Speaker #0Bonjour tout le monde et bonne écoute, bienvenue sur le podcast La vie suffit. Chercher à exceller dans absolument tout, est-ce que c'est vraiment un choix libre ? Répondre aux attentes, particulièrement quand on est une femme, pour se sentir légitime, est-ce que c'est normal ? Adapter en permanence son intelligence à ce qui est recevable et renoncer à notre voie pour se préserver une place et pour se sentir aimée. En réalité, c'est ce qu'on appelle le syndrome de la bonne élève et ça n'a absolument rien d'innocent et je vous propose qu'on parle de tout ça dans ce tout nouvel épisode. Je suis Chloé Blum, entrepreneur aux Multicasquettes, et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement. Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous. Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast. Bonjour tout le monde, je suis heureuse de vous retrouver aujourd'hui à... pour ce nouvel épisode. Ma créativité is back avec cette envie de partager un petit peu plus de ce qui est juste pour moi, que je vais faire petit à petit, tranquillement, comme l'oiseau fait son nid. Et aujourd'hui, je vais vous parler d'un truc qui est lié à mon histoire et dont j'ai encore honte, mais je me dis que ça peut être cool d'en parler aussi puisque moi, ça peut m'aider aussi à dépasser cette honte-là aussi pour ne plus en faire un problème parce qu'au fond, je pense que ça n'en est pas un. Et puis surtout parce que je le sais pour beaucoup interagir avec vous, qu'il y a de très nombreuses auditrices qui vont se reconnaître dans ce fameux syndrome de la bonne élève dont je vais vous parler en fait aujourd'hui. J'aimerais vraiment mettre en lumière cet archétype, puisque j'ai complètement incarné cet archétype et que ça fait 15 ans que je travaille à essayer d'en sortir. Disons que ça fait 15 ans que je bosse à m'émanciper de ce truc-là. Et donc cette fameuse bonne élève, pour vous en parler un petit peu plus précisément, c'est un archétype qu'on retrouve chez beaucoup de femmes, dont on parle en psychologie, dont on parle dans le féminisme, dont on parle en philosophie, dont on parle en neurosciences, en psychanalyse, dont on parle un peu partout en fait, et dont on parle même en fait notamment chez les femmes neuroatypiques, dans l'hypersensibilité, la potentialité, un petit peu tout ce genre de choses-là. Donc j'en parle parce que moi j'ai longtemps incarné ce truc-là, quand j'étais plus jeune à l'école, école jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose d'assez grave au milieu du lycée qui fasse que je suis sortie en fait de ce truc-là. J'ai replongé dedans quand même un peu quelques années pendant mes études supérieures jusqu'à ce que ça craque et que finalement autour de 20-22 ans, moi j'ai vraiment envie de commencer à m'extirper de cet archétype-là. Donc c'est un sujet que j'ai beaucoup beaucoup exploré chez moi, que j'ai beaucoup introspecté en fait depuis que je suis très jeune parce que j'en souffrais quand j'étais petite. que j'ai beaucoup introspecté aussi chez moi via des séances de thérapie également ces dernières années, et que j'ai aussi beaucoup exploré grâce à des lectures féministes, grâce à des lectures tout court, grâce à de la psychologie, grâce à des formations. Bref, j'ai exploré pas mal ce sujet-là. Et j'ai envie de vous le transmettre parce que je pense vraiment que c'est quelque chose qui peut être très intéressant et que c'est en fait fondamentalement lié à tout ce que je transmets dans ce podcast-là. En fait, le syndrome de la bonne élève, donc rappelez-vous que moi je vous en parle... De la manière dont je l'ai vécu, je vulgarise et je simplifie les choses, que je ne suis pas une experte en psychologie évidemment, mais que c'est toujours à travers un prisme forcément que je transmets ça. Donc si vous voulez, si je devais moi résumer le truc, c'est que le syndrome de la bonne élève, c'est une manière d'être au monde, un mécanisme en fait, une manière d'être au monde qui repose sur un mécanisme de conformité et d'excellence. C'est comme ça que moi je résume ça. En gros, c'est... L'histoire à la base d'une fille, qui est souvent très intelligente, qui est très sensible, qui est assez rapide, et qui très très tôt, vraiment très tôt, bien avant l'adolescence, comprend qu'en fait, l'amour, la sécurité ou la reconnaissance ne s'obtient que si elle fait les choses bien, très bien, voire même parfaitement. Laissez-moi vous expliquer tout ça, je pense qu'il y en a beaucoup qui vont se reconnaître dedans. Donc c'est en général une fille, plus jeune, qui n'a pas forcément appris à ressentir ou à vouloir pour elle-même, mais qui a plutôt appris à répondre aux attentes, à réussir, à ne pas déranger, à se conformer au cadre. tout en étant dans la notion d'excellence, c'est-à-dire en performant, et en étant dans l'excellence, c'est-à-dire en étant bonne partout, et en devant être parfaite, sinon pas le droit d'exister tout court. Donc j'insiste là-dessus, c'est pas un diagnostic reconnu dans des classifications psychiatriques, rien du tout. C'est un pattern, si vous voulez. C'est comme... C'est un pattern comportemental, c'est un... Un type de comportement, mais pas que comportemental, c'est psychique également. C'est un schéma, si vous voulez, qu'on voit, qui est observé aussi en psychologie clinique, et qui est notamment beaucoup aussi observé chez les femmes neuroatypiques. Je sais qu'il y en a énormément parmi vous qui m'écoutent qui sont concernées par ça. Donc au lieu d'en avoir peur et honte et d'avoir l'impression que c'est un gros mot à chaque fois que je le prononce, je pense qu'il faut aussi que j'assume un peu plus de dire ce genre de choses. Bref, c'est un schéma qui est observé, qui est reconnu en psychologie clinique, qui est observé chez notamment les femmes neuroatypiques, les femmes à haut potentiel cognitif, etc., les personnes hypersensibles. Et c'est souvent des femmes qui ont une très forte adaptabilité sociale, qui ont souvent une hypersensibilité marquée, qui ont souvent aussi une capacité d'autorégulation qui va être élevée. Donc si vous voulez, c'est un mode de fonctionnement qui va être basé sur de la suradaptation précoce, c'est-à-dire que ça commence très très tôt. très très jeune, au moment où la construction identitaire se fait, et que cette construction identitaire, elle se fait justement par conformité aux attentes extérieures, perçues comme étant la condition de notre valeur personnelle. Donc vous allez me dire, oui, en fait, tout le monde se construit de cette manière-là, de manière à être conforme aux attentes extérieures. Oui, c'est vrai, mais il y a une très grosse différence avec la notion d'être conforme aux attentes extérieures comme étant la condition de valeur intrinsèque personnelle. C'est-à-dire que si je ne correspond pas aux attentes extérieures personnelles, je n'ai plus de valeur intrinsèque, je n'ai plus de valeur personnelle. Et on ne parle même pas d'estime de soi, d'être confiance en soi, on est dans la valeur, qu'est-ce que j'accorde ? Je n'ai plus aucune valeur si je ne suis pas conforme aux attentes, si je ne suis pas la bonne élève, si je n'excelle pas, si je ne suis pas parfaite. Il y a vraiment ce truc-là. Donc souvent, c'est vraiment comme ça un peu, si vous voulez, que ça se présente, même si je vous listerais gentiment les symptômes et les syndromes, etc. en fait si vous voulez le syndrome de la bonne élève il est vraiment associé déjà à cette suradaptation précoce c'est aussi pour ça que là je vous parle de profils un peu hypersensibles et de neuroatypiques c'est qu'en fait il y a une capacité une stratégie souvent chez les personnes qui sont très sensibles chez les personnes qui vont être vives d'esprit et encore une fois quand je vous dis tout ça il n'y a aucune volonté de ma part de maltraiter des personnes qui ne seraient pas concernées par ce que je raconte en sous-entendant que du coup elles sont pas vies d'esprit ou quoi que ce soit, d'accord ? C'est juste que je pense que c'est important de mettre des mots sur les choses, et de dire les choses comme elles sont. Donc c'est aussi pour ça que cette suradaptation précoce, on va la retrouver en fait chez les personnes qui sont particulièrement sensibles et qui captent assez facilement, dès l'enfance, les moindres choses, les moindres attentes en fait extérieures, et ça on en reparlera. Mais c'est vraiment, vous savez, ces enfants qui... Donc moi j'étais vraiment comme ça aussi quand j'étais plus jeune, j'en ai beaucoup parlé dans le programme L'Étoile que j'ai fait aussi. qui capte les attentes implicites des adultes, que ce soit les parents, les enseignants, les figures d'autorité quelles qu'elles soient, comme si c'était jamais dit, mais en fait on capte très bien les attentes qu'il y a derrière des petites phrases, des attentes qu'il y a derrière des petits comportements, derrière du non-verbal, derrière des comparaisons, derrière ce qui se situe dans l'énergie, dans l'émotion, etc. Et l'enfant capte en fait ces attentes implicites-là et se dit « je vais m'y conformer » . pour être garantie, d'être aimée, d'avoir de la sécurité et être reconnue. Donc voilà, je ne vais pas vous refaire un cours sur la psychologie, je ne pense pas que ce soit mon rôle, mais en gros, c'est aussi ce qui se passe, et que durant l'enfance, et c'est souvent entre 4 et 8 ans, même si ça c'est les livres et la psychologie clinique qui le dit, mais encore une fois, je ne suis pas experte là-dedans, c'est souvent à ce moment-là qu'on a peut-être entendu de la part de nos parents ou de nos figures d'attachement, ou d'un enseignant valorisé, ou d'une figure d'autorité, en fait, quelque chose du style Merci. Alors, dans notre tête d'enfant, ça donne « t'es digne d'amour et de sécurité que si tu réussis, que lorsque t'es sage, que lorsque tu fais bien » . Ce qui fait qu'en fait, nous, on associe dans notre tête, on fait une association entre la performance, la conformité et la sécurité affective. Et donc, on se dit, et c'est souvent très inconscient, que pour être en sécurité, il faut être performant et conforme, les deux. Donc, le syndrome de la bonne élève, c'est très souvent associé à de la suradaptation précoce. Et c'est aussi ce qu'on retrouve chez ce qu'on appelait à l'époque, quand j'étais petite, les enfants précoces. Et c'est aussi quelque chose qu'on retrouve, le syndrome de la bonne élève, qui est aussi associé au perfectionnisme. Mais pas au perfectionnisme, je suis perfectionniste de temps en temps et j'aime bien que les choses soient parfaites. Je parle de perfectionnisme socialement prescrit, c'est-à-dire la forme de perfectionnisme qui est basée sur l'idée que les autres attendent en permanence de nous l'excellence et qu'on n'a pas le droit à autre chose. Et ce type de perfectionnisme-là, il est profondément lié à de l'anxiété, l'anxiété de la performance, au manque d'estime de soi et à des troubles qui nous mènent au burn-out, clairement. Le syndrome de la bonne élève, il peut aussi être lié au syndrome de l'imposteur parce que ce qu'on retrouve, et il y a plusieurs études aussi qui ont été faites là-dessus, qui sont assez intéressantes, c'est que le syndrome de l'imposteur est plus fréquent chez les femmes et encore plus fréquent chez les femmes et les personnes à haut niveau de réussite scolaire, puisque ça ne fait que... que renforcer l'autosurveillance constante qu'on peut avoir. C'est un peu comme un garde-fou qui nous fait nous dire « J'ai ce syndrome-là, comme ça, ça me permet de jamais me reposer sur mes acquis, jamais me sentir trop en sécurité, comme ça, je suis sûre de toujours bien exceller. » Donc moi, je suis là-dedans depuis presque toujours. C'est un truc que j'essaye de... de déconstruire aussi avec les personnes qui m'accompagnent, etc., d'apprendre à réintégrer que je peux éviter ces garde-fous-là. Voilà, en gros, c'est un peu ça. Parce que pour vous donner un peu un exemple de comment ça se présente chez moi, du coup, syndrome de l'imposteur, pour moi, c'est je ne me crois pas et je ne crois pas en ce que je fais et je ne suis jamais fière de ce que je fais ni de ce que je propose et je trouve que c'est toujours banal et je ne comprends toujours pas ce que vous faites là et je ne comprends pas ce que je peux vous apporter. et je ne comprends pas en fait pourquoi ça marche ce que je vous propose, et je ne comprends pas pourquoi vous écoutez mon podcast. C'est des trucs que je vous dis régulièrement, donc j'ai conscience que je n'y crois pas, mais il y a quand même une petite part de moi qui continue de penser tout ça. Et donc c'est une partie qui est quand même assez jeune, chez moi, qui continue de croire à ça, et je me rends bien compte qu'en fait, le fait de continuer à me sentir comme une impostrice, c'est un moyen pour moi de m'auto-surveiller, et de ne jamais intégrer mes réussites comme étant légitimes. Comme ça, ça me permet de garder une espèce d'angoisse qui me permet de continuer à exceller. Voilà, donc j'ai failli dire complètement con, non, c'est pas complètement con, c'est des stratégies d'enfant, en fait. Donc moi, que j'arrive à déjouer aujourd'hui parce que j'ai conscience de tout ça, mais quand j'en avais pas spécialement conscience, quand j'avais 24 ans, je voyais pas du tout qu'en fait, c'était des gardes fous et que c'était des manières pour moi de toujours exceller et que c'était une manière pour moi de tout le temps m'auto-surveiller, que de ne pas croire en moi, de jamais baisser la garde, ben j'en souffrais, en fait. Donc c'est pour ça que je pense que c'est quelque chose d'assez important, en fait. un sujet dont il faut vraiment parler. Comment ça s'installe, en fait, ce syndrome de la bonne élève ? Déjà, je pense que je ne vais pas vous apprendre que l'école, c'est quand même un espace dans lequel il y a quand même beaucoup la notion de rôle, de genre, qu'il y a beaucoup de qualités qu'on dit comme étant féminines, à savoir la docilité, la rigueur, l'écoute, la conformité, etc. On dit que c'est des qualités féminines. En réalité, c'est lunaire. C'est si... ça devrait pas être des qualités qui sont appelées féminines et cette notion en fait de conformité de docilité, de rigueur etc on a beau se se modeler de cette manière là quand on est à l'école ensuite c'est ces mêmes qualités là qui vont nous pénaliser dans le monde d'adultes c'est ces mêmes qualités là qui vont nous pénaliser dans le monde professionnel parce que le monde professionnel il valorise beaucoup plus l'audace, la prise de parole le leadership, prendre sa place etc et qui sont aujourd'hui des qualités comme encore encore étant perçues comme entre guillemets masculines, donc lunaires également, n'est-ce pas ? Ça n'est pas de qualité masculine du tout, mais c'est pénalisant. En gros, c'est vraiment, on nous apprend à être des petites filles sages, dociles, calmes, rigoureuses, bien conformes quand on est à l'école. Et en fait, on n'est pas du tout préparé au milieu professionnel, puisque le milieu professionnel prône tout le contraire. Et puis même au-delà de ça, moi, c'est là où je veux aussi vous partager mon expérience, c'est que du coup, même la vie tout court. on part pénalisé avec ces qualités-là, avec ce syndrome de la bonne et lèse. En fait, on est pénalisé quand on arrive dans le monde tout court, parce que c'est aussi ce qui fait que, et moi je peux vous partager des anecdotes là-dessus, mais c'est aussi ce qui fait qu'on va avoir peur des figures d'autorité, et que quand on vit une injustice, quand on vit une agression, quand on vit un rabaissement, quand on vit du mansplaining, quand on vit une agression sexuelle, etc., on doute de notre propre légitimité à porter notre voix, on doute de notre légitimité à dire non. notre légitimité à porter plainte, de notre légitimité à nous dire « Attends, en fait, il y a un truc qui est bizarre, là, ça me semble pas OK dans mon corps, mais vu que c'est une figure d'autorité, en vrai, j'ai rien le droit de dire. » Donc, vous voyez, c'est comme ça aussi qu'en fait, on a peur de porter notre voix, on a peur de prendre de notre place, etc., et qu'il y a un truc qui est malsain. Moi, si je vous parle de ça aussi, j'aimerais pouvoir vous lire un extrait d'un livre Merci. que j'ai lu, et je sais que je vous ferai aussi une review sur ce livre sur Instagram, parce que moi c'est un livre qui m'émeut énormément. Le livre dont je voudrais vous parler, c'est un essai qui s'appelle Honte, de Florence Porcel. Donc c'est un livre, vraiment j'en ferai une review sur Instagram, parce que moi c'est un livre qui m'a bouleversée pour plein de raisons, et je me suis rarement autant identifiée à un livre. Donc c'est un essai qui est vraiment très intéressant, et donc j'ai surligné des passages en fait dans ce livre, où elle parle aussi du syndrome de la bonne élève. Et je me suis dit, il faut que je rajoute ces passages-là dans l'épisode que je veux faire justement sur le syndrome de la bonne élève, parce que vous allez voir, en fait, c'est hurlant de vérité. Je vous lis ce qu'elle met. « J'étais sage, discrète à l'excès, polie, bien élevée, studieuse, calme, sérieuse, rigoureuse et responsable. Un archétype sur pattes, une Hermione avant l'heure. J'étais cet enfant que vous avez sûrement détesté, celle pour qui 16 est une mauvaise note, celle pour qui tout semble facile, celle qui est montrée comme un exemple à suivre. » Je ne cherchais pas à être mise parfaite. Si c'était la qualité optimale pour les adultes, c'était le pire défaut pour mes camarades. Mais je mettais toute mon énergie à la rester. Ne plus correspondre à l'image que les adultes se faisaient de moi était impensable, et donc une inépuisable source d'anxiété. Je devais rester à la hauteur, et même me hisser légèrement plus haut encore. Ça c'est un premier passage, et un deuxième passage que je voudrais vous lire, c'est celui-ci. Lorsqu'on sort du contexte scolaire, le syndrome de la bonne élève devient un problème. Ce concept utilisé dans les milieux féministes est par exemple décrit de cette manière. On dit de toi que tu es très rigoureuse, disciplinée, méticuleuse, assidue, une intello ou encore une bosseuse. T'as toujours voulu être la première de la classe. Tu te mets une pression démesurée pour réussir, et même plus pour exceller. T'en fais toujours plus, voire trop, car faire les choses à moitié ne fait pas partie de ton vocabulaire. On peut tout faire. toujours compter sur toi pour boucler un exposé ou une présentation. Tu as besoin de la reconnaissance de tes pères, de tes supérieurs ou de tes professeurs pour te sentir bien dans tes baskets. L'imperfection et l'échec te tétanisent. Tu crains de ne pas être à la hauteur et d'être en conflit. » Et elle continue en disant que, en fait, ça, ça définit à la perfection une part d'elle et que, en fait, ce qui était ça un avantage à l'école, ça devient une malédiction des consorts du système scolaire. Donc je voulais vous lire ces deux passages-là parce qu'en fait, moi, ils m'ont... Ils m'ont attrapé les tripes, un truc de fou, en fait, vraiment. Et ça fait partie de tout ce que je voulais vous dire aujourd'hui dans l'épisode, sauf qu'elle, elle arrive très bien à le résumer en une page, quand moi, je n'arrive pas à faire ce genre de truc. Ce truc-là, en fait, qui est un avantage scolaire, en fait, en réalité, parce que moi, je me retrouvais vraiment dans ce truc-là. C'est ce que j'expliquais, que jusqu'en quatrième, j'avais des 1984 de moyenne générale, que j'étais toujours bonne élève, toujours déléguée, etc. Première de la classe, super. Je me souviens que j'étais aussi toujours un peu dans un entre-deux, où j'étais toujours félicitée par les profs et par mes parents, mais qu'en même temps, il fallait quand même vraiment que je garde l'image de la fille cool. C'est un autre archétype, ça on pourra aussi l'explorer dans un autre podcast. Pour pas être détestée, parce qu'on me traitait tout le temps d'un télo, donc j'essayais quand même de rester pote avec les gens qui me traitaient d'un télo, en faisant comme si ça me touchait pas, en acceptant de me recevoir des boulettes, et puis même en étant pote aussi avec des gens un peu plus badass, etc. Ce qui fait que je me sentais pas du tout mise à l'écart, et que j'en ai pas souffert quand j'étais... En tout cas, pas avec mes camarades, mais je me rappelle aussi de l'angoisse que c'était quand j'avais une note en dessous de 17. Et pourtant, mes parents, je sais très bien avec ma tête que mes parents m'ont toujours valorisé et que si j'avais eu 15, c'était pas la fin du monde. Mais je me rappelle aussi que j'avais une telle honte quand j'avais en dessous de 17, que j'étais tellement stressée, tellement angoissée, que je demandais pendant des jours comment j'allais l'annoncer à mes parents. Et j'étais persuadée au fond de moi qu'un jour, mes parents m'abandonneraient si j'avais une note en dessous de 16. Mais c'est lunaire en plus, mes parents m'ont pas du tout élevée comme ça et... Non, j'avais pensé ça, évidemment. Aujourd'hui, on en rediscute ensemble, on en rigole. Mais c'est le genre de choses qui se construit petit à petit, en fait, avec des petites remarques, des petits trucs, des petites comparaisons, des petites remarques de profs, ce genre de choses-là. Et en fait, si j'avais une note en dessous de 16, c'était une catastrophe pour moi. Enfin, vraiment, c'était une catastrophe. Et je me disais, mais je suis un échec. Je suis un échec. Ce n'est pas possible. Je n'ai plus aucune valeur. et j'étais persuadée que la seule manière pour moi d'avoir de la valeur, c'était justement d'avoir des super bonnes notes. d'être considérée comme un modèle, d'être la déléguée de classe, de ci, de ça. J'en suis vachement sortie au lycée, justement parce qu'il s'est passé des trucs qui ont été vraiment douloureux, notamment avec du porn revenge, des agressions sexuelles et ce genre de choses-là, qui font que de toute façon, ça n'a plus du tout été ma priorité. Et quelque part, je me dis, c'est aussi là où peut-être que ça a été un mal pour un bien, mais encore une fois, je prends vraiment des pincettes en disant ça. Ça m'a vraiment aidée à sortir la tête de ce truc-là et me rendre compte qu'en fait... qu'en fait, non, c'était pas être modèle, c'était pas ça qui faisait que j'allais être plus aimée, puisque j'étais quand même touchable, c'est-à-dire qu'il m'arrivait quand même des trucs, et qu'en final, c'était pas lié à mes notes, que je perdais des gens autour de moi, enfin bref, il y a eu plein de choses. Donc au lycée, j'en suis un petit peu sortie, et tout doucement aussi pendant mes études supérieures, vraiment tout doucement. Mais il est quand même resté, en fait, il est quand même vraiment resté chez moi, plein de parts. du syndrome de la bonne élève encore aujourd'hui. Il est resté plein de parts, notamment la peur des figures d'autorité. Et encore aujourd'hui, j'ai 33 ans et j'apprends, grâce à mon conjoint, à mes potes, etc., à ne plus me plier d'office face à des figures d'autorité. C'est un truc de fou, c'est vraiment un truc de fou. Et c'est un truc qui m'a très longtemps tétanisé, les figures d'autorité. Et que ce soit en face, par mail, la police, les impôts... des gens qui ont une blouse blanche, des médecins, etc. Alors qu'en fait, des injustices, comme beaucoup de femmes, j'en ai vécu aussi face à des figures d'autorité. Mais je n'osais absolument pas les verbaliser. Je restais dans ce truc-là du syndrome de la bonne élève. Juste pour revenir à nos moutons, comment ça s'installe, il y a l'école qui valorise ce truc-là. Il y a aussi le fait que les élèves modèlent, surtout quand c'est des femmes, on revient un peu sur cette notion d'intelligence chez les femmes, les filles brillantes dans le système éducatif. Elles sont formatées, entre guillemets, à plaire, à ne pas déranger, à exceller dans un cadre, mais on n'est jamais encouragé à transgresser le cadre, ni à affirmer un désir personnel de pouvoir ou d'autorité, par exemple. Et pour vous donner un exemple, par exemple, moi je n'ai jamais été punie à l'école, je n'ai jamais eu de mauvaise note, je n'ai jamais été punie, je n'ai jamais eu d'heure de colle, je n'ai jamais fugué, je n'ai jamais fait tout ça. Et je me dis, c'est con, parce qu'en plus, moi je sais que mes frères et sœurs, ils l'ont fait pourtant. Et puis mes potes aussi. Et puis en fait, ils ont toujours leurs parents, puis ils sont toujours aimés, puis ils ont une vie super, ils n'ont pas raté leur vie, puis... Et voilà. Mais moi, c'était genre le truc qui était vraiment impossible. Donc il y a vraiment cette peur de l'autorité plus, une énorme difficulté à désobéir. Et il y a aussi un truc dont je voudrais vous parler qui est vachement lié en fait à la notion de l'échec, c'est le sentiment presque de mort lié à l'échec. Je me rappelle que... Donc moi, j'étais très tête en l'air quand j'étais petite. Quand j'étais vraiment petite, en école primaire, il m'arrivait de partir sans mon cartable, avec les mauvais carnets dans mon... des mauvais cahiers dans mon cartable, il m'arrivait même de partir sans mes chaussures. J'étais vraiment très très très tête en l'air, et c'est le genre de choses qui a continué jusqu'à assez tard en fait. Et il m'arrivait même, par exemple, d'oublier que j'avais des devoirs à faire, et d'oublier même d'ouvrir mon agenda pour le lendemain, et de me rendre compte que je n'avais pas fait les devoirs pour le jour même, ou d'avoir oublié mon DM à la maison, alors que je devais le rendre le jour même, ce genre de trucs-là. Et en fait, j'avais l'impression de mourir, littéralement, j'avais l'impression de mourir. Parce que j'avais l'impression que personne ne me viendrait en aide, que personne ne serait de mon côté, que c'était moi la pire imposture, que c'était moi l'échec. En fait, l'échec. Et il y a une vraie... Enfin, j'abuse pas quand je vous dis le sentiment de mort lié à l'échec. C'est souvent quelque chose que les femmes qui ont ce syndrome de la bonne élève ressentent. L'échec leur est impossible, mais pas impossible dans le sens... Elles ne peuvent jamais avoir d'échec, c'est qu'elles n'ont pas le droit. En fait, c'est comme s'il n'y avait pas le droit. à l'échec dans rien du tout. Donc ça crée une angoisse latente qui est énorme. Ça crée vraiment une... Quand on vit l'échec en question, c'est vraiment extrêmement douloureux. Même pour le système nerveux, c'est même des micro-échecs. Ça crée aussi beaucoup de honte de l'erreur. Donc voilà, la honte, bon, c'est pas nouveau. J'ai fait plein d'épisodes là-dessus. J'en referai aussi. Vous savez que c'est un truc qui est très, très, très, très, très présent chez moi et que c'est pour ça aussi que je me... je me dépasse beaucoup et que je me mets dans plein de situations un peu inconfortables pour justement dépasser cette honte-là, la réapprivoiser, etc. Mais il y a vraiment beaucoup de honte, en fait, la honte dès qu'on ne colle pas à cet archétype de la bonne élève. Et puis, vraiment, je réinsiste sur ce truc, il y a la peur des figures d'autorité, mais il y a aussi l'incapacité à nommer des injustices, l'incapacité à se rebeller même quand on est accusé à tort, l'incapacité à assumer nos opinions, etc. Parce que peur de... peur d'être cuit dans l'œuf, en fait, cuit sur place. Il y a vraiment ce truc d'être cuit, en fait. C'est mourir de honte, cuit, voilà, abandonné. Même pas qu'abandonné, vraiment cuit, en fait, humilié. Il y a plein de trucs, en fait, qui se jouent. Voilà. Maintenant, comment ça s'installe, c'est aussi ce que je vous disais, c'est que ça vient souvent d'une hyperperception des attentes des autres, d'enfants qui captent tout, qui captent les non-dits, les regards, ce que les autres veulent et attendent d'elles. ce qu'il faudrait faire pour qu'on nous trouve parfaites, pour qu'on nous trouve agréables, pour qu'on nous trouve sérieuses, pour qu'on nous trouve fiables. Il y a évidemment tout le système patriarcal qui fait ça, qui nous montre de plein de manières possibles, que ce soit dans nos cahiers d'école, dans l'histoire qui a été écrite, dans notre éducation, dans la rue, dans les publicités, etc. Ce qu'on attend d'une fille, clairement, qui fait que, et ça Florence Porcel en parle très bien dans son livre, qui fait que beaucoup de femmes ont juste honte d'être une fille et elles ne comprennent pas pourquoi. Mais c'est comme si on essaie avec un truc déjà qu'on doit racheter. On est avec le fait de devoir racheter déjà qu'on est une femme. C'est quand même un truc de fou. Il y a aussi le fait qu'il y a une inversion du désir qui se passe, c'est que quand on est dans ce syndrome de la bonne élève, à force de tout le temps répondre à l'extérieur, aux attentes des autres, on oublie comment on doit répondre à l'intérieur. C'est-à-dire, en fait, ce qu'on veut, nous, ça devient complètement flou, puisque ce n'est pas dans ce sens-là qu'on fonctionne. On va fonctionner plutôt selon une logique de qu'est-ce qu'il faudrait faire. Et d'ailleurs, si vous écoutez mes épisodes de podcast, vous remarquez que j'utilise encore énormément le « il faut » , « il faudrait » , « je devrais » . C'est encore quelque chose que je travaille, évidemment, mais c'est encore quelque chose qui est là. Il y a aussi évidemment, comme je vous disais tout à l'heure, la notion de fusion entre la performance et la valeur intrinsèque personnelle. En gros, c'est je vaux quelque chose parce que je réussis. Et si je ralentis, si j'échoue, si je fais différemment, ou si je réussis moins ou que je ne suis pas la meilleure, je n'ai plus de socle identitaire, je ne sais pas qui je suis. Je vous en parlais dans un des épisodes de podcast il y a quelques mois de ça, où je vous parlais de la danse et je vous disais, si je n'arrive pas à faire une chorégraphie, alors que je suis débutante, si je n'arrive pas à faire une chorégraphie, j'ai peur que toutes les copines que j'ai à la danse ne veuillent plus me parler parce qu'elles vont me trouver inutile. Donc ça, c'est une part irrationnelle de moi qui est très jeune, c'est une part de ce truc un peu enfant qui ressort. Moi, avec ma tête d'aujourd'hui, je sais très bien que ce n'est pas le cas, je vois le truc, je prends de la distance, hop hop hop, je gère, métacognition, bref, tout le tintouin. Mais je vois ces trucs-là se passer chez moi, je vois mes processus, je vois mes blessures remonter, mes trucs, et c'est fou. Ce syndrome de la bonne élève, il remonte régulièrement. Il y a aussi forcément de l'autocontrôle permanent, qui fait qu'on construit ce syndrome un peu de la bonne élève. C'est comme je vous expliquais au début, que pour nous maintenir dans une sécurité affective, on va développer une forme d'hypervigilance permanente, qui fait qu'on va être tout le temps en train d'observer les attentes des autres, les règles implicites, le cadre, être sûr de l'avoir bien compris, tous les codes à adopter. On s'auto-surveille, on met en place des gardes-fous, comme je vous expliquais. On surveille aussi notre langage, notre attitude, notre apparence. On anticipe beaucoup de choses. Et on peut avoir aussi très rarement accès du coup au lâcher prise, à l'instinct brut, à la désobéissance, au côté un peu joyeux, léger et enfantin. Moi je me rappelle que ce qu'on me disait tout le temps quand j'étais jeune c'était « mais qu'est-ce qu'elle est mature, mais elle est tellement mature pour son âge, mais elle est vraiment mature, mais qu'est-ce qu'elle est mature, mais tu m'étonnes, j'ai jamais eu l'impression d'être une enfant. » J'ai l'impression de n'avoir jamais été une gamine insouciante. Ou alors je ne me souviens pas. C'est un truc de fou en fait quand on y pense. Voilà, et donc en fait, cette stratégie de contrôle-là, c'est un système de perfectionnisme, en fait, qui devient notre pilier identitaire. Ce qui se passe aussi, c'est qu'il peut y avoir la notion de répression de la colère chez certaines personnes, répression du désir aussi. En gros, on veut être aimé, mais on ne veut pas être dérangeante, on ravale ce qui nous agace, ce qui nous met en colère, on n'ose pas demander plus, on n'ose pas vouloir plus, on saute le limite, on se diminue beaucoup. Donc ça, c'est encore une fois un peu... J'allais vous dire l'histoire de ma life, que je travaille encore une fois depuis des années, et mon métier m'aide beaucoup à travailler ça, et les personnes qui m'accompagnent aussi, et toute l'introspection que je fais, le voyage que je fais me m'aide ça, mais c'est l'histoire de ma life de me dire d'arrêter de me diminuer, d'arrêter de me diminuer, pour mettre à l'aise tout le monde. C'est vraiment, même si on dirait pas de l'extérieur, ça reste quand même mon plus gros truc. C'est, voilà, pour les gens qui connaissent en astro, ma blessure originale, elle est en lion ! Je ne sais pas s'il y a des gens qui connaissent l'astro. Bref, je vous dis ça comme ça. Donc, c'est vraiment intéressant, en fait, avec un regard d'adulte, en fait, de parler de ça. Et il y a une inhibition aussi du désir personnel qui est que c'est comme si le moi profond, donc ce que je veux, ce que je vaux, ce que je sens, ce qui me fait envie, mes désirs profonds, mes valeurs profondes, etc., c'est comme si ça s'était mis de côté pour tout le temps maintenir la cohérence du moi social. Donc ça, c'est ce dont je parle régulièrement. le personnage extérieur, ce qu'on va attendre de moi, ce qui est valorisé, etc. Et à long terme, de rester comme ça et de se construire comme ça jusqu'à l'âge adulte, ça peut aussi créer une espèce de déconnexion à nos valeurs, à notre désir propre, à notre plaisir, à notre spontanéité, à notre authenticité. Donc toutes ces choses-là, c'est aussi des choses dont on parle dans le programme solaire que j'avais sorti l'an dernier. Le programme solaire, c'était vraiment le programme pour sortir du syndrome de la bonne élève. Quand je l'ai créé, c'était vraiment ce truc-là. Parce que... Moi, aujourd'hui, je ne suis plus du tout dans ce truc de ravaler ma colère. Vous le sentez bien, je pense, à travers les épisodes. Pareil pour l'agacement. Et je continue sans cesse à travailler ce truc, de retrouver, d'assumer cette puissance personnelle, etc. Mais je sais qu'il y a aussi beaucoup de femmes qui sont encore bloquées dans ce truc-là, qui sont dans un petit carcan tout étroit et dans lesquels elles ont du mal à respirer. Et autre chose aussi, forcément, qui contribue à installer ce syndrome de la bonne élève, c'est la honte. C'est la honte, tout simplement. Parce que la honte, ça immobilise, invisibilise. Et la honte, ça cuit. Ça cuit dans l'œuf, en fait. La honte, ça nous cuit sur place. Surtout quand on a honte et qu'on ne sait pas pourquoi on a honte et qu'on a honte sans avoir fauté et qu'en fait, on a honte, notamment, de choses qu'on ne comprend pas forcément. Le seul moyen qu'on a parfois de racheter la honte et de ne pas avoir honte, c'est justement de se conformer à ce syndrome de la bonne élève. Pour faire une petite parenthèse là-dessus, sur... Ce syndrome de la bonne élève, ce syndrome de la bonne élève, en fait, c'est une intériorisation des attentes patriarcales, très clairement. C'est une autodiscipline de nos corps, de nos esprits. C'est le fruit d'un système où, en fait, en tant que femme, on va être reconnue parce qu'on obéit et parce qu'on est validée à l'extérieur. Donc c'est un modèle qu'on nous apprend d'un féminin qui est soi-disant acceptable, qui est validé, qui n'a pas le droit d'exister en tant que... que figure de pouvoir, qui n'a pas le droit d'exister en tant que sujet souverain, qui doit être respectable, qui doit être exemplaire, qui doit être honorable, qui doit être irréprochable, qui doit aussi parfois se couper de sa colère, de sa désobéissance, de sa voix singulière, etc. Je vous invite à lire le livre « Une chambre à soi » de Virginia Woolf. C'est un super beau livre que j'ai lu il y a quelques années, que j'ai relu il y a quelques mois. Dans ce livre-là, la bonne élève, ça peut être un peu l'équivalent du personnage de la femme angélique du foyer, bien éduquée, brillante, mais qui est enfermée dans des cadres mentaux qui l'empêchent de vivre, de s'exprimer et de créer librement. Voilà, donc ce livre-là, je vous invite à le lire, il est très chouette et il parle exactement de tout ce qu'on est en train de dire depuis le début. Voilà, donc ça, c'est la petite parenthèse. Autre petite parenthèse juste en termes de stress, moi je me souviens que j'étais déjà très très angoissée. à cause de tout ça en fait, de tout ce que j'avais intériorisé quand j'étais petite, je me ronge les ongles depuis, pas que j'ai des dents mais presque, en tout cas depuis que j'ai mes dents, pas de lait, depuis que j'ai mes dents définitives, donc je pense depuis 8 ans, ça fait quelques années que j'ai arrêté seulement, mais j'avais beaucoup d'angoisse et beaucoup de stress aussi, c'est pas juste du stress, c'est des anxiétés, en fait si vous voulez c'est toutes les expositions à des injonctions chroniques de réussite et d'adaptation qui vont développer... en permanence une hyperactivité du système qui va nous mettre dans des états de fatigue chronique, dans de l'anxiété, dans de la dérégulation émotionnelle. Ce qui fait que souvent, les femmes qui ont excellé dans un domaine, les femmes qui sont dans ce truc de la bonne élève, souvent, elles vont s'effondrer après des années de contrôle. Et c'est là qu'en fait il peut y avoir des burn-out, il peut y avoir des crashs complets, il peut y avoir des états de fatigue qui durent pendant des mois, il peut y avoir des pétages de plomb. Ça se crash en fait, c'est impossible de tenir comme ça sur du long terme. D'ailleurs, D'un point de vue simplement corporel, le corps de la bonne élève, c'est souvent un corps qui va être un peu en apnée, tendu, en autocontrôle, sous contrôle clairement. Et il y a un vrai prix sensoriel, vital, sexuel, etc. Donc si je vais un peu vous décrire comment est-ce qu'elle agit et comment ça se présente, peut-être que vous pourriez voir si ça vous concerne ou pas. Encore une fois, rappelez-vous qu'il y a forcément un effet Barnum quand on parle de ces choses-là. Et l'effet Barnum, il consiste en fait... à aborder des trucs un peu vagues qui fait qu'on va très vite se reconnaître dedans. Donc moi, j'ai essayé de ne pas mettre de trucs trop vagues. J'ai essayé de mettre des choses qui font appel à mon expérience. Voilà. Et puis vous voyez si ça résonne ou pas dans tous les cas. En gros, la bonne élève, elle va exceller dans tous les contextes qui vont être structurés. Donc à l'école, les formations, etc. Là où il y a des cadres, là où il y a des règles. Elle va être dans une recherche systématique d'approbation des figures d'autorité. Moi, je lève la main, clairement, je suis complètement là-dedans. souvent il y a ce truc là, moi c'est un truc que j'y fais beaucoup quand j'étais jeune, elle ose pas poser de questions parce qu'elle pense qu'elle devrait déjà savoir et du coup quand elle sait pas elle fait semblant de savoir parce qu'elle pense que c'est pas normal qu'elle sache pas et donc elle a honte de pas déjà savoir donc elle préfère même pas poser de questions la bonne élève elle va terminer tout ce qu'elle va commencer même si c'est quelque chose qui est pas juste pour elle donc il y a toujours le souci du travail bien fait entre guillemets mais au delà de ça c'est en fait faut terminer faut toujours aller au bout des choses donc moi je trouve que ça m'a vraiment avantagé sur plein de trucs dans ma vie mais j'ai dû à réapprendre à aussi lâcher des dossiers qui n'étaient plus du tout justes pour moi plutôt que de me dire non non mais il faut que j'aille au bout sinon c'est un échec voilà, elle s'adapte à tout très vite, très bien, sans jamais poser de limites malheureusement, elle se sur-responsabilise donc dans les projets, les équipes, les relations etc, il y a une sur-responsabilité quitte à ce que ce soit même pas du tout équitable et pas juste et qu'elle prenne beaucoup plus que les autres parce qu'elle estime que c'est la seule place qu'elle doit avoir, c'est impossible pour elle d'être vue comme étant ingrate flemmarde, en colère. ou difficile. Et elle négocie pas, elle demande jamais plus que ce qu'on lui donne, elle estime qu'il faut qu'elle se satisfasse de ce qu'on lui donne seulement, et par contre, à contrario, elle va surtravailler, se surjustifier, s'épuiser à faire parfaitement que ce qui est demandé. Moi, je me rappelle encore que quand j'avais des DM, je revenais avec des DM où pour un même résultat, j'avais fourni dix fois plus de travail et j'avais rajouté des trucs et des machins alors qu'on m'avait jamais demandé ça, mais je m'étais dit, si je peux, pourquoi je le ferais pas ? Voilà. elle va se juger dès qu'elle rate, elle va se cacher dès qu'elle brille, elle va culpabiliser dès qu'elle déçoit. Il y a un vrai surinvestissement intellectuel, donc ça va créer du blocage par exemple dès qu'il y a une absence de cadre, donc une incapacité à faire les choses sans consigne, à être complètement perdue s'il n'y a pas de consigne. C'est un truc que j'ai aussi beaucoup vu chez des clientes et que j'ai vu aussi beaucoup chez moi. Il y a un besoin presque compulsif de reconnaissance implicite, donc avoir des feedbacks, ce que l'autre a à dire, être sûr que. On répète encore le feedback à propos de nous pour être sûr que on est bien en sécurité émotionnelle et vous êtes sûr que ça vous a plu et vous êtes sûr que j'ai bien fait et que c'était aux attendus. Il y a vraiment ce truc-là. Il peut y avoir aussi de l'ennui et de la fatigue existentielle malgré une vie extérieure qui paraît réussie, clairement. Il peut y avoir aussi de la rigidité, donc une incapacité à être dans l'approximation, dans l'erreur et dans l'égoïsme. Voilà, ça c'est encore moi aujourd'hui. Et il peut y avoir aussi une inhibition du plaisir par le corps, donc une incapacité à se laisser... aller, une incapacité à jouir, une incapacité à être dans ce truc un peu imparfait, joyeux, on s'en fout, on est juste dans le plaisir, et puis dans le fun, et on voit ce que c'est. Et moi je sais que j'étais longtemps là-dedans, où je me disais mais en fait, faire pour le fun, je peux pas, j'ai besoin d'avoir un cadre, un objectif, un truc à réussir parce que sinon, pourquoi ? Je sais pas, ça me met mal à l'aise, j'ai l'impression que ce n'est pas ce qu'on attend de moi. Donc voilà, il y a vraiment ce surinvestissement intellectuel. Après, il y a quand même des signes aussi émotionnels qui sont forcément l'anxiété chronique liée à la peur de mal faire ou à la peur d'être jugée. La culpabilité dès qu'on dit non, dès qu'on ralentit, dès qu'on prend soin de soi, dès qu'on pense à soi d'abord. Le sentiment d'être une imposture constante malgré des réussites visibles. Donc moi, je suis encore un peu là-dedans, clairement. Ça ne m'empêche pas de réussir, ça ne m'empêche pas de kiffer. Aujourd'hui, j'ai fait en sorte que ça ne m'empêche plus de réussir et de kiffer, mais j'ai quand même ce sentiment régulièrement. La honte, si jamais on échoue, mais quand je vous parle de honte, c'est pas juste « oh, je suis gênée » , c'est la honte qui nous crame presque au point qu'on a l'impression qu'on va mourir. Pareil si on déçoit, déception est extrêmement difficile, et pareil si on n'est pas exemplaire. Il peut y avoir aussi de la frustration chez certaines personnes, du style « je donne tout » , mais personne ne voit vraiment, en fait, le sentiment d'être un peu invisible. On peut avoir aussi une pensée qui est assez rigide, de « il faut bien faire » , « il faut être logique » , « il faut être poli » . Il y a la notion d'hypervigilance, comme je vous disais, donc de tout anticiper. de scanner les attentes des autres, de vouloir tout contrôler, t'es un peu contrôle freak du coup. Il y a la difficulté aussi à connaître et à reconnaître nos propres désirs, avoir tendance à penser plus par devoir que par envie, et la confusion entre la valeur personnelle et les niveaux de performance. Moi ces trucs-là je les ai plus du tout, mais c'est des choses que je peux avoir dans des discussions que j'ai avec vous qui sont très intéressantes et qui sont présentes chez vraiment beaucoup de femmes. C'est aussi pour ça que j'en parle, c'est que vous n'êtes pas seules. il y a aussi des ressentis corporels quand on est dans ce syndrome de la bonne élève c'est des tensions chroniques que ce soit les cervicales, les épaules, le dos, la mâchoire une difficulté à lâcher prise à ressentir du plaisir sans culpabiliser une grosse difficulté à recevoir si on n'est pas utile ou qu'on n'a pas donné une fatigue mentale qui fait qu'il y a un peu d'agitation et rarement de l'abandon sensoriel voilà C'est pour ça que moi j'essaie toujours de proposer beaucoup de choses très sensorielles, justement parce que je pense que c'est vraiment quelque chose, on peut passer par le corps plutôt que de passer par l'intellect souvent, quand on a besoin de renouer avec quelque chose de plus authentique pour soi. Si je devais vous donner des exemples un peu concrets, qui peuvent se trouver chez plein de gens, ça peut être par exemple d'accepter une mission qui va être mal payée, juste parce qu'on a peur de dire non à un client qu'on respecte pourtant. Ça peut être de rester dans un poste où on s'ennuie. mais juste parce qu'en fait on y réussit. Ça peut être d'attendre qu'on nous autorise à augmenter les tarifs. Ça peut être de suivre toutes les règles bien d'un programme sans écouter ce qui ne nous convient pas. Ça peut être de s'excuser systématiquement de déranger quand on prend la parole, d'avoir du mal par exemple à écrire ou à parler ou à s'exprimer sans avoir une note en retour, une validation en retour ou un feedback. Ça peut être aussi de tout faire pour être irréprochable et de jamais se sentir à la hauteur, de ne pas oser décevoir quelqu'un. même quand on... on sent et on sait qu'on devrait dire non, d'être paralysé quand il n'y a pas de cadre clair. D'improviser, c'est difficile. De choisir sans des consignes, ça te met mal à l'aise aussi. De souvent demander aux autres, par exemple, c'est bien, ça te va comme ça, je peux faire ça. Qu'est-ce que t'en penses de ce que j'ai écrit ? Qu'est-ce que t'en penses ? Moi, je suis encore là-dedans. Voilà, d'avoir du mal parfois à affirmer notre autorité, nos non négociables aussi, notre intuition, sauf si on peut les argumenter rationnellement. Je pense qu'avec ça, vous comprenez aussi pourquoi je fais ce métier et pourquoi tous ces programmes, je vous les propose, que ce soit sur l'intuition, sur la sensualité. sur l'affirmation de soi. Bientôt, il y aura un atelier pour apprendre à porter sa voix, sur la sensibilité et la créativité. Oui, en fait, c'est toujours des trucs pour s'émanciper de ce carcan ultra fermé, appris et non pas inné. Si je vous donnais des exemples de ce que ça donne, le syndrome de la bonne élève chez moi, d'accord ? C'est, par exemple, quand je lance un programme, à la base, je me dis toujours, il faut que ce soit un petit programme parce que je sais que je veux mettre des petits prix, je veux que ce soit des petits programmes. Et à chaque fois, je fais le triple de contenu pour être sûre que ce soit à la hauteur. quitte à m'épuiser, à pas être dans les temps, et en tout cas à pas avoir de repos comme je l'avais prévu, à en faire dix fois plus, à bosser la nuit, et sans jamais m'autoriser à me dire non non mais ce sera jamais assez. En fait c'est juste, je veux pas vous décevoir. Et je sais qu'il y a un truc qui coule là-dedans, et il y a un truc qui est moins cool, voilà. Il y a aussi que par exemple je peux ressentir de la honte ou de la culpabilité quand j'ai pas d'idée. Comme si, moi, ma valeur, elle dépendait aussi de ma productivité mentale. Donc ça, c'est aussi quelque chose que je vis régulièrement. Je peux avoir aussi du mal à demander quelque chose sans une justification rationnelle, genre même demander de l'aide. J'ai tendance à pas mal corriger mon langage en direct pour être sûre d'être claire, comprise, rigoureuse et pertinente. Le mot pertinent, c'est quelque chose que je valorise beaucoup, même dans des échanges qui sont informels. Et j'ai aussi une difficulté à me dire que c'est pas parce que je suis excellente qu'on m'aime. Enfin, je vais la refaire dans l'autre sens. J'ai aussi une difficulté à me dire que même si je ne suis pas excellente dans un truc, on va m'aimer quand même. Voilà, c'est plutôt ça. Bon, tout ça, vous l'avez compris, donc ça, c'est la femme qui souffre de ce... Enfin, qui souffre, qui a ce truc, en fait, ce syndrome de la bonne élève. Ça coûte une énergie vitale à plat, constamment ponctionnée par le besoin de faire bien, un rapport faussé, complètement faussé à la liberté, une colère qui est à l'intérieur, il y a de la fatigue, il y a de la désillusion, il y a de l'autocensure également. Il y a le fait qu'on n'assume absolument pas notre puissance, on n'est pas du tout branché sur notre autorité naturelle, et on prend des décisions par logique, pas par désir, on n'assume pas nos intuitions, notre sensibilité. On souffre, en fait, on est en décalage, en fait, quand on est dans ce truc-là. Enfin, j'essaie de me rappeler de comment j'étais il y a quelques années, et je sens que j'étais dans un truc de décalage, en fait. Donc, si je devais vous dire comment est-ce qu'on en sort, en tout cas, moi, ce que j'ai fait, et je sais bien qu'il n'y a pas que ces moyens-là, en fait, je pense que chacun va trouver... moyen de le faire, mais dans mon expérience comment j'en suis presque sortie, c'est juste que ça refait des petits pop-up par moment. Déjà, je crois qu'il faut réhabiliter la notion de désir, réhabiliter la notion de plaisir, réhabiliter la notion de sensorialité, de sensualité, et réhabiliter plus que tout la notion de puissance personnelle, d'avoir le droit. En fait, c'est réhabiliter notre rapport au pouvoir, parce qu'en tant que femme, c'est toujours soit intelligente, mais surtout n'ai jamais de pouvoir, donc c'est réhabiliter ce truc-là. Apprendre aussi à décorréler la notion de performance avec la valeur. Moi, la performance, c'est quelque chose que je valorise beaucoup et je ne compte pas faire autrement. Mais j'ai appris à décorréler la performance que j'ai de ma valeur intrinsèque personnelle. Je sais que j'ai la même valeur, que je sois performante ou pas. Maintenant, je sais aussi mesurer ce que ça m'apporte d'être performante ou pas dans ma vie. Et donc, je choisis très souvent la performance. Mais si demain, je ne suis pas performante dans quelque chose, C'est difficile pendant 24 heures, mais au bout de 24 heures, ça va beaucoup mieux. Je sais que ma valeur intrinsèque personnelle n'en est pas entachée. Apprendre à se connaître aussi, hyper important. Apprendre à s'affirmer, donc ça c'est aussi toutes les choses dont on parle dans le programme solaire. C'est vraiment apprendre à affirmer ses valeurs, son alignement, se débarrasser de tout ce qui est inauthentique, se réconcilier avec toutes les parts de soi, tous nos archétypes, etc. S'éduquer aussi, mine de rien, sur les injonctions patriarcales qu'on se trimballe clairement et de ce qui est attendu d'une femme. qu'on se soit intéressé au féminisme ou pas. Si vous voulez vraiment sortir de ce truc de l'élève modèle, c'est vraiment important de s'éduquer sur ces injonctions patriarcales qui sont sur les épaules des femmes, vraiment. Et apprendre à désobéir à celles-ci. Parce qu'en fait, il le faut, juste, tout simplement. Apprendre à désobéir à ces injonctions-là, si on veut être heureuse. Apprendre à porter sa voix, apprendre à assumer sa voix, à s'exprimer. Je suis en train de travailler sur un atelier que je sortirai au mois de juillet, début juillet je pense, qui s'appelle Cris du cœur. Je pense que le mot en dit très très long. En fait, ça fait des mois que je vous dis qu'en fait, j'ai envie de faire un atelier pour les femmes, pour qu'elles osent porter leur voix. Aujourd'hui, porter sa voix, libérer sa voix et porter sa voix, ça fait bouger beaucoup de choses. Pas assez vite, mais ça fait quand même bouger beaucoup de choses. On l'a vu avec le MeToo, on le voit plein de trucs, même sur les réseaux sociaux. Et donc, j'ai envie de pouvoir essayer de mettre à votre service des compétences qui puissent aider les femmes à porter leur voix. une voix qui soit juste, une voix qui soit alignée, qui vienne des tripes, en faisant aussi face à ce qui peut être difficile quand on porte sa voix, justement, à ne pas se laisser bouffer par la peur des critiques, ce genre de choses-là. Donc bref, je bosse sur l'atelier Cris du cœur, ça sortira début juillet, mais je vous en reparlerai sur Instagram et par mail aussi, et en podcast si vous voulez, mais du coup, essayez de bien suivre par newsletter ce que je vous propose, parce que je m'exprime beaucoup plus en newsletter maintenant que sur Instagram. Autre chose aussi que moi j'ai fait, c'est d'apprendre à vraiment être hyper en lien avec ma sensation corporelle, avec ma sensibilité. délier le corps, faire du sport, bouger, mais surtout être en symbiose avec cette notion de sensualité, être présente dans le corps tout le temps. Et enfin, le dernier point, et je crois que c'est le point le plus important, c'est d'apprendre à instaurer une autorité radicale. L'autorité radicale, c'est l'autorité intérieure, authentique, assumée, alignée, qui fait fi de ces injonctions-là. C'est cette autorité intérieure qui nous valide, nous. qui nous donne cette sensation de légitimité, qui fait que c'est aligné, qui fait qu'on assume, qui fait qu'on porte, qui fait que l'alignement, c'est primordial pour soi, qu'il n'y a pas d'autre manière de vivre. C'est vraiment ça. Et c'est une autorité qui est radicale. Et l'autorité radicale, donc moi, je pense que ça fait 15 ans que je bosse dessus. Et si jamais un jour, vous avez envie que je propose un atelier là-dessus, je serais ravie de vous transmettre des choses. Je serais ravie de faire quelque chose là-dessus sur la notion d'autorité radicale, parce que je pense que c'est... Un des meilleurs moyens de se sortir de ce syndrome de la bonne élève, un des meilleurs moyens de se sortir des carcans un peu inauthentiques dans lesquels on étouffe, un des meilleurs moyens de porter sa voix, un des meilleurs moyens de s'assumer, un des meilleurs moyens aussi d'être en lumière et de pouvoir aider des gens. Voilà, je pense que c'est quelque chose qui est très important. Donc si jamais ça vous parle, je ne suis pas du tout en train de bosser dessus, mais j'ai plein de trucs à raconter là-dessus, donc si vous avez envie qu'un jour je fasse un atelier là-dessus, je le ferai. Voilà, avec plaisir, mais n'hésitez pas à me dire. Donc voilà, en gros, ces clés-là, je sais que ce ne sont pas des clés concrètes, sauf que je ne veux pas vous donner de choses qui soient prémâchées, biaisées, des solutions toutes faites. Je veux profondément sortir de ce def perso premier degré dans lequel je ne me reconnais plus, que je n'aime pas, qui ne fait que contribuer à de l'assistanat intellectuel. Je ne veux pas, en fait. Et je sais que c'est ce qui est demandé par énormément de gens encore, des solutions toutes faites, faciles, qu'on applique. Oui, mais concrètement, comment on fait ? Ça ne marche pas comme ça. C'est beaucoup plus nuancé que ça. Il y a beaucoup d'introspection, de connaissances de soi, de réflexion à avoir, penser la vie, un petit peu toutes ces choses-là. Donc, je peux donner des clés concrètes quand il y a des choses très concrètes à faire, du style, comment est-ce qu'on fait pour éveiller sa sensualité ? Il y a des petits trucs très concrets à faire. Là, en l'occurrence, je... J'ai plus envie d'ouvrir la voie. Moi, ce que je veux, c'est juste que mes mots, déjà, ils résonnent à l'intérieur de vous. Et je referai peut-être un épisode, d'ailleurs, sur la notion d'assistanat. Je ne veux pas ça. Je veux que vous trouviez vous-même votre chemin et que vous cherchiez, en fait, à l'intérieur de vous. C'est ça, en fait. L'autorité radicale, c'est à vous de trouver. C'est rechercher à l'intérieur de vous, retrouver en vous, etc. Voilà. Je sais pas si ça vous a parlé cet épisode, mais en tout cas je l'espère. Donc si ça vous a parlé, je vous ai donné un peu les axes de travail à faire à la fin. J'espère juste déjà que m'entendre, ça vous aura fait peut-être du bien, et de savoir que c'est pas du tout un truc qui est absolu, et qu'on est bloqué dedans toute notre vie, pas du tout. Moi je suis plus du tout bloqué. Des fois ça remonte par petits moments, dans mes moments de vulnérabilité, et c'est pas grave, puisqu'on les voit. Voilà, il y a énormément de femmes aussi qui sont là-dedans, donc vous n'êtes pas seules. C'est génial d'en sortir. C'est pas facile d'en sortir du jour au lendemain. Ça se fait pas juste avec une décision. C'est un travail de longue haleine. Ça demande aussi de déconstruire pas mal de choses. Et c'est un chemin qui est très chouette et qui est pas obligatoirement sérieux, fastidieux. Ça peut être aussi fait de manière douce. Prendre son temps, petit à petit, bosser sur les axes qui vous appellent en premier. Tout simplement. Voilà, je vous embrasse fort et puis je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Bye bye !