Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce quatrième épisode de notre podcast où aujourd'hui on va parler de l'écoute intérieure et notamment du fait qu'on a peur d'aller écouter à l'intérieur de soi. Pourquoi je voulais vous parler de ça ? Parce que c'est une réflexion que je me suis faite, notamment à travers un exemple quand je donne des cercles de méditation, des cercles de parole entre femmes. Et bien souvent on me demandait, alors sachant que pour les personnes qui ne connaissent pas les cercles de femmes, chacune va pouvoir parler, dire tout ce dont elle a envie de parler, peu importe la thématique. C'est vraiment très très libre et on n'est pas interrompu durant ce temps de parole. c'est vraiment du temps qui nous est donné pour aller exprimer quelque chose. Et dans un souci d'équité, durant le cercle, chaque femme dispose du même temps pour pouvoir s'exprimer. Et après, de ce temps, elle en fait ce qu'elle veut. Est-ce qu'elle veut parler ? Est-ce qu'elle veut chanter ? Est-ce qu'elle veut danser ? Est-ce qu'elle veut se taire ? Tout est possible. Ça lui appartient. C'est vraiment un présent, c'est un cadeau. Et très souvent, Alors même quand je ne mettais que cinq minutes, très souvent on me demandait combien de temps il me reste, combien de temps il me reste. Et je me suis fait cette réflexion, en tout cas j'ai essayé de réfléchir parce que moi j'aime bien comprendre qu'est-ce qui se cache derrière nos comportements. Mais pourquoi, alors qu'on passe notre temps, notre journée, surtout en tant que femme, à dire qu'on n'a pas assez de temps, qu'il faut s'occuper de la maison, des enfants si on en a, qu'il faut payer les factures, qu'il faut le travail, et mince, j'ai obligé de sortir le jeu de la machine, et putain, il y a encore la vaisselle à faire, et j'ai pas appelé mes parents, et gnagnagna, enfin bon bref. On passe notre temps à réfléchir, à se dire que nous n'avons pas assez de temps. Et quand enfin on s'accorde ce temps, ne serait-ce qu'en allant, c'est un de parole, mais quand en plus là on nous donne 5 minutes, je n'exagère pas, c'est pas là une expression, le temps était vraiment de 5 minutes par personne, parfois je mettais 7, parfois je mettais 5. Et bien même quand c'était 7 minutes, même quand c'était 5 minutes, C'était toujours combien de temps il me reste. Pourtant, 5 minutes, c'est très très peu. On rêverait d'avoir 5 minutes dans la journée, ne serait-ce que pour se poser, pour boire son thé. Mais en fait, l'histoire n'est pas tant de combien de temps j'ai à ma disposition, c'est qu'est-ce que je décide de faire avec ce temps-là. Quel est le vrai sens que je vais donner à ce temps-là ? Si je pourrais passer une demi-heure sur Instagram à scroller, mais est-ce que c'est un temps, la qualité de ce temps, est-ce que ça va me faire toucher quelque chose de profond en moi ? Non, peut-être pas. Et ça ne veut pas dire que c'est une mauvaise chose, c'est que le besoin ici est peut-être de s'évader, mais pourquoi est-ce que j'ai besoin de m'évader et de fuir quelque chose peut-être ? Ça c'est à réfléchir encore. quand on a cinq minutes pour jouer avec son enfant, etc. Chaque temps, et en tout cas énergie que l'on va mettre dans ce temps, est propre à chacun, mais c'est ça qui va déterminer si, et d'ailleurs on le voit très très bien, j'ai pas vu le temps passer quand on fait quelque chose qui nous plaît, ou alors c'est trop trop long d'attendre les vacances, parce qu'en fait on n'a pas envie d'être dans l'instant présent. Donc c'est l'être humain qui a créé la notion de temps, et ça nous enferme, ou pas, dans... dans du passé ou du futur. On est rarement dans l'instinct présent qui, elle, finalement, ne se constitue pas d'une durée. C'est un peu complexe, mais peut-être que certains d'entre vous comprendront ce que je veux dire. Et donc, je reviens à mon histoire de ne pas me demander combien de temps il reste. Et donc là, avec ce si peu de temps où enfin on peut enfin dire tout ce que l'on a sur le cœur, la majeure partie des femmes, c'était je ne sais plus quoi dire combien de temps il me reste est-ce que c'est bientôt fini ? Et là je me suis dit, attends, tu ne vas pas me dire, tu cherches du temps dans ta journée et là finalement au bout de trois minutes tu as dit tout ce que tu avais à dire. Moi je pense qu'il y a un guif sous roche. Du coup si on creuse un tout petit peu, pourquoi est-ce que le mental, tout de suite au bout d'un moment où finalement on s'ouvre à quelque chose, on s'ouvre à un espace intérieur, à une écoute intérieure, qui se manifeste à l'extérieur dans ce type de cercle, où l'on va parler de choses profondes et où finalement ce n'est pas aux autres femmes qu'on parle, mais c'est en fait à soi-même. Là, on va toucher des choses profondes. Là, on va toucher des choses qui peuvent être blessantes, qui peuvent nous faire peur, qui nous font ressentir de la tristesse. Et le mental, il n'aime pas ça et donc il préfère fuir tout ça. Donc, le fait de demander combien de temps il reste, c'est juste une autre façon de fuir. la chose, genre c'est bientôt fini, qu'est-ce que je vais pouvoir dire pour combler, pour ça y est, vous avez vu, j'ai rempli mon temps de parole, j'étais une bonne élève, j'ai fait ce qu'on m'avait dit de faire. Sauf que justement, là pour une fois, il n'y a rien à faire de particulier, il n'y a aucune consigne. Tu as cinq minutes, tu en fais ce que tu veux. Et là, on se rend compte que dès qu'on n'a plus de consignes, en même temps, on nous a éduqués dans les consignes, depuis le plus jeune âge à l'école, il fallait suivre les consignes. Dès qu'on ne nous donne plus de consignes, On est complètement paumé. On ne sait plus écouter ce que le cœur a à dire et ce qu'il a envie et besoin de faire. Et donc le mental, forcément, comme là il y a un moment de panique, il prend le relais, comme il l'a toujours fait, et bon, on va demander combien de temps il reste, ou alors on va parler de la pluie du bout de temps, etc. Donc qu'est-ce qui se passe là ? Très souvent, ce qui se cache derrière ce fonctionnement du mental, c'est la peur d'être écouté, réellement. La peur que l'on voit notre vulnérabilité, de voir que non, en fait, on ne va pas si bien que ça. Et quand on râle, quand notre conjoint me dit putain, mais il ne m'écoute jamais, je lui dis un truc, il n'a rien écouté, etc. Peut-être, je dis bien peut-être, que parfois, finalement, ça nous arrange. Parce que ça donne une excuse au mental, ah bah si t'es pas bien c'est parce qu'il t'écoute pas et qu'il retient jamais ce que tu dis, qu'il n'y a pas de communication. Mais est-ce que je communique vraiment avec lui ? C'est-à-dire est-ce que je dis vraiment le fond de ma pensée ? Est-ce que je la connais déjà ? Est-ce que j'exprime vraiment mes besoins ? Ou est-ce que je parle de la pluie, du bouton, comme d'une fuite ? Et comme c'est une fuite, ça se ressent au niveau de l'énergie, donc qu'est-ce qui se passe ? Mon conjoint il fuit aussi la conversation. Ce n'est qu'un effet miroir. Votre conjoint ne fait que vous renvoyer, je ne dis pas que votre conjoint fait ça, mais c'est un exemple, mais l'os ne fait que nous renvoyer dans le miroir ce qui se passe déjà à l'intérieur de nous. C'est nous-mêmes qui ne nous accordons pas cette écoute active, donc on ne peut pas attendre que les autres le fassent pour nous. C'est quand nous on s'autorise ça que les autres vont le faire, et c'est d'ailleurs toute la magie de ces cercles-là. Et pour justifier ce comportement, parce qu'encore une fois le mental il protège et du coup il justifie le fait de pourquoi il protège les choses. C'est-à-dire qu'il a créé le problème, il a créé le fragment, il nous a fait nous dissocier de quelque chose qui faisait mal parce que lui-même a décidé que c'était pas bon, que c'était pas juste. sur la base de ses croyances. Et puis, en fait, comme ça fait mal d'être dissocié, du coup, il va justifier ça. Enfin, bref, cercle vicieux du mental. Donc, il va peut-être se dire, oui, mais je vais les ennuyer, ils s'en foutent. Je ne suis pas intéressante. Ou alors, ils ne pourront pas m'aider, ils ne vont pas pouvoir m'aider à trouver une solution, etc. Et encore une fois... notamment d'un cesseur de parole, il n'y a pas de solution à porter. On est juste dans un espace pour écouter et c'est ça le vrai accueil des émotions, le vrai accueil de ce qui est là tout de suite maintenant. Qu'est-ce qu'il adviendra dans le futur ? Ce sera quoi la solution ? J'en sais rien. Mais j'accueille ce qui est là en moi. Vous voyez toujours cette histoire d'effet miroir. C'est bien plus profond que ce qu'on peut voir parfois sur Internet. Ça demande vraiment une réelle projection et un réel accueil de ce qui est à l'intérieur de soi pour aller voir que l'autre c'est un effet miroir. Souvent on se dit, là je suis en colère, qu'est-ce qui se passe chez l'autre qui fait que ça m'énerve chez moi ? On n'y arrive pas toujours parce que justement ce qui fait que ça nous met en colère, c'est une protection du mental. Donc votre mental ne va pas vous laisser comprendre qu'est-ce qui se passe, ça demande de l'entraînement en fait. Une des voies pour justement comprendre ce qui se passe, c'est vraiment de passer par le corps et les sensations. Parce que là, ça court-circuite le mental. Tout ne fait qu'être sensation et symbolique. Et ça permet d'aller un peu plus en profondeur. Et après, on verra le mental. Et après, on verra le sens. Et après, on verra la solution. Donc je trouve que les cercles de femmes, les cercles de paroles, mais encore une fois ce n'est qu'un outil parmi tant d'autres, c'est un outil vraiment intéressant finalement, quand on s'autorise à le faire, parce que du coup on apprend vraiment à recevoir cette écoute, parce qu'on apprend à le faire pour soi en fait. On est là d'abord pour s'écouter soi-même. Combien de fois quand j'ai participé à ce genre de cercle, et c'était en parlant à voix haute, que j'ai trouvé, que j'ai ressenti l'énergie circuler à l'intérieur de moi, et qu'il y avait quelque chose qui s'éclairait, et que j'ai trouvé cette solution en fait. C'était que... Quand on parle de prise de conscience, tout était là en fait. Tout est toujours là, tout a toujours été là, tout est toujours à l'intérieur de vous. Les solutions se trouvent à l'intérieur de vous. Quand on va voir quelqu'un, c'est juste lui, il est clair, il nous aide juste à aller voir la solution qui est à l'intérieur de nous. Ce n'est pas à lui d'apporter une solution extérieure, ce n'est pas bon. C'est comme on le voit avec une transfusion de sang, ce ne sera jamais notre sang. Donc, Quand on est dans ce genre de cercle, c'est vraiment très intéressant, parce qu'il y a aussi cette cohésion et cette communion avec d'autres femmes qui vivent les mêmes choses, et donc on vibre sur la même fréquence. Donc on peut s'apporter cette guérison, s'apporter cet écourt, et on parle souvent de sororité, mais vraiment il y a quelque chose à renouer là-dedans aussi. On traverse tout ça, donc c'est plus facile d'être compris, c'est plus facile d'être accueilli aussi dans cette peur d'être vulnérable, parce que forcément... Je ne vais même pas rentrer dans le débat du patriarcat, etc. On s'en moque. Aujourd'hui, c'est très difficile de s'ouvrir, d'avoir confiance. Pendant des années, on a dû être dans une lutte permanente pour asseoir notre place. Mais ça, c'est une énergie qui nous épuise en fait. À force de vouloir se montrer forte et se montrer l'égal de l'homme. par la force et pas par l'amour et pas par notre énergie à nous, on s'épuise et on a très peur d'être vulnérable, alors que la vulnérabilité n'est pas une faiblesse. C'est ce qui fait une composante essentielle de l'être humain, c'est accueillir, voir nos émotions, nous accueillir comme étant des êtres, juste des êtres humains en fait. C'est une des plus grandes forces de pouvoir accueillir l'autre dans ses faiblesses aussi. Et dans l'énergie dite féminine, que du coup beaucoup de femmes ont, mais on l'a toutes, les hommes aussi. Mais ça, nous, on le porte déjà en nous et on ne le montre pas assez. On a tellement peur d'être renversé derrière et d'être... qu'on se serve de cela. Encore une fois, ça s'explique par tout ce qui s'est passé dans le passé. Mais là, on est dans le présent. Donc ce genre de cercle, c'est une très belle façon d'aller venir guérir cette partie de nous qui a peur, qui se sent rejetée, qui finalement ne veut pas être écoutée. Elle a trop peur qu'on aille voir des choses en elle qu'elle-même ne voit pas. Et finalement, encore une fois, on a juste peur d'aller vraiment écouter en profondeur ce qui se passe en nous. Donc, montrer cette intériorité. pas forcément à l'autre, mais par rapport à soi-même, c'est une des voies que moi j'utilise, d'abord pour moi-même, de plus en plus, encore et toujours, en passant par le corps, de plus en plus, parce que j'avais beau faire de la mémoire cellulaire depuis 4 ans, je n'allais pas encore assez dans mon propre corps. Et c'est vraiment une voie intéressante pour aller lâcher, lâcher tout le superflu. On se rend compte qu'on est rempli de superflu, de trucs en trop, des couches en trop, de protection et de machin. Et comment voulez-vous faire un câlin à quelqu'un si vous portez 36 000 manteaux autour de vous ? Ce n'est pas possible, on est engoncé, on est serré, on ne peut pas sentir l'autre vraiment, le sentir dans sa chair. Mais c'est pareil au niveau énergétique et subtil, parce que ça commence de là. Pour sentir l'autre, on a besoin de se sentir soi-même. Donc on a besoin de retirer toutes ces couches de protection et d'aller vraiment écouter à l'intérieur de soi, et vraiment d'aller oser voir ce qui ne va pas, et de toucher à notre tristesse, notre colère, toutes nos blessures. En tout cas, moi c'est la voie que j'ai choisie. C'est celle qui me porte, et c'est celle que j'enseigne et que je transmet. Voilà, c'était tout pour le podcast d'aujourd'hui. N'hésitez pas à échanger avec moi, si ça vous a parlé, si vous avez besoin tout simplement de rebondir sur des choses que j'aurais pu dire. Et si vous avez besoin d'être guidé dans cette écoute aussi intérieure, j'ai créé plusieurs ressources pour ça. Vous avez des guides offerts pour écouter votre âme. Vous avez le sommelier d'éveil qui vous propose cette méditation, qui suive les énergies de la semaine. pour pouvoir justement faire cette écoute profonde et aller voir à l'intérieur de soi qu'est-ce qui s'y passe. Et puis pour celles qui sentent que c'est vraiment le moment d'être guidées, accompagnées, d'aller en profondeur, que seules, il y a des endroits qu'elles n'arrivent pas à aller voir parce que le mental a trop peur, eh bien, je suis là aussi pour tout ce qui est accompagnement thérapeutique. J'ai plein de façons de vous accompagner. Donc n'hésitez pas à venir me voir, qu'on puisse en discuter, on peut même en parler par téléphone. pour que je puisse vous expliquer ce que je propose et surtout ce qui me semble le plus adapté à votre besoin du moment. Je vous souhaite une magnifique journée et je vous dis à très bientôt pour un prochain numéro de podcast.