Description
En 1816 à Issoudun, un groupe de jeunes gens s'ennuie. Ils forment un ordre secret: les Chevaliers de la Désoeuvrance.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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En 1816 à Issoudun, un groupe de jeunes gens s'ennuie. Ils forment un ordre secret: les Chevaliers de la Désoeuvrance.
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Transcription
Imaginez le même lieu, il y a deux siècles. Issoudun tel que le décrit et l'imagine Balzac. Nous sommes en 1816. La révolution française est déjà loin. Les conquêtes napoléoniennes ont exalté puis épuisé l'Europe. Dans une petite ville de province, un groupe de jeunes s'ennuie. »
Parmi les jeunes gens de la ville, plusieurs n'eurent aucune carrière à suivre et ne surent que faire en attendant leur mariage ou la succession de leurs parents. Ennuyés aux logis, ces jeunes gens ne trouvèrent aucun élément de distraction en ville. Et comme, suivant un mot du pays, il faut que jeunesse jette sa gourme, ils firent leur farce aux dépens de la ville même. Il leur fut bien difficile d'opérer en plein jour. Ils eussent été reconnus. Et la coupe de leur crime une fois comblée, ils auraient fini par être traduits à la première pécadille un peu trop forte en police correctionnelle. Ils choisirent donc assez judicieusement la nuit pour faire leur mauvais tour. Une fois confédérés par la nécessité de s'entraider, de se défendre et d'inventer des tours plaisants, ils se développaient chez eux, par le choc des idées, cette somme de malignité que comporte la jeunesse et qui s'observe jusque dans les animaux. La Confédération leur donna de plus les petits plaisirs que procure le mystère d'une conspiration permanente. Ils se nommèrent les Chevaliers de la Désœuvrance. Pendant le jour, ces jeunes singes étaient de petits saints. Ils affectaient tous d'être extrêmement tranquilles. Et d'ailleurs, ils dormaient assez tard, après les nuits pendant lesquelles ils avaient accompli quelques méchantes œuvres.
Ces nouveaux mauvais garçons n'étaient pas encore sortis vers la fin de 1816. Des plaisanteries que font dans toutes les provinces les gamins et les jeunes gens. Mais en janvier 1817, l'ordre de la désœuvrance eut un grand maître et se distingua par des tours qui, jusqu'en 1823, répandirent une sorte de terreur dans Issoudun ou du moins, entinrent les artisans et la bourgeoisie en de continuelles alarmes.
Ce chef fut un certain Maxence Gillet, appelé plus simplement Max.
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En 1816 à Issoudun, un groupe de jeunes gens s'ennuie. Ils forment un ordre secret: les Chevaliers de la Désoeuvrance.
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Imaginez le même lieu, il y a deux siècles. Issoudun tel que le décrit et l'imagine Balzac. Nous sommes en 1816. La révolution française est déjà loin. Les conquêtes napoléoniennes ont exalté puis épuisé l'Europe. Dans une petite ville de province, un groupe de jeunes s'ennuie. »
Parmi les jeunes gens de la ville, plusieurs n'eurent aucune carrière à suivre et ne surent que faire en attendant leur mariage ou la succession de leurs parents. Ennuyés aux logis, ces jeunes gens ne trouvèrent aucun élément de distraction en ville. Et comme, suivant un mot du pays, il faut que jeunesse jette sa gourme, ils firent leur farce aux dépens de la ville même. Il leur fut bien difficile d'opérer en plein jour. Ils eussent été reconnus. Et la coupe de leur crime une fois comblée, ils auraient fini par être traduits à la première pécadille un peu trop forte en police correctionnelle. Ils choisirent donc assez judicieusement la nuit pour faire leur mauvais tour. Une fois confédérés par la nécessité de s'entraider, de se défendre et d'inventer des tours plaisants, ils se développaient chez eux, par le choc des idées, cette somme de malignité que comporte la jeunesse et qui s'observe jusque dans les animaux. La Confédération leur donna de plus les petits plaisirs que procure le mystère d'une conspiration permanente. Ils se nommèrent les Chevaliers de la Désœuvrance. Pendant le jour, ces jeunes singes étaient de petits saints. Ils affectaient tous d'être extrêmement tranquilles. Et d'ailleurs, ils dormaient assez tard, après les nuits pendant lesquelles ils avaient accompli quelques méchantes œuvres.
Ces nouveaux mauvais garçons n'étaient pas encore sortis vers la fin de 1816. Des plaisanteries que font dans toutes les provinces les gamins et les jeunes gens. Mais en janvier 1817, l'ordre de la désœuvrance eut un grand maître et se distingua par des tours qui, jusqu'en 1823, répandirent une sorte de terreur dans Issoudun ou du moins, entinrent les artisans et la bourgeoisie en de continuelles alarmes.
Ce chef fut un certain Maxence Gillet, appelé plus simplement Max.
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En 1816 à Issoudun, un groupe de jeunes gens s'ennuie. Ils forment un ordre secret: les Chevaliers de la Désoeuvrance.
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Imaginez le même lieu, il y a deux siècles. Issoudun tel que le décrit et l'imagine Balzac. Nous sommes en 1816. La révolution française est déjà loin. Les conquêtes napoléoniennes ont exalté puis épuisé l'Europe. Dans une petite ville de province, un groupe de jeunes s'ennuie. »
Parmi les jeunes gens de la ville, plusieurs n'eurent aucune carrière à suivre et ne surent que faire en attendant leur mariage ou la succession de leurs parents. Ennuyés aux logis, ces jeunes gens ne trouvèrent aucun élément de distraction en ville. Et comme, suivant un mot du pays, il faut que jeunesse jette sa gourme, ils firent leur farce aux dépens de la ville même. Il leur fut bien difficile d'opérer en plein jour. Ils eussent été reconnus. Et la coupe de leur crime une fois comblée, ils auraient fini par être traduits à la première pécadille un peu trop forte en police correctionnelle. Ils choisirent donc assez judicieusement la nuit pour faire leur mauvais tour. Une fois confédérés par la nécessité de s'entraider, de se défendre et d'inventer des tours plaisants, ils se développaient chez eux, par le choc des idées, cette somme de malignité que comporte la jeunesse et qui s'observe jusque dans les animaux. La Confédération leur donna de plus les petits plaisirs que procure le mystère d'une conspiration permanente. Ils se nommèrent les Chevaliers de la Désœuvrance. Pendant le jour, ces jeunes singes étaient de petits saints. Ils affectaient tous d'être extrêmement tranquilles. Et d'ailleurs, ils dormaient assez tard, après les nuits pendant lesquelles ils avaient accompli quelques méchantes œuvres.
Ces nouveaux mauvais garçons n'étaient pas encore sortis vers la fin de 1816. Des plaisanteries que font dans toutes les provinces les gamins et les jeunes gens. Mais en janvier 1817, l'ordre de la désœuvrance eut un grand maître et se distingua par des tours qui, jusqu'en 1823, répandirent une sorte de terreur dans Issoudun ou du moins, entinrent les artisans et la bourgeoisie en de continuelles alarmes.
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Parmi les jeunes gens de la ville, plusieurs n'eurent aucune carrière à suivre et ne surent que faire en attendant leur mariage ou la succession de leurs parents. Ennuyés aux logis, ces jeunes gens ne trouvèrent aucun élément de distraction en ville. Et comme, suivant un mot du pays, il faut que jeunesse jette sa gourme, ils firent leur farce aux dépens de la ville même. Il leur fut bien difficile d'opérer en plein jour. Ils eussent été reconnus. Et la coupe de leur crime une fois comblée, ils auraient fini par être traduits à la première pécadille un peu trop forte en police correctionnelle. Ils choisirent donc assez judicieusement la nuit pour faire leur mauvais tour. Une fois confédérés par la nécessité de s'entraider, de se défendre et d'inventer des tours plaisants, ils se développaient chez eux, par le choc des idées, cette somme de malignité que comporte la jeunesse et qui s'observe jusque dans les animaux. La Confédération leur donna de plus les petits plaisirs que procure le mystère d'une conspiration permanente. Ils se nommèrent les Chevaliers de la Désœuvrance. Pendant le jour, ces jeunes singes étaient de petits saints. Ils affectaient tous d'être extrêmement tranquilles. Et d'ailleurs, ils dormaient assez tard, après les nuits pendant lesquelles ils avaient accompli quelques méchantes œuvres.
Ces nouveaux mauvais garçons n'étaient pas encore sortis vers la fin de 1816. Des plaisanteries que font dans toutes les provinces les gamins et les jeunes gens. Mais en janvier 1817, l'ordre de la désœuvrance eut un grand maître et se distingua par des tours qui, jusqu'en 1823, répandirent une sorte de terreur dans Issoudun ou du moins, entinrent les artisans et la bourgeoisie en de continuelles alarmes.
Ce chef fut un certain Maxence Gillet, appelé plus simplement Max.
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