aujourd'hui ce n'est absolument plus le cas vous ne savez même plus si je suis encore avec mon mec ou pas vous ne savez pas tout ça il n'y a plus de storytelling en temps réel et pourtant je partage encore pas mal de ma manière de penser mais juste J'ai vraiment revu le niveau d'intimité que j'avais envie d'avoir avec les gens. Et ça, c'est quelque chose qui est en évolution perpétuelle. Ça se trouve, dans deux ans, j'aurais de nouveau envie d'un gros besoin d'intimité, mais honnêtement, je ne pense pas que ce soit le cas. Donc c'est aussi rechecker ça régulièrement, c'est complètement OK. Voilà, donc là, c'est les meilleurs conseils que je puisse vous donner. Ce n'est pas une liste exhaustive, mais en tout cas, c'est les trucs les plus importants sur lesquels j'ai bossé. Et enfin, je voudrais faire un petit aparté, peut-être moins agréable. En fait, c'est pour toutes les personnes qui se posent la question. De, est-ce que moi je fais des projections sur l'autre ? Est-ce que je fais des projections sur ma thérapeute ? Est-ce que je fais des projections sur l'influence de ce que je suis ? Est-ce que je fais des projections sur ma coach ou ce genre de trucs-là ? En fait, il y a quelques petites questions entre guillemets à se poser ou des invitations. Je vais plutôt vous poser des invitations pour que vous puissiez éviter de faire des projections aussi, que ce soit sur moi, les autres, les coachs, les thérapeutes, les trucs, etc. Si ça vous intéresse, encore une fois, c'est si ça vous intéresse. Et c'est juste que je sais qu'il y en a parmi vous qui vont se reconnaître de l'autre côté, et l'idée c'est pas du tout de vous culpabiliser, c'est juste comment est-ce qu'on peut conscientiser ça, parce qu'en fait on fait tous des projections. Voilà, donc s'il y a un truc qui vous a un peu chatouillé dans ce que j'ai pu raconter, peut-être que vous vous êtes reconnus un peu dans un truc que j'ai décrit, dans un comportement que vous avez peut-être avec quelqu'un que vous avez, un professionnel ou quelqu'un que vous suivez ou quoi que ce soit. Déjà juste c'est humain, donc tranquille, c'est pas une faiblesse, c'est pas grave, etc. En fait ça veut juste dire que souvent vous cherchez quelque chose de réel, de la connexion, de l'inspiration, etc. Et en vrai, c'est OK. Donc, c'est plutôt que les invitations que je vais vous poser, c'est un, n'oubliez pas de garder la personne à qui vous êtes en train de penser là, donc la personne que vous suivez ou votre thérapeute ou je ne sais pas, en fait, humaine. Donc, c'est une personne qui est en évolution, qui peut se tromper aussi, qui a le droit de se tromper, que c'est aussi une personne avec ses contradictions. C'est aussi une personne imparfaite. Donc, ne lui collez pas une image figée qu'elle va devoir un jour briser pour vous décevoir. Ne l'idéalisez pas trop et n'êtes pas trop non plus aveugle. Par exemple. Si vous l'idéalisez trop, vous ne voyez pas que la personne n'est même pas dans la bonne posture professionnelle. Vous gardez une ou un psy qui, par exemple, ne tient pas sa posture parce que vous êtes en train de l'idéaliser. Ou, à contrario, elle est tellement nickel que super, vous l'idéalisez, etc. Et un jour, elle va devoir, pour vous faire avancer, briser une image que vous avez d'elle. Et ça va finir par vous décevoir. Donc, c'est juste vraiment garder la personne que vous avez en tête humaine. La deuxième chose, c'est de retourner la question vers soi. En gros, de toujours comprendre que... Ce que vous admirez chez quelqu'un, c'est souvent une partie de vous que vous n'avez pas encore autorisé à exister. Ça peut être une petite piste et vice-versa pour les trucs que vous ne pouvez pas blairer et qui vous déclenchent chez les gens. Mais ça, on en a déjà parlé, on se sait depuis le temps. Et la dernière chose, c'est une invitation, c'est la déception que vous pouvez ressentir quand quelqu'un que vous suivez ou que vous avez choisi change. Si vous ressentez de la déception quand une personne change, ceci n'est pas une information sur cette personne-là, ceci est une information sur vous. Donc ça, c'est une invitation à aller regarder Ok Mais Quoi ? Voilà, tout simplement. Donc écoutez, moi, je vais vous laisser là. J'espère que j'ai pu vous apporter un max de graines et de trucs. En fait, vraiment, franchement, les personnes à qui c'est utile, s'il vous plaît, cet épisode, écrivez-moi. Parce qu'en vrai, je ne sais même pas si ce sujet vous parle ou vous plaît. Moi, c'est un sujet dont j'adore parler et que je trouve d'une importance capitale et cruciale parce que je trouve qu'on n'en parle pas beaucoup pour les personnes qui ont un métier sur les réseaux sociaux, alors qu'en fait, c'est extrêmement important. Écrivez-moi. envoyez-moi un DM sur Insta ou quoi que ce soit ou un petit mail, j'ai envie de savoir si c'est des trucs qui vous aident en fait voilà, et puis un peu voilà comment vous avez recadré le truc, enfin voilà tout simplement si ça vous a parlé ou quoi que ce soit voilà, et puis évidemment comme d'hab si vous pensez qu'il y a une personne que ça peut aider d'écouter ça, une créatrice de contenu genre que vous suivez et qui se plaint de ça, vous lui envoyez mon épisode de podcast, voilà, ce sera de l'amour en barre, et je vous embrasse fort, je vous retrouve la semaine pro pour un nouvel épisode, et puis voilà, ciao !