Speaker #0Salut tout le monde et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit
Si vous êtes entrepreneur et que vous vous sentez terriblement seul et que ça joue d'ailleurs sur vos relations perso et pro, sur votre couple, sur vos relations d'amitié, sur vos relations pourquoi pas familiales avec vos collègues ou quoi que ce soit, en tout cas que vous vous sentez seul,
cet épisode vous est entièrement dédié.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Bonjour tout le monde,
Aujourd'hui on va se retrouver pour un autre épisode qui s'adresse aux entrepreneurs. La semaine prochaine ce ne sera pas le cas, mais cette semaine j'avais envie de continuer à aborder le sujet puisque vous avez été très nombreuses à m'écrire suite aux deux derniers épisodes.
Là je voudrais vraiment dans cet épisode qu'on aborde une problématique qu'on a toutes ou tous vécue un jour quand on est entrepreneur, qu'on soit solopreneur ou pas, qu'on ait une équipe ou pas, mais vous verrez c'est vraiment une problématique qui s'adresse à presque tout le monde je pense. C'est cette sensation que bon Comme tous les entrepreneurs, en fait, notre business, c'est notre bébé. C'est quelque chose qui sort de nos tripes. C'est quelque chose qui s'arrête entre guillemets jamais. Et puis, soit on rentre chez nous, on a passé la journée à bosser. Soit on a une discussion. Soit même quelqu'un juste nous demande comment ça va notre boulot. Ou même, en fait, juste on ressent quelque chose de stress en ce moment. On traverse une passe qui n'est pas forcément simple dans notre business. Ou bien on ressent pas mal de stress. Il y a un enjeu en fait en ce moment. Et on va... commencer à en discuter avec quelqu'un dans notre entourage. Donc peut-être que ça va être notre conjoint ou notre conjointe, notre partenaire de vie. Peut-être que ça va être nos familles, peut-être que ça va être nos amis, etc. Parce qu'en fait, on a besoin d'être soutenus. On a besoin que la personne nous aide à démêler le problème, que la personne nous soutienne et peut-être nous apporte une clé ou un éclaircissement qu'on n'aurait pas vu. Et en fait, ce qui se passe, c'est que ce n'est pas du tout ce qu'on veut qu'il se passe.
En gros, on a souvent affaire à quelqu'un, soit qui ne comprend rien. Clairement, il faut le dire. Enfin, c'est comme ça qu'on le ressent. Soit on a affaire à quelqu'un qui comprend rien et qui comprend pas du tout les enjeux auxquels on fait face, soit on a quelqu'un qui va minimiser parfois parce qu'en fait juste il est pas du tout à notre place donc c'est normal, c'est pas possible quoi. Soit on a quelqu'un qui sait pas forcément quoi faire ou alors qui propose des solutions qu'on sait ne pas être les bonnes, soit quelqu'un juste en fait qui ne réagit pas forcément et qui sait absolument pas quelle posture prendre par rapport à nous. Et là ça, ça crée quelque chose de l'ordre de la frustration, de l'agacement, parfois même de la rancœur. Et je vais vous donner plein d'exemples parce que c'est vraiment des choses que j'ai beaucoup... beaucoup traversé et sur lesquels j'ai beaucoup bossé.
Et en fait, tout ça, ça part d'un espèce de malaise qui ne fait que renforcer, ces situations-là ne font que renforcer à chaque fois la sensation d'être incomprise, la sensation de ne pas être validée, de ne pas être soutenue, de devoir toujours résoudre les choses toute seule. Et on a l'impression qu'en fait, personne ne comprend rien, personne ne soutient vraiment et personne ne peut être là pour nous.
Et ça, ça renforce profondément la solitude entrepreneuriale. On parle beaucoup de cette solitude-là, mais on parle très peu de l'effet que cette solitude produit sur nos relations personnelles. Et en fait, ça, c'est vraiment un sujet que je trouve super important à aborder, parce que quand on est entrepreneur, notre business impacte forcément nos vies perso, puisque on est une seule et même personne, et même si on compartimente les choses, ça fait forcément les bases communiquant à un moment donné. Et la solitude entrepreneuriale qu'on va vivre dans notre quotidien, dans notre business, etc., impacte nos relations personnelles, et du coup, c'est le serpent qui se mord la queue, ce qu'on va vivre dans nos relations perso vont profondément impacté le business. Et ça, c'est vraiment des trucs que je vois partout et que moi-même, j'ai vécu.
Et ça a beau arriver à des entrepreneurs qui sont très brillants, très lucides et qui cartonnent, ça a beau arriver même à des couples qui sont solides, on l'a aussi vécu, ça a beau arriver avec des amis présents, avec des équipes qui sont compétentes, il y a quand même des tensions à un moment donné, des attentes qui sont clairement irréalistes et je vous en reparlerai. Il y a forcément un effet de transfert aussi qui se met en place et de la fatigue relationnelle.
Donc, ce sujet, je voulais vous l'aborder parce que c'est un sujet que je vais énormément aborder. dans le workshop La Source, dont je vous ai déjà parlé la semaine dernière, et donc qui est en vente depuis ce lundi.
Et donc La Source, c'est le workshop qu'on va faire le mercredi et jeudi prochains, février, 18-19 février. C'est un gros workshop de deux jours que j'organise en live pour toutes les entrepreneurs, que ce soit des entrepreneurs qui sont très bien installés avec une équipe, ou alors pour des solopreneurs tout simplement, ou même pour des personnes qui se lancent et qui ont déjà un business, mais qui est à ses débuts. vraiment pour aller travailler justement sur... Comment on va construire un business qui part de nous et faire en sorte qu'en fait, ce soit juste, que ce soit aligné ? que ce soit fluide, que ça ne crée pas de tensions, que ça ne crée pas de confusion. On va travailler beaucoup sur la posture entrepreneuriale et comment se remettre dans une posture source dans son entreprise. Donc, devenir une source créative, une source décisionnelle et une source de vision par rapport à notre business, à ce qu'on veut créer.
Donc, on va passer deux jours ensemble justement à bosser là-dessus. Premier jour, on va beaucoup travailler sur tout ce qui va être souveraineté entrepreneuriale, votre posture, la notion de clarté, la notion de pouvoir décisionnel, de perméabilité, toutes ces choses-là. Et le lendemain, on va vraiment travailler sur la posture de source. En gros, comment vous remettre au centre de votre business et faire en sorte que votre business parte de vous, que ce soit une extension qui soit juste de vous et pas le contraire.
Donc, si vous voulez réserver votre place, il y a moins 50% en ce moment sur les places. Voilà, ça va partir très vite, puisque c'est dans une semaine tout pile le jour où sortira cet épisode-là. Donc, voilà, je vous attends nombreuses pour travailler là-dessus.
Et du coup, pour faire le lien avec ce que je suis en train de vous dire, c'est que justement, quand on rencontre cette solitude-là, et qu'on commence à la projeter justement sur notre entourage, c'est justement parce qu'en fait, on n'est pas dans la bonne posture par rapport à notre business, en fait, tout simplement.
C'est difficile de comprendre ça, et ça se fait parfois à nos dépens, on va dire. En fait, ce n'est pas compliqué, mais ce n'est pas facile d'arriver à comprendre que c'est notre posture entrepreneuriale qui fait qu'on se sent profondément seul, et qui fait qu'on va le transférer et le projeter sur nos autres relations.
Donc, La réponse, en gros, si je devais poser une seule question qui est hyper simple, du style, comment est-ce qu'on fait pour que notre business n'impacte pas notre couple, que ça n'impacte pas nos amitiés, que ça n'impacte pas nos relations avec les autres dans le perso et qu'on arrête de se sentir seul, etc. La solution, c'est de bosser sur votre posture entrepreneuriale, donc de bosser sur la source et c'est vraiment de bosser sur votre posture entrepreneuriale. Et ça, justement, c'est ce que je voulais vous expliquer aujourd'hui dans cet épisode-là.
Moi, je sais que pendant très longtemps, j'ai attendu de mon entourage, de mon conjoint, de mes amis, parfois même de mon équipe, de mon associé. Bref, vraiment de mes proches directs, qu'ils soient un soutien pour mon business.
Ça me paraissait être le truc hyper logique. Donc j'attendais le strict minimum, entre guillemets, de ce que je disais, que mon conjoint s'intéresse un minimum à ce que je fais, à mes épisodes de podcast qu'il vienne me voir sur mes conférences, que mon équipe écoute les épisodes de podcast aussi, que mon associé sache de quoi je parle, que mes amis likent à minima mes posts et mes trucs, etc. Et je vais vous en reparler, mais en gros, ça n'est... C'est pas que ça n'est jamais arrivé, mais c'est que ça ne s'est pas du tout passé comme ça dans les faits. Et je me suis sentie vraiment très seule pendant longtemps. Je me suis demandé si en fait c'est parce que personne n'était fière de moi, si c'est parce que je ne le méritais pas. Je me suis posé pas mal de questions et j'ai fini en vraiment en travaillant sur cette posture entrepreneuriale que j'ai aujourd'hui, cette posture de leadership et cette posture d'être la source énergétique, décisionnelle, etc. de mon business, qu'en fait, ce que je ressentais à cette époque-là, ce n'était pas du tout juste pour eux et ce n'était pas non plus juste pour moi.
Donc si jamais c'est quelque chose que vous ressentez, essayez de rester jusqu'au bout de cet épisode. Je sais que ça peut gratter un petit peu, mais c'est quelque chose qui est important à comprendre.
La solitude entrepreneuriale, elle est réelle. Elle existe vraiment, puisque l'entrepreneuriat, ça crée une solitude décisionnelle qui est très objective. On doit prendre des décisions financières, on doit prendre des décisions stratégiques, on doit prendre des décisions de positionnement, de communication, on doit renoncer à certaines choses, on doit trancher. En fait, être entrepreneur, c'est prendre tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps des décisions. Et on se sent seul. à prendre les décisions. On aimerait qu'il y ait des gens qui nous conseillent, des gens qui nous aident à prendre ces décisions-là. Or, en fait, on est les seuls à pouvoir prendre ces décisions-là, même quand on se fait aider.
En fait, la solitude qu'on ressent, par exemple, face aux décisions, elle ne peut pas être comblée par notre couple, elle ne peut pas être comblée par nos amis, elle ne peut pas être comblée par notre famille ou en tout cas par nos proches. D'ailleurs, c'est quelque chose qui est aussi prouvé, il y a quand même des études sociaux là-dessus. Plus notre niveau de responsabilité est élevé, plus la solitude décisionnelle est grande et augmente. C'est juste une logique de pouvoir vs responsabilité.
Donc forcément, cette solitude décisionnelle, elle est réelle. Et on est énormément d'entrepreneurs à la ressentir et à la vivre. Sauf qu'on confond, et peut-être que c'est votre cas, souvent, la notion de solitude quelque part structurelle que crée l'entrepreneuriat et qui est réelle et qui est factuelle et qui est structurelle, c'est vraiment le mot, avec le manque affectif. Et on croit qu'en fait, cette solitude qu'on ressent, c'est un manque d'affection et un manque de soutien des autres.
Et quand on n'a pas justement cette posture dont je voudrais vous parler, en fait, c'est vraiment ce truc-là, on commence à projeter ça sur les autres et à avoir des attentes qui sont complètement irrationnelles de la part de nos proches, enfin sur nos proches, de la part de nos proches.
Donc notre business, ça devient un petit peu le réceptacle de toutes nos insécurités, ça devient le besoin de reconnaissance absolue, ça devient le besoin de validation absolue, ça devient le besoin d'appui émotionnel, etc. Et donc, on commence à attendre de notre conjoint qui comprenne tout. qui s'intéressent à tout, qui valident tout, qui soutiennent effectivement, on attend de nos amis, qui likent, qui partagent, qui encouragent, qui soient fiers, etc. Et ça, aujourd'hui, honnêtement, avec le recul, je pense que c'est une erreur catégorique.
Donc ça, c'est vraiment des choses que j'ai vues, que je vois encore passer, mais vraiment partout, et que moi j'ai ressenties, type, je peux reprendre l'histoire des amis, Je vois plein de vidéos de créatrices de contenu qui disent en fait que, enfin qui disent, qui font des vidéos pour se plaindre en disant que c'est abusé, qu'en fait leurs propres amis ne likent pas leurs posts, ne les soutiennent pas dans leur travail, etc. Et que de parfaits inconnus le fassent et que du coup voilà en fait ça mettait clairement en valeur qui étaient les amis, qui n'étaient pas.
Moi je trouve ça, en fait avec le recul maintenant je trouve ça lunaire de penser comme ça, même si je le comprends. Mais en fait nos amis ne sont pas nos clients, nos amis ne sont pas notre cible. Et nos amis, si ce n'est pas leur job à moins que nos amis soient des créateurs de contenu également, ne comprennent absolument pas les enjeux que ça signifie pour nous.
Donc en fait, honnêtement, il vaut mieux attendre de la part de consoeurs ou de collègues créateurs de contenu qui font un métier similaire au vôtre, qui connaissent les enjeux, qui savent à quel point c'est difficile, qui savent ce que ça demande en termes de leadership, en termes de résilience, en termes de discipline, en termes de régularité, de créativité, de présence non-stop. vraiment non-stop 7 jours sur 7, on le sait très bien, la création de contenu c'est quelque chose qui est vraiment difficile, sinon tout le monde le ferait encore une fois, donc en fait c'est beaucoup plus rationnel, c'est beaucoup plus logique en fait et c'est même beaucoup plus finalement sain d'attendre qu'il y ait des personnes qu'on connaît plus ou moins qui font un métier similaire au nôtre et qui connaissent les enjeux et les difficultés qui lient et qui soutiennent de cette manière-là notre travail, de la manière dont on a envie d'être soutenu, que d'attendre ça de gens qui ne connaissent absolument rien à ce milieu-là.
Votre pote, Il ne sait pas qu'en fait, un like ou un commentaire ou quoi que ce soit, ça peut changer votre algorithme, votre visibilité, que ça peut potentiellement vous ramener des prospects, des trucs comme ça. Il ne sait pas ça en fait. Et même s'il le sait et même si vous lui expliquez, il le sait avec sa tête, il ne le comprendra jamais parce qu'il ne vit absolument pas cette réalité-là. Donc en fait, ce n'est pas possible.
Et donc c'est aussi ce truc-là. Donc moi, je vois tout le temps ces vidéos passer et je dis mais en fait, tes potes, ce n'est pas tes clientes. Tes potes, ce n'est pas des nanas qui sont là pour faire en sorte que ton business marche en fait. Non, c'est pas ça. Moi, je suis vraiment pas du tout, du tout, du tout, du tout d'accord avec ça. Et si je peux aller un peu plus loin, en fait, c'est pareil avec le conjoint.
Je voulais vous faire cet épisode-là parce qu'on m'a posé une question l'autre fois sur Insta. On m'a dit, comment tu fais pour que ton business ne joue pas sur ton couple ? Et ma réponse, c'était, en fait, j'ai arrêté d'attendre que mon conjoint soit autre chose que mon conjoint. J'ai arrêté d'attendre que mon mec soit autre chose que mon mec. En fait, mon mec, c'est mon mec. J'ai arrêté d'attendre qu'il se comporte comme une cliente, comme un salarié ou comme un associé. Mon mec, c'est mon mec.
Et donc si je dois un peu vous expliquer ce qui s'est passé, c'est que pendant des années, moi, je me sentais déjà très seule par rapport à mon business, alors que je ne suis pas seule et que depuis le début, je travaillais avec des personnes, avec notamment mon associé depuis le début. Même si on n'était pas associé au début, on s'est associé au bout de deux ans et demi. Depuis le début, je ne suis pas seule et pourtant, je me suis sentie très seule et il y a encore plein de moments où je me sens entre guillemets seule, mais aujourd'hui, je le vis très bien.
Et donc j'attendais de mon conjoint qui s'intéresse un minimum à mes contenus et qui me fasse des retours dessus. J'ai été pendant quelques années assez triste que mon conjoint n'ait jamais écouté un seul de mes podcasts, qu'il ne soit jamais intéressé à un seul des programmes ou quoi que ce soit que je faisais, alors que c'est aussi des choses qui lui auraient fait du bien. Parce que par exemple, il en avait besoin, ou même des programmes business que je peux proposer, des ateliers, c'est des choses qui pourraient lui faire du bien. Et donc, je pense que j'étais vexée, mais j'étais aussi triste de voir qu'en fait, il ne s'intéressait pas en profondeur à mon travail. Je lui ai cassé les bonbons pour qu'il lise mon premier livre, il l'a lu à la moitié. et en fait je me rappelle des scènes que je lui faisais pour qu'il lise au moins la moitié etc mais la problématique là n'a jamais été qu'en fait mon conjoint s'est pas intéressé à ce que je faisais.
La problématique depuis le début c'est que moi je projetais ma solitude entrepreneuriale sur mon couple et j'attendais que mon mec soit autre chose que mon mec j'attendais que mon mec se comporte comme s'il était ma cible, comme s'il était une cliente, comme s'il était un salarié comme s'il était un associé ou comme s'il était autre chose en fait et sauf que c'est pas le cas, mon mec m'aime parce que c'est mon mec, mon mec m'aime pas pour mon contenu et mon contenu ne le cible pas et même si ça le ciblait, ce n'est absolument pas son rôle que de nous soutenir de cette manière-là.
Le soutien qu'on peut avoir, qu'on peut demander de nos proches, en fait, c'est du soutien affectif qui n'est pas lié au business. C'est en fait que quand ça ne va pas, on puisse se déposer, qu'on puisse faire un vocal. Moi, j'ai un groupe de copines où je le dis, je fais un vocal et je dis voilà, les filles, là, ça ne va pas, j'ai pris telle décision, voilà, c'est difficile. Voilà, juste ça va pas. Je vais pas attendre qu'elles disent « ah oui, j'imagine, mais du coup, est-ce que t'as pensé à faire ci, t'as pensé à faire ça, etc. » Non, elles peuvent rien faire. Elles m'envoient juste des émojis cœur, elles me demandent comment je me sens, et puis c'est tout, en fait, terminé.
Mais ça, c'est même quelque chose qui est très nouveau. Depuis des années et des années, j'ai jamais parlé de mon boulot à mes potes, en fait. J'ai jamais parlé de mon boulot à mes potes, et c'est, enfin, je veux dire, c'est même pas vraiment quelque chose qui rentre dans les discussions, parce qu'il y a le boulot. et il y a mes potes. Et je ne suis pas représentée par mon travail. Donc c'est comment ça se passe au travail, voilà. Mais comme moi, je peux leur demander comment ça se passe dans ton travail. Et c'est pas parce que, par exemple, nous, on vit des enjeux qui vont être différents que soit ça a plus d'importance, soit que, en fait, nos amis doivent nous soutenir de cette manière-là.
Donc je sais, encore une fois, que cette opinion, il n'est pas très populaire, de ce que je suis en train de vous raconter, mais je pense qu'il est clé et que la clé, c'est vraiment... Vraiment de travailler sur sa posture entrepreneuriale parce que plus on va faire de projections, plus on va créer de problèmes dans nos business, mais plus on va aussi créer de problèmes dans nos relations personnelles. Et ça, c'est un truc que je vois partout, partout, partout.
Honnêtement, l'immense majorité des entrepreneurs qui ont des soucis et des merdes dans leur business, c'est parce qu'ils font des projections de leurs propres insécurités sur leur business. Que ce soit sur leur stratégie, que ce soit sur leur contenu, que ce soit sur leur branding, que ce soit sur leur équipe, leur management, leur association, leur collaboration, etc. Et même moi, avec le recul, toutes les... Une problématique que j'ai pu vivre, c'est quand à un moment donné, il y avait des projections personnelles que je faisais sur mon business.
Donc par exemple, je n'arrivais pas à arrêter le contrat de quelqu'un parce qu'en fait, je n'osais pas, je ne voulais pas passer pour la méchante. Ou parce qu'en fait, je ne voulais pas dire au bout de deux jours que la personne, elle était rentrée chez nous, qu'en fait, elle ne savait pas travailler, qu'elle était incompétente. Et du coup, qu'il fallait qu'elle soit sortie d'ici deux jours aussi. Non, je me disais tout le temps, non mais il faut encore que je laisse une chance, C'était vraiment... Des pures projections personnelles de ma part, ça a été la même chose dans l'association, ça a été la même chose avec les collaborateurs, c'est la même chose dans mon contenu, ça a été la même chose dans mes discours, sur les podcasts, etc. Tout n'est que le fruit de nos projections personnelles dans notre business.
Et donc, à partir de là, il faut comprendre que l'effet inversé existe aussi, d'où l'intérêt de savoir, déjà, un, travailler sur soi en perso, et d'être suivi, et de travailler sur soi en perso pour éviter qu'en fait on aille mettre tout ce bordel dans notre bisque, en gros. Mais également de travailler sa posture entrepreneurielle pour éviter qu'en fait ça, ça déborde et qu'on finisse par attendre de tout le monde dans notre entourage des trucs qui sont complètement irréalistes. Voilà.
Donc, pour revenir à mon conjoint, en fait, la réalité, c'est que moi, quand ça, ça m'arrivait, je me disais en fait, mon mec en a rien à foutre de ce que je fais littéralement. Il s'en fout de ce que je fais.
En gros, je commençais à avoir de la rancœur parce qu'il n'écoutait pas mon podcast, qu'il ne lisait pas mes livres, qu'il ne suivait pas les posts, etc. Et je me disais en fait, il en a rien à foutre de ce que je fais. Et c'est pas... vrai, mais c'est pas faux non plus. C'est pas qu'il s'en fout de ce que je fais, c'est que c'est pas ça qui l'intéresse. Ce qui l'intéresse, c'est savoir, dis-moi, ça me convient ce que je fais, de comment je me sens, de ce qui est important pour moi et l'impact que j'ai, et je sais qu'il est très fier de moi. Mais en réalité, notre conjoint, nos conjoints, nos conjointes, elles aiment la personne qu'on est, elles aiment pas forcément le projet à tout prix, la stratégie, la vision business, etc., et c'est au contraire très sain.
En fait, c'est vraiment très très sain. L'amour, je vais dire conjugal, je trouve ça moche, mais... L'amour à deux, l'amour de couple, ça repose sur le lien, ça ne repose pas sur une admiration professionnelle. Et on peut mélanger les deux, mais il faut savoir que ça va forcément créer à un moment donné du ressentiment, des conflits diffus, de la dépendance, etc.
Et j'ai aussi discuté avec des couples dont il y a une des deux personnes qui est entrepreneur et qui, par exemple, va faire des tournées de conférences, des trucs comme ça. Et son conjoint ne vient pas la voir ou vient la voir. Et c'est « Ouais, là, il n'a même pas pu venir, il n'est même pas venu me voir. Franchement, ce n'est pas normal. On dirait qu'il n'en a rien à foutre, etc. » Je suis aussi passée par là et c'est aussi des choses que j'ai attendues de mon conjoint. Et aujourd'hui, en fait, ça ne change strictement rien à ma vie, que mon conjoint soit dans la salle ou pas. Je n'ai vraiment jamais ou grand jamais besoin de la fierté de mon conjoint par rapport à mon travail. Parce qu'en fait, ce n'est pas son regard qui compte pour moi sur le boulot. Ce n'est pas son regard.
Je préfère avoir le regard de mes clientes. Je préfère avoir le regard de la communauté, des auditrices, etc. Je préfère avoir le regard de consoeurs. si j'ai des consoeurs, des collègues, des autres entrepreneurs qui sont dans le public ça va me toucher mais tellement plus et je vais me sentir beaucoup plus soutenue parce qu'en fait je sais que quoi qu'il arrive que demain, je vais utiliser des grands mots mais que demain je me mette un sac poubelle sur la tête ou que je sois en conférence sur scène avec une robe en soie, mon mec m'aimera de la même manière donc en fait, je crois qu'à un moment donné il faut aussi être un tout petit peu lucide là-dessus.
Et donc c'est la même chose en fait par rapport à nos amis moi je sais que j'ai Merci. pas mal eu ce truc, comme je vous disais aussi, de me dire « putain, mes amis, ils comprennent rien, c'est pénible, j'ai besoin de m'entourer d'amis qui comprennent et qui sont comme ceci, et avec qui on peut se parler de ça, et on peut se parler de ça. » Et il y a souvent pas mal d'entrepreneurs qui sont étonnés que moi, en fait, je ne suis pas dans des masterminds, je ne fais pas de networking, et j'ai très peu de potes entrepreneurs, et la plupart de mes potes qui sont entrepreneurs ne sont pas au stade où moi j'en suis, dans ma vie entrepreneuriale. Elles sont solopreneurs pour la plupart, et elles n'en sont pas au stade où moi j'en suis. ça crée de la solitude par moment parce que c'est vrai que du coup quand je rencontre des gros enjeux, j'ai personne avec qui en discuter directement mais en fait c'est pas grave, c'est mes copines et c'est mes amis et c'est pas vraiment je pense vraiment pas que ça m'aiderait particulièrement d'avoir des personnes dans ma vie qui sont au même stade que j'en suis et qui entreprennent de la même manière, qui comprennent à peu près mes enjeux et qui commencent à faire des putains de projections sur mon propre business et de me donner des conseils et que ça me fasse douter, machin, etc et en fait c'est en ça que je trouve ça génial c'est que ça me permet Merci. Et notamment, le fait d'avoir des gens qui m'aiment pour ce que je suis et qui ne sont pas là à comprendre les enjeux de mon business ou quoi que ce soit, à rester la source de mon business.
Donc, dans cette posture entrepreneuriale dont on va parler dans le workshop, à savoir, je reste la source puisqu'en fait, je me fie à moi. Je suis ma meilleure poussole et j'ai des endroits pour lâcher, j'ai des endroits pour évacuer, j'ai des endroits pour me marrer, j'ai des endroits de temps en temps pour demander un... petit feedback, etc. Mais en fait, la meilleure référence possible, que ce soit par rapport à une idée de poste, par rapport à mon branding, par rapport à des photos, par rapport à un shooting, par rapport à une stratégie de business, par rapport à des publicités, la meilleure référence, ça restera moi.
Et donc en fait, en ça, c'est une posture qu'il faut accepter d'incarner. Et tant qu'on refuse de l'incarner, on continue à chercher de la validation à l'extérieur en permanence et on commence à projeter ça sur notre couple et nos proches.
Et donc, c'est ce que je vous disais, en fait, nos amis ne sont pas du tout des mentors et ce n'est pas du tout une trahison. La majorité de vos amis, ils ne comprennent pas votre business sûrement, ils ne connaissent pas les enjeux, pas les risques et c'est ce que je vous disais. Et moi, dans mon cas, et c'est peut-être votre cas aussi, ils ne connaissent absolument pas votre niveau d'exposition. Donc, leur avis ou leur retour, ça va être affectif, ça va être projectif et la plupart du temps, ça va être inadapté. Et ce n'est pas grave, en fait, ce n'est pas grave.
Ce n'est pas grave parce que ce n'est pas d'eux qu'il faut attendre du soutien stratégique, des conseils d'invalidation. Au contraire, ça va être contre-productif. Voilà.
Et donc c'est en ça aussi que ça, ça vous apprend à endosser le fait que votre direction entrepreneuriale, elle ne vient pas de la validation extérieure, elle vient de votre clarté en interne. On va bosser dessus pendant le workshop La Source, j'insiste.
Et si vous écoutez ce podcast à un moment où en fait le workshop est déjà sorti, vous pouvez aller l'acheter, dans tous les cas, il est toujours dispo.
Et en fait, le truc, c'est ça, c'est que moins vous êtes dans cette posture source, moins vous êtes dans une posture souveraine, dans une posture entrepreneuriale qui est capable de faire la différence. Plus vous allez être en train de parler de votre business tout le temps, vous allez ruminer, vous allez demander des avis, vous allez décharger dans des endroits où ça n'a rien à foutre là, à savoir par exemple votre couple, vos amis et votre équipe aussi. Donc vous n'êtes pas dans de la souveraineté, vous cherchez des épaules partout, vous attendez que quelqu'un vous rassure et en fait ça c'est pas un problème de relation, c'est un problème de posture entrepreneuriale.
Si je vous fais cet épisode là, c'est parce que la plupart des entrepreneurs avec qui je discute, qui rencontrent certains problèmes, le problème elle l'identifie toujours un peu à côté. A aucun moment donné, elle ne pense que c'est leur posture entrepreneuriale qu'il faut travailler. Or, honnêtement, ça résout beaucoup de choses, pas directement dans les faits, mais dans la manière de fonctionner avec tout le monde, et c'est hyper puissant.
Par exemple, pour préserver son couple, en fait, on va juste remettre chaque chose à sa place. Donc moi, ce que j'ai fait, c'est redonner à mon conjoint sa place de partenaire affectif et pas un soutien stratégique ou un soutien business ou quoi que ce soit. Par rapport à mes amis, c'est en fait juste, j'ai remis au centre le lien. Et non pas le truc de soutien, mes amis doivent être mes premiers fans, etc. Mais genre à aucun moment en fait, mais vraiment pas du tout. Et j'ai aussi redonné à mon business le fait que c'est un espace de décision, de création et aussi de responsabilité évidemment. Et que la solitude qu'on ressent, elle est structurelle.
Elle est tout simplement parce qu'on ne peut pas être plein à porter ses décisions. En fait, c'est nous le capitaine du navire et à un moment donné, ça va falloir l'accepter. C'est nous le capitaine du navire.
Et si Quand on accepte ça et qu'on accepte justement d'être dans cette posture source, qu'en fait, on mène mieux notre navire. On va pouvoir prendre des décisions sans les déposer dans le couple en permanence. On va arriver à avancer sans être validé en permanence. On va arrêter de foutre la pression sur nos relations proches. On va arriver à retrouver un équilibre qui soit plus sain entre, voilà, il y a ce qui se passe dans ma vie perso et puis ce qui se passe dans le pro. Et ce qui se passe dans le pro, en fait, il va falloir que moi, je me fasse aider par des pros. Le couple, mes amis, etc., ce n'est pas un exutoire. Voilà.
Donc en fait si vous voulez cette solitude entrepreneuriale elle va pas se résoudre directement c'est quelque chose qu'il va plutôt falloir structurer on va pas la faire disparaître on va plutôt la structurer et lui donner un cadre pour justement beaucoup mieux la vivre.
Donc on va apprendre à se mettre dans une posture qui soit claire on va aussi avoir des espaces qui sont adaptés soit pour échanger soit pour décharger etc donc ça peut être une psy si vous avez besoin de décharger ça peut être du networking, des masterminds si vous avez besoin de networker ou quoi que ce soit ça peut être des formations, des ateliers comme les workshops etc justement pour apprendre et pourquoi pour pouvoir bosser sur soi, etc. Et surtout, on va finir par incarner et accepter et assumer cette posture de ressource, en fait, en arrêtant d'essayer de combler les choses ailleurs.
Il faut savoir aussi qu'il y a plusieurs formes de soutien. Le soutien, ce n'est pas juste une fonction unique. Il y a plein de formes de soutien et qui ne vont pas venir des mêmes personnes.
Vous avez, par exemple, le soutien qui va être affectif.
Donc, ça va être d'être là, d'écouter la personne, de l'aimer, de rassurer, de respecter son engagement, d'avoir vraiment des mots... Ça peut être soit d'avoir des mots, soit d'écouter, etc. Mais on est dans l'affect. En fait, on est dans l'affect. C'est vraiment le soutien qui vient du lien.
Et moi, je sais que c'est ça que j'attends, par exemple, de mon conjoint. Je n'attends pas du tout ce soutien symbolique où tu viens à mes conférences et tu likes mes posts, etc. J'attends juste le soutien affectif ou quand j'en chie et que ça ne va pas parce qu'il y a vraiment des moments où ça ne va pas. Dans le business, je veux qu'il soit là. Je veux qu'il m'écoute. Je veux qu'il m'aime. Je veux qu'il me commande mon petit brownie ou mon cinnamon roll si j'en ai envie. Qu'il puisse me tendre ses bras, qu'il me propose une soirée Netflix ou quelque chose qui me fait du bien. Mais ça, c'est du soutien affectif.
Erreur énorme par laquelle je suis passée et par laquelle je vois pas mal d'entrepreneurs qui commencent à déléguer ou qui ont une équipe passée, c'est d'attendre ce soutien-là de la part de leur équipe. À aucun moment donné que vous ayez une équipe de prestataires ou de salariés ou même un associé ou quoi que comme moi j'ai, ce n'est leur devoir ni leur rôle de... vous apporter ce soutien affectif. Ce n'est pas le rôle, mais même vos salariés ou quoi que ce soit. Et c'est un truc que je vois tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps passer. Et ça, c'est de la pure projection, un manque de leadership et un manque de travail sur la posture entrepreneuriale. Et encore une fois, je ne suis pas en train de vous blâmer. C'est normal parce que c'est un truc qu'on n'apprend pas à faire. On ne sait pas faire. Moi, je n'ai jamais entendu parler de ça nulle part. En même temps, je n'ai pas fait d'école de commerce ni rien, mais même. Et c'est vraiment du taf sur soi pour apprendre à rester dans cette posture. Donc ça, par exemple, c'est une grosse erreur.
Donc ça, c'est le soutien affectif.
Un autre soutien qui peut exister, ça va être le soutien logistique.
Ça va être quelqu'un qui va accepter les contraintes de votre rythme, de vos absences, de votre présence, les pics d'intensité, etc.
Ce soutien logistique-là, par exemple, moi, je ne l'attends pas du tout de mon conjoint ni de mes potes. Par contre, c'est des choses que j'attends de mon équipe. Et en fait, je vous le dis, par exemple, parce que franchement, c'est hyper important, je trouve, de le dire. Moi, mon équipe, c'est des killers là-dessus. C'est des killers. Ils ont fini par apprendre à rire de tous les ragondins qui me tombent dans le uyau et de tous les trucs et du fait que j'ai tout le temps 150 000 idées. Mais même Jess, donc un homme qui monte ce podcast-là.
Jess, il sait à quel point depuis plusieurs mois, c'est très difficile pour moi de lui rendre des épisodes à l'avance. Souvent, je lui rends la veille pour qu'il les monte pour le lendemain. Donc, on peut dire big up à Jess. Il est très, très fort, notre Jessou. Il est bélier aussi, c'est pour ça, je pense. Mais il est très, très fort. mais même ça en fait je veux dire c'est un soutien logistique de malade en fait d'accepter C'était la contrainte de mon propre rythme à moi, de savoir s'ajuster à mes pics d'intensité, à mes absences, à mes difficultés, etc. C'est game changer.
Par contre, je ne vais pas demander à Jess. Je suis désolée, Jess, on est entre nous. Je le spoil un peu. Il y a quand même quelques milliers de personnes qui t'écoutent. Mais je ne vais pas attendre de Jess qui m'envoie des petits messages en me disant ça va, comment tu gères le stress en ce moment ? Écoute, je pense que tu devrais manger un cinnamon roll, ça te fera du bien. Et puis, si ça... Pas du tout. Genre, jamais de la vie, j'attendrais ça de Jess, par exemple. Et voilà. Donc, ça, c'est un autre exemple que je peux vous donner.
Un autre type de soutien, et donc ça, par exemple, ça va être le soutien que moi j'attends de mon associé et que j'attendrai jamais de mes potes ou de mon mec ou quoi que ce soit, c'est du soutien stratégique.
Donc le soutien stratégique, c'est comprendre mon business, m'aider à décider, m'aider à m'orienter, etc. Donc ça, c'est ce que moi j'attends de mon associé, mais c'est ce qu'on pourrait aussi attendre d'un ou une mentor dans le business.
Par exemple, les personnes que je mentor dans le business, qui sont des entrepreneurs qui ont déjà des gros business souvent qui sont installés et qui ont déjà aussi des équipes. Moi, je suis leur soutien stratégique. Par contre, je ne suis absolument pas leur soutien affectif. Je ne suis pas psy, je ne suis pas coach émotionnel, machin, etc. Je fais vraiment du mentorat, c'est du soutien stratégique. Et en fait, on est là pour décortiquer, aider à gagner en leadership, décider, s'orienter, etc.
Et c'est un peu la même chose que je veux vraiment vous proposer dans le workshop La Source. Je veux être vraiment votre soutien stratégique. Je serai votre soutien stratégique tout au long de ce workshop-là. Par contre, je ne veux pas être votre soutien affectif et je ne veux pas être votre soutien logistique. ou quoi que ce soit, vous voyez, mais en tout cas, je serai là pour vous mentorer, et notamment sur de la stratégie. Voilà.
Et donc, une des dernières formes de soutien qui existe aussi, c'est le soutien symbolique.
C'est donc les likes, le fait de partager notre travail, de le promouvoir, de valoriser publiquement les choses, etc.
Bon, ben moi, mon soutien symbolique, c'est ma mère, par exemple. En fait, c'est ce que je vous disais au début, mais j'attends pas du tout de mes potes. Franchement, vraiment, la plupart de mes potes n'ont jamais liké ni partagé ce que je fais, n'ont quasiment jamais promu. ce que je faisais et n'ont quasiment jamais valorisé publiquement ce que je faisais.
Et au début, je me suis dit, merde, ils ont honte, peut-être. Et en fait, j'ai fini par accepter cette situation et à postériori à la comprendre vraiment, en comprenant qu'en fait, ce soutien symbolique d'essayer de valoriser ma carrière parce que je suis en train de faire quelque chose, je trouve, de ouf. En tout cas, à la base, j'avais l'impression d'être en train de faire un truc de ouf. Aujourd'hui, ce n'est plus tellement le cas, mais à la base, quand je suis passée de salarié à ce que je fais actuellement, je me suis dit, waouh, c'est un truc de dingue. Aujourd'hui, je me suis dit, bon, non, voilà, c'est une carrière, mais... Je veux dire, ce n'est pas un plus exceptionnel, c'est juste du taf, clairement. Et ce soutien symbolique-là, je ne l'attends absolument pas de mes amis, de mon mec ou quoi que ce soit.
C'est en fait... Mes amis n'likent même pas mes posts. Mes amis, il y a... Et je vous jure que quand je sais que j'ai des amis, et donc je fais un gros bisou à tous mes amis et mes copines qui m'entendent là, qui écoutent mes épisodes, à chaque fois je suis... Mais qu'est-ce que vous foutez là ? Qu'est-ce que vous foutez là ? Mais... Mais cassez-vous ! Non, je rigole. Je rigole, mais je suis toujours hyper surprise.
Je suis toujours hyper surprise. Je me dis, mais putain, vous me connaissez dans la vraie vie. C'est trop bizarre d'écouter mes podcasts en vrai. Mais en vrai, je suis hyper touchée, évidemment. Mais en tout cas, je n'attends pas ça deux.
Et donc, pour revenir à ma mère, oui, par contre, ma mère, elle me like, elle me partage sur Facebook, elle achète mes livres, parce qu'on me fait trop rire. Bon, bref, voilà.
Mais je n'ai pas besoin de ça de ma mère. Je n'ai pas du tout besoin de ça de ma maman. Pas du tout, mais en tout cas, elle, ça lui fait du bien. Et moi, je sais qu'elle est fière, donc c'est mignon.
Donc le problème, en fait, il est quand on commence à attendre ce soutien-là, de tout type de soutien comme ça, de la même relation.
Et en fait, il faut juste se rappeler que ce soit notre couple... Nos amis ou quoi que ce soit, c'est la personne qui soutienne et c'est pas forcément le projet. Et vraiment que quand on est beaucoup à dire on se sent seul, j'ai besoin de soutien, ce qu'on cherche en réalité souvent c'est de la validation et de la sécurité émotionnelle. Les deux se trouvent pas forcément au même endroit, un conjoint n'est pas un jury, les amis c'est pas un comité stratégique, c'est pas un board non plus, et la validation externe ne va absolument pas vous donner de solidité à l'intérieur. Voilà.
Donc la solidité et votre posture entrepreneuriale, en fait elle va se renforcer. Quand vous allez savoir à qui demander quoi. En gros, la posture, ça va être par exemple, comme je vous disais, de ne pas demander du soutien stratégique à des personnes qui ne sont pas compétentes.
Exemple, je vois plein de personnes demander à leur mec, meuf, ami des avis sur leur personal branding et leurs trucs. Mais arrêtez de faire ça. Tout le monde y va de son grain de sel et la plupart des gens vous donnent des conseils de merde. Je suis désolée de vous dire ça, mais vraiment, il faut arrêter. Renseignez-vous auprès de gens, soit dont c'est l'expertise, soit qu'ils ont une expérience qui font qu'aujourd'hui, ils en ont la légitimité. Voilà, d'accord ? Je crois que ça, c'est vraiment un truc hyper important. Pareil, ne pas demander de soutien émotionnel à notre business.
Donc, je reviens au truc par rapport à l'équipe, parce que c'est vraiment une erreur de base que moi, j'ai commise, vraiment, et que je vois beaucoup, et que je vois notamment chez des personnes qui commencent à déléguer, et qui ont des business qu'elles portent à la base vraiment sur leurs épaules, et qui sont beaucoup dans un business qui va être... Quand je dis auto-centrée, il n'y a rien de négatif là-dedans, c'est que c'est centré à propos d'elles, ça part d'un personal branding ou de leur histoire ou quoi que ce soit. En fait, beaucoup vont attendre de leurs équipes que l'équipe les rassure, que l'équipe soit à fond avec elles pendant les phases difficiles, le stress, les lancements, que l'équipe valide leurs décisions, que l'équipe les aide à gérer leur stress ou qu'elle porte avec elle le stress, qu'elle les aide à absorber les doutes, qu'elle les soulage. Et ça, si on est très honnête aussi, c'est aussi parce que ça peut nous donner un sentiment d'être comprise et d'être admirée.
Je répète, ce n'est pas le rôle d'une équipe. Une équipe, elle est là pour exécuter votre vision, elle est là pour porter des responsabilités définies avec vous ou ensemble ou par vous ou par d'autres personnes. Elles sont là pour contribuer à un projet professionnel, mais personne, vraiment personne n'est là pour contenir votre insécurité en tant que dirigeante. Personne n'est là pour vous aider à réguler votre système nerveux et personne n'est là pour combler votre solitude décisionnelle. Ce qui va vous aider à gérer ça, ce qui va vous aider à réguler, à soutenir, à contenir, combler tout ça, c'est votre posture entrepreneuriale. Donc on va en parler encore une fois dans le workshop.
Mais c'est vraiment un truc important à comprendre et c'est difficile d'avoir du recul là-dessus parce que forcément, quand on est seul dans nos décisions et quand on n'a pas cette posture de souveraineté et qu'on n'a pas vraiment d'espace, en fait, même pour poser nos doutes, etc., il y a un vrai vide. Il y a un vrai vide et qui est réel et ce n'est pas vous qui l'inventez. Il y a un vrai vide. C'est juste et ce que vous ressentez, c'est légitime. Sauf qu'on n'a rien pour gérer ça. Donc, inconsciemment, on va le déplacer, par exemple, sur l'équipe.
Ce que ça peut faire, concrètement, je vous le dis, dans une équipe, c'est que du coup, les rôles deviennent un peu flous. Les frontières hiérarchiques vont se brouiller. Donc, il y a même des personnes qui vont dire, mais en fait, t'attends quoi de moi ?
Moi, je sais que c'est aussi un truc que j'ai eu même avec mon conjoint. Où je disais, j'ai besoin que tu me soutiennes. Oui, mais je ne comprends pas, t'attends quoi exactement de moi ? Et ça peut être un peu la même chose dans une équipe. On a des membres aussi qui vont se surinvestir. C'est aussi des choses que j'ai pu voir, moi, dans mon équipe. Je fais un big up à Kiki. Où il y a des membres qui savent que quand moi, je suis très stressée, etc. Ou que je travaille énormément. qui vont se surinvestir et qui vont commencer aussi à se stresser l'oignon et à commencer à bosser sur des moments où ils n'ont pas à bosser. Et en fait, non, c'est au contraire à vous de les relaxer et de leur dire en fait, moi, que je sois stressée et que je sois au bout de ma vie, c'est mon problème, c'est ma boîte. Mais toi, ce n'est pas ça. Toi, ce n'est pas ça, ta boîte. Ce n'est pas ton histoire. Donc, en fait, c'est vraiment même à vous de recadrer.
Et au contraire, on peut aussi avoir, par exemple, quand on fait un transfert comme ça sur notre équipe, des personnes qui vont se protéger, qui vont se fermer, qui vont avoir envie de partir ou quoi que ce soit, ce qui est complètement normal aussi. Puis ça peut créer des tensions, des tabous, des non-dits, des malaises qui ne sont pas bien formulés, moins de performance aussi, perte de confiance aussi en votre ou notre leadership. C'est normal. En fait, l'équipe va sentir qu'on lui demande quelque chose qu'elle a certainement jamais signé pour donner. Et votre équipe n'est pas un lieu de validation, ce n'est pas un miroir, ce n'est pas un jury, ce n'est pas un public.
Donc, au fond, c'est dur ce que je dis, mais le fait d'attendre d'une équipe qu'elle croit en vous ou qu'elle vous rassure ou qu'elle vous soutient émotionnellement, en fait, en réalité, vous êtes encore plus en train de fragiliser votre autorité au lieu de la renforcer. Voilà.
Donc, un leader, il va écouter son équipe. Il ne va pas demander à son équipe qu'elle le porte, en fait. Voilà. Ça, c'est vraiment un truc qui est important à comprendre.
Tout ça, c'est des choses qui sont encore une fois normales, mais vraiment... Vraiment, vraiment, quand on arrive à se remettre dans cette posture de source, de leadership, cette posture entrepreneuriale qui est vraiment souveraine, en fait, on arrive beaucoup mieux à faire la part des choses. On arrive à trouver du soutien juste là où est-ce qu'on peut en trouver. Donc, on a vraiment des espaces pour se sentir soutenu, mais qu'on soit en couple ou pas, j'insiste là-dessus, qu'on ait des amis entrepreneurs ou pas, ou quoi que ce soit, en fait, on arrive à trouver le soutien de la manière dont il le faut et on arrive à beaucoup mieux endosser les responsabilités.
Il y en a une parmi vous qui m'a dit en DM sur Insta, qui m'a dit en fait moi je sais que mon business là il plafonne, j'ai un plafond de verre parce qu'en fait j'ai très peur de porter entièrement mon business seul et du niveau de responsabilité qui va m'incomber et en fait de voir qu'en fait je suis totalement responsable de mon business.
Mais moi ma réponse à ça c'est oui, c'est vrai et tes peurs sont 100% légitimes. T'es 100% responsable de ton business, oui tu vas le porter. seul, en tout cas, il y a des gens qui vont t'aider à le porter, mais toi, émotionnellement et la direction, etc., de ce que ça prend, c'est à toi de le faire, et même quand on est deux. Même quand on est deux avec mon associé, par exemple, on n'a pas du tout les mêmes rôles dans notre entreprise et moi, ce que je fais, je le fais seul et lui, ce qu'il fait, il le fait seul. En fait, les décisions que j'ai et les décisions qu'il a sont des choses sur lesquelles on ne peut pas intervenir l'un l'autre, par exemple, et en fait, ça serait une énorme erreur de le faire. Je suis désolée, je repars dans ces exemples parce que ça va dans tous les sens dans ma tête, mais c'est comme... Le fait de faire un brainstorming avec son équipe pour prendre une décision à propos d'un truc que vous êtes censé prendre vous-même, en fait. Ouais, c'est cool, sur le papier, ça donne l'impression qu'on n'est plus seul. Ça donne l'impression que c'est trop bien, on fait tout en équipe. Sauf qu'en fait, c'est vraiment se planter de faire ça. En fait, c'est demander à une équipe quelque chose qu'elle n'a pas forcément le recul de faire ou de décider. C'est aussi pour éviter de prendre les décisions seule qu'on fait ça. Et c'est pas de cette manière-là qu'on arrive à avoir une posture en temps pluriel qui permet de construire quelque chose de solide, de juste et qui part de soi, en fait.
Tout ça, c'est des trucs que je vais vraiment beaucoup, beaucoup expliquer dans le workshop La Source. Là, je pense que ce ne serait pas possible. Au moins, il faudrait un épisode de 4 heures. Mais en tout cas, vous comprenez un petit peu l'idée. Et vraiment, je réinsiste pour vous donner ces exemples-là. Mais par exemple, moi, dans ma vie, je connais plein d'entrepreneurs qui en sont au stade où j'en suis. Il n'y en a aucune que je connais bien, aucune qui est une copine ou une amie ou quoi que ce soit. C'est des consoeurs et des collègues que je vais, par exemple, croiser sur des conférences ou sur des événements où je suis sur les réseaux sociaux. et dont je trouve que le travail est génial, et je n'hésiterai pas à leur écrire si demain j'avais besoin d'un soutien symbolique, stratégique ou quoi que ce soit.
Dans ma vie proche, mes amis perso, il y en a qui entreprennent, mais c'est sur des trucs qui sont complètement différents, des solopreneurs en cabinet indépendants, ou vraiment des trucs qui n'ont rien à voir. Je n'ai aucune amie extrêmement proche qui peut à la limite comprendre les enjeux que je... je vis moi. J'ai une copine, par contre, qui les comprend et qui comprend la notion de visibilité et c'est vrai que du coup, par exemple, elle, quand on se voit, on va discuter de cette notion de la difficulté de l'exposition publique et de ce genre de choses-là et c'est vrai que ça fait du bien. Mais avec mes autres copines et avec mes amis les plus proches, c'est absolument pas le cas pour vous dire mes deux meilleures potes, elles n'ont même pas de réseau social, elles n'ont même pas Instagram, ni Facebook, ni rien du tout. Pardon, mais je sais qu'elles n'écoutent pas, elles sont encore à l'âge de pierre et en vrai, ça me va très très bien. Donc voilà.
Et vraiment, je pense que c'est... C'est aussi une des choses à faire pour apprendre à endosser sa responsabilité. Et je vous promets que cette solitude, en fait, on peut arriver à la vivre sans en souffrir, juste en développant ses épaules pour et en la structurant, en la cadrant, sans essayer de tout confondre. Donc ça, c'est aussi un manque de... Je ne sais pas comment dire. Ce n'est pas un manque de maturité entrepreneuriale, ça ne se dit pas trop, je crois. Mais c'est vraiment du leadership et de la posture, en fait, à travailler. Voilà.
Donc si tout ça, ça vous intéresse, on se retrouve dans le workshop La Source. J'espère en tout cas que ça a pu créer quand même quelques petits déclics et remettre un peu des choses à leur bonne place et que ça puisse aussi vous aider par rapport à votre solitude entrepreneuriale que vous puissiez ressentir.
Je sais aussi qu'il y en a beaucoup qui me disent tout le temps, mais du coup, comment s'entourer pour se sentir moins seule, comment s'entourer pour se sentir moins seule ? La réponse honnêtement, si je vous le dis, c'est que moi, même en m'entourant de plein d'entrepreneurs, en étant dans des masterminds, etc., ça n'a jamais réglé le problème et je trouve qu'au contraire, je subissais encore plus de projections de la part d'autres entrepreneurs qui pensaient mieux savoir à ma place. Le jour où je me suis retirée de tout ça et j'ai travaillé sur ma posture, je vous promets que cette solitude entrepreneuriale, aujourd'hui, je ne la vis plus du tout de la même manière. Voilà. Ça n'empêche pas de trouver des mentors, des formations, ce genre de choses. Et ça, je pense que c'est des choses qui nous aident profondément. Voilà.
Je vous embrasse fort. Et la semaine prochaine, on va se retrouver pour un épisode qui n'a rien à voir avec tout ça. Rappelez-vous qu'il vous reste quelques jours seulement pour pouvoir rejoindre le workshop La Source. Donc, sur deux jours, ça va être un gros workshop.
Vous avez un gros workbook à télécharger pour travailler dessus, pour vraiment aller bosser sur votre business, votre posture entrepreneuriale. On va aborder toute la notion, comme je vous disais, souveraineté, la délégation ou pas, le personal branding. On va aborder plein de choses. Je me réjouis de vous retrouver. Et puis de toute façon, si vous avez des questions, vous n'hésitez pas. Et je vous dis à très vite.
Ciao !