Description
Il n’avait jamais envisagé de vendre son entreprise. Et pourtant, une opportunité l’a conduit à devenir cédant presque du jour au lendemain.
Dans ce deuxième épisode de La Voix de la Transmission, Laurent Ameslant et Yves Merillon reçoivent autour d 'un café Erik Boulard, entrepreneur dans le secteur des dispositifs médicaux et de la chirurgie du dos.
Son parcours entrepreneurial commence presque par hasard. Agent commercial, puis distributeur, il développe progressivement son activité, constitue une équipe de 18 personnes et bâtit une entreprise rentable autour d’une gamme spécialisée d’implants pour la colonne vertébrale.
Une entreprise qu’il aime, qu’il n’a jamais créée dans l’idée de la revendre et dans laquelle l’humain occupe une place centrale.
Puis une succession d’opportunités change la donne.
Lorsqu’un de ses principaux fournisseurs rencontre des difficultés, Erik se rapproche d’un autre partenaire stratégique. Les deux entreprises deviennent de plus en plus interdépendantes. Jusqu’au jour où ce fournisseur, lui-même détenu par un fonds d’investissement, lui propose d’envisager le rachat de son entreprise.
Erik n’était pas vendeur. Il va pourtant devenir cédant.
Commencent alors 18 mois de réflexion, de négociation et de doutes.
Sa première préoccupation n’est pas le prix de vente : ce sont ses salariés. Érik fait d’ailleurs un choix inhabituel : leur parler immédiatement du projet de cession et les associer à la réflexion.
Comment préserver les emplois ?
Comment valoriser correctement une entreprise que l’on connaît intimement ?
Comment continuer à la développer alors même que sa vente est en discussion ?
Et comment accepter, une fois la cession réalisée, de rester dirigeant… sans être réellement celui qui décide ?
Erik raconte sans détour les désaccords avec l’acquéreur, les moments où la négociation a failli s’arrêter, la difficulté à faire comprendre la réalité de son métier à un fonds d’investissement et le rôle déterminant de ceux qui l’ont accompagné.
Il revient aussi sur l’après-cession : le changement de management, la perte progressive de son rôle de dirigeant, la relation avec ses anciens salariés et ce sentiment très particulier lorsque l’entreprise que l’on a construite pendant dix ans ne vous appartient soudainement plus.
« D’un seul coup, on est nu. Ce n’est plus à nous. C’est une grande part de soi qui s’en va. »
Avec le recul, Erik identifie d’ailleurs un regret : ne pas avoir été davantage accompagné et ne pas avoir confronté plusieurs regards avant et pendant sa transmission.
Pas nécessairement pour mieux vendre son entreprise, mais pour mieux comprendre ce qui était en train de se jouer et mieux vivre la cession.
Un témoignage particulièrement humain sur une réalité souvent oubliée : transmettre son entreprise ne consiste pas seulement à négocier une valorisation. C’est aussi accepter de laisser derrière soi une organisation, une équipe et une part de son histoire.
🎙️ La Voix de la Transmission, le podcast qui donne enfin la parole à celles et ceux qui cèdent leur entreprise, pas à ceux qui la rachètent.
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