Description
Ce qui arrive quand des officiers royalistes mettent les pieds dans un café bonapartiste
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Ce qui arrive quand des officiers royalistes mettent les pieds dans un café bonapartiste
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Transcription
Relativement à son importance, il y eut dans cette petite ville plus de bonapartistes que partout ailleurs. On comptait à Issoudun et dans les environs une douzaine d'officiers dans la position de Maxence et qui le prirent pour chef tant il leur plut.
Dans toutes les villes de province, il existe un café militaire. Celui d'Issoudun, bâti dans un coin du rempart sur la place d'armes et tenu par la veuve d'un ancien officier, servait naturellement de club aux bonapartistes de la ville, aux officiers en demi-solde ou à ceux qui partageaient les opinions de Max et à qui l'esprit de la ville permettait l'expression de leur culte pour l'empereur.
de la valeur et des beaux arts, d'une teinte chevaleresque. Toi seul, Polon,
En 1819, un bataillon commandé par des officiers royalistes passa Paris-Soudan en allant à Bourges pour y tenir garnison. Ne sachant que faire, les officiers allèrent passer le temps au café militaire.
Les trois premiers royalistes qui vinrent demandèrent les journaux. Et entre autres, la quotidienne et le drapeau blanc. Mais les opinions dissoudaines, celles du café militaire surtout, ne comportaient point de journaux royalistes.
Quel journaux recevez-vous donc ?
Le Commerce.
Ah, c'est là votre journal. En avez-vous un autre ?
Ah non, c'est le seul.
Le capitaine déchire la truie de l'opposition, la jette en morceaux et crache dessus. Dix minutes plus tard, Max entra dans le café.
Garçon, mon journal.
Je l'ai prêté, capitaine.
Allez le chercher.
Vous pouvez pas vous passer du journal. Nous ne l'avons plus.
On l'a déchiré.
Qui donc s'est permis de déchirer le journal ?
Et nous avons craché dessus.
Vous avez insulté toute la ville.
Et après ?
On alla se battre dans l'allée de Frappel, 3 contre 3. Pothel et Renard ne voulurent jamais permettre que Maxence Gillet fît raison à lui seul aux officiers. Max tua son homme. Le commandant Pothel blessa si grièvement le sien que le malheureux mourut le lendemain à l'hôpital où il fut transporté. Quant au troisième, il en fut quitte pour un coup d'épée et blessa le capitaine Renard, son adversaire.
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Relativement à son importance, il y eut dans cette petite ville plus de bonapartistes que partout ailleurs. On comptait à Issoudun et dans les environs une douzaine d'officiers dans la position de Maxence et qui le prirent pour chef tant il leur plut.
Dans toutes les villes de province, il existe un café militaire. Celui d'Issoudun, bâti dans un coin du rempart sur la place d'armes et tenu par la veuve d'un ancien officier, servait naturellement de club aux bonapartistes de la ville, aux officiers en demi-solde ou à ceux qui partageaient les opinions de Max et à qui l'esprit de la ville permettait l'expression de leur culte pour l'empereur.
de la valeur et des beaux arts, d'une teinte chevaleresque. Toi seul, Polon,
En 1819, un bataillon commandé par des officiers royalistes passa Paris-Soudan en allant à Bourges pour y tenir garnison. Ne sachant que faire, les officiers allèrent passer le temps au café militaire.
Les trois premiers royalistes qui vinrent demandèrent les journaux. Et entre autres, la quotidienne et le drapeau blanc. Mais les opinions dissoudaines, celles du café militaire surtout, ne comportaient point de journaux royalistes.
Quel journaux recevez-vous donc ?
Le Commerce.
Ah, c'est là votre journal. En avez-vous un autre ?
Ah non, c'est le seul.
Le capitaine déchire la truie de l'opposition, la jette en morceaux et crache dessus. Dix minutes plus tard, Max entra dans le café.
Garçon, mon journal.
Je l'ai prêté, capitaine.
Allez le chercher.
Vous pouvez pas vous passer du journal. Nous ne l'avons plus.
On l'a déchiré.
Qui donc s'est permis de déchirer le journal ?
Et nous avons craché dessus.
Vous avez insulté toute la ville.
Et après ?
On alla se battre dans l'allée de Frappel, 3 contre 3. Pothel et Renard ne voulurent jamais permettre que Maxence Gillet fît raison à lui seul aux officiers. Max tua son homme. Le commandant Pothel blessa si grièvement le sien que le malheureux mourut le lendemain à l'hôpital où il fut transporté. Quant au troisième, il en fut quitte pour un coup d'épée et blessa le capitaine Renard, son adversaire.
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Dans toutes les villes de province, il existe un café militaire. Celui d'Issoudun, bâti dans un coin du rempart sur la place d'armes et tenu par la veuve d'un ancien officier, servait naturellement de club aux bonapartistes de la ville, aux officiers en demi-solde ou à ceux qui partageaient les opinions de Max et à qui l'esprit de la ville permettait l'expression de leur culte pour l'empereur.
de la valeur et des beaux arts, d'une teinte chevaleresque. Toi seul, Polon,
En 1819, un bataillon commandé par des officiers royalistes passa Paris-Soudan en allant à Bourges pour y tenir garnison. Ne sachant que faire, les officiers allèrent passer le temps au café militaire.
Les trois premiers royalistes qui vinrent demandèrent les journaux. Et entre autres, la quotidienne et le drapeau blanc. Mais les opinions dissoudaines, celles du café militaire surtout, ne comportaient point de journaux royalistes.
Quel journaux recevez-vous donc ?
Le Commerce.
Ah, c'est là votre journal. En avez-vous un autre ?
Ah non, c'est le seul.
Le capitaine déchire la truie de l'opposition, la jette en morceaux et crache dessus. Dix minutes plus tard, Max entra dans le café.
Garçon, mon journal.
Je l'ai prêté, capitaine.
Allez le chercher.
Vous pouvez pas vous passer du journal. Nous ne l'avons plus.
On l'a déchiré.
Qui donc s'est permis de déchirer le journal ?
Et nous avons craché dessus.
Vous avez insulté toute la ville.
Et après ?
On alla se battre dans l'allée de Frappel, 3 contre 3. Pothel et Renard ne voulurent jamais permettre que Maxence Gillet fît raison à lui seul aux officiers. Max tua son homme. Le commandant Pothel blessa si grièvement le sien que le malheureux mourut le lendemain à l'hôpital où il fut transporté. Quant au troisième, il en fut quitte pour un coup d'épée et blessa le capitaine Renard, son adversaire.
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Relativement à son importance, il y eut dans cette petite ville plus de bonapartistes que partout ailleurs. On comptait à Issoudun et dans les environs une douzaine d'officiers dans la position de Maxence et qui le prirent pour chef tant il leur plut.
Dans toutes les villes de province, il existe un café militaire. Celui d'Issoudun, bâti dans un coin du rempart sur la place d'armes et tenu par la veuve d'un ancien officier, servait naturellement de club aux bonapartistes de la ville, aux officiers en demi-solde ou à ceux qui partageaient les opinions de Max et à qui l'esprit de la ville permettait l'expression de leur culte pour l'empereur.
de la valeur et des beaux arts, d'une teinte chevaleresque. Toi seul, Polon,
En 1819, un bataillon commandé par des officiers royalistes passa Paris-Soudan en allant à Bourges pour y tenir garnison. Ne sachant que faire, les officiers allèrent passer le temps au café militaire.
Les trois premiers royalistes qui vinrent demandèrent les journaux. Et entre autres, la quotidienne et le drapeau blanc. Mais les opinions dissoudaines, celles du café militaire surtout, ne comportaient point de journaux royalistes.
Quel journaux recevez-vous donc ?
Le Commerce.
Ah, c'est là votre journal. En avez-vous un autre ?
Ah non, c'est le seul.
Le capitaine déchire la truie de l'opposition, la jette en morceaux et crache dessus. Dix minutes plus tard, Max entra dans le café.
Garçon, mon journal.
Je l'ai prêté, capitaine.
Allez le chercher.
Vous pouvez pas vous passer du journal. Nous ne l'avons plus.
On l'a déchiré.
Qui donc s'est permis de déchirer le journal ?
Et nous avons craché dessus.
Vous avez insulté toute la ville.
Et après ?
On alla se battre dans l'allée de Frappel, 3 contre 3. Pothel et Renard ne voulurent jamais permettre que Maxence Gillet fît raison à lui seul aux officiers. Max tua son homme. Le commandant Pothel blessa si grièvement le sien que le malheureux mourut le lendemain à l'hôpital où il fut transporté. Quant au troisième, il en fut quitte pour un coup d'épée et blessa le capitaine Renard, son adversaire.
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